- il y a 7 semaines
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accomagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Justement sur le débat de fond, parce que c'est intéressant de mettre en lien ce sondage avec aussi la
00:04prise de parole de Jordan Bardella
00:06qui faisait sa rentrée ce soir sur BFM TV et c'est pour ça que c'était bien que vous
00:10soyez là évidemment, Julien Audoul.
00:12Alors sur l'état d'esprit, ça y est la page est tournée, je me consacre essentiellement à la victoire
00:17de Marine Le Pen
00:18tout en continuant à faire entendre sa petite musique sur des sujets majeurs, notamment la réforme des retraites.
00:23On va y revenir, mais d'abord, voilà la première mesure qu'il prendrait en cas de victoire du RN,
00:30il deviendrait Premier ministre, voilà ce qu'il fait.
00:33Ma première décision, si je suis chef du gouvernement au printemps, sera de supprimer une myriade de 120 taxes et
00:42impôts à très faible rendement.
00:44C'est une annonce que vous nous faites ce soir ?
00:45C'est une annonce que je vous fais.
00:47120 taxes que vous avez listées ?
00:50Avec des taxes totalement délirantes sur le ski de fonds, sur les vidéogrammes, sur la collecte de l'eau.
00:58Nous devons, et il est plus que vital aujourd'hui pour l'économie française, de mettre fin à l'hystérie
01:03fiscale qui s'applique sur la France du travail.
01:06Et donc notre politique économique, et je tiens à la rappeler aux chefs d'entreprise, elle sera extrêmement simple et
01:10elle suivra une boussole.
01:12Ce sera celle du gouvernement que j'aurai à former. Moins de dépenses et moins d'impôts.
01:17C'est quoi la taxe ski de fonds et ça rapporte combien ?
01:19Alors déjà, si vous me le permettez...
01:21Non mais c'est important.
01:22Non oui, mais tout est important.
01:23Si vous me le permettez, j'aimerais dire un mot sur le sondage et les sondages.
01:27Cette campagne présidentielle vient de débuter.
01:30On va avoir des tonnes, des avalanches, pour reprendre un peu la théorie du ski de fonds,
01:35de sondages jour après jour, heure après heure.
01:38Je pense qu'il faut les prendre avec beaucoup d'humidité, beaucoup de distance.
01:41Parce que sinon, en fait, on ne va pas arrêter de patauger dans le marigot, on ne va pas arrêter
01:48de commenter l'avancée, la percée, la reculade de candidats qui ne seront peut-être jamais sur la ligne de
01:55départ.
01:56Vous dites ça parce que vous êtes largement en tête.
01:57Non, non, non, mais je le dis et je l'ai toujours dit, les sondages, on les prend comme une
02:03photographie qui illustre une dynamique.
02:05Cette dynamique, elle peut aussi se palper sur le terrain.
02:09Je l'ai vue ce matin, j'étais à la fois aux oignons, à Villeneuve-la-Guillère dans ma circonscription.
02:13Il y a une volonté de rupture et de changement qui s'exprime de manière extrêmement forte.
02:17Et je pense que tout le monde peut le sentir.
02:20Après, de savoir qui gagne un point, qui en perd un, qui dans la Macronie est mieux placé, je pense
02:26que ça n'intéresse personne à 8 mois de l'élection présidentielle.
02:31C'est pour ça que c'est bien d'aller concrètement sur des mesures et notamment cette annonce que nous
02:35vend Jean-Luc, pas Jean-Luc Mélenchon, Jordan Bardella, si je puis dire.
02:38Attention quand même, il y a une grosse différence.
02:40Quelles sont ces taxes qui seraient supprimées et notamment, j'insiste, cette taxe qui te font dont beaucoup de gens
02:45ont découvert l'existant, je pense, ce soir.
02:46Alors déjà, ça part d'un constat, les Français sont peut-être les citoyens du monde les plus matraqués d
02:53'impôts et de taxes.
02:54C'est une réalité que cette charge fiscale s'est alourdie depuis 10 ans avec Emmanuel Macron.
