00:00A tout à l'heure.
00:01RTL Soir, le journal de campagne.
00:05Le journal de campagne d'Agnès Bonfillon, bonsoir Agnès.
00:07Bonsoir Anne-Sophie, bonsoir à tous.
00:09Au sommaire, une primaire réclamée au centre et à droite,
00:12au Parti Socialiste, pourquoi payer 15 euros pour voter,
00:15et puis le passé tourmenté entre les patrons et le Rassemblement National.
00:21L'appel du jour ?
00:22La progression de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon dans les sondages,
00:26ça fait réagir au centre et à droite.
00:29Ce soir, dans le Figaro, Hervé Morin et 400 maires lancent une pétition
00:33pour l'organisation d'une primaire.
00:36Eux aussi veulent en candidat.
00:38Thomas Desprez vient de joindre, pour RTL, le président de la région Normandie,
00:42chef des centristes.
00:43Il y a une seule chose qui n'est pas possible,
00:44c'est qu'on se retrouve au second tour entre deux projets politiques
00:49qui sont en train de programmer l'effondrement du pays.
00:52Et pour cela, on en appelle aux Français.
00:53Signer cette pétition qui sera en ligne à partir de samedi,
00:57demandant une primaire qui permettra d'aider partagé entre des candidats
01:01dont on voit bien qu'aucun aujourd'hui n'est capable de dire
01:04« je suis le mieux placé, j'ai des sondages qui sont excellents,
01:07vous êtes tout bas ».
01:08C'est un moyen pour nos compatriotes d'écouter, d'entendre,
01:11de regarder des propositions et des projets.
01:13Et puis j'allais vous dire, plus que les projets, les propositions,
01:16c'est la femme ou l'homme.
01:17Alors cette primaire, pourquoi pas ?
01:19L'équipe de Gabriel Attal ne s'y oppose pas
01:21et Bruno Retailleau, lui, n'a jamais dit « jamais ».
01:24Bref, les regards se tournent vers Édouard Philippe.
01:27Le Parti Socialiste, lui, a fixé les modalités pour sa primaire.
01:31Et c'est le chiffre du jour.
01:3315, 15 euros, c'est la somme à débourser
01:35pour participer à la primaire socialiste du mois d'octobre.
01:38Si vous n'êtes pas déjà adhérent du parti,
01:4215 ou 10 euros pour les plus précaires.
01:44Mais au final, Arthur Bélier, dites-nous,
01:45à quoi va servir cet argent ?
01:48Eh bien, elle a financé cette primaire,
01:50la communication, la création du site internet
01:52pour le vote électronique, les bureaux de vote physiques aussi.
01:55Pour tout ça, il faut sortir un petit billet.
01:57Et puis, cela permettra aussi de rembourser
02:00les frais de campagne de tous les candidats.
02:0315 000 euros maximum.
02:04C'est un plafond écrit noir sur blanc dans les modalités,
02:07histoire de faire respecter une certaine équité.
02:0915 000 euros remboursés donc par l'organisation
02:12aux candidats qui feront plus de 3%.
02:15Et allez Agnès, s'il en reste un peu,
02:17ça servira bien à financer la campagne du vainqueur.
02:19Et Arthur, demain, si je vote,
02:20je deviens forcément militante du PS ?
02:22Alors, pas forcément du PS,
02:24mais de ce bloc socialiste.
02:26Ces 15 euros, c'est un peu plus
02:27que juste payer pour choisir un an.
02:30Officiellement, vous devenez adhérent
02:31du bloc social-démocrate,
02:33adhérent de l'association de financement électoral
02:36créée pour la primaire.
02:37C'est un peu technique,
02:37mais c'est la même association
02:39qui servira à la campagne
02:40de celui qui triomphera.
02:42Vous devenez donc militant
02:43de la campagne de Raphaël Glucksmann,
02:45d'Olivier Ford,
02:46de Ségolène Royal ou Philippe Brun,
02:47et vous vous engagez à le soutenir.
02:49L'idée, c'est de dissuader
02:51des gens de l'extérieur
02:52qui pourraient avoir envie
02:53de venir s'immiscer
02:54dans les affaires familiales des socialistes.
02:56Merci beaucoup, Arthur Bélier
02:58du service politique de RTL.
03:00L'archive du jour.
03:01Nous vous le réveillons hier.
03:03Cette année, le Rassemblement national
03:04ne fait pas que participer
03:05au débat avec les patrons.
03:07Il participe également
03:08aux tables rondes du MEDEF.
