- il y a 2 mois
Ce mardi 25 août, Antoine Larigaudrie a reçu Christian Fontaine, directeur de la rédaction Le Revenu, Guillaume Eyssette, directeur associé du cabinet Gefinéo, et Camille de Foresta, commissaire-priseur, vice-présidente de Christie's France, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:05BFM Business, tout pour investir, Antoine Larigauderie.
00:09Soyez bienvenue pour cette nouvelle édition de tout pour investir, radio, télé, web, podcast, on est partout.
00:16Vous pouvez retrouver toutes nos chroniques évidemment sur les podcasts et les replays bien sûr.
00:22On le redit, on le rappellera toute la semaine, c'est une nouvelle formule pour cette nouvelle saison de TPI.
00:2730 minutes, montre en main pour vous donner toutes les clés, toutes les recettes pour dynamiser vos finances personnelles,
00:32une bonne dose de pratico-pratique pour cette rentrée, il y a pas mal de choses à prendre en compte.
00:37Tiens déjà un petit point sur la fiscalité, il pourrait y avoir du changement prochainement sur les ETF,
00:43vos instruments chéris pour capitaliser sur la bourse, il fallait bien que les pouvoirs publics se penchent un peu dessus.
00:49Alors qu'est-ce qui nous attend ? Est-ce que c'est grave docteur ?
00:51Le docteur c'est Christian Fontaine du magazine de revenus, on le retrouve dans quelques secondes pour ouvrir la boîte
00:56à outils ensemble.
00:57Le private equity, où est-ce qu'on en est pour cette rentrée 2026 ?
01:01Le paradigme est en train de doucement changer.
01:03Est-ce qu'on n'est pas au terme d'une sorte d'âge d'or qu'il va falloir
01:06gérer ?
01:07Crise du crédit prévu américain, bon ça on l'a vu mais introduction en bourse monstre,
01:12issu justement du private equity, taux qui grimpe et pas qu'un peu,
01:17on va vous aider à y voir plus clair dans le placement à suivre avec Guillaume Esset de Géphineo.
01:22Enfin, un petit coup d'œil sur le marché de l'art pour terminer.
01:24Et alors, le rôle toujours majeur, structurel, des grands collectionneurs.
01:28Leur œil, leur flair au service de la valorisation des artistes et des œufs focus sur une vente qui promère
01:34chez Christie's.
01:34Fin septembre, on va lever le rideau sur la collection Jeanne-Marie Debreuil avec les spécialistes de Christie's.
01:40Donc, vous pouvez nous poser toutes vos questions par email, direct à bfmbusiness.fr,
01:44nous envoyer un SMS au 732-7, vous avez l'habitude, vous tapez le mot-clé business suivi de votre
01:49question.
01:50Et puis, vous pouvez me joindre directement sur mes comptes Twitter et LinkedIn.
01:54Tout de suite, on ouvre la boîte à outils.
01:58Tout pour investir, la boîte à outils.
02:02Toute bonne rentrée ne serait pas une bonne rentrée sans retrouver nos invités préférés.
02:07Et Christian Fontaine du magazine Le Revenu est là. Bonjour.
02:10Bonjour Antoine.
02:11Et toute bonne rentrée, c'est aussi des bouleversements fiscaux, des petits changements réglementaires,
02:16des petites choses qu'il va falloir prendre en compte quand on veut gérer activement son patrimoine et ses finances
02:22personnelles.
02:23Alors, pour investir en bourse, c'est vrai qu'on a beaucoup recours, et surtout ces dernières années, aux ETF,
02:27aux trackers,
02:28qui permettent de miser sur la bourse sans trop trop se poser de questions.
02:32Mais voilà, point de vue fiscalité, ça pourrait changer dans les mois à venir.
02:36Fallait bien que, là aussi, l'âge d'or ait une sorte de terme.
02:41Ben oui, les pouvoirs publics sont en train de se pencher dessus.
02:44Remue-ménage fiscal, petit remue-ménage réglementaire aussi.
02:48On se souvient du coup de gueule de Mathias Baccino hier au sein de BFM Bourse.
02:53Là, va peut-être falloir se poser des questions sur notre exposition en ETF
02:56et sur comment elle pourrait intéresser, entre guillemets, le gouvernement.
03:00Alors, c'est la vraie mauvaise nouvelle fiscale de la rentrée pour les investisseurs particuliers en bourse.
03:08L'information a fuité dans la presse, et ça serait l'une des nouveautés du PLF projet de loi de
03:14finances pour 2027,
03:15avec une évolution de la fiscalité des ETF, et en particulier des ETF éligibles au PEA,
03:23qui répliquent la performance de grands indices internationaux.
03:26Alors, dit comme ça, on a l'impression que c'est un sujet technique.
03:29En fait, ça concerne, les produits dont on parle pèsent largement plus de 10 milliards d'euros,
03:34donc c'est quand même significatif.
03:36Quant au nombre d'investisseurs, on ne le connaît pas exactement,
03:39mais c'est des dizaines, voire des centaines de milliers d'investisseurs concernés,
03:43puisque, comme vous venez de le rappeler à juste titre,
03:45les ETF, c'est vraiment les supports d'investissement vedettes pour investir en bourse ces dernières années.
03:51Alors, pas de panique tout de même, tous les ETF, les centaines d'ETF cotés à Paris ne sont pas
03:56concernés,
03:57c'est certainement les ETF éligibles au PEA qui répliquent les grands indices internationaux,
04:03tels que le Standard & Poor's 500, le MSCI World ou le MSCI Emerging Market.
