- il y a 1 semaine
Chaque soir, Maxime Switek vous accomagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00J'avance, le fond, c'est le débat qui agite le début de la campagne. Faut-il taxer, beaucoup plus
00:03taxer les gros héritages ?
00:05Hier, la France Insoumise disait qu'au-delà de 12 millions d'euros, l'État devrait tout prendre.
00:10Ce soir, Marine Tondelier, la candidate écolo, veut s'attaquer, elle aussi, écoutez, aux très gros héritages.
00:17Il y a 9 000 milliards d'euros qui vont passer d'une génération à une autre par le biais
00:21de l'héritage d'ici 2040.
00:23Et donc nous, dans ces 9 000 milliards, on va regarder les héritages de plus de 4 millions d'euros.
00:28C'est-à-dire 1% des plus gros héritages. Donc il y a 99% des héritages où rien
00:34ne changera avec notre mesure.
00:35Par contre, les 1% des héritages les plus volumineux, là, on veut les taxer vraiment davantage.
00:41Et ça dégagerait à peu près 15 milliards d'euros par an pour financer la transition écologique.
00:47Après les Insoumis, après Raphaël Glucksmann, les Verts ce soir, presque à Théveno, est-ce qu'il faut changer la
00:51règle ?
00:52Est-ce que pour vous, là aussi, sur les gros héritages, les très gros, les mégas, comme dit Raphaël Glucksmann,
00:57il faut taxer plus ?
00:59Est-ce que l'urgence, la priorité absolue du moment dans notre pays, c'est de créer un nouvel impôt
01:04?
01:05Bien sûr.
01:05Enfin, je veux dire... Non mais pardon.
01:07Non mais désolé, mais...
01:07Vous voulez qu'on parle de fonds ? Alors on va juste en parler sérieusement, s'il vous plaît.
01:10On m'a posé une question et je vais essayer d'y répondre.
01:12Et j'entendrai vos arguments, bien évidemment, pour un nouvel impôt à mettre sur le dos des Français.
01:17Est-ce qu'on doit pouvoir parler des...
01:20Voilà, vous voulez parler des milliardaires ?
01:21Parlons des milliardaires.
01:23Allez-y, parce que Théveno, allez-y.
01:24Merci.
01:25Les milliardaires, précisément, ils vont partir.
01:29Donc en fait, ce que vous êtes en train de proposer est inopérant et un simple slogan.
01:33Et en réalité, ça va jouer un fantasme qui considérerait à dire que, en fait, l'héritage ne concernerait que
01:40les milliardaires.
01:41Mais pardon de le dire comme ça.
01:42L'héritage, c'est quoi ?
01:44C'est un appartement familial que des familles ont pris 25 ans, 30 ans à payer du dur labeur de
01:50leur travail.
01:51C'est peut-être un petit épargne qu'on a réussi à mettre un peu chaque mois de côté et
01:54qu'on espère un jour léguer.
01:56C'est peut-être une petite entreprise qu'on espère aussi pouvoir léguer en ayant pris des risques pour la
02:00mettre en place.
02:01Et donc moi, la question que je pose...
02:03La gauche, que ce soit les écologistes, que ce soit les insoumis, vous parle d'héritage à plusieurs millions de
02:07monde.
02:07Mais vous le savez très bien que ça commence comme ça et ça finit comment ?
02:09C'est toujours la même histoire.
02:11C'est toujours la même histoire.
02:12Et je le dis assez simplement, est-ce que dans ce pays, en France, alors qu'on est dans une
02:16année extrêmement importante, une année présidentielle,
02:18l'enjeu, c'est de savoir comment on va empêcher ceux qui ont réussi de transmettre
02:21ou comment faire en sorte que plus de personnes puissent réussir pour transmettre à leur tour ?
02:26Est-ce qu'on ne peut pas avoir, pour une fois, un discours positif sur celles et ceux qui entreprennent,
02:30qui prennent des risques, qui créent de l'emploi, qui créent de la richesse dans notre pays
02:33et leur dire oui, vous pourrez peut-être espérer transmettre à vos enfants ?
02:36Quand vous avez dit est-ce que c'est le moment de créer une nouvelle taxe à retour de la
02:38porte, vous avez dit oui ?
02:39Eh bien oui, toutes les semaines, ils ont une nouvelle idée de taxe ou de congé.