03:01Malheureusement, mais c'est un fait, que ce fiscalisme délirant, ce fiscalisme délirant, à chaque fois que vous avez une
03:09idée, un projet,
03:10vous avez trois taxes ou trois impôts qui viennent se greffer, qui plombent nos chefs d'entreprise,
03:15qui sont un cauchemar pour, évidemment, les ménages français.
03:21Eh bien, allez-y, Priscatevno, si vous voulez me répondre.
03:23Non, attendez, je vais aller au bout, j'ai laissé Priscatevno.
03:25Non, mais parce que je préfère que vous y alliez franco plutôt que de vous entendre, mieux murmurer que c
03:29'est n'importe quoi.
03:30Je peux juste continuer ma phrase ?
03:32Non, mais attendez, elle vous dit juste que c'est faux.
03:34Non, mais si vous m'interrompez pendant le compas, oui, moi aussi, je peux dire à chaque fois que c
03:36'est faux, c'est faux, c'est faux, c'est faux.
03:39Vous êtes le seul et unique parti à l'Assemblée nationale avec la France Insoumise à avoir concrètement fait voter
03:4736 milliards d'impôts supplémentaires pour les Français et les entreprises l'année dernière en 24 heures.
03:52La France, c'est factuel, est le pays de l'OCDE où la charge fiscale, la charge des prélèvements obligatoires
03:58est la plus importante.
04:00C'est ça qui est délirant.
04:02Et en contrepartie, parce qu'encore une fois, il ne s'agit pas de dire qu'il ne faut plus
04:05d'impôts.
04:05Évidemment qu'il faut des impôts pour payer l'école, pour payer la justice, pour payer la police et tous
04:10les services publics.
04:11Et l'hôpital, bien évidemment.
04:12Mais quand on voit le niveau de services publics qu'ont droit les Français avec les impôts qu'ils payent,
04:22qui sont d'un niveau délirant et hallucinant, c'est une honte et c'est le bilan de M. Macron.
04:28Ce qui manque, ce sont vos solutions et des précisions sur vos solutions.
04:32En l'occurrence, vous annoncez un vaste plan d'économie de 125 milliards.
04:36Et notamment pour financer ce plan, il y a donc la suppression de ces taxes.
04:40Quelles taxes et combien pourraient-elles rapporter ?
04:42Donnez-nous trois exemples concrets.
04:44Entre autres, mais encore une fois, ce sera détaillé, évidemment, lors d'une conférence de presse spéciale.
04:51Là, vous avez notre président, Jean-Denis Barbella, qui évidemment a évoqué ces 122 taxes à faible rendement.
04:57C'est-à-dire des taxes qui ne constituent pas, qui constituent, j'allais dire, des difficultés ponctuelles dans différents
05:04secteurs.
05:04Mais c'est quoi la taxe de ski de fond ?
05:06J'ai vu que vous avez été très intéressé par le ski de fond.
05:09Je ne sais pas si vous le pratiquez.
05:10C'est l'exemple qu'il a donné lui-même aujourd'hui.
05:12Mais vous avez plein de taxes inutiles.
05:14C'est quoi ? Et ça rapporte combien ?
05:15Vous avez plein de taxes inutiles.
05:17Visiblement, faible rendement.
05:20Il y a plein de taxes inutiles, mais eux, ils passent leur temps à en créer des nouvelles.
05:23Mais c'est faux.
05:23Mais dites concrètement.
05:25Là, ce qui est important, c'est que votre...
05:26On propose surtout des économies.
05:27Votre président de vie.
05:28Ce à quoi vous n'avez jamais voulu vous attacher depuis 10 ans.
05:31Ce qui est faux.
05:32Franchement, à un moment, ça va.
05:33On peut débattre de beaucoup de choses.
05:34Et je pense qu'il faut débattre du fond sur la base de vrais éléments.
05:37Et j'espère que sur cette campagne, on va pouvoir aussi avoir des vérificateurs
05:40qui nous expliquent que quand on a un présentant du Rassemblement National
05:43qui va nous expliquer ici la main sur le cœur
05:45qui veut réduire la pression fiscale sur les Français.
05:48Oui, et à cause de vous, on aurait pu l'être encore plus l'année dernière.
05:5136 milliards d'impôts supplémentaires.