04:08Alors, vous allez me dire, oui mais c'est normal, puisque le PEA, historiquement, était une enveloppe,
04:13qui est d'ailleurs toujours aujourd'hui réservée aux actions européennes,
04:16et vous à la TIPA que vous parlez d'Action Monde.
04:19Cela dit, je me souviens d'avoir souscrit un PEA il y a très très longtemps,
04:23à l'intérieur de sa composition, je voyais du Honda Motors, par exemple.
04:27Alors, pour certaines valeurs qui étaient il y a très longtemps et qui éventuellement étaient cotées sur la place de
04:32Paris,
04:33pour que ça dépendait aussi du lieu, du siège social.
04:36Exactement.
04:37Là, qu'est-ce qui se passe ? En fait, il y a des dizaines, voire des centaines de milliers
04:41d'investisseurs particuliers
04:43qui ont souscrit des produits totalement légaux.
04:46Ces produits, ils investissent bien 75% des sommes collectées en actions européennes.
04:52Mais voilà, il y a une petite couche d'ingénierie fiscale qui fait que la performance de ce portefeuille,
04:57qui respecte la législation sur le PEA,
05:01la performance de ce portefeuille est swappée avec la performance d'un indice américain,
05:08ce qui permet d'exposer votre PEA à un grand indice américain.
05:10En gros, vous respectez, et les gestionnaires de ce type de produits respectent la loi,
05:17sur le plan juridique, mais pas l'esprit de la loi.
05:20Et Bercy signe la fin de la récré.
05:23Pourquoi ? Parce que c'était des produits un petit peu techniques
05:25qui, jusqu'à présent, pesaient quelques dizaines de millions d'euros
05:30et ne concernaient qu'une poignée d'investisseurs particuliers.
05:33Oui, mais voilà, ces dernières années, maintenant, ce ne sont plus des milliers,
05:35mais des dizaines, voire des centaines de milliers de particuliers qui sont concernés.
05:39Et on ne parle plus de millions d'euros, on parle de milliards, voire de dizaines,
05:43voire de 20 ou 30 milliards d'euros.
05:45C'est plus l'effet de masse que le gouvernement essaie de capter
05:50que des cas particuliers qui risquent vraiment de ne pas rapporter grand-chose
05:55ou de ne pas être régulés de manière vraiment fiable.
06:00Voilà, c'est un peu ça.
06:01Donc, la vraie question qui se pose d'abord, c'est que va-t-il se passer ?
06:05Pour l'instant, ce sont des rumeurs d'une mesure qui devrait être dans le PEF,
06:10mais attendons de voir ce qui va être dans le PEF.
06:11Et puis, comme vous le savez, sur le plan fiscal, le diable se cache toujours dans les détails.
06:14Donc, très concrètement, il y a deux options.
06:16Soit c'est l'option à l'époque du Brexit, lorsque les actions britanniques
06:21avaient été retirées et devaient être retirées du PEA.
06:24La première option, c'est de vous interdire d'en acheter à compter d'une certaine date,
06:31de vous obliger à vendre vos fonds à côté d'une autre date,
06:37voire à les transférer en dehors du PEA, moyennant un versement compensatoire.
06:42C'est une usine à gaz.
06:43La deuxième chose, la deuxième option, et bien sûr, les associations d'épargnants militent
06:47pour cette deuxième option, c'est la clause du grand-père.
06:50C'est-à-dire que tous ceux qui ont investi et qui détiennent ce type de produit
06:53peuvent le conserver.
06:53Et puis, du jour d'application de la réforme, vous ne pouvez plus vous renforcer,
06:57vous ne pouvez plus acheter dans ce type de produit.
06:59Il faut quand même bien rappeler que ce type de produit,
07:04des centaines de milliers de particuliers y ont investi en toute légalité.
07:08Et eux, ils ont décidé de profiter d'une opportunité.
07:12Et tout le monde était au courant, aussi bien au niveau du législateur
07:16qu'au niveau du Trésor, de l'existence de ce type de produit.
07:19Maintenant, pourquoi les investisseurs qui ont réalisé ce type d'opération
07:23devraient être pénalisées ? On peut clairement se poser la question.
07:27Ensuite, effectivement, si vous êtes particulier,
07:29si vous êtes parmi ces centaines de milliers de particuliers
07:31qui ont investi dans ce type de produit, la question qui se pose,
07:33c'est que faire ? Qu'est-ce à quoi ?
07:34Alors, il y a les joueurs, les spéculateurs qui peuvent se dire
07:37« Tiens, pour l'instant, c'est encore autorisé,
07:39je vais renforcer mon exposition aux actions américaines. »
07:43Ce n'est jamais une très, très bonne idée.
07:44Ça pourrait se retourner contre eux, avec derrière une obligation de vendre
07:47et des frais de courtage.
07:48Sans compter que la tendance, elle peut se retourner d'un coup
07:51du côté des marchés américains.
07:52Après, c'est la bourse.
07:53Ça, c'est autre chose, effectivement, la nature du sous-jacent.
07:57En fait, ce qu'il faut bien voir, c'est que s'interroger sur les raisons
08:01pour lesquelles vous avez investi dans ce type de produit.
08:03Et en fait, ce type de produit, il permet quoi ?
