- il y a 5 semaines
Ce jeudi 27 août, Éric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis et président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Aurore Bergé, ministre française déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, Frédéric Mazzella, chef d'entreprise français et ancien PDG de BlaBlaCar, Margaux Fodéré, journaliste BFM Business, et Alexandre Saubot, président de l'Unédic, étaient les invités dans l'émission Édition Spéciale depuis la REF présentée par Hedwige Chevrillon sur BFM Business.
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00:01journée spéciale la ref sur bfm business bfm business émission spéciale depuis la
00:09ref edwis chevrion bonsoir à tous bienvenue dans cette émission spéciale j'ai envie
00:19dire une émission assez spéciale parce que comme vous pouvez l'entendre derrière moi
00:23il ya un déluge qui vient de s'abattre sur roland-garos peut-être est-ce un signe ou
00:29pas en tous les cas il faut dire que toutes les allées étaient désertes parce que tout le monde
00:33écoute encore ce débat avec ses sept candidats à l'élection présidentielle il est encore en cours
00:39mais mon invité premier invité vient de me rejoindre et je le remercie parce que avec ce délige de
00:43plus c'est pas simple bonjour bonsoir eric coquerel parce que j'étais dans le débat donc vous étiez
00:47dans le débat vous êtes sorti eric coquerel je rappelle député les fils sainte-saint-denis et
00:53président de la commission des finances à l'assemblée nationale c'est important parce
00:57qu'il ya un budget qui va être bientôt en discussion je crois que c'est le 30 septembre
01:02vous avez écouté enfin une partie parce que là pendant que nous parlons
01:05jean luc mélenchon est du reste en train de s'exprimer comment est ce que vous avez trouvé
01:09d'abord ce débat qu'est ce que vous en attendiez vous
01:14écoutez pour l'instant c'est un peu compliqué parce que c'est comme tout débat où il ya beaucoup
01:18beaucoup de monde là pour l'instant il ya des monologues on respecte plus ou moins le temps de parole
01:24donc là là au moment où on se parle je n'ai pas attendu grand chose j'ai relevé certaines
01:29choses sur
01:29la dette quand même et sur les réformes d'article sur les dépenses de l'état j'ai j'ai
01:34bon là jean luc
01:35mélenchon s'exprime donc je peux pas commenter ce qu'il est en train de dire non par contre j
01:39'ai
01:39observé par exemple deux choses en même temps marine le pen et d'or philippe font la même
01:43proposition c'est à dire désormais d'avoir une règle d'or budgétaire qui ferait que il n'y a
01:48plus de
01:48possibilités de déficit ben figurez-vous ça c'est ce qui existait en allemagne jusqu'à ce que
01:53l'allemagne il ya deux ans supprime cette règle d'or parce que c'était en train de les rentrer
01:58en
01:58récession et l'autre thème vous avez raison aussi c'est sur les retraites donc entre monsieur
02:04rotaillot qui est pour allonger monsieur edouard philippe pour allonger l'âge de la retraite monsieur
02:09attal pour la capitalisation monsieur j'ai entendu du span pour la retraite par points au gros qui
02:17était la retraite macroniste donc on est on voit qu'on est à peu près sur tous les projets qui
02:21ont
02:21été refusés par les français bon je trouve que ça caractérise assez bien le fait que nous sommes
02:26finalement la seule parole en rupture avec toutes ces politiques qui sont celles de la des politiques
02:31de l'offre alors j'aime bien vous oublier le nom de raphaël glucksmann c'est peut-être celui qui
02:36pourrait empêcher en tous les cas sa candidature à jean luc mélenchon d'être là au second tour je sais
02:41pas si
02:41c'est un inconscient vous savez comme moi que il y aura une primaire j'ai vu que monsieur fort
02:46se
02:46présente dimanche donc on verra dans quelques semaines qui sera leur candidat alors lorsque
02:50jean luc mélenchon est arrivé ici il a dit moi je vais dire leurs quatre vérités au patron parce
02:56qu'en même temps là vous êtes un peu eric coquerel dans l'antre du diable puisque vous avez beaucoup
03:02de nuisibles autour de vous vous avez beaucoup de chefs d'entreprise d'abord pourquoi est ce que vous
03:06êtes venu quand je dis vous on sait que vous êtes très très proche de jean luc mélenchon alors moi
03:11je suis venu parce que j'ai été invité oui en dehors de la délégation de jean luc mélenchon par
03:15en
03:15tant que président de la commission des finances et je trouve normal que quand on m'invite dans le
03:19président je vienne là vous venez dire exactement ce qui à un moment donné a été dit par gabriel
03:23natal de manière assez polémique personne n'a dit que les chefs d'entreprise étaient déduisibles
03:28parce que je vous fais remarquer que il y a finalement très peu de chefs d'entreprise qui sont
03:33milliardaires dans ce pays il y a très peu de chefs d'entreprise la moyenne de revenus des chefs
03:37d'entreprise je crois que c'est 4000 euros par mois donc vous voyez bien que nous ne parlons pas
03:42la même chose quand nous parlons des milliardaires nous parlons en gros de ces quelques milliers de
03:46personnes qui depuis 2017 ont vu leur revenu s'accroître payent à peu près proportionnellement
03:51moitié moins d'impôts que les français coûtent très cher et quelque part nourrissent j'allais dire
03:56l'aspect financier la rente capitaliste au lieu de j'allais dire de donner toutes les garanties toutes
04:03les possibilités pour leur entreprise en termes d'emploi d'investissement etc donc je ne je ne
04:08n'assimile pas du tout le monde patronal les chefs d'entreprise aux personnes dont dont je parle là et
04:14qui effectivement coûte trop cher au pays mais vous avez des milliardaires parce qu'on compte lorsqu'on dit
04:18qu'ils sont milliardaires on compte la valorisation de leur entreprise vous êtes d'accord ça fait partie de leur
04:22patrimoine si bernard arnaud il pèse pas des milliards et des milliards si on lui retire son
04:28enfin son outil travail son entreprise il a créé vous me permettrez de vous dire que si on retire les
04:32travailleurs de lvmh il n'y aura plus d'entreprise du tout ah mais c'est clair voilà donc la
04:36valorisation
04:37c'est utile vous venez de dire que c'est utile lvmh vous parlez de monsieur bernard arnaud la question
04:42chacun comprendra qu'il est normal que dans le système républicain dans lequel nous sommes chacun
04:48contribue proportionnellement à la hauteur de sa richesse ce ce n'est pas acceptable ça remet en
04:53question la promesse républicaine quand depuis 2017 les ultra riches de pays ont vu leur patrimoine
04:58doublé et qu'ils ont doublé notamment parce que la pression fiscale c'est à tellement baissé
05:03qu'ils payent proportionnellement moins d'impôts sûrement que sur tout ça c'est sûr et surtout que
05:09la capitalisation boursière a quand même exposé donc si vous voulez c'est aussi pour ça que ça engendrait
05:14mais on va pas parler de j'allais dire pour une fois je voulais pas parler bien monsieur bernard arnaud
05:18mais
05:18en revanche à ce même siège là où vous êtes hier je recevais éric trapier donc qui est le président
05:25d'assaut aviation mais qui est président du groupement de marcel d'assaut du groupe marcel d'assaut qui
05:31détient notamment ben d'assaut aviation qui détient le figaro et ben qui gère un peu la fortune des
05:36d'assaut et je lui demandais est ce que c'est un est ce que vous êtes un nuisible et
05:41il a fait cette réponse en
05:43disant je vais pas faire de la provocation en répondant à une provocation moi je crée de la
05:48richesse nous on crée de la richesse je fais je le cite je rappelle que le chiffre d'affaires par
05:53exemple de d'assaut aviation c'est 85% international et non pas en france or je produis en france
05:59donc
06:00je crée de la richesse nous créons la richesse en france vous êtes d'accord avec ça et réconquerelle
06:04je peux vous dire d'ailleurs que ce sont des chefs d'entreprise que nous rencontrons oui voilà et
06:08qui sont comment oui il l'a dit bien sûr je reviens une dernière fois sur cette question
06:14nuisible on va dire que c'est c'est un mot c'est un mot pour pour engager le débat
06:19vous ne l'auriez pas
06:19dit vous ne l'auriez pas dit réconquerelle ce qui n'est pas possible c'est que le partage des
06:23richesses se fasse de façon aussi disproportionnée depuis quelques années en faveur de revenus capital et en
06:29l'occurrence c'est souvent pas en lien avec des entreprises comme d'assaut qui investissent
06:34oui qui augmente les salaires qui effectivement produisent des choses indispensables pour notre
06:38pays mais plutôt des gens qui voient la rente de leurs actionnaires ne cesser d'augmenter les
06:45dividendes comme premier critère de la bonne santé de leur politique ça ces gens là ont pris trop de
06:49pouvoir dans notre économie au détriment peut-être justement de des industriels dont vous parlez les
06:55industriels dont vous parlez ils ont tout intérêt à ce que nous gouvernions demain comme les
06:58PMO les TPE pour eux c'est pas évident honnêtement nous allons faire en sorte justement parce que nous
07:04sommes par exemple pour un retour en termes de souveraineté industrielle numérique en termes de
07:09souveraineté même je parle pour d'assaut en termes d'aérodotique ou même d'armement nous sommes
07:14pour faire en sorte que les carnets de commande de ces entreprises augmentent mais vous êtes aussi
07:18pour augmenter mais vous êtes aussi pour augmenter leur fiscalité puisqu'on va parler du jet est ce que vous
07:22avez demandé à la personne de d'assaut que vous avez interrogé s'il était contre le fait qu'il
07:28y ait une fiscalité
07:28plus plus égale je suis pas sûr plus élevé non mais je parle cette fois-ci de la fiscalité des
07:33entreprises oui mais
07:34attention la question la fiscalité des entreprises il y a deux choses auxquelles il faut faire face
07:39aujourd'hui vous le savez sur le taux effectif d'imposition les PME payent plus d'impôts que les très
07:44grandes entreprises d'accord 14,7 pour cent pour les très grandes entreprises à peu près 22 pour cent pour
07:50les tpep alors je vous le dis nous nous sommes pour faire en sorte que cette inégalité cesse et que
07:56par exemple les
07:57multinationales qui peuvent j'allais dire délocaliser leurs profits dans des
08:02engros où on paye moins d'impôts ce système cesse de façon à ce que en gros ils payent l
08:10'impôt en france qui
08:10correspond à leur chiffre d'affaires en france réalisé
08:12Ah mais voilà ça c'est très important ce que vous dites Eric Coquerel parce qu'on l'a pas
08:16entendu
08:16souvent de la part de quelqu'un de LFI vous avez tout à fait raison c'est à dire que
08:21c'est le chiffre
08:22d'affaires en france et il y en a beaucoup qui ne créent pas de chiffre d'affaires en france
08:26Oui d'accord mais je prends Total par exemple
08:28Total qui produit très peu en france
08:31Un quart de son chiffre d'affaires en france ça fait plusieurs années qu'il paye quasiment pas d'impôts