05:53Vous êtes député, monsieur.
05:55Alors, c'est vrai.
05:55Et encore une fois, je le dis, vous n'étiez pas dans l'hémicycle
05:57lors de l'hiver dernier parce que vous étiez au tribunal.
05:59Mais moi, je peux vous dire que vos collègues ont voté main dans la main
06:02en 24 heures 36 milliards d'impôts supplémentaires.
06:05Non, c'est important pour les entreprises et les Français.
06:08Et quand on a voulu faire des réformes pour limiter les dépenses
06:11et rationaliser un peu les dépenses publiques,
06:14vous avez dit non, assujettir le RSA à des conditions,
06:17vous avez dit non, la réforme de l'assurance chômage,
06:19vous avez dit non, la réforme des retraites, vous avez dit non.
06:22Donc oui, je suis en boucle parce qu'à un moment,
06:23il va falloir dire la vérité aux Français.
06:25Vous êtes incapable de parler d'autre chose
06:27que de nouveaux impôts, de nouvelles dépenses.
06:30Et quand vous vous proposez de comment payer,
06:32soit vous ne savez pas répondre sur une question de termes d'une journaliste,
06:35soit vous nous expliquez que c'est les étrangers,
06:36et que ce soit qui vous payez.
06:37Le banque l'économiste Olivier Babaud, notamment sur ces 125 milliards d'euros.
06:40J'ai deux éléments à apporter.
06:41D'abord sur la taxe qui te font, qui existe bel et bien,
06:44et qui rapporte environ 13 millions d'euros,
06:46ce qui effectivement est résiduel.
06:48C'est résiduel.
06:49Et sans intérêt, et le coût de prélèvement est probablement supérieur.
06:53Voilà, c'est un exemple.
06:54J'ai vérifié, je n'ai aucun mérite, c'est Tchad GPT qui vient de me le dire.
06:57Et c'est quoi exactement ?
06:58Mais écoutez, c'est une taxe sur le ski de fond,
07:02qui s'appelle une redevance d'accès au site nordique aménagé.
07:05D'accord, il fallait la trouver.
07:06Elle est prévue à l'article 2333-81 du Code général des collectivités.
07:11Et vous en avez 122 des comme ça,
07:15qui sont le produit en fait d'un fiscalisme délirant,
07:18d'une administration qui effectivement a essayé de trouver un peu partout.
07:22Ça ne va pas améliorer le plan des Français.
07:24Je l'ai en doute, ce n'est sûrement pas faux, évidemment.
07:26Et c'est vrai qu'il y a des taxes comme ça qui traînent,
07:29et qui sont un peu des aberrations,
07:32des produits d'histoire parfois locale.
07:35La France est très forte pour ça.
07:36Même en supprimant une dizaine ou une vingtaine de taxes comme ça,
07:40avec si peu de rendement,
07:41que vous allez atteindre même les 125 milliards.
07:45Pas qu'avec ça, pas avec d'autres choses.
07:46Et tout le monde sait très bien que la France ne résoudra son problème
07:49que lorsqu'elle se sera attaquée véritablement à la question des retraites.
07:53Les retraites, il faut repousser l'âge du départ à la retraite
07:56pour justement donner du rendement et faire vraiment baisser...
08:00C'est ce que vous vouliez, Olivier Babeau.
08:02Et après, on ira sur les retraites.
08:03Vous voulez en parler, apporter au débat,
08:05avant de vous laisser continuer à débattre.
08:07Mais le deuxième élément, c'est qu'effectivement,
08:08l'ampleur de l'impasse financière,
08:10de la difficulté du budget,
08:12est telle que, ce n'est pas vraiment, comme on le sait,
08:15les dépenses de l'État elle-même.
08:16Alors, on peut effectivement les améliorer, les baisser,
08:18ce serait tout à fait méritoire.
08:20Mais c'est malheureusement une petite partie des dépenses de l'État.
08:23Les parties majoritaires, ce sont les dépenses de transfert
08:26que sont la maladie et les retraites.
08:29Et c'est là qu'il faut prendre des décisions
08:31qui, malheureusement, ne sont probablement pas très populaires.