08:05Il permet de s'exposer à une zone géographique particulière,
08:07particulière, c'est souvent les pays émergents ou les États-Unis,
08:11tout en profitant d'une fiscalité intéressante.
08:15Et ce qu'il faut bien voir, c'est que ce type de produit va continuer.
08:18Les ETF qui vont permettre de vous exposer aux actions américaines
08:22vont continuer à exister.
08:23Mais simplement, vous serez obligés de les acheter dans un autre cadre fiscal,
08:25un contrat d'assurance-vie, par exemple un compte-titre ordinaire
08:28ou un plan d'épargne-retrait.
08:31Donc, ce n'est pas la fond du monde.
08:33Il faut simplement réfléchir à votre allocation d'actifs.
08:36Une occasion de plus, et puis en plus, c'est la rentrée.
08:39Bien sûr, c'est en ce moment de la rentrée.
08:41Mais c'est vrai que c'est clairement une mauvaise nouvelle.
08:43Et le revenu se bat pour que les particuliers
08:45qui ont investi dans ce type de produit ne soient pas pénalisés.
08:49Ils n'ont rien fait d'illégal.
08:51Ils ont simplement profité d'une opportunité.
08:53Et encore, il faut le répéter quand même.
08:55Oui, bien sûr, aux actions françaises.
08:57Oui, bien sûr, aux actions européennes.
08:58On peut être patriote, mais on peut être patriote
09:00tout en exposant son portefeuille à l'international.
09:04et forçait de constater que les grandes techs,
09:06les grands secteurs aujourd'hui les plus dynamiques,
09:10sont surreprésentés au niveau du Nasdaq
09:14et beaucoup moins au niveau des bourses européennes
09:17qui sont davantage exposées aux industries plus traditionnelles.
09:21Un vrai sujet, une vraie mauvaise nouvelle à suivre.
09:24Et on va suivre ça toute l'année,
09:26parce que ça pourrait quand même changer le paradigme,
09:28encore une fois, sur un produit qui est très très populaire
09:30pour ceux qui investissent en actions,
09:32surtout depuis ces dernières années.
09:34Christian Fontaine du magazine Le Revenu, merci.
09:36On vous retrouve d'ailleurs cet après-midi dans USA Today
09:38pour parler bourse, pour parler actions américaines principalement,
09:42mais également tout l'impact que ça peut avoir
09:45sur les actions européennes et sur les solutions de placement.
09:48Merci Christian.
09:49et on vous retrouve très prochainement pour une boîte à outils.
09:52Tout de suite, on se penche sur le dossier du Private Equity.
09:54Beaucoup de choses à dire aussi.
09:57Tout pour investir, le placement à suivre.
10:01Guillaume et Sète, Géphineo, bonjour.
10:03Bonjour.
10:04Merci d'être avec nous.
10:05Alors, c'est vrai qu'on va vers une nouvelle donne
10:07dans le domaine du Private Equity.
10:09Je recadre un petit peu les choses.
10:10On a eu, il y a quelques mois, une sorte de stress.
10:13Ça n'a pas vraiment été une crise,
10:15mais une sorte de stress majeur
10:16sur tout ce qui est financement privé
10:19du côté des États-Unis,
10:20notamment vis-à-vis de la high-tech
10:22et de l'intelligence artificielle.
10:25Parallèlement, on a eu d'énormes sociétés
10:26qui sont issues du Private Equity
10:29qui se sont introduites en bourse.
10:30Il ne faut pas oublier que Private Equity et bourse
10:33se complètent.
10:34C'est des questions de cycle, de financement.
10:36Et on a vu les SpaceX,
10:38on verra prochainement les cadors de l'IA
10:40s'introduire en bourse
10:41et qui sortent du monde du Private Equity, etc.
10:43Puis il y a un autre problème,
10:44c'est celui des taux,
10:45des taux obligataires qui commencent à diablement grimper,
10:47aussi bien aux États-Unis qu'en Europe.
10:49Bon, du côté du monde du Private Equity,
10:52est-ce qu'on ne se dit pas,
10:53d'une certaine manière,
10:54que la bonne période de l'âge d'or
10:57est un petit peu terminée ?
11:00En fait, le Private Equity,
11:01c'est acheter des entreprises non cotées
11:04ou leur prêter de l'argent.
11:05Et les fonds de Private Equity,
11:07pour amplifier leur rendement,
11:09font eux-mêmes appel à la dette.
11:11Donc bien sûr,
11:12tout ce monde-là est sensible
11:13au taux d'intérêt.
11:14Mais ce qui se passe aujourd'hui,
11:15c'est que les fonds qui ont investi en 2020,
11:19en 2021,
11:20à l'époque où les taux d'intérêt étaient proches de zéro,
11:23arrivent proches de leur maturité,
11:25puisqu'un fonds de Private Equity,
11:26en général,
11:27il conserve une entreprise d'environ 5 ans.
11:29On est en 2026,
11:30il faut revendre les deals de 2021.
11:32Absolument.
11:33Et on n'est plus du tout
11:35sur les mêmes multiples de valorisation.
11:37Et je dirais que c'est presque un problème
11:39qui rejoint celui de l'immobilier
11:41dont on parlera tout à l'heure,
11:42mais qui est qu'il y a des tas de gens
11:44qui veulent emprunter,
11:45qui sont habitués au fait
11:46qu'il y a quelques années,
11:46les taux étaient à zéro,
11:48on vous donnait même de l'argent
11:49pour vous emprunter, quasiment.
