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  • il y a 7 semaines
Chaque soir, Alice Darfeuille vous accomagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Sur les recettes, sur les dépenses, j'aimerais qu'on parle un peu quand même du budget, du débat budgétaire
00:05qui s'annonce.
00:06Hier, Sébastien Le Cordus s'est exprimé dans les colonnes du Parisien et il propose d'une certaine manière, Victor
00:12Hérault, un deal en fait aux oppositions,
00:15ce qu'il appelle une quatrième voie. Ce serait quoi exactement ? Pas de grandes mesures, quelques petites mesurettes réversibles.
00:24C'est ce que tous les premiers ministres qui ont survécu ont essayé de faire jusqu'ici.
00:28Vous avez déjà vu prioriser certaines dépenses, je lis juste sa déclaration, en 50 petites décisions, efficaces, intelligentes,
00:35contrairement à 3 ou 4 grandes qui seraient spectaculaires, mais impossibles à voter.
00:40En gros, ça veut dire ne froisser personne, essayer de, parce qu'on n'arrête pas de nous expliquer, notamment
00:46depuis François Bayrou il y a un an,
00:48que la France fait face à une dette qui est un mur infranchissable et qu'il n'y a plus
00:53un seul sou dans la caisse et qu'il faut impérativement réduire les dépenses, coûte que coûte.
00:57Le problème, c'est que la composition de l'Assemblée nationale, pardonnez-moi, fait que, et Sébastien Lecornu est bien
01:03au courant,
01:04puisqu'il a réussi à surmonter cette épreuve plus d'une fois, fait qu'on ne peut rien laisser passer
01:09de massif.
01:10Il faut essayer de s'accommoder de petites mesurettes.
01:14Alors on va augmenter un petit impôt par-ci, tant qu'il ne se voit pas trop, on va baisser
01:17une petite dépense par-là.
01:18Mais il faut faire en sorte qu'il n'y ait surtout pas plus d'une moitié de l'Assemblée
01:22nationale qui vous censure en retour.
01:24Or, il y a deux tiers de l'Assemblée nationale qui ne sont pas du camp de Sébastien Lecornu.
01:28Or, les deux tiers sont fragmentés en deux, c'est-à-dire le Rassemblement national d'un côté, la gauche
01:33de l'autre, le bloc de gauche de l'autre.
01:35Donc on ne peut bouger ni à droite ni à gauche et on n'a pas assez pour bouger au
01:38centre.
01:38Et aussi, l'absence de budget représenterait un désordre national, mais aussi international, les marchés financiers nous regardent.
01:48Est-ce que vous entendez ce que dit Sébastien Lecornu ?
01:52Est-ce que du côté du Rassemblement national, c'est d'ores et déjà la censure assurée ?
01:56Non, non, ça n'a pas été indiqué et on en parlera avec Marine Le Pen en temps voulu.
02:00Mais là, les propos de M. Lecornu incarnent parfaitement l'absence de vision politique de ce macronisme crépusculaire.
02:10Ils nous disent surtout, ne faisons rien, ne bougeons rien.
02:13Donc en fait, pendant que le gouvernement gagne du temps en étant en poste,
02:17et bien finalement, c'est les Français qui perdent du temps parce que le pays ne va pas avancer.
02:21Parce qu'en fait, ce n'est pas de lucidité, surtout Edwige Diaz, il lui reste quelques mois.
02:25Cet immobilisme politique, surtout, va engendrer une dégradation de la situation de notre pays.
02:33Donc je trouve que c'est assez malhonnête de sa part de dire, s'il vous plaît, mettons-nous d
02:38'accord,
02:38alors que ça fait des années qu'il nous méprise.
02:40Nous lui avons proposé chaque année un contre-budget.
02:44Je le précise pour les téléspectateurs, jamais ils n'ont inclus une de nos mesures dans leur contre-budget.