08:34Et justement, sur les retraites,
08:35je voudrais qu'on écoute ce que dit Jordan Bardella,
08:38puisqu'il continue, en l'occurrence,
08:40à faire entendre sa petite musique à lui sur ce sujet.
08:44Moi, je pense qu'il faut un système
08:45qui met davantage en valeur la durée de cotisation.
08:48Et Marine a parlé d'une durée de cotisation
08:51qui irait jusqu'à 42 ans.
08:52C'est ce que nous avons défendu.
08:53Et nous sommes en train, en ce moment, d'y travailler.
08:55Donc, il n'y a aucun hiatus entre vous
08:56sur la capitalisation également ?
08:58Plus de capitalisation à pipi.
09:00Nous en avons besoin, bien sûr.
09:01On en a besoin.
09:03Et sur ce point, Marine Le Pen reprend aussi ses propositions.
09:06Soyons honnêtes.
09:06Il n'y a pas une grande démocratie
09:10qui, dans la situation démographique dans laquelle nous sommes,
09:13et avec un système de répartition,
09:15n'a pas développé de la capitalisation.
09:17Donc, moi, je suis partisan,
09:18et je suis favorable à ce que nous développions la capitalisation.
09:21Pourquoi ?
09:21Pour permettre aux Français qui arrivent en retraite
09:25de pouvoir avoir des revenus supplémentaires.
09:28Je suis d'accord qu'ils ne disent pas la même chose.
09:30Je veux dire, moi, j'ai bien écouté ce qu'a dit Marine Le Pen il y a deux jours,
09:33ce qu'a dit ce soir Jordan Barnella.
09:35Pourquoi ils ne reprend pas ?
09:36C'est la même réforme.
09:37C'est vraiment la même réforme.
09:38Exactement.
09:39Notre réforme, elle repose sur trois piliers.
09:41Premier pilier, pour les Français qui ont commencé à travailler le plus tôt,
09:44qui ont eu des métiers physiques,
09:46qui ont eu des métiers difficiles,
09:46qui ont commencé, plus largement, à travailler avant 20 ans.
09:51Ces Français-là, ils doivent partir avec 40 annuités travaillées.
09:54Ça, c'est une nécessité, et c'est une mesure sociale.
09:57Ensuite, ils reposent sur une progressivité.
10:00Vous avez commencé à travailler entre 20 et 24 ans et demi,
10:0342 annuités travaillées pour partir avec une retraite à taux plein.
10:07Et ensuite, très important, l'incitation au travail pour les Français qui le peuvent
10:12et qui le veulent.
10:13C'est-à-dire une mesure extrêmement bénéfique pour leur pouvoir d'achat
10:18et aussi pour les patrons, pour les entreprises.
10:21C'est-à-dire que les Français qui ont passé la durée légale,
10:25qui ont passé l'âge...
10:25On les incite à continuer à travailler.
10:28Il lui parle de capitalisation.
10:30Pourquoi parle-t-il de capitalisation ?
10:33Ne me coupez pas, sinon, c'est pas...
10:35Excusez-moi, il faut être précis.
10:37Vous me demandez d'être précis, je vais aller au bout.
10:39Donc, exonération pour ces Français-là,
10:41de cotisation, vieillesse et chômage.
10:44C'est une augmentation de pouvoir d'achat de 15% sur leur salaire.
10:48Mais ça ne règne pas le problème, M. Odile.
10:58Ce n'est pas ce qu'il y a devant nous, c'est-à-dire le mur démographique,
11:03le mur financier et la difficulté pour les Français d'avoir une retraite.
11:08Parce que vous leur montez, vous leur dites,
11:09oui, vous pourrez partir à 62 ans.
11:12Le problème aussi, c'est que si on a un âge limite en plus de la durée,
11:15c'est parce que la durée toute seule ne suffirait pas.
11:17Chaque année qui est travaillée en moins est une année qui coûte extrêmement cher au système.
11:21Et donc, on a été obligé de mettre quand même un âge limite en plus de la durée.
11:25C'est-à-dire que c'est pour ça qu'on a ceinture et bretelles.
11:26Ce n'est pas pour le plaisir. C'est parce que c'est le truc qui permet de limiter un
11:30petit peu la dépense du système.