11:51Et voilà, maintenant,
11:52le loyer de l'argent,
11:53ça veut bien dire ce que ça veut dire.
11:54L'argent a un prix.
11:56Et il faut s'en souvenir,
11:57et ça change un petit peu le paradigme
11:59pour tous les gens
11:59qui sont effectivement engagés
12:01dans le Private Equity
12:02à une certaine époque.
12:03C'est vrai que du coup,
12:04on a trois mécanismes
12:05qui s'alimentent l'un l'autre,
12:07on a la hausse des taux
12:09qui met la pression
12:10sur les valorisations,
12:12et du coup,
12:13les fonds mettent plus de temps
12:15que prévu
12:15à revendre les entreprises
12:18au prix auquel ils s'attendaient.
12:19Donc les fonds se prolongent,
12:21les fonds se prorogent.
12:22Le résultat, c'est que les investisseurs
12:24qui ont investi il y a 6 ou 8 ans
12:26dans les fonds de Private Equity,
12:27ils mettent un peu plus de temps
12:29que prévu à récupérer leur mise.
12:32Ça a une conséquence,
12:34c'est le deuxième facteur,
12:36c'est finalement,
12:38il y a moins de collectes
12:39que les années précédentes
12:40sur ces fonds-là.
12:42On a un troisième facteur,
12:45vous l'avez cité,
12:46Antoine, c'est aux États-Unis,
12:48sur certains fonds
12:49de Private Credit,
12:50donc des fonds de prêts
12:51aux entreprises non cotées,
12:53aux États-Unis,
12:54il y a des restrictions
12:55aujourd'hui sur les retraits
12:57de fonds dits Evergreen,
12:59donc qui traditionnellement
13:01organisent des fenêtres
13:02de liquidités régulières
13:03pour les clients
13:03qui souhaitent sortir.
13:05Alors, évidemment,
13:06tout ça, ça fait mauvaise presse,
13:07ça a inquiété une partie du marché,
13:10et le résultat,
13:11c'est qu'aujourd'hui,
13:14ce sont les investisseurs
13:15qui ont du cash
13:16qui ont repris le pouvoir.
13:18Parce qu'aujourd'hui,
13:19il y a moins d'argent
13:20qu'il n'y en a eu
13:20dans cet écosystème
13:21du Private Equity,
13:23il y a pas mal
13:24de belles entreprises
13:25qui sont en croissance,
13:26qui sont profitables,
13:27qui ont été achetées
13:28il y a 5, 6, 7, 8 ans,
13:29que les fonds doivent revendre.
13:31Et donc, finalement,
13:33peut-être,
13:34peut-être que c'est
13:34le bon moment dans le cycle
13:36pour s'intéresser
13:37à de nouveaux investissements
13:39en Private Equity
13:40ou rentrer dans le monde
13:41du Private Equity
13:42si on n'est pas encore.
13:43Oui, parce que j'allais vous dire,
13:45tout est question de timing,
13:46on l'a vu,
13:47et c'est vraiment du long terme,
13:49avec des cycles.
13:50Maintenant, est-ce que,
13:52voilà, on voit que le paysage
13:53commence à devenir
13:54un petit peu plus nuageux,
13:55est-ce qu'il faut se dire,
13:56moi j'arrête le Private Equity,
13:58je fais de la bourse,
13:59SpaceX, regardez
14:00comment ça a grimpé,
14:01comment ça est descendu
14:02un peu de jours.
14:03Ensuite, aussi,
14:04voilà, mais,
14:05est-ce qu'on dit,
14:07voilà, la table de mixage,
14:09je baisse le Private Equity,
14:10je monte la bourse,
14:11ou est-ce qu'il faut être
14:12un petit peu plus malin que ça ?
14:14Tout est, c'est vrai,
14:16aussi une question de cycle
14:17et de timing.
14:18Le timing du Private Equity,
14:20c'est très particulier,
14:21un fonds professionnel,
14:22donc les fonds traditionnels,
14:23accessibles pour les particuliers
14:24à partir de 100 000 euros,
14:26ils appellent les fonds
14:28sur 3 à 4 ans en général.
14:29Quand on s'engage
14:30pour, disons,
14:31100 000 euros aujourd'hui,
14:33en fait,
14:33on va investir
14:34étalés sur 4 ans.
14:36Ce qui veut dire
14:36qu'un nouveau fonds
14:37qui se lance aujourd'hui,
14:38il va bénéficier,
14:40selon moi,
14:41de ce climat
14:43un peu particulier
14:43pour acheter
14:45dans de bonnes conditions.
14:46Et finalement,
14:47la plus-value future
14:48qu'on espère
14:48dans 5 ou 10 ans,
14:50c'est surtout
14:51les choix
14:53à l'acquisition
14:54et le prix qu'on paye.
14:55Parce que la plus belle
14:56entreprise du monde,
14:57si on la paye trop cher,
14:58ça reste un investissement
15:00généralement décevant.
15:02Alors ça,
15:02c'est une chose.
15:03L'autre chose,
15:04et je rebondis
15:04sur ce que vous disiez
15:05sur, après tout,
15:07pourquoi pas
15:08tout mettre en bourse,
15:09parce qu'il y a
15:10un phénomène
15:11d'enthousiasme
15:12autour de l'intelligence
15:13artificielle,
15:15et bien
15:17la plupart
15:18des entreprises
15:19qui vont vraiment
15:20bénéficier
15:21à long terme
15:21de cette révolution
15:23technologique,
15:24peut-être qu'elles ne sont
15:25pas encore en bourse.
