- il y a 3 semaines
Chaque jour, découvrez la pépite du jour dans la France Bouge avec Elisabeth Assayag.
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00:00Europe 1, la France bouge, la pépite.
00:02Avec vous Franck David Cohen, on parle d'éducation nationale parce que c'est le sujet essentiel de votre application,
00:08de votre entreprise.
00:09D'abord on va vous découvrir vous, vous avez 47 ans, l'entreprise a 10 ans, mais vous êtes encore
00:13une start-up ?
00:15Alors après, start-up ça veut dire beaucoup de choses, mais je dirais que dans l'éducation, on a une
00:20saisonnalité qui fait qu'on avance d'année scolaire en année scolaire.
00:26Donc 10 ans finalement, c'est pas si long que ça dans l'éducation.
00:31Une entreprise, une start-up en général, on va regarder son évolution au mois le mois, mais on ne peut
00:35pas faire comme ça.
00:36C'est vraiment d'année en année, donc une start-up de l'éducation, 10 ans, elle commence à avoir
00:40une... c'est l'adolescence on va dire.
00:42C'est l'adolescence, bon courage.
00:43Donc vous avez une formation d'ingénieur, vous vous avez baigné dans cet univers-là, et en parallèle vous avez
00:50une passion et c'est le cinéma.
00:52Vous arrivez à combiner les deux, je crois que vous avez travaillé dans le cinéma aussi.
00:54Oui, tout à fait. Alors c'est vrai que je suis passionné de cinéma et de technologie.
00:58Alors c'est deux choses qui paraissent finalement très indépendantes, mais qui commencent à se rejoindre un petit peu.
01:04Et en parallèle de Classroom, depuis 2017, je réalise des films immersifs.
01:08Donc des films qui sont faits pour être vus dans des lunettes connectées ou des casques de réalité virtuelle,
01:14et qui vous permettent d'être complètement transportés dans la scène.
01:18Donc c'est d'ailleurs même les usages dans l'éducation ou la formation peuvent être très intéressants.
01:23Bien sûr, on peut faire ce mix des deux.
01:25L'aventure de Classroom, elle est née d'une histoire personnelle.
01:28Vous avez des enfants, il y a 10 ans, qui sont plus jeunes évidemment, ils ont 10 ans de moins.
01:32Vous avez un ami qui est en garde partagée,
01:35et il n'a pas du tout les informations qu'envoie l'école à la mère de ses enfants.
01:44Oui, tout à fait. Quand on a démarré, on avait commencé, on voulait créer un réseau social avec un ami
01:50de l'université.
01:52Et puis finalement, on a dû pivoter.
01:56Et quand on a pivoté, on s'est posé la question de savoir comment le travail qu'on avait déjà
02:01fait pouvait être utile dans d'autres domaines.
02:03Et lui était très partant pour l'éducation, parce qu'il avait effectivement divorcé.
02:09Il n'avait pas la garde de sa fille, donc il ne pouvait pas suivre la scolarité autrement des communications
02:16classiques,
02:16qui étaient un petit peu le cahier de liaison, enfin toutes ces choses qu'on a tous connues quand on
02:21était enfant.
02:21Et voilà, l'idée d'apporter quelque chose de simple,
02:25parce que c'est très important la simplicité, c'est ce qui inclut tout le monde.
02:28Puisque quand vous faites une application complexe...
02:30Surtout avec l'éducation nationale, parce que tout le monde ne manie pas les technologies.
02:35Absolument, mais avec tout, dès que vous avez souvent un rapport avec un service de l'État,
02:41où il faut se connecter, c'est toujours compliqué.
02:44Donc quand vous regardez la diversité des gens qui ne sont pas tous égaux face à la technologie,
02:49c'est très important de proposer quelque chose de simple.
02:51Alors donc, vous avez créé Classroom, je vous laisse pitcher pendant une minute,
02:54vous a hâte de savoir ce que c'est concrètement, et ensuite on se retrouve, c'est à vous.
03:00Alors Classly, notre application développée par Classroom,
03:03est une application de communication entre les parents et les professeurs des écoles,
03:07donc dédiée aux classes de la petite section de maternelle jusqu'au CM2, juste avant le collège.
03:12Et ça se présente sous la forme d'un réseau social privé de la classe,
03:16où le professeur va publier des informations sur la classe,
03:21des photos des activités, des devoirs, tout un tas d'informations
03:25qu'il souhaite partager avec les parents d'élèves.