02:42Je vais vous dire, ce n'est pas une nouvelle idée, parce que cette proposition que relaient Raphaël Luxemann ou
02:46Marine Tandoli aujourd'hui,
02:47elle est dans le projet socialiste qui a été adopté à l'été dernier.
02:51Donc nous, on est assez constant, on vise 1% des successions qui sont supérieures à 2 millions d'euros
02:57et c'est de nature à ramener environ 10 à 15 milliards d'euros par an.
03:01Alors aujourd'hui, allez voir les Français, allez voir les retraités et dites-leur,
03:05moi je préfère vous baisser vos retraites pour préserver les successions.
03:07Je pense que sur le sujet des retraites, je ne la ramènerai pas trop à votre place,
03:10parce que si on est dans une difficulté aujourd'hui à se demander si on va désindexer,
03:14vous n'êtes pas désindexer les retraites, c'est parce qu'on a abandonné une réforme...
03:17C'est faux, vous proposez déjà la dernière.
03:18Un peu...
03:19Non, non, madame Théveno, vous proposez la disponibilité.
03:21Mais c'est vous aussi qui l'avez abandonné, vous, c'est la Théveno.
03:23Chaque année, chaque année, vous proposez la désindexation des retraites.
03:26D'une et de deux, quand on a proposé de changer le système de la réforme des retraites,
03:30parce que justement, au pied du mur et que c'est forcément le sujet qui revient tous les ans
03:35et que plutôt que 62, 60 ans, 67, j'en sais rien,
03:38eh bien on doit changer avec une part de capitalisation, avec un système universel
03:41et en enlevant le sujet de l'âge, vous avez dit quoi au dernier budget ?
03:45Non, circulez, il n'y a rien à voir.
03:46Bien sûr, et moi je suis fier d'avoir protégé les Françaises et les Français
03:48des primaires supplémentaires que vous voulez leur imposer.
03:51Et chaque année, y compris après la réforme banque,
03:54à chaque fois, y compris après la réforme banque,
03:57vous avez proposé de geler les retraites.
03:58Vous savez pourquoi les socialistes...
03:59Donc à un moment, arrêtez de donner des leçons,
04:01vous avez empêché les Français de bien vivre,
04:04et maintenant, pour protéger les milliardaires,
04:06vous êtes prêts à dire qu'il ne faut pas un impôt supplémentaire.
04:07Est-ce que vous savez pourquoi le Parti Socialiste, finalement,
04:10depuis maintenant très longtemps, ne gouverne plus ?
04:12Et la dernière fois que ça s'est produit, ça s'est très mal terminé,
04:16avec M. Hollande qui, au bout de deux ans,
04:18a été obligé de changer complètement de braquet,
04:20alors qu'il voulait taxer à plus d'un million,
04:22je me souviens, la plupart des gens.
04:23Il a créé une tranche supplémentaire sur l'impôt sur le revenu,
04:26il a quand même augmenté la fiscalité des hyper-riches.
04:28Pourquoi les Français vous tournent le dos ?
04:29C'est parce qu'à chaque fois, c'est la même chose.
04:32Les mêmes recettes, l'impôt.
04:35L'impôt sur les plus riches arrondent sur les plus riches.
04:38Allez voir les Français et demandez-leur si ça les choque.
04:40Je vais vous dire une chose, c'est que, un,
04:42c'est très difficile à réaliser,
04:44c'est très difficile à réaliser,
04:46à chaque fois, ça fout le pays par terre,
04:48et à chaque fois, les pauvres sont encore plus pauvres.
04:52Parce que le problème, l'argent que vous prenez,
04:54vous ne le prenez pas pour améliorer la France,
04:57pour faire que la France fonctionne mieux,
04:59vous le prenez pour faire fonctionner un pays qui est déjà dans un sale État.
05:03Ce que nous disons, c'est que cet argent,
05:04ces 10 à 15 milliards d'euros, ça doit être de l'investissement.
05:07Parce que oui, si on fait de la fiscalité sur le patrimoine,
05:10ça doit être réorienté vers de l'investissement écologique.
05:12Vous avez vécu peut-être un été un peu chaud.
05:13C'est ce que dit Marine Tondelier.
05:15On prend 15 milliards sur les gros héritages,
05:20et on le met sur la rénovation, notamment sur la rénovation.
05:22Ça ne doit pas être un moyen de boucher des caisses par ailleurs ?