08:36souhaité ou peu d'accord au prétexte que en réalité son activité en france serait pas rentable ce dont je
08:42que je
08:43conteste que je pense qu'il faut voir la la la la la totalité de son son chiffre d'affaires
08:48et de son
08:48activité pour juger ce qui est rentable ou pas mais surtout parce qu'il utilise par exemple des notions de
08:52prix de
08:52transfert que vous connaissez qui qui font en sorte qu'on paye ailleurs des profits qu'en réalité on réalise
08:58en france ça il faut
08:59y faire il faut l'arrêter on avait proposé un amendement qui a été majoritaire d'ailleurs à l'assemblée
09:03nationale au printemps
09:04dernier permettait de rectifier sensiblement cette disparité qui rapporterait dizaines de milliards donc pour être très clair et c'est
09:11la même chose sur les impôts quand nous proposons par exemple de faire en sorte que ces personnes dont j
09:16'ai parlé tout à l'heure
09:17et maintenant c'est documenté il ya eu un rapport de charles de courson qui qui conteste pas ça ces
09:22dizaines de milliers de personnes qui payent moitié moins en gros d'impôts
09:26globalement que la moyenne des français quand nous proposons qu'ils payent autant
09:30excusez moi je pense que tout le monde trouvera ça normal quand nous proposons que des grandes entreprises ne puissent
09:35pas bénéficier du fait de pouvoir délocaliser leurs profits au détriment par exemple de PME TPE qui elles payent bien
09:41leurs impôts en France
09:42et bien je pense que même les patrons TPE PME trouvent ça normal
09:46il y a beaucoup de multinationales qui gagnent de moins en moins d'argent en France est-ce que vous
09:50avez vu ce
09:51oui oui oui parce qu'elles produisent
09:53au niveau des dividendes c'est pas vraiment évident
09:54non mais le dividende est global
09:57en revanche les bénéfices c'est au niveau français
09:59est-ce que vous avez vu ce sondage
10:01qu'ils ont fait ici au MEDEF
10:03à l'occasion justement de l'AREF
10:05qui montre qu'il y en a
10:0739% qui conseilleraient
10:09à un jeune de créer son entreprise
10:11à l'étranger
10:12est-ce que vous dites quand même qu'il y a un rapport
10:15à l'entreprise en France
10:16qui est quand même un peu bizarre
10:18que c'est compliqué en France de créer son entreprise
10:20je ne sais pas ce qu'est ce sondage
10:22franchement ce n'est pas des sondages
10:23le sondage c'est Opinion Way
10:24qui a été fait
10:25oui oui d'accord
10:25enfin bon si c'est réalisé en même temps qu'un sondage sur tel baril de lessive
10:32non non non ça a été fait ici
10:34non non ça a été fait ici
10:35c'est uniquement comme vous pouvez imaginer
10:36et en France
10:37d'accord
10:39justement moi je défends le fait qu'il puisse y avoir des entreprises
10:43qui fassent y compris des bénéfices
10:45mais à partir du moment où elles produisent
10:47j'allais dire de l'activité
10:49qu'elles relocalisent
10:51à partir du moment
10:52et il faut les protéger pour ça
10:53là par exemple il y a des aides de l'Etat conditionnées
10:56qui doivent protéger les entreprises
10:57face à la concurrence internationale
10:59mais moi je trouve qu'en France
11:02ce n'est pas vrai de dire qu'il n'y a pas les conditions
11:04justement pour pouvoir réaliser ça
11:06ce qui me pose le plus de problèmes aujourd'hui
11:07c'est pas
11:08j'entendais M. Rotaillot qui disait
11:10le grand adversaire c'est l'Etat
11:11il faut
11:11bon
11:12ce qui me pose problème aujourd'hui
11:13c'est que l'Etat asphyxie
11:14en tout cas c'était le raisonnement
11:16de quelques candidats ici même
11:18d'accord
11:18enfin vous savez comme moi
11:19que par exemple sur l'impôt sur les sociétés
11:21nous sommes dans la moyenne européenne
11:23d'accord
11:23sur l'impôt sur les sociétés
11:24on l'était pas
11:25Emmanuel Macron a baissé
11:26on est sur l'impôt sur la moyenne
11:28donc enfin bon
11:29donc arrêtons de dire n'importe quoi
11:31par contre
11:32il y a des impôts de production
11:33vous êtes d'accord
11:34il y a 110 milliards de plus
11:35par rapport aux Allemands
11:35oui d'accord peut-être
11:37bah oui mais ça fait un gros boulet
11:38bien sûr
11:39alors si vous me voulez comparer
11:40avec l'Allemagne
11:41l'Allemagne
11:42c'est pour ça d'ailleurs
11:43ce que je vous disais tout à l'heure
11:44c'est à dire que l'Allemagne
11:48de ne pas avoir assez
11:49j'allais dire
11:50de moyens
11:51pour quelque part
11:53relancer son activité économique
11:54à force de ne pas avoir assez de moyens
11:56pour assurer une protection sociale
11:58quand il y a des difficultés
11:59ils sont en récession
12:00bon
12:01donc le modèle allemand
12:02il est en train
12:03il est en train de faillir
12:04et je vous invite
12:05c'est aussi parce que l'industrie allemande
12:06c'est le moteur de la croissance
12:07du pays
12:08c'est plus le cas aujourd'hui
12:09c'est plus le cas parce que
12:10effectivement l'industrie automobile
12:11va très mal
12:13voilà ils en sont
12:13à savoir comment maintenant
12:14ils vont relancer
12:15y compris une consommation populaire
12:17qui est en berne
12:17donc je vous propose
12:18de ne pas comparer
12:19le problème que nous avons aujourd'hui
12:21c'est que nous avons un état
12:23qui ne met pas l'argent
12:24qui perd d'abord
12:26un état efficace
12:27est-ce que le mot efficace
12:28vous êtes d'accord avec ça
12:29Eric Coquerel
12:30qui explique la moitié déficit
12:31et qui ne met pas l'argent
12:32où c'est nécessaire
12:33pour par exemple
12:34une bifurcation écologique
12:35nous on propose
12:36par la planification écologique
12:38qui pourrait entraîner
12:38par exemple du travail
12:40pour les entreprises du BTP
12:41qui auraient beaucoup plus
12:42de bâtiments à rénover
12:44beaucoup plus de bâtiments à isoler
12:45nous c'est ce que nous proposons
12:47il y a eu tout un débat
12:47là tout à l'heure
12:48vous êtes d'accord
12:49sur le poids de l'état
12:50alors Marine Le Pen a dit
12:51le poids de l'état
12:52qui étrangle
12:53en fait
12:54et qui empêche
12:54toute capacité d'investir
12:56pour la France
12:57c'est pour ça que je vous dis
13:10ben attendez
13:10vous êtes président
13:11de la commission des violences
13:12alors c'est pas l'état
13:12c'est les prélèvements obligatoires
13:14tout compris
13:14mais vous savez comme moi
13:16qu'on a un modèle français
13:17qui fait que par exemple
13:18il y a des biens
13:20des besoins
13:21que nous avons décidé
13:22collectivement
13:23après la libération
13:24et ça a été renouvelé
13:25de gérer publiquement
13:26et non pas de gérer
13:27par des dépenses privées
13:28je l'ai déjà dit
13:29je vous l'ai déjà dit
13:29à votre micro
13:30si vous additionnez
13:31dépenses publiques
13:32et dépenses privées
13:33par exemple
13:33en nous comparant à la Hollande
13:34on a beaucoup moins
13:35de dépenses publiques
13:36mais on a beaucoup moins
13:37de déficits privés
13:39il faut additionner les deux
13:40autrement dit
13:41on a fait le choix
13:41d'assurer des besoins fondamentaux
13:43et c'est ces besoins fondamentaux
13:45assurés français
13:46qui permet par exemple
13:47dans les périodes de récession
13:48de maintenir une certaine
13:49consommation populaire
13:50par rapport à l'Allemagne
13:51et c'est ça qui est attaqué
13:52aujourd'hui par le macronisme
13:53ou menacé par la plupart
13:54des candidats
13:56à la présidentielle
13:57si j'ai bien compris
13:58J'ai une question aussi
14:00peut-être pour le président
14:01de la commission des finances
14:02de temps en temps
14:03vous faites un peu
14:04le grand écart
14:04non Éric Coquerel
14:05entre député et les filles
14:08et puis président
14:09de la commission des finances
14:10vous connaissez un peu
14:11tous les comptes non ?
14:11quand on dénonce
14:12les riches
14:12on en a déjà parlé
14:13la question de la dette
14:14qu'il faut faire
14:17qu'il faut faire
14:18je n'ai plus le mot
14:19brûler la dette
14:20en tous les cas
14:21ce que propose
14:21Jean-Luc Mélenchon
14:22j'imagine que vous
14:23président de la commission des finances
14:24vous vous dites
14:25c'est pas forcément non plus
14:26le terme que j'aurais employé
14:27en 2021
14:28j'ai écrit un livre
14:29qui s'appelle
14:29lâchez-nous la dette
14:30qui dit la même chose
14:30on parle bien de la dette
14:31Covid
14:32on parle bien de la dette
14:33qui a été prêtée directement
14:34et que nous possédons
14:35de l'Union Européenne
14:36à la France
14:37à d'autres pays
14:38de l'ordre de 18%
14:39c'est pas la dette
14:40aujourd'hui
14:41qui est sur les marchés financiers
14:43auxquels on ferait des filles
14:43on parle bien de cette dette
14:45et je pense que
14:46vu la hauteur de la dette
14:48actuellement
14:48il pourrait y avoir
14:49au niveau européen
14:50une réflexion effectivement
14:51sur l'annulation de la dette
14:52c'est pas iconoclase
14:53ça s'est déjà passé par le passé
14:54mais si vous voulez
14:55ce qui me semble plus important
14:56et intéressant
14:57vous parlez du président
14:58de la commission des finances
14:59aujourd'hui ce que je constate
15:00c'est qu'en France
15:01et dans la plupart des pays européens
15:02il y a un mur d'investissement
15:04qui se présente
15:05pour les questions numériques
15:06et écologiques
15:07absolument
15:07Raghi l'a estimé
15:08à 800 milliards d'euros
15:09comment on va le financer
15:10moi je dis que la question
15:11devrait être posée
15:12au moment où les taux d'interrogance
15:13elle a été posée là
15:14notamment par Raphaël Glucksmann
15:16voilà
15:16peut-être qu'elle a été posée
15:17mais j'ai pas entendu la réponse
15:18moi je vous dis la réponse
15:19et c'est là où se pose
15:20la question justement
15:21des rachats de programmes
15:24s'apparentent à une certaine
15:25forme de prédirect aux états
15:26quand en même temps
15:27les taux d'intérêt montent
15:29il faudrait réfléchir
15:30à ce qui a été fait
15:31pendant le Covid
15:31pour permettre justement
15:32d'avoir des marges de manœuvre
15:34et permettre d'investir
15:35c'est une proposition
15:36que je vous fais
15:36sur la table
15:38j'ai entendu
15:38je l'ai proposé à l'ESCURE
15:40la France pourrait être
15:41à porte-voix
15:42pour le proposer
15:42à ses partenaires européens
15:43il m'a dit
15:44il n'y a pas de problème
15:44avec la dette aujourd'hui
15:45donc on va inquiéter les marchés
15:46alors moi je vais vous faire
15:47aussi une confidence
15:49Eric Coquerel
15:49j'ai posé la question
15:51en pensant à vous
15:53au président de la
15:54Budenbank
15:56la banque centrale allemande
15:58avec son orthodoxie
15:59qu'on connait
16:00etc
16:00et sa réponse
16:02a été claire
16:02il m'a dit
16:02il y en est
16:03hors de question
16:04c'est net
16:05donc qu'est-ce que ça veut dire
16:07derrière
16:07d'abord il faudrait revoir
16:08les traités européens
16:09et puis surtout
16:10c'est un peu
16:11soit c'est une forme de Frexit
16:13qui dit pas son nom
16:14soit c'est quand même
16:16on a des partenaires européens
16:18notamment l'Allemagne
16:19qui n'est pas le plus mauvais
16:20des partenaires pour nous
16:21qui vous disent
16:22non
16:22vous faites quoi ?
