00:00Qu'a dit le général Mandon ?
00:01Parce que le général Mandon, c'est le grand chef des armées,
00:03chef d'état majeur. Écoutez ce qu'il a dit.
00:07Elle a attaqué la Géorgie
00:09en 2008,
00:11pris la Crimée en 2014,
00:13réattaqué l'Ukraine en 2022.
00:16Donc, la revue stratégique française
00:18estime qu'en 2030,
00:21en tout cas,
00:21cet horizon qui est difficile à définir,
00:23mais en tout cas, dans les prochaines années, on est à risque
00:25vis-à-vis d'une Russie qui pourrait tenter
00:27sa chance, et par des mécanismes
00:29d'alliances,
00:31on pourrait se retrouver entraînés.
00:34Je ne m'en ai pas faux.
00:35Mes demandes simplement sont un peu nuancées.
00:37Nicolas Sarkozy ne dirait pas la même chose.
00:39C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous avez
00:42une lecture
00:43du conflit russe-Ukraine
00:46qui est
00:47une lecture
00:49manichéenne. On va le dire comme ça.
00:51Et ça demande un peu plus de nuances.
00:53Et dire ça, ce n'est pas de l'ingérence
00:56intérieure de dire ça.
00:57Ça demande un peu plus de nuances.
00:58Et c'était la position de Nicolas Sarkozy,
01:00me semble-t-il,
01:01vis-à-vis de Vladimir Poutine.
01:03Il dit, c'est également partagé
01:05par
01:05d'autres pays.
01:08Si vous lisez les rapports de la CIA
01:09sur les menaces dans le monde,
01:11vous comprenez assez rapidement
01:12qu'il y a une restructuration
01:14de ce qu'on appelait
01:14au début des années 2000
01:15l'axe du mal
01:16avec
01:17la Russie,
01:18la Chine,
01:19l'Iran,
01:20d'autres puissances
01:21comme
01:21ces dernières
01:23qui ont
01:23des velléités
01:24expansionnistes.
01:25C'est-à-dire,
01:26il y a des grands leaders,
01:28aujourd'hui,
01:28on pourrait mettre Trump,
01:29on pourrait mettre Poutine,
01:30on pourrait mettre Xi Jinping,
01:31on pourrait en mettre d'autres,
01:31qui croient au retour
01:32des empires.
01:33Oui,
01:34Erdogan,
01:35vous pouvez mettre...
01:35Ils ont peut-être raison,
01:36je n'en sais rien.
01:37Mais en tout cas,
01:38ils ont tout de même,
01:39et on ne peut pas
01:41dire qu'ils n'ont pas
01:42ces pensées-là,
01:44ils ont tout de même
01:45comme volonté
01:47de retrouver
01:48l'ère des empires
01:49telle qu'on l'a connue
01:50par le passé.
01:51Tout simplement parce que
01:52on essaie qu'aujourd'hui
01:53peut être beaucoup plus puissant
01:55face,
01:55justement,
01:56à une Chine
01:57en pleine hégémonie,
01:58face à des États-Unis
02:00qui se réorganisent
02:01que ce soit
02:04autour
02:04de leur pays
02:06ou bien
02:06dans le Pacifique,
02:08pour faire face,
02:09justement,
02:10à ce retour
02:10des empires.
02:11Donc,
02:11je pense que la question
02:12soulevée par le général
02:14est quand même assez légitime.
02:15Évidemment que
02:16la Russie menace
02:17certains de nos intérêts
02:17stratégiques,
02:18il ne faut pas être naïf
02:19là-dessus.
02:19Maintenant,
02:20ce qui me frappe,
02:20c'est que pendant des décennies,
02:21l'extrême-centre
02:22a revendiqué
02:22le monopole de la raison
02:24avec le grand argument
02:25selon lequel
02:25les populistes
02:27instrumentalisaient
02:28les émotions
02:28jouaient sur les peurs.
02:29On voit aussi
02:30qu'il y a une propension
02:31à jouer sur les peurs
02:33à l'extrême-centre.
02:34Dans des places,
02:34par exemple,
02:34Jean-François Gopé
02:35qui écrit exactement
02:36l'inverse dans son livre.
02:37On voit qu'il n'y a pas
02:38de monopole
02:39de l'instrumentalisation
02:40de la peur
02:41aux extrêmes.
02:42C'est la politique
02:43de l'émotion.
02:44Et sur la Russie,
02:46vous citiez Nicolas Sarkozy,
02:47mais il y a eu
02:47un tas de voix réalistes
02:48qui étaient alarmées.
02:49Marie-France Garraud,
02:50Jean-Pierre Chevènement,
02:51Hubert Védrine.
02:53Évidemment,
02:53c'est Vladimir Poutine
02:54qui a pris l'initiative
02:54du déclenchement de la guerre
02:55en février 2029,
02:57mais il y a eu aussi
02:57tout un tas d'erreurs
02:58commises par la diplomatie
03:00occidentale.
03:00On nous a parlé d'ingérence
03:01tout l'été.
03:01En revanche,
03:02quand l'Arabie Saoudite
03:02investit dans un parc,
03:03là, ce n'est pas de l'ingérence.
03:04Et surtout,
03:05il faut applaudir.
03:05Pour le parc Dragon Ball Z,
03:06là, il faut applaudir.
03:07C'est l'Arabie Saoudite,
03:09mais ce n'est pas grave.
03:10Bonne remarque,
03:11Thomas Bodel.
03:11Je trouve ça dingue.
03:12C'est-à-dire qu'on nous parle
03:12d'ingérence sur des courants
03:13parfois qui sont vus
03:14par pas grand monde.