05:27Juste une chose, Arthur Delaporte.
05:28Julien Audoul, vous pouvez, ce soir, dire à vos électeurs,
05:32vous au pouvoir, ça n'arrivera pas ?
05:34On n'ira pas voir du côté des gros héritages,
05:382, 5, 10, 12 millions d'euros, dit par exemple la France insoumise,
05:41on n'ira pas voir du côté des gros héritages
05:43s'il n'y a pas un tout petit peu d'argent à récupérer ?
05:45Je vais vous faire un scoop, nous ne sommes pas de gauche.
05:47Nous ne sommes pas des névrosés de la taxe et des impôts.
05:50Et la gauche et l'extrême-gauche ont une obsession,
05:54ont un projet qui est faire les poches des Français,
05:56à tous les niveaux.
05:57taxer les morts, taxer la vie, taxer les enfants.
06:01J'entendais même Mme Guettet, votre alliée Mme Guettet,
06:04dire que c'était d'extrême-droite que de faire des enfants.
06:06Vous ne savez pas que c'était d'extrême-droite que de faire des enfants.
06:08Marine Tondoulier appréciera.
06:10Pareil, là on est sur un raccourci.
06:14Je sais qu'avec vous, en fait,
06:15il faut toujours aller dans le millimètre de la nuance.
06:19– On n'est pas dans le millimètre de l'extrême-droite.
06:21– Non, non, non, non, non, mais…
06:25– Julien Audoul, vous ne pouvez pas nous dire ce soir
06:27que Clémence Guettet, députée insoumise,
06:29a dit que faire des enfants, c'était d'extrême-droite.
06:30– Mais si, mais si elle a dit…
06:31C'est quand même incroyable, vous êtes de très mauvaise foi.
06:34– Non, non !
06:35– Je ne sais pas si elle a rentré…
06:37– Monsieur Switek, vous ne m'avez pas habitué à ça.
06:39Mais bon, peu importe.
06:40Ce que je veux dire sur la donation et l'héritage,
06:43là où on a un vrai point de rupture et de divergence avec la gauche,
06:47c'est qu'ils pensent que les Français modestes
06:50veulent en permanence taxer les riches.
06:53Considèrent que leur situation est due au profit que feraient certains.
06:57Mais moi, je n'ai pas un seul électeur,
06:59pas un seul électeur dans ma circonscription
07:01qui m'a dit, il faut aller taxer celui-là,
07:03il faut aller prendre l'héritage sur celui-là.
07:05– Au dernier budget…
07:07– Ça n'existe pas, ça n'existe pas.
07:08– Au dernier budget, vous n'avez pas eu la main lourde avec du vote ?
07:11– Ce que veulent, mais non, non, on n'a pas eu la main lourde.
07:14– Ce que veulent en tout cas.
07:16– Vous avez voté 40 milliards d'impôts en plus.
07:18– Yves Tréhard, ce que veulent les Français de toute catégorie,
07:21c'est pouvoir léguer à leurs enfants, à leurs petits-enfants.
07:25Je pense que c'est le souci de l'immense majorité de nos concitoyens,
07:30c'est de pouvoir transmettre un patrimoine,
07:32quel que soit ce patrimoine.
07:34Et pour ça, Marine Le Pen, elle a des propositions
07:36qu'elle a formulées depuis 2022,
07:37notamment de permettre une donation de 100 000 euros défiscalisés
07:42tous les 10 ans, pas tous les 15 ans, tous les 10 ans.
07:46Vous n'attendez pas la fin de la phrase.
07:48Ensuite, de pouvoir…
07:49– Vous avez raison, il faut être précis.
07:50– Merci M. Switek de me donner la raison pour une fois dans cette soirée.
07:54Mais ensuite, 300 000 euros de patrimoine immobilier
07:58sorti des droits de succession,
08:00ça c'est une proposition concrète.
08:01– Il faut, à un moment donné, alléger le poids de la fiscalité
08:04dans notre pays, qui a été alourdi par les amis de M. Macron, évidemment.
08:08On est la première puissance fiscale du monde.
08:10À côté de ça, les Français ont des services publics en lambeaux.
08:14– Non, c'est pas ça suffit.
08:16C'est vous qui avez fait n'importe quoi depuis 10 ans.
08:19– Non, non, Priscatevnau pour répondre à celui-là en doute.
08:21– Priscatevnau a voté n'importe quoi depuis 10 ans.