03:10Et c'est l'occasion pour nous,
03:11Anne-Sophie,
03:11de jeter un coup d'œil dans le rétro.
03:13L'histoire entre le parti d'extrême droite
03:15et l'organisation patronale
03:16n'a pas toujours été
03:18un long fleuve tranquille.
03:20En 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen
03:22se qualifie au second tour
03:23face à Jacques Chirac,
03:24le chef du MEDEF,
03:26Ernest-Antoine Selyère,
03:27prend la parole
03:28et met en garde.
03:29Le programme présenté aux électeurs
03:31par le candidat du Front National
03:34provoquerait une régression
03:36économique profonde.
03:38Déclaration,
03:39alors vous vous en souvenez peut-être,
03:40sur laquelle
03:41le président du Front National ironisait.
03:44Le bal des maudits,
03:46Robert Hume,
03:48est traignant
03:48dans un tambeau suprême
03:50le chef du MEDEF.
03:52Par la suite,
03:53Laurence Parizeau
03:54qui prend les rênes du MEDEF
03:55refuse aussi de recevoir
03:57l'extrême droite.
03:57En fait,
03:58le tournant s'étend 2017
04:00lorsque Pierre Gattaz
04:01décide d'accueillir
04:03tous les candidats.
04:04Demain,
04:05donc,
04:05sept candidats
04:06feront face au patron.
04:07Mathilde Piquet,
04:08on l'a entendu tout à l'heure
04:09dans RTL Soir.
04:09Vous êtes à Roland-Garros,
04:11Mathilde,
04:11où a lieu le rassemblement
04:12des entrepreneurs.
04:14Franchement,
04:15Mathilde,
04:15au-delà de l'opération
04:16de communication,
04:17les patrons
04:17attendent-ils
04:18du concret
04:19de la part des candidats ?
04:21Eh bien,
04:21j'ai échangé
04:22avec une vingtaine
04:23de patrons
04:23tout au long
04:24de l'après-midi,
04:25Agnès,
04:25et j'en ai trouvé un,
04:26un seul
04:27qui y croit vraiment.
04:28Ce responsable
04:29d'une entreprise automobile
04:30m'a soutenu
04:31que oui,
04:32les patrons
04:32vont vraiment peser
04:33sur la campagne
04:34grâce à ce débat
04:35car on est en pleine
04:36élaboration des programmes
04:37et les candidats
04:38vont écouter les patrons.
04:40Ça,
04:40c'est pour l'optimisme.
04:41Pour le reste,
04:42personne n'est dupe
04:43dans les allées
04:44ici à Roland-Garros.
04:45On sait que ce sera
04:46une opération communication
04:47et surtout séduction
04:49de la part des candidats.
04:50On va nous dire
04:51ce qu'on a envie d'entendre.
04:52C'est ce que beaucoup
04:53de patrons m'ont répondu.
04:54Les plus pessimistes
04:55estiment que les candidats
04:56déjà éloignés
04:57des positions du patronat
04:59ne vont pas faire volte-face
05:00d'un coup de baguette magique.
05:02Enfin,
05:02pour d'autres,
05:03ce débat arrive trop tôt
05:04à huit mois
05:05de la présidentielle.
05:06les candidats
05:07ne vont pas se dévoiler
05:08si vite.
05:08Merci beaucoup Mathilde Piquet
05:10pour RTL
05:11et bien évidemment,
05:12nous vous ferons vivre
05:12ce débat demain
05:13sur notre antenne
05:14avec évidemment Anne-Sophie
05:15et les indiscrétions
05:16qui vont avec.
05:17Merci beaucoup Agnès Bonfillon.
05:18On vous retrouve demain
05:19comme chaque jour
05:19pour le journal de campagne.
05:21Patrick Bruel doit démarrer
05:23dans un peu plus d'un mois
05:24le 2 octobre
05:25une tournée des Zénith
05:26pour célébrer les 35 ans
05:27de son album culte
05:28Alors regarde.
05:29Mais déjà,
05:30quatre mères s'opposent
05:32à sa venue dans leur ville
05:33au nom de la décence
05:35puisqu'il est accusé
05:35par des dizaines de femmes
05:37et mis en examen
05:38pour des violences sexuelles.
05:39Est-ce que ça va trop loin ?
05:40Peut-on bannir un artiste
05:42qui n'a pas encore été jugé ?
05:43On en débat
05:44dans les grands esprits
05:44se rencontrent
05:45juste après la pause.
05:47Bonne soirée sur RTL.