16:23enfin à ce moment-là
16:24je pourrais dire
16:24par rapport à l'Allemagne
16:25il y a d'autres critères
16:26par rapport aux traités
16:27il y en a un qui n'est pas
16:28respecté par l'Allemagne
16:28depuis des années
16:29c'est l'excédent
16:30de la balance de commerce extérieur
16:32qui est au-dessus des traités
16:33ça personne n'en parle
16:34pourtant c'est
16:35et nous on ne respecte pas
16:36les traités
16:37pour revenir dans les traités
16:37ce qui a été fait
16:38alors vous me direz
16:39ils ont plus ou moins
16:40c'est vrai
16:40contourné l'esprit des traités
16:41mais ils l'ont fait
16:42la BCE
16:43quand elle a assuré
16:44cette forme de prêt
16:45direct aux états
16:46elle l'a bien fait
16:48et les traités ont été respectés
16:49donc avant de savoir
16:50ce que diront les Allemands
16:51il faudrait encore peut-être
16:52essayer d'exercer
16:53un rapport de force
16:54en Europe
16:55parce que figurez-vous
16:56il y a ce que je vous dis là
16:57et notamment par rapport
16:58à ce que nous venons de vivre
16:59cet été
17:00en termes de canicules
17:01et d'incendies
17:01il y a plein de pays européens
17:02qui cherchent des solutions
17:04de ce type d'investissement
17:06ça ne peut pas être les marchés
17:07pour les raisons qu'on a dit
17:08donc je trouve que la question
17:09avant de
17:10j'allais dire
17:11d'y répondre à l'avance
17:12en disant
17:12non les Allemands ne voudront pas
17:13peut-être faut-il exercer
17:16une question
17:17et je vous laisserez après
17:18retourner peut-être
17:19écouter la fin des débats
17:22Eric Coquerel
17:23le budget
17:24puisque vous êtes
17:25président de la commission
17:25des finances
17:26c'est le 30 septembre
17:28que le gouvernement
17:28Sébastien Lecornu
17:30va présenter son budget
17:31parce que pour l'instant
17:32on ne connaît rien
17:33c'est ça qui est
17:34je ne sais pas
17:34peut-être que vous
17:35vous avez des informations
17:37en plus vous êtes
17:38une spécialiste
17:39tout le monde oublie
17:39qu'on a eu ce qu'on appelle
17:41un tiré à part en juillet
17:43qui nous donne
17:43le squelette du budget
17:44mais oui mais en même temps
17:45on ne sait pas
17:46c'est le premier ministre
17:47qui dit
17:47tout ce qui est sur la table
17:49c'est inexact
17:51allez-y
17:52vous confondez deux choses
17:54permettez-moi de vous le dire
17:55vous confondez les pistes
17:56d'économie
17:58concrètes
17:58notamment sur les budgets sociaux
17:59avec ce qui a été présenté
18:01par le gouvernement
18:01le gouvernement a présenté
18:02déjà un tiré à part
18:03je le dis
18:04si on met les dépenses militaires
18:06il y a 6 milliards d'économies
18:07sur la plupart
18:08des ministères
18:09qui sont présentés
18:10il y a à peu près
18:106 à 8 milliards
18:11sur la sécu
18:12et environ 6 milliards
18:13sur les collectivités territoriales
18:14donc c'est toujours
18:15la solution des coupes budgétaires
18:17pour répondre à la question
18:18qui va en plus
18:19entraîner de récession
18:21parce que ça va jouer
18:21sur l'activité économique
18:22et je vous donne
18:23un seul exemple
18:23dans ces budgets
18:24inflation comprise
18:26il est prévu
18:2760 millions d'euros
18:28d'augmentation seulement
18:29sur toute la mission
18:31sécurité
18:32dedans il y a
18:32la gendarmerie
18:33police nationale
18:34sécurité civile
18:35où il y a les pompiers
18:35je doute qu'avec
18:3660 millions d'euros
18:37d'augmentation
18:38on a de même temps
18:39même que tout ça
18:40aille sur la sécurité civile
18:41on arrive à faire face
18:44aux prochains méga-feux
18:45qui vont avoir lieu
18:47malheureusement
18:47dans les années à venir
18:48donc vous voyez
18:49il y a bien eu un budget
18:49il est discutable
18:50je ne suis pas d'accord
18:51avec ce budget
18:52donc comme monsieur Lecornu
18:53dit il n'y a rien eu
18:54pour l'instant sur la table
18:54ce n'est pas vrai
18:55et là là dessus
18:56ce budget il ne pourra pas passer
18:57mais est-ce que vous demandez
18:59oui surtout c'est que
19:00l'EFI a déjà dit
19:01qu'il serait censuré
19:02mais
19:02c'est à 49-3
19:04est-ce que les hypothèses
19:05est-ce que les hypothèses
19:06de croissance
19:07les hypothèses
19:08qui soutiennent le budget
19:09restent valables aujourd'hui
19:11non je ne crois pas
19:11non parce que par exemple
19:12le budget qui a été annoncé
19:13c'est 49 pour l'an prochain
19:15sauf que cette année
19:15vous allez voir
19:16on ne va pas être à 5%
19:17on va être à 5-3-5-4 environ
19:19c'est à dire que ça montre une chose
19:20c'est que c'est des gouvernements
19:21qui nous disent
19:22la question du déficit
19:23est fondamentale
19:24mais non seulement
19:25il n'y a pas
19:26par rapport à leur politique
19:26de répercussion positive
19:28pour l'économie
19:28mais même en termes de déficit
19:30ils ne font pas fort
19:31et notamment parce que
19:32la moitié du déficit
19:34n'oubliez pas depuis 2017
19:35elle est liée
19:36à la baisse de recettes
19:37elle n'est pas liée
19:38à l'augmentation
19:39des dépenses de l'Etat
19:40il faut le dire
19:40et le redire
19:41merci beaucoup
19:42Eric Coquerel
19:43d'être venu ici
19:43donc député
19:45et président de la commission
19:46des finances
19:47vous viendrez nous voir
19:47c'est ce qui me succède après
19:48Aurore Berger
19:49la ministre
19:50elle va avoir de la chance
19:51avec le temps
19:51je laisse du beau temps
19:53vous laissez du beau temps
19:54on va quand même rappeler
19:55que vous êtes arrivé
19:55sous un déluge
19:56absolument incroyable
19:57et voilà
19:58elle arrive avec le beau temps
19:59après moi le beau temps
20:00après vous le beau temps
20:01merci beaucoup d'avoir répondu
20:03à nos questions
20:05bonjour Aurore Berger
20:06on va vous
20:07voilà
20:07émission spéciale
20:09depuis la REF
20:09sur BFM Business
20:16bonjour ou bonsoir
20:17Aurore Berger
20:18bonjour
20:18merci d'être là
20:19il est vrai que vous avez
20:21de la chance
20:21la sacrée goutte
20:22vous avez passé
20:23ah oui la sacrée goutte
20:24je peux vous le dire
20:24le début c'était un peu
20:26un peu
20:26on était sous une pluie battante
20:28ici même
20:29alors qu'on posait des questions
20:30on se posait des questions
20:31j'avais la réponse
20:31Eric Coquerel
20:32je rappelle que vous êtes
20:33ministre déléguée
20:34en charge de l'égalité
20:34entre les femmes et les hommes
20:35et de la lutte
20:36contre les discriminations
20:37c'est important de le dire
20:38parce que c'est un peu pour ça
20:39que vous êtes ici
20:40on en dira un mot dans un instant
20:42vous avez signé une charte
20:43des talents
20:43donc c'est important
20:45on parlait de l'emploi
20:46l'emploi des jeunes
20:47de la fusion économique
20:48vous avez écouté le débat
20:50un peu
20:51un peu
20:51un peu
20:52qu'est-ce que vous avez retiré
20:54quand même
20:54est-ce que
20:55pour vous
20:56est-ce qu'il y a
20:56quelqu'un qui a remporté le match
20:58écoutez déjà
21:01ensuite
21:01je ne sais pas
21:02si c'est un match
21:03moi vous savez
21:04ça fait des mois
21:05que j'appelle
21:06les uns et les autres
21:07au sein du camp
21:08on va dire
21:09du bloc central
21:10à se rassembler
21:11et à s'unir
21:12je pense que c'est
21:12une nécessité absolue
21:14au risque sinon
21:15et d'ailleurs
21:15on le voit bien
21:16on a une espèce
21:16de primaire sauvage
21:17à défaut d'une véritable primaire
21:19qui à mon avis
21:19aurait été plus saine
21:20d'un point de jeu démocratique
21:21et avec le risque
21:22qu'à la fin
21:23et bien
21:24on laisse
21:24le rassemblement national
21:26pouvoir imposer
21:27non pas juste sa ligne
21:28mais imposer sa victoire
21:29et moi je crois
21:30ni à la résignation
21:30ni à la fatalité
21:31et je crois qu'on a
21:32la capacité à s'unir
21:33à se rassembler
21:34et à le faire
21:35autour d'un projet
21:36sur lequel on voit bien
21:37quand même
21:37qu'il y a
21:37et heureusement
21:38des convergences
21:39oui il y a beaucoup
21:39de convergences
21:40entre Gabriel Attal
21:41et Edouard Philippe
21:42on le voit bien
21:42parce que même
21:43c'est ce que disait ce matin
21:44ma conseillère
21:44à Pauline de Malherbe
21:46sur BFM TV
21:47en disant
21:47est-ce que finalement
21:48le seul match
21:49qui existe entre vous deux
21:50c'est des
21:51oui je l'ai annoncé avant
21:52on voit bien
21:53qu'il y a des
21:54éventuellement vous
21:55vous allez appeler
21:55à voter
21:56et s'il n'y a pas
21:57justement de consensus
21:58est-ce que vous allez
21:59prendre position
21:59à Robert G
22:00moi j'ai toujours dit
22:01que je m'exprimerai
22:01le moment voulu
22:02et le moment voulu
22:03c'est celui que je vais choisir
22:04pour l'instant
22:04moi je suis membre du gouvernement
22:06il se trouve qu'il y a
22:06beaucoup de sujets
22:07sur lesquels je vais
22:08continuer à travailler
22:09parce que je pense
22:10que la pire des choses
22:10ce serait de dire aux français
22:11qu'il ne va plus rien se passer
22:12dans le pays
22:13jusqu'à l'élection présidentielle
22:15je crois qu'on peut démontrer
22:16qu'on peut obtenir des résultats
22:17jusqu'à la dernière minute
22:19il se trouve que
22:19moi sur mes sujets
22:20lutte contre les violences
22:21faites aux femmes
22:22ou aux enfants
22:22et je crois que ça intéresse
22:23beaucoup de français
22:24qui sont eux-mêmes concernés
22:26ou qui sont parents
22:26et qui ont des angoisses
22:27vis-à-vis de ces sujets-là
22:28ils n'ont pas envie
22:29qu'on leur dise
22:29écoutez rendez-vous
22:30dans 8 mois
22:31et on verra ce qui peut se passer
22:32et puis on le sait
22:33vous en avez parlé
22:34avec votre invité
22:34avec lequel j'ai évidemment
22:36des divergences majeures
22:37on a un budget à voter
22:39et un vrai budget
22:40et un vrai budget
22:40ça ne veut dire pas
22:41une loi spéciale
22:42on a vécu sous loi spéciale
22:43mais ça a duré 5-6 semaines
22:44se dire qu'on pourrait vivre
22:46sous loi spéciale
22:46pendant 10 mois
22:47ou presque un an
22:48c'est une irresponsabilité
22:51absolue pour le pays
22:52et donc on verra
22:53si celles et ceux
22:54qui se sont exprimés aujourd'hui
22:55sont capables
22:55d'être suffisamment responsables
22:57qu'ils appartiennent aujourd'hui
22:58à la majorité
22:59ou à l'opposition
22:59qu'ils envisagent demain
23:00d'être président
23:02président de la République
23:02c'est ici et maintenant
23:04qu'ils seront jugés
23:05sur leur capacité
23:06à ce qu'on ait un budget
23:06pour le pays
23:07Vous avez écouté
23:08Marine Tondelier
23:09donc la députée écologique
23:12oui
23:13candidate à l'élection présidentielle
23:15et qui a dit
23:15des propos assez intéressants
23:16du reste
23:16elle a été très applaudie
23:18notamment
23:19alors c'est vrai
23:19qu'elle l'a dit
23:20elle attend un enfant
23:22donc elle a parlé
23:23des générations futures
23:24et notamment sur les
23:26sur le fait
23:26qu'il fallait absolument
23:27un changement climatique
23:28Vous Aurore Berger
23:30est-ce que vous
23:31là-dessus
23:32vous êtes d'accord avec elle ?
