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  • il y a 1 semaine
Dans Soir Info, Mickaël Dorian et ses invités prennent du recul et donnent à chacun les clés pour mieux saisir ce qui se joue. 

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00:00:01Bonsoir à tous et bienvenue dans Soir Info sur CNews, votre nouveau rendez-vous d'information de fin de soirée
00:00:06pour décrypter et débattre et prendre de la hauteur aussi sur l'actualité
00:00:09parce que la journée s'achève mais l'information, elle, ne s'arrête jamais.
00:00:13Demain, c'est la rentrée des classes et dans des millions de foyers français, ce soir c'est le retour
00:00:18d'un rituel immuable.
00:00:19Le cartable qu'on prépare, les fournitures qu'on cherche au dernier moment, les enfants qui jurent qu'ils n
00:00:24'arriveront jamais à dormir
00:00:25et les parents mais aussi les grands-parents qui ont été réquisitionnés une bonne partie de l'été qui se
00:00:30disent qu'après deux mois de vacances finalement l'école a beaucoup, beaucoup de qualité.
00:00:34Mais demain matin devant les grilles, les mêmes parents auront un petit pincement au cœur parce qu'une rentrée c
00:00:39'est une année qui commence mais c'est aussi une année qui est passée.
00:00:42Et nous avons tous nos souvenirs de rentrée, une maîtresse, un professeur, une cour d'école, l'odeur d'un
00:00:47cahier neuf, un copain perdu de vue depuis longtemps,
00:00:50des détails insignifiants et pourtant gravés à toujours dans nos mémoires.
00:00:53L'école c'est l'endroit où l'on apprend à lire, à écrire, à compter mais c'est aussi
00:00:57l'endroit où commencent certains des souvenirs qui nous accompagneront tout au long de notre vie.
00:01:02Alors demain les enfants reprendront le chemin de l'école et les parents les regarderont partir, partager entre deux sentiments,
00:01:09l'émotion de les voir grandir et le bonheur, il faut bien le dire, de retrouver enfin un peu de
00:01:14calme à la maison.
00:01:15Belle rentrée à tous, tout de suite le point sur l'actualité, les dernières informations de la journée avec Sandra
00:01:19Chambaud. Bonsoir Sandra.
00:01:23Bonsoir Michael, bonsoir à tous. Des investigations sont en cours afin d'établir un éventuel lien entre une arme et
00:01:30la tuerie de Chevaline en 2012.
00:01:32Un pistolet a été découvert le 20 août dernier par des touristes britanniques au fond du lac d'Annecy en
00:01:37Haute-Savoie.
00:01:38Ils présentent des similitudes avec celui utilisé 14 ans plus tôt lors du quadruple meurtre.
00:01:43L'heure de la rentrée a sonné, vous le disiez Michael, un moment en particulier pour les familles qui ont
00:01:48tout perdu dans les incendies en Gironde notamment.
00:01:51Un mois après, les enseignants de l'école du Porges sont éprouvés mais soudés.
00:01:55Ils espèrent un retour en classe ce mardi avec le plus de normalité possible pour les 248 élèves.
00:02:00Et les parents saluent l'élan de solidarité des habitants.
00:02:05On est perdus dans l'incendie en fin juillet. Bien sûr, effectivement, les fournitures en faisaient partie.
00:02:14On a eu la chance par la famille d'avoir une solution de relogement et de repli rapide.
00:02:20On avait prié pour que celle-ci reste debout. Chose faite, on a pu revenir au Porges.
00:02:27Notre fille va donc pouvoir faire sa rentrée dans son école. C'était une des choses qui nous tenait le
00:02:32plus à cœur.
00:02:32Honnêtement, c'est là qu'on voit vraiment cet élan de solidarité, qu'on est tous ensemble.
00:02:40Et bon, ça fait plaisir. Il faut être honnête. On ne pensait pas qu'il y aurait autant de dons
00:02:45pour ces gens-là.
00:02:47Le gouvernement ne laissera tomber personne. Maude Bréjean l'a assuré ce lundi.
00:02:51L'État souhaite poursuivre les aides pour les secteurs les plus exposés à la hausse des prix des carburants.
00:02:56Les portails de demande restent d'ailleurs ouverts. L'ampleur ou encore la durée de cette prolongation seront dévoilées.
00:03:02Prochainement, on écoute la porte-parole du gouvernement.
00:03:06Je vous confirme que nous ne fermerons pas les guichets sectoriels destinés aux entreprises les plus touchées.
00:03:12Je vous confirme que le gouvernement souhaite la poursuite de ces aides.
00:03:17La philosophie, elle est là. Nous ne laisserons tomber personne.
00:03:22Dans le reste de l'actualité à l'international, le bilan de la crue s'alourdit au Népal et en
00:03:26Chine.
00:03:27Au moins 950 morts et près de 4500 disparus depuis mercredi dernier.
00:03:31Les autorités ont évoqué un désastre naturel d'une ampleur inimaginable.
00:03:35Dans des conditions périlleuses et sous la menace permanente d'une nouvelle montée des eaux,
00:03:39les sauveteurs redoublent d'efforts pour tenter de retrouver des survivants.
00:03:43Le capitaine du ferry qui a coulé au large de la République turque de Chypre du Nord dimanche est en
00:03:47garde à vue.
00:03:48Il a déclaré que la proue de son avivre s'était brisée sous l'effet des vagues peu après son
00:03:53départ de Quirénia.
00:03:56267 passagers se trouvaient à bord au moment du drame.
00:03:58Au moins 8 sont décédés, 20 sont portés disparus.
00:04:01Les recherches se poursuivent en eau profonde.
00:04:04Et puis un mot de sport pour terminer.
00:04:05Clap de fin pour Lionel Messi avec l'Albi Céleste.
00:04:07A 39 ans, le numéro 10, légende argentine du football, a annoncé ce lundi sa retraite internationale.
00:04:14Après plus de deux décennies sous les couleurs nationales, l'octuple ballon d'or a inscrit 125 buts et en
00:04:19207 sélections.
00:04:21Le joueur de l'Inter Miami veut désormais laisser la place aux jeunes.
00:04:25Merci beaucoup Sandra, on vous retrouvera à minuit pour un nouveau point sur l'actualité.
00:04:28Soyez les bienvenus dans Soir Info avec ce soir Joseph Touvenel.
00:04:32On est avec Olivier Vial.
00:04:35Olivier Benkenmoun est avec nous également.
00:04:37Bonsoir Olivier, on est avec Anne, la cofondatrice du collectif SOS Périscolaire.
00:04:42Bonsoir Anne et bonsoir à Gérard Longuet, ancien ministre de la Défense, ancien ministre de l'Industrie également d'Édouard
00:04:51Balladur entre 1993 et 1994.
00:04:54Bonsoir Monsieur le ministre, heureux de vous accueillir sur ce plateau.
00:04:58Édouard Balladur, ancien premier ministre de François Mitterrand, entre 1993 et 1995 est donc mort à l'âge de 97
00:05:06ans, figure de la droite française.
00:05:09Il restera notamment associé à la deuxième cohabitation et à son duel fraticide entre Jacques Chirac, avec Jacques Chirac bien
00:05:15sûr lors de la présidentielle de 1995.
00:05:18Longtemps favori des sondages, Édouard Balladur avait finalement été éliminé dès le premier tour avant de se faire beaucoup plus
00:05:23discret dans la vie politique.
00:05:25Retour sur son parcours avec Vivian Hervier.
00:05:29J'ai décidé de présenter ma candidature à la présidence de la République.
00:05:35Le 18 janvier 1995, en direct de Matignon, Édouard Balladur met fin à plusieurs mois de suspense en se déclarant
00:05:43candidat à la présidentielle.
00:05:44Calme, posé, ne laissant transparaître aucune émotion, son style un peu vieille France rassure.
00:05:50Dans les sondages, Édouard Balladur bénéficie d'une cote de popularité insolente avec 58% d'opinions favorables,
00:05:58tandis que Jacques Chirac, qui a renoncé à une deuxième cohabitation avec François Mitterrand, stagne dans ses mêmes enquêtes d
00:06:04'opinion.
00:06:04Édouard Balladur a 66 ans, pour lui qui a fait une grande partie de sa carrière dans les antichambres du
00:06:10pouvoir à l'ombre des grands hommes.
00:06:12Cette occasion unique d'un destin national ne se refuse pas.
00:06:16C'est une expérience, enfin une expérience. C'est une période qui a été pleine d'intérêts pour moi, dans
00:06:23laquelle j'ai pu faire un certain nombre de choses,
00:06:25mais qui ne s'est pas terminée comme je l'aurais souhaité.
00:06:29Jacques Chirac n'était pas très désireux de me voir réussir.
00:06:33Retour en arrière, on est en 1964, Édouard Balladur a 35 ans.
00:06:38Il entre au cabinet du Premier ministre de l'époque, Georges Pompidou.
00:06:41Il a fait l'ENA et a suivi la filière de la haute fonction publique.
00:06:45Mai 68, les accords de Grenelle, il est dans les coulisses du pouvoir.
00:06:49Georges Pompidou est élu président de la République, le nom secrétaire général de l'Elysée.
00:06:54Il y restera jusqu'au décès du chef de l'État.
00:06:56Après l'élection de Valéry Giscard d'Estaing, Édouard Balladur se retrouve au Conseil d'État, puis dans le privé.
00:07:02Retour en politique en 1986.
00:07:04Jacques Chirac devenu Premier ministre de François Mitterrand,
00:07:07lors de la première cohabitation, le nom ministre de l'Économie et des Finances.
00:07:11A ce poste, il va mener une politique libérale, privatiser Suez, Paris-Bas, la Société Générale, TF1.
00:07:17Le chômage baisse, tout comme les déficits.
00:07:19Le FMI va lui décerner le titre de ministre des Finances de l'année.
00:07:241988, la gauche revient au pouvoir.
00:07:27Il faudra attendre 1993 pour revoir Édouard Balladur aux commandes,
00:07:31cette fois en tant que Premier ministre, pour la deuxième cohabitation avec François Mitterrand.
00:07:37Comme un accord, c'était l'objet de la conversation que nous avons eue le premier jour où je l
00:07:42'ai vue,
00:07:42le soir où il m'a nommé.
00:07:45Il m'a dit, je me comporterai comme un notaire.
00:07:49Je lui ai dit que je n'en croyais rien.
00:07:50Il n'y avait pas cru.
00:07:51Que je n'en croyais rien, d'ailleurs ça n'a pas été le cas.
00:07:56À l'approche de la présidentielle de 1995,
00:07:58l'image d'une droite qui s'entre-déchire, caricaturée ici par les guignols,
00:08:02n'est pas très éloignée de la réalité.
00:08:06Jacques Chirac et Édouard Balladur, les amis de 30 ans, sont à couteau tiré,
00:08:11même si aux journées parlementaires de l'UMP, ils maintiennent une unité de façade.
00:08:17Le style des deux candidats est diamétralement opposé.
00:08:20La campagne sera rude.
00:08:25La fin, on la connaît.
00:08:27Édouard Balladur, devancé au premier tour par Jacques Chirac,
00:08:30s'efface et appelle à voter pour son rival.
00:08:32Une séquence restée célèbre va désormais lui coller à la peau.
00:08:36Les Français l'ont décidé.
00:08:38C'est M. Jospin et M. Chirac
00:08:42qui seront présents.
00:08:46Je vous demande de vous arrêter.
00:08:49Je vous demande de vous arrêter.
00:08:51Après sa défaite, Édouard Balladur va petit à petit prendre ses distances avec la vie publique.
00:08:56Il écrit des livres, endosse le rôle de sage
00:08:59et conservera un regard toujours affûté sur ce monde politique auquel il a si longtemps appartenu.
00:09:06Je vous demande de vous arrêter.
00:09:07Cette phrase qui entrera bien sûr dans la postérité.
00:09:10C'est une page de l'histoire de la Vème République
00:09:12qui se tourne avec la disparition d'Édouard Balladur.
00:09:15Gérard Longuet, je le disais, vous avez fait partie de son gouvernement entre 1993 et 1994.
00:09:20Quelle image, quel souvenir vous garderez aujourd'hui ?
00:09:25Quel est le souvenir, l'image qui vous revient ce soir au moment de la disparition d'Édouard Balladur ?
00:09:31Un homme de conviction.
00:09:33Un homme de conviction qui a un parcours, vous l'avez, votre reportage est parfait,
00:09:39qui a un parcours de collaborateur, de ministre, de premier ministre, de président de la République,
00:09:45mais qui a des convictions par lui-même et qui est en économie profondément libérale
00:09:53et sur sa conception de la France, très soucieux de faire en sorte que notre pays puisse tenir son rang
00:10:02dans un système international de plus en plus compétitif, de plus en plus concurrentiel.
00:10:07J'entends que vous parlez de lui encore au présent.
00:10:09Oui, parce qu'en fait, vous avez évoqué 1993-1995, j'étais son ministre quand il était à Matignon,
00:10:17mais on gardait des contacts et en particulier pendant le mandat de Nicolas Sarkozy,
00:10:25Édouard Balladur a porté à la fois un travail de réflexion sur la décentralisation.
00:10:32J'étais président de région à l'époque, président de la région Lorraine d'ailleurs,
00:10:36président des régions de France, et franchement, le dire était extrêmement passionnant
00:10:42parce qu'il n'avait pas cette expérience de terrain qu'avait par exemple Pierre Bourouin,
00:10:46et il apprend très vite.
00:10:49Il comprend.
00:10:50Alors là où il est politiquement moins bon, et ça explique qu'il n'a pas emporté la primaire,
00:10:58c'est qu'il est en apparence très froid.
00:11:01En réalité, il juge les gens, ou plus exactement, il les examine, il les regarde sans a priori.
00:11:11Ça peut aller dans des détails stupides, ça lui est arrivé,
00:11:16cravate qui n'existe pas ou qui est mal mise.
00:11:19Et au contraire, il peut aller au fond de ce qu'apporte un syndicaliste,
00:11:26un élu local, c'est quelqu'un qui est gagné à être connu et qui était très exigeant vis-à
00:11:32-vis de lui-même.
00:11:33Vous voulez dire que l'image qu'on avait de lui, cette image très froide finalement,
00:11:37ne représentait pas réellement le personnage ?
00:11:41Alors si, si, froid.
00:11:43Parce qu'en fait, il ne voulait pas se livrer.
00:11:46Et il ne voulait pas être l'objet d'une attention,
00:11:49ce qui est évidemment gênant quand on est candidat à une élection présidentielle.
00:11:53Et dans le travail, par exemple, moi j'avais en charge le dossier de la mise en place de l
00:11:59'Organisation mondiale du commerce.
00:12:00Après, ce qu'elle est devenue, c'était une grande pagaille.
00:12:03Mais à l'origine, c'était une façon d'encadrer les plus forts, les Etats-Unis par exemple,
00:12:09et de faire en sorte que l'Europe, qui est composée de puissances moyennes,
00:12:13même si elles sont estimables,
00:12:15eh bien là, il était vraiment convaincu.
00:12:18Et cette conviction venait de ça,
00:12:21de son partenariat avec des gens, avec Georges Pompidou essentiellement.