03:28De leur côté, les parents évidemment ne publient pas dans la classe,
03:30l'idée ce n'est pas de faire quelque chose qui va demander énormément de travail au prof
03:34en termes de modération, mais ils vont pouvoir interagir avec le prof
03:37pour signaler une absence, demander un rendez-vous avec le prof,
03:41ou tout simplement transmettre une information.
03:42Donc c'est des besoins qu'on a quotidiennement à l'école,
03:46et l'application est très facile à utiliser,
03:49donc tous les parents s'y connectent,
03:50on a 94% des parents qui se connectent au moins une fois par semaine,
03:54et en plus elle est capable de traduire dans une centaine de langues,
03:57ce qui permet d'inclure les parents qui ne parlent pas le français.
04:01Pile une minute, il est très fort.
04:02Franck David Cohen sur Europe 1, président confondateur de Classroom.
04:06Vous en pensez quoi autour de la table de la France ?
04:07Bouge-Antoine Lacroix, vous connaissiez ?
04:09Je trouve ça génial, on s'observe, on se croise sur des salons,
04:13et on est absolument fan de l'application,
04:15il y a un très gros besoin dans ce sens.
04:16Oui, en plus il y a des règles du jeu très claires,
04:18les parents ne postent pas dans la classe,
04:20les échanges privés sont toujours à l'initiative du professeur.
04:25David Smadja, les forces, les atouts de cette start-up ?
04:28Moi ce que j'ai adoré, je le dis un peu avec mon regard d'avocat,
04:32c'est qu'il y a une innovation technologique, mais il n'y a pas que ça.
04:34Il ne faut pas oublier que les dangers qui sont liés au réseau,
04:37c'est le manque de modération.
04:39On les voit sur des groupes WhatsApp de classe.
04:41Exactement, on a une application, on a des échanges privés à l'initiative du professeur,
04:45on a des entrées qui sont validées,
04:46on a vraiment un produit qui a été aussi conçu,
04:49compte tenu des risques finalement qui existent sur les réseaux sociaux.
04:51Donc tous les sujets de modération,
04:54je vais très loin, j'extrapole, mais on a connu aussi des sujets d'harcèlement,
04:57en fait ça permet quand même aujourd'hui de cantonner l'application,
05:01et d'éviter les risques, et je pense que c'est ce qui justifie aujourd'hui
05:04une adoption massive de la part, si je ne dis pas de bêtises,
05:07des professeurs d'un côté et évidemment des parents de l'autre.
05:09Donc c'est un produit qui a été pensé pour éviter aussi ces dérives.
05:16Je crois qu'en plus elle est traduite en plusieurs langues ?
05:19Deux sujets, évidemment.
05:21Moi ce qui m'a marqué aussi, c'est évidemment la traduction en plus de 100 langues,
05:23et je trouve que c'est un levier d'inclusion qui est absolument magnifique.
05:26C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les parents qui sont non francophones,
05:29et ils en existent, reçoivent des messages du professeur dans leur langue automatiquement.
05:32Donc ça veut dire qu'en fait, ces parents-là qui ne pouvaient jusqu'alors pas suivre
05:35finalement la scolarité de leur enfant, vont pouvoir s'impliquer.
05:38C'est ça, quand on a un message de l'ENT ou d'école directe
05:41et que tous les parents ne sont pas francophones, c'est très compliqué.
05:44Vous êtes parmi nous ce soir, Stéphane Le Gouen,
05:46mais il va y répondre dans quelques instants, David Smadja,
05:48avec une vraie question pour le coach, on parlait d'éducation nationale.
05:51Vous, vous avez besoin qu'on fasse bouger les lignes,
05:54parce que c'est compliqué de pénétrer ce marché de l'éducation nationale.
05:58Je pense qu'à partir...
06:01Alors, mon prénom c'est Franck-David Cohen aussi.
06:03Vous avez dit Stéphane Le Gouen.
06:05Si vous voulez la refaire peut-être.
06:08Votre question par rapport à Franck-David Cohen,
06:11par rapport à cette problématique,
06:13comment faire bouger les lignes, c'est ça ?
06:16Tout à fait. Après, vous savez qu'il y a une innovation technologique,
06:19il y a toujours une réticence.
06:21On est toujours réticents de ce qu'on ne connaît pas,
06:23en particulier les institutions.
