- il y a 1 semaine
Chaque soir, Alice Darfeuille vous accomagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:01Bienvenue 21h50, vous êtes dans BFM Grand Soir, nous allons consacrer une grande partie de cette émission à l'actualité
00:07politique
00:08avec deux entretiens importants aujourd'hui sur BFM TV, celui d'Edouard Philippe, long entretien à Guillaume Daré
00:15mais aussi celui de Jean-Philippe Tanguy, on va y revenir avec nos invités, Arnaud Péricard, porte-parole Horizon, maire
00:20de Saint-Germain-en-Laye, bonsoir.
00:21Pierre Jouvet, député européen et secrétaire général du Parti Socialiste, bienvenue, soulagé, ça y est Olivier Faure
00:27et candidat pour la primaire du PS ?
00:30Je suis satisfait qu'Olivier Faure soit candidat, il l'a dit ce soir, il sera candidat à la présidence
00:34de la République
00:35dans le cadre de cette primaire pour porter une France plus juste et j'espère que des millions de nos
00:41concitoyens
00:42viendront voter à cette primaire, c'est un bon moment démocratique qui doit permettre de démontrer
00:47que rien n'est joué à huit mois de l'élection présidentielle et qu'il peut y avoir une victoire
00:52de la gauche dans ce pays.
00:54C'est officiel ce soir, c'est loin d'être une surprise évidemment.
00:56Bonsoir Mathieu Vallée, député européen du Rassemblement National et bonsoir à vous Thierry Arnaud.
01:02On va commencer par cet entretien d'Edouard Philippe et c'est toujours important de poser le cadre évidemment.
01:08Il continue donc de se présenter, Edouard Philippe, comme le grand rassembleur de la droite et du centre
01:14mais sur plusieurs sujets, il est quand même plus dur, plus dur sur la sécurité, plus dur sur l'immigration.
01:20Que retenez-vous de cet entretien ?
01:22Oui, c'est ça, c'est sa conviction que l'élection se gagne en occupant l'espace de la droite
01:26et du centre.
01:27Qu'effectivement, il faut aller être clair sur ce que sont les marqueurs de son positionnement à droite,
01:34sur l'immigration, sur le droit du travail, sur l'économie, sur l'engagement par exemple à arriver à la
01:40fin du quinquennat à un déficit de 2%,
01:43sur l'éducation avec des mesures symboliques comme le fait de ne pas écarter le retour de l'uniforme par
01:49exemple.
01:49Donc toute une série de marqueurs qui veut montrer qu'il est le candidat de la droite,
01:53d'une droite qui assume une forme de radicalité dans son offre politique
01:58parce que cet espace-là, il faut absolument l'occuper, faute de quoi il sera occupé par d'autres
02:03et pour partie par le Rassemblement National, bien sûr.
02:05– Évidemment, le Rassemblement National, il en a beaucoup parlé, très peu de la gauche,
02:10il se concentre sur son principal adversaire, Marine Le Pen,
02:13et ce que certains considèrent comme son talon d'Achille, son programme économique,
02:17notamment sa réforme des retraites, écoutez.
02:20– J'ai entendu Mme Le Pen dire qu'elle présenterait le chemin de retour à l'équilibre.
02:24On va voir, ce que je sais, puisque j'écoute Mme Le Pen,
02:27c'est qu'elle propose une réforme des retraites qui coûte plus cher.
02:30Donc elle propose dans sa réforme des retraites, non pas de réduire le déficit,
02:33mais de l'accroître en consacrant 9 milliards de plus à la réforme des retraites.
02:38Je pense que c'est une façon curieuse de rétablir l'équilibre des finances publiques.
02:43– Alors il n'a pas passé trop de temps sur les différentes sensibilités,
02:46Jordan Barnella, Marine Le Pen, mais il touche à un point important.
02:49Vous voulez rendre déficitaires un système qui l'est déjà ?
02:52– Non, on va présenter une trajectoire des finances publiques de 125 milliards d'euros.
02:56Je sais qu'il y a de la patience sur ça, comment ?
02:58On vous a déjà annoncé la suppression de 128 taxes énormes.
03:01Je vois par exemple que pour la taxe professionnelle, il y a une quinzaine de taxes.
