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Jeudi 1er octobre, Hedwige Chevrillon et Ludovic De Sautez reçoivent Margaux Fodéré, journaliste BFM Business, Alain du Brusle, directeur général délégué, responsable gestion OPCVM chez Claresco, Philippe D'Ornano, co-président du METI et président de Sisley, Natacha Valla, économiste, présidente du Conseil national de la productivité, Aurélie Trouvé, députée LFI de Seine-Saint-Denis, Benjamin Morel, politologue, maître de conférences en droit public à l'université Paris-Panthéon-Assas, et Caroline Morisseau, journaliste BFM Business, dans l'émission La grande interview BFM la tribune sur BFM Business.
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00:02BFM Business édition spéciale
00:09Bonjour à tous ou bonsoir à tous bienvenue dans cette émission spéciale consacrée au budget
00:152027 vous avez été présenté ce matin alors c'est un budget pour rassurer les marchés ou au contraire
00:21un budget d'austérité récessif ni l'un ni l'autre en tous les cas on verra ça tout au
00:26long de cette
00:26heure qu'on va passer à essayer de décortiquer ce budget alors autour de la table déjà
00:32Ludovic de Sotel directeur de la rédaction de la tribune que je salue bonsoir Ludovic
00:38Philippe Dornano qui est coprésident du METI qui est président aussi de CISLEB bonsoir Philippe Dornano
00:42vous serez un peu notre fil rouge tout au long de cette émission et déjà vous nous avez dit
00:47je vais lever un petit voile de cette discussion qu'on va avoir vous nous avez dit je suis absolument
00:52furieux c'est très dangereux pour les transmissions d'entreprises on va voir ça dans un instant
00:57il y aura aussi Natacha Vala Natacha Vala vous savez elle est économiste elle était membre du conseil
01:02d'administration de lVMH mais surtout elle est présidente du conseil national de la productivité
01:06elle faisait partie de ces quatre économistes à qui le premier ministre avait confié une mission
01:12justement sur comment redresser les comptes de la France Aurélie Trouvé sera aussi avec nous
01:18elle est députée de la Seine-Sédnie députée LFI elle a été présidente de la commission des finances à l
01:23'Assemblée nationale
01:23je lui demanderais tiens si les images des lycéens qui brûlent notamment des portails d'écoles
01:30est-ce que c'est pas mauvais pour la situation économique de la France
01:33et puis il y aura Benjamin Morel politologue constitutionnaliste lui c'est vraiment
01:37il connaît absolument tous les recoins de notre constitution qu'est-ce qui se passe s'il n'y a
01:41pas de budget
01:41est-ce qu'il faudra une loi spéciale comment faire pour tenir en tous les cas jusqu'à l'élection
01:46présidentielle
01:46mais tout de suite alors bonjour à tous merci d'être là
01:50mais tout de suite on va voir un peu les grands équilibres
01:53et les grandes annonces qui ont été faites ce matin avec Margot Faudéré
01:57et puis après on verra la réaction des marchés avec vous
02:02Alain Dubru le directeur général chez Clarisco
02:05merci beaucoup
02:07Margot c'est à vous
02:08peut-être avant de rentrer dans le détail précis du budget
02:12peut-être rappeler les objectifs que s'est fixé le gouvernement pour l'année prochaine
02:16en tablant sur une croissance de 1% en 2027
02:19le gouvernement souhaite revenir à 5% de déficit en 2027
02:23et si on ne faisait rien selon Bercy
02:25en fait si on laissait les dépenses suivre ce qu'on appelle leur évolution spontanée
02:29et bien le déficit toucherait les 6,4% du PIB l'année prochaine
02:3454 milliards d'euros d'efforts
02:35c'est donc le montant qui est nécessaire selon le gouvernement
02:38pour éviter un nouveau dérapage
02:40alors pour y arriver l'exécutif lui mise surtout sur le freinage de la dépense publique
02:46sauf que le Haut Conseil aux finances publiques ne prend pas en compte ces mesures de ralentissement
02:51il a donc une lecture qui est complètement différente
02:53selon ce Haut Conseil quasiment deux tiers de l'effort en réalité vont reposer sur une hausse des prélèvements sur
02:59les entreprises et sur les ménages
03:01selon le MEDEF c'est même 20 milliards d'euros rien que sur les entreprises
03:05et d'ailleurs il faut quand même dire que le gouvernement lui-même a reconnu que l'année prochaine
03:10le taux de prélèvement obligatoire en France va repasser au-dessus des 44%
03:15donc vous l'avez compris selon le Haut Conseil
03:17on est surtout sur des mesures de fiscalité
03:19des hausses d'impôts qui sont au cœur du budget
03:21le gouvernement ce matin a commencé par dévoiler la nouvelle monture de la surtaxe dièse sur les grandes sociétés
03:27qui est reconduite mais dans une version un petit peu allégée
03:30alors on garde le même périmètre
03:32c'est-à-dire les entreprises qui réalisent un chiffre d'affaires supérieur à 1,5 milliard d'euros
03:38en revanche le taux est abaissé
03:40et donc selon le gouvernement ça permet de revenir à un taux maximum d'IS
03:44pour ces très grandes sociétés aux alentours de 33%
03:48toujours sur les entreprises
03:50le budget prévoit aussi un retour de la taxe sur le fret maritime
03:53qui avait été suspendu en 2026
03:56et puis un alourdissement de la contribution sur les gros opérateurs
04:00d'aéroports et d'autoroutes
04:02Oui donc ça veut dire en fait c'est un budget où il y a beaucoup de taxes
04:04en tous les cas
04:05Absolument
04:05Oui c'est ça
04:06Alors quelle est la réaction des marchés Alain Dubreuil ?
04:09Est-ce que on a frôlé les 5% le taux des OAT ?
04:14Est-ce qu'il y a une réaction ou il n'y a pas de réaction ?
04:17Alors déjà les marchés au niveau obligataire
04:19sur les taux sont à la hausse pour des raisons qui ne concernent pas que la France
04:22le prix du pétrole etc
04:23mais quand on voit l'écart de taux entre l'Allemagne et la France
04:26il s'est encore tendu aujourd'hui à 137 bips
04:28un record depuis plus de 10 ans
04:31clairement les marchés
04:31enfin je suis désolé de décrire ce budget
04:34je sais qu'en France ça fait 40 ans qu'on dit que tout va bien
04:36c'est merveilleux
04:37mais c'est une hérésie
04:38une hérésie
04:41Les 50 milliards de soi-disant d'économies
04:44qui nous avaient annoncé des forces
04:46finalement ça va être 35
04:48on comprend qu'il y a deux tiers d'impôts
04:50et un tiers d'économies soi-disant pas claires d'ailleurs
04:54sur les impôts il y a des trucs qui ne rapportent jamais rien
04:56la taxe sur le frais maritime
04:57il suffit d'y matriculer les bateaux ailleurs
04:59et ça rapporte moins que prévu
05:00la CEDAEHR
05:01enfin la contribution
05:04ça devait rapporter 2 milliards
05:05ça va rapporter 200 millions
05:06parce que c'est des choses qui bougent
05:07donc les recettes ne sont pas claires
05:09les économies sont fumeuses
05:10en plus il faut même que ça passe au Parlement
05:13et soyons clairs
05:14avec des taux à 5%
05:16et c'est peut-être pas fini
05:17avec la dette qu'on a aujourd'hui
05:19si on voulait ne serait-ce que stabiliser le déficit
05:21il faudrait avoir
05:23au moins un excédent primaire
05:25ou une stabilité
05:25l'Italie l'a depuis longtemps
05:27c'est pour ça qu'ils ont une dette sur pied
05:28aujourd'hui c'est un coup d'épée dans l'eau
05:31en tous les cas
05:32avec le Premier ministre
05:33qui voulait
05:34en tous les cas non
05:35il a dit que c'était un ministre
05:36il fallait confronter la réalité
05:37et donc on avait besoin
05:39d'un budget
05:40qui fasse plaisir au marché
05:43si on veut stabiliser la dette
05:45au niveau actuel
05:45il faut 100 milliards d'efforts
05:47pas 50
05:48qui vont devenir 30 ou 20
05:49et en plus
05:50ce budget est fondé
05:51sur une économie
05:52qui croît de 1% par an
05:53alors qu'on sera probablement à 0,5
05:55et sur des taux d'intérêt moyens
05:57de 4,20
05:57alors qu'on est à 5
05:58donc en réalité
05:59il faut
06:00au moins 2 points de PIB
06:02en plus
06:03d'efforts marginales
06:04100 milliards
06:05pas 50 ou 30
06:06qui vont devenir 20
06:07donc je pense qu'il y a tout
06:08pour déplaire au marché
06:09aujourd'hui
06:10le problème en effet
06:11c'est que les électeurs
06:12ne veulent pas en entendre parler
06:13et que ça risque
06:15que M. Marché
06:15oblige la France
06:17à accoucher dans la douleur
06:19d'un vrai plan d'ajustement
06:21Oui et on n'y est pas encore
06:22mais justement
06:22pendant que nous parlons
06:23j'aperçois Natacha Valla
06:25qui est déjà en prendre de notes
06:26et que j'ai vu justement
06:27un peu s'inquiéter ou sourire
06:29on va aller vers vous
06:30dans un instant
06:31un mot Ludovic
06:32de ce terrain
06:33vous sur le budget
06:34et après
06:35Philippe Dornalot
06:36Rappelez-vous Sébastien Lecornu
06:37nous parlait d'un budget
06:38d'irréversible
06:39c'est-à-dire
06:39là on a un budget
06:40surtout illisible
06:41en fait
06:41c'est très clairement
06:43le point majeur
06:45c'est-à-dire que d'abord
06:45sur le chiffrage
06:46on ne s'y retrouve pas
06:47sur les mesures
06:48elles sont très très hypothétiques
06:50et puis on va entendre
06:51Natacha Valla
06:52qui va nous détailler
06:53c'est-à-dire que
06:54entre ce qui est promis
06:55ce qui est indiqué
06:56on a le sentiment quand même
06:57que d'abord
06:58les chiffrages sont
06:59extrêmement fragiles
07:00et par ailleurs
07:00l'effort finalement
07:02va porter essentiellement
07:03sur les recettes
07:04là où la France
07:05devrait s'interroger
07:05sur les dépenses
07:06essentiellement sur les dépenses
07:07première réaction
07:08Philippe Dornalot
07:09Oui il y avait un point
07:10qui était très important
07:11qui était de dire
07:12que dans l'hypothèse
07:13la croissance serait à 1%
07:14en réalité
07:15le moteur de l'économie
07:16va être une fois de plus atteint
07:17il y a déjà 65 milliards
07:19de plus de taxation
07:19des entreprises françaises
07:21on va encore en rajouter
07:22la crainte
07:23c'est que la croissance
07:24ne soit pas au rendez-vous
07:25et qu'on fasse en plus
07:26à notre économie
07:27des dommages irréversibles
07:28je crois qu'on peut
07:29ne se sortir de ce problème
07:30qu'on n'a que par le haut
07:31c'est-à-dire par un réalignement
07:34compétitif
07:34qui nous permette
07:35enfin de créer
07:35de la recette fiscale
07:37or on n'en prend pas
07:37du tout le chemin
07:38dès qu'on doit trouver
07:39une solution
07:40on taxe plus
07:41et on taxe plus en général
07:42surtout les entreprises
07:43parce que c'est politiquement
07:44moins coûteux
07:45et la conséquence de ça
07:47c'est que notre économie
07:48s'enfonce
07:49Le MEDEF
07:50chiffre vient de faire
07:50un communiqué
07:51vous vous rappelez
07:52que vous êtes président
07:52du METI
07:53METI c'est les entreprises
07:54taille intermédiaire
07:56vient d'évaluer
07:57à près de 20 milliards d'euros
07:58les prélèvements
07:59et taxes touchant
08:00les entreprises
08:01pour vous c'est un budget
08:03qui contrairement
08:04aux engagements
08:05qu'avait pris le Premier ministre
08:06c'est un budget
08:07qui taxe encore
08:08les entreprises ?