23:33Ce qui est certain
23:34c'est que je crois
23:34que chacun a pris la mesure
23:36au regard de ce que notre pays
23:38a eu à vivre
23:38ces dernières semaines
23:39de l'ampleur
23:40du dérèglement
23:41ou même des dérèglements climatiques
23:43ça crée à la fois
23:44beaucoup d'angoisse
23:45beaucoup d'angoisse
23:45pour les français
23:46ça crée aussi
23:47des insécurités économiques
23:49qui sont majeures
23:50sur les entreprises
23:51sur les enjeux d'adaptation
23:52sur les enjeux
23:53de prévisibilité aussi
23:54qu'on doit avoir
23:55quand on parle
23:55de planification écologique
23:56ça veut dire quoi ?
23:57ça veut dire qu'il va falloir
23:58s'adapter
23:59qu'il va falloir se changer
24:00ça veut pas dire
24:01qu'il faut basculer
24:02dans la décroissance
24:03moi je crois pas
24:03à l'ineptie de la décroissance
24:05parce que je crois
24:05que ça veut dire à la fin
24:07moins d'emplois
24:07moins de capacités
24:08d'investissement
24:09et moins de financement
24:10de notre modèle social
24:11mais ça veut pas dire
24:12n'importe quelle croissance
24:13évidemment
24:13pas une croissance
24:14qui tire à l'infini
24:15sur des ressources
24:16dont on sait
24:17qu'elles sont
24:18à un moment
24:19pas inépuisables
24:20et donc on doit évidemment
24:22y être particulièrement attentif
24:23je pense à la question
24:24de l'eau
24:24notamment
24:25et à la manière
24:26avec laquelle
24:26ces ressources sont réparties
24:27mais ça veut dire
24:28qu'il faut pas considérer
24:29que les entreprises
24:30ou les agriculteurs
24:31par exemple
24:31seraient des adversaires
24:33mais au contraire
24:34sont les premiers acteurs
24:35de ce changement
24:36et de cette adaptation
24:37vous faites partie
24:38de la génération
24:39si vous me permettez
24:40Macron
24:40oui mais pour moi
24:41c'est pas une seule
24:42vous êtes venu au pouvoir
24:44comme ça
24:45est-ce que vous trouvez
24:46qu'on est un peu injuste
24:46avec le bilan
24:47d'Emmanuel Macron ?
24:49il y avait deux anciens
24:49premiers ministres
24:50au débat
24:51et il y a Gabriel Attal
24:51qui a un petit peu défendu
24:53Edouard Philippe
24:54il faut dire
24:55ils étaient premiers ministres
24:56je pense qu'il y a deux choses
24:57un il faut pas être incohérent
24:58on peut pas demander aux français
24:59de continuer à rester au pouvoir
25:00et considérer qu'on aurait tout mal fait
25:02si on a tout mal fait
25:03dans ces cas là
25:03pourquoi est-ce qu'ils nous reconduiraient
25:04au pouvoir ?
25:05et ça veut dire aussi
25:07qu'il faut avoir de la lucidité
25:08est-ce qu'on a tout réussi ?
25:10à tous les moments
25:11la réponse est non
25:11donc oui il y a des réussites économiques
25:13notamment
25:13quand on est pour la neuvième année
25:16consécutive
25:16le premier pays européen
25:17en termes d'attractivité
25:19des investissements étrangers
25:20c'est pas tombé du ciel
25:21c'est tombé parce qu'il y a eu des choix
25:23il y a eu des choix économiques
25:24qui ont été faits
25:25et qui ont permis
25:26de donner cette visibilité là
25:27aux investisseurs
25:28quand vous allez à Dunkerque
25:29moi je m'y suis rendue
25:30vous voyez un territoire
25:31qui a profondément changé
25:32pourquoi il a changé ?
25:33parce qu'on y a recréé de l'espoir
25:35parce qu'on a recréé de l'emploi
25:36parce qu'on a recréé des industries
25:38alors est-ce qu'en Berger
25:39il n'y a pas
25:39un point sur lequel
25:41quand même
25:41on peut dire que
25:42la France reste bloquée
25:44et maintenant
25:45vous êtes en charge
25:46justement
25:46de ce poste là
25:49c'est l'égalité
25:49entre les hommes et les femmes
25:50et les discriminations
25:51on a l'impression
25:52qu'en France
25:53il y a quand même
25:53un vrai blocage
25:55ça progresse un peu
25:55mais quand on voit
25:56les violences faites aux femmes
25:57quand on voit
25:58la discrimination
25:59difficulté des jeunes
26:00pardon
26:00Patrick Martin
26:01président du MEDEF
26:02a dit qu'il voulait faire
26:03un engagement là-dessus
26:04on voit bien
26:05qu'on est bloqué
26:06la société française
26:07reste bloquée
26:08sur ces points-là
26:09alors est-ce qu'on a progressé ?
26:10la réponse est oui
26:11on a progressé
26:12parce que déjà
26:12on en parle beaucoup plus
26:14et on en parle de manière
26:15très différente
26:16par rapport à ce qui se passait
26:17en 2017
26:18on a changé sur la formation
26:19sur la capacité
26:20à accompagner
26:21les femmes victimes de violences
26:22les enfants victimes de violences
26:23est-ce que ça suffit ?
26:24regardez l'affaire
26:25il y a encore quelques mois
26:26exactement
26:27est-ce que ça suffit ?
26:28la réponse est non
26:28et donc est-ce qu'on doit
26:29continuer à changer ?
26:30la réponse est oui
26:31c'est exactement ce qu'on fait
26:32l'idée c'est de tout accélérer
26:34tout amplifier
26:35formation à 100%
26:36formation à 100%
26:37de tous les magistrats
26:38de tous les policiers
26:39de tous les gendarmes
26:40de tous les professionnels
26:41au contact des enfants
26:43pour qu'on puisse détecter
26:45repérer
26:46accompagner
26:46faire stopper les violences
26:47et aussi vous le dites vous-même
26:48changer cette culture profonde
26:50qui fait qu'on a encore
26:51en 2026
26:52des hommes
26:53qui considèrent que
26:54les femmes
26:55et le corps des femmes
26:55leur appartient
26:56et puis
26:57qui en viennent
26:58à brutaliser
26:59et à abuser
27:00de nos propres enfants
27:01et donc évidemment
27:02qu'il y a cette culture
27:02à changer
27:03c'est la raison pour laquelle
27:04on va faire ce qu'on appelle
27:05la loi intégrale
27:06pour que l'ensemble
27:07de la société
27:08se mette en mouvement
27:09s'adapte
27:10change
27:10que l'ensemble
27:11de nos administrations
27:12change
27:13il y a la question aussi
27:14de la discrimination
27:14puisque là vous êtes venu ici
27:16exactement
27:16vous êtes là depuis ce matin
27:18vous allez signer
27:19ou vous avez
27:20j'ai signé avec le MEDEF
27:21la charte talent de France
27:24qui consiste en quoi ?
27:25et avec des objectifs
27:26assez précis en fait
27:27des objectifs chiffrés
27:28oui
27:29qu'est-ce que vous dites
27:30aux chefs d'entreprise
27:30peut-être qui nous écoutent
27:31là-dessus ?
27:32alors concrètement
27:33ça part de quoi ?
27:34à la fois
27:35on a aujourd'hui une pénurie
27:36on le voit
27:37c'est-à-dire que
27:37tous les secteurs
27:38qui sont des secteurs
27:39stratégiques
27:39où on parle de souveraineté
27:40quand on parle
27:41d'intelligence artificielle
27:42d'industrie
27:43matière scientifique
27:45on voit bien
27:45qu'aujourd'hui
27:46on a du mal
27:46les entreprises elles-mêmes
27:47disent qu'elles ont du mal
27:48à recruter
27:48donc c'est une aberration économique
27:50et en parallèle de ça
27:51on a aussi un gâchis humain
27:52parce qu'on voit
27:53qu'on a encore
27:53trop de français et de françaises
27:55qui restent à la porte
27:56des opportunités
27:57parce qu'ici
27:58une origine sociale
28:00géographique
28:00un prénom
28:01un nom de famille
28:02un patronyme
28:03une adresse
28:04malheureusement
28:04on peut devenir
28:05un handicap
28:06c'est-à-dire des critères
28:07qui ne devraient jamais
28:08entrer en ligne de compte
28:09dans la capacité à recruter
28:10donc on a aujourd'hui
28:12plus de 1300 entreprises
28:13qui se sont engagées
28:15à mes côtés
28:15en signant cette charte
28:16talent de France
28:17et c'est pas juste
28:17une déclaration d'intention
28:19on a mis
28:19des objectifs chiffrés
28:208% de recrutement
28:22de personnes qui viennent
28:23des quartiers
28:24politiques de la ville
28:25et des territoires ruraux
28:27et j'insiste sur le
28:27et
28:28parce que souvent
28:29quand on parle
28:29d'égalité des chances
28:30on oppose les territoires
28:31on dit
28:32il y a d'un côté
28:33les quartiers priorités
28:34et puis il y a de l'autre
28:35les territoires ruraux
28:36non
28:36les difficultés
28:37elles sont souvent
28:37symétriques
28:38elles sont souvent
28:39même similaires
28:40et donc il ne faut
28:40surtout pas qu'on oppose
28:41les français
28:42les uns aux autres
28:4315%
28:4415% de jeunes
28:45notamment dans les stages
28:47avancer aussi
28:48sur le mentorat
28:48et puis on va
28:49venir mesurer
28:50ces résultats
28:51et je suis très fière
28:52que le MEDEF
28:53ait accepté
28:53de s'y engager
28:54on avait des MEDEF
28:55au niveau local
28:55territorial
28:56mais là c'est le MEDEF
28:57national avec Patrick Martin
28:58qui a signé
28:59Talent de France
29:01la question quand même
29:02qu'on peut se poser
29:02c'est pourquoi
29:03c'est si difficile
29:04pourquoi en France
29:05on a un taux de chômage
29:06des jeunes
29:06qui est si élevé
29:07quand on le compare
29:08à la moyenne européenne
29:09quand on le compare
29:10avec les allemands
29:11dont on parlait tout à l'heure
29:11avec Eric Coquerel
29:13pourquoi à votre avis
29:13il y a toujours
29:14ce blocage ?
