00:00Bon Amélie, votre choix ce soir, on va parler du pouvoir d'achat de ceux qui nous regardent de la
00:06rentrée
00:07parce qu'il y a beaucoup de monde évidemment qui regarde en ce moment plus que d'ordinaire encore le
00:11compte bancaire
00:12après les vacances etc. Cette année le pouvoir d'achat baisse-t-il vraiment ? C'est la question que
00:16vous allez poser
00:16et surtout qui en souffre le plus ?
00:18Oui on regarde tellement son compte bancaire à tel point que j'ai découvert qu'il y a un genre
00:22des cartes prépayées
00:23qui empêchent de faire du découvert comme si c'était une révolution technologique
00:27donc il me semble qu'on n'en est quand même pas là.
00:30Bon comme toujours j'ai envie de répondre en tout cas à votre question qui souffre le plus ?
00:33Les femmes et les enfants mon cher Maxime, enfin presque les enfants, on va y revenir
00:36mais d'abord parlons argent, les prévisions ne sont pas bonnes.
00:39Le pouvoir d'achat des ménages en France, regardez, pourrait reculer de 0,7% cette année
00:44ce serait la plus forte baisse depuis plus de 10 ans.
00:47Alors l'inflation est aujourd'hui on va dire contenue autour de 2% sur un an
00:51mais les prix de l'énergie explosent, tout le monde le sait, électricité et gaz
00:55alors qu'on va rentrer, oui, déjà dans la saison du chauffage d'ici deux mois.
00:59Oui évidemment, et vous alertez sur les étudiants ce soir ?
01:01Oui les étudiants, il me semble que c'est quand même notre avenir, ce sont les travailleurs de demain
01:05les décideurs peut-être de demain, ils n'ont jamais autant sacrifié pour étudier
01:11ce sont presque les sacrifiés.
01:13Le coût de la vie étudiante franchit pour la première fois le seuil de pauvreté.
01:17Regardez, 1300 euros de reste à charge par mois, en hausse de 74 euros sur un an.
01:22Au global, le coût de la vie étudiante a augmenté 35% sur 10 ans
01:27quand l'inflation générale, elle n'a progressé que de 20% sur la même période.
01:31Le logement à lui seul, il pèse près de la moitié du budget étudiant
01:35et plus d'un étudiant sur deux vit une fois qu'il a payé son loyer
01:38avec moins de 200 euros par mois.
01:39Et quand ils entrent sur le marché du travail, c'est pas beaucoup mieux ?
01:42Non, pour les contrats à court, les travailleurs précaires
01:44et même tout simplement, et alors là ça englobe plus de monde,
01:48ceux qui dépendent de leur voiture pour travailler un dixième de point en moins
01:51sur le pouvoir d'achat, c'est évidemment d'énormes sacrifices en plus.
01:5535% des ménages les plus modestes consacrent près d'un tiers de leur revenu
01:59aux seules charges fixes.
02:00Donc des charges fixes, c'est ce que tout le monde doit payer.
02:03Logement, énergie, alimentation.
02:04Ça veut dire qu'on a à peu près zéro marge de manœuvre
02:07pour encaisser quand il y a deux postes de dépense qui augmentent en même temps.
02:11Et alors, vous allez me dire que c'est ma marotte,
02:13mais je dois bien y revenir.
02:15Quand on est une femme, c'est encore pire.
02:17L'argent n'a peut-être pas d'odeur, mais il est genré qu'on le veuille ou non.
02:21Nous, les femmes, gagnons toujours en France
02:23moins 21,8% de moins que les hommes en moyenne dans le privé.
02:2714% à temps de travail identique.
02:30Nous, les femmes, nous représentons à 85% les familles monoparentales
02:35qui vivent sur un seul salaire et qui sont donc celles qui souffrent le plus
02:38lorsqu'il y a une baisse du pouvoir d'achat.
02:40Et tenez-vous bien, entre une mère et un père,
02:44l'écart de salaire se creuse pour atteindre tant de pourcents.
02:47Donc, une fois que vous avez été maman,
02:49entre un père et une mère, c'est quand même 30% d'écart de salaire.
02:52Ce qui est quand même un énorme scandale.
02:53Sauf qu'il faut quand même toujours loger, nourrir, chauffer, habiller les enfants,
02:56même quand tout augmente.