08:09Vous avez deux écarts
08:10principaux aujourd'hui
08:11en France
08:11quand vous comparez
08:12la France
08:13à son environnement européen
08:14les taxes de production
08:15et le coût du travail qualifié
08:16sur le coût du travail
08:18c'est un budget
08:19qui est défavorable
08:20on va même taxer
08:21la participation
08:21enfin en tout cas
08:22on va mettre la participation
08:23dans le système
08:25sur le calcul
08:26des allégements
08:27des allégements
08:28on a un coût du travail
08:30qui est extrêmement élevé
08:31et l'autre
08:31c'est les taxes de production
08:32on a supprimé
08:33l'indicateur global
08:34de taxes de production
08:35qui était publié
08:36avec le PLF
08:37et maintenant
08:37on augmente
08:38toute une série
08:39de taxes de production
08:40c'est dans les 20 milliards
08:42une bonne partie du sujet
08:43vous en avez cité
08:45quelques-unes
08:45il y en a d'autres
08:47tout ça c'est masqué
08:48mais ça va avoir un impact
08:49sur notre économie
08:50très lourd
08:50et il y a un point très important
08:51mais on y reviendra
08:52en deuxième partie d'émission
08:53Philippe Dornano
08:54vous m'avez dit
08:54c'est la catastrophe
08:55en termes de transmission
08:56d'entreprises
08:57s'ils ne touchent pas
08:58au pacte du travail
08:59en fait ils ont contourné
09:00en taxant justement
09:01l'argent qui remonte
09:02dans les holdings
09:03des entreprises
09:03on verra ça
09:04mais pour l'instant
09:05on est en ligne
09:05avec Natacha Valla
09:07merci beaucoup
09:08Natacha Valla
09:08d'être là
09:09je le disais
09:09vous êtes économiste
09:11vous faites partie
09:12de ces quatre experts
09:14indépendants
09:15qui avaient travaillé
09:17sur comment redresser
09:18la France
09:19vous êtes doyenne
09:20de l'école du management
09:21et de l'impact
09:21de Sciences Po
09:22vous êtes
09:23je vais dire
09:24encore un titre
09:24et après je m'arrête
09:25présidente du conseil national
09:26de la productivité
09:28Alessier quand même
09:29vous êtes administrateur
09:30administratrice
09:31pardon
09:31de LVMH
09:32bonsoir
09:32merci d'être avec nous
09:34alors
09:34qu'est-ce que
09:36qu'est-ce que vous pensez
09:37de ce budget
09:38est-ce qu'il est un peu conforme
09:40à ce que vous
09:42vous aviez rendu
09:44comme avis
09:45notamment
09:45sur la préparation
09:47de ce budget
09:48à 2027
09:49là ça vous semble bien
09:51pardon
09:51est-ce qu'on vous entend
09:53ah je pense qu'on vous
09:55allo
09:56on vous a un peu perdu
09:57de nouveau
09:57ça y est
09:58allez-y
09:59on vous a retrouvé
10:00allez-y
10:01très bien
10:02pardonnez-moi
10:03problème de connexion
10:04du coup
10:05j'ai pas entendu
10:06l'intégralité de la question
10:07mais il y a une chose
10:07que je voudrais dire
10:08peut-être de façon liminaire
10:09on a un budget
10:10une proposition de budget
10:12qui est sortie
10:13donc ça fait une base de travail
10:14je pense que le fait
10:15d'avoir une base de travail
10:16qui annonce une intention
10:18il faut savoir lire
10:19cette intention
10:19cette intention
10:20elle est politique
10:21mais c'est aussi une intention
10:22qui est envoyée
10:23à l'adresse des marchés
10:27c'est vrai
10:27qu'on aurait bien aimé
10:28avoir plus d'ambition
10:30dans l'effort de consolidation
10:32mais l'intention
10:33elle me semble claire
10:34c'est une intention
10:35de responsabilité
10:36et je pense que c'est ça
10:37qu'il faut souligner
10:38à ce stade
10:39je viendrai dans les détails
10:40et je suis d'accord
10:41avec ce qui a été dit
10:41sur les dépenses
10:42les recettes
10:42mais il y a un ordre des choses
10:46c'est-à-dire le premier signal
10:47qu'on a besoin
10:48d'envoyer à nos créditeurs
10:50c'est qu'on est capable
10:52de produire un budget
10:53et on sera capable
10:54derrière
10:54sur cette base
10:55de propositions
10:56d'obtenir un consensus
10:58qui nous donne
10:59une loi
11:00pour 2027
11:01ça c'est le premier point
11:02c'est une première étape
11:03dans une longue marche
11:05qu'on aura
11:05pendant tout le printemps
11:07et qui consistera
11:08à discuter
11:09dans le cadre
11:09de la campagne
11:10présidentielle
11:11dans quelle direction
11:13on va s'orienter
11:15donc il me semble
11:15de ce point de vue-là
11:17c'est un budget responsable
11:19et c'est un budget
11:19qui annonce
11:20une ambition
11:21l'effort
11:22dont on aura besoin
11:23pour stabiliser la dette
11:24et là effectivement
11:25ça a déjà été dit
11:26dans le rapport
11:27qui a été publié
11:28au mois de juillet
11:30on a fait
11:30l'effort
11:32à 125 milliards d'euros
11:35grosso modo
11:35pour stabiliser la dette
11:37par rapport
11:38à une trajectoire
11:39qu'on appelle
11:40tendancielle
11:41et cette trajectoire
11:42tendancielle
11:42il faut bien comprendre
11:43ce que c'est
11:44le tendancielle
11:45c'est l'évolution
11:46des dépenses publiques
11:48des dépenses et recettes publiques
11:49des comptes publics
11:50à politique inchangée
11:52c'est-à-dire
11:52tout ce qu'on a déjà
11:53dans le sac à dos
11:54tout ce qui est déjà
11:55dans les lois votées
11:57donc sans rien faire
11:57on est d'une certaine matière
11:59de la manière
12:00c'est pour ça que ça tronque
12:01un peu les chiffres
12:01quand même
12:02si vous permettez
12:04l'affichage
12:04dans tous les cas
12:05c'est vrai
12:06c'est sur un horizon
12:08pluriannuel
12:08donc si on fait
12:0950 cette année
12:10j'ai envie de dire
12:11c'est plutôt pas mal
12:13après
12:13il y a la question
12:14qui a été soulignée aussi
12:16la question de la croissance
12:17et ce qui est absolument
12:18essentiel
12:19c'est de préserver
12:20la capacité
12:21de l'économie française
12:22à croître
12:22puisque c'est elle
12:23qui va nous faire
12:24de la recette fiscale
12:26qui va nous réduire
12:27la dépense budgétaire
12:29liée
12:31aux assurances chômage
12:32etc
12:32et donc
12:33ça nous permettra
12:34d'ancrer
12:35une trajectoire meilleure
12:37de la dette
12:37or là
12:38c'est là que c'est un exercice
12:39un peu compliqué
12:40on sent
12:41qu'il y a eu
12:42une réflexion
12:42du côté fiscal
12:44pour protéger
12:46un peu
12:46la capacité
12:47d'innovation
12:47de productivité
12:48et de croissance
12:49des entreprises
12:49mais il faudra
12:51bien surveiller ça
12:52parce que
12:52à mon sens
12:53c'est vraiment
12:53le levier essentiel
12:56ensuite
12:56je reviens peut-être
12:57au point
12:58qui a été évoqué
12:59je me permets de commenter
13:00un petit peu
13:01ce qui a été dit
13:01parce qu'il y a
13:02beaucoup de choses
13:02intéressantes
13:03et attendez
13:03nous on a encore
13:04beaucoup de questions
13:04alors allez-y
13:05alors je vous laisse
13:07non non non
13:07allez-y
13:08allez-y
13:08donc vous vous dites
13:10c'est quand même
13:10la tension
13:11elle est là
13:11j'ai envie de vous dire
13:12c'est peut-être pas suffisant
13:13lorsqu'on a des taux
13:14qui frôlent les 5%
13:15et qu'on a une dette abyssale
13:17il faudrait peut-être
13:18aller un petit peu plus loin
13:20mais allez-y
13:20encore un commentaire
13:21Natacha va là
13:22et après on a des questions
13:23pour vous
13:24voilà sur les taux
13:25on y reviendra
13:26sans doute aussi
13:27mais je pense que
13:27sur les taux
13:28effectivement
13:28il ne faut surtout pas
13:29sous-estimer le signal
13:30qui nous est envoyé
13:32on n'est pas du tout
13:33sur des marchés
13:35spéculatifs
13:35et universellement vendeurs
13:38mais on est sur des marchés
13:39qui se posent des questions
13:40et les questions
13:41qui sont posées
13:42c'est est-ce qu'on aura
13:43un débat
13:45dans le cadre
13:46de la campagne
13:46qui sera un débat
13:48de raison
13:48c'est-à-dire
13:49où personne autour
13:50de la table
13:50ne va aller
13:53proposer
13:53des choses
13:54d'abrantesques
13:55de type
13:56annulation de la dette
13:57ça c'est absolument essentiel
13:58et une fois qu'on aura
13:59réussi collectivement
14:01à éliminer
14:02ces scénarios extrêmes
14:03alors on pourra travailler
14:04et je pense qu'on pourra
14:05travailler
14:06avec les créanciers
14:07internationaux
14:08mais on a
14:08le doute est posé
14:09aujourd'hui
14:10et il faut vraiment
14:10que la classe politique
14:12dans son ensemble
14:13fasse preuve de raison
14:14en disant
14:14voilà le cadre
14:15du débat démocratique
14:16sur le budget
14:17et les finances publiques
14:18de la France
14:18à plus longue échéance
14:20il se pose
14:21dans un esprit
14:22dans un esprit
14:23de finalement
14:24de
14:24Ludovic de Sautet
14:25Ludovic de Sautet
14:26c'est un peu pieux
14:27allez-y
14:28Natacha Vallage
14:29j'entends que l'attention
14:30ou l'intention
14:31peut-être est là
14:32mais la crédibilité
14:34est aussi un élément
14:35important
14:35le chiffrage
14:36qui est avancé
14:37par le HCFP
14:38ne correspond absolument
14:40pas au chiffrage
14:40avancé par le gouvernement
14:41c'est-à-dire
14:42qu'en un côté
14:42on parle de 43 milliards
14:44d'efforts structurels
14:45et que vous
14:45vous arrivez à 28 milliards
14:47qu'est-ce qui se passe
14:49avec 1% de croissance
14:51avec 1% de croissance
14:52rajoute Philippe Dornano
14:54alors il a bien raison
14:55parce que le pourcent
14:56de croissance
14:56effectivement
14:57il est un petit peu
14:58sans doute
14:58un petit peu optimiste
14:59en tout cas
14:59c'est ce qu'on voit
15:00par rapport au
15:01c'est juste la croissance
15:02ce décalage
15:03non
15:04ça va jouer
15:05de toute façon
15:06les hypothèses
15:07sur la stabilisation
15:08de la dette
15:09elles reposent
15:10sur une volonté commune
15:12et sur une vision
15:12quand même
15:13un peu optimiste
15:14du futur
15:14c'est-à-dire que
15:15si on n'a pas de croissance
15:16il y a une vraie question
15:17en réalité
15:18on va faire de la consolidation
15:20budgétaire
15:20cette consolidation budgétaire
15:22d'une façon ou d'une autre
15:23elle va être un frein
15:24c'est systématique
15:25en tout cas
15:26à brave échéance
15:28sur la croissance
15:29donc il faudra bien
15:30qu'il y ait des relais
15:32à ces freins
15:34sur la croissance
15:34les relais
15:35ça peut être quoi ?