29:15en fait on a un double blocage
29:16même sur la question de l'âge
29:18on a une insertion professionnelle
29:19trop tardive
29:20et on sort du marché du travail
29:21c'était Marine Le Pen
29:22qui l'a dit dans le débat
29:23tout à l'heure
29:24là pour le coup
29:24c'est factuel
29:25donc si elle dit
29:25qu'il a plu
29:26elle a aussi raison
29:26parce qu'en effet
29:27tout à l'heure
29:27il a plu
29:28mais c'est vrai
29:28qu'on a ce sujet là
29:30on sort trop tôt
29:31du marché du travail
29:31au delà de 55 ans
29:33c'est comme si
29:33on était périmé
29:34là où on a des compétences
29:35massives
29:36qu'on doit pouvoir
29:37au contraire
29:37continuer à transmettre
29:38et on entre trop tard
29:39sur le marché du travail
29:40c'est pour ça
29:41qu'il faut absolument
29:42qu'on soit bon sur les deux
29:44parce que si on augmentait
29:45notre taux d'emploi
29:46ça vaut aussi pour les femmes
29:47sur l'augmentation du taux d'emploi
29:49on aurait un taux de croissance
29:50qui serait bien supérieur
29:51des rentrées sociales
29:53des rentrées fiscales
29:54qui seraient bien supérieures
29:55c'est aussi repenser
29:56la question du diplôme
29:57évidemment le diplôme
29:58est essentiel
29:58mais ne fait pas tout
29:59c'est continuer
30:00la dynamique
30:01que nous avons réussi
30:02à créer
30:03sur la question de l'apprentissage
30:04nous ne devons pas
30:04la fragiliser
30:05alors que c'est un atout colossal
30:07on a triplé
30:08le nombre d'apprentis
30:08dans notre pays
30:09c'est le meilleur
30:10le biais d'insertion professionnelle
30:12et bien il faut qu'on continue
30:13à en débattre
30:14il faut qu'on continue
30:15à se battre sur le sujet
30:16parce que je suis à l'écoute
30:17des entreprises
30:18et la raison même
30:18d'être de ce rendez-vous
30:20c'est d'être à l'écoute
30:21des chefs d'entreprise
30:22il faut continuer à avancer
30:23alors que l'apprentissage
30:25était vraiment
30:25un grand succès
30:26mais il faut qu'il le reste
30:28il faut qu'il le reste
30:29oui mais on rabote
30:29toutes les aides
30:29vous avez écouté Patrick Martin
30:31il a dû vous le dire
30:31vous le savez
30:32on présentera la copie
30:33du gouvernement
30:34le 30 septembre prochain
30:35on continue à en débattre
30:36on continue à en discuter
30:37et on continue à se battre
30:39aussi sur ce sujet
30:40aux côtés des chefs d'entreprise
30:41qui y avancent
30:42merci beaucoup
30:43Aurore Berger
30:44d'avoir été avec nous
30:44j'appelle que vous êtes
30:45ma milice déléguée
30:46en charge de l'égalité
30:47entre les femmes
30:48et les hommes
30:49et puis de la lutte
30:49contre les discriminations
30:50avec cette charte des talents
30:51merci beaucoup
30:52dans un instant
30:53on va parler justement
30:54d'IA
30:55avec Frédéric Mazzella
30:56le fondateur de Belblacar
30:57et de DIFT
30:58surtout est-ce que finalement
30:59l'IA
31:00est-ce qu'il ne pourrait pas
31:01mieux gouverner
31:02que les politiques
31:03qui sont en train de débattre
31:04pendant que nous parlons
31:05à tout de suite
31:06BFM Business
31:07émission spéciale
31:09depuis la REF
31:11Edwish Chevrion
31:17retour ici à la REF
31:19pour cette émission spéciale
31:21ça y est le calme est revenu
31:22le débat présidentiel
31:24est toujours en cours
31:25on va en parler
31:26de manière un peu différente
31:27avec mon invité
31:28Frédéric Mazzella
31:29qu'on connaît bien
31:30le fondateur de Belblacar
31:31et de DIFT
31:31bonsoir Frédéric Mazzella
31:33bonsoir Edwish Chevrion
31:34merci d'être là
31:35et puis aussi
31:35il ne faut pas oublier
31:36président entrepreneur
31:37de France Digitale
31:39si je dis ça
31:40c'est parce qu'en fait
31:41on n'a pas parlé
31:42beaucoup d'intelligence artificielle
31:43ici
31:44à cette REF
31:45les candidats
31:46à l'élection présidentielle
31:47il y en a juste un
31:48qui dit
31:48je crois que c'est Raphaël Glucksmann
31:49qui a dit
31:50il faut absolument
31:51qu'on libère de l'argent
31:52on est étranglé
31:53par la dette
31:55parce qu'il y a
31:56des investissements
31:57colossaux à faire
31:58dans l'intelligence artificielle
32:00d'abord
32:01un
32:01vous qui êtes entrepreneur
32:02comment est-ce que
32:03vous avez regardé
32:04écouté ce débat
32:05qu'est-ce que vous en avez retenu
32:06et deux
32:06est-ce que vous dites vraiment
32:07c'est vrai que de ce point de vue là
32:09il faut qu'il se mette un peu à jour
32:10oui alors
32:11quand même
32:11tout de même
32:12l'intelligence artificielle
32:13a été mentionnée
32:13plusieurs fois
32:14durant le débat
32:15mentionnée
32:15et comme une préoccupation
32:17comme un sujet
32:18qu'on ne peut pas éviter
32:18je pense que
32:19là on le voit maintenant
32:20c'est à dire que ça peut être
32:22transformatif
32:22dans tellement de domaines
32:23que l'ignorer
32:24ce serait véritablement
32:25se voiler les yeux
32:27donc je pense que
32:28il y a quand même
32:29une prise de conscience
32:30on va voir ce que ça donne
32:31dans les programmes
32:32des candidats
32:33savoir ce qu'ils ont
32:34comme proposition concrète
32:35on est au début
32:36oui mais en tout cas
32:37il y a quand même
32:37une très grande
32:38forte
32:39une forte prise de conscience
32:40que le sujet
32:41est absolument inévitable
32:43vous trouvez ?
32:44vous trouvez ?
32:44parce que
32:44moi j'ai trouvé
32:45il y a Edor Philippe
32:46on l'a quand même interrogé
32:47là-dessus
32:47il a eu une réponse
32:48quand même un peu évasive
32:49on va dire
32:50pour rester correct
32:51là on en parle
32:53mais juste pour dire
32:53il y a des investissements
32:54à faire
32:55il y a des montants énormes
32:56qui sont
32:56il y a une bulle
32:58aux Etats-Unis
32:58il n'y a rien de concret
33:00en fait
33:01alors je pense
33:01qu'ils n'en sont pas
33:02nécessairement encore au stade
33:03où ils peuvent avoir
33:04des mesures extrêmement concrètes
33:05par rapport à l'IA
33:06par contre je pense
33:07que ça va venir
33:08nécessairement
33:08dans les semaines
33:09ou mois qui viennent
33:09parce que
33:11quand même
33:11la préoccupation
33:12est très large
33:12à plein de niveaux
33:13que ça peut être
33:14l'impact sur l'emploi
33:15ça peut être
33:15l'impact sur la productivité
33:16l'impact sur la souveraineté
33:18enfin je veux dire
33:18ça touche à peu près tout
33:20donc je pense que le sujet
33:21est sur la table maintenant
33:21Frédéric Mazella
33:22est-ce que vous travaillez
33:23pour un des candidats ?
33:24ah non pas du tout
33:24pas du tout
33:25est-ce que si vous aviez
33:26des propositions
33:27à leur soumettre
33:27ça serait quoi ?
33:28on vous demande
33:29tiens
33:29vous qui connaissez
33:30vous êtes
33:31un des pionniers
33:32de la tech
33:33et du digital en France
33:34vous avez créé
33:35des super boîtes
33:36qu'est-ce qu'il faudrait ?
33:38en fait
33:39je pense que
33:40de manière très générale
33:41j'aurais envie de dire
33:42que l'état d'esprit
33:43qu'il faut
33:44pour devenir
33:46un champion
33:46de quelque chose
33:47c'est d'y croire
33:48et d'avoir envie
33:49de le construire
33:50c'est-à-dire que
33:50la moitié de la réussite
33:51c'est l'envie
33:51l'autre moitié
33:52c'est le travail
33:52enfin déjà
33:53si on n'a pas une envie
33:54ça ça fait pas une mesure
33:56dans un programme présidentiel
33:57ça peut tout de même
33:58déjà diriger des investissements
33:59d'autre part
34:00ça peut aussi
34:01influencer
34:01un état d'esprit général
34:02on en parle assez souvent
34:04mais
34:06avoir quand même
34:07un pays
34:07qui soutient l'entrepreneuriat
34:09et qui soutient
34:09ces entreprises
34:09c'est extrêmement important
34:10et je pense que
34:11les hommes politiques
34:11et les médias
34:12d'ailleurs
34:12ont un rôle très fort
34:13à jouer dans cette direction-là
34:15pour donner envie
34:16à tout le monde
34:16d'aller quelque part
34:17soutenir
34:18ce qui crée de la valeur
34:19dans ce pays-là
34:20et qui permet aussi
34:21de maintenir
34:22tout notre système social
34:23mais concrètement
34:24qu'est-ce que vous auriez
34:26comme mesure
34:27je ne sais pas
34:27peut-être qu'il n'y en a pas
34:29je pense que
34:30alors il y a déjà
34:30au niveau de l'Europe
34:33il y a déjà 200 milliards
34:34qui sont en train
34:34d'être développés
34:35là pour aller créer
34:3619 IA Factoris
34:37oui voilà
34:38il y a quand même
34:38quelque chose
34:39qui est en train de se faire
34:40je pense que ce genre
34:40de programme-là
34:41effectivement est intéressant
34:42parce qu'en plus
34:43les sommes
34:43qui sont atteintes
34:44aujourd'hui
34:44par les projets en IA
34:45sont tellement colossales
34:46qu'évidemment
34:47au niveau privé
34:48sur une petite structure
34:49qui démarre
34:49c'est assez difficile
34:50d'aller lever
34:51les capitaux nécessaires
34:52alors on a vu
34:52AmiLabs là récemment
34:53qui a quand même réussi
34:54à lever dès le départ
34:551 milliard
34:56pour son projet
34:57de World Model
34:58qui vise à construire
34:59une intelligence artificielle
35:00qui est différente
35:00de tous les LLM
35:01qu'on connaît jusqu'à maintenant
35:02donc déjà
35:03il y a des projets
35:03qui arrivent à se financer
35:04de cette manière-là
35:05avec des gens
35:05assez exceptionnels
35:06emblématiques
35:07et qui arrivent justement
35:09à attirer des capitaux
35:10aussi importants
35:11c'est pas le cas
35:12nécessairement
35:12de jeunes entrepreneurs
35:14on voit Yann Lequin
35:14il a quand même
35:15beaucoup de bouteilles
35:16dans le domaine
35:16de l'intelligence artificielle
35:17et il a réussi
35:18effectivement à lever
35:19ces montants-là
35:19quand on est un jeune
35:20entrepreneur qui démarre
35:21c'est beaucoup plus compliqué
35:22mais par contre
35:22l'État
35:23que ce soit au niveau français
35:24ou au niveau européen
35:25peut effectivement
35:26concevoir des programmes
35:26très ambitieux
35:28par rapport à l'IA
35:29alors si je vous pose
35:30la question
35:31c'est qu'en fait
35:31pendant l'été
35:32vous avez un été
35:33assez studieux
35:33vous avez écrit
35:34un roman
35:36vous publiez
35:37chaque mois
35:37un chapitre
35:38chaque semaine
35:41il y en a 19
35:42qui ont été faits
35:43ce matin
35:43il y a 20 ans
35:44j'ai pas lu le dernier
35:45de ce matin
35:46excusez-moi
35:46c'est pour ça
35:47qui s'appelle
35:48plus sérieusement
35:49qui s'appelle
35:49Robot Premier
35:50en quoi c'est intéressant
35:51c'est que finalement