03:05Donc ce que je veux vous dire, c'est que là, au moment où je vous parle,
03:10sur le bilan des 3 ans d'Edouard Philippe à Matignon, c'est 406 milliards d'euros de dettes.
03:15Et je vais même être très transparent avec vous, c'est 270 milliards liés au Covid.
03:18Donc on voit bien qu'un ancien Premier ministre, Emmanuel Macron,
03:21qui dit qu'il y a des relations très lointaines avec le Président,
03:23très bien, ironie.
03:24– Sur la réforme des retraites, Mathieu.
03:26– Mais sur la réforme des retraites, je vous l'ai déjà dit et je vais vous le redire,
03:29on a un vrai projet de société.
03:31Si vous voulez, et mon voisin de droite, j'allais dire de gauche,
03:34mais Pierre Jouvet pourra dire son projet de société.
03:36Mais nous, les gens qui ont commencé très tôt, c'est-à-dire à l'âge de 20 ans,
03:39qui sont cassés par le travail et qui ont 40 annuités,
03:41pourront partir à 60 ans.
03:43Quand on n'est pas dans des bureaux climatisés,
03:45quand on n'est pas dans des conditions de travail confortables,
03:46je pense aux charpentiers, je pense aux menuisiers,
03:48je pense aux ouvriers, aux plombiers, aux aides-soignants, aux policiers, aux gendarmes,
03:51c'est quand même normal qu'ils puissent partir dès l'âge de 60 ans.
03:54Et ceux qui ont commencé après 20 ans, c'est 42 annuités,
03:57avec un départ, l'âge fixé à 62 ans.
04:00Je pense qu'il n'y a pas plus clair, on va vous le dire et vous le dire.
04:02– Ça c'est clair, mais est-ce que ça répond au point qu'ils soulèvent ?
04:04On va rendre déficitaire un système qui l'est déjà ?
04:06– Ils vont accroître un déficit qui est déjà intenable,
04:10avec une proposition d'âge de l'ordre de 62 ans.
04:12Et je rappelle qu'aujourd'hui, la loi, c'est 62 ans et 9 mois.
04:15Et que même François Hollande, hier à Sens,
04:17a proposé qu'on aille un petit peu plus loin à 63 ans,
04:20qui est déjà une progression.
04:22Donc Marine Le Pen, après les 9 milliards de plus
04:25d'accroissement du déficit budgétaire sur les retraites,
04:28les 34 ou 37 milliards de plus de M. Tanguy
04:30lors des échanges et des discussions budgétaires il y a quelques mois,
04:34nous démontrent bien que cette formation politique
04:36est dans l'incapacité de proposer un schéma de redressement
04:39des finances publiques de notre pays,
04:41qui n'y sont pas préparés en tout cas.
04:43Donc moi j'attends avec impatience
04:45les futures annonces économiques et budgétaires de votre candidate, M. Vallée.
04:49Pour vous dire, M. Pericard, M. le maire de Saint-Germain,
04:51c'est qu'on a proposé, regardons les contre-budget,
04:54très rapidement en 2026,
04:5657 milliards d'euros d'économies pour l'État,
04:59sur la mauvaise dépense.
05:00Et 34 milliards de fiscalité en plus pour les agents économiques.
05:02Mais non, M. Tanguy, je pense qu'on vous a entendu,
05:06je vous réponds juste rapidement.
05:07Donc ces 57 milliards d'économies qu'on faisait,
05:09c'était sur les agences, sur l'immigration,
05:11sur le train de vie de l'État,
05:12et avant de serrer la ceinture aux Français,
05:14qui est déjà plus que serrée,
05:15ils sont en train d'étouffer,
05:16serrons d'abord la ceinture de l'État et de ses administrations.
05:19Le Conseil économique et social environnemental,
05:22est-ce que vous lisez ces rapports, M. Pericard ?
05:24Je ne pense pas.
05:25Nous lisons les rapports,
05:26et c'est pour ça que je vous donne une question.
05:29Mathieu Vallée,
05:30c'est la première des mesures à faire.
05:31Je fais juste un petit réactivatif,
05:33Mme Darfay,
05:33si je veux juste faire un petit réactivatif,
05:35sur la formation professionnelle,
05:37vous avez, par exemple,
05:38sur ces 128 taxes qu'on propose,
05:39très concrètement,
05:40on a 15 taxes différentes.