06:25Moi, je me souviens, parce que justement, j'ai 47 ans de l'arrivée d'Internet,
06:28à une époque où on avait notre Minitel français national,
06:32et il fallait absolument conserver la plupart des services sur Minitel,
06:35et surtout pas les avoir disponibles sur Internet.
06:38Aujourd'hui, on en rigole,
06:40mais à l'époque, c'était vraiment un problème
06:41pour ceux qui avaient envie de proposer des services sur Internet.
06:44Aujourd'hui, on se retrouve dans la même situation,
06:47où on a, en fait, des solutions qui existent depuis longtemps,
06:51qui sont un peu indigestes, je dirais, pour les parents,
06:55où la connexion est compliquée,
06:57où l'usage, vous avez des logiciels qui ressemblent un peu
07:01à des logiciels de comptabilité,
07:03donc c'est pas très sympa à utiliser.
07:07Et vous avez ce côté à l'éducation nationale,
07:10très attaché à la maîtrise des solutions qu'ils proposent.
07:15Donc, toujours une méfiance.
07:18Mais cette méfiance, aujourd'hui,
07:19puisque, comme vous l'avez dit, on a 10 ans,
07:21elle diminue.
07:22Donc là, la problématique, c'est qu'il y a une méfiance
07:24de la part de l'éducation nationale
07:25pour pénétrer ce marché,
07:27parce qu'on l'a dit depuis tout à l'heure,
07:28il y a un constat, tout le monde n'est pas au même niveau
07:31sur l'utilisation des nouvelles technologies.
07:32Donc, quelle est votre question pour David Smadja,
07:35Franck-David Cohen ?
07:36Votre question au coach.
07:38Et ensuite, dans un instant, il va y répondre.
07:40Alors, ma question, ce serait,
07:41aujourd'hui, quand on est dans un marché
07:43qui dépend énormément des services publics,
07:46puisque aujourd'hui, on a à peu près 85% d'écoles
07:49qui sont des écoles publiques,
07:50donc quand on adresse le marché des écoles,
07:53on ne peut pas se dire,
07:54on va se concentrer que sur les 15% d'écoles privées.
07:57Donc, quand on est dépendant,
07:59qu'on propose un produit qui, clairement,
08:01va dans le sens de l'intérêt général,
08:02puisque, comme vous le disiez tout à l'heure,
08:04c'est un produit qui permet d'inclure les familles, etc.
08:07Comment fait-on pour faire bouger les lignes
08:09et pour ne pas se retrouver bloquées ?
08:11Comment fait-on pour faire bouger les lignes,
08:12ne pas se retrouver bloquées ?
08:14David Smadja a étudié le sujet.
08:16David, je vois, il y a plein de pages autour de lui.
08:19Ce sont des vraies, vraies, vraies questions.
08:20Ce sont des vraies questions.
08:22On va y répondre dans un instant.
08:24Ce sera juste après le point sur l'info.
08:33Vous êtes bien dans la France bouge.
08:35Bienvenue si vous nous rejoignez sur Europe 1.
08:36On parle rentrée scolaire.
08:38Ce soir, avec un acteur industriel d'Annecy depuis 1947,
08:41c'est l'entreprise MAPED, son directeur général.
08:45Et parmi nous, ce soir, c'est Antoine Lacroix.
08:47Nous sommes toujours avec la start-up de ce soir.
08:49Une start-up qui a 10 ans,
08:50mais bon, comme il nous disait tout à l'heure dans l'éducation,
08:5210 ans, c'est encore très jeune.
08:53C'est Franck David Cohen qui est le président et le cofondateur de Classroom
08:57et qui est venu nous présenter l'application Classly.
09:00Et le coach de ce soir, David Smadja, fondateur du cabinet Milestone Avocat.
09:03Dans un instant, on va échanger avec Adeline Dupuis, alias maîtresse Adeline.
09:08Mais tout à l'heure, justement, Franck David Cohen vous posait cette question au coach.
09:12Vous vous permettez, vous facilitez le lien entre les familles et les professeurs
09:18en termes de communication.
09:19C'est traduit dans plusieurs langues, ce qui facilite la tâche
09:23quand on n'est pas forcément francophone.
09:25Mais vous avez cette problématique,
09:27c'est comment faire pour avoir plus d'entrées au sein du service public,
09:34au sein de l'éducation nationale.
09:36David Smadja.
09:37Vaste question, d'autant plus quand on s'adresse à la personne publique.