08:24– Non, alors je vais vous dire assez simplement,
08:26vous n'étiez sûrement pas là lors du dernier débat budgétaire
08:29parce que vous étiez retenu au tribunal
08:30pour vos sujets de détournement de fonds publics
08:32ou pour lesquels vous avez été condamnés au deuxième.
08:34– Non, c'est pas un argument, c'est un fait.
08:35Mais le vrai sujet que nous avons là,
08:38par rapport au sujet de la fiscalité,
08:40c'est qu'au dernier budget, pardon,
08:42on le voit, on l'a vu, on l'a commenté,
08:44et d'ailleurs, vous étiez tous gênés sur les plateaux.
08:46Vous venez sur les plateaux et vous votiez,
08:49vous rigolez, vous votiez main dans la main,
08:52avec la gauche, des impôts pour tout le monde.
08:55– Mais c'est faux.
08:56– 36 000.
08:57– C'est vrai, c'est vrai.
08:57– On est l'heureuse, c'est l'heureuse.
08:59– Vous vous proposez des milliards d'économies ?
09:01– 36 milliards, non, c'est pas vrai, c'est pas vrai.
09:05– Vous avez voté des super profits.
09:06– Vous montez en fait, vous montez.
09:07– Mais c'est vous qui dites…
09:08– Nathalie, j'ai un autre exemple, Julien Audoul.
09:11La taxe Zuckmann, quand elle arrive à l'Assemblée nationale,
09:15qu'est-ce que vous faites ?
09:15Qu'est-ce que vous votez au Rassemblement national ?
09:17– On l'a toujours dit, nous sommes opposés à la taxe Zuckmann.
09:19– Vous vous êtes abstenus.
09:20– Merci.
09:20– Vous vous êtes abstenus.
09:22– Cette taxe Zuckmann a été adoptée par l'Assemblée nationale,
09:28emmenée par la gauche, parce que vous vous êtes abstenus.
09:32– Nous sommes opposés, encore une fois, à toute taxation supplémentaire.
09:36– Mais c'est faux.
09:37– Mais si, c'est vrai.
09:37– Mais vous étiez pas là, sûrement, mais demandez à vos collègues.
09:39– Mais c'est vrai, mais c'est vrai.
09:40Nous détestons, encore une fois, la politique fiscale que vous avez menée.
09:44– Nous détestons le fiscalisme qui est à l'œuvre dans notre pays depuis 30 ans.
09:49Nous voulons baisser les impôts, et Marine Le Pen baissera les impôts des Français.
09:53– Mais elle l'a pas fait, elle a voté.
09:54– Mais si, si.
09:55– Et je le dis assez simplement, regardez.
09:56– Je suis t'arturé de la porte.
09:57– Oui, je veux bien qu'on parle toute la journée de la situation économique de notre pays,
10:01et c'est important au regard de l'année et du budget.
10:03– Qui devons en responsabilité, c'est votre bilan.
10:05– Justement, regardons ce bilan et regardons-le avec vérité.
10:08Au cours des premières années de la présidence d'Emmanuel Macron,
10:11nous avons baissé le déficit, nous avons baissé les impôts pour les entreprises
10:15et pour les ménages, la taxe d'habitation, les premières tranches de l'IER,
10:18nous avons tout baissé.
10:19– La taxe foncière, l'IER c'est l'impôt sur l'Europe.
10:21– Ça c'est les collectivités locales, vous le savez très bien,
10:23ou si vous ne le savez pas, je suis en train de vous l'apprendre.
10:24– Mais c'est faux, c'est un mensonge !
10:25– Ensuite, je suis en train de vous dire un truc très simple.
10:27– La taxe foncière, ce n'est pas les collectivités.
10:29– Monsieur Oudoul, vous pouvez parler sur moi, je vais continuer à parler.
10:31Il s'est passé quelque chose, il s'appelle Covid, inflation.
10:34– Il a bon dos le Covid, et l'Ukraine ?
10:35– L'inflation, oui, grâce à votre ami Poutine.
10:38– Et donc par rapport à ça, oui, nous avons fait le choix.
10:40– J'ai été reçu à Brégançon.
10:40– Nous avons fait le choix, arrêtez.
10:42– J'ai été reçu à Brégançon parmi.
10:43– Nous avons, par le président de la République,
10:45et qui n'a pas été reçu pour financer une campagne présidentielle
10:48d'une candidate qui est la vôtre.
