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  • il y a 5 semaines
David Lisnard, maire de Cannes et candidat à l’élection présidentielle, était l’invité du Face à face sur BFMTV et RMC.

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Transcription
00:00Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour David Lysnard.
00:04Bonjour.
00:04Merci d'être mon invité ce matin. Vous êtes maire de Cannes, vous êtes à la tête de votre propre
00:10mouvement politique,
00:12un mouvement libéral, résolument libéral, et vous êtes candidat à l'élection présidentielle.
00:17Honnêtement, vous devriez être le candidat des patrons.
00:19Et pourtant, hier, ils ne vous ont pas mis sur la scène.
00:22Est-ce que vous n'êtes pas trop nombreux ? Pardon de vous poser la question aussi franchement, mais est
00:26-ce que vous n'êtes pas trop nombreux ?
00:27C'est pour ça que je propose une sélection, pour éliminer un certain nombre d'entre nous.
00:31Vous dites candidat des patrons. Moi, j'ai été petit patron, j'ai été commerçant, j'ai été aussi salarié.
00:37Je suis aussi le candidat de ceux qui veulent s'en sortir dans la vie.
00:40C'est-à-dire de montrer que le système tel qu'il est aujourd'hui ne peut créer que du
00:45déterminisme social, de la précarité, etc.
00:50Le débat d'hier, c'était entre ceux qui ont planté le pays et ceux qui le planteront encore plus.
00:56Donc, moi, j'arrive avec mon expérience du terrain, à la fois de maire, de père de famille, de personnes
01:04qui viennent aussi du privé.
01:05Et on le sent bien, la législation.
01:06Et j'ai envie de faire entendre cela parce que je crois qu'on peut vraiment redresser le pays,
01:09à condition de tenir une direction, de redonner le pouvoir aux Français, de travailler avec pragmatisme.
01:16Bref, de retrouver une certaine constance.
01:19Ce qui est sûr, c'est qu'il y a, vous parlez souvent aussi de questions régaliennes, de sécurité,
01:23mais sur l'économie, clairement, ce début d'année présidentielle, il commence avec des problématiques très clivantes,
01:31avec la question de la dette, de l'héritage, des retraites.
01:36Sur l'héritage, voilà une question fondamentalement clivante.
01:40On a eu cette semaine, du côté de la gauche, quelqu'un comme Mathilde Panot, à mon micro,
01:44qui disait, à partir de 12 millions, on prend tout.
01:48On a la CFDT qui dit, il faut taxer dès le premier euro.
01:51Et on a, de l'autre côté, quelqu'un comme Marine Le Pen, qui dit que c'est un impôt
01:55immoral,
01:56l'impôt sur les successions.
01:57Et Bruno Retailleau qui dit, je les baisserai. Vous ferez quoi ?
02:00Vous voyez, je ne vais pas aller tout de suite sur la morale, mais on pourra aller sur les principes.
02:04Si la France manquait d'impôts, je trouve que ce débat serait légitime.
02:07On est le pays qui a le plus d'impôts et de charges.
02:10C'est incontestable. 45% de prélèvement obligatoire.
02:12Premier élément.
02:13Deuxième élément, on est le pays qui taxe le plus l'héritage aujourd'hui.
02:16C'est incontestable aussi.
02:17Le taux de 45% le plus élevé, ou un des plus élevés du monde, un des trois plus élevés.
02:22Donc, je veux bien, mais tout ça, c'est du détournement d'opinion.
02:25Parce que ça évite la seule question qui vaille aujourd'hui.
02:29Comment est-il possible que dans le pays où nous payons le plus d'impôts et de charges,
02:33on ait une dégradation des services publics et des comptes publics ?
02:36Comment se fait-il qu'alors qu'on paie plus d'impôts qu'ailleurs, on ait de plus en plus
02:39de dettes ?
02:40Et comment se fait-il que dans le pays qui a le record du monde de la dépense publique,
02:43on attende de plus en plus aux urgences ?
02:45Moi, je le vois dans ma commune et dans plein de communes.
02:47C'est ça qui va rester là ?
02:48C'est-à-dire les impôts en soi ?
02:50Mais il faut de l'impôt, évidemment.
02:52Il faut du bien commun et il faut du service public.
02:54C'est une évidence en subsidiarité, comme on dirait.
02:57Mais ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui, quelle est l'efficacité de l'impôt ?
03:01À quoi sert notre argent ?
03:02Comment se fait-il que dans plein de villes aujourd'hui, dont la mienne,
03:05après une heure du matin, il n'y ait quasiment plus, voire plus de police nationale ?
03:08Comment se fait-il qu'on ait des multirécidivistes dans la rue ?
03:11Comment se fait-il qu'il manque 20 000 places de prison depuis 15 ans ?
03:14Donc, il ne parle pas de ça.
03:16Il ne parle absolument pas de l'organisation des pouvoirs publics.
03:18On a de plus en plus d'agents de la fonction publique.
03:21Très souvent, d'ailleurs, pas managés, pas commandés, pas bien traités.
03:25Et on a de moins en moins de services publics sur le terrain.
03:27C'est ça la question.
03:28Et c'est cette question-là, moi, que j'essaie de répondre.
03:30Parce qu'en tant que Français, c'est ce qui me préoccupe.
03:32Sur la question de l'héritage, je vous repose la question.
03:34Est-ce qu'il est compréhensible, acceptable de taxer dès le premier euro ?
03:39Ou alors, à l'inverse, de se dire qu'il y a un seuil et en dessous, on ne paie
03:42rien ?
03:42Je suis, en en vient au principe, je pense qu'il faut respecter la propriété privée.
03:46Et notamment la propriété du fruit de son travail.