09:42Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, en travaillant un peu le sujet,
09:45j'ai relevé à mon avis deux points qui pourraient nous intéresser.
09:47Il y a des leviers juridiques.
09:48Il y a toujours des leviers.
09:49Le premier point, c'est un point qui est juridique,
09:51mais c'est proposer ce qu'on appelle des expérimentations officielles
09:54qui sont prévues par la loi.
09:55C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il faut savoir que le code de l'éducation
09:57permet d'inscrire dans les projets d'école,
10:00évidemment avec l'accord, vous l'avez compris, des autorités académiques,
10:03des expérimentations de cinq ans ou plus.
10:05Et ces expérimentations-là vont viser expressément
10:07l'utilisation d'outils et ressources numériques
10:10avec notamment la participation des parents d'élèves à la vie de l'école.
10:13C'est-à-dire qu'aujourd'hui, justement, ce texte de loi vise à essayer de renforcer,
10:17vous l'avez compris, l'adoption par la personne publique
10:19de ces outils numériques qui, jusqu'alors,
10:22pêchaient pour mille et une raisons auprès de ces institutions-là.
10:25Mais l'autre point qui nous intéresse vraiment,
10:27c'est utiliser le droit pour faire finalement un levier d'acquisition.
10:30Et c'était un peu le sujet que j'avais abordé tout à l'heure.
10:32C'est la CNIL, vous savez, cette fameuse Commission nationale informatique et liberté,
10:36qui a publié il y a trois jours,
10:37alors ça c'est...
10:38Ça tombe bien.
10:38Le timing est bon, une grille, finalement, de critères qu'un outil collaboratif scolaire,
10:43un ENT ou un alternatif, doit remplir.
10:46Et donc finalement, vous avez une checklist avec les sujets d'analyse d'impact,
10:48de sous-trestance, conforme effectivement au fameux RGPD,
10:52vous savez, la réglementation sur la protection des données personnelles
10:54et les hébergements qui sont de confiance.
10:56Et en définitive, cette publication de la CNIL,
10:59qui est évidemment adressée à la personne publique,
11:01vous devez en fait, vous, arriver en cochant tous les critères.
11:04Parce que finalement, en cochant tous les critères,
11:06vous allez donner aux académies de quoi finalement les autoriser
11:09à contracter avec vous,
11:11d'autant plus que plus vous êtes conforme,
11:13moins l'acheteur public va prendre de risques
11:15et finalement, ça facilitera évidemment la signature du contrat.
11:20Donc je pense sincèrement que...
11:21Je vous l'enverrai, elle est sortie il y a quelques jours,
11:24mais je pense que cette publication est assez intéressante justement pour la personne publique.
11:28Franck-David Cohen, vous étiez au courant de cette nouvelle publication ?
11:32Alors, je n'étais pas au courant de cette nouvelle publication.
11:34Pour les expérimentations, c'est effectivement un bon conseil
11:35qu'on a suivi avant même de l'avoir,
11:37puisqu'on a commencé par une expérimentation avec l'éducation nationale,
11:41mais pour la CNIL, pardon ?
11:42Où ?
11:43Dans plusieurs écoles, à Paris, à Grenoble...
11:47Donc vous êtes quand même déjà un petit peu présents ?
11:49Ah, on est présents, on a 2,5 millions d'utilisateurs en France.
11:52Mais vous voulez plus ?
11:53En fait, ce n'est pas qu'on veut plus,
11:54c'est qu'aujourd'hui, on a des milliers de professeurs
11:56qui veulent utiliser notre application
11:58et qui ont un refus de leur inspecteur,
12:00qui leur dit, ben non, ce n'est pas autorisé,
12:02parce que, pour x ou y raison.
12:04Et en fait, comme le disait M. Smadja,
12:08vous avez aujourd'hui une nécessité,
12:10par rapport au RGPD,
12:12de faire une convention avec chaque académie.
12:14Donc il y a différentes académies,
12:16comme l'Académie de Versailles,
12:17qui est quand même la plus grosse,
12:18avec laquelle on a conventionné,
12:20mais vous en avez d'autres
12:21qui ne nous répondent pas, par exemple,
12:22et avec qui on aimerait bien conventionner.
12:24Donc peut-être que ce levier juridique
12:26va pouvoir permettre
12:27d'ouvrir plus de portes.
12:31Je pense que c'est la méconnaissance aussi
12:32des institutions publiques
12:34sur ces sujets-là
12:34qui ne permet pas...