15:26Peut-être que
15:26pour y accéder,
15:27en fait,
15:28il faut passer
15:28par les fonds
15:29de Venture Capital.
15:30Donc,
15:31ils sont des fonds
15:32qui ont comme activité
15:33d'investir très tôt
15:34dans le cycle de vie
15:35des entreprises innovantes.
15:36Early stage,
15:37on dit.
15:37Early stage,
15:38par exemple.
15:39Donc,
15:39à une époque
15:40où elles perdent
15:41de l'argent.
15:41Voilà.
15:42Où elles ont besoin
15:43de trésorerie ?
15:43Et elles ont besoin
15:44de faire de lourds
15:45investissements.
15:46Si je peux me permettre
15:47un parallèle historique,
15:48moi,
15:48j'ai débuté ma vie
15:49d'investisseur
15:50à la fin des années 90.
15:51C'était l'enthousiasme
15:53et l'abus d'Internet.
15:54Vous aviez une boîte mail
15:54Wanadu ?
15:55Ouais,
15:56j'avais même
15:56l'info route,
15:57j'avais des choses incroyables.
15:59Mais du coup,
16:01certains visionnaires
16:03avaient compris
16:04avant tout le monde
16:05qu'Internet
16:05allait changer le monde,
16:06ce qui n'était pas
16:07forcément évident
16:07en 1917.
16:08Ça n'allait pas de soi.
16:08Ils l'avaient compris.
16:09Et pourtant,
16:10ils ont perdu de l'argent.
16:11Pourquoi ?
16:11Parce qu'ils avaient compris
16:13qu'Internet allait changer
16:15le monde.
16:15Donc,
16:15ils ont investi
16:16dans les géants
16:18de l'Internet
16:19qu'on pouvait trouver
16:19en bourse à cette époque.
16:20C'était AOL,
16:21c'était Cisco
16:23qui a mis 25 ans
16:24à retrouver son cours
16:25de mars 2000 quand même.
16:26Pas le meilleur investissement
16:27possible.
16:28Oracle aussi
16:28qui est passé
16:29par les fourches Codine.
16:30Ouais,
16:31on pouvait acheter
16:34Yahoo.
16:36Yahoo,
16:36bon,
16:37ça existe encore.
16:38mais on n'a pas fait fortune
16:40en achetant Yahoo
16:41à la fin des années 90.
16:42Alors que non,
16:43justement,
16:43ça aurait été le moment
16:44d'investir dans les petits
16:47qui allaient fabriquer
16:48réellement l'Internet
16:49plutôt qu'en profiter.
16:51En 99,
16:52Google n'était pas coté
16:53en bourse.
16:54Non, non, non.
16:54Facebook n'était même
16:55pas encore créé.
16:56Instagram non plus.
16:57Quant à TikTok
16:58ou Doctolib,
16:59n'en parlons pas.
16:59Ça n'existait pas.
17:00Ça arrivait des années plus tard.
17:01Donc aujourd'hui,
17:02le private equity,
17:03c'est aussi une façon
17:05d'aller chercher
17:06les entreprises
17:07qui vont en fait
17:08bâtir sur les épaules
17:09des géants,
17:10qui vont bâtir
17:11sur les épaules
17:12d'Enthropic,
17:12d'OpenAI,
17:13de Google
17:14et des autres,
17:15qui ont investi
17:16des sommes faramineuses
17:17dans ces nouveaux modèles,
17:19qui vont créer,
17:20j'en suis certain,
17:22des nouveaux services,
17:22des nouveaux usages
17:23et des entreprises
17:24dont ni vous ni moi,
17:25aujourd'hui,
17:25on a entendu parler,
17:27sont sur le haut du pavé
17:28dans 5 ou 10 ans.
17:29Ça, c'est un cas
17:30d'usage possible
17:31du private equity.
17:32Il faut quand même
17:33se rappeler
17:33qu'on fasse du LBO,
17:35du secondaire,
17:36de l'early stage,
17:37que le non-coté,
17:39par définition,
17:39ce n'est pas liquide.
17:41Oui, bien sûr.
17:41Donc il faut avoir
17:42du temps devant soi,
17:43il faut avoir 5 ou 10 ans
17:43devant soi
17:44et il faut conserver
17:45un volant de liquidité
17:47suffisant pour faire face
17:48à des imprévus
17:49et faire face
17:50à des projets.
17:51Parce que même
17:52les fonds dits Evergreen
17:53qui organisent une liquidité
17:54souvent trimestrielle
17:56ou semestrielle,
17:57ils l'organisent.
17:57mais ils ne sont pas
17:59en capacité à la garantir.
18:01Guillaume Essette,
18:02Géphineo,
18:03merci pour toutes ces précisions
18:04et ces bons conseils
18:04autour du private equity
18:06en cette rentrée.
18:08Puis on va terminer
18:08cette émission
18:09en parlant du marché de l'art.
18:10Merci Antoine.
18:12Tout pour investir
18:13le coffre-fort
18:16Le coffre-fort
18:17et nous retrouvons
18:18Camille de Forresta
18:19de chez Christie's.
18:21Bonjour.
18:21Monsieur, merci de me recevoir.
18:22Avec grand plaisir.