11:32Si on suit le raisonnement d'Olivier Babo et Bonojeni,
11:35c'est un mensonge cette réforme des retraites vendue par le Rassemblement National ?
11:39Non, ce n'est pas un mensonge. Ils le disent en permanence, ils le pensent réellement.
11:42En fait, la réforme des retraites, ce n'est pas de réforme.
11:44Il est circulé, il n'y a rien à voir, on ne va rien changer.
11:46On va essayer d'expliquer qu'on pourra financer, on ne sait pas comment,
11:49un système qui est à bout de souffle.
11:51Parce que la vérité, c'est ça.
11:52On est dans un psychodrame chaque année
11:54sur le financement de notre système de retraite.
11:56Parce que oui, nous sommes face à un mur démographique.
11:59Alors, on a essayé de faire des réformes paramétriques.
12:01À qui la faute ?
12:02C'est les gens qui font moins d'enfants.
12:04À qui la faute ?
12:05Actuellement, on fait moins d'enfants.
12:06C'est partout comme ça dans l'Occident.
12:08Arrêtez votre cinéma, ce n'est pas à la faute des étrangers ou à la faute de Macron,
12:10c'est qui fait moins d'enfants.
12:11Arrêtez votre cinéma, monsieur Oudoul.
12:12On s'est vendu ces femmes en Italie, 1,1 ou 2 en Allemagne.
12:16Ce n'est pas partout pareil.
12:17Et en France, c'est un abusif.
12:18C'est la faute du coup ?
12:19À qui la faute ?
12:20Mais, encore une fois, pour des raisons diverses.
12:22C'est grâce à cause de Macron, d'ailleurs.
12:24Ça va être magnifique.
12:25Oh là là, la caricature.
12:26Ça ne fait vraiment pas élever le niveau.
12:28Je dis, effectivement, qu'il y a un phénomène qui est global de tous les pays occidentaux
12:34avec une baisse de la natalité qui est incontestable.
12:36Mais ensuite, il y a des mesures que peuvent prendre les gouvernements
12:39d'incitation à la natalité.
12:42Marine Le Pen, notamment, avait proposé lors de la dernière présidentielle
12:46une part de fiscalité pleine à partir du deuxième enfant,
12:49qui est une mesure de bon sens.
12:51Et puis, il y a aussi...
12:52Il y a aussi...
12:54Non, mais regardez sur cette mesure.
12:55C'est intéressant.
12:56Je l'ai dit parler.
12:57J'ai essayé de faire encore ce que je vous dis.
12:58L'incitation à la natalité.
12:59C'est important.
13:00Oui, c'est important.
13:01Mais je vous ai beaucoup écouté.
13:03J'entends vos incitations à la natalité, etc.
13:05Nous avons un problème de démographie, effectivement.
13:06Mais ça ne résout pas le problème, là.
13:08Tous les ans, effectivement, le premier budget de dépense,
13:11c'est le financement de notre système de retraite.
13:13Donc, est-ce qu'on continue à repousser le tas de sable
13:16où on se dit, une bonne fois pour toutes,
13:18on change de système ?
13:19Et oui, on doit changer de système.
13:21Ce que Bardella essaie un peu de dire,
13:22pardon, Jordan Bardella essaie un peu de dire,
13:24mais je pense vraiment, sans l'accord ni l'aval de Marine Le Pen,
13:26qui est fondamentalement contre quand on l'écoute,
13:28et je suis désolée que vous ne l'écoutiez pas assez,
13:29mais moi, je lis beaucoup votre programme,
13:31c'est de changer de système,
13:32avec un système avec une part de capitalisation,
13:34un système universel,
13:36et sortir de l'âge,
13:37en assumant vraiment que si vous voulez sortir plutôt
13:41du marché du travail...
13:42C'est Bardella qui a parlé d'un fonds souverre.
13:43Non, Marine Le Pen aussi ?
13:44Non, ce n'est pas vrai.
13:45Et la preuve, c'est qu'elle a viré le conseil économique
13:47que Jordan Bardella lui avait mis sous le bras.
13:50Donc, à un moment, il faut accorder vos violons.