05:42Est-ce que, comme la Cour des comptes le propose,
05:43on ne peut pas réduire ces taxes
05:45pour réduire l'imposition d'un pays
05:46qui est le plus prélevé en Europe ?
05:48Vous voyez, regardez,
05:49un point commun,
05:50si vous votez pour Marine Le Pen,
05:51il n'a pas dit qu'on pourra.
05:51Sauf que ce que dit Édouard Philippe,
05:53c'est que c'est un mensonge
05:54de continuer à dire aux Français
05:56qu'on peut revenir en arrière
05:58sur l'âge de départ et de retraite.
05:59D'ailleurs,
05:59il pourrait vous le dire à vous aussi.
06:01Non, mais vous savez,
06:02le débat qu'on a,
06:03et je pense qu'il faut prendre ce débat
06:04sur la question des retraites
06:05de manière très posée
06:07pour les téléspectatrices
06:09et les téléspectateurs
06:09qui nous regardent,
06:10parce qu'il va durer pendant 8 mois.
06:11Oui.
06:11C'est un choix de société.
06:13Et moi, je peux entendre
06:14ce que dit M. Philippe.
06:16Je ne suis pas d'accord
06:17avec ce que dit Édouard Philippe.
06:19Je peux entendre
06:21que je ne suis pas d'accord
06:22avec ce que dit François Hollande.
06:23Parce que nous, nous voulons,
06:24et vous m'avez interrogé...
06:25Mais il y a une réalité économique
06:26à ce choix de société, non ?
06:28Non, pas du tout.
06:29Parce que vous savez,
06:30la politique, c'est des choix.
06:31Et moi, je voudrais qu'on arrête,
06:33parce que ça,
06:33c'est la spécialité du macronisme
06:34depuis 10 ans,
06:35de faire croire que la politique,
06:37c'est binaire.
06:38Non, la politique, c'est des choix.
06:39Et quand on choisit de dire
06:41que quand on a commencé
06:42à travailler tôt...
06:43Moi, vous savez,
06:43j'ai été maire de Saint-Vallier
06:45dans la Drôme,
06:45qui est une ville populaire.
06:4750% d'ouvriers dans ma ville.
06:49Je vous garantis
06:50que les 50% d'ouvriers
06:51que je vois dans ma ville
06:52tous les jours,
06:53quand ils arrivent à 60 ans,
06:55ils sont brisés.
06:56Ils ont une espérance de vie
06:58qui est de 7 ans inférieure
07:00à l'espérance de vie d'un cadre.
07:02Eh bien, moi,
07:03le choix de société
07:03que nous portons
07:04avec Olivier Faure,
07:05c'est une société plus juste
07:08par rapport à la loi du plus fort.
07:10Oui, ça se finance.
07:11Oui, ça coûte de l'argent.
07:12Eh bien, nous devons mettre en face
07:14la réalité économique
07:15de choix politiques
07:16que nous faisons
07:17et de projets de société.
07:17Et donc, quel est le choix
07:18de société que défend Horizon,
07:20en l'occurrence,
07:21Edouard Philippe,
07:22qui, il y a un temps,
07:23a été surnommé
07:24M. 67 ans,
07:25parce qu'il avait évoqué cet âge-là.
07:27Ce serait quoi,
07:27ce choix de société ?
07:28Si vous deviez le résumé...
07:31Non, mais je l'ai entendu
07:32et Gérald Darmanin
07:33l'a rappelé aujourd'hui
07:34à Tourcoing.
07:35Évidemment que c'est important.
07:36Et vous avez raison
07:37de rappeler que c'est un choix
07:38de société.
07:39Mais si on veut
07:40ne pas laisser à nos enfants
07:41non seulement le financement
07:43de leur propre retraite,
07:44mais le financement
07:45de la retraite,
07:45de moi,
07:46en tant que parent,
07:47de vous peut-être,
07:48en tant que parent,
07:49il faut effectivement
07:50qu'on ait des mesures
07:51qui soient équitables
07:52et un dispositif
07:53qui fonctionne
07:54et qui soit à minima l'équilibre.
07:56C'est ce que nous demandons,
07:57c'est ce que nous posons.
07:58Quand ce dispositif
07:59sera à l'équilibre,
08:00monsieur,
08:01après on pourra effectivement...