00:12:27Georges Pompidou qui avait dû à gérer la fin de,
00:12:31c'est des vieilles histoires, la fin de l'étalon or pour le dollar,
00:12:36et ouvrant une période d'instabilité économique mondiale.
00:12:40Et Balladur aimait la France, la connaissait pas bien en théorie,
00:12:47sur le plan historique et statistique,
00:12:50manquait un petit peu de blanc sec sur le comptoir, voyez ce que je veux dire.
00:12:54– Effectivement, pour aller dans l'enfance de ce que dit le ministre,
00:12:58je pense qu'il y avait malgré tout une petite perception faussée,
00:13:00c'est que notamment quand on la comparait à Jacques Chirac,
00:13:02on avait l'impression, et c'était la caricature,
00:13:05on disait Balladur, il est plus mou que Jacques Chirac,
00:13:08alors qu'en réalité, je crois que là c'était vraiment faussé,
00:13:10c'est que d'un côté on avait quelqu'un qui pouvait être polissé,
00:13:13et cette civilité, on l'a pris pour de la molesse,
00:13:18alors qu'en réalité, je pense qu'en termes de conviction,
00:13:20il était sans doute plus tranché que l'était Jacques Chirac,
00:13:23et que le contraire, c'est que la faconde de Jacques Chirac,
00:13:26on l'a pris pour une forme de force,
00:13:28alors que quelquefois, c'est ce qui peut-être l'a empêché
00:13:32de prendre des décisions aussi rudes qu'il aurait fallu le faire.
00:13:36Donc je crois qu'il y a eu quand même une vraie perception faussée,
00:13:39parce qu'on a vraiment cru que Balladur était le mou du duo,
00:13:43alors que je pense qu'en termes de conviction, de cohérence,
00:13:46il était sans doute beaucoup plus tranché.
00:13:47Par 100% ce point de vue que vous avez exprimé.
00:13:52Profondément libéral, mais avec un côté social,
00:13:54par exemple sur la participation des salariés aux bénéfices,
00:13:58c'est lui qui a fait avancer la loi,
00:14:00c'est lui qui l'a fait changer,
00:14:02en s'opposant d'ailleurs au patronat qui, à chaque fois d'ailleurs,
00:14:05a le même réflexe, et il a fait avancer.
00:14:08C'est pour ça qu'il y a des salariés qui participent aujourd'hui
00:14:10aux bénéfices dans les entreprises,
00:14:12comme le voulait le général de Gaulle.
00:14:13Tout à fait, il y a un compromis chez Balladur,
00:14:16il y a un compromis entre la tradition de l'État,
00:14:18la France s'est faite autour de son État et de son armée,
00:14:21accessoirement,
00:14:22Et puis, la dimension sociale, c'est un pays
00:14:28où ce prélèvement public qui pèse lourdement
00:14:33correspond aussi à la gratuité de l'enseignement,
00:14:36de l'hôpital, de l'accès à la culture, ainsi de suite.
00:14:40Et en effet, Édouard Balladur l'acceptait,
00:14:43tout en tirant un signal d'alarme
00:14:45qu'aujourd'hui, on est tous obligés de...
00:14:48Enfin, je l'espère profondément de mettre en question
00:14:51à l'occasion de la présidentielle,
00:14:53parce qu'en effet, 53% de traitement public,
00:14:56il y a un moment où on se dit,
00:14:57il nous reste quoi pour vivre ?
00:14:58Alors, les mots d'Emmanuel Macron sur X.
00:15:01Édouard Balladur avait consacré sa vie
00:15:03à la Ve République, député de Paris,
00:15:05ministre puis Premier ministre,
00:15:07ce fidèle du président Pompidou,
00:15:08qui l'accompagna durant son mandat,
00:15:10avait la France au cœur.
00:15:12Il en fut le serviteur exigeant, mesuré, dévoué.
00:15:14Je salue sa mémoire et adresse,
00:15:16mes pensées à sa famille et à ses proches.
00:15:18On propose d'écouter également la réaction
00:15:19de l'ancien Premier ministre,
00:15:21ministre de l'Éducation nationale d'Édouard Balladur également.
00:15:24Il réagissait tout à l'heure sur CNews.
00:15:25C'est François Bayrou.
00:15:27Il avait le souci de l'État
00:15:29et la connaissance de l'État.
00:15:31Il était probablement un peu moins fait
00:15:33pour la sauvagerie des campagnes électorales,
00:15:36même si le temps n'était pas encore
00:15:38à la sauvagerie que nous connaissons aujourd'hui.
00:15:41J'ai toujours pensé à Édouard Balladur
00:15:44comme l'homme qui avait su faire
00:15:46un gouvernement dans lequel
00:15:49les qualités de chacun des ministres
00:15:53plus jeunes ou plus expérimentés
00:15:55s'exprimaient et se respectaient.
00:16:00Et en ce sens,
00:16:02il était en effet pour moi un repère.
00:16:05On est avec Arnaud Benedetti.
00:16:08Bonsoir Arnaud.
00:16:10Merci d'être avec nous en direct.
00:16:11Politologue, Édouard Balladur,
00:16:13c'est évidemment Matignon,
00:16:14mais aussi cette présidentielle en 1995
00:16:16qu'il semblait pouvoir gagner
00:16:18quelques mois auparavant.
00:16:20Comment expliquer une défaite
00:16:21qui reste finalement l'un des retournements
00:16:23les plus spectaculaires
00:16:25dans une campagne présidentielle,
00:16:26Arnaud Benedetti ?
00:16:28Ce n'est pas le seul dans une campagne présidentielle,
00:16:30mais Gérard Longuet a dit parfaitement,
00:16:33je crois,
00:16:34ce qui faisait la différence
00:16:35entre Jacques Chirac et Édouard Balladur,
00:16:38qui d'ailleurs étaient tous les deux
00:16:40des enfants de Georges Pompidou.
00:16:41Il faut le rappeler,
00:16:42puisqu'ils ont commencé leur carrière
00:16:45dans les cabinets de Georges Pompidou.
00:16:48On ne le dit pas,
00:16:49mais Édouard Balladur a joué un rôle
00:16:52très important avec Jacques Chirac
00:16:54au moment des accords de Grenelle.
00:16:56En mai 68, en juin.
00:16:57Avec Georges Pompidou, en effet,
00:17:00vont comprendre qu'il faut dissocier
00:17:02le mouvement ouvrier du mouvement étudiant
00:17:04pour faire retomber la pression.
00:17:06Donc Balladur a joué un rôle extrêmement important,
00:17:09j'allais dire,
00:17:10dans la Ve République,
00:17:12à trois reprises,
00:17:13ou quatre reprises.
00:17:14La première, en effet, c'est en 68.
00:17:16La deuxième, c'est qu'en effet,
00:17:17il devient secrétaire général de l'Élysée,
00:17:19succédant à Michel Jaubert,
00:17:20dans une période extrêmement difficile
00:17:22où le président de la République,
00:17:23Georges Pompidou, est malade.
00:17:25Donc il gère un certain nombre de dossiers
00:17:29extrêmement importants
00:17:30dans une période extrêmement délicate.
00:17:31Il va être celui,
00:17:33on ne le dit pas assez,
00:17:34mais qui va théoriser la cohabitation.
00:17:37Il faut comprendre que la question
00:17:38de la cohabitation,
00:17:39et Gérard Longuet le dirait beaucoup mieux que moi,
00:17:41mais n'allait pas de soi
00:17:44dans les années 80
00:17:46entre ceux qui considéraient
00:17:47qu'il ne fallait pas y aller
00:17:48parce que ce n'était pas dans l'esprit
00:17:49de la Constitution
00:17:50et ceux qui considéraient
00:17:51qu'il fallait y aller.
00:17:53Et Édouard Balladur va être celui
00:17:54qui va, d'une certaine manière,
00:17:57penser à la cohabitation
00:17:58et la théoriser pour Jacques Chirac.
00:18:01Et puis ensuite,
00:18:02il y a la période de Matignon,
00:18:05qui est une période
00:18:07qui sera une cohabitation de velours
00:18:08par rapport à la première cohabitation
00:18:10de 86-88,
00:18:12qui était beaucoup plus rugueuse
00:18:13entre Jacques Chirac et François Mitterrand.
00:18:15Les circonstances ne sont évidemment pas les mêmes.
00:18:18Et vraisemblablement,
00:18:19si vous voulez,
00:18:20ce qui fait la différence,
00:18:21c'est que c'est vrai,
00:18:22moi je me souviens d'une une du point,
00:18:24je crois,
00:18:25en janvier 95,
00:18:29où personne ne pouvait imaginer
00:18:31qu'Édouard Balladur
00:18:32pouvait perdre cette élection présidentielle.
00:18:35On voit Édouard Balladur
00:18:36monter les escaliers de Matignon
00:18:37et avec cette question,
00:18:39qui pourra l'arrêter ?
00:18:40Et on voit très bien
00:18:41qu'à partir de février, mars,
00:18:43les courbes de sondage
00:18:44vont se croiser.
00:18:46Vraisemblablement,
00:18:47Édouard Balladur était quelqu'un
00:18:49qui pouvait assumer indéniablement,
00:18:51parce que c'était un nombre de l'État
00:18:53et un pragmatique aussi,
00:18:55c'est le dernier pompidolien
00:18:56qui vient de disparaître ce soir.
00:18:58Mais vraisemblablement,
00:19:00lui manquait-il,
00:19:00j'allais dire,
00:19:01peut-être à un moment donné,
00:19:02mais un style qui était celui
00:19:05de Jacques Chirac
00:19:06et qui a permis à la fois
00:19:07une synthèse politique
00:19:08et une rencontre à un moment donné
00:19:09que l'on pensait improbable
00:19:11entre un homme
00:19:12qui avait souvent perdu
00:19:13des élections et un peuple.
00:19:15Et Balladur,
00:19:16de ce point de vue-là,
00:19:17a vraisemblablement pas pu,
00:19:18peut-être,
00:19:19passer la vitesse supérieure.
00:19:21Arnaud Benedetti,
00:19:22est-ce que la droite française
00:19:23porte encore aujourd'hui
00:19:24les traces de la fracture
00:19:26Balladur-Chirac ?
00:19:30C'est une page qui s'est tournée,
00:19:31ceci dit,
00:19:32ce sont d'abord
00:19:34deux styles différents.
00:19:36Balladur aura quand même
00:19:37joué un rôle très important
00:19:39dans, j'allais dire,
00:19:41l'impact du libéralisme
00:19:45dans le mouvement gaulliste.
00:19:47Il aura fait partie
00:19:47de ceux qui auront converti
00:19:49le gaullisme plutôt étatique,
00:19:52très social,
00:19:53de Jacques Chirac
00:19:53des années 70
00:19:56dans une forge libérale.
00:20:01Il est plutôt, disons,
00:20:03appartenant à ce que l'on peut appeler
00:20:04la droite orléaniste,
00:20:06même s'il vient malgré tout
00:20:07de la famille gaulliste.
00:20:09Chirac venant plutôt, lui,
00:20:11de la droite gaulliste,
00:20:12même si ensuite
00:20:13il s'est métamorphosé.
00:20:15Donc, j'allais dire,
00:20:15ces tendances politiques
00:20:16continuent à exister.
00:20:18C'est des récurrences
00:20:18qui existent depuis
00:20:19des décennies et des siècles
00:20:21dans les droites françaises.
00:20:23Mais je crois que la page est tournée.
00:20:26Ce qu'il faut dire aussi
00:20:28d'Edouard Balladur,
00:20:29c'est que c'était quelqu'un
00:20:30qui était tout de retenu,
00:20:32c'est-à-dire qu'il était
00:20:32habité par l'État
00:20:34et son style est évidemment
00:20:35très différent.
00:20:36C'est le moins qu'on puisse dire
00:20:38des dirigeants
00:20:38que l'on connaît aujourd'hui.
00:20:39Gérard Longuet.
00:20:41C'est la deuxième mort
00:20:42du président Pombidou, finalement.
00:20:44Et ce type d'homme politique
00:20:47pourrait-il exister aujourd'hui ?
00:20:49Je ne pense pas.
00:20:51Parce que la condition
00:20:53de l'homme politique
00:20:54s'est profondément dégradée
00:20:56depuis 20 ans.
00:20:58L'accélération de la communication,
00:21:00l'exigence de réponse immédiate
00:21:03à tout sujet
00:21:05que pose l'opinion
00:21:07au président de la République,
00:21:08qui n'est pas faite pour cela.
00:21:09Le président de la République,
00:21:10c'est le chef de l'État.
00:21:11Il y a un premier ministre
00:21:13qui est chef du gouvernement.
00:21:14Il y a des ministres
00:21:15qui doivent faire leur boulot.
00:21:16Mais ça ne marche plus comme ça.
00:21:19Aujourd'hui, on attend
00:21:20du président
00:21:20qu'il décrète
00:21:22la fin de la canicule
00:21:23ou qu'il nous explique
00:21:25comment les petites têtes blondes
00:21:28ou brunes
00:21:28vont réussir
00:21:30à enfin savoir lire le français
00:21:33au terme du primaire.
00:21:36chacun son métier.
00:21:38Et cette France
00:21:39où chacun fait son métier
00:21:41dans le système politique
00:21:42n'existe plus.
00:21:44Olivier Benkémoun,
00:21:45Édouard Balladur,
00:21:45c'est l'ancienne école aussi
00:21:47de la politique
00:21:48qui s'en va
00:21:49d'une certaine façon
00:21:49avec son décès ce soir ?
00:21:51Oui, mais en même temps,
00:21:52il s'était retiré
00:21:53depuis longtemps
00:21:53de la vie publique
00:21:56et politique.
00:21:57On le voyait comme
00:21:58jusqu'en 2020.
00:21:58Oui, mais à partir du moment
00:22:01où il perd
00:22:03l'élection
00:22:03face à Jacques Chirac,
00:22:04c'est terminé
00:22:06et il se retire.
00:22:07Mais voyez ce que vous dites
00:22:08c'est très intéressant.
00:22:09Mais une seconde,
00:22:10simplement,
00:22:11parce qu'Édouard Balladur
00:22:12sans doute qu'il fait partie
00:22:13des grands rendez-vous ratés
00:22:16avec la République.
00:22:16C'est-à-dire que Jacques Delors,
00:22:18comme Jacques Delors,
00:22:18comme Alain Juppé,
00:22:19comme Raymond Barre,
00:22:20il aurait pu,
00:22:21il aurait dû peut-être.
00:22:22Sauf que ça ne s'est pas fait.
00:22:23Vous vous disiez,
00:22:24il manque de blanc sec.
00:22:24Effectivement, regardez
00:22:25comment se comporte
00:22:26Édouard Philippe.
00:22:27Il faut être dans une baraque à frites
00:22:29et être généreux,
00:22:30généreux, généreux.
00:22:30Il n'a pas eu cette image
00:22:31de généreux.
00:22:32En revanche,
00:22:33l'image qu'il a eue,
00:22:33c'est celle du traître.
00:22:35Et d'une manière ou d'une autre,
00:22:36on n'oubliera pas
00:22:37dans la famille de droite
00:22:38ce qu'a été Édouard Balladur.
00:22:40À la fin,
00:22:41il reste la figure du traître.