18:24On va se consacrer
18:25à quelque chose
18:26dont on parle
18:26chaque saison
18:27dans Tout pour investir.
18:28On parle du marché de l'art,
18:30on parle des grands investisseurs,
18:32des grands collectionneurs.
18:35Et finalement,
18:36ces grands collectionneurs,
18:37alors certains sont
18:38milliardaires,
18:39industriels,
18:40on les connaît,
18:40les Arnaud,
18:42les Pinault,
18:43etc.
18:43Mais historiquement,
18:44ce sont des grandes familles
18:45qui investissent
18:46dans le marché de l'art,
18:47qui promèvent
18:48d'une certaine manière
18:49des artistes
18:49qu'ils aiment bien
18:51et finalement structurent
18:52le marché.
18:53Et c'est le cas,
18:54bon alors,
18:54un cas d'école
18:55assez ancien,
18:57mais qui revient
18:57au goût du jour
18:58parce que la vente
18:58va se tenir donc
18:59le 30 septembre
19:00chez Christie's.
19:01Ici à Paris.
19:01Voilà,
19:02c'est la collection privée
19:04de Jeanne-Marie Debreuil.
19:06Oui.
19:07Voilà,
19:07c'est un nom
19:08qui revient
19:10beaucoup
19:10sur la fin
19:12du 19e siècle.
19:13Est-ce qu'on peut rappeler
19:14un petit peu
19:14le contexte
19:15qui était
19:16le personnage
19:17et le rôle
19:18qu'il a eu
19:19dans la structuration
19:21du marché de l'art
19:21et de la promotion
19:23de beaucoup d'artistes ?
19:24Jeanne-Marie Debreuil
19:25a eu vraiment
19:26un rôle très multiple
19:27à plusieurs endroits.
19:28Donc d'abord,
19:29c'est une femme
19:30qui est issue
19:30de l'aristocratie
19:31la plus haute
19:32française
19:32et internationale
19:33et qui épouse
19:35Guy Debreuil
19:36au sortir de la guerre.
19:38Elle se prépare
19:39à une vie
19:42intéressante,
19:42mondaine,
19:43familiale,
19:43etc.
19:44Mais pas forcément
19:44à ce qui va lui arriver.
19:46Et ce qui lui arrive,
19:46c'est que par l'intermédiaire
19:47de son mari Guy Debreuil,
19:49elle rencontre
19:49Daniel Cordier.
19:50Daniel Cordier,
19:51c'était le secrétaire
19:52de Jean Moulin,
19:52c'était un grand résistant
19:53qui au sortir de la guerre
19:55s'est dit,
19:56enfin il s'est dit
19:56beaucoup de choses
19:57mais il a ouvert
19:59une galerie d'art.
20:00Il avait la passion
20:01de l'art,
20:02il avait la passion
20:02des artistes
20:03et en fait il a emmené
20:04ou plutôt Jeanne-Marie
20:05l'a emmené,
20:06ils sont partis
20:06dans cette aventure
20:07tous les deux.
20:08Donc cette femme
20:08qui était née
20:09à la fin des années 20,
20:10qui se destinait
20:12peut-être pas
20:12à une carrière professionnelle
20:14d'ailleurs,
20:14elle se retrouve
20:15à l'avant-garde
20:16avec Daniel Cordier
20:17à ouvrir
20:17une toute petite galerie
20:18d'abord dans
20:19le 8e arrondissement
20:19de Paris
20:20et la star
20:22de Daniel Cordier,
20:22en tout cas celle
20:23qui est restée aujourd'hui
20:24comme une des grandes stars
20:25des artistes
20:25qu'il a défendu,
20:26c'est du buffet.
20:28Jeanne-Marie de Breuil
20:29elle passe du château familial
20:31à un monde corseté
20:32où on se change encore
20:33pour dîner
20:34à la fréquentation
20:35d'artistes
20:36extrêmement avant-gardistes.
20:38Ça c'est son premier rôle.
20:40D'ailleurs apparemment
20:40elle a la bosse du commerce,
20:42Daniel Cordier le dit
20:42dans ses mémoires
20:43que je vous engage à lire
20:44si vous ne l'avez pas encore fait.
20:45Avec grand plaisir.
20:46Elle est un grand amateur d'art.
20:48Donc elle a la bosse du commerce,
20:49elle défend les artistes
20:50comme vous le dites,
20:51elle arrive à obtenir
20:52des prix pour eux,
20:53à créer une cote
20:54et puis forte de cette expérience
20:57et de ce rayonnement
20:58à la fois français
20:59mais européen
21:00et international,
21:01elle ouvre le bureau
21:02de Christie's
21:03en 1968
21:05en France.
21:06Et ça c'est une révolution aussi
21:08puisqu'à l'époque
21:08évidemment Christie's
21:09c'est une maison
21:10qui est anglo-saxonne
21:11basée à Londres,
21:12enfin vous connaissez par cœur.
21:14En 68
21:14on décide d'ouvrir un bureau,
21:16c'est très tôt
21:17et ensuite
21:18on doit attendre 2001
21:19pour vendre en France.
21:21Donc Jeanne-Marie
21:22elle a traversé
21:23toutes ses épreuves,
21:24tous ses changements,
21:26tout ce lobbying
21:27et elle a d'ailleurs
21:28dirigé l'Europe
21:29à un moment donné.
21:30Donc son rôle
21:31de promotion
21:33des artistes
21:34et du marché de l'art
21:35il est multiple.