08:02Mais M. Perricard,
08:03pour ça...
08:03Quelle latitude
08:04et quelle autonomie avons-nous
08:05avec un système
08:06qui aujourd'hui
08:07est en déséquilibre ?
08:08Mais pour ça,
08:09nous pouvons aller chercher
08:10de l'équilibre ailleurs.
08:11Je vais vous donner
08:11un exemple très précis.
08:12Si dans ce pays,
08:14ce que nous proposons aussi,
08:15nous lançons par exemple
08:16un grand plan
08:17de souveraineté industrielle
08:18et de réindustrialisation,
08:19c'est-à-dire qu'on arrête
08:21de se laisser piquer
08:22nos industries
08:22par la Chine
08:23et par tout le reste du monde,
08:25qu'on crée par exemple
08:262%,
08:272% d'industries supplémentaires
08:29dans ce pays,
08:30c'est 800 000 emplois
08:31qui sont créés.
08:32Non, ça s'organise.
08:34Le climat de confiance
08:35pour les entrepreneurs
08:35ne se décrète pas.
08:36Ça, vous savez,
08:37c'est un élément de langage
08:38que personne ne sait.
08:39Quand 422 milliards d'euros
08:40du déficit public
08:41qui est affecté
08:42aux retraites
08:43dans notre pays,
08:43ça ne se décrète pas
08:44la résorbation
08:45de ce déficit public.
08:46Non, non,
08:46parce que faire
08:47la réindustrialisation,
08:48ça se décrète.
08:49Décider par exemple
08:50qu'on va faire
08:51de la souveraineté
08:51une priorité politique,
08:53ça se décrète.
08:54Dire qu'on va faire
08:55une stratégie
08:56de planification
08:57industrielle et écologique,
08:58ça se décrète.
08:59Et ça permet
09:00de créer des emplois,
09:01ça permet de créer
09:02de la richesse,
09:03ça permet de résorber
09:04du déficit
09:04et donc de financer
09:06en partie
09:06la réforme des retraites
09:07et permettre
09:08à nos concitoyens
09:09de vivre mieux,
09:10de profiter
09:11de ce temps libéré.
09:12choix de société,
09:13ça nous amène
09:14à cet autre thème
09:14évidemment
09:15qui est au cœur
09:15de cette campagne
09:16présidentielle,
09:17c'est l'immigration.
09:19Édouard Philippe
09:20le dit,
09:21lui aussi,
09:21il veut une politique
09:22plus ferme
09:23en matière d'immigration
09:24et pas seulement
09:25à Mayotte
09:25où il s'est rendu
09:26récemment,
09:27plus de fermeté
09:28sur l'ensemble
09:29du territoire.
09:30Édouard, écoutez.
09:32Il doit avoir
09:32une politique migratoire
09:35plus ferme
09:36au sens où
09:36elle doit permettre
09:36à la France
09:37de mieux maîtriser
09:39l'entrée et le séjour
09:40des étrangers
09:41qu'elle veut autoriser
09:42à rester
09:43ou qu'elle ne veut pas
09:44autoriser à rester.
09:45Je pense qu'il y a
09:45trop d'étrangers
09:47en situation irrégulière
09:48en France.
09:49Je pense qu'il est
09:49trop facile aujourd'hui
09:50dès lors qu'on est
09:51en situation irrégulière
09:52d'éviter le retour
09:54dans le pays
09:54dans lequel on devrait rentrer.
09:57Pour le coup,
09:57ça, ça vous parle
09:58Mathieu Vallée ?
09:59Écoutez,
10:00Edouard Philippe
10:01aujourd'hui découvre
10:02un problème
10:02qu'il n'a pas géré
10:03côté des premiers ministres.
10:04M. Macron avait dit
10:04100% de QTF exécutés.
10:06On est à peine
10:06aujourd'hui à 10%.
10:07Vous allez me dire
10:08aujourd'hui,
10:08c'est M. Lecornu,
10:09M. Lecornu,
10:10M. Attal,
10:10M. Philippe.
10:11C'est la même chose.
10:12Ils ont servi Emmanuel Macron.
10:13Ils ont épousé sa politique
10:14et donc il peut déplorer
10:15aujourd'hui qu'il y ait
10:16beaucoup de personnes
10:17sous obligation
10:17de quitter le territoire français,
10:18de clandestins.