00:22:43Il n'aurait pas dû se présenter
00:22:44contre Jacques Chirac.
00:22:45C'était leur pacte.
00:22:47Et c'est un pacte
00:22:47qui a duré longtemps.
00:22:49Dès 1980,
00:22:52Chirac perd l'élection.
00:22:53Il est avec Chirac
00:22:54et il fabrique,
00:22:55d'une certaine manière,
00:22:57sa nouvelle vision de la politique.
00:22:59Il aide, il épaule.
00:23:00Et cette bataille
00:23:02qu'il y a eu entre ces deux hommes
00:23:03où il part très haut,
00:23:05effectivement.
00:23:06Et chacun va mener une campagne.
00:23:08Chirac va mener la meilleure campagne,
00:23:10c'est vrai.
00:23:11Alors qu'il n'est pas le favori.
00:23:12Il part très bas
00:23:13et il a 18% dans les sondages.
00:23:15Eh bien,
00:23:16Édouard Balladur,
00:23:17il va rester.
00:23:17Je pense qu'il a...
00:23:18Alors, il y a deux choses.
00:23:20Le choc des élections,
00:23:21c'est-à-dire qu'il n'a pas été élu.
00:23:22Il n'a pas réussi à être élu
00:23:23à un moment donné.
00:23:26Mais simplement,
00:23:27l'idée que ça ne devait pas être lui
00:23:29et qu'il a pris de court
00:23:30Jacques Chirac,
00:23:31ça, d'une certaine manière,
00:23:33je crois que les électeurs
00:23:34ne lui ont pas...
00:23:35Et puis, il y a les guignols de l'info
00:23:36et puis il y a Plantu.
00:23:37C'est les guignols de l'info
00:23:38qui l'ont montré
00:23:38un peu en bas la mou,
00:23:40etc.
00:23:41Et puis Plantu
00:23:42avec la chaise à porteurs.
00:23:43Ça, l'image,
00:23:44elle a été, me semble-t-il,
00:23:46terrible
00:23:46pour ce grand serviteur de l'info.
00:23:47Allez, un mot de part,
00:23:48rapidement, Olivier.
00:23:49Une petite anecdote,
00:23:50parce qu'Olivier disait
00:23:51qu'effectivement,
00:23:52la campagne de Jacques Chirac
00:23:53a été meilleure.
00:23:54C'est vrai.
00:23:54Il y a eu un moment,
00:23:55quand même,
00:23:56où ça n'a pas duré longtemps,
00:23:58où l'équipe de Balladur
00:23:59a compris.
00:23:59Vous savez,
00:24:00c'était la campagne
00:24:00de manger des pommes
00:24:01de Jacques Chirac.
00:24:02Ils distribuaient des pommes
00:24:03et dans quelques villes,
00:24:05il y avait,
00:24:06quelques mètres après
00:24:06la distribution des pommes
00:24:07de Jacques Chirac,
00:24:08les équipes de Balladur
00:24:09qui distribuaient de la tarte
00:24:10aux pommes en disant
00:24:11c'est comme Chirac
00:24:12mais en plus élaboré.
00:24:13C'est le seul jour
00:24:14où ils ont réussi
00:24:15à faire un coup
00:24:16dans la campagne politique.
00:24:17Le manger des pommes
00:24:18qui a aussi une répercussion
00:24:19grâce aussi au guignol de l'info.
00:24:20Totalement, effectivement.
00:24:22Merci beaucoup Gérard Longuet.
00:24:23Merci d'avoir été avec nous
00:24:24ancien ministre de la Défense,
00:24:25ancien ministre de l'Industrie
00:24:26d'Edouard Balladur.
00:24:27La pause.
00:24:27Dans un instant,
00:24:28on parlait de la rentrée
00:24:28des classes tout à l'heure
00:24:29et à la veille de cette rentrée,
00:24:31l'inquiétude qui reste très forte
00:24:32chez certains parents parisiens
00:24:34après le scandale
00:24:35qui a secoué le périscolaire
00:24:37ces derniers mois.
00:24:38On en parlera dans un instant.
00:24:40Restez avec nous sur CNews
00:24:41pour la suite de Soir Info.
00:24:45De retour sur CNews
00:24:46pour la suite de Soir Info.
00:24:47Merci de nous rejoindre
00:24:48à quelques heures
00:24:49de la rentrée des classes.
00:24:50Le retour à l'école
00:24:52à la veille de cette rentrée
00:24:53l'inquiétude qui gagne
00:24:55malheureusement les parents
00:24:56et notamment les parents parisiens
00:24:58après le scandale
00:24:59qui a secoué le périscolaire
00:25:00ces derniers mois
00:25:01depuis le début de l'année.
00:25:03132 animateurs
00:25:03ont été suspendus à Paris
00:25:05dont 52 pour des suspicions
00:25:07de violences sexuelles
00:25:08ou sexistes.
00:25:09Aujourd'hui,
00:25:09pour la première fois
00:25:10depuis le début des procès,
00:25:11un animateur a admis les faits
00:25:12même s'il affirme
00:25:13d'en garder que très peu
00:25:14de souvenirs.
00:25:15Ce sont ses mots.
00:25:16Alors ce soir,
00:25:16une question pour les familles.
00:25:18Pourront-elles demain
00:25:19laisser leurs enfants
00:25:20au centre aéré en toute sécurité ?
00:25:21Parce qu'en réalité,
00:25:22la question aujourd'hui,
00:25:23elle est là.
00:25:24L'inquiétude,
00:25:25le fait que demain,
00:25:26certains parents auront peut-être
00:25:27une forme de boule au ventre
00:25:29lorsqu'ils vont déposer
00:25:29leurs enfants à l'école.
00:25:30Il y a aussi beaucoup de ça
00:25:32malheureusement.
00:25:32On va en parler donc avec Anne
00:25:33qui est avec nous,
00:25:34cofondatrice du collectif
00:25:35SOS Péri Scolaire.
00:25:36Bonsoir Anne.
00:25:37Cinq ans de prison
00:25:38dont au moins un enferme
00:25:40ont été requis
00:25:40contre cet homme de 38 ans
00:25:42jugé pour des agressions sexuelles
00:25:43sur neuf enfants âgés de 6 à 9 ans.
00:25:47La décision sera rendue le 15 septembre.
00:25:49Pour la première fois
00:25:50depuis le début de ces procès,
00:25:52un animateur reconnaît les faits,
00:25:53même s'il ne dit pas
00:25:54s'en souvenir précisément.
00:25:56Pour les familles et les victimes
00:25:57que vous accompagnez,
00:25:58est-ce que c'est une étape
00:25:59importante aujourd'hui ?
00:26:00Ce quatrième procès,
00:26:02oui, parce qu'en fait,
00:26:03à chaque fois qu'il y a un procès,
00:26:04ils sont rares,
00:26:05puisqu'il faut rappeler
00:26:05qu'un certain nombre de plaintes,
00:26:07une majorité de plaintes
00:26:08sont classées.
00:26:09On va très rarement au procès
00:26:10puisque dans ces affaires-là,
00:26:11c'est toujours la parole de l'enfant
00:26:13et souvent la parole
00:26:14de plusieurs enfants.
00:26:15Il n'y a eu qu'une seule
00:26:16condamnation pour le moment.
00:26:17Contre celle d'un adulte.
00:26:18Donc chaque procès ravive
00:26:20l'espoir que justice soit rendue.
00:26:21Comme vous le disiez,
00:26:22les deux premiers procès
00:26:23ont abouti à une relaxe.
00:26:25Le troisième procès a du sursis.
00:26:27Là, peut-être que,
00:26:28parce qu'il a en effet reconnu
00:26:30les faits,
00:26:32on pourrait espérer
00:26:33une véritable condamnation.
00:26:34Maintenant, de toute manière,
00:26:35la réquisition est quand même
00:26:36très faible.
00:26:37Un enferme pour quelqu'un
00:26:39qui était visiblement
00:26:40avec une injonction de soins
00:26:42qu'il n'a pas suivi,
00:26:42qui a reconnu les faits.
00:26:45Il avait toute conscience
00:26:46en fait des règles
00:26:47puisqu'il l'a rappelé.
00:26:48J'ai dérogé la première règle
00:26:50de l'animateur
00:26:50qui est celle de maintenir
00:26:51les enfants en sécurité
00:26:53affective et physique.
00:26:54Donc en fait,
00:26:55on voit qu'il y avait
00:26:56cette conscience.
00:26:56Ensuite, il a été en relation
00:26:58avec des pédocriminels.
00:26:59Tout ça, c'est quand même
00:27:00un peu lourd.
00:27:01Un enferme,
00:27:02quand bien même
00:27:02on les obtiendrait,
00:27:03me paraîtrait très très peu
00:27:05pour neuf enfants
00:27:07agressés sexuellement.
00:27:08Sans parler qu'un enferme,
00:27:09si effectivement
00:27:11les victimes l'obtiennent,
00:27:12ça sera peut-être
00:27:14une peine aménagée
00:27:14parce que quand on est
00:27:16un an,
00:27:17ça peut être aménagé.
00:27:17Oui, c'est souvent aménagé.
00:27:18C'est quasiment automatique.
00:27:20On en parle à chaque fois.
00:27:21De toute manière,
00:27:22les condamnations,
00:27:23s'il y en avait,
00:27:24sont toujours en deçà
00:27:25puisqu'il y a aussi
00:27:27ce problème
00:27:28du nombre d'enfants
00:27:29avec la confusion des peines
00:27:31et que donc
00:27:31ça ne peut pas s'accumuler.
00:27:33On pourrait,
00:27:33si on fait un ratio,
00:27:35quand il y a une condamnation
00:27:36par enfant,
00:27:37le chiffre est ridicule.
00:27:38Que vaut la vie
00:27:39d'un enfant
00:27:39qui est anéanti
00:27:41par une agression sexuelle
00:27:43face à un certain nombre
00:27:44de mois finalement ?
00:27:45Vous voyez ce que je veux dire ?
00:27:46Quand il y a neuf enfants
00:27:47et qu'on obtient un an,
00:27:48ça veut dire que
00:27:49chaque enfant
00:27:51se voit reconnaître
00:27:52combien de temps ?
00:27:52Vous voyez ce que je veux dire
00:27:53dans la condamnation ?
00:27:54Si on l'obtenait.
00:27:55Donc vraiment,
00:27:56c'est toujours ridicule.
00:27:57Cette question,
00:27:57elle est centrale,
00:27:58Joseph Touvenel,
00:27:59dans cette affaire.
00:27:59C'est-à-dire,
00:28:00que vaut la parole
00:28:00d'un enfant aujourd'hui ?
00:28:01C'est un peu ce qu'on se demande tous
00:28:03finalement depuis que ce scandale
00:28:05a éclaté.
00:28:06Lorsqu'on voit
00:28:06dans un des procès
00:28:09qu'il y a pu avoir
00:28:12qu'un des prévenus
00:28:14était accusé
00:28:16d'agression sexuelle
00:28:18sur plusieurs fillettes
00:28:19et à côté de ça,
00:28:20il était accusé également
00:28:21d'harcèlement sexuel
00:28:23sur deux de ses collègues,
00:28:25je crois ?
00:28:25Sur deux collègues,
00:28:26mais il a été condamné pour une
00:28:27et effectivement,
00:28:28dans l'affaire dont vous parlez,
00:28:29c'est l'affaire Baudin,
00:28:30c'est le premier procès parisien
00:28:31parce que nous,
00:28:31on s'occupe de toute la France
00:28:32et il faut quand même
00:28:33vous rassurer
00:28:34et rassurer les téléspectateurs
00:28:35et les téléspectatrices,
00:28:36il y a beaucoup de procès
00:28:37qui se sont tenus en France
00:28:38et qui ont quand même
00:28:39abouti à des condamnations
00:28:40mais ça donne malgré tout
00:28:41l'impression qu'en fonction
00:28:42de là où on se trouve,
00:28:43pour des affaires
00:28:44sans preuve matérielle,
00:28:45on a une condamnation,
00:28:46par exemple à Reusé,
00:28:47on sait qu'on peut arriver
00:28:48à obtenir une condamnation
00:28:49sans preuve matérielle
00:28:50et puis là,
00:28:51on a effectivement Baudin
00:28:52où on a neuf enfants,
00:28:53il n'y a pas de preuve matérielle,
00:28:55on est sur la parole
00:28:55et une adulte,
00:28:57enfin il y a plusieurs adultes
00:28:58mais en tout cas pour l'une d'entre elles,
00:28:59il n'y a pas de preuve matérielle
00:29:00non plus à ma connaissance,
00:29:01le harcèlement sexuel
00:29:02n'a pas été filmé non plus
00:29:03mais il y a une condamnation.
00:29:04Il y a une condamnation.
00:29:05Donc on voit que la parole
00:29:05de l'adulte prime toujours
00:29:07sur celle de plusieurs enfants,
00:29:09on en est encore là.
00:29:09Le conseil est terrible.
00:29:10C'est toujours difficile
00:29:12avec des enfants
00:29:14mais il y a des éléments
00:29:15qui sont des éléments
00:29:18très concrets,
00:29:19c'est-à-dire que quand un enfant,
00:29:20d'abord quand il parle
00:29:21de quelque chose,
00:29:22on écoute,
00:29:23tous les parents écoutent
00:29:24et on se rend compte
00:29:25qu'il y a quelque chose
00:29:26d'anormal
00:29:26et puis quand un enfant
00:29:28commence à faire des cauchemars,
00:29:30a pu dormir,
00:29:31a pu vouloir aller à l'école,
00:29:32ça c'est des choses
00:29:33très concrètes
00:29:34dont les autorités,
00:29:35les autorités scolaires
00:29:36et périscolaires
00:29:37doivent tenir compte
00:29:38et moi ce que je trouve
00:29:40totalement accablant,
00:29:42c'est le déni
00:29:42et l'omerta
00:29:44qui a duré pendant des mois
00:29:45et qui continue.
00:29:46Quand j'entends
00:29:47Madame Hidalgo
00:29:48qui l'a récemment dit
00:29:49mais moi j'étais au courant
00:29:50de rien
00:29:51et on voit très bien
00:29:52qu'elle a été
00:29:53en conseil municipal,
00:29:54l'opposition
00:29:55lui avait lancé au visage
00:29:57ce problème-là
00:29:57et osé dire
00:29:59qu'elle dise
00:30:00je n'ai pas vu,
00:30:02je ne l'ai pas voulu entendre
00:30:03mais c'est ça qui est grave
00:30:04parce qu'on s'adresse
00:30:05à des enfants
00:30:06que l'on confie
00:30:07à la collectivité
00:30:08normalement
00:30:09en toute confiance.
00:30:10Donc les sanctions
00:30:11doivent être
00:30:12beaucoup plus fortes
00:30:13pour protéger
00:30:15les plus innocents
00:30:16des innocents
00:30:16qui s'appellent
00:30:17les enfants.
00:30:18Vous faisiez référence
00:30:19à Anne Hidalgo,
00:30:20dernièrement Anne Hidalgo
00:30:21et son ancien adjoint
00:30:22chargé notamment
00:30:23de l'éducation.