15:35ça peut être
15:36le taux d'épargne
15:37des français
15:37ça peut être
15:38les comptes extérieurs
15:39de la France
15:39et ça peut être
15:41l'investissement
15:41des entreprises
15:42donc il y a
15:42cette équation
15:44un petit peu
15:46compliquée
15:46Margot Faudré
15:47vous avez une question
15:48après moi j'en ai deux
15:49pour vous
15:50vous allez voir
15:50une remarque
15:52sur le chiffre
15:52de 1%
15:53parce que j'ai assisté
15:53à la conférence
15:54ce matin
15:54avec le ministre
15:55et le ministre
15:57L'Escur lui-même
15:57a eu cette formule
15:58où il a dit
15:591% de croissance
16:00en 2027
16:00c'est encore possible
16:01mais j'ai trouvé
16:02que le fait
16:03de le préciser
16:04ça montrait que
16:05à mon sens
16:06même au sein des ministres
16:07il y a quand même
16:08quelques incertitudes
16:09oui surtout
16:09c'est que lui-même
16:10Ali
16:10on en parlera
16:11avec Philim
16:11dans l'anneau
16:122027
16:12sera une année difficile
16:14alors déjà
16:142026 l'est
16:152026
16:16Rixodet
16:17alors moi
16:17j'ai deux questions
16:19est-ce que d'abord
16:20il y a un risque
16:21de crise financière
16:22ou de scénario
16:22à la grecque
16:23Natacha Valla
16:24pour la France
16:25évidemment
16:25oui je pense
16:27qu'il faut prendre
16:27très très au sérieux
16:28les évolutions
16:29des marchés obligataires
16:30aujourd'hui
16:30ça a été
16:31rappelé tout à l'heure
16:32on a un gros phénomène
16:35une évolution
16:36assez fondamentale
16:38des marchés obligataires
16:39au niveau mondial
16:40en particulier
16:41sur les Etats-Unis
16:43et sur la France
16:44la France
16:45est vraiment
16:45dans l'espace
16:47des souverains
16:48des gros souverains
16:49des gros émetteurs
16:50sur les marchés souverains
16:51et elle est sous surveillance
16:53donc il ne faut surtout pas
16:55sous-estimer
16:55l'évolution du spread
16:57qu'on a vu
16:57ces derniers jours
16:58ces dernières semaines
17:00je pense que c'est un discours
17:01qu'on tient depuis longtemps
17:02vous savez moi
17:02ça fait plus de 10 ans
17:03je ne suis pas la seule
17:05il faut vraiment faire quelque chose
17:06attention
17:07attention
17:07le taux de croissance
17:09de la charge d'intérêt
17:10par rapport au taux de croissance
17:12de l'économie
17:13il ne faut pas se dire
17:14qu'il sera toujours inférieur
17:16à du vitamétal
17:17il y a un jour
17:18où les courbes vont se croiser
17:19et aujourd'hui je pense
17:21qu'avec une charge d'intérêt
17:22aujourd'hui
17:22qui est à peu près
17:23à 80 milliards
17:25grosso modo
17:26et qui va mécaniquement
17:28avec le profil de la dette
17:30qui a été financée
17:31de façon très très favorable
17:33il y a 7-8 ans
17:34on va devoir refinancer ça
17:36donc ça va faire un effet
17:37très très contraignant
17:39donc il faut
17:40alors
17:41toute dernière question
17:42pardonnez-moi
17:43vous avez été économiste
17:44à la Banque Centrale Européenne
17:46quel rôle pourrait jouer
17:47la BCE
17:47en cas de crise financière
17:50sur la France
17:51en cas de non-budget
17:52quel rôle la BCE
17:53pourrait jouer ?
17:55Alors la BCE
17:56a joué un rôle fondamental
17:57pour sauver l'euro
17:58lors de la crise grecque
18:00et de la crise souveraine
18:01de l'année 2010
18:03le contexte a changé
18:04c'est à dire que
18:05d'une part
18:05on a un outil
18:06une boîte à outils
18:07qui est très multiple
18:08on a un instrument
18:09qui s'appelle le TPI
18:11c'est un instrument
18:12d'intervention
18:13de la Banque Centrale
18:13pour
18:14en cas de problème
18:16de vaccination
18:17Oui mais là vous nous faites
18:18un petit cours d'économie
18:19Natacha Vala
18:20moi ce que j'ai envie
18:20de savoir
18:21C'est un scénario crédible
18:24Natacha Vala
18:25aujourd'hui ?
18:25Pour moi
18:27je crois qu'il ne faut
18:28surtout pas compter
18:29sur la Banque Centrale Européenne
18:30pour venir sauver le navire
18:32si un jour
18:32on devait avoir un problème
18:33ce serait une importance
18:34de la Banque Centrale
18:36Et bien voilà
18:36ça c'est au moins
18:37ça mérite des clés
18:38Voilà c'est dit
18:39Merci beaucoup
18:39Natacha Vala
18:40d'avoir été avec nous
18:41on vous aurait bien gardé
18:42mais il faut qu'on avance
18:44merci
18:44Phil Bernano
18:45une réaction
18:46lorsque vous voyez
18:46ce que je viens de dire
18:47c'est quand même
18:48une personnalité qui compte
18:49Natacha Vala
18:50lorsqu'elle dit
18:51qu'attention
18:52il ne faut surtout pas
18:53se déciber
18:53il y a un risque
18:54quand même
18:55face à ce niveau de taux
18:56du crac obligataire
18:57la BCE
18:58il ne faut pas compter sur elle
18:59Je pense que
19:00sur la partie financière
19:01elle a raison
19:02elle nous met en garde
19:03elle tient un discours ferme
19:05par contre sur la partie
19:06croissance et entreprise
19:07je pense qu'on est
19:08complètement déconnecté
19:09de la réalité
19:10la réalité c'est
19:11la production
19:12et le travail en France
19:13sont devenus
19:16trop peu compétitifs
19:17et on est en train
19:18de détruire
19:19ce qui est notre seule
19:20porte de sortie
19:21pour s'en sortir
19:22qui est la création
19:23de richesses
19:24cette politique
19:25de réalignement compétitif
19:27c'est à dire
19:27d'alignement de la fiscalité
19:28des entreprises
19:29sur l'environnement européen
19:30pour qu'elle puisse se développer
19:31a été menée
19:32à la fin du mandat
19:33de François Hollande
19:33et pendant le premier
19:34mandat d'Emmanuel Macron
19:35ça a généré
19:36des recettes fiscales
19:37considérables
19:38l'IS a quasiment doublé
19:40la taxation des dividendes
19:41a quasiment doublé
19:42la recette
19:42de la taxation des dividendes
19:43et les taxes de production
19:44même avec les suppressions
19:45ont continué d'augmenter
19:46donc on voit que
19:47quand on est
19:48dans le même temps
19:49il y a eu un million
19:49d'emplois créés
19:50pour la première fois
19:51on est sorti
19:51du chômage de masse
19:52cette politique
19:53on est en train
19:54de l'abandonner
19:54parce qu'on est pris
19:55dans les phares
19:56de cette crise
19:56de cette crise
19:57qui n'est pas liée
19:58aux entreprises
19:59et on va oublier
20:00ce qui va être
20:01notre seule possibilité
20:02de nous en sortir
20:03qui est de relancer
20:04l'activité économique
20:05en alignant simplement
20:06les entreprises françaises
20:08sur leur environnement européen
20:09si on le fait
20:10les entreprises françaises
20:11sont capables
20:12de vraiment se développer
20:13et de sortir
20:14ce pays de l'ornière
20:14mais nous ne le faisons
20:15pas du tout
20:16on prend le chemin inverse
20:17puisqu'on augmente
20:18au contraire
20:18de 20 milliards
20:19les taxes
20:20encore dans le dernier budget
20:2120 milliards oui
20:22vous en débatterez
20:23dans un instant
20:23elle est déjà avec nous
20:24c'est Aurélie Trouvé
20:25qui est députée
20:27de Seine-Saint-Denis
20:28et l'EFI
20:28et qui est ancienne présidente
20:29de la commission
20:30des affaires économiques
20:31on marque une pause
20:31on se retrouve tout de suite
20:35BFM Business
20:37édition spéciale
20:40retour dans cette émission spéciale
20:43avec nos habités en plateau
20:45Philippe Dornano
20:46président du Métis
20:47président de Sisley
20:48à mes côtés
20:49Ludovic de Sautet
20:51directeur de la rédaction
20:52de la tribune
20:52à l'instant
20:53on entendait
20:53Natacha Valak
20:55qui fait partie
20:56de ces quatre économistes
20:57qui ont planché
20:58sur comment redresser
20:59la France
20:59intéressant
21:00elle nous a montré
21:01qu'il y avait vraiment
21:01une différence de chiffrage
21:03mais en même temps
21:04elle dit
21:04il faut faire attention
21:05il y a vraiment
21:05une vraie menace
21:07sur le plan
21:08de crac obligataire
21:10on n'en est pas encore là
21:12mais il y a une vraie menace
21:13sur la crédibilité
21:14de la France
21:15notre économiste
21:16est en ligne avec nous
21:17c'est bonsoir
21:18Aurélie Trouvé
21:19merci d'être là
21:21vous êtes
21:22vous avez été
21:23présidente de la commission
21:24des affaires économiques
21:25et puis vous êtes députée
21:27LFI
21:27de la Seine-Saint-Denis
21:29beaucoup de questions
21:29à vous poser
21:30mais je voudrais d'abord
21:31vous poser une question
21:31puisqu'avec Natacha Valak
21:32on parlait justement
21:33de la crédibilité
21:34de la France
21:35du risque quand même
21:36qu'on a
21:37avec des taux
21:38qui frôlent
21:39les 5%
21:40lorsqu'on voit
21:41les images
21:42là aujourd'hui
21:42toutes les chaînes d'info
21:43sont sur l'image
21:44les violences
21:46des lycéens
21:47qu'est-ce que
21:48est-ce qu'il n'y a pas
21:49un risque quand même
21:50sur l'image
21:51et la confiance
21:52et la crédibilité
21:53de la France
21:54sur les marchés
21:55je sais que là
21:56on n'est plus
21:57sur les lycées
21:58la violence