10:19Mais sur l'Algérie,
10:20par exemple,
10:21rien n'a avancé,
10:22encore moins
10:22sous son égide
10:31la suppression du droit du sol
10:33et à Mayotte
10:33et en France métropolitaine
10:35parce que Mayotte,
10:35c'est la France.
10:36On ne peut pas dire
10:36qu'il y a Mayotte
10:37et il y a la France.
10:38La France et Mayotte,
10:39c'est la même chose.
10:41Donc dans un territoire
10:42ultramarin que nous défendons
10:43parce que nous défendons
10:43la France
10:44et tous ces territoires,
10:45c'est quand même
10:46invraisemblable de faire
10:47deux points,
10:48deux mesures
10:48et une France à deux vitesses.
10:50Est-ce qu'on va faire
10:51un droit pour la Réunion,
10:52pour la Guadeloupe,
10:52pour la Martinique,
10:53pour la Polynésie,
10:54pour la Nouvelle-Calédonie ?
10:55Donc il y a des spécificités
10:56que vous comprenez.
10:57Je sais bien,
10:59mais je parle
11:00sur une proposition
11:00que nous nous formulons
11:01à savoir
11:01et le droit du sol
11:03et le regroupement familial.
11:04La nationalité,
11:05M. Péricard,
11:06vous qui êtes patriote...
11:07Mais vous n'êtes pas
11:07pour la suppression
11:08du droit du sol.
11:09Mais attendez,
11:10tout le monde mélange
11:12des concepts
11:12droit du sang,
11:14droit du sol,
11:14sans savoir, pardon,
11:16ce que ça...
11:16Mayotte,
11:17il y a déjà un dispositif
11:18un petit peu particulier
11:19sur le droit du sol.
11:19Avec quel résultat,
11:20M. Péricard ?
11:21Je parle de l'ensemble
11:22du territoire national.
11:24Ce que l'on propose...
11:24Puisque hier,
11:25Jordan Bardella
11:26a redit
11:27qu'il y aurait
11:27un projet de loi
11:28soumis par référendum
11:29aux Français
11:30si le RN est élu,
11:31avec comme mesure
11:32la suppression
11:33du droit du sol.
11:35Le référendum,
11:36mais vous qui êtes gaulliste,
11:37De Gaulle disait
11:38que le pouvoir suprême
11:39appartenait au peuple.
11:40Il n'a pas été consulté
11:41depuis 2005.
11:41La dernière fois
11:42qu'il a été consulté,
11:43on s'est foutu de sa gueule
11:44puisqu'on ne l'a pas suivi
11:45sur la constitution en peine
11:46qui s'est traduit
11:47par le traité de Lisbonne.
11:48Mais moi,
11:48je le dis avec ces termes-là
11:49parce que c'est comme ça.
11:50Laissez le répondre.
11:53C'est comme ça.
11:54J'avoue que je parlais,
11:54c'était à Arnaud Péricard.
11:55Laissez-le répondre,
11:56s'il vous plaît,
11:56sur le droit du sol.
11:57J'ai cru à non
11:59ce que nous proposons
12:00à Mayotte
12:01et c'était tout l'objet
12:02du déplacement
12:03d'Edouard Philippe
12:04à situation exceptionnelle.
12:05Vous savez qu'il y a
12:05des enfants français,
12:07maorais,
12:07qui sont à Mayotte
12:08qui ne peuvent plus
12:09aller à l'école
12:09en raison des situations
12:11exceptionnelles,
12:11en raison d'une population
12:13qui est à 50%
12:14et d'origine
12:15ou en tout cas
12:15qui est en situation irrégulière
12:17et ça ne peut plus durer.
12:18D'où cet objectif
12:19peut-être de création
12:20de centre de rétention
12:21sur l'Afrique de l'Est
12:22qu'il a proposé.
12:23La situation sur le sol domestique
12:25elle est différente évidemment.
12:25Oui mais Dominique de Villepin,
12:26vous savez ce qu'il dit,
12:27il dit Edouard Philippe,
12:28il fait le jeu
12:29du Rassemblement national.
12:30Quand on commence
12:31à faire quelque chose
12:32et qui doit rester exceptionnel,
12:34finalement ça va être en vigueur
12:36sur l'ensemble du territoire.