00:30:24Patrick Bloch
00:30:24ont été mis en cause
00:30:25par des familles
00:30:26qui leur reprochent
00:30:26de ne pas avoir
00:30:27suffisamment réagi
00:30:28à des alertes antérieures.
00:30:31Là aussi finalement
00:30:32on est en train
00:30:33peut-être de basculer
00:30:34vers autre chose
00:30:35si demain
00:30:36ces accusations
00:30:37vis-à-vis de la maire
00:30:39de Paris
00:30:39étaient avérées.
00:30:40Vous l'avez entendu
00:30:41la maire de Paris
00:30:41depuis le début du scandale ?
00:30:43Est-ce que vous l'avez entendu ?
00:30:43Non Patrick Bloch
00:30:44vous ne l'avez pas entendu
00:30:45non plus ?
00:30:46Évidemment
00:30:46alors il y aura
00:30:48les plaintes
00:30:48et il y a
00:30:49ces trois plaintes
00:30:50qui visent Anne Hidalgo
00:30:52et Patrick Bloch
00:30:53notamment
00:30:54il y a une chose
00:30:55qui est très intéressante
00:30:55ce qui a été annoncé
00:30:57ce week-end
00:30:58par Agnès Sévrin
00:30:58qui est sénatrice LR
00:31:01il y a une commission
00:31:01d'enquête au Sénat
00:31:02et là
00:31:03elle ne pourra pas
00:31:03se défiler
00:31:03elle est convoquée
00:31:04et Agnès Sévrin
00:31:05elle a voulu accélérer
00:31:06les choses
00:31:07Anne Hidalgo
00:31:08elle est convoquée
00:31:08avec Patrick Bloch
00:31:09avec l'actuel maire
00:31:10Emmanuel Grégoire
00:31:11début septembre
00:31:12donc ils vont devoir répondre
00:31:14devoir répondre
00:31:15de ces questions
00:31:16de déni
00:31:16parce qu'à chaque fois
00:31:17qu'ils ont été alertés
00:31:18et ça dure
00:31:19ça fait au moins dix ans
00:31:20qu'il y a des alertes
00:31:21et des alertes
00:31:22en conseil de Paris
00:31:23qu'il y a des gens
00:31:23qui viennent leur dire
00:31:24mais attention
00:31:24mais regardez
00:31:25mais ils disent
00:31:26non mais c'est pas vrai
00:31:27en fait non
00:31:28donc c'est pas possible
00:31:29aujourd'hui
00:31:30ils vont devoir répondre
00:31:31à des choses
00:31:32qui sont
00:31:32et ensuite
00:31:34cette commission
00:31:35moi j'espère beaucoup
00:31:35de cette commission
00:31:36parce qu'il faut tout changer
00:31:37il y a une journaliste
00:31:38du Parisien
00:31:39je crois qui s'est infiltrée
00:31:40en fait qui s'est infiltrée
00:31:42qui a réussi
00:31:43à être employée
00:31:43comme
00:31:45il y en a plusieurs
00:31:46qui ont fait ça
00:31:46en huit minutes à peine
00:31:48elle a réussi
00:31:49à être employée
00:31:50dans une formation
00:31:52pour laquelle
00:31:53vous parlez de celle
00:31:54avec le livre
00:31:55les rois du silence
00:31:55on a fait la préface
00:31:56effectivement
00:31:57elle s'infiltrait très facilement
00:31:58huit minutes
00:31:59huit minutes
00:32:00pour être employée
00:32:01dans un établissement scolaire
00:32:01ça ne peut plus arriver
00:32:02aujourd'hui à la mairie de Paris
00:32:03les procédures ont changé
00:32:05par contre
00:32:06cette plainte
00:32:07beaucoup de gens
00:32:07pensent qu'elle est symbolique
00:32:08nous
00:32:09évidemment
00:32:10ce sont les parents
00:32:11qui ont porté plainte
00:32:12des parents d'enfants victimes
00:32:13de l'école Saint-Dominique
00:32:14mais cette plainte
00:32:15en réalité ce qui est très intéressant
00:32:17c'est de voir
00:32:17que c'est une plainte personnelle
00:32:18je ne sais pas
00:32:19si vous avez noté
00:32:20ce détail
00:32:20qui n'en est pas un
00:32:21les plaintes
00:32:22ne visent pas
00:32:23l'ancienne maire de Paris
00:32:24où M. Bloch
00:32:25entend que son ancien adjoint
00:32:27mais ces deux personnes
00:32:28en tant que personnes
00:32:29physiques
00:32:29pas la personne morale
00:32:30c'est-à-dire que
00:32:32visiblement
00:32:32dans ce dossier
00:32:33on pense
00:32:34que leur abstention
00:32:36caractérisée
00:32:37est caractérisée
00:32:38de ne pas avoir fait
00:32:38ce qu'il fallait
00:32:39et qu'ils ne pourront pas dire
00:32:40que c'était pour la bonne marche
00:32:41du service public
00:32:42et ça c'est un détail
00:32:43qui doit attirer l'attention
00:32:44parce que nous
00:32:45on a des parents
00:32:46tous les jours
00:32:46au téléphone
00:32:47ça n'a pas arrêté
00:32:48cet été
00:32:49on a Tarnos
00:32:50il y a Biarritz
00:32:51il y a une nouvelle affaire
00:32:52près de Montauban
00:32:53tous les jours
00:32:54il y en a
00:32:55il y a Mardier
00:32:55donc ça continue
00:32:56et en fait
00:32:57ce qui est au centre
00:32:58de toutes ces affaires
00:32:58maintenant au-delà
00:32:59des prédateurs supposés
00:33:02présumés
00:33:02c'est la réaction des mairies
00:33:04et les mairies
00:33:05doivent comprendre
00:33:06qu'aujourd'hui
00:33:07si elles n'appliquent pas
00:33:08par exemple
00:33:09l'article 40
00:33:10auquel elles sont soumis
00:33:11c'est-à-dire
00:33:11de saisir le procureur
00:33:12de la République
00:33:13quand elles sont conscients
00:33:14qu'il y a des violences
00:33:15sur des enfants
00:33:16dont ils prennent connaissance
00:33:17lors de l'exercice
00:33:17de leur fonction
00:33:18si ça ce n'est pas appliqué
00:33:20et puis ensuite
00:33:20la communication
00:33:21avec les parents
00:33:22parce que ça
00:33:23ça peut aussi être considéré
00:33:24comme une entrave
00:33:24les parents
00:33:25s'ils ne savent pas
00:33:25qu'il y a une plainte
00:33:26ils ne peuvent pas
00:33:26interroger leurs enfants
00:33:27et voir les signaux
00:33:28dont vous parliez tout à l'heure
00:33:29donc il faut que les mairies
00:33:30comprennent bien
00:33:31qu'aujourd'hui
00:33:32les parents
00:33:33veulent voir
00:33:34les responsables
00:33:35mis face à leur responsabilité
00:33:36et les parents
00:33:37n'hésiteront plus
00:33:38et il y en aura d'autres
00:33:39je pense
00:33:39des plaintes comme ça
00:33:40Olivier si on avait entendu
00:33:42Annie Dalgo
00:33:42Annie Dalgo
00:33:43elle a dit que l'information
00:33:44n'était pas arrivée
00:33:44l'information n'était pas arrivée
00:33:46jusqu'à elle
00:33:47je peux comprendre
00:33:47comme je l'ai dit plusieurs fois
00:33:49je peux comprendre
00:33:50que quand on est maire de Paris
00:33:51on ne lit pas peut-être
00:33:52tous les emails
00:33:52dont on est en copie
00:33:53je peux l'entendre
00:33:54maintenant
00:33:54elle a dit quelque chose d'intéressant
00:33:56elle a parlé de hiérarchie intermédiaire
00:33:57nous on est quand même
00:33:58très très bien placés
00:33:59pour savoir que
00:34:00probablement
00:34:01ce qu'elle veut dire
00:34:01par hiérarchie intermédiaire
00:34:02c'est les gens qui sont
00:34:03dans les CASP
00:34:04ces bureaux parisiens
00:34:05qui gèrent le périscolaire
00:34:06par arrondissement
00:34:07ainsi que la Dasco
00:34:08c'est-à-dire la direction
00:34:09des affaires scolaires
00:34:10et bien nous on sait
00:34:11que dans ces CASP
00:34:12il y a des gens en effet
00:34:13qui n'ont pas donné suite
00:34:15à des signalements
00:34:15les parents nous en ont parlé
00:34:17on répond d'ailleurs de ça
00:34:19dans les commissions d'enquête
00:34:20puisqu'il y a aussi
00:34:21celle de monsieur Garapon
00:34:22ainsi que celle d'Inès de Ragnel
00:34:24menée par la mairie de Paris
00:34:25et l'opposition
00:34:26on le dit
00:34:27et ces gens-là aussi
00:34:29les parents
00:34:29veulent les voir répondre
00:34:31de leur déni
00:34:32de leur minimisation
00:34:33et du fait qu'ils n'ont pas agi
00:34:35quand les parents
00:34:36les saisissaient
00:34:36puisque ce sont
00:34:37les supérieurs hiérarchiques
00:34:38quand on sort de l'école
00:34:39on arrive sur les CASP
00:34:40donc est-ce que
00:34:41Anne Hidalgo parle de ces gens-là
00:34:42je ne sais pas
00:34:43mais en tout cas
00:34:44les parents veulent voir
00:34:44toutes les strates
00:34:45de la hiérarchie
00:34:46mise en cause
00:34:47Anne, demain
00:34:48des milliers de parents
00:34:49vont de nouveau confier
00:34:50leurs enfants aux périscolaires
00:34:51c'est un peu la question
00:34:52que je posais tout à l'heure
00:34:53vous qui accompagnez
00:34:54des victimes
00:34:55et leur famille
00:34:56est-ce que vous leur dites
00:34:57ce soir
00:34:57qu'ils peuvent le faire
00:34:58en toute confiance en réalité ?
00:35:00C'est une question
00:35:01qu'on me pose souvent
00:35:01et elle est très délicate
00:35:02parce que
00:35:03le risque zéro n'existe pas
00:35:04n'existera jamais
00:35:05ni à l'école
00:35:06ni ailleurs
00:35:07ça voilà
00:35:07on le sait
00:35:08il y a des pédocriminels
00:35:09qui s'infiltrent
00:35:09peut-être qu'à partir de maintenant
00:35:10ils s'infiltreront
00:35:11un peu moins
00:35:12moi ce que je peux vous dire
00:35:12c'est que moi
00:35:13parisienne
00:35:14ma fille va au périscolaire
00:35:16déjà
00:35:16si ça peut rassurer
00:35:17alors que
00:35:17Dieu sait que je vois
00:35:18et vous ne vous posez pas la question ?
00:35:20Moi j'ai mis en place
00:35:21ce que je conseille toujours
00:35:22aux parents de faire
00:35:23et ce que je conseille
00:35:23à toutes celles et ceux
00:35:24qui nous écoutent de faire
00:35:25c'est-à-dire
00:35:25un déjà exigé
00:35:27et a priori ça y est
00:35:28on sait que
00:35:29ça est devenu obligatoire
00:35:30la réunion de rentrée
00:35:31où on va présenter
00:35:33l'équipe périscolaire
00:35:34aux parents
00:35:35ce qui n'était pas
00:35:36mis en place partout
00:35:37à Paris jusqu'à aujourd'hui
00:35:38ainsi que le fameux
00:35:39trombinoscope
00:35:40ça fait depuis 2021
00:35:41qu'on l'attend
00:35:42enfin on va avoir
00:35:43un trombinoscope
00:35:43en bonne et due forme
00:35:45avec des photos
00:35:46et là je dois dire
00:35:46que la mairie de Paris
00:35:48tient quand même sa promesse
00:35:49il y a plein d'autres mesures
00:35:50mais sur ça
00:35:50en fait
00:35:51ils le font
00:35:52alors qu'ils ne sont pas
00:35:55vraiment légalement
00:35:56en mesure d'obliger
00:35:57les agents à le faire
00:35:58alors il y a le Parisien
00:35:58qui a publié un chiffre
00:35:59quand même
00:36:00il y a une volonté politique
00:36:01en tout cas aujourd'hui
00:36:02de répondre à cette demande
00:36:03qui était la demande
00:36:04numéro 1 des parents
00:36:04on veut savoir
00:36:05à qui on confie
00:36:07nos enfants
00:36:07et c'est vrai que d'un coup
00:36:08les parents se sont rendus
00:36:10compte partout en France
00:36:10qu'ils confiaient leurs enfants
00:36:12les yeux fermés
00:36:12à des gens qu'ils ne connaissaient pas
00:36:13ça c'est fini
00:36:14cette époque-là
00:36:15elle est finie
00:36:15ça ne suffit pas
00:36:16un trombinoscope
00:36:17une photo
00:36:17ça ne suffit pas
00:36:18ça ne suffit pas
00:36:19tous les parents veulent savoir
00:36:20si le casier judiciaire
00:36:22a été vérifié
00:36:23ils ne peuvent pas être embauchés
00:36:24si le casier judiciaire
00:36:25n'est pas vierge
00:36:26ça déjà je peux vous rassurer
00:36:27en tout cas ce que je peux dire
00:36:28c'est que donc
00:36:28en tout cas à Paris
00:36:29ça a été le cas
00:36:30ça a été le cas
00:36:31non ça n'a pas été le cas
00:36:32en fait il faut faire la différence
00:36:32entre les mesures
00:36:33prises dans ce qu'on appelle
00:36:34les accueils collectifs de mineurs
00:36:35c'est-à-dire les accueils périscolaires
00:36:37qui sont déclarés
00:36:37au SDJES
00:36:39pardon c'est un peu technique
00:36:40mais ça jeunesse et sport
00:36:41et à ce moment-là
00:36:41le périscolaire se retrouve
00:36:42dans un cadre légal fixe
00:36:44et puis tout le reste
00:36:45ce n'est pas déclaré
00:36:46et c'est tout à fait légal
00:36:47pour une mairie
00:36:48de ne pas déclarer
00:36:49on appelle ça comme ça
00:36:50son accueil au SDJES
00:36:51ça devient de la garderie
00:36:52et en revanche là
00:36:53oui la garderie
00:36:53c'est le Far West
00:36:54il n'y a pas de cadre légal
00:36:55et il peut se passer n'importe quoi
00:36:56il n'y a pas de taux d'encadrement
00:36:58etc.