21:36Et pardonnez-moi,
21:37dans sa vie privée
21:39elle lit des amitiés
21:41très fortes
21:41ou des relations
21:42d'admiration
21:43avec des artistes
21:43et donc il y a
21:44cette idée de collection
21:45qui est peut-être
21:46un peu différente
21:46d'autres collectionneurs
21:47qui font ça
21:48de façon peut-être
21:48un peu plus
21:51organisée,
21:51méthodique
21:52peut-être
21:53effectivement d'achat
21:54de revente
21:55de spéculation
21:55elle c'est son cœur.
21:56C'est ce que j'allais vous dire.
21:58C'est la différence
21:58et on le dit souvent
21:59dans cette émission
22:00entre l'optique
22:01extrêmement pragmatique
22:03très stratégisée
22:04de la famille Arnaud
22:06par exemple
22:08alors que
22:08du côté de la famille Pinault
22:10on a plus
22:11un côté
22:11de quelqu'un
22:13qui a du goût
22:14qui a évidemment
22:15beaucoup d'argent
22:15et les moyens
22:16de ce qu'il veut faire
22:17puis qui a des coups de cœur
22:18qui veut le chien rose
22:20devant le palazzo Gracie
22:22à Venetis
22:22Je suis heureuse
22:23de vous l'entendre dire Arnaud
22:24merci beaucoup
22:25C'est du trip
22:25C'est vrai
22:26et Jeanne-Marie
22:27c'est la même chose
22:28parce qu'en fait
22:28à la fin
22:29c'est une femme
22:30qui a vécu très tard
22:31et qui a été
22:32en très bonne forme
22:33très tard
22:33elle est morte
22:33à presque 100 ans
22:34jusqu'à la fin
22:35elle a reçu
22:36jusqu'à la fin
22:37elle a reçu
22:37des artistes
22:38très jeunes
22:38elle les a soutenus
22:40et pas que les artistes
22:41elle a aussi énormément fait
22:42pour les musées
22:42et pour les conservateurs
22:43on ne compte pas
22:44les conservateurs
22:45qui lui doivent
22:46beaucoup
22:47c'est ce que j'allais vous dire
22:49aussi
22:49dans le sens où
22:50c'est vrai
22:51qu'on aurait pu croire
22:52que
22:52de par le cadre
22:54extrêmement bourgeois
22:55codifié
22:56etc
22:56elle aurait pu avoir
22:57plutôt des aspirations
22:59du côté de l'art classique
23:01du baroque
23:02non
23:03elle allait chercher
23:04des trucs totalement disruptifs
23:06moi je lis
23:06Dubuffet
23:07je lis
23:07Giacometti
23:09je lis
23:10voilà
23:11Degas
23:11Picasso
23:13là pour le coup
23:14elle avait aussi
23:15un petit côté disruptif
23:16alors deux choses
23:17à dire à ça
23:18d'abord
23:19elle est disruptif
23:19depuis le jour 1
23:20d'ailleurs
23:21elle prend le transsibérien
23:22quand elle a 20 ans
23:24voilà
23:24donc c'est la première
23:25et une des seules femmes
23:26occidentales
23:27à prendre le transsibérien
23:28pour aucune raison
23:29juste pour le plaisir
23:30de découvrir une autre culture
23:31de vivre une expérience
23:32d'ailleurs
23:33il y a une archivina
23:34je vous engage à la regarder
23:35parce que c'est édifiant
23:36les questions de journalistes
23:39sont édifiantes également
23:40regardez ça
23:41donc elle est disruptive
23:42à plusieurs titres
23:44et dans ses coups de coeur
23:45dans ses artistes
23:46effectivement
23:47on ne s'y attend pas du tout
23:48dans le catalogue
23:48vous avez cité
23:49les plus importants
23:50les plus grands
23:50les plus connus
23:51Giacometti
23:52c'est une vraie relation d'amitié
23:53d'ailleurs
23:54c'est une table basse
23:55qui est à l'effigie
23:56d'une chienne
23:57qu'elle a adorée
23:58qui s'appelle Serafine
23:59donc voilà
23:59c'est la table Serafine
24:00non mais en plus
24:01c'est un souvenir personnel
24:01qui lit l'artiste
24:03et il y a des échanges
24:03de lettres entre eux
24:04voilà je voudrais ça
24:05qu'est-ce que tu peux dessiner
24:06pour moi
24:06mais après on peut aller
24:08beaucoup plus loin
24:08parce qu'au sein de ces choix
24:11les artistes peuvent être
24:12aujourd'hui devenus institutionnels
24:14mais le choix de l'oeuvre
24:15le choix est très personnel
24:17il y a vraiment son oeil
24:18il y a Baselitz
24:20par exemple
24:20enfin il y a vraiment
24:21des artistes
24:21encore plus
24:22encore plus
24:23pardon je reprends
24:25votre adjectif
24:26disruptif
24:26non mais c'est
24:27non mais ça veut bien dire
24:28ce que ça veut dire
24:28c'est ça qui est
24:29et c'est ça qui est intéressant
24:30parce qu'il n'est pas question
24:31que de tableaux
24:32c'est aussi du design
24:33c'est des idées neuves
24:35c'est des choses
24:35qui ont animé
24:36la fin du 20ème siècle
24:37et qui ont préparé
24:38le 21ème
24:39donc là il y a des tas
24:40de sources d'aspirations
24:42et il ne faut pas oublier
24:43qu'elle mélange quand même
24:44elle est issue de son milieu
24:46qu'elle n'a jamais jamais
24:47renié
24:47bien au contraire
24:48et donc il y a un très beau mélange
24:49dans cette maison
24:51de souvenirs de famille
24:52et voilà
24:53elle accompagne
24:54c'est vraiment un passeur
24:54de modernité
24:55Jeanne-Marie de Breuil
24:56c'est quelqu'un qui
24:56qui nous amène
24:57et je pense qu'elle a aussi fait
24:59pour éduquer
25:00pardon entre guillemets
25:01le goût de ses amis
25:02et des gens de son milieu
25:03c'est à dire
25:04venez chez une des
25:05la princesse de Breuil
25:06une des femmes les plus chiques de Paris
25:07et bien sûr
25:09il y a des souvenirs
25:09des souvenirs razivils
25:10de sa famille maternelle
25:11mais il y a aussi du buffet
25:12il y a aussi Basélitz etc
25:14et donc elle a semé comme ça
25:15donc certaines personnes
25:17ont acheté grâce à elle
25:18grâce à son ouverture
25:20Je suis sûr que ça a dû lui plaire
25:22le chien rose de Jeff Koontz
25:23devant le palais vénitien
25:26c'est un peu elle
25:27c'est un petit peu le même esprit
25:29qu'est-ce qu'il y aura
25:30comme oeuvre
25:31vraiment marquante
25:34lors de cette vente
25:35fin septembre ?