21:59mais est-ce qu'il n'y a pas
22:00un vrai risque
22:02je vais vous dire
22:03le vrai risque
22:04il est ce pourquoi
22:04les lycéens sont mobilisés
22:06le vrai risque
22:07c'est qu'on a
22:08des conditions
22:08absolument indignes
22:09d'enseignement
22:10bien pire que
22:11dans le reste de l'Europe
22:13vous savez qu'on a
22:14des classes surchargées
22:15par rapport au reste de l'Europe
22:16qu'on paye
22:17vraiment très mal
22:18nos enseignants
22:18et tous ces jeunes
22:20sont notre avenir
22:21notre innovation
22:22de demain
22:22donc pour l'économie
22:24j'ai envie de vous dire
22:24ce qui est très mauvais
22:25c'est justement
22:26d'avoir des conditions
22:27indignes de formation
22:28de nos jeunes
22:29et j'espère qu'ils seront
22:30écoutés par le gouvernement
22:32et qu'ils pourront enfin
22:33apprendre dans des conditions
22:34acceptables
22:35ils vont être reçus
22:36en tous les cas
22:36il y a même une plateforme
22:37qui va être mise en place
22:38et puis il y a deux postes
22:39qui sont en hausse
22:40dans ce budget 2027
22:41c'est l'éducation nationale
22:43et puis la défense
22:45une question pour vous
22:46que vous pose
22:47Ludovic de Sauter
22:48pour rester sur
22:49le monde scolaire
22:50le budget fait état
22:52d'apparition de frais
22:53d'inscription
22:53notamment pour les prépas
22:55et pour les BTS
22:56comment vous réagissez
22:58comment vous commentez
22:59cette annonce un peu
23:00particulière
23:00et peut-être un peu maladroite
23:01dans le contexte actuel
23:03et bien je vais vous dire
23:04en fait le problème
23:05c'est que le gouvernement
23:06pour l'instant
23:07n'oppose aux jeunes
23:09que du mépris
23:11leur tourne le dos
23:12au lieu d'écouter
23:13leurs attentes
23:14et tout ce qui sort
23:16aujourd'hui dans le budget
23:17est absolument catastrophique
23:18et va empirer
23:19leur situation
23:20parce qu'il y a
23:21la baisse des APL
23:22d'accord
23:22qui est annoncée
23:23c'est des aides au logement
23:24pour les étudiants
23:26précaires
23:27blocage des APL
23:28oui il y a la baisse aussi
23:31de l'allocation
23:31de rentrée scolaire
23:32qui permet à des enfants
23:33de rentrer
23:34dans des conditions dignes
23:35avec assez de matériel scolaire
23:37dans leur collège
23:38leur lycée
23:39etc
23:39puis je vais vous dire
23:40par exemple
23:41l'augmentation des frais
23:42d'inscription
23:42de la classe prépa
23:43moi je vais vous dire
23:44je suis issue
23:44j'ai fait classe prépa
23:45je suis issue
23:46d'une famille
23:47disons de conditions
23:48très très modeste
23:49et bien j'ai pu justement
23:50bénéficier
23:51d'une classe prépa
23:52où il n'y avait
23:53pas de frais d'inscription
23:54j'ai pu aller à l'internat
23:56avec un coût très faible
23:57et il y a plein de gens
23:59comme moi
23:59qui sont issus
24:00justement de cela
24:01et ce sont des conditions
24:04voilà
24:05d'égalité
24:06qui sont en train
24:06d'être proprement détruites
24:08par ce gouvernement
24:09et encore une fois
24:10ça s'attaque
24:12à nos jeunes
24:12aux classes populaires
24:13mais ça s'attaque aussi
24:15à l'innovation
24:16et à l'excellence
24:17de la France au-demain
24:18On l'y trouvait
24:19le président de votre groupe
24:20et les filles
24:21dont Jean-Luc Mélenchon
24:22avait déjà annoncé la couleur
24:23avant même qu'on connaisse
24:24les termes de ce budget
24:25de 2027
24:26comme quoi
24:27il allait censurer
24:28ce budget
24:28enfin en tous les cas
24:29et les filles
24:30allait censurer ce budget
24:31Eric Coquel
24:32qui est le président
24:33de la commission des finances
24:34à l'Assemblée nationale
24:34président et les filles
24:36a dit tout à l'heure
24:37que de manière
24:37il ne voterait pas
24:38ce budget
24:39j'imagine que c'est
24:40la même chose pour vous
24:42est-ce que c'est pas
24:42quelque part
24:44il n'y a pas un petit problème
24:45de responsabilité
24:46quand même
24:46sur l'avenir
24:47de la France
24:49parce qu'il faut bien
24:49qu'on tienne
24:50en tous les cas
24:50jusqu'à l'élection présidentielle
24:53mais c'est justement
24:54si ce budget passe
24:55que c'est catastrophique
24:56pour la France
24:56écoutez
24:57la France
24:58est dans une situation
24:59catastrophique
25:00du fait de tous les budgets
25:01qui ont été imposés
25:02par 49.3
25:03par ce gouvernement
25:04et les précédents
25:05vous avez
25:06un pays
25:07qui entre en récession
25:09qui a un record
25:10de défaillance
25:10d'entreprise
25:11un record
25:12de pauvreté
25:13la seule chose
25:13qui va bien
25:14c'est la fortune
25:15des milliardaires
25:16et c'est
25:17ces millionnaires
25:17ces 13 000 millionnaires
25:19par exemple
25:19qui ne paient pas
25:20d'impôt sur le revenu
25:21je vais vous dire
25:22le budget qui arrive
25:22tout le monde est frappé
25:24sauf par les très riches
25:25et c'est non seulement
25:26d'une terrifiante injustice
25:27mais c'est surtout
25:28la récession
25:29qui va s'empirer
25:30parce que voyez-vous
25:31ce qui fait tenir
25:32l'économie
25:33l'activité
25:34l'emploi
25:35les entreprises
25:35c'est qu'il y ait
25:36une consommation populaire
25:38et sans notre consommation populaire
25:40c'est une catastrophe
25:41or ce budget
25:42va s'attaquer
25:42aux retraités
25:43aux classes populaires
25:44aux jeunes
25:46aux familles
25:47aux malades
25:49vous allez entendre
25:50dans un instant
25:51Philippe Dornano
25:52qui a des questions
25:52à vous poser
25:53vous allez voir
25:53en tous les cas
25:54lui il trouve que ce budget
25:55attaque les entreprises
25:57c'est ce que dit aussi
25:58le MEDEF
25:59Ludovine
25:59vous avez une question
26:00pour Aurélie trouver
26:01une question
26:02parce que ce budget
26:03d'ores et déjà
26:04qu'il y a quelques heures
26:04à peine
26:05il réussit un exploit
26:07assez formidable
26:08c'est-à-dire qu'il a
26:08contre lui
26:09les entreprises
26:10les fonctionnaires
26:11les retraités
26:12les étudiants
26:13les étudiants
26:14et ainsi de suite
26:15c'est la France
26:16en même temps
26:16j'ai envie de dire
26:16c'est la France
26:17en fait
26:18en prenant un peu
26:19de recul
26:19au plan politique
26:20qu'est-ce qui se passe
26:21c'est-à-dire
26:21qu'est-ce qui fait
26:23que cet objet
26:23aujourd'hui
26:24il n'y a pas d'entente
26:25cordiale
26:27possible
26:27dans ce pays
26:29aucune m'attendue
26:29pour reprendre
26:30l'expression
26:30du parti socialiste
26:31allez-y
26:33Aurélie
26:33trouvez
26:34alors c'est ce qu'on propose
26:36Jean-Luc Mélenchon
26:36c'est de refonder
26:38un contrat productif
26:39avec les filières
26:40professionnelles
26:40et avec les entreprises
26:41c'est-à-dire
26:42qu'il faut d'abord
26:43passer à de la planification
26:45dans ce pays
26:45il faut relancer
26:46l'activité
26:47par la consommation populaire
26:49vous parlez des entreprises
26:50d'abord il y a les grandes entreprises
26:51et les petites entreprises
26:52vous en avez
26:53un à côté de vous
26:54enfin un à côté de nous
26:57voilà
26:57alors c'est pas la même chose
26:58d'être une très grande entreprise
27:00qui verse des dividendes
27:01et d'être le boulanger
27:02ou le garagiste du coin
27:03n'est-ce pas
27:03en tout cas
27:04pour ce qui concerne
27:05le boulanger ou le garagiste du coin
27:06de quoi il a besoin
27:07et bien que les gens
27:08à nouveau puissent aller
27:09acheter une baguette de qualité
27:11que les gens à nouveau
27:12aient l'argent
27:12pour se faire réparer
27:13leur voiture
27:14ou aller chez le coiffeur
27:15ou demander aux maçons
27:16de leur réparer leur mur
27:17et pour ça
27:17il faut qu'ils aient de l'argent
27:18mais ils en ont plus les gens
27:19oui alors c'est pas sûr
27:20que la planification
27:21ait un rôle
27:22sur comment planifier un coiffeur
27:23vous voyez
27:24je veux dire
27:24mais on va
27:26allez-y
27:26allez-y
27:27c'est parce que justement
27:27alors justement
27:29parce que
27:30ce qu'il y a besoin aussi
27:31dans ce pays
27:32c'est de créer des centaines
27:33et des centaines
27:34de milliers d'emplois
27:35pour relancer aussi l'activité
27:37et là il faut un pacte productif
27:38il faut dire aux entreprises
27:39voilà
27:40nous on vous versera des aides
27:42en fonction du plan
27:43si vous vous engagez
27:45à maintenir de l'emploi
27:46pas comme aujourd'hui
27:47ces dizaines de milliards d'euros
27:49qui sont versés
27:50en contrepartie
27:51il faut aussi protéger
27:52de la concurrence déloyale
27:54les petites entreprises
27:55il faut aussi les protéger
27:56du chaos des marchés
27:57il faut leur dire aussi
27:58voilà
27:59et dernière chose
28:00il faut pouvoir leur dire
28:01et bien nous
28:02nous construirons
28:03un pôle public bancaire
28:04qui aidera
28:05avec des conditions
28:05préférentielles
28:06les entreprises
28:07qui produisent
28:08pour demain
28:09non ça s'appelle
28:10la caisse de dépôt consignation