12:36En fait, c'est un chantier
12:37trop important pour eux,
12:38trop complexe.
12:39Mais tellement important, surtout,
12:40tellement essentiel,
12:41parce que communiquer entre
12:43la famille et les professeurs,
12:45c'est la base de tout,
12:47c'est pour le suivi de l'enfant.
12:48Et moi, je suis certain
12:49que cette grille établie par la CNIL,
12:51qui est adressée à cette personne publique,
12:53qui va permettre justement
12:54de cocher ces critères,
12:55de bien comprendre
12:56les raisons pour lesquelles
12:57il n'y a strictement aucun risque
12:58à passer par, évidemment,
13:00ces nouveaux outils
13:00qui sont intuitifs,
13:01beaucoup plus simples d'utilisation
13:02que les outils traditionnels en plus.
13:04Et l'aberration en plus
13:05de cette histoire,
13:05c'est que je crois
13:06qu'il y a même des professeurs
13:07qui, face au refus
13:10de leur académie,
13:12ils payent de leur propre poche,
13:13Classly, c'est ça ?
13:14Oui, alors là,
13:15c'est un peu plus compliqué,
13:16mais ça va peut-être embêter
13:17vos auditeurs,
13:17mais dans les écoles publiques
13:19du premier degré,
13:20ce sont les collectivités
13:21qui sont en charge des budgets.
13:22Donc, quand vous voulez utiliser
13:23une application,
13:24il faut évidemment
13:24que l'éducation nationale
13:25soit d'accord,
13:26mais il faut que la mairie paye.
13:28Et en l'occurrence,
13:29c'est très compliqué.
13:31Donc, parfois,
13:32les profs préfèrent
13:32aller plus vite
13:33et payer de leur propre denier,
13:35ce qui n'est évidemment
13:35pas souhaitable.
13:36Donc, son meilleur porte-parole
13:37pour Classroom,
13:38c'est les professeurs ?
13:39Totalement.
13:40Et pour moi, évidemment,
13:41ce sont eux,
13:42les utilisateurs aussi principaux
13:43et ce sont eux,
13:44ces fournisseurs-là
13:45qui vont utiliser cet outil
13:47et qui vont pouvoir
13:48aller créer cette adhésion
13:50et même inverser
13:51un peu le rapport de force.
13:52Je sais que vous organisez
13:53des rencontres
13:54avec les professeurs,
13:54donc finalement,
13:55vous créez une communauté
13:56de professeurs aujourd'hui
13:57qui deviennent des porte-parole.
13:58Ça, on en a parlé tout à l'heure.
13:58C'est les nouveaux influenceurs.
13:59Non, non, mais je trouvais ça fantastique.
14:01Je crois que chaque année,
14:01vous organisez vraiment
14:02une réunion.
14:03Tout à fait.
14:04Et là, allez-y.
14:05Chaque année,
14:07le premier jour des grandes vacances,
14:08on rassemble
14:09tous les professeurs
14:10de France.
14:11Donc, on a 2500 professeurs
14:12qui viennent à la station F
14:13au CAD,
14:14Classly Education Day,
14:16et ça nous permet
14:17de faire plein de rencontres,
14:18plein d'échanges
14:19et c'est devenu
14:22le plus gros rassemblement
14:22de profs.
14:23Donc, on est très, très heureux
14:24d'en être à l'initiative
14:25et c'est complètement
14:27en phase avec notre ADN,
14:28c'est-à-dire que c'est le prof
14:29qui doit être le décideur
14:30de tout ça.
14:31Adeline Dupuis,
14:32Adlias, maîtresse Adeline,
14:33vous connaissiez Classroom,
14:35Classly ?
14:35Oui, tout à fait,
14:36je l'ai utilisé dans ma classe.
14:37Parce que vous êtes
14:37institutrice,
14:38vous êtes professeure.
14:39Et je suis même allée au CAD
14:40cette année,
14:41donc je n'ai rencontré
14:42pas un professeur.
14:43Vous-même,
14:43vous êtes une ambassadrice
14:44à l'heure de cette solution ?
14:46Bientôt, j'espère.
14:48C'est le but de la France bouge ?
14:50Oui.
14:50On peut l'annoncer ici
14:51à la radio.
14:52C'est génial.
14:53Et bien voilà,
14:53c'est fait pour ça.
14:54C'est la France bouge.
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