25:35Alors d'un point de vue
25:37monétaire
25:37puisqu'on en parle quand même
25:38dans votre émission
25:39donc Jeff Metty
25:40a vraiment vraiment le vent en poube
25:42vous le savez
25:42le marché a jamais été aussi fort
25:44cette table elle est très belle
25:45elle est issue d'une relation amicale
25:47c'est la première fois
25:48qu'elle vient sur le marché
25:49elle a une très belle histoire
25:50donc ça c'est estimé
25:51400 à 600 000 euros
25:52et sincèrement
25:53nous en attendons bien plus
25:55ensuite il y a trois oeuvres
25:56de Dubuffet
25:57très importantes
25:57très différentes
25:58il y a un collage
25:59une texturologie
26:00et un dessin
26:0054, 56, 58
26:02oui et puis là vraiment
26:04c'est un éventail
26:05de ce qu'il faisait
26:06avec un choix aussi
26:07très personnel
26:08donc là c'est estimé
26:09le dessin
26:1050-70
26:11ensuite 100-150
26:12et ensuite 150-200 000
26:14et moi j'espère que ça pourra
26:15bien marcher
26:17il y a aussi un lustre de Lalanne
26:18de Claude Lalanne
26:19Madame
26:21qui est estimé
26:22200 à 300 000 euros
26:23donc ça c'est pour les choses
26:24très importantes
26:25et puis
26:25vous parlez de spéculation
26:27parfois ici
26:28il y a un très beau tableau
26:30de Spillart par exemple
26:31et c'est drôle parce que ça
26:32Spillart elle l'a acheté
26:33aux enchères
26:34donc on a la trace
26:36dans les années 80
26:37et aujourd'hui
26:38l'estimation est
26:4010-12 fois plus élevée
26:42que ce qu'elle l'a payé
26:43à l'époque
26:43et c'est pas un Spillart
26:45comme ceux qu'on attend
26:46avec un homme qui marche
26:47au bord de la mer
26:48dans des couleurs sourdes
26:49c'est un Spillart
26:50de soleil couchant
26:51avec des couleurs
26:51très étonnantes
26:52donc ça c'est une vraie
26:53oeuvre importante
26:54et puis quand même
26:55ça reste une princesse
26:57qui sortait beaucoup
26:58et qui avait une vie mondaine
27:01très pleine
27:02il y a beaucoup de bijoux
27:03et il y a de très beaux bijoux
27:04et il y a beaucoup de bijoux
27:05de la maison Boivin
27:06qui est la grande maison
27:08quand on était originale
27:10quand on était lancée
27:11quand on était amateur
27:13et quand on était esthète
27:15donc qui a traversé
27:16le 20ème siècle
27:18avec des bijoux
27:19faits pour elle
27:20dans les années 70
27:2180
27:22avec des pierres de famille
27:24mais montées
27:25à la sauce
27:26Jeanne-Marie Debreuil
27:27voilà
27:27Jeanne-Marie Debreuil
27:29l'empreinte d'une pionnière
27:30donc vente le 30 septembre
27:32j'espère que vous viendrez
27:33l'exposition ouvre
27:34le vendredi
27:35qui précède
27:36avec grand plaisir
27:36c'est à dire
27:3726
27:37je suis en pleine visite papale
27:39avec grand plaisir
27:41avec grand plaisir
27:42merci infiniment
27:43d'avoir été avec nous
27:44Camille de Forest
27:45de chez Christie's
27:47d'avoir fait le focus
27:48sur en plus ce rôle
27:50des collectionneurs
27:51en matière de structuration
27:53du marché de l'art
27:54TPI
27:54c'est fini pour aujourd'hui
27:56Tout pour investir
27:57revient demain
27:57et j'aurai le plaisir
27:59de vous retrouver
27:59à 15h30
28:00pour l'ouverture
28:00de Wall Street
28:01à tout à l'heure
28:04Tout pour investir
28:05sur BFM Business