28:11mais qui soit vraiment
28:12au service des besoins productifs
28:14Philippe Dornano
28:15une question
28:16vous qui êtes
28:17alors lui c'est pas LORÉAL
28:18c'est pas LVMH
28:19donc c'est vraiment
28:21le TI
28:22comme on rêverait
28:23d'en avoir en France
28:24qui réfléchit
28:26à ouvrir
28:26enfin normalement
28:27il doit ouvrir
28:28une deuxième usine en France
28:29et qui s'interroge
28:30pour le faire
28:31moi je suis d'accord
28:32avec Madame Trouvé
28:33sur le fait
28:35de créer de l'activité
28:35la seule question
28:36c'est comment on la crée
28:37qui la crée
28:38et qui fait
28:40et cette opposition
28:41totalement stérile
28:42entre grande entreprise
28:43moyenne entreprise
28:44petite entreprise
28:45entreprise française
28:46entreprise étrangère
28:47moi ce qui m'intéresse
28:48c'est la création
28:48et le travail en France
28:50et force est de reconnaître
28:51qu'aujourd'hui
28:52les conditions
28:53de la création
28:54et du travail en France
28:54elles ne sont pas réunies
28:56elles ne sont pas réunies
28:57pas parce qu'il y a des aides
28:58c'est plutôt le contraire
29:00nette de toute aide
29:01les entreprises françaises
29:02et ça
29:02toutes parties politiques
29:04confondues
29:04elles sont 65 milliards d'euros
29:07plus élevés
29:08que dans l'environnement
29:09européen
29:09or on est dans une économie
29:10ouverte
29:11on achète des produits
29:12les français achètent
29:13des produits français
29:13ou étrangers
29:14on a le droit d'importer
29:15alors on peut changer
29:16le mode
29:18et fermer la France
29:19mais si elle est ouverte
29:20il faut que nos entreprises
29:21puissent concurrencer
29:24des produits étrangers
29:24puissent se développer
29:25et c'est tout à fait possible
29:26et ça crée de la richesse
29:28moi je suis tout à fait prêt
29:29à payer plus d'impôts
29:30en développant l'activité
29:31de mon entreprise
29:32mais si on par contre
29:33on met des impôts spoliateurs
29:35si on décourage
29:36les gens de travailler
29:37si on décourage
29:39les gens
29:39que ce soit le boulanger
29:41ou que ce soit
29:41l'entrepreneur
29:42ou le cadre
29:43par des impôts
29:44qui sont confiscatoires
29:45ce qui va se passer
29:46c'est que tout simplement
29:47on va faire le malheur
29:48de tout le monde
29:48et c'est ça ce qui est
29:49ce qui est dommage
29:49dans ce pays
29:50c'est un pays qui est formidable
29:51c'est un pays
29:52où les gens travaillent bien
29:53où ils sont créatifs
29:54et inventifs
29:55mais ce qu'on a mis en place
29:56aujourd'hui
29:56ce qui existe en tout cas
29:58aujourd'hui
29:58c'est quelque chose
29:59qui décourage
30:01la création de richesses
30:03les savoir-faire
30:04et les emplois
30:04dans un pays qui est formidable
30:05c'est vraiment un échec
30:07et il faudrait vraiment
30:08corriger ça
30:09par contre je ne suis pas certain
30:10que les solutions
30:11que vous proposez
30:12la planification
30:13on l'a vu
30:14tous les pays
30:15qui ont mis en place
30:15ces systèmes
30:16sont des pays
30:16qui en réalité
30:17se sont appauvris
30:18et si
30:19vous prenez
30:20la Russie
30:21le Venezuela
30:22malheureusement
30:23c'est un constat
30:25ça a été presque
30:26la création
30:28de la société civile
30:29que vous défendez
30:30des boulangers
30:30etc
30:31des boulangers
30:32des artisans
30:33des entrepreneurs
30:35cette société
30:36très vivante
30:36cette société civile
30:37c'est elle
30:38qui porte la création
30:38de richesses
30:39et planifier
30:41à partir de l'état
30:41regardez l'éducation nationale
30:43dont vous parlez
30:43vous dites à juste raison
30:45que la situation
30:45n'est pas facile
30:47dans un certain nombre
30:47d'écoles
30:48mais l'éducation nationale
30:49c'est un système d'état
30:50c'est un système planifié
30:51c'est un système centralisé
30:52c'est un système
30:53où justement
30:54on a mis en place
30:55des systèmes planifiés
30:56comme ceux que vous recommandez
30:57moi je pense que
30:58le résultat il est là
30:59les jeunes sont dans la rue
31:01Aurélie Trouvé
31:02allez-y
31:03merci
31:03alors
31:05vous savez
31:05qui a inventé le plan
31:06en France
31:07parce que vous parlez
31:07du Venezuela
31:09caricaturé
31:10en fait le plan
31:10c'est le président de Gaulle
31:12qui a instauré le plan
31:13en France
31:14pendant les 30 juillet
31:15il me semble que
31:15ça n'a pas été
31:16que une catastrophe
31:16c'est tout le temps de managuerre
31:17donc c'était quand même
31:18à une autre période
31:20et pas avec la même fiscalité
31:21pas du tout
31:23ça a duré pendant 30 ou 40 ans
31:24ça a même duré
31:25jusqu'à dans les années 2000
31:26avec la data
31:27moi-même ayant été cherchant
31:28absolument
31:31je poursuis
31:32donc
31:33le plan
31:34la planification
31:35c'est de Gaulle
31:36qui l'a instauré
31:36ça a duré
31:37toute l'étrangerieuse
31:38et ça a été aussi
31:40un plan qui a permis
31:41des plans
31:41qui ont permis
31:42de la visibilité
31:43de la stabilité
31:44pour les entreprises
31:44ensuite je vais vous dire
31:45moi j'ai passé
31:47tout mon lundi
31:48et même mon vendredi
31:49avec Jean-Luc Mélenchon
31:50avec les professionnels
31:52du bâtiment
31:52au salon bâtiment
31:53et puis le vendredi
31:54on était dans un centre
31:55de formation professionnelle
31:56avec la fédération française
31:58du bâtiment
31:58voyez-vous
31:59la CAPEB
32:02non la fédération française
32:03du bâtiment
32:05mais il y a la CAPEB aussi
32:07effectivement
32:07qu'on connait très bien
32:08qu'est-ce qu'ils nous ont dit
32:10ils nous ont dit
32:10un on a besoin
32:11de visibilité
32:12de stabilité
32:14réglementaire
32:14de stabilité
32:15de nos soutiens
32:16parce que si vous voulez
32:16que l'on investisse
32:18et bien il faut nous dire
32:19voilà dans quoi on doit investir
32:20comment vous allez nous soutenir
32:21et ne pas changer
32:22tous les quatre matins
32:23comme le fait
32:23Emmanuel Macron
32:24et ses gouvernements
32:25ne pas changer
32:26tous les quatre matins
32:29d'aide et de dispositifs
32:31premièrement
32:31deuxièmement
32:32qu'est-ce qu'ils nous ont dit
32:32vous savez ce qu'ils nous ont dit
32:34ensuite
32:34les professionnels du bâtiment
32:35c'est très intéressant
32:36et vous ne le dites pas
32:37ils nous ont dit
32:38mais nous dans le bâtiment
32:39on a besoin
32:40que les gens puissent accéder
32:41à des logements
32:41et donc on a besoin
32:43qu'ils puissent avoir
32:43du pouvoir d'achat
32:45or le budget
32:45qu'ils ont besoin
32:46de faire ce gouvernement
32:47c'est précisément l'inverse
32:49troisièmement
32:49vous dites
32:50petites et grandes entreprises
32:51il ne faut pas les opposer
32:52mais ce n'est pas la même chose
32:53écoutez je vais vous dire
32:54nous on a un problème
32:55justement
32:55c'est que dans les très grandes entreprises
32:58une partie de plus en plus importante
33:00des bénéfices
33:01part vers des dividendes
33:02et non pas vers des investissements productifs
33:04le problème c'est que par exemple
33:05dans le dernier trimestre
33:07il y a eu un record de versement
33:08de dividendes
33:08dans le CAC 40
33:0961 milliards
33:10donc on ne peut pas dire
33:11que les très grandes entreprises
33:12n'ont pas les moyens
33:13de l'investissement
33:14simplement on a un problème
33:15parce qu'il y a de plus en plus
33:16qui part vers des actionnaires
33:18et du rachat d'actions
33:19plutôt que de l'investissement
33:20et je finis en disant
33:23en fait moi je n'ai pas du tout entendu
33:24y compris hier
33:26parce que j'étais avec les professionnels
33:27des énergies renouvelables
33:28Edwige
33:29c'est avant-hier
33:29nous étions ensemble
33:30on était ensemble
33:31pour un débat justement présidentiel
33:32sur le cadre de la politique énergétique
33:34de la France
33:34voilà
33:35et vous vous souvenez
33:37notamment
33:38ce que disent par exemple
33:40les professionnels
33:41des énergies renouvelables
33:42les patrons de manière générale
33:44de ces professions
33:45c'est aussi
33:46et bien
33:47on a besoin de visibilité
33:48on a besoin aussi
33:50de protection
33:51Aurélie Trouvé
33:52je crois qu'on a compris
33:52le message sur la visibilité
33:54je sais qu'en plus
33:55vous devez partir
33:56donc encore une dernière question
33:57de Ludovic
33:58je crois qu'il y a
34:00finalement
34:00il y a peut-être
34:00après on viendra juste
34:01un mot sur le budget
34:02donc c'est toujours niaître
34:03mais allez-y Ludovic
34:04juste une remarque
34:05c'est qu'il y a une forme
34:05de concorde
34:06qui est peut-être possible
34:06parce que sur la première partie
34:08sur le besoin de visibilité
34:09c'est exactement le discours
34:10qu'a eu
34:11l'EDEF
34:11et à l'AREF
34:12aux rencontres
34:13aux rencontres d'été
34:14à la rentrée
34:15c'est-à-dire que
34:16là au moins
34:17il y a une forme de concorde