12:37Moi je suis maire,
12:38vous l'avez été,
12:39peut-être serez-vous un jour
12:39au conseil municipal,
12:41vous êtes à l'ébiscale,
12:41vous êtes à l'ébiscale,
12:42bien évidemment,
12:43on le voit tous les jours.
12:44Les affres et les difficultés
12:46que génère l'immigration
12:49irrégulière, les migrants,
12:51les centres de rétention.
12:52Moi j'ai un exemple concret
12:53à vous donner.
12:53À Saint-Palais,
12:54au plus profond de la Soule,
12:56aux Pays-Bas,
12:57on vient de mettre en place
12:58un CERA,
12:58un centre de rétention
13:00administrative
13:01avec une situation
13:02qui génère aujourd'hui
13:03des difficultés
13:04pour une population
13:05qui n'y avait jamais été confrontée.
13:06Évidemment que ça perturbe,
13:08évidemment que ça crée
13:09des difficultés
13:09et évidemment qu'il faut
13:10apporter des solutions.
13:10Mais vous n'iriez pas
13:11jusqu'à supprimer le droit du sol
13:12sur l'ensemble du territoire.
13:14Bien sûr que non.
13:15Acceptable, faisable selon vous,
13:16ce que dit
13:17le Rassemblement national
13:18en matière d'immigration ?
13:19Non mais évidemment non.
13:20Mais on sait...
13:21C'est pas une surprise
13:22pour les socialistes.
13:23On connaît depuis longtemps
13:25les propositions
13:25du Rassemblement national.
13:26Mais je constate ce soir...
13:27Oui mais ça ne veut pas dire
13:28qu'il faut s'y habituer.
13:29C'est ça que je veux dire.
13:30Non mais d'ailleurs
13:30nous ne nous y habituons pas.
13:32Et je constate ce soir
13:33dans ce débat
13:34que finalement
13:35Édouard Philippe
13:36qui a voulu essayer
13:38d'aller chasser
13:39sur les terres
13:39de la droite,
13:40de la droite dure,
13:41peut-être de l'extrême droite,
13:43n'y parvient pas ce soir
13:43parce que comme le dit
13:44Dominique de Villepin,
13:45évidemment,
13:46quand on met ce genre
13:47de débat sur la table,
13:48les Français préfèrent
13:48toujours l'original
13:49à la copie.
13:50Et moi je pense
13:51qu'en vérité,
13:52Édouard Philippe
13:53se trompe de combat
13:54quand il veut essayer
13:56de créer
13:57un dispositif particulier
13:58dans un territoire
13:59qui est particulier.
14:00Très franchement,
14:01les macronistes
14:02encore au pouvoir
14:03qui sont les soutiens
14:04de M. Philippe
14:05auraient bien fait
14:06de mettre
14:06tous les moyens
14:07de reconstruction
14:08de Mayotte
14:09plutôt que d'aller faire
14:10de l'agitation
14:11sur la question
14:12migratoire
14:13qui est un sujet
14:13sérieux,
14:15extrêmement difficile
14:15depuis toujours
14:16à Mayotte
14:16plutôt que de venir
14:18agiter un chiffon
14:19d'élections présidentielles.
14:20Là encore,
14:21comme sur les retraites,
14:22la question de l'immigration
14:23doit être un sujet
14:24que nous prenons
14:25de manière très précise
14:26et très concrète.
14:27Qu'est-ce qu'on va faire
14:28sur l'immigration
14:28dans ce pays ?
14:29On va dire qu'il n'y aura
14:30plus jamais d'immigrés ?
14:31Moi j'étais aux rencontres
14:33du MEDEF,
14:34je ne sais pas ce que vous dites
14:34vous, je le sais.
14:35J'étais aux rencontres
14:36du MEDEF cette semaine.
14:37Je discutais avec
14:38des dizaines de chefs
14:39d'entreprise.
14:39Vous allez dire
14:40immigration zéro en France ?
14:41Allez le dire
14:42aux chefs d'entreprise.
14:43Il n'y a pas de ce MEDEF.
14:43Personne ne le tient.
14:43Dans nos collectivités locales,
14:44et dans les collectivités locales,
14:46ça peut être la même chose.