00:36:58en tout cas ce qu'on voit aujourd'hui
00:36:59et pour répondre à votre question
00:37:01que je n'ai pas oublié
00:37:02entre temps
00:37:03Michael
00:37:03c'est que demain
00:37:04je pense qu'à Paris
00:37:05en tout cas de gros efforts
00:37:06ont été faits
00:37:07et le trombinoscope
00:37:08qui paraît un détail
00:37:09ça n'en est pas un
00:37:10parce que je pense
00:37:10qu'un animateur
00:37:11quand il n'y a pas son nom
00:37:12quand il n'y a pas son visage
00:37:13vous imaginez le sentiment
00:37:14d'impunité
00:37:15quand on a des parents
00:37:16qui doivent porter
00:37:16plein de contrix
00:37:17parce qu'en fait
00:37:18leur enfant n'a même pas
00:37:19le prénom
00:37:19l'enquête préliminaire
00:37:21elle ne peut pas
00:37:22être facilitée
00:37:24quand déjà
00:37:24on ne sait même pas
00:37:25avec certitude
00:37:26à qui on a affaire
00:37:27donc le sentiment d'impunité
00:37:28il était écrasant
00:37:29jusque là
00:37:29un animateur pouvait aller
00:37:31venir dans une école
00:37:31et qu'on ne sache même pas
00:37:32son prénom
00:37:33donc ça c'est fini
00:37:34et heureusement
00:37:35maintenant nous ce qu'on veut
00:37:36c'est que ça devienne national
00:37:37que ces mesures soient appliquées
00:37:39partout en France
00:37:39et donc on espère
00:37:41que les mairies
00:37:41parce qu'il faut véritablement
00:37:42une volonté politique
00:37:44là on attend
00:37:45pour le reste de la France
00:37:46c'est des responsabilités individuelles
00:37:48c'est-à-dire que chaque mairie
00:37:49que chaque maire
00:37:50dans les communes
00:37:50qui ont un accueil périscolaire
00:37:51se regarde en face
00:37:52et dise
00:37:53qu'est-ce que moi
00:37:53je vais faire
00:37:54pour garantir aux parents
00:37:55la sécurité
00:37:56toujours est-il
00:37:57que la confiance aujourd'hui
00:37:58et bien forcément
00:37:59elle en a pris un coup
00:38:00il y a un chiffre du Parisien
00:38:02qui a été publié
00:38:0212% d'inscription au moins
00:38:04sur le mois de juillet 2026
00:38:07par rapport à juillet 2025
00:38:09pour le périscolaire
00:38:10pour notamment
00:38:11les centres aérés
00:38:12écoutez ce que disait
00:38:13sur la question de la confiance
00:38:14aujourd'hui le ministre
00:38:15de l'éducation nationale
00:38:16Edouard Geffray
00:38:18laisse son enfant
00:38:19à la grille
00:38:19il doit avoir
00:38:20une confiance absolue
00:38:21dans ce qui se passe
00:38:22de l'autre côté de la grille
00:38:22quelle que soit la personne
00:38:24qui est ensuite en charge
00:38:24de son enfant
00:38:25il faut que les parents
00:38:26enfin moi je crois
00:38:26profondément que les parents
00:38:28ont vocation
00:38:29à avoir confiance
00:38:29l'immense majorité
00:38:30des amateurs
00:38:30paris scolaires
00:38:31sont des gens
00:38:31qui sont dévoués
00:38:32à leurs enfants
00:38:33mais qu'en revanche
00:38:35il appartient en collectivité
00:38:36locale
00:38:36comme l'éducation nationale
00:38:37d'une vigilance absolue
00:38:39au stade du recrutement
00:38:40dans le passage
00:38:41des intéressés
00:38:42au fichier
00:38:42ensuite
00:38:43dans le regard professionnel
00:38:46que des collègues
00:38:47exercent entre eux
00:38:48et après ça
00:38:49il faut être d'une sévérité
00:38:51catégorique
00:38:51en cas de manquement
00:38:54Voilà ce qu'on pouvait dire
00:38:55sur le périscolaire
00:38:55Edouard Geffray
00:38:56qui a également annoncé
00:38:57la mise en place
00:38:58d'un questionnaire
00:38:58vous savez ce questionnaire
00:39:00sur la détection
00:39:02justement de
00:39:02Alors Edouard Geffray
00:39:04moi je trouve
00:39:05qu'il y a une volonté politique
00:39:06de sa part
00:39:06parce que nous
00:39:07on l'a rencontré très tôt
00:39:08on l'a tout de suite alerté
00:39:09sur le fonctionnement en silo
00:39:10d'un côté l'éducation nationale
00:39:11et de l'autre côté
00:39:12les collectivités
00:39:13qui gèrent le périscolaire
00:39:14et ces deux mondes
00:39:15ne se rencontraient jamais
00:39:18donc il avait fait
00:39:19une circulaire déjà
00:39:20pour que
00:39:21j'arrive à votre question
00:39:23pour que les deux mondes
00:39:24se rapprochent un petit peu
00:39:25parce que nous
00:39:25on était étonnés
00:39:26que des enseignants
00:39:26par exemple
00:39:27ne signalent jamais
00:39:29des animateurs
00:39:29ils signalent quand il y a
00:39:30une suspicion de violence
00:39:31intrafamiliale
00:39:31mais ils ne signalaient pas
00:39:32les animateurs
00:39:33et bien je trouve
00:39:34que dans ce questionnaire
00:39:35il y a un petit peu
00:39:36cette envie là
00:39:37c'est à dire qu'au moins
00:39:37monsieur Geffray
00:39:38il a vu que
00:39:39par ce questionnaire
00:39:40il pouvait également
00:39:41parce qu'évidemment
00:39:42le scandale du périscolaire
00:39:43n'y est pas pour rien
00:39:44il y a différents scandales
00:39:45et bien ce questionnaire
00:39:46après il est très
00:39:47il y a beaucoup de questions
00:39:48qui se posent
00:39:49qui va récupérer les réponses
00:39:51qu'est-ce qui va se passer
00:39:52quand un enfant
00:39:52dénonce quelque chose
00:39:53est-ce que les enfants
00:39:54vont se sentir suffisamment à l'aise
00:39:55vous savez on a parlé
00:39:56des boîtes papillons
00:39:57normalement elles devraient être
00:39:59mises en place à Paris
00:40:00c'est toujours pas le cas
00:40:01pourtant monsieur Grégoire
00:40:02l'a promis
00:40:03les boîtes à lettres papillons
00:40:05les enfants peuvent déposer
00:40:06des mots dedans
00:40:06la différence
00:40:07c'est que c'est des gens
00:40:08de l'association
00:40:09qui vont traiter les mots
00:40:10donc les enfants sont très libres
00:40:11est-ce que si on doit
00:40:11dénoncer quelqu'un de l'école
00:40:13on a envie d'écrire ça
00:40:14sur un mot
00:40:14qu'on remet à l'école
00:40:15je ne sais pas
00:40:16et pour finir
00:40:19les enfants entre 3 et 5
00:40:216 ans qui ne savent pas écrire
00:40:22et qui sont les plus touchés
00:40:23par les violences
00:40:24et les agressions sexuelles
00:40:25ils ne vont pas pouvoir écrire
00:40:26sur ce questionnaire
00:40:27donc l'idée est bonne
00:40:28maintenant il reste
00:40:29beaucoup de points d'interrogation
00:40:30mais on peut quand même saluer
00:40:31une volonté politique
00:40:32de faire quelque chose de concret
00:40:33merci beaucoup Anne
00:40:34merci d'avoir été avec nous
00:40:35on va continuer de parler
00:40:37de la rentrée
00:40:37vous pouvez rester d'ailleurs
00:40:38sur ce plateau
00:40:38quelques secondes encore
00:40:40à quelques heures
00:40:41donc de cette rentrée des classes
00:40:42l'école s'impose
00:40:43comme l'une des grandes inquiétudes
00:40:45des français
00:40:46sécurité des élèves
00:40:47baisse du niveau scolaire
00:40:48ou encore manque de moyens
00:40:49pour les enseignants
00:40:50voyons ce qui inquiète
00:40:51les français
00:40:52avec ce sujet
00:40:53de Sarah Fenzari
00:40:54on sera juste après
00:40:54avec Anne Cofinier
00:40:55qui est experte en éducation
00:40:58l'école inquiète
00:40:59et les français
00:41:00veulent des réponses
00:41:01selon un sondage
00:41:02IFOP
00:41:02pour excellence ruralité
00:41:04publié par le JDD
00:41:0588% des français
00:41:07estiment que l'école
00:41:08doit être un chantier prioritaire
00:41:10du prochain président
00:41:11pourtant
00:41:1375%
00:41:14jugent
00:41:14en entendre
00:41:15peu parler
00:41:15dans le débat public
00:41:16alors que la confiance
00:41:18s'effrite
00:41:19près d'un français sur deux
00:41:20ne croit plus
00:41:21à l'égalité des chances
00:41:22par l'école
00:41:23seulement 11%
00:41:24y croient fermement
00:41:25dans nos écoles
00:41:26on prend des élèves
00:41:26qui sont dans les 10%
00:41:27les plus défavorisés
00:41:28et qui obtiennent
00:41:29aux épreuves écrites
00:41:30du brevet
00:41:30les mêmes notes
00:41:31que les 10%
00:41:32les plus favorisés
00:41:33le niveau scolaire
00:41:34inquiète aussi
00:41:3543% des français
00:41:36pointent sa baisse
00:41:3742% dénoncent
00:41:39le manque de moyens
00:41:40autant que le manque
00:41:41de soutien aux professeurs
00:41:43notamment
00:41:44face aux élèves
00:41:45perturbateurs
00:41:46on dit souvent
00:41:47que ces enfants
00:41:47sont de milieux modestes
00:41:49mais ceux qui pâtissent
00:41:50de ces enfants là
00:41:51sont aussi
00:41:52de milieux modestes
00:41:53et donc les premières victimes
00:41:54de l'insécurité en classe
00:41:56du climat scolaire dégradé
00:41:57ce sont aussi
00:41:58des enfants de milieux modestes
00:41:59à quelques mois
00:42:00de la présidentielle
00:42:01l'école revient donc
00:42:03au premier plan
00:42:04et pour près de 9
00:42:05français sur 10
00:42:06elle doit devenir
00:42:08une priorité
00:42:09du prochain quinquennat
00:42:12Bonsoir Anne Cofini
00:42:12et merci d'être en direct
00:42:13avec nous sur CNews
00:42:14l'école s'installe
00:42:16parmi les préoccupations
00:42:17des français à nouveau
00:42:18est-ce qu'elle peut devenir
00:42:19est-ce qu'elle va devenir
00:42:20selon vous
00:42:21l'un des grands thèmes
00:42:22de la présidentielle
00:42:23de 2027 Anne ?
00:42:25C'est fondamental
00:42:26en tout cas
00:42:27qu'elle le devienne
00:42:29malheureusement
00:42:29le point de départ
00:42:30de la plupart
00:42:31des hommes politiques
00:42:32c'est de dire
00:42:32qu'une élection présidentielle
00:42:35ne se joue pas
00:42:35sur la question
00:42:36de l'école
00:42:37et moi mon rôle
00:42:38c'est de faire le tour
00:42:39des hommes politiques
00:42:40qui veulent se présenter
00:42:41pour leur dire
00:42:42que si
00:42:43cette élection-là
00:42:44se jouera
00:42:45sur la question
00:42:45de l'école
00:42:46parce qu'on est arrivé
00:42:47à un point de rupture
00:42:48que les français le savent
00:42:49cette crise du périscolaire
00:42:51qu'on vient d'aborder
00:42:51a été je pense
00:42:52vraiment un choc
00:42:53très profond
00:42:54on s'est rendu compte
00:42:55qu'on ne pouvait pas
00:42:56faire spécialement confiance
00:42:57au système éducatif
00:42:58qu'on y avait
00:43:00accordé beaucoup de confiance
00:43:02que c'était au cœur
00:43:02du pacte républicain
00:43:03mais qu'aujourd'hui
00:43:04il était au cœur
00:43:05du déclassement français
00:43:06et que donc
00:43:07on ne pouvait pas continuer
00:43:07à fermer les yeux
00:43:08tout simplement
00:43:09ce que c'était
00:43:09l'école de la République
00:43:10ça ne suffisait pas
00:43:11ça ne fait pas le poids
00:43:12donc ça va être crucial
00:43:14de rendre aux français
00:43:14un choix
00:43:16et de rendre aux français
00:43:17le moyen
00:43:17de mettre un peu
00:43:18le système sous pression
00:43:19pour qu'ils renouent
00:43:20avec l'excellence
00:43:21Olivier Vial
00:43:22toujours est-il
00:43:23que malgré les réformes
00:43:24malgré les promesses
00:43:25des gouvernements successifs
00:43:27aujourd'hui
00:43:27le constat il est clair
00:43:28pour les français
00:43:29il y a ce sentiment
00:43:31que rien ne s'améliore
00:43:32en ce qui concerne l'école
00:43:33qui est quand même
00:43:34qui devrait être une priorité
00:43:35c'est une priorité
00:43:36mais effectivement
00:43:37on s'est aperçu
00:43:38que même avec
00:43:38beaucoup de bonne volonté
00:43:40le système
00:43:41est devenu tellement
00:43:44tellement important
00:43:45tellement bon
00:43:46tellement complexe
00:43:47qu'effectivement
00:43:48même quand il y a
00:43:49des ministres
00:43:49quand Claude Alec
00:43:51veut dégraisser le mammouth
00:43:52il ne se passe rien derrière
00:43:53quand il y a des mesures
00:43:55très conquêtes
00:43:55quand Gilles De Robien
00:43:57décide
00:43:58de remettre en place
00:43:59remettre
00:44:01militer contre
00:44:02la méthode globale
00:44:03pour remettre
00:44:03la méthode syllabique
00:44:04et bien il ne se passe rien
00:44:06et il met d'ailleurs
00:44:07quelques mois
00:44:08à s'apercevoir
00:44:09que ces consignes
00:44:10ne sont pas appliquées
00:44:11et donc effectivement
00:44:11on a aujourd'hui
00:44:13un ministère
00:44:14qui est devenu un état
00:44:15dans l'état
00:44:15donc il y a un vrai
00:44:18changement à faire
00:44:18je pense qu'effectivement
00:44:19et c'est un des débats
00:44:20qu'il y aura
00:44:21pendant cette campagne
00:44:22présidentielle
00:44:23c'est qu'il faut à la fois
00:44:24améliorer
00:44:26de façon très importante
00:44:27les attentes
00:44:28qu'on a du service public
00:44:29mais il faut surtout
00:44:30être en capacité
00:44:31aujourd'hui
00:44:32de défendre aussi
00:44:33des modèles alternatifs
00:44:34parce que les modèles alternatifs
00:44:36la liberté scolaire
00:44:37est menacée
00:44:38de plus en plus
00:44:38et c'est quelque chose
00:44:39qui a permis
00:44:40d'amener
00:44:41des innovations
00:44:43qui a permis
00:44:43d'amener
00:44:44un peu plus de liberté
00:44:45donc ça
00:44:45il faut y faire attention
00:44:47et puis la question
00:44:48on a parlé
00:44:49de la question
00:44:49du climat scolaire
00:44:50moi j'avais fait des études
00:44:51sur ces questions-là
00:44:52il y a déjà
00:44:52une quinzaine d'années
00:44:53et à l'époque
00:44:54on n'en parlait pas
00:44:55mais le climat scolaire
00:44:56c'est en France
00:44:58on est un des pays
00:44:59où il est le plus dégradé
00:45:00et en termes de coût
00:45:02ça veut dire que
00:45:02dans certaines écoles
00:45:03quand le climat
00:45:04est très dégradé
00:45:05on perd jusqu'à
00:45:0660% du temps scolaire
00:45:08et donc quand on fait ça
00:45:09ça a un coût énorme
00:45:10pour l'État
00:45:11parce qu'en fait
00:45:11ça fait que
00:45:12c'est un temps
00:45:13qui n'est pas donné
00:45:13pour enseigner
00:45:14et pour les élèves
00:45:15c'est un temps perdu
00:45:16pour apprendre des choses
00:45:18et apprendre notamment
00:45:19à lire et compter
00:45:20je remercie Anne Coffinier
00:45:22d'avoir été avec nous
00:45:22experte en éducation
00:45:23pour nous dire
00:45:24quelques mots
00:45:24effectivement
00:45:25sur cette rentrée
00:45:26des classes de demain
00:45:27et merci donc à Anne
00:45:28du collectif SOS
00:45:30Péry Scolaire
00:45:31dans l'actualité
00:45:32également ce soir
00:45:33nouvelle passe d'armes
00:45:34entre l'Espagne
00:45:34et Israël
00:45:35sur fond
00:45:35de crise migratoire
00:45:37à Ceuta
00:45:37Pedro Sanchez
00:45:38accuse des réseaux
00:45:39liés à Israël
00:45:41et à la Russie
00:45:41d'avoir participé
00:45:42à la diffusion
00:45:42de fausses informations
00:45:44fausses informations
00:45:45qui auraient alimenté
00:45:48l'afflux massif
00:45:49de migrants fin juillet
00:45:50le premier ministre espagnol
00:45:51écarte en revanche
00:45:52toute implication du Maroc
00:45:54réponse très ferme
00:45:55d'Israël
00:45:56qui accuse Pedro Sanchez
00:45:57de mentir
00:45:58et de chercher
00:45:58à détourner l'attention
00:45:59de sa gestion de la crise
00:46:00on est avec Fred Treigny
00:46:02qui est correspondant
00:46:03de CNews en Espagne
00:46:05Frédéric
00:46:05en Espagne
00:46:06Pedro Sanchez
00:46:07tente désormais
00:46:07de déplacer le débat
00:46:08sur la crise de Ceuta
00:46:09sur le terrain
00:46:10de la désinformation
00:46:13qu'en est-il réellement
00:46:15le premier ministre espagnol
00:46:16écarte donc toute implication
00:46:17du Maroc
00:46:18finalement
00:46:18dans l'afflux massif
00:46:19de migrants
00:46:19fin juillet
00:46:21mais vise directement
00:46:22la Russie
00:46:23et Israël
00:46:23Fred
00:46:24c'est bien ça ?