34:19après s'il y en a
34:20sur ça c'est tout à fait
34:21toutes les entreprises
34:22demandent la visibilité
34:23je suis tout à fait d'accord
34:24avec Madame Trouvé
34:25oui c'est ce qui se passe
34:26alors mais en tous les cas
34:27donc pas de budget
34:28vous auriez voulu
34:29une loi de spéciale
34:30non c'est ça
34:30c'était ça le scénario
34:32de LFI en fait
34:33en tout cas
34:33c'est ce qu'a dit Eric Coquerel
34:36vous n'aurez
34:36alors oui
34:37mais surtout
34:38bon évidemment
34:39l'idéal ça aurait été
34:40d'avoir un budget
34:41qui permette à la France
34:42de sortir du marasme économique
34:43je le redis
34:44on ne peut pas sortir
34:45du marasme économique
34:46sans redresser
34:47le pouvoir d'achat
34:48c'est historique
34:49rendez-vous compte
34:50que les salaires réels
34:51sont plus faits
34:52qu'il y a 5 ans
34:53c'est historique
34:54en France
34:55malheureusement
34:55dramatiquement historique
34:56les ménages ont perdu
34:58en quelques années
34:59plus de 1000 euros
35:00de pouvoir d'achat
35:01dans l'année
35:02c'est dramatique
35:04ce qui est en train
35:04de se passer
35:05moi la seule chose
35:08c'est que je suis d'accord
35:08une dernière question
35:10pour vous Aurélie
35:11non c'est pas une question
35:12mais c'est une remarque
35:12nous
35:13moi je suis d'accord
35:14sur la stabilité
35:14mais nous ce qu'on demande
35:15les entreprises
35:16c'est une justice économique
35:17et la justice économique
35:19c'est de pouvoir
35:20se battre
35:21créer de la richesse
35:22créer des emplois
35:22créer des savoir-faire
35:24dans les régions
35:25en France
35:26quelle que soit notre taille
35:28avec une égalité
35:30de traitement
35:30par rapport à nos concurrents
35:31c'est simple
35:32et si on nous met
35:33dans cette situation là
35:34on est capable de le faire
35:35ce qui est proposé aujourd'hui
35:37ou ce qui est mis en place déjà
35:38c'est le contraire
35:41aujourd'hui
35:43les entreprises françaises
35:44quand elles produisent en France
35:45c'est vrai que les grandes entreprises
35:46quand elles produisent à l'étranger
35:47elles n'ont pas du tout
35:48les mêmes conditions fiscales
35:49mais pour ceux
35:50qui veulent travailler en France
35:51pour ceux
35:52qui veulent ouvrir leurs usines
35:53en France
35:54pour ceux
35:54qui veulent employer en France
35:56il y a une différence
35:57de traitement
35:58qui est une injustice économique
36:00et cette injustice économique
36:01c'est les français
36:01qui la payent
36:02et donc c'est ça
36:03c'est ça le combat qu'on fait
36:04c'est sur ça
36:05que nous souhaitons nous battre
36:07Aurélie Trouvé
36:07est-ce que tu peux
36:08juste répondre là-dessus
36:10en fait nous
36:11dans notre patte reproductive
36:12ce qu'on propose
36:13c'est une protection
36:14contre la concurrence des lois
36:15au même titre
36:16que d'autres grandes puissances économiques
36:18par exemple
36:19ce que nous proposons
36:20c'est que la commande publique
36:21puisse aller en priorité
36:22à ceux qui produisent en France
36:24et qui maintiennent l'emploi
36:25est-il normal par exemple
36:27bah oui
36:28mais est-il normal par exemple
36:29que les polones dans le gendarme
36:30et bien on dise
36:32bah tant pis
36:33s'ils sont produits en France
36:34ou ailleurs
36:34ce qui compte
36:35c'est qu'ils soient le moins chers possible
36:36et que finalement
36:37ils soient produits au Bangladesh
36:38plutôt qu'en France
36:39bah non il y a un problème
36:40donc au moins
36:41que l'argent du contribuable
36:42par exemple
36:43dans la commande publique
36:45serve à produire en France
36:46voilà une mesure très concrète
36:48qui permet justement
36:49et bien de protéger
36:50contre la concurrence des loyaux
36:51plus que de tout tirer vers le bas
36:54vous voyez
36:54parce qu'on est fiers
36:55de notre modèle social français
36:56et il faut le préserver
36:57le protéger
36:58le défendre
36:58et le renforcer
36:59merci Aurélie
37:00juste vous m'avez pas dit
37:01comment on fait pour tenir
37:01jusqu'à la campagne présidentielle
37:03parce que c'est le demain
37:05l'élection
37:06loi spéciale
37:07loi spéciale
37:08bah tiens ça tombe bien
37:09on va en parler dans un instant
37:10avec Benjamin Morel
37:12qui est un des meilleurs
37:14constitutionnalistes
37:15ça y est je vais y arriver
37:16il est avec nous
37:17merci beaucoup
37:18d'avoir été avec nous
37:19Aurélie Trouvé
37:19merci beaucoup à tous
37:21député LFI de Seine-Saint-Denis
37:22l'ancienne patronne
37:23de la commission
37:24des affaires économiques
37:25allez on marque une petite pause
37:27on se retrouve dans un instant
37:28avec Benjamin Morel
37:30qui va tout nous expliquer
37:31sur qu'est-ce qui va se passer
37:32si jamais
37:33il y a une censure
37:34de ce budget
37:35à tout de suite
37:39BFM Business
37:40édition spéciale
37:46retour dans cette émission spéciale
37:48avec je vous rappelle
37:49autour de la table
37:50Philippe Dormano
37:50président du métier
37:51président du Cislet
37:53et puis Ludovic de Sauté
37:54directeur de la rédaction
37:55de la tribune
37:55donc on vient d'avoir
37:56Aurélie Trouvé
37:58donc la députée
37:59LFI de Seine-Saint-Denis
37:59qui nous a expliqué
38:00de toute manière
38:01pas de budget
38:03donc ils étaient pour une loi spéciale
38:05quand je lui posais la question
38:05en disant
38:06comment fait-on pour tenir
38:07jusqu'au bout
38:08jusqu'au mai
38:09au 2 mai
38:10date de l'élection présidentielle
38:12elle disait
38:13ben voilà
38:13il fallait faire une loi spéciale
38:14et ben ça tombe bien
38:15il est déjà avec nous
38:17bonsoir Benjamin Morel
38:18merci d'être là
38:19vous êtes un des meilleurs
38:20constitutionnalistes
38:21je disais
38:22vous êtes maître de conférence
38:23en droit public
38:23à Paris Panthéon Assas
38:25alors que se passe-t-il
38:27si le budget est rejeté
38:30s'il y a motion de censure
38:31quels sont les scénarii possibles
38:33et alors ce que je trouve
38:34un tout petit peu inquiétant
38:36c'est que vous aviez avec vous
38:38votre chat noir
38:39qui était là
38:40donc je ne sais pas
38:41ce que ça veut dire
38:42en tous les cas
38:43pour l'avenir du budget
38:44et plus sérieusement
38:45pour la France
38:47allez-y
38:49donc on est peut-être
38:50un peu sauvés
38:50non
38:51alors
38:52qu'est-ce qui se passe
38:53si le gouvernement est censuré
38:54tout dépend à quel moment
38:55il l'est en réalité
38:56s'il l'est maintenant
38:57c'est embêtant
38:59mais on a le temps
39:01de se retourner
39:01avec un nouveau gouvernement
39:02qui pourra potentiellement
39:04tenter
39:04de trouver une nouvelle majorité
39:06sachant que
39:07le délai
39:08qui permettrait
39:09d'appliquer le budget
39:10par ordonnance
39:10il court
39:11à partir
39:12de cette semaine
39:13et donc il arrivera
39:14à expiration
39:15à peu près
39:15fin décembre
39:16et dans ce cadre-là
39:18ça veut dire quoi
39:19le délai qui court
39:20ça veut dire qu'en fait
39:21la constitution prévoit
39:22que si votre budget
39:23n'est pas adopté
39:24dans les 70 jours
39:25à ce moment-là
39:26le gouvernement
39:27peut appliquer le budget
39:28par voie d'ordonnance
39:29et ce délai
39:30et ce délai
39:31il part
39:31alors c'est pas vraiment
39:33du dépôt du budget
39:34au Parlement
39:35mais d'une date
39:36convue entre
39:37la présidence
39:38de l'Assemblée nationale
39:39et le gouvernement
39:39donc partons du principe
39:41que ça part
39:41de maintenant
39:43c'est-à-dire
39:43du dépôt du budget
39:44ce qui fait 70 jours
39:46pour le gouvernement
39:46à tenir
39:47si le gouvernement
39:47tient pendant 70 jours
39:49il pourra ensuite
39:50appliquer son budget
39:51par ordonnance
39:51et le fait
39:52de le renverser
39:53par la suite
39:53n'aura pas d'impact
39:54sur le fait
39:55que ce budget
39:56continue d'être appliqué
39:57s'il est renversé avant
39:59bon an, mal an
40:00ça ne change pas
40:01la donne là-dessus
40:02c'est-à-dire que
40:02ça ne coupe pas
40:04ces 70 jours
40:05et un autre gouvernement
40:06pourra faire la même chose
40:07tant qu'il ne dépose pas
40:09un autre budget
40:10ce qui peut être
40:11plus embêtant
40:12c'est si on a
40:12un gouvernement
40:13qui est renversé
40:14à la fin de l'année
40:15notamment sur un 49,3
40:17et qu'on est en affaires courantes
40:18en fin d'année
40:19auquel cas
40:20la voie des ordonnances
40:21est bouchée
40:22le budget
40:22n'aurait pas été adopté
40:23parce que le gouvernement
40:24aurait été renversé
40:25sur son budget
40:26via 49 à une à trois
40:28auquel cas
40:28la seule voie
40:29devient au moins temporairement
40:30la voie des lois spéciales
40:32et donc
40:34et donc là
40:34qu'est-ce qui se passe
40:35si on a une loi spéciale
40:36puisque c'est le scénario
40:37encore une fois
40:38que souhaitaient
40:39que souhaitaient
40:40et les filles
40:40on a quoi ?