03:15Et par contre,
03:16il faut applaudir.
03:17Et c'est les mangas
03:17qui vont remplacer Astérix.
03:19Je ne suis pas sûr
03:20que les Français
03:21soient d'accord avec ça,
03:22mais bon.
03:24Donc, à votre avis,
03:25qu'est-ce qui va se passer
03:26à l'automne ?
03:29C'est-à-dire,
03:30de toute façon,
03:31constitutionnellement,
03:32il n'y a pas d'autre solution
03:35qu'il quitte le pouvoir.
03:36Nous sommes d'accord.
03:37Qu'il arrive,
03:37c'est d'ailleurs l'échange
03:39que je relate dans le papier.
03:40C'est-à-dire qu'à un moment donné,
03:41il y a un ministre
03:42à quel il a dit
03:43il va falloir que tu partes.
03:45Mais pardonnez-moi
03:46de poser une question.
03:47Ne pas vouloir en parler.
03:48Je vais poser une question
03:49qui, effectivement,
03:50ne se passera pas,
03:51bien évidemment.
03:52Et cette hypothèse
03:54n'aura pas cours,
03:55bien évidemment.
03:55Mais une guerre est déclenchée.
03:57Et qu'est-ce qui se passe ?
03:58Il y a des élections ?
03:59Ça voit.
04:01Je pense qu'il y a,
04:02si une guerre est déclenchée
04:03entre un pays et la France...
04:04Oui, par exemple,
04:05qu'est-ce qui se passe ?
04:06Il y a un vide de la Constitution ?
04:08Il y a quoi ?
04:09En Ukraine,
04:09il n'y a pas d'élection en ce moment.
04:10En Ukraine,
04:11il ne va pas y avoir d'élection.
04:12Mais après,
04:13sur la gommette...
04:16Non, mais je pose une question...
04:17Attendez, je...
04:17Mais oui, non, non, non...
04:19Parfois, on me caricature
04:19de dire je pose une question,
04:20etc.
04:21Bon, là, je suis dans le cas...
04:22Non, mais si le pays est en guerre,
04:23par définition,
04:25qu'il y a trois régions
04:26qui sont occupées
04:27par des ennemis,
04:28je n'en sais rien.
04:29Ça serait un peu cocasse
04:30de dire,
04:30bon, bah, écoutez,
04:31vous êtes confinés chez vous
04:32tout simplement
04:33parce que vous êtes occupés
04:34par la Russie
04:36ou je ne sais quel autre
04:37pays ennemi.
04:38Bon, ça n'arrivera pas.
04:39Vraiment,
04:40c'est une hypothèse d'école,
04:41je le précise,
04:42c'est une hypothèse d'école.
04:43c'est prévu par la Constitution.
04:44Qu'est-ce qui est prévu
04:45par la Constitution ?
04:45Je crois que c'est l'article 16.
04:46En cas de danger,
04:47je ne connais pas l'article.
04:49Oui, mais l'article 16,
04:50il est actionné
04:51par celui qui est président
04:52de la République.
04:53Oui, mais...
04:53Mais si...
04:54La loi martiale,
04:55c'est l'heure de ce que c'est.
04:56Oui, là, on se patiente.
04:57Bon, donc,
04:59je fais juste...
04:59Oui.
05:00Qu'à décolle.
05:01Bah, Yalène Trémolet,
05:02après on parle...
05:02Une question pour vous,
05:03est-ce que les rumeurs
05:04concernant 2032,
05:05selon vous,
05:06elles sont vraies,
05:06est-ce que vous,
05:07vous considérez que dans 5 ans,
05:09c'est quasiment sûr
05:10qu'Emmanuel Macron
05:10retentera sa chance ?
05:12S'il n'a pas du tout
05:12envie de lâcher le pouvoir
05:13après 10 ans
05:14qui sont censés l'avoir fatigué,
05:15est-ce que dans 5 ans,
05:17vous pensez qu'il y a
05:18une espèce de certitude
05:19qu'il va retenter ?
05:20Alors, qu'il y pense,
05:21c'est certain.
05:22C'est même devenu une blague
05:23au sein du Palais.
05:25Mais est-ce que c'est...
05:26Je crois qu'il y a
05:27un de ses intimes
05:28qui lui a dit
05:29est-ce qu'il faut d'ores et déjà
05:30que je réserve
05:30le nom de domaine
05:30Macron 2032 ?
05:32Il a dit
05:33tu devrais.
05:34Oui, mais bon,
05:35ils sont tous pareils.
05:36Nicolas Sarkozy
05:37a voulu revenir,
05:37François Hollande
05:38a voulu revenir,
05:39Valéry Giscard d'Esta
05:40a voulu revenir,
05:41il n'y a que ceux
05:41qui sont morts
05:42qui ne peuvent pas revenir.
05:43Il estime,
05:43et peut-être à juste titre,
05:45c'est ce que vous disiez
05:45tout à l'heure,
05:46que très certainement
05:47il ferait mieux
05:48que les candidats
05:49aujourd'hui
05:50au sein du bloc central.
05:51Il pense qu'on va le revenir.
05:51Il a une certaine idée
05:52de son bilan.
05:52Il pense qu'on va le repérer.
05:55Mais on ne sait pas
05:56si c'est pire.
05:57On ne sait pas
05:58si c'est aujourd'hui
05:59les retours
06:00en 2032 ou 2037.
06:02Après, au sein
06:02de son entourage,
06:03ils sont assez divisés
06:05sur le fait
06:06qu'ils puissent
06:06ou non revenir en 2032.