10:49– Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu.
10:50– Et ensuite, je le dis assez simplement,
10:51oui, on a fait le choix de protéger les entreprises et les ménages
10:53pendant ces crises qui sont passées.
10:54– C'est factuellement faux.
10:56Vous avez effondré notre économie.
10:59– C'est juste que j'entends depuis tout à l'heure
11:01ce concours l'épine de qui baissera le plus les impôts.
11:04Le résultat, c'est que vous avez appauvri l'État.
11:06C'est que la Cour des comptes, elle dit que les macronistes,
11:08c'est 80 milliards d'euros de recettes en moins.
11:09Donc derrière, qu'est-ce que ça veut dire ?
11:11On va couper sur les services publics.
11:12Qui va payer les catégories populaires ?
11:14J'entends le Rassemblement National qui se fait le défenseur
11:16des petits propriétaires.
11:17Est-ce que vous savez, M. Oudoul,
11:18quel est le niveau moyen de transmission en France d'un patrimoine ?
11:2270 000 euros.
11:23– Et alors ?
11:24– 70 000 euros.
11:24– Vous nous promettez des centaines de milliers d'euros d'exonération
11:27grâce à Marine Le Pen.
11:28À qui est-ce que ça va bénéficier ?
11:30Aux plus riches.
11:31Donc à un moment, moi je fais de la politique pour la majorité.
11:33Je ne fais pas de la politique pour les ultra-riches.
11:36Donc d'un côté, on a un parti des milliardaires,
11:39de l'autre côté, on a un parti des ultra-riches.
11:41Ça suffit.
11:42Moi je vous le dis,
11:43je pense à tous ces Français qui nous regardent
11:45et qui se disent qu'ils sont totalement déconnectés.
11:48Moi je n'aurais même pas la chance d'avoir un héritage dans ma vie.
11:51Il y en a qui doivent refuser l'héritage.
11:52C'est ça aussi la condition de beaucoup de nos concitoyens.
11:55Quand 10 milliards d'euros vont transiter dans les 15 prochaines années
11:58dans les mains des plus riches,
12:00les plus pauvres, eux, ils n'auront rien.
12:03Donc moi je vous le dis,
12:04il faut redistribuer.
12:06La castation de l'héritage,
12:07c'est quelque chose qui renforce les inégalités.
12:10Qu'est-ce qui s'est passé depuis la Seconde Guerre mondiale ?
12:12On a eu un modèle social qui a fonctionné pendant les Trente Glorieuses.
12:15Justement, parce que ce n'était pas une société qui était inégalitaire.
12:19C'était des salaires qui ont augmenté.
12:22Grâce à la croissance, monsieur.
12:23Des salaires qui ont augmenté.
12:24Tout à fait.
12:24Je veux qu'on parle du carburant.
12:26Juste d'un mot.
12:27Et finalement, ce n'est que depuis 15 ans
12:30que ce phare est déséquilibré fondamentalement
12:32et que les ultra-riches se sont engraissés.
12:34Oui bien sûr.
12:35Derrière un Français ou une Française
12:36qui a réucalypté des moyens.
12:38Il y a bien souvent des risques.
12:41Il y a bien souvent de l'emploi.
12:43Il y a bien souvent des pépites et des créations.
12:45Il y a bien souvent un progrès scientifique, économique, social.
12:49Derrière ce que vous appelez les riches,
12:51il y a des réussites pour notre pays.
12:53Encore une fois, qui bénéficient quelquefois
12:54des millions de nos compatriotes.
12:56Donc de vouloir, encore une fois, les mettre à l'index.
13:00À contribution.
13:01Mais c'est pas à contribution.
13:01Mais bien sûr, il faut qu'ils participent collectivement.
13:04Ce n'est pas vrai.
13:05Vous n'avez pas lu la commission d'enquête de Charles de Courson.
13:08L'ancien ministre de l'économie dit
13:09que les 13 000 plus riches de France ne payent pas d'impôts.
13:11Alors à un moment, ça suffit, vos leçons de morale.
13:13Vous avez exonné les...
13:15Il ne paye pas d'impôts sur le revenu.
13:16Oui, pas d'impôts sur le revenu.
13:18Mais il ne paye presque pas d'impôts.
13:19On a un autre exemple ce soir.
13:21Un autre problème de fonds.
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