35:51vous imaginez
35:53que l'intelligence artificielle
35:55vous vous posez la question
35:56pour savoir
35:57parce que c'est un entrepreneur
35:58avec son robot
35:59si elle peut gouverner
36:00en fait mieux que les politiques
36:01prendre la place
36:02de ceux qu'on voit
36:04défiler en ce moment
36:06à la REF
36:06oui alors je me pose la question
36:07pour deux raisons
36:08d'ailleurs
36:08c'est marrant
36:08c'est la réponse qui m'intéresse
36:10oui mais je peux expliquer
36:11d'où vient l'idée
36:12l'idée elle est venue
36:13initialement
36:14j'avais eu une discussion
36:14l'année dernière
36:15avec Sam Altman
36:16j'avais pu passer 10 minutes
36:16avec lui
36:17et puis je lui posais
36:17des questions un petit peu
36:18structurantes
36:19sur l'avenir de l'humanité
36:20de la société
36:21en lui demandant par exemple
36:23comment est-ce que
36:24l'intelligence artificielle
36:25peut aider la paix dans le monde
36:26ou comment l'intelligence artificielle
36:27peut résoudre
36:28le changement climatique
36:28et en fait j'ai remarqué
36:30qu'à chaque fois
36:30que je lui posais une question
36:31alors évidemment
36:32il vend son produit
36:33mais enfin quand même
36:33il sortait son téléphone
36:34et il demandait
36:34à ChatGPT
36:36donc je me suis
36:36c'est bizarre
36:37je lui pose une question
36:38et il demande
36:38à ChatGPT
36:39même lui qui a créé
36:41ChatGPT
36:41il fait aussi sa pub
36:42mais au-delà de ça
36:43je suis allé moi
36:43poser des questions
36:44à l'intelligence artificielle
36:45sur des sujets
36:47de ce type là
36:48et je me suis rendu compte
36:49que les réponses
36:49étaient quand même
36:50assez sensées
36:50rationnelles
36:51défendables
36:52factuelles
36:52et donc c'est extrêmement
36:53attractif quelque part
36:54intellectuellement
36:55d'avoir des réponses
36:55structurées
36:56et des manières
36:58assez concrètes
36:59de pouvoir y répondre
37:00étape par étape
37:01suivant la direction
37:01qu'on lui donne
37:02donc je me suis imaginé
37:03qu'une intelligence
37:04artificielle
37:05pourrait devenir
37:06gouverner la France
37:07alors dans le roman
37:09elle y arrive
37:09de différentes manières
37:10mais initialement
37:10c'est un candidat
37:11qui est trop bas
37:12dans les sondages
37:13qui s'allie
37:13à une intelligence
37:14artificielle
37:15pour remonter
37:15dans les sondages
37:15il finit par gagner
37:16parce qu'en fait
37:16tous les autres
37:17sont entretués
37:17c'est-à-dire
37:19politiquement
37:19ils se sont tirés dessus
37:20et le dernier homme debout
37:21c'est le candidat
37:22avec son intelligence
37:23artificielle
37:23donc il passe
37:24il est président
37:24et puis ensuite
37:25petit à petit
37:26l'intelligence artificielle
37:27prend plus de pouvoir
37:27mais elle peut s'intéresser
37:28à des sujets
37:29très très larges
37:29que ce soit la santé
37:30l'éducation
37:32et évidemment
37:36et l'exercice du pouvoir
37:37et de la liberté
37:38et surtout
37:38ça amène des choses
37:39très intéressantes
37:40parce que par exemple
37:42si une IA était présidente
37:44tout le monde
37:45pourrait parler au président
37:45à la présidente
37:47toujours
37:47ça c'est un bon point
37:48tout le monde
37:49pourrait avoir
37:49des réponses du président
37:50directement
37:51par rapport
37:52à ses préoccupations
37:53avec une réponse
37:54circonstanciée
37:55par rapport
37:55à sa situation
37:57et en parallèle
37:58de ça
37:58ça donnerait
37:59la possibilité
38:00à l'IA présidente
38:01de rassembler
38:03des données
38:03extrêmement précises
38:05sur l'ensemble
38:06de la population
38:07et quelque part
38:07de faire émerger
38:08suivant les domaines
38:09une sorte de volonté générale
38:10ou en tout cas
38:11des attentes
38:12et à partir de ce moment là
38:13on peut se poser des questions
38:14alors ça devient très
38:15philosophique
38:16et sociologique
38:16mais est-ce que
38:18si l'on arrive ensuite
38:19à exécuter
38:20cette volonté générale
38:21et bien
38:22on pourrait se rapprocher
38:24alors là on retourne carrément
38:24au contrat social
38:25de Rousseau
38:26mais ça peut nous permettre
38:27d'avoir la possibilité
38:29quelque part
38:30d'avoir un mandataire
38:31qui serait
38:32l'intelligence artificielle
38:33pour exécuter
38:34la volonté générale
38:34du peuple
38:35ce qui nous donne
38:37des nouvelles possibilités
38:38et donc c'est un changement
38:39radical de perspective
38:40qui peut nous amener
38:40des changements radicaux
38:41de prise de décision
38:42oui
38:42vous avez posé la question
38:43sur la dette
38:44les retraites
38:44est-ce qu'il faut faire
38:46des retraites
38:46par exemple
38:47c'est quoi la réponse
38:47dans le débat
38:48c'est extrêmement factuel
38:49et alors
38:50ça aboutit à quoi
38:51alors ça aboutit déjà
38:53à ne pas ou plus
38:54se mentir sur les chiffres
38:56il y a des ratios
38:57qui sont donnés
38:57comme par exemple
38:58évidemment en 1963-64
38:59vous aviez
39:014 actifs
39:02pour un retraité
39:03aujourd'hui
39:03on est à 1,5 pour 1
39:05ce qui m'intéresse
39:06c'est la réponse
39:06qu'on a eu du mal
39:08à soutirer
39:09au candidat
39:10à l'élection présidentielle
39:10c'est 60 ans
39:11c'est 62 ans
39:12c'est 64 ans
39:1365 ans
39:1467 ans
39:15je pense que dans tous les cas
39:15une indexation
39:16de l'âge de départ
39:17à la retraite
39:17sur l'espérance de vie
39:19c'est à peu près inévitable
39:20après comment on fait
39:21une transition
39:22que vous dit votre robot
39:24le robot sur ce sujet là
39:25il dit que de toute manière
39:26il y a un problème
39:27de financement
39:27de ces retraites
39:28ça on n'a pas besoin
39:29de lui
39:29et donc de toute manière
39:30il va falloir le résoudre
39:31soit en créant
39:32plus de valeur
39:34soit en allongeant
39:35notre durée de travail
39:37dernière question là-dessus
39:39est-ce qu'on peut dire
39:41que l'état est en faillite numérique
39:42Frédéric Matzela ?
39:43je ne dirais pas jusque là
39:44mais je pense qu'on a eu
39:45un bon
39:45avec tout ce qui s'est passé
39:47un bon wake-up call
39:48cet été
39:48oui encore
39:49avec les failles de sécurité
39:51qui ont donné lieu
39:52à des fuites de données
39:53je pense que ça nous rappelle
39:54que d'une part
39:56la cybersécurité
39:57c'est pas juste
39:58un vœu pieux
39:59et qu'il faut véritablement
40:00travailler dessus
40:01pour se protéger
40:02d'autre part que ça peut arriver
40:03et d'autant plus
40:04avec les fragilisations
40:05qu'on peut connaître
40:06par rapport à la géostratégie actuelle
40:08je pense que c'est un
40:10je pense que c'est pas près
40:11de s'arrêter
40:11les attaques sont pas prêtes
40:13de s'arrêter
40:13par contre
40:14les fuites de données
40:15j'espère
40:16vont s'arrêter
40:17dans la mesure
40:17où on va mettre
40:18les moyens en face
40:18oui
40:19et surtout c'est que maintenant
40:20toutes les données
40:20ont été déjà acquies
40:21non ça je fais un peu
40:22d'humour noir
40:23merci beaucoup
40:24Frédéric Matzela
40:25donc RoboPremier
40:26on peut le trouver
40:26sur votre
40:26oui c'est RoboPremier.fr
40:28pour le roman
40:29et RoboPremier.com
40:30pour lui parler
40:31à RoboPremier
40:32parce que justement
40:32c'est une intelligence artificielle
40:33à laquelle on peut
40:34déjà parler
40:35il n'est pas encore président
40:36mais il répond quand même
40:37aux questions
40:37de la même manière
40:40que les candidats
40:41à l'élection présidentielle
40:42merci beaucoup
40:43Frédéric Matzela
40:44dans un instant
40:44c'est Alexandre Sobo
40:46qui est le président
40:47de France Industrie
40:47qui sera avec nous
40:48mais juste avant
40:49lui aussi il est sorti
40:51du débat présidentiel
40:52mais juste avant
40:53c'est Margot Faudoré
40:54qui est journaliste
40:55à BFM Business
40:56qui a suivi ce débat
40:58pour nous
40:58et qui va nous résumer
41:00peut-être
41:00les grandes tendances
41:01qu'est-ce qu'il faut retenir
41:02du moins pour
41:03ce qui s'est déjà passé
41:04bonjour Margot Faudoré
41:06bonjour Edwige
41:07merci d'être là
41:08alors d'abord
41:09il y a un gagnant
41:10c'est quoi
41:11qui a gagné le 7
41:12le match
41:12alors au son
41:14des applaudissements
41:15je dirais qu'il y a
41:16trois candidats
41:16qui se sont distingués
41:18surtout Bruno Retailleau
41:20et Gabriel Attal
41:21et puis Edouard Philippe
41:22aussi
41:22les trois
41:23très applaudis
41:25à chaque prise de parole
41:25alors Gabriel Attal
41:27dans un style
41:27très offensif
41:28qu'on connaît
41:29habitué
41:30à l'art de la punchline
41:31Bruno Retailleau
41:32qui a assumé
41:33un discours
41:34à la rivière Mille
41:35en fait
41:35avec des propositions
41:37sur le fait de tailler
41:38dans les dépenses de l'Etat
41:38et puis Edouard Philippe
41:40un peu plus en retrait
41:41mais quand même
41:42avec parfois
41:43quelques traits d'humour
41:44et quelques petits tacles
41:46adressés à ses voisins
41:47et puis quand même
41:47sur la forme
41:48il y a quand même
41:49un autre qui s'est distingué
41:50très fidèle à lui-même
41:51c'est Jean-Luc Mélenchon
41:53qui a assumé
41:53un discours
41:54assez hostile
41:55aux entreprises
41:56et très
41:58contre les baisses d'impôts
41:59je vous propose
41:59d'écouter un petit passage
42:00Ok, Jean-Luc Mélenchon
42:02Je déplore que nos débats
42:03se limitent à discuter
42:04tout le temps de savoir
42:05de combien on va baisser
42:06les cotisations sociales
42:07et de combien on va baisser
42:09les impôts
42:09parce que cette affaire-là
42:11qui est une politique
42:12qui a été appliquée
42:12depuis au moins 20 ans
42:14et peut-être davantage
42:15n'a pas marché
42:16et je n'hésiterai pas
42:17à vous dire
42:18que le total du déficit
42:20aujourd'hui
42:20c'est le total
42:21des cadeaux fiscaux
42:22qui ont été faits
42:26Voilà, vous voyez
42:26c'était très clair
42:27dans les formulations
42:28de Jean-Luc Mélenchon
42:29alors après sur le fond
42:30je ne vais pas vous faire
42:31la liste de toutes
42:31les propositions
42:32qui ont été rappelées
42:32Non, écoute de Marine Le Pen
42:33parce que quand même
42:34ce qu'on attendait
42:35c'est Marine Le Pen
42:35c'est la première fois
42:36qu'il vient ici
42:38et Jean-Luc Mélenchon
42:39moi je suis arrivée
42:39en même temps qu'elle
42:40je peux vous dire
42:40que c'était l'émeute
42:42absolument
42:44Comment a-t-elle reçu
42:45ces propositions ?