00:46:25Oui écoutez
00:46:26tout part d'une interview
00:46:27de Pedro Sanchez
00:46:27ce matin
00:46:28à la radio espagnole
00:46:29où il a été interrogé
00:46:30dans un contexte compliqué
00:46:31pour lui
00:46:32puisque 7 espagnols
00:46:34sur 10
00:46:34réclament aujourd'hui
00:46:35son départ
00:46:36et des élections anticipées
00:46:37selon un sondage
00:46:38d'El Mundo
00:46:39et il a été interrogé
00:46:41sur ce sujet sensible
00:46:42de savoir
00:46:42quelle était la responsabilité
00:46:44du Maroc
00:46:44que beaucoup d'analystes
00:46:45ici accusent
00:46:46d'être à l'origine
00:46:47de cette crise
00:46:48pour mieux faire payer
00:46:49à l'Espagne
00:46:49son rapprochement
00:46:50avec l'Algérie
00:46:51il a été aussi interrogé
00:46:52sur la polémique
00:46:53qui oppose deux de ses ministres
00:46:55et non des moindres
00:46:56le ministre de la Défense
00:46:57et le ministre de l'Intérieur
00:46:59qui se contredisent
00:47:00sur l'envoi
00:47:01ou non
00:47:02d'alerte
00:47:03de la part
00:47:04des renseignements
00:47:05espagnols
00:47:06à la veille
00:47:06de l'avalanche migratoire
00:47:08Pedro Sánchez
00:47:08ce matin
00:47:09a dédouané tout le monde
00:47:10le Maroc
00:47:11et puis ses deux ministres
00:47:12mais il a mis en cause
00:47:13des réseaux sociaux
00:47:14liés à la Russie
00:47:16à Israël
00:47:16et à ce qu'il a appelé
00:47:17une internationale
00:47:19de l'ultra droite
00:47:20irritée par les prises
00:47:21de positions politiques
00:47:23selon lui
00:47:23de l'Espagne
00:47:24vis-à-vis de Gaza
00:47:25et de l'Ukraine
00:47:26et qui donc
00:47:27aurait diffusé
00:47:28des fake news
00:47:29qui ont amplifié
00:47:30ce mouvement
00:47:30notamment
00:47:31une rumeur
00:47:32qui explique
00:47:33que les migrants
00:47:34arrivés à la nage
00:47:35à Ceuta
00:47:35ne pouvaient légalement
00:47:36pas être expulsés
00:47:38ce qui est faux
00:47:39bien évidemment
00:47:40réaction immédiate
00:47:41de Moscou
00:47:41par la voix
00:47:42de Dimitri Peskov
00:47:44le porte-parole du Kremlin
00:47:45non la Russie
00:47:46n'a rien à voir
00:47:47avec cette affaire
00:47:48et puis le ministre
00:47:48des Affaires étrangères
00:47:50israélien
00:47:50a été beaucoup plus tranchant
00:47:52puisque Gédé Onsard
00:47:53accuse Pedro Sánchez
00:47:55de mentir
00:47:55et hontément
00:47:56et puis
00:47:57dit-il
00:47:58accuser Israël
00:47:59pour mieux masquer
00:48:00la gestion honteuse
00:48:02de l'Espagne
00:48:02par Pedro Sánchez
00:48:03voilà
00:48:03ce sont encore ses mots
00:48:04Merci beaucoup Frédéric Trenny
00:48:06correspondant CNews
00:48:07en Espagne
00:48:07la pause
00:48:08on revient dans un instant
00:48:08pour la suite
00:48:09de Soir Info
00:48:09en direct sur CNews
00:48:14Allez la dernière partie
00:48:15de Soir Info
00:48:16en direct sur CNews
00:48:17on va parler du festival
00:48:18Rock en scène
00:48:19qui fait polémique
00:48:20cette année
00:48:21avec une insulte
00:48:22visant Marine Le Pen
00:48:22qui a été projetée
00:48:23pendant un concert
00:48:24avant que l'image
00:48:25ne soit relayée
00:48:26sur les réseaux sociaux
00:48:27par les organisateurs
00:48:29du festival
00:48:29on va en parler
00:48:30dans un instant
00:48:30après le rappel
00:48:32des toutes dernières informations
00:48:33c'est avec Sandra
00:48:34Chambourg
00:48:34rebonsoir Sandra
00:48:38Rebonsoir Mickaël
00:48:39Rebonsoir à tous
00:48:40à la une
00:48:40ces mots
00:48:41un grand homme d'état
00:48:43une référence
00:48:43un mentor
00:48:44le monde politique
00:48:45a salué la mémoire
00:48:46d'Edouard Balladur
00:48:47décédé ce lundi
00:48:48à Paris
00:48:48à 97 ans
00:48:50une messe sera donnée
00:48:51dans la stricte intimité familiale
00:48:52l'ancien premier ministre
00:48:53restera dans l'histoire
00:48:54comme l'ami
00:48:55des 30 ans
00:48:57de Jacques Chirac
00:48:58devenu son rival
00:48:58lors de la campagne
00:48:59présidentielle de 1995
00:49:02Emmanuel Macron
00:49:03lui a également
00:49:03rendu hommage
00:49:04dans un texte
00:49:04publié sur X
00:49:06il avait consacré
00:49:07sa vie
00:49:07à la 5ème république
00:49:08député de Paris
00:49:09ministre
00:49:10puis premier ministre
00:49:11ce fidèle
00:49:12du président Pompidou
00:49:13qui l'accompagna
00:49:14durant son mandat
00:49:14avait la France
00:49:15au coeur
00:49:15il en fut
00:49:16le serviteur exigeant
00:49:17mesuré
00:49:18dévoué
00:49:19le chef de l'état
00:49:20en déplacement
00:49:20en Suède
00:49:21a scellé
00:49:21un accord de défense
00:49:22avec Stockholm
00:49:23ce lundi
00:49:24pour l'achat
00:49:24de 4 frégates françaises
00:49:26pour 4 milliards
00:49:27300 millions d'euros
00:49:28la ministre française
00:49:29des armées
00:49:30Catherine Vaudrin
00:49:31et son homologue suédois
00:49:32ont signé parallèlement
00:49:33un accord cadre
00:49:34dans les domaines
00:49:35opérationnels
00:49:35capacitaires
00:49:36et industriels
00:49:37toujours à l'international
00:49:39Xi Jinping
00:49:39et Vladimir Poutine
00:49:40ont loué leur alliance
00:49:41lors d'un sommet régional
00:49:43au Kirghistan
00:49:43auquel participent
00:49:45notamment les dirigeants
00:49:46iraniens et turcs
00:49:47Pekka et Moscou
00:49:48y ont vanté
00:49:48un bloc régional
00:49:49qui entend contrebalancer
00:49:50l'influence occidentale
00:49:52avec une coopération
00:49:53approfondie
00:49:53en matière
00:49:54d'innovation numérique
00:49:55entre autres
00:49:56et puis deux corps
00:49:57ont été retrouvés
00:49:58après la crue éclair
00:49:59dans le Grand Canyon
00:49:59un des sites touristiques
00:50:01les plus prisés
00:50:01de l'ouest américain
00:50:02le parc national
00:50:04avait fait état dimanche
00:50:05d'au moins un mort
00:50:05et d'une quinzaine
00:50:06de disparus
00:50:07les opérations de recherche
00:50:08se poursuivent
00:50:09mais les prévisions météo
00:50:10pourraient affecter
00:50:11le déroulement
00:50:14Merci beaucoup Sandra
00:50:15et on vous retrouvera
00:50:16à minuit et demi
00:50:16pour l'édition de la nuit
00:50:18la suite de Soir Info
00:50:19avec cette séquence
00:50:20qui fait polémique
00:50:21à Roc-en-Seine
00:50:21une insulte visant
00:50:22Marine Le Pen
00:50:23a été projetée
00:50:24pendant un concert
00:50:25avant que l'image
00:50:26ne soit relayée
00:50:26sur les réseaux sociaux
00:50:27officiels du festival
00:50:29on va en parler
00:50:30dans un instant
00:50:30mais d'abord
00:50:31nouveau rendez-vous
00:50:33désormais à minuit
00:50:34tous les soirs
00:50:34on découvre ensemble
00:50:35les unes
00:50:36de la presse du jour
00:50:37puisqu'une nouvelle journée
00:50:38débute
00:50:39donc voici les unes
00:50:40de ce mardi
00:50:411er septembre
00:50:42et on va commencer
00:50:43donc si vous le voulez bien
00:50:44avec la une
00:50:46de l'Alsace
00:50:47comment attirer
00:50:47de nouveaux profs
00:50:48on en parlait tout à l'heure
00:50:49justement de la crise
00:50:50de l'école
00:50:50on était en direct
00:50:51avec Anne Cofinier
00:50:53et c'est vrai que
00:50:53la crise de vocation
00:50:56qui touche aujourd'hui
00:50:56l'éducation nationale
00:50:57Olivier Benkeboun
00:50:58c'est un véritable problème
00:50:59parce que
00:51:00évidemment il y a
00:51:01les questions de sécurité
00:51:02de nos enfants
00:51:03les questions de sécurité
00:51:04des élèves
00:51:05mais il y a également
00:51:06une véritable crise
00:51:06du niveau
00:51:07qui touche l'école
00:51:09depuis un moment
00:51:10mais qui malheureusement
00:51:11continue de s'aggraver
00:51:11on attend avec impatience
00:51:12le nouveau classement
00:51:13PISA
00:51:13qui arrive dans
00:51:14quelques jours
00:51:15ça va pas être
00:51:16on dégringole
00:51:16la France dégringole
00:51:17alors ajoutez à ça
00:51:19des classes qui sont
00:51:20insupportables
00:51:21des profs qui sont sous payés
00:51:22regardez un prof à Paris
00:51:23est-ce qu'il peut vivre à Paris
00:51:24juste avec un salaire de prof
00:51:26c'est juste impossible
00:51:26alors nouveauté
00:51:29incroyable cette année
00:51:30les élèves vont apprendre
00:51:32à gérer un budget
00:51:33c'est la grande nouveauté
00:51:34est-ce que
00:51:35c'est une complète
00:51:35vous savez que le scandale
00:51:36du périscolaire
00:51:37il est aussi en lien
00:51:38justement
00:51:38à ces problèmes
00:51:39de rémunération
00:51:40c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:51:41on est arrivé
00:51:42à un moment donné
00:51:44avec cette réforme
00:51:45notamment du temps scolaire
00:51:46où on avait besoin
00:51:47de beaucoup plus
00:51:47d'animateurs scolaires
00:51:49qu'on payait
00:51:50le moins possible
00:51:51parce que le salaire
00:51:52alors on parle des salaires
00:51:52des profs
00:51:53mais les salaires
00:51:53des animateurs scolaires
00:51:54c'est absolument dérisoire
00:51:55on ne peut absolument pas vivre
00:51:56avec un salaire comme ça
00:51:57donc finalement
00:51:58ils se sont mis
00:51:59à créer des speed dating
00:52:00pour recruter
00:52:01mais Olivier le disait tout à l'heure
00:52:03l'ambiance
00:52:05dans une salle de cours
00:52:07est juste insupportable
00:52:08et elle s'est détériore
00:52:09et elle s'est fortement détériore
00:52:11vous êtes prof
00:52:13vous êtes enseignant
00:52:14vous êtes là
00:52:14pour partager du savoir
00:52:16et faire apprendre
00:52:17et donner envie d'apprendre
00:52:18si vous êtes face
00:52:19à des enfants
00:52:20qui ne veulent rien entendre
00:52:22rien savoir
00:52:23qui sont déconcentrés
00:52:25et qui en plus
00:52:26parfois sont violents
00:52:27parfois vous traitent de tout
00:52:28etc
00:52:29parce qu'une des vraies nouveautés
00:52:32des dix dernières années
00:52:33c'est le taux de démission
00:52:35dans l'enseignement public
00:52:37avant ça n'existait quasiment pas
00:52:40on disait qu'en entrée
00:52:41c'était un salaire
00:52:43et une fonction à vie
00:52:44et en fait
00:52:45elle s'est considérablement augmentée
00:52:47et aujourd'hui
00:52:47en fait le taux de démission
00:52:48alors beaucoup
00:52:49dans les premières années
00:52:50mais il est extrêmement important
00:52:52et ça effectivement
00:52:53c'est une nouveauté
00:52:53qui montre bien
00:52:55que le climat scolaire
00:52:56s'est considérablement dégradé
00:52:58et que ça devient
00:52:59de plus en plus difficile
00:53:00d'exercer ce métier
00:53:01c'est pour ça qu'on appelle ça
00:53:02une crise des vocations
00:53:03il y a des nouveautés
00:53:04dans le recrutement
00:53:05d'abord effectivement
00:53:06il y a l'absence
00:53:07quand on voit
00:53:08l'académie de Créteil
00:53:09en maths
00:53:11ceux qui sont recrutés
00:53:12sur concours
00:53:14ont obtenu
00:53:14à l'examen
00:53:165 sur 20
00:53:175 sur 20
00:53:19il y a un vrai problème
00:53:21et ces gens-là
00:53:22j'ai bien peur
00:53:23qu'ils soient
00:53:23très très peu efficaces
00:53:24pour enseigner
00:53:25il y a tous ceux
00:53:26qui viennent dans l'enseignement
00:53:27en s'imaginant
00:53:27que c'est un métier facile
00:53:28parce qu'on aurait dit
00:53:29qu'il y avait beaucoup de vacances
00:53:31et il y a ce que j'appelle
00:53:32les ratés d'ailleurs
00:53:32qui sont de plus en plus nombreux
00:53:34c'est-à-dire des gens
00:53:34qui ont commencé
00:53:35une carrière ailleurs
00:53:36qui se disent
00:53:37j'ai fait du commercial
00:53:38et puis c'est très fatiguant
00:53:39le commercial
00:53:40je vais aller me reposer
00:53:41dans l'éducation nationale
00:53:42alors ça dure 2 ans
00:53:443 ans
00:53:45et il craque
00:53:45donc on a un véritable problème
00:53:47de recrutement
00:53:49et de formation
00:53:50il faut voir aussi
00:53:51comment est fait
00:53:52la formation
00:53:52dans les écoles
00:53:54normales
00:53:54les IEFM
00:53:56formation souvent inadaptée
00:53:57par rapport aux classes
00:53:58on théorise beaucoup
00:54:00sur des grandes idées pédagogiques
00:54:02au lieu de revenir
00:54:03à des choses de base
00:54:04regardez la une
00:54:05de ce 1er septembre
00:54:07du Figaro
00:54:08le cornu sous pression
00:54:09pour le dernier budget
00:54:10de Macron
00:54:12voilà avec toujours
00:54:13évidemment la question
00:54:14du budget
00:54:15qui est au centre
00:54:15de cette rentrée
00:54:17le Premier ministre
00:54:18tente de
00:54:20alors on va essayer de dire
00:54:21parce que c'est
00:54:21de déminer le terrain
00:54:22de déminer le terrain
00:54:23effectivement
00:54:24sur
00:54:24du projet de loi de finances
00:54:27évidemment il n'y a pas
00:54:28de majorité
00:54:28alors Sébastien Lecornu
00:54:30vous le savez a annoncé
00:54:31qu'il n'irait pas
00:54:31qu'il ne se présentait pas
00:54:32à la présidentielle
00:54:33il a dit
00:54:34moi mon objectif
00:54:35c'est le budget
00:54:35simplement
00:54:37n'empêchez pas
00:54:38la bonne marge
00:54:39du gouvernement
00:54:40en quelque sorte
00:54:41et moi je ne me mêle pas
00:54:44de politique
00:54:44de politique politicienne
00:54:46de présidentielle
00:54:46je ne choisirais pas
00:54:47en gros je ne choisirais pas
00:54:48entre Gabriel Attal
00:54:49et Edouard Philippe
00:54:52mais laissez-moi
00:54:52essayer de faire un budget
00:54:54qui est une mission
00:54:54absolument impossible
00:54:55avec une petite
00:54:56menace
00:54:57et qu'effectivement
00:54:58s'il venait à être renversé
00:54:59à cause du budget
00:55:00justement à ce moment-là
00:55:01il reprendrait sa liberté
00:55:02et donc là
00:55:03cette fois-ci
00:55:04il pourrait s'investir
00:55:04dans la politique
00:55:05le dernier budget de Macron
00:55:06peut-être qu'il n'y aura pas
00:55:07il n'y aura peut-être pas
00:55:08de dernier budget de Macron
00:55:09il y aura peut-être
00:55:09une loi spéciale
00:55:11allez West France
00:55:12à présent
00:55:12l'ancien Premier ministre
00:55:13Edouard Balladur est mort
00:55:14titre West France
00:55:16on en a parlé
00:55:17tout à l'heure
00:55:18vous souhaitiez ajouter
00:55:19quelque chose
00:55:19sur Edouard Balladur
00:55:20Joseph ?