14:46Si demain, j'ai plus d'immigration,
14:47j'ai plus de médecins,
14:48j'ai plus d'être soignant.
14:49On veut faire peur aux Français
14:50en leur faisant croire
14:51qu'il y aurait une submersion
14:52migratoire qui n'existe pas.
14:54Qu'il y ait une réalité,
14:55un accompagnement
14:56sur la question migratoire,
14:58que nous faisions le nécessaire
14:59pour éviter les filières
15:01d'immigration illégales,
15:02qu'il y ait des renégociations
15:04et des rediscussions,
15:05surtout de manière ferme,
15:06avec des partenaires étrangers,
15:08comme ça doit être par exemple
15:09le cas avec l'Algérie.
15:10Ça doit être
15:11dans nos priorités politiques.
15:13Mais là aussi,
15:13n'agit-on pas des peurs
15:14qui n'existent pas dans ce pays ?
15:16Thierry Arnaud,
15:16le regard que vous portez
15:17sur cette discussion
15:19autour de l'immigration,
15:21sur laquelle quand même
15:22il y a des attentes
15:23nombreuses des Français ?
15:25Moi, je fais deux constats.
15:26Le premier, c'est que
15:28on est tous d'accord.
15:29Enfin, je veux dire,
15:30quand je dis on,
15:30c'est tous les partis politiques
15:31qui sont tous d'accord
15:33pour dire que c'est un sujet
15:34aujourd'hui.
15:34L'immigration,
15:35elle n'est pas traitée
15:36comme elle devrait l'être.
15:37Les réponses ne sont pas les mêmes,
15:39mais de la gauche
15:40jusqu'à la droite,
15:41on reconnaît qu'il y a
15:42un problème aujourd'hui,
15:43peut-être à l'exception
15:44de LFI.
15:46La deuxième chose,
15:46c'est que...
15:47Une différence importante,
15:48c'est que le Rassemblement national
15:49veut en faire
15:50une source importante
15:51d'économie.
15:52Oui, et c'est là
15:53où j'allais en venir.
15:53C'est le deuxième constat,
15:54c'est qu'en réalité,
15:55un certain nombre de mesures
15:56qui sont proposées
15:57ne sont pas des sources d'économie,
16:01que seulement 10%
16:03des OQTF aujourd'hui,
16:04c'est-à-dire du renvoi des gens.
16:06Il y a une raison
16:07qui n'est pas économique,
16:09c'est simplement
16:09que les pays d'origine
16:11refusent d'accueillir
16:12les pays qu'on souhaite
16:13leur envoyer.
16:14Mais le reste,
16:15c'est assez largement
16:16une question de moyens.
16:18Les gens que vous arrêtez
16:20pour placer en OQTF,
16:21il faut les mettre
16:21dans des centres de rétention.
16:22Est-ce qu'on a assez de place ?
16:24Vous savez, M. Arnaud,
16:25d'ailleurs,
16:25combien il y a de centres
16:26de rétention en France ?
16:27Oui.
16:27Enfin, en France,
16:28mais il y a de l'Ontre-mer.
16:28On a 27 pour 2 000 places.
16:31On nous en promet 3 000.
16:32Mais comment voulez-vous
16:33exécuter les OQTF ?
16:34Le deuxième sujet,
16:35c'est que ces gens-là,
16:36il faut les repérer,
16:37aller les chercher,
16:38les trouver, les arrêter.
16:39Et ça, ce sont des moyens
16:40humains supplémentaires,
16:41des moyens d'enquête.
16:42Donc, ça veut dire
16:43que l'immigration,
16:45lutter contre l'immigration
16:46et l'immigration irrégulière,
16:47et ne serait-ce qu'à l'y se faire
16:49appliquer aujourd'hui
16:50des décisions de justice
16:51qui ont déjà été prises,
16:53c'est aussi donner
16:54des moyens supplémentaires.
16:55Et donc, il faut aussi
16:56que l'offre politique
16:57qui nous est faite
16:58soit transparente
16:59de son point de vue,
17:00dire, certes,
17:01il y a peut-être
17:02certains aspects
17:02qui peuvent générer
17:03des économies,
17:04mais il y a aussi des coûts.
17:05Et il faut dire lesquels,
17:06et il faut dire
17:07comment on les finance.
17:07et il faut dire lesquels,
17:08il faut dire lesquels,
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