40:42donc on a une loi spéciale
40:43qu'est-ce que ça bloque
40:45notamment parce qu'on dit
40:46on brandit beaucoup
40:47comme argument
40:48en disant
40:48pourquoi il nous faut
40:49absolument un budget
40:50c'est notamment
40:51parce qu'on a besoin
40:51de plus de 6 milliards
40:52pour la ministère de la Défense
40:53oui
40:54qu'est-ce que ça bloque
40:57une loi spéciale
40:58si vous voulez
40:58c'est une rustine
40:59quand vous avez
41:00votre vélo
41:00qui est crevé
41:01vous mettez une rustine
41:02sur le pneu
41:02ça vous permet
41:03de rentrer chez vous
41:03mais ça ne vous permet
41:04pas de rouler
41:04sur 100 km
41:05et donc
41:06une loi spéciale
41:08ça vous autorise
41:09en fait
41:10ça ne veut dire qu'une chose
41:10ça autorise le gouvernement
41:12à prélever les impôts
41:13sur la base
41:14des impôts
41:15de l'année précédente
41:15et derrière
41:16ça veut dire
41:17qu'il exécute les dépenses
41:18il n'y a pas besoin
41:19de loi spéciale
41:19pour exécuter les dépenses
41:20vous pouvez toujours
41:21exécuter les dépenses
41:22mais en régime réduit
41:23en gros
41:24vous ne pouvez pas
41:25faire de nouvel investissement
41:27vous ne pouvez pas
41:28non plus
41:29faire de dépenses
41:30exceptionnelles
41:31vous êtes unique
41:32ce qui relève
41:33bien de la routine
41:34de l'État
41:34payer vos fonctionnaires
41:36avoir
41:37de l'autre côté
41:38des administrations
41:39qui continuent à tourner
41:40mais ça met
41:41une commande publique
41:41plus ou moins
41:42à l'arrêt
41:43tant pour l'État
41:44que pour les collectivités
41:45territoriales
41:46et derrière
41:46évidemment
41:47c'est le secteur privé
41:48qui est fondamentalement impacté
41:49donc si ça dure un mois
41:50ce n'est pas très grave
41:51et puis en plus
41:51on l'a fait pendant deux ans
41:53enfin deux ans de suite
41:53donc on sait
41:54entre guillemets
41:55repousser un petit peu
41:56les délais
41:58si ça dure six mois
41:58c'est très problématique
42:00si ça dure un an
42:01c'est très très compliqué
42:02il faut bien comprendre
42:03un peu le calendrier électoral
42:04on aura un nouveau président
42:05élu le 2 mai
42:06Emmanuel Macron
42:07est potentiellement
42:08et normalement président
42:09jusqu'au 14 mai
42:10ensuite son successeur
42:12probablement procèdera
42:13à une dissolution
42:14ce qui nous amène
42:14à des décisions législatives
42:15mi-juin
42:16donc si on débat d'un nouveau budget
42:18parce qu'on n'en a pas
42:19ça veut dire que ce budget
42:20au mieux
42:21on l'a en juillet
42:22et encore
42:23il faut le préparer
42:24un budget
42:24ça prend du temps
42:25juste deux questions
42:28pour vous
42:28c'est
42:28quel est un
42:29le scénario
42:30le moins pire
42:30à vos yeux
42:31étant donné qu'on est quand même
42:33enfin vraiment
42:33on a une menace
42:34d'une crise financière
42:36on n'en est pas encore là
42:37il faut se faire
42:37il faut être prudent
42:38se garder
42:39mais est-ce que pour vous
42:40quel est le scénario
42:41le moins pire
42:42ça c'est la première question
42:43et puis il y avait des rumeurs
42:44à un moment de dissolution
42:45à dissolution
42:46pardon
42:46que Emmanuel Macron
42:47voulait le faire
42:48ça aussi
42:49c'est un peu absurde
42:50parce qu'à ce moment-là
42:51nouveau président
42:52ou présidente
42:53ne pourra pas
42:55convoquer
42:55de nouvelles élections législatives
42:57non ?
42:58Alors
42:58sur votre première question
43:00la meilleure voie
43:02ça reste quand même
43:03un budget adopté
43:03via probablement
43:04un 49 à une A3
43:05et des socialistes
43:07ou plus probablement
43:08aujourd'hui
43:08le RN
43:09qui s'abstient
43:10et qui donc
43:10à partir de là
43:11fait qu'on a un gouvernement
43:13et on a un budget
43:14la voie
43:16je dirais médiane
43:17ce serait potentiellement
43:18qu'on applique le budget
43:19par ordonnance
43:20ensuite
43:20quitte à ce que le gouvernement tombe
43:22mais il vaut mieux
43:22avoir un budget
43:24et pas de gouvernement
43:25que l'inverse
43:26et donc dans ce cadre-là
43:27c'est des options
43:28qui sont des options
43:29aujourd'hui sur la table
43:30si on applique
43:31si on fait les ordonnances
43:33ce ne sera pas le texte débattu
43:34ce sera le texte
43:35tel qu'il a été présenté
43:37aujourd'hui
43:37qui sera appliqué
43:38donc tout ce qui aurait été
43:39amené au Parlement
43:40les amendements
43:40et tout
43:41tout ça s'évapore
43:42donc vous dites
43:44il faut mieux
43:45un calendrier
43:46il faut mieux
43:47un budget
43:47qu'un gouvernement
43:49ça c'est bien
43:49j'aurais dit le contraire
43:51mais tant mieux
43:52enfin je ne sais pas
43:53ou tant pis
43:53je ne sais pas
43:54un gouvernement
43:55si vous voulez
43:55s'il tombe
43:56il expédie les affaires courantes
43:58et vous vous rappelez
44:00il a expédie les affaires courantes
44:01de manière très efficace
44:02pendant les JO
44:03donc à partir de là
44:04même si Emmanuel Macron
44:05renonçait à nommer quelqu'un
44:07après la chute du gouvernement
44:08ce qui n'est pas évident
44:09on pourrait nommer quelqu'un
44:10après
44:10on a quand même
44:11la possibilité
44:12de tenir les pouvoirs publics
44:13ne pas avoir de budget
44:14une année de présidentielle
44:15c'est se condamner
44:16à ne pas avoir de budget
44:17jusqu'en juillet
44:18et débattre
44:19toute la fin
44:20pour les budgets
44:21parce qu'on débattrait
44:22du budget pour 2027
44:23et puis ensuite
44:24on partirait sur budget
44:25pour 2028
44:26autrement dit
44:27les jours du premier président
44:28de la République
44:29ce sera très compliqué
44:30Merci beaucoup
44:31Benjamin Morel
44:32très intéressant justement
44:33de connaître
44:33un tout petit peu
44:34ce calendrier
44:35merci d'avoir été avec nous
44:36maintenant on arrive
44:37dans le dernier quart d'heure
44:38de cette émission
44:39on va parler avec vous
44:40Philippe Dornano
44:40un peu du volet d'entreprise
44:43parce que
44:43un
44:44il y a deux questions
44:45il y a le budget 2027
44:46qu'est-ce qu'il y a dedans
44:48vous nous disiez
44:49mais il y a un truc
44:49qui est une espèce
44:51de petite bombe
44:52notamment pour la transmission
44:53des entreprises
44:53alors après il faut voir
44:54comment ça évolue
44:55dans le débat
44:55et puis deux
44:56après la question
44:57je vous poserai
44:57c'est comment est-ce que
44:58vous voyez 2027
45:00est-ce que vous êtes d'accord
45:01avec Roland Lescur
45:01que 2027
45:02est très difficile
45:04pour essayer de mieux comprendre
45:05qu'est-ce qu'il y a exactement
45:06dans le budget
45:072027
45:08Caroline Morisseau
45:09nous a rejoint
45:09bonsoir Caroline
45:10merci d'être là
45:11est-ce que vous pouvez nous dire
45:12qu'est-ce qu'il y a
45:13notamment un
45:14sur les entreprises
45:15et puis
45:16sur les traités aussi
45:17parce que c'est un volet
45:18qu'on n'a pas encore
45:18on ne l'a pas traité
45:19on ne va pas traiter
45:20mais c'est intéressant
45:21d'avoir quand même
45:21les points clés
45:22alors les entreprises
45:23vont être davantage
45:24mises à contribution
45:25que ce qui était prévu
45:26tout s'est joué un peu
45:27dans la dernière ligne droite
45:28en fait au départ
45:29ça commençait plutôt bien
45:31Sébastien Lecornu
45:32avait dit qu'il allait
45:33sanctuariser
45:34un certain nombre de niches
45:35qui sont essentielles
45:36pour les entreprises
45:37le pacte du treil
45:38le crédit impôt recherche
45:40les primes à l'apprentissage
45:42auxquelles sont très attachés
45:43les employeurs
45:44tout ça
45:45ça va être sanctuarisé
45:47c'est bien dans la copie
45:48initiale du gouvernement
45:49il ne touche pas
45:50à ces dispositifs
45:51en revanche
45:52la surtaxe d'IS
45:53va bien être reconduite
45:55dans une version allégée
45:56certes
45:56mais ça va quand même
45:57peser à hauteur
45:57de 5 milliards d'euros
45:58pour les entreprises
46:00surtout dans la dernière ligne droite
46:02il a décidé de geler
46:03les exonérations
46:05il a décidé de geler
46:07les exonérations
46:08de charges patronales
46:10donc elles ne seront pas
46:11indexées
46:12enfin
46:13elles vont être gelées
46:14elles ne seront pas du tout
46:15indexées sur l'inflation
46:16donc elles ne bougeront pas
46:18malgré l'augmentation
46:19du SMIC
46:20automatique
46:21liée à l'inflation
46:24l'assiette
46:25de ces exonérations
46:26de charges patronales
46:27va être élargie
46:28parce qu'entrera
46:30en compte
46:30dans le calcul
46:31de ces exonérations
46:32tous les dispositifs
46:33d'épargne salariale
46:34participation
46:34intéressement
46:35etc
46:35ça c'est 6 milliards d'euros
46:38qui vont peser
46:39également
46:39sur les entreprises
46:41et puis il y a
46:42toutes sortes
46:43de taxes sectorielles
46:45une taxe
46:45sur les produits
46:46sucrés industriels
46:48une taxe
46:49sur le transport maritime
46:50sur les exploitants
46:51d'autoroutes
46:52aéroports
46:52etc
46:53voilà
46:54au total
46:54et sur le textile
46:55il y a plein de taxes
46:57sectorielles
46:57on n'a pas encore eu le temps
46:58de toutes les décortiquer
46:59mais selon le MEDEF
47:02ça représente au total
47:0320 milliards d'euros
47:05c'est le calcul
47:05qu'a fait le MEDEF
47:0620 milliards d'euros
47:07de prélèvement
47:08de taxes supplémentaires
47:10qui vont peser
47:11sur les entreprises
47:12merci beaucoup
47:14on va entendre
47:15de Philippe Dornano
47:16surtout parce que
47:16voilà
47:17Philippe Dornano
47:1820 milliards
47:18tout à l'heure
47:19vous nous dit
47:19ce que je voudrais
47:21que vous vous reveniez
47:22un tout petit peu
47:23sur un point
47:23parce qu'on a entendu
47:24Carly Morisseau
47:25que c'est que le pacte
47:26d'Utreil
47:26il a été sanctuarisé
47:27peut-être d'abord
47:28rester sur la partie