00:55:21oui je veux revenir
00:55:21sur le côté social
00:55:22qu'on oublie
00:55:23parce qu'on nous présente
00:55:24le libéralisme
00:55:25il y a deux formes
00:55:26de libéralisme
00:55:27il y a un libéralisme
00:55:28excessif ultra
00:55:29qui est le fric
00:55:30le fric
00:55:31le fric
00:55:31il y a le libéralisme
00:55:32qui est celui de la liberté
00:55:33de la liberté d'entreprendre
00:55:35c'est ce que défendait
00:55:37à juste titre
00:55:37Edouard Balladur
00:55:38mais en même temps
00:55:39il avait tout
00:55:40un cheminement social
00:55:41je parlais tout à l'heure
00:55:42de la participation
00:55:43et quand on cherche
00:55:45à redonner
00:55:45aux salariés
00:55:46du grain à moudre
00:55:48la participation
00:55:49c'est la participation
00:55:50sur les bénéfices
00:55:52par essence
00:55:53l'entreprise
00:55:54qui ne fait pas de bénéfice
00:55:55qui est en difficulté
00:55:56on ne va pas lui rajouter
00:55:57des charges
00:55:57par contre
00:55:59si on améliore
00:56:00le système
00:56:01de participation
00:56:02aux bénéfices
00:56:02pour celles qui en font
00:56:03alors ça rentre
00:56:04directement pour les salariés
00:56:06et ça redonne
00:56:07du pouvoir d'achat
00:56:08c'était la ligne gaulliste
00:56:09et c'est la ligne
00:56:09qui avait suivi
00:56:10Edouard Balladur
00:56:11même chose pour le parisien
00:56:12vous allez voir
00:56:14la une du parisien
00:56:14de ce 1er septembre
00:56:16Edouard Balladur
00:56:17disparition d'un serviteur
00:56:19de l'état
00:56:19à titre le parisien
00:56:20qui souhaite également
00:56:21une bonne rentrée
00:56:22aux 11,6 millions d'élèves
00:56:25voilà donc pour les unes
00:56:26de ce 1er septembre
00:56:27on va parler à présent
00:56:28de cette insulte
00:56:30qui vise Marine Le Pen
00:56:31projetée sur la scène
00:56:33d'un festival
00:56:33puis relayée par
00:56:35le festival lui-même
00:56:36par les organisateurs
00:56:37de rock en scène
00:56:38la séquence fait polémique
00:56:39mais pour l'heure
00:56:40personne ne s'explique
00:56:41ni les organisateurs
00:56:42ni leurs partenaires
00:56:43vous voyez le sujet
00:56:44d'abord de Tanguy Barbancé
00:56:48à rock en scène
00:56:49le concert des Lambrini Girls
00:56:51a pris une tournure
00:56:52ouvertement politique
00:56:53le duo britannique
00:56:55qui revendique
00:56:55un engagement féministe
00:56:57et queer
00:56:57a projeté sur les écrans
00:56:58de la scène
00:56:59un message injurieux
00:57:00à l'encontre
00:57:01de Marine Le Pen
00:57:02mais la polémique
00:57:03ne s'arrête pas
00:57:04à la scène
00:57:05l'image de cette projection
00:57:06a ensuite été repartagée
00:57:08sur les réseaux sociaux
00:57:09officiels de rock en scène
00:57:10autrement dit
00:57:11le festival a choisi
00:57:13de diffuser à son tour
00:57:14cette séquence
00:57:14auprès de son public numérique
00:57:16une initiative
00:57:17qui interroge
00:57:18sur la frontière
00:57:19entre programmation artistique
00:57:20et prise de position politique
00:57:22à ce stade
00:57:23rien ne permet toutefois
00:57:24d'affirmer
00:57:25que rock en scène
00:57:26a officiellement adopté
00:57:27cette position politique
00:57:28le festival n'a pas
00:57:30à notre connaissance
00:57:31publié de communiqués
00:57:33revendiquant explicitement
00:57:35un soutien
00:57:35au message
00:57:36des Lambrini Girls
00:57:37reste que ce repartage
00:57:39fait réagir
00:57:40notamment sur les réseaux sociaux
00:57:42et relance le débat
00:57:43sur la place
00:57:44des messages politiques
00:57:45dans les grands festivals
00:57:46de musique
00:57:46une polémique
00:57:48qui pourrait ne pas s'arrêter
00:57:49aux portes de rock en scène
00:57:51pour l'heure
00:57:52aucune réaction
00:57:53le festival n'a pas pris
00:57:54la parole
00:57:55pas plus que ses partenaires
00:57:56comme Engie
00:57:57et la RATP
00:57:58qui restaient aussi
00:57:59silencieux
00:58:01Olivier Benkémoun
00:58:02le festival
00:58:02qui repartage
00:58:05le message
00:58:06publié par ce groupe
00:58:07britannique
00:58:08qui appartient
00:58:09le festival
00:58:10qui est le propriétaire
00:58:11aujourd'hui du festival
00:58:12et qui a partagé
00:58:14d'ailleurs également
00:58:14sur ces réseaux
00:58:16qui appartient
00:58:17à Mathieu Pigasse
00:58:17en partie à Mathieu Pigasse
00:58:19c'est une grande boîte
00:58:19qui s'appelle AEG
00:58:20qui fait aussi des concerts
00:58:22mais c'est Mathieu Pigasse
00:58:23donc il y a une volonté
00:58:24je veux dire
00:58:24c'est pas Mathieu Pigasse
00:58:25qui passe son temps
00:58:27à s'en prendre
00:58:28et à taper
00:58:30Marine Le Pen
00:58:30dès qu'il peut
00:58:31et à soutenir LFI
00:58:33qui va condamner
00:58:34qui va condamner
00:58:35ce message
00:58:36des membres d'ailleurs
00:58:38après il n'est pas sûr
00:58:38qu'il a partagé
00:58:40mais là c'est ce groupe
00:58:41visiblement
00:58:42il faut le truc
00:58:43on ne sait même pas
00:58:44comment ça arrive
00:58:44on ne sait même pas
00:58:45je veux dire
00:58:45il y a quand même
00:58:462-3 personnes
00:58:46qui savaient
00:58:47qu'ils allaient écrire
00:58:48fuck Marine Le Pen
00:58:49est-ce que ça allait provoquer
00:58:50comme image
00:58:51on ne peut pas
00:58:52nous raconter d'histoire
00:58:54donc ensuite
00:58:55c'est repartagé
00:58:56avec l'accord absolu
00:58:58de tous les communicants
00:58:59qui s'occupent
00:59:00de De Rock en Seine
00:59:01qui disent
00:59:02on a fait une super opération
00:59:04en plus d'avoir
00:59:05fait découvrir
00:59:05un groupe
00:59:06que personne ne connaît
00:59:07pardonnez-moi
00:59:08les Lambringers
00:59:08ces personnes
00:59:10en plus
00:59:11on fait parler
00:59:12du festival
00:59:13et on en fait parler
00:59:13d'une certaine manière
00:59:14comme un festival militant
00:59:17voilà
00:59:17bon après
00:59:18regardez comment
00:59:19l'an dernier
00:59:20ça a déjà été polémique
00:59:21il y a déjà eu une polémique
00:59:23à Rock en Seine
00:59:23avec un groupe
00:59:24pro-palestinien
00:59:26ils ont perdu
00:59:27leurs subventions
00:59:28les dernières subventions
00:59:29publiques qu'ils avaient
00:59:30puisque la région
00:59:31a dit
00:59:31après ça
00:59:32hors de question
00:59:33de mettre
00:59:331 euro
00:59:34dans ce festival
00:59:35c'est pas grave
00:59:36ils ont continué
00:59:37ils continuent
00:59:38à faire
00:59:38le voilà
00:59:39donc après
00:59:39il faut se poser
00:59:40la question
00:59:40comment c'est financé
00:59:41Rock en Seine
00:59:4270% des revenus
00:59:44disons 60%
00:59:45c'est la billetterie
00:59:46il y a un peu
00:59:47de l'alcool
00:59:49qui est vendu
00:59:49et des boissons
00:59:50etc
00:59:51et le reste
00:59:51c'est de l'argent
00:59:53des sponsors
00:59:53donc on va se retourner
00:59:55vers les sponsors
00:59:55pour savoir
00:59:56s'ils sont d'accord
00:59:57avec ça
00:59:57et certains sponsors
00:59:58sont près
00:59:59du service public
01:00:00mais moi j'ai une autre
01:00:03question à vous poser
01:00:03regardez le titre
01:00:05Marine Le Pen
01:00:05insultait le silence
01:00:06médiatique
01:00:07est-ce que vous imaginez
01:00:09qu'un grand festival
01:00:10repartagé de la même
01:00:11manière une insulte
01:00:12visant une personnalité
01:00:13politique de gauche
01:00:14est-ce qu'il existe
01:00:15aujourd'hui
01:00:16un deux poids
01:00:16deux mesures
01:00:17dans le monde
01:00:18culturel
01:00:19et dans le monde
01:00:20médiatique
01:00:21la réponse
01:00:21elle est dans la question
01:00:23il y a deux choses
01:00:24qui sont particulièrement
01:00:25gênantes
01:00:26après tout
01:00:27qu'un festival
01:00:27s'il est privé
01:00:28avec de l'argent privé
01:00:29d'un milliardaire
01:00:30qui veut qu'on lui
01:00:31confisque son pognon
01:00:32puisqu'il défend
01:00:32et les filles
01:00:33qui veut tuer
01:00:33les milliardaires
01:00:34c'est son droit
01:00:35ça devient gênant
01:00:36quand c'est sponsorisé
01:00:38par le service public
01:00:39Inter et France TV
01:00:40et la RATP
01:00:41c'est-à-dire
01:00:42mon argent
01:00:42n'a pas allé
01:00:43N.J. également
01:00:44la RATP
01:00:45c'est la première chose
01:00:46ce qui est encore plus gênant
01:00:48et ce qui devrait choquer
01:00:49tout le monde
01:00:50que ça soit Marine Le Pen
01:00:51ou Marine Tondelier
01:00:53ou qui on veut
01:00:53on n'insulte pas
01:00:55qui que ce soit
01:00:57que ça soit une femme politique
01:00:59et on n'insulte pas
01:01:00une femme de ces côtés-là
01:01:01et tous ceux
01:01:02qui tous les matins
01:01:03se levaient
01:01:04en nous donnant
01:01:04des grandes leçons
01:01:05de féministes
01:01:05on ne les entend pas
01:01:07c'est-à-dire que ces gens-là
01:01:08c'est pas qu'ils ne sont pas cohérents
01:01:09ils sont foncièrement malhonnêtes
01:01:12et pourquoi est-ce que les autres médias
01:01:13n'en parlent pas aujourd'hui
01:01:14par l'acheter
01:01:15parce que ce petit monde médiatique
01:01:17se tient un peu par la barbichette
01:01:18dînent ensemble
01:01:19se reproduit ensemble
01:01:20se voient ensemble
01:01:21s'auto-promeuvent ensemble
01:01:22partagent la même chose
01:01:23surtout
01:01:23beaucoup de l'acheter
01:01:24plus que de l'acheter
01:01:25je pense qu'il y a une partie
01:01:27des médias
01:01:28qui sont sur cette même ligne
01:01:30c'est-à-dire qu'en fait
01:01:31pour eux
01:01:31il y a une forme de complaisance
01:01:33et attaquer l'extrême droite
01:01:36insulter l'extrême droite
01:01:37aujourd'hui
01:01:38pour certains
01:01:39c'est simplement
01:01:40une sorte de vernis culturel
01:01:41c'est ce qui vous permet
01:01:42d'avoir la carte
01:01:43pour être bien vu en société
01:01:44dans cette société-là
01:01:45dans le même temps
01:01:46quand on discute
01:01:47avec des gens
01:01:47qui travaillent dans ces médias
01:01:49qui n'en parlent pas
01:01:50beaucoup disent
01:01:51oui moi je ne veux pas
01:01:52je ne suis pas d'accord
01:01:53etc.