02:49Donc là, aujourd'hui, quand il nous appelle à faire preuve de responsabilité,
02:53j'ai juste envie de lui dire qu'il avait des années pour faire preuve de responsabilité
02:57et que, heureusement que nous, nous avons fait preuve de responsabilité
03:00quand nous avons censuré les budgets, sinon ça aurait engendré une perte supplémentaire de pouvoir d'achat.
03:05Ça n'est pas pour autant la censure automatique, c'est ce que vous dites ce soir,
03:10ça doit faire l'objet de discussion, contrairement à ce que dit Olivier Faure.
03:13Ça représente d'ailleurs tous les membres du Parti Socialiste,
03:17parce qu'Olivier Faure, il a dit que ce sera la censure.
03:19Olivier Faure croit peu que nous arrivions à un compromis,
03:22et certainement pas par la méthode des tout petits pas,
03:25parce que c'est ce que M. Lecornu veut faire, passer par un trou de souris.
03:30La dernière fois, on a obtenu la suspension de la réforme des retraites,
03:33ce n'est pas un trou de souris.
03:34Et moi, je le dis, et je pose la question aux Français, aux téléspectateurs qui nous regardent,
03:39est-ce qu'on peut accepter des mesurettes, alors que la planète brûle,
03:43alors que nous sommes déjà dans les catastrophes annoncées par le GIEC,
03:48parce que nous ne respectons pas les accords de Paris.
03:51Et je dis, l'argent, il y en a, il faut le prendre là où il en est.
03:54Il y a 211 milliards d'aides aux entreprises dont beaucoup ne sont pas justifiées.
03:58Donc ça, c'est des mesures à l'économie.
04:00Parce que j'ai dit que, quand j'entends que le Rassemblement National veut supprimer l'ADEME,
04:04une agence gouvernementale qui assure l'accompagnement du changement climatique,
04:08vous vous rendez compte, comme ils votent pour le maintien du véhicule thermique à Bruxelles,
04:14nous nous proposons au contraire d'accompagner, de changer de braquet,
04:18les pompiers vont être finalement en grève, j'ai vu ça sur vos antennes,
04:23de changer de braquet sur la transition écologique.
04:26Mais avec quelle majorité, M. Calfon ?
04:27Moi, je viens de le dire, mais c'est vrai que je peux comprendre que,
04:31dans le choix des paroles, vous ne l'avez pas forcément entendu,
04:34Vous l'avez mis en mur, il y en a dans les fonds.
04:36Non, je veux dire, avec quelle majorité vous faites passer ces mesures-là,
04:40qui sont des mesures de gauche, vous n'êtes qu'en tiers.
04:41Vous savez, je crois qu'on a obtenu la dernière fois la suspension de la réforme des retraites.
04:45Mais il est là, le déficit, d'ailleurs.
04:47Au gouvernement de savoir si sa stratégie, c'est pour que tout change,
04:51il faut que rien ne change, ou s'il a envie, finalement, d'accompagner les changements que nous proposons.
04:57Je me demandais pourquoi brandir la censure a priori, et qui parle en fait ?
05:00Est-ce que c'est le candidat Olivier Faure depuis ce soir ?
05:02Il est candidat, je crois.
05:04Voilà, vous allez la raconter.
05:06Par ailleurs, on a du mal à croire en sa bonne foi.
05:09En tout cas, vous êtes en adéquation.
05:11C'est le groupe socialiste et c'est le bureau national.
05:13Là, j'ai parlé en mon nom personnel, qui donnera la position.
05:18Comme vous l'avez dit sur votre groupe, le groupe se prononcera.
05:21Olivier Faure, il a quand même été assez clair.
05:23Je crois que la philosophie, c'est qu'on ne croit pas aux petits pas,
05:25que l'option qui tient l'accord par l'absence de clairvoyance du Premier ministre,
05:30c'est la censure, mais vous savez, nous, on veut toujours arracher
05:33ce qu'on a déjà fait lors du budget précédent, des gains pour les Français.
05:36Pas des petites bataillettes des gains.

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