42:46Comment ça s'était passé ?
42:48Alors écoutez
42:48elle a clarifié
42:49ces propositions
42:50sur un certain nombre
42:51de sujets
42:51d'abord elle a promis
42:53une grande proposition
42:54d'un grand plan d'économie
42:55qui sera présenté
42:56avant les débats budgétaires
42:58en octobre
42:59exactement
42:59et puis surtout
43:00elle a clarifié
43:01la position sur les retraites
43:03alors ça
43:03on aura peut-être
43:04l'occasion d'en reparler
43:05mais ça a été vraiment
43:05un sujet très clivant
43:06pendant tout le débat
43:08qui est en train
43:09de se terminer
43:09la position de Marine Le Pen
43:11c'est qu'elle a réitéré
43:12que tous ceux
43:12qui ont commencé
43:13à avoir un emploi
43:14avant 20 ans
43:15pourront partir à 60 ans
43:16et puis ensuite
43:18parvenir à 42 ans
43:19de cotisation
43:20et un âge légal
43:20à 62 ans
43:21donc vous voyez
43:22sur un certain nombre
43:23de sujets
43:23Marine Le Pen
43:24a quand même apporté
43:25des réponses
43:25assez précises
43:26même si elle était
43:27quand même plus en retrait
43:28que Bruno Retailleau
43:29encore une fois
43:29au Gabriel Attal
43:30Elle a fait attention
43:31parce qu'elle sait
43:32qu'elle était très attendue
43:33mais c'est vrai
43:33qu'elle s'est prononcée
43:34sur les retraites
43:35et que donc
43:35on aura un peu
43:36sa feuille de route économique
43:37donc en octobre
43:39et à suivre
43:40et après le budget
43:41juste dernière question
43:42qui a été sifflé
43:44pas sifflé
43:45il y a eu des sifflés
43:45ou pas ?
43:46Non écoutez
43:46il n'y a pas eu de sifflement
43:47une audience respectueuse
43:49il faut le dire
43:49Courtoise en tout cas
43:50C'est ce qu'avait dit
43:51Patrick Martin
43:51le président du MEDEF
43:52en introduisant ce débat
43:53Même quand Jean-Luc Mélenchon
43:55avait des mots assez durs
43:56à l'égard des chefs d'entreprise
43:58a émis des rires
43:59mais pas de sifflement
44:01Bruno Le Maire
44:02a eu quelques sifflés hier
44:03D'accord
44:04ok
44:05Merci beaucoup Margot Faudré
44:06c'est quasiment fini
44:08maintenant on va demander
44:09à un chef d'entreprise
44:10de nous rejoindre
44:11c'était une personnalité du MEDEF
44:13il est président de France Industrie
44:14c'est Alexandre Sobo
44:15qui nous rejoint
44:16on verra comment lui
44:17il a perçu ce débat
44:19est-ce qu'il a eu ses réponses ?
44:20On savait que c'était
44:21le grand moment
44:22le grand moment
44:23de cette rêve
44:24presque un peu trop
44:25tout était focalisé
44:26autour de ce débat
44:27je peux vous dire
44:27qu'il n'y a absolument
44:28personne dans les années
44:30et pourtant il y avait
44:3120 000 personnes hier
44:33alors il est vrai qu'il peut
44:34mais je pense que tout le monde
44:35est allé entendre ce débat
44:37bonjour ou bonsoir
44:38Alexandre Sobo
44:39Bonsoir Edwige
44:40Merci d'être là
44:41merci d'être sorti
44:43pour nous
44:43alors est-ce que vous vous dites
44:45c'est un moment réussi
44:47vous avez eu vos réponses
44:48les craintes par rapport
44:49à Jean-Luc Mélenchon
44:50Marine Le Pen
44:52ou je ne sais pas
44:52ou Raphaël Glucksmann
44:53ou Bruno Retailleau
44:55est-ce qu'elles se sont éteintes ?
44:56D'abord on n'en est qu'à
44:57la moitié du débat
44:58Encore ?
44:59Il est 19h presque
45:00Je crois qu'on est à la 3ème
45:01à la 3ème des 5 questions
45:02donc il y a encore
45:03beaucoup de choses
45:03qui doivent être discutées
45:04Oui mais j'ai envie de dire
45:05l'essentiel quand même
45:06a été posé
45:06j'imagine pour vous quand même
45:08Il y a un certain nombre
45:09de choses qui ont été posées
45:10la première j'allais dire
45:11qui fait largement consensus
45:13dans tous les candidats
45:14c'est que la France
45:15ne s'en sortira
45:15qu'avec plus de production
45:17et plus d'industrie
45:18et ça je pense quand même
45:19que pour le président
45:20de France Industrie
45:21c'est évidemment une bonne nouvelle
45:22et je pense que ce sujet
45:24ne fait plus débat
45:24après on a entendu
45:26plein de solutions
45:26pour y arriver
45:27de plus de commandes publiques
45:28de la planification
45:29de la baisse de charges
45:30des allégements
45:32Bonne idée ça
45:33ou pas bonne idée
45:33plus de commandes publiques
45:35Ça dépend des secteurs
45:36ça dépend des sujets
45:37sur des enjeux
45:38de très long terme
45:38avec des objets complexes
45:39comme les américains
45:41comme les chinois
45:42ou comme d'autres
45:42la commande publique est utile
45:44pour d'autres sujets
45:45c'est bien en restaurant
45:46la liberté
45:47en simplifiant la vie
45:48en restaurant la compétitivité
45:50qu'on y arrivera
45:50donc comme toujours
45:51il n'y a pas une réponse
45:52Mais quand même
45:54là vous êtes
45:54est-ce que vous êtes
45:55un peu rasséréné
45:56ce soir ou pas ?
45:58Par rapport à avant
45:59on a eu quand même
46:01des principales réponses
46:02est-ce que vous vous dites
46:04bon
46:05c'est pas si terrible que ça
46:07ou au contraire
46:07vous dites
46:08comme 82%
46:09des chefs d'entreprise
46:10votre sondage
46:11du Medef
46:12qui dit
46:1382% des chefs d'entreprise
46:14pensent que le prochain
46:16président de la république
46:16ne pourra rien faire pour eux
46:17je pense qu'on est au début
46:19d'un cycle
46:20d'une campagne présidentielle
46:22donc chaque candidat
46:23apporte des premiers éléments
46:24mais il y a beaucoup de choses
46:25qui doivent être affinées
46:26chiffrées
46:27bien sûr
46:27et précisées
46:28donc l'industrie
46:29c'est l'art du détail
46:30c'est l'art de tout améliorer
46:32et donc on a absolument
46:33besoin d'en savoir plus
46:34pour porter un jugement
46:35complet
46:36c'est très clair
46:37sur la notion
46:37justement de fiscalité
46:39d'impôt
46:40plusieurs candidats
46:41ont dit que le niveau
46:43de prélèvement en France
46:44pour les entreprises
46:45était quand même
46:46très très élevé
46:46est-ce que là
46:48il y a des candidats
46:48je ne sais pas
46:49Jean-Luc Mélenchon
46:50qui vous ont un peu inquiété
46:52en disant
46:53ben non forcément
46:53il faudra que vous
46:54participez plus à l'effort
46:56tout le monde doit participer
46:57la question c'est
46:58quel est l'objectif
46:59qu'on recherche
46:59si on veut plus d'industrie
47:01dans ce pays
47:01il faut donner à l'industrie
47:02française
47:03les mêmes conditions
47:04que nos grands voisins
47:05c'est-à-dire
47:06c'est pas plus ou moins
47:07c'est la même chose
47:07et aujourd'hui
47:09ce qu'on constate
47:09sur tous les chiffres
47:10taxation du capital
47:12impôts de production
47:13taxation des résultats
47:15la France
47:16est championne du monde
47:17ou vice-championne du monde
47:17dans toutes les catégories
47:18donc si on veut
47:20atteindre l'objectif
47:20est-ce que vous avez des réponses
47:21parce qu'ils ont parlé
47:23de fiscalité déjà
47:24est-ce que vous avez des réponses
47:25on a eu des morceaux de réponses
47:26mais qui doivent être précisées
47:27parce que
47:28entre ceux qui nous disent
47:29c'est plutôt de la commande
47:30de la planification
47:31mais vous devrez apporter
47:32votre écho
47:33et on ne voit pas très bien
47:34comment ça s'articule
47:35et ceux qui aujourd'hui disent
47:37on va faire quelque chose
47:38mais on ne dit pas très clairement
47:39comment on le finance
47:40la question finalement
47:41c'est où est-ce qu'on fait
47:42des économies
47:43donc il y a eu des choses
47:44sur les retraites
47:45il y a eu des choses
47:45sur le niveau de dépense publique
47:46dans les différents morceaux
47:48de l'arc politique
47:50qui se sont exprimés
47:51il y a eu des choses
47:51qui ont été dites
47:52mais on est encore au début
47:54de tout ce qu'il faudra préciser
47:56pour qu'un chef d'entreprise
47:58soit rassuré
47:59sur le fait
47:59que l'éventuelle baisse d'impôt
48:01qui pourrait lui profiter
48:03sera bien assise
48:04sur une vraie trajectoire
48:06de baisse de la dépense publique
48:07et pas comme on l'a vu
48:08trop souvent
48:09ces 40 dernières années
48:10sur une augmentation de la dette
48:12parce que la trajectoire
48:13de dépense se poursuit
48:14et par rapport à cette notion
48:15de grand effacement
48:17on sait que c'était un des thèmes
48:18de la REF l'année dernière
48:20en disant
48:21tiens
48:21il y a
48:21le montant des aides
48:23aux entreprises
48:23ça peut être 200 milliards
48:25ça peut être 120 milliards
48:2680 milliards
48:27c'est zéro
48:28il faut le dire
48:28il n'y a pas d'aide aux entreprises
48:30il y a des aides aux entreprises
48:32pour compenser
48:33non mais c'est pas des aides
48:34l'état prend une décision
48:37qui fragilise le tissu économique
48:38se rend compte de la fragilisation
48:40et prend une mesure complémentaire
48:42pour en limiter les conséquences
48:43oui
48:43mais les allégements de charges
48:45le CIR
48:47c'est des milliards
48:47qui sont dépensés
48:48c'est des milliards
48:49qui sont dépensés
48:50mais le mot aide
48:51laisse entendre
48:52qu'il y a un bénéfice
48:54il n'y a aucun bénéfice
48:55pour les entreprises
48:55dans un pays
48:56qui a les entreprises
48:57les plus taxées du monde
48:58après tous les dispositifs
48:59bien sûr
49:00Jean-Luc Mélenchon a dit
49:01plus d'aide
49:02sans contrepartie
49:04il n'y a pas d'aide
49:05donc je suis d'accord
49:06avec Jean-Luc Mélenchon
49:07prenez l'autre mot
49:08compensation
49:09plus de compensation
49:10sans contrepartie
49:11il y a une politique publique
49:12dont l'objet
49:12par exemple
49:13sur les allégements de charges
49:14est de favoriser
49:15l'emploi peu qualifié
49:16si on décide
49:17de recréer du chômage
49:18dans la population