47:29il y a deux piliers
47:30il y a la compétitivité
47:32du site France
47:33qui conditionne
47:35la recette fiscale
47:36et l'emploi
47:37et là vous venez
47:37de faire une description
47:38très claire
47:39c'est-à-dire que
47:41peut-être qu'à ça
47:42on pourrait simplement
47:42rajouter qu'il y a
47:43déjà 65 milliards
47:44d'écarts
47:45entre la fiscalité
47:46et les entreprises françaises
47:47on en rajoute
47:4720 de plus
47:48on casse donc
47:49le moteur économique
47:50on va donc pas avoir
47:511% de croissance
47:52et on va mettre
47:53un nombre important
47:54d'entreprises en danger
47:55compte tenu en plus
47:56de tous les facteurs
47:57géopolitiques autres
47:58la concurrence chinoise
48:00l'impact des droits
48:02de douane américains
48:03et une situation
48:04économique mondiale
48:05qui est très tendue
48:06plus la menace
48:06de la dette
48:08donc on est
48:08on devrait
48:10mettre en marche
48:11le moteur
48:11économique français
48:13pour créer
48:13de la recette fiscale
48:14et là
48:15on va plutôt
48:15en sens contraire
48:16c'est la réaction
48:18pavlovienne
48:19des politiques
48:20quand ils ont
48:21un budget
48:22et c'est une sorte
48:22de cercle vicieux
48:23ils sont en déficit
48:24ils rajoutent
48:25de la taxation
48:26c'est les entreprises
48:27qui font le moins
48:28de coûts de politique
48:29donc on met sur les entreprises
48:30la situation se dégrade
48:32il y a moins d'emplois
48:33il y a moins de recettes fiscales
48:34il y a moins d'activités
48:35et c'est un cercle vicieux
48:37terrible
48:37et on reste
48:38pour le moment
48:38dans cette logique
48:39de cercle vicieux
48:40et ça c'est le premier volet
48:42deuxième pilier
48:42le deuxième pilier
48:44c'est la transmission
48:44d'entreprise
48:45on va rappeler
48:46que vous êtes
48:46une entreprise familiale
48:47on a un enjeu majeur
48:49en France
48:49mais pas qu'en France
48:50en Europe
48:51dans chaque pays
48:51de souveraineté
48:52de maîtrise
48:53de nos savoir-faire
48:54de maîtrise
48:54de notre actionnariat
48:55et ce qui se passe
48:57aujourd'hui
48:57c'est qu'on est
48:58déjà assez bloqué
49:00on a provoqué
49:01la vente
49:01de la plupart des ETI
49:02entre 80 et 2000
49:03et on sait
49:05que cette transmission
49:05d'entreprise
49:05elle est clé
49:06l'Union Européenne
49:07la plaide
49:08le taux moyen
49:09de transmission
49:09en Europe
49:09c'est 5%
49:10nous à la française
49:11on a mis un taux
49:12très élevé
49:12puis ensuite
49:13on a fait un système
49:14pour diminuer le taux
49:15ça s'appelle
49:16le pacte d'Utreil
49:18et ce pacte d'Utreil
49:19le Premier ministre
49:19avait annoncé
49:20qu'il était
49:21sanctuarisé
49:22et en réalité
49:24alors je le dis
49:25avec beaucoup de prudence
49:25parce que
49:26mais en réalité
49:29ce que nous lisons
49:29à l'heure actuelle
49:30si nous le lisons bien
49:31et vous regardez
49:32très attentivement
49:33l'article 5
49:34sur les apports cession
49:35il n'y a plus de cession
49:37il n'y a plus que des apports
49:38et on a remplacé cession
49:39par transmission
49:40donc ça veut dire
49:41que des entrepreneurs
49:43qui détiendraient leurs actions
49:45dans une holding de tête
49:46et qui la transmettraient
49:47paieraient 50%
49:49de droits
49:50de taxes complètes
49:51sur la transmission
49:52c'est un détricotage
49:53du Dutreil
49:54donc on a
49:55on tue
49:56c'est une sorte de fusil
49:57à deux coups
49:58qui est introduit
49:59si c'est confirmé
50:00qui tue
50:01d'une part
50:02le Dutreil
50:03certes il reste à 11%
50:04on n'a touché à rien
50:05mais en fait
50:05on a rajouté derrière
50:0637% de taxation
50:09et c'est également
50:09ça tue également
50:10les holdings de réinvestissement
50:11puisque qui va investir
50:13dans une holding
50:14et utiliser l'argent
50:15pour réinvestir dans l'économie
50:17pour réinvestir dans les start-up
50:18à partir du moment
50:19où il se retrouve
50:20dans une situation
50:21où s'il le fait
50:22il va avoir
50:23une taxation
50:24de 37%
50:25il va devoir liquider
50:26la plus-value
50:26et donc au moment
50:27c'était justement
50:28c'était une des volontés
50:29je parle sous le contrôle
50:30de Caroline
50:30c'était une
50:32ces fameux holdings
50:33c'est là où est stocké
50:35un peu toutes les réserves
50:36et qui fait que
50:37vous ne payez pas
50:38quand je dis vous
50:39c'est
50:39vous les entrepreneurs
50:40les riches
50:42ne payez pas d'impôts
50:42non Caroline
50:43alors d'abord
50:44j'aimerais juste dire
50:45une chose sur ça
50:46un investisseur en France
50:48il paye entre 60
50:49et 70% d'impôts
50:51pas zéro
50:52pas 30
50:53pas 37
50:54il investit dans une entreprise
50:57il paye 55% de fiscalité
50:59dans l'entreprise
51:00et ensuite
51:00s'il distribue
51:01il paye 37%
51:02d'impôts de distribution
51:03et ça
51:04quel que soit le modèle
51:06c'est ce que paye
51:07un investisseur
51:08il peut perdre sa mise
51:09mais il paye l'impôt
51:10la fiscalité
51:11la plus élevée du monde
51:12et le résultat de ça
51:13c'est que déjà
51:14il n'y a pas beaucoup
51:14d'investissement
51:14ce qu'on va faire là maintenant
51:16c'est qu'on va
51:17d'une part détricoter
51:18la transmission
51:19d'entreprises en France
51:20et d'autre part
51:21on va supprimer
51:22les holdings
51:24si ces mesures
51:25sont confirmées
51:25c'est gravissime
51:27c'est toute l'économie
51:28c'est l'économie
51:29des start-up
51:29et de l'investissement
51:30et c'est l'économie
51:31des entreprises familiales
51:33qui est touchée
51:34c'est beaucoup plus grave
51:35encore que ce qui s'est passé
51:36entre 80 et 2000
51:37et on a vu ce qui s'est passé
51:39entre 80 et 2000
51:39entre 80 et 2000
51:40on avait autant d'ETI
51:42que l'Allemagne de l'Est
51:43et 20 ans après
51:44on en avait 2500
51:454 fois moins que les Allemands
51:475 fois moins pardon
51:48même que les Allemands
51:49on est revenu
51:50à 7500 ETI
51:51et aujourd'hui
51:52on est en train
51:53de mettre en place
51:536 étapes adoptées
51:54et si je lis bien
51:55le texte qui est présenté
51:57on va donner un coup d'arrêt
51:59terrible à l'économie française
52:01pour bien comprendre
52:02Philippe Dordano
52:03le ton que vous prenez
52:05en termes de précaution
52:06c'est quoi derrière ?
52:07c'est interprétation possible
52:09erreur possible
52:10ou intention cachée ?
52:13moi je ne fais pas
52:14de procès d'intention
52:15je constate simplement
52:17qu'aujourd'hui
52:17l'article 5
52:18on a remplacé
52:19l'apport cession
52:21par l'apport transmission
52:22d'accord
52:23c'est à dire
52:23on a remplacé le mot
52:24cession dans l'article
52:25et les notaires nous disent
52:26on a eu une journée
52:28pour regarder ça
52:28les notaires nous disent
52:29vous remplacez cession
52:30par transmission
52:31ça veut dire donc
52:32que ça s'applique
52:33à la transmission d'entreprise
52:35ça me paraît même
52:36d'ailleurs peu constitutionnel
52:37puisque ça voudrait dire
52:38que si vous avez
52:39vos actions en direct
52:40vous pourriez les transmettre
52:41avec le pack d'Utreil
52:42et sans liquider
52:44la plus-value
52:44mais si vous les aviez
52:45dans une holding
52:46et que vous les transmettiez
52:47vous liquideriez
52:48la plus-value
52:49si c'est ça
52:50ce qui est l'intention
52:51du gouvernement
52:52et bien ça veut dire
52:54que pour
52:54et alors c'est un piège aussi
52:56parce que pour
52:56beaucoup de structures
52:57d'entrepreneurs
52:59ont des holdings
53:00qui servent aussi
53:01pour réinvestir
53:02dans l'économie réelle
53:02c'est ça qui était
53:03pointé du dos
53:04ça c'est quelque chose
53:05qui est utile
53:06contrairement à ce qu'on explique
53:07on fait des phrases
53:09sur les holdings
53:10et des fantasmes
53:11la holding ça sert
53:12à réinvestir
53:12vous avez déjà payé
53:13près de 55% d'impôts
53:15il vous reste encore
53:16à peu près
53:16une quinzaine de pourcents
53:18à payer
53:18et on vous dit
53:19écoute
53:19on ne va pas te les faire
53:20payer tout de suite
53:20si tu réinvestis
53:21dans l'économie réelle
53:22c'est ça la holding
53:23sinon ça n'a pas d'intérêt
53:25puisque vous ne pouvez pas
53:25l'utiliser
53:26contrairement à ce qu'on a raconté
53:28pour un usage personnel
53:29c'est grave
53:31ça nous inquiète énormément
53:32ça inquiète d'ailleurs
53:33énormément les chefs d'entreprise
53:34c'est le premier jour
53:35on vient juste de voir la mesure
53:37et puis il y a un débat
53:37derrière
53:38peut-être qu'on comprend mal
53:39peut-être que ça n'a pas été voulu
53:41peut-être qu'on comprend mal
53:43c'est peut-être une faute de frappe
53:44non plus sérieusement
53:45merci beaucoup Philippe
53:47une faute de frappe
53:48qui pourrait détruire
53:49l'économie française
53:50c'est vraiment
53:50c'est vraiment quelque chose
53:51qui nous inquiète
53:52qui devrait nous inquiéter
53:53collectivement
53:54au-delà des entreprises
53:55c'est nos salariés
53:56c'est notre économie
53:57c'est notre pays
53:57mais ça paraît tellement énorme
53:59que j'imagine que vous allez quand même
54:00regarder de très près
54:01qu'est-ce qui va se passer
54:03et les développements
54:03merci d'avoir été avec nous
54:04tout au long de cette spéciale
54:06budget
54:06merci Caroline Morisseau
54:08de toutes ces précisions
54:10j'imagine que vous aussi
54:11vous allez regarder
54:11ce fameux article 5
54:12pour voir ce qu'il y a dedans
54:14merci Ludovic mon compère
54:15Ludovic Luchotet
54:16directeur de la rédaction
54:17de La Tribune
54:17voilà c'est la fin
54:18de cette émission spéciale budget
54:20tout de suite vous retrouvez
54:21comme tous les soirs
54:22Tech & Co
54:23bonne soirée
54:27édition spéciale sur BFM Business
54:29Sous-titres par Jérémy Diaz