02:58Et pendant ce temps-là, navré de le répéter,
03:01même si on vient d'en parler, dans le monde merveilleux,
03:03des 1% des ménages les plus riches.
03:05Il n'y a jamais eu autant de milliardaires.
03:07Et les richesses n'ont jamais aussi peu ruisselé
03:10tout en bas de la pyramide.
03:12Je vous laisse méditer là-dessus.
03:15Et je ne sais pas si Yves sera d'accord avec moi cette fois-ci.
03:17Alors, plusieurs choses.
03:19Trois choses pour faire très...
03:21Pour faire très court, comme d'habitude, Yves.
03:23Percutant.
03:24Alors, sur les milliardaires, je suis évidemment en désaccord total.
03:27Et le ruissellement, je suis désolé.
03:28C'est factuel.
03:29Il existe, sauf qu'il faut en créer les conditions de sur-ruissellement.
03:34Et malheureusement, ça, l'État, c'est à lui de faire...
03:38Qu'il circule sur le ruissellement.
03:39Il ne circule pas parce que l'État ne fait pas son boulot.
03:43Ça, c'est la première chose.
03:44Ça, ça fait un.
03:44Deuxième chose, les étudiants.
03:46Mais les étudiants, attendez.
03:48Là où je ne suis pas d'accord avec vous,
03:50c'est que la proportion d'étudiants aujourd'hui est faramineuse
03:53par rapport à ce qu'elle était il y a 30 ans.
03:55Parce qu'il y a 30 ans, je n'entendais pas le même discours sur les étudiants.
03:58Après, il y a Parcoursup.
03:59Aujourd'hui, non, non, mais d'accord.
04:01Mais je parle des étudiants qui sont en Bac plus 2, 3, 4, 5.
04:04Je suis désolé, il y a beaucoup plus d'étudiants aujourd'hui
04:06qu'il y en avait jadis.
04:08Il y en a beaucoup aussi qui végètent,
04:12qui n'arrivent pas à trouver leur orientation.
04:13Et du coup, c'est compliqué.
04:15Non, non.
04:15C'est compliqué.
04:16Troisièmement.
04:16Il y a 5-10 ans peut-être, mais pas aujourd'hui.
04:18Troisièmement.
04:18Alors là, je suis en accord total.
04:21Les femmes.
04:22Et oui, mais c'est vrai.
04:24Parce que moi, je suis un éditorialiste de mauvaise foi,
04:27mais qui tient compte de la réalité.
04:30Et la réalité fait que les statistiques donnent la raison à Amélie Rosy.
04:35Éditorialiste de mauvaise foi qui tient compte de la réalité.
04:37Est-ce qu'on peut mettre ça dans ce qui est écrit sous le nom d'Yves Tréard,
04:41désormais, sur BFM TV ?
04:43Non, mais elle a raison.
04:45Attention, ça progresse quand même.
04:47Il y a des progrès qui sont faits.
04:49Si, si, je crois que dans certaines statistiques,
04:51et notamment sur les différences de salaire.
04:54Ça progresse.
04:55Mais tant que la politique ne refusera de voir la question de l'argent,
04:59des richesses et des inégalités sous le prisme de la domination patriarcale,
05:03pardon de le nommer, mais c'est ainsi que ça s'appelle,
05:05on n'avancera pas.
05:06On n'avancera pas.
05:07Elsa, Elsa, Elsa.
05:08Mais ça, c'est pareil.
05:09C'est fini, la domination patriarcale.
05:11Non, c'est en cours de finir.
05:13C'est en cours.
05:14Mais c'est dynamique.
05:14Mais oui, mais il y a dix ans, ce n'est pas le cas.
05:16Un combat reconduit et qui progresse en ce moment, c'est vrai.
05:19Je suis entouré de deux femmes.
05:20Oui, absolument.
05:21Ça n'aurait pas été possible il y a 50 ans.
05:23Pardon, trois femmes.
05:25Oui, s'il vous plaît.
05:26Il y a plus de, quand même.
05:28Vous disiez entouré.
05:29Oui.
05:30Littéralement entouré.
05:31C'est pour ça.
05:31Floqué de deux femmes.
05:32Yves Tréa.
05:32Littéralement, il y a plus de, quand même, il y a plus de, quand même, il y a plus de,
05:32quand même, il y a plus de, quand même, il y a plus de, quand même, il y a plus
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