01:01:53mais je perds mon boulot
01:01:56certains vont nous parler
01:01:57d'expression artistique aussi
01:01:59oui oui
01:01:59ça a toujours existé
01:02:01des groupes de rock
01:02:02anti-FN
01:02:03anti-ARN
01:02:04ça a toujours existé
01:02:04aujourd'hui en fait
01:02:05ce qui est nouveau
01:02:06c'est effectivement
01:02:07cette volonté assumée
01:02:08parce que
01:02:09Mathieu Piguet
01:02:10il a aussi racheté
01:02:11l'année dernière
01:02:12We Love Green
01:02:12qui a un autre festival
01:02:13et quand il l'achète
01:02:15il fait une interview
01:02:15en disant
01:02:16que l'objectif
01:02:17d'acheter ces festivals
01:02:18c'est de pouvoir lutter
01:02:19contre la droite extrême
01:02:20auprès de la jeunesse
01:02:21et donc en fait
01:02:22ça veut dire
01:02:22il y a un combat idéologique
01:02:23et un combat idéologique
01:02:24assumé
01:02:25et qui est d'instrumentaliser
01:02:27la culture
01:02:27à des fins politiques
01:02:29donc il n'y a pas de surprise
01:02:31il sait que le milieu
01:02:32dans lequel il investit
01:02:33est plutôt très favorable
01:02:34à ce genre d'idées
01:02:35à ce genre d'initiatives
01:02:36donc il sait qu'il va pouvoir
01:02:38grâce à ça
01:02:39avoir un outil
01:02:39une arme efficace
01:02:41pour mener son combat
01:02:42je pense qu'effectivement
01:02:43il n'y a pas de surprise
01:02:44à avoir
01:02:44et c'est même une stratégie
01:02:45qui est très assumée
01:02:47et très efficace
01:02:48on pourrait estimer
01:02:49que tout combat idéologique
01:02:50peut se passer des insultes
01:02:52ça peut se faire
01:02:53de façon civilisée
01:02:54le port du voile
01:02:55s'invite dans la campagne
01:02:56présidentielle
01:02:57le rassemblement national
01:02:58confirme vouloir l'interdire
01:03:00dans l'espace public
01:03:01s'il arrive au pouvoir
01:03:03en 2027
01:03:03les femmes
01:03:04qui continueraient à le porter
01:03:06seraient sanctionnées
01:03:07d'une amende
01:03:07une proposition soutenue
01:03:08par une majorité de français
01:03:10mais dont la faisabilité juridique
01:03:12pose question
01:03:12voyez le sujet
01:03:13d'Eliott Jamois
01:03:14et on sera juste après
01:03:15en direct avec
01:03:15Michel Fayad
01:03:16qui est analyste politique
01:03:17géopolitique
01:03:18également pour en parler
01:03:20porter un voile islamique
01:03:22dans la rue
01:03:22pourrait-il demain
01:03:23être sanctionné
01:03:24d'une amende
01:03:24c'est ce que prévoit
01:03:25le rassemblement national
01:03:26s'il arrive au pouvoir
01:03:27en 2027
01:03:28une mesure longtemps discutée
01:03:30au sein du parti
01:03:31mais désormais
01:03:32définitivement tranchée
01:03:33il ne s'agit pas
01:03:33de mettre en place
01:03:34une police du vêtement
01:03:35d'abord ce sont les français
01:03:36qui décideront
01:03:38ou pas d'une telle mesure
01:03:40par l'intermédiaire
01:03:41d'un référendum
01:03:42aujourd'hui pourtant
01:03:44porter le voile
01:03:44qui laisse le visage découvert
01:03:46est parfaitement légal
01:03:47dans la rue
01:03:47depuis 2011
01:03:48seule la dissimulation
01:03:50du visage
01:03:50dans l'espace public
01:03:51avec un niqab
01:03:52ou une burqa
01:03:53par exemple
01:03:53est interdite
01:03:54le RN veut donc
01:03:55aller beaucoup plus loin
01:03:56cette proposition
01:03:57est soutenue par 60 à 70%
01:04:00de françaises
01:04:00et de français
01:04:01qui sentent bien
01:04:02que derrière ce symbole
01:04:03ce n'est pas seulement
01:04:04une liberté vestimentaire
01:04:05c'est une idéologie
01:04:06qui est contraire
01:04:07à ce que la France
01:04:07a porté depuis des années
01:04:09un chiffre confirmé
01:04:10par ce sondage
01:04:11CSA
01:04:1169% des français
01:04:13se disent favorables
01:04:14à l'interdiction
01:04:14du voile islamique
01:04:15dans l'espace public
01:04:1631% y sont opposés
01:04:18mais juridiquement
01:04:19la mesure pose question
01:04:20ce lundi
01:04:21le gouvernement
01:04:21a émis des réserves
01:04:22évidentes
01:04:23sur la constitutionnalité
01:04:24de son application
01:04:25et estime que
01:04:26si le débat
01:04:27devait être ouvert
01:04:28il devrait concerner
01:04:29tous les signes religieux
01:04:30visibles dans l'espace public
01:04:31et pas seulement le voile
01:04:32pour tenter
01:04:33de lever les obstacles
01:04:34juridiques
01:04:35Marine Le Pen
01:04:35envisage de passer
01:04:36par un référendum
01:04:37une mesure que le RN
01:04:39entend désormais inscrire
01:04:40dans son programme
01:04:40pour les présidentielles
01:04:41de 2027
01:04:43On est avec Michel Fayad
01:04:45qui est en direct
01:04:45avec nous
01:04:46analyste politique
01:04:47et géopolitique
01:04:48Bonsoir Michel
01:04:49merci d'être en direct
01:04:50ce soir
01:04:50Jordan Bardella
01:04:51présente le voile
01:04:52comme un marqueur
01:04:53de l'islamisme
01:04:54que représente le voile
01:04:55aujourd'hui dans l'islam
01:04:56Michel ?
01:04:58Vous savez le voile
01:05:00il est mentionné
01:05:01dans le Coran
01:05:02notamment
01:05:02la surate 33
01:05:04verset 59
01:05:05où il est dit
01:05:06que les femmes
01:05:08afin de ne pas être offensées
01:05:10doivent porter le voile
01:05:12ne pas être offensées
01:05:14vous comprenez bien
01:05:14qu'est-ce que ça sous-entend
01:05:16donc une femme
01:05:17qui ne porterait pas
01:05:19le voile
01:05:20et bien elle
01:05:21pourrait être offensée
01:05:22donc c'est mettre
01:05:23une cible dans le dos
01:05:25de toutes les femmes
01:05:26non voilées
01:05:27c'est là le problème
01:05:29en fait
01:05:29et c'est bien là
01:05:30où il y a l'hypocrisie
01:05:31du gouvernement
01:05:31puisque le gouvernement
01:05:33veut mettre
01:05:34au même niveau
01:05:34la kippa
01:05:35la croix
01:05:36et le voile
01:05:37alors que ce n'est
01:05:38pas du tout
01:05:39les mêmes conséquences
01:05:40c'est-à-dire que
01:05:41si quelqu'un met
01:05:42une croix autour du cou
01:05:43ou une kippa
01:05:43sur la tête
01:05:44ça ne va pas entraîner
01:05:47si vous voulez
01:05:49une agression
01:05:50ou quoi
01:05:51contre
01:05:53ceux qui n'en portent pas
01:05:54donc il y a quand même
01:05:55cette différence
01:05:56qui est majeure
01:05:57mais il y a aussi
01:05:58une chose que je voudrais dire
01:05:59c'est qu'au-delà
01:06:00d'une loi
01:06:02sur l'interdiction
01:06:03du voile
01:06:04va rester deux
01:06:04grands problèmes
01:06:05le premier
01:06:06c'est celui
01:06:07de l'immigration
01:06:08et donc des frontières
01:06:10parce que
01:06:11vous savez
01:06:12il y a le poids
01:06:13de la démographie
01:06:14pour l'application
01:06:15d'une telle loi
01:06:16et le deuxième point
01:06:18et bien c'est
01:06:18le fait que
01:06:20il y a
01:06:20un enseignement
01:06:21un enseignement
01:06:23qui va se poursuivre
01:06:24dans nos
01:06:25sur notre territoire
01:06:26et cet enseignement
01:06:27s'il enseigne
01:06:29comme je viens de vous le dire
01:06:30cette surate
01:06:31et d'autres surates
01:06:32ça va quand même
01:06:34créer le problème
01:06:35qu'un jour
01:06:35que ceux qui le souhaitent
01:06:39considèrent que non
01:06:40il va falloir
01:06:40appliquer ces surates
01:06:42donc il y a
01:06:43le problème
01:06:44de l'enseignement
01:06:45et le problème
01:06:45de l'immigration
01:06:46Michel concrètement
01:06:47parce qu'il nous reste
01:06:48très peu de temps
01:06:48près de 7 Français
01:06:49sur 10
01:06:50se disent favorables
01:06:51à l'interdiction du voile
01:06:52dans l'espace public
01:06:54mais la volonté
01:06:55aujourd'hui
01:06:56de Jordan Bardella
01:06:57de l'interdire
01:06:59concrètement
01:07:00première question
01:07:01est-ce que vous croyez
01:07:01que c'est faisable
01:07:02deuxième question
01:07:02est-ce qu'il n'y a pas
01:07:03au contraire
01:07:04un risque de radicalisation
01:07:05de victimisation
01:07:06exploitable par d'autres mouvements
01:07:08par des mouvements islamistes
01:07:10c'est faisable
01:07:11dans les endroits
01:07:12où il n'y a pas
01:07:13où les musulmans
01:07:14ne sont pas majoritaires
01:07:15et qu'on pourrait
01:07:16faire respecter
01:07:17une telle loi
01:07:18mais dans les endroits
01:07:19où les musulmans
01:07:20sont d'ores et déjà
01:07:21majoritaires
01:07:22cette loi
01:07:22elle est impossible
01:07:23elle sera impossible
01:07:23à appliquer
01:07:24si ce n'est
01:07:24ou alors ça sera
01:07:26par la force
01:07:28et donc
01:07:29c'est pour ça
01:07:29que je vous dis
01:07:30que la clé
01:07:31de l'application
01:07:32d'une telle loi
01:07:32c'est la question
01:07:34démographique
01:07:34et donc c'est la question
01:07:35de l'immigration
01:07:36et des frontières
01:07:37il y a aussi
01:07:38la question
01:07:38de l'enseignement
01:07:40parce que
01:07:41interdire le voile
01:07:42et permettre
01:07:43est-ce qu'il y ait
01:07:44un enseignement
01:07:45qui oblige
01:07:46à porter le voile
01:07:47ou qui dit
01:07:49que si vous voulez
01:07:50justement
01:07:50ne pas être offensé
01:07:51il faut mettre le voile
01:07:52ça va être compliqué
01:07:54donc d'interdire
01:07:55le voile d'un côté
01:07:56et de laisser cet enseignement
01:07:57se poursuivre de l'autre
01:07:59Olivier Vial
01:08:00oui je suis d'accord
01:08:02en fait
01:08:02le risque
01:08:03avec cette proposition
01:08:05c'est de confondre
01:08:06le symptôme
01:08:06avec la maladie
01:08:07le vrai problème
01:08:09aujourd'hui
01:08:09c'est la montée
01:08:09de l'islamisme
01:08:10et en fait
01:08:12le voile
01:08:13n'est qu'un des symboles
01:08:15de cette
01:08:16un des instruments
01:08:17un des symboles
01:08:17de cette montée là
01:08:19si on n'est pas
01:08:21en capacité
01:08:21de faire
01:08:24appliquer cette loi
01:08:25effectivement
01:08:25il y a un risque
01:08:26que certains mouvements
01:08:27notamment les frères musulmans
01:08:28parce qu'ils l'ont déjà fait
01:08:29vont instrumentaliser
01:08:30dans les quartiers
01:08:31et renforcer
01:08:33leur présence
01:08:34donc je pense
01:08:34qu'effectivement
01:08:34la vraie chose
01:08:35c'est d'attaquer d'abord
01:08:36les endroits
01:08:37où on est capable
01:08:38de l'interdire
01:08:38c'est-à-dire
01:08:39le voile intégral
01:08:40le voile dans les universités
01:08:42le voile dans les écoles
01:08:43l'interdire carrément
01:08:44et puis s'attaquer
01:08:45aux réseaux
01:08:46et aux médias
01:08:47qui diffusent
01:08:48cette idéologie islamiste
01:08:51en 10 secondes
01:08:52et ça effectivement
01:08:52c'est quelque chose
01:08:53qui est très important
01:08:54moi je pense qu'on a
01:08:5540 ans de retard
01:08:55il fallait le faire
01:08:56tout de suite
01:08:57après l'affaire
01:08:58du voile de Creil
01:09:00c'était le seul moyen
01:09:01aujourd'hui
01:09:03la marge de manœuvre
01:09:04vous n'en avez plus
01:09:05en réalité
01:09:06vous n'en avez plus
01:09:07donc vous pouvez peut-être
01:09:08essayer de l'interdire
01:09:11dans les endroits
01:09:12comme les universités
01:09:13effectivement
01:09:13dans les mairies
01:09:14pas toujours
01:09:15vous voyez
01:09:15puisqu'il faut des règlements
01:09:16intérieurs
01:09:17et qu'ils ne sont pas
01:09:18tous pris
01:09:19le débat existe
01:09:20déjà
01:09:21moi je pense qu'il ne faut
01:09:21jamais renoncer
01:09:22jamais
01:09:23jamais
01:09:23jamais
01:09:24renoncer
01:09:25c'est reculer
01:09:25allez ce sera le mot de la fin
01:09:27merci à Michel Fayad
01:09:29d'avoir été avec nous
01:09:30merci à Olivier Benkemoun
01:09:31Olivier Vial
01:09:31et Joseph Touvenel
01:09:32c'est la fin de Soir Info
01:09:33merci de nous avoir suivis
01:09:34cnews.fr
01:09:35pour revoir toutes vos émissions
01:09:36l'actualité continue
01:09:37bien sûr
01:09:38l'édition de la nuit
01:09:38dans un instant
01:09:39Sandra Chombo
01:09:40je vous souhaite de passer
01:09:41une très belle soirée
01:09:42très belle nuit à vous
01:09:42sur CNews
01:09:43et à demain
01:09:43merci à tous
01:09:44merci à tous
01:09:45merci à tous
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