13:52Une fois que vous serez accordés,
13:52vous reviendrons pour en parler,
13:53mais vous verrez que Marine Le Pen,
13:55vraiment, je vous incite à écouter votre patronne,
13:57n'est pas du tout d'accord avec la ligne de Jordan Bardella
13:59sur le sujet de la réforme des retraites.
14:00Ce qui me fait rire, c'est que vous me dites ça,
14:02alors qu'entre Gabriel Attal et Édouard Philippe,
14:05on a l'impression qu'ils n'ont jamais gouverné ensemble.
14:07C'est Renaissance, c'est Horizon.
14:08On a l'impression...
14:09Vous avez gouverné ensemble ?
14:10Vous avez gouverné ensemble ?
14:13D'accord, très bien, merci.
14:14Là, on a l'impression que vous êtes sur deux galaxies différentes.
14:17Sur la réforme des retraites, vous avez raison, on n'est pas d'accord.
14:19Avec des programmes totalement différents.
14:21Vous avez raison sur la réforme des retraites,
14:23nous ne sommes pas d'accord avec M. Édouard Philippe,
14:27assez simplement.
14:28Avec votre futur candidat.
14:29Dites-le, avec votre futur candidat.
14:31Parce que lui, il veut une réforme à 67 ans
14:33et nous, on veut changer de modèle.
14:35Vous avez raison, merci de le souligner.
14:37Vous voyez, nous, on a une position très claire.
14:38La vôtre, entre les cadres de votre propre parti,
14:41c'est-à-dire votre président de groupe,
14:43C'est la même réforme,
14:44C'est le même projet,
14:46C'est la même vision.
14:48C'est pas du tout la même vision.
14:48Pourquoi vous ne dites pas comme Jordane Benelard ?
14:50Parce que c'est ce qu'il a dit ce soir, finalement.
14:52Il dit, ça nous a interpellé avec Thierry Arnaud,
14:55notre parti est devenu tellement important,
14:57il rassemble tellement de gens,
14:59que finalement, ça n'est pas un problème
15:01qu'il y ait deux lignes au sein de notre parti.
15:03Elles peuvent coexister.
15:05Il n'a pas dit ça.
15:05En substance, c'est ce qu'il a dit.
15:06Alors, Thierry Arnaud, qu'est-ce qu'il a dit ?
15:08De sensibilité.
15:08Il n'a pas dit deux lignes,
15:09il a dit des différences de sensibilité.
15:11Oui, vous jouez sur les mots, donc vous revenez.
15:13Non, ce n'est pas...
15:13Excusez-moi, une sensibilité et une ligne,
15:15c'est différent.
15:16Donc, il y a bien deux sensibilités.
15:17Il y a une ligne, il y a un projet,
15:19et je vous rassure tout de suite,
15:20s'il y a besoin de vous rassurer,
15:21il y aura un seul projet présidentiel porté par Marine Le Pen
15:24et défendu par Jordan Bardella,
15:26qui sera son futur Premier ministre.
15:28Mais effectivement, quand vous avez un mouvement,
15:29qui est le premier parti de France,
15:32qui rassemble et qui a rassemblé 13 millions de Français,
15:35vous avez des Français d'horizons divers, effectivement,
15:38qui ont des sensibilités, des parcours politiques,
15:41une antériorité politique différente,
15:43et c'est tout à fait légitime.
15:44Et Jordan Bardella et Marine Le Pen,
15:47il l'a redit chez vous avec votre consoeur Marie Chantret,
15:53exactement, ils ont des sensibilités différentes
15:55parce qu'ils ont des parcours différents.
15:56Ils ne mettent pas le point-virgule au même endroit,
15:58ils n'ont pas la même intonation,
16:00et c'est bien légitime, heureusement d'ailleurs.
16:02C'est juste une histoire de ponctuation.
16:03C'est une histoire de sensibilité,
16:06c'est une histoire de sensibilité.
16:07Le projet est le même.
16:09Ils vont porter le même projet devant les Français.
16:12C'est pas grave, mais vous le savez très bien
16:13qu'économiquement, parlons un sujet important,
16:15l'économique, ils ne sont pas d'accord.