49:19des gens peu qualifiés
49:20on peut supprimer
49:22les dispositifs
49:23d'allègements de charges
49:24il faut juste
49:25que les gens soient prêts
49:25à assumer les conséquences
49:27sur tous les dispositifs
49:28dont on parle
49:29il y a déjà
49:30une contrepartie
49:31c'est de l'embauche
49:32c'est de l'investissement
49:33c'est de la recherche
49:35c'est de l'implantation
49:36vous les prenez tous
49:37c'est de l'accélération
49:38de la décarbonation
49:39donc la contrepartie
49:40est inhérente
49:41aux dispositifs
49:42vouloir en rajouter
49:43n'aurait aucun sens
49:46j'ai suivi le débat
49:47mais jusqu'à un certain point
49:49est-ce qu'on a mentionné
49:50la question de la TVA sociale
49:51parce qu'on sait que ça
49:52c'est un sujet
49:53qui revient un peu
49:55maintenant
49:55qui a une petite musique
49:56qui est en train de monter
49:57est-ce que pour vous
49:59la TVA sociale
50:00c'est sans doute
50:01la solution
50:01pour que justement
50:03toutes les dépenses
50:04sociales
50:05famille
50:05santé
50:06chômage
50:07ne dépendent pas
50:08que du travail
50:10c'est la solution
50:11éventuellement pour vous
50:12encore une fois
50:12dans l'économie moderne
50:14il y a trois assiettes
50:15il y a le capital
50:17le travail
50:18et la consommation
50:19et donc
50:20en fonction des objectifs
50:21qu'on se donne
50:21et des populations couvertes
50:23chacune a ses avantages
50:24et ses inconvénients
50:25aujourd'hui
50:26quand on regarde
50:26la situation française
50:27elle taxe le capital
50:29deux fois plus
50:30que la moyenne européenne
50:31elle taxe le travail
50:32beaucoup plus
50:32que la moyenne européenne
50:33et elle taxe la consommation
50:35moins que la moyenne européenne
50:36donc dans des systèmes
50:38au sortir de la deuxième guerre mondiale
50:40oui mais vous ne répondez pas
50:40à ma question
50:41pardon
50:41j'y viens
50:42au sortir de la deuxième guerre mondiale
50:44la protection sociale
50:45était payée par le travail
50:47pour le travail
50:47et puis progressivement
50:49on a élargi la protection sociale
50:50à tout un tas de gens
50:52qui ne travaillaient pas
50:53mais on n'a pas changé l'assiette
50:54donc aujourd'hui
50:55élargir
50:56le financement
50:57de la protection sociale
50:58à d'autres assiettes
50:59en particulier la consommation
51:00c'est plutôt une bonne idée
51:01d'autant plus que la consommation
51:02elle est justement payée
51:04par les importations
51:05les touristes
51:06et toute l'économie informelle
51:08donc on va chercher
51:09des assiettes nouvelles
51:10qui je pense seraient
51:11dans l'intérêt du pays
51:12après il y a de la pédagogie à faire
51:13il y a des propositions
51:14qui doivent venir des candidats
51:16et puis il y a une vraie question
51:17qui est la sous-jacente
51:18que vous n'avez pas posée
51:20c'est comment on maîtrise
51:21la trajectoire de la dépense sociale
51:22parce que
51:22faire la TVA sociale
51:24si on ne maîtrise pas la dépense
51:25c'était pas ma question
51:26ma question c'était
51:27le fait de
51:28commencer à rentrer dans le débat
51:30la TVA sociale
51:31mais il faut pas
51:32qu'elle
51:32il faut un
51:33la mettre dans le périmètre complet
51:35et il faut deux
51:37ne surtout pas
51:37qu'elle occulte
51:38la question de la maîtrise
51:39de la dépense sociale
51:40qui est l'essentiel
51:41de la dérive de la dépense publique
51:42ces 30 dernières années
51:43tiens une question
51:43parce que vous êtes
51:44président de France Industrie
51:46vous êtes un industriel
51:47vous dirigez une ETI
51:50je crois que c'est
51:50Raphaël Glucksmann
51:51tout à l'heure
51:52qui a dit
51:52moi je ne veux pas
51:53que la France devienne
51:54un grand parc d'attractions
51:55faisant allusion
51:57évidemment à cet accord
51:58qui a été signé
51:58entre Emmanuel Macron
52:00la France
52:00et le prince héritier
52:04Mohamed Ben Salman
52:06sur 6 ou 7 milliards
52:07je n'ai plus
52:08pour créer un grand parc
52:09à la place de
52:12de Métropolis
52:12qui était
52:13donc juste à côté de Paris
52:14est-ce que c'est
52:15est-ce que pour vous
52:16vous dites
52:17ben non ça fait des emplois
52:18c'est formidable
52:18ou est-ce qu'au contraire
52:19vous vous dites
52:20ben la France va devenir
52:21un grand Disneyland quoi
52:22non je pense qu'il faut les deux
52:24il faut qu'on soit capable
52:25d'attirer un grand parc
52:26d'attractions
52:27avec les financements
52:28qui vont avec
52:29mais il faut aussi
52:30qu'on soit capable
52:30d'être compétitif
52:31attractif
52:32avec une réglementation
52:34adaptée
52:34pour que les grands industriels
52:35en France comme ailleurs
52:37aient envie de développer
52:38leur activité
52:38dans notre pays
52:38pour s'en sortir
52:40non mais donc
52:40pour répondre à ma question
52:41le fait qu'il y ait
52:42des grands parcs d'attractions
52:43c'est une bonne nouvelle
52:44c'est des bonnes nouvelles
52:45mais encore une fois
52:46c'est une bonne nouvelle
52:47mais il ne faut pas opposer
52:48service industrie
52:50ou ceci et cela
52:51on a besoin
52:52de tout ce qui permet
52:53de créer de la richesse
52:54d'attirer
52:55des consommateurs
52:56des touristes
52:57dans notre pays
52:58on a besoin de produire plus
53:00on a besoin d'attirer plus
53:01pour améliorer
53:02notre création de richesse
53:04notre PIB par habitant
53:05et avoir une chance
53:05de financer notre modèle social
53:06Alexandre Sobo
53:07je crois que c'est la première fois
53:08qu'on a vu ça
53:09depuis le début de l'année
53:10il y a 65 ETI
53:12évidemment il y a plus de 60 000 faillites
53:14mais il y a 65 ETI
53:15et grands groupes
53:16qui ont fait faillite
53:17je crois que c'est la première fois
53:18que ça arrive
53:18vous dirigez une ETI
53:20vous êtes patron de France Industrie
53:22est-ce qu'effectivement
53:24là on est vraiment
53:25on est vraiment dans le rouge
53:27il y a des secteurs
53:28qui sont en difficulté
53:29la succession de crises
53:30depuis le Covid
53:30dans le secteur que je connais
53:32tous les ans
53:33il s'est passé quelque chose
53:34de grave
53:342020
53:352021
53:362022
53:362023
53:382024
53:382025
53:38et 2026
53:39donc effectivement
53:40en fonction de
53:41la résilience des entreprises
53:43de leur niveau de fonds propres
53:44des réserves qu'elles ont pu accumuler
53:45des décisions qu'elles ont prises
53:47malheureusement
53:47l'accumulation de crises et de difficultés
53:50peut conduire certaines entreprises
53:51et parfois plus grandes que d'habitude
53:53à être en difficulté
53:54mais là
53:54est-ce que vous avez vu
53:55est-ce que vous avez vu
53:57l'été
53:57il y a des grands noms
53:58qui sont sortis
53:59je vois les chiffres
54:00et les noms comme vous
54:00mais c'est le reflet
54:02de six années
54:03de crises successives
54:04et de toute cette difficulté
54:06qu'a l'écosystème France
54:07à apporter un réel soutien
54:09notamment à ces entreprises industrielles
54:11comment vous expliquez
54:12hier je recevais Bruno Le Maire
54:13qui est l'ancien ministre
54:15de l'économie et des finances
54:15qui disait
54:15mais moi j'ai réussi quand même
54:16un peu à réindustrialiser
54:18il y a eu des créations d'usines
54:19et puis depuis la dissolution
54:21c'est plus le cas
54:23au contraire
54:23on est redescendu
54:24je crois
54:25c'est quoi le taux
54:25d'industrialisation de la France
54:27tout par rapport au PIB
54:28c'est quoi ces 9%
54:29l'industrie manufacturière
54:30on est à 10
54:31et en industrie au sens large
54:32avec l'énergie
54:33et les services à l'industrie
54:34on est un peu au-dessus de 12
54:35mais quand on prend
54:36l'emploi industriel
54:37il s'est bien redressé
54:38entre 2017 et 2024
54:40les chiffres ne mentent pas
54:42et ça se stabilise
54:45mais pourquoi
54:45justement
54:46il y a eu cette inflexion
54:47l'accumulation de crises
54:49internes et externes
54:51incertitudes politiques
54:52bureaucratie européenne
54:53on voit bien que l'environnement
54:54depuis 3-4 ans
54:56est plus compliqué
54:57pour que la France
54:58et l'Europe
54:59soient une terre d'attractivité
55:00en matière d'industrie
55:01et ça comme toujours
55:02ça met toujours un peu de temps
55:03à se voir
55:03mais 5 ans de bureaucratie
55:06bruxelloise assez active
55:07ça finit par se voir
55:09allez en conclusion
55:10Alexandre Sobo
55:11le thème de cet rêve
55:12c'était courage
55:13ce soir vous dites
55:14ça y est
55:15vous avez un peu plus de courage
55:16qu'avant-hier
55:17puisque quel bilan
55:18vous faites de cet rêve
55:19de cette rencontre
55:20d'entrepreneurs de France
55:21d'abord on ne peut pas
55:22être industriel
55:22si on n'a pas tout le temps
55:23du courage
55:24parce que c'est affronter
55:25des défis permanents
55:25et je pense que
55:26se retrouver tous ensemble
55:28aussi nombreux
55:28autour de ce beau mot
55:30et de cette envie
55:31de faire réussir la France
55:32c'est forcément une bonne nouvelle
55:33merci beaucoup
55:34d'avoir été avec nous
55:35Alexandre Sobo
55:36donc pour conclure
55:37un industriel
55:38pour conclure
55:38cette émission spéciale
55:40ici à Roland-Garros
55:41vous avez donc pendant deux jours
55:42s'est déroulé
55:44cette rêve
55:44ces rencontres
55:45des entrepreneurs de France
55:47ça y est
55:47le débat est toujours
55:48en cours
55:49visiblement
55:50bon c'est en train
55:50de se tendre
55:51un tout petit peu
55:51mais en tous les cas
55:53on peut dire
55:54que c'est quand même
55:54un exercice réussi
55:55merci beaucoup
55:57et bien sûr
55:58l'antenne se poursuit
55:59avec Tech & Co
56:03émission spéciale
56:05depuis la REF
56:05sur BFM Business