16:17Marine Le Pen, à l'Assemblée nationale,
16:19en tant que présidente de groupe à l'Assemblée nationale,
16:21fait voter toutes les dépenses supplémentaires
16:23et tous les impôts supplémentaires,
16:24main dans la main, avec la France insoumise.
16:26C'est factuellement faux.
16:28C'est votre fantasme.
16:29Et ensuite, de l'autre côté,
16:31tous les soirs, vous vous endormez avec ça.
16:32A plutôt, pour reprendre votre terme,
16:34une sensibilité libérale.
16:35La question est comment on va trancher.
16:37Est-ce que vous allez dire finalement
16:38jour un père, c'est lui et père, c'est elle ?
16:41Je pense que c'est important dans le cadre du débat
16:42qu'on doit avoir sur la campagne des présidents.
16:43C'est très important de dire la vérité.
16:46Très clairement, je pense que
16:48à la fois Marine Le Pen et Jordan Bardella,
16:50qui sont unis depuis très longtemps,
16:52à la fois humainement et politiquement,
16:55savent la responsabilité qu'il a leur.
16:57Ils savent aussi très bien dire
16:59qu'il y a des sensibilités différentes
17:01et qu'il y a quelquefois des débats.
17:02D'ailleurs, Jordan Bardella l'a dit
17:04qu'il y avait quelquefois de rares divergences,
17:07mais qu'ils en débattaient tous les deux.
17:09Mais pour autant, le projet...
17:11Soyons sérieux.
17:12Il n'y aura pas deux projets,
17:14il y a un seul projet.
17:15Ils sont unis sur la vision
17:17et sur l'ambition qui est la leur.
17:18Peut-être qu'on ne passerait pas autant de temps là-dessus.
17:20Mais là, on parle de la réforme des retraites.
17:21C'est pour ça.
17:22Mais monsieur Oudou,
17:23Olivier Babot, j'aimerais avoir votre regard là-dessus
17:24et après, on va passer à l'immigration.
17:26Mais pour ceux qui nous regardent
17:28et qui ont du mal à se suivre,
17:29est-ce que c'est vraiment juste une histoire de ponctuation,
17:31ce que disent Marine Le Pen et Jordan Bardella
17:34sur la réforme des retraites,
17:36où il y a quand même vraiment
17:38une philosophie différente, un projet différent ?
17:41Il y a eu beaucoup de déclarations.
17:42Il y a eu aussi des évolutions.
17:44J'avoue que j'attends effectivement le programme
17:46qui, à bout d'un moment, sera un document.
17:48Donc, il n'y en aura pas 18.
17:49On l'aura très vite, d'ailleurs.
17:51En automne.
17:52Vous l'aurez à l'automne.
17:52Il y aura des arbitrages et il y aura une clarification.
17:55Et on a tous envie d'avoir cette clarification.
17:57Et puis, le décompte des projets,
18:00quand on va essayer de voir évidemment
18:02ce qui semble rentrer à peu près
18:04ou ce qui semble être fantaisiste.
18:06Sur la retraite, ça fait un moment,
18:08j'ai l'impression, mais ce n'est probablement pas
18:09ce que Marine Le Pen avait dit,
18:10que le Rassemblement National avait acté
18:12le fait qu'ils étaient partants pour la capitalisation.
18:15Ce qui faisait que maintenant,
18:16on avait 64% d'échecs politiques
18:18qui paraissaient preneurs.
18:20Après, les modalités d'application,
18:23il y a des myriades.
18:24Personne ne sait très bien comment on rentre là-dedans.
18:26Et d'ailleurs, entre le moment où on décide
18:28et le moment où ça apporte un effet,
18:29il y a à peu près 30 ans, par définition,
18:31parce qu'il faut faire grossir le truc
18:33pour que ça puisse verser des retraites
18:34qui fassent une différence.
18:35Il faut à peu près 30 ans.
18:36Mais il y a deux jours,
18:37ce n'est pas ce modèle de capitalisation,
18:39de retraite par capitalisation,
18:41que Marine Le Pen a vanté devant les patrons.
18:43On est bien d'accord ?
18:44Non.
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