03:49Pourquoi Mme Panot dit qu'on prend tout ?
03:51Mais c'est qui ceux-on ?
03:53Pourquoi l'État gérerait mieux l'argent que ceux qui l'ont gagné ?
03:56Moi, je suis même pour la liberté d'attribution de l'héritage à qui on veut.
04:00de faciliter, de baisser toutes les fiscalités pour le transmettre aux jeunes, du vivant.
04:05Aujourd'hui, c'est 100 000 euros par tranche, par 15 ans, par enfant.
04:10Mais c'est totalement insuffisant.
04:11Tous les pays qui ont libéré cela ont recréé de la mobilité du capital au profit de la jeunesse.
04:17Et je le répète...
04:18Ça veut dire quoi, ça, David Disnarkand ?
04:19Vous dites deux choses.
04:21C'est-à-dire, un, je veux favoriser la transmission.
04:23Ça veut dire qu'il faudrait pouvoir transmettre plus et moins taxer, plus régulièrement,
04:28tout au long de sa vie, à ses enfants, ses petits-enfants.
04:31Oui, notamment l'indirect, mais aussi donner une plus grande liberté d'attribution
04:35pour des gens qui ont de l'argent, pour des causes, la cause animale, attribuer, pourquoi
04:39pas, un fonds de capitalisation, que vous remarquerez que...
04:42Des fondations ?
04:42Que je propose depuis des années pour la retraite.
04:44Et maintenant, j'ai vu que d'autres le reprennent, les mêmes qui les disqualifient.
04:48Donc, c'est...
04:49Et pardon, vous avez dit une autre chose, David Disnark, vous avez dit, je suis pour aussi
04:53faciliter le fait de transmettre, y compris à d'autres et à qui on veut.
04:57Vous avez peut-être vu que Clémence Guettet, députée LFI, est favorable à davantage
05:02de droits pour l'amitié, et notamment la question de la transmission du patrimoine.
05:07Non, mais moi, je trouve...
05:09Enfin, je ne comprends pas ces gens-là, si vous voulez.
05:11Mais vous dites la même chose, non ?
05:11Oui, mais ce n'est pas la politique, mais ce n'est pas l'amitié.
05:14L'amitié, c'est subjectif, c'est intime.
05:17Enfin, je comprends que quand on est ultra-interventionniste, d'extrême-gauche, ultra-communiste, on veut
05:23même réguler l'amitié, on veut même faire un régime fiscal pour l'amitié.
05:26Mais moi, ça ne m'intéresse pas.
05:27Ce que je veux, c'est qu'on laisse les gens tranquilles, qu'on les laisse faire
05:30leur vie, quoi.
05:30C'est aussi simple que cela.
05:31Sur ce point, ça aussi...
05:32On ne va pas faire un régime fiscal pour l'amitié.
05:34Et en plus, elle ne dit pas que cela.
05:37Pardonnez-moi, elle ne dit pas que cela.
05:38Elle rattache cela à, évidemment, le dénigrement de la famille.
05:44Dans le même propos que j'ai entendu a posteriori, elle estime que la famille traditionnelle,
05:51on va dire, qui peut être recomposée ou pas d'ailleurs, est une espèce de scorie
05:55d'extrême-droite.
05:56Donc vous voyez, ces gens-là sont des idéologues, sont des extrémistes et sont très dangereux
06:00à mon sens.
06:00Donc favoriser, malgré tout, effectivement, la transmission...
06:03Mais la propriété...
06:04Parce que vous savez, l'impôt...
06:06Moi, je ne suis pas concerné à toute personne par l'héritage, donc j'en parle très librement.
06:09Mais l'héritage, il a déjà payé l'impôt.
06:12Plein de fois.
06:14C'est un impôt sur la mort, l'impôt sur l'héritage.
06:17C'est quand même un argent qui a été déjà le plus taxé au monde.
06:22Nous avons le record du monde des prélèvements obligatoires, des impôts et des charges.
06:26Alors, tous ces gens-là sont des génies pour inventer des nouveaux impôts, ça je leur
06:29fais confiance.
06:30Ils sont super astucieux pour ça.
06:32Mais aujourd'hui, on a trop d'impôts.
06:33Si on veut relancer l'activité économique, la prospérité, si on veut que les Français
06:37gagnent plus d'argent, il faut aujourd'hui moins pénaliser la création de valeur et la
06:41transmission du capital et de la valeur.
06:43David Lysnard, tout est lié au fond, la question de la transmission, la question de la
06:47vie, la retraite, l'âge.
06:49Vous l'avez peut-être entendu, vous venez de parler de la capitalisation, on va y venir,
06:52mais simplement sur l'âge pivot, l'âge de la retraite.
06:55Bruno Retailleau, hier, dit qu'il faut indexer potentiellement ou faire évoluer l'âge
07:00de départ à la retraite en fonction de l'espérance de vie.
07:03Qu'en pensez-vous ?
07:04Oui, c'est une proposition qu'on fait depuis très longtemps, qui a été suivie dans
07:08beaucoup de pays.
07:09C'est un principe de réalité.
07:10Mais moi, je vais bien plus loin.
07:12Je pense qu'il faut cesser de vouloir entretenir un système qui est mort.
07:15L'État-providence ne peut plus fonctionner tel qu'il a été conçu en 1945 parce qu'il
07:20reposait sur trois piliers qui n'existent plus.
07:22Le premier pilier, le plus important, c'était la démographie.
07:24On faisait des enfants et on faisait reporter.
07:26C'était une base de pyramides qui cotisait pour les autres.
07:28Aujourd'hui, c'est une pyramide de Ponzi, comme on dit, c'est-à-dire qu'il y a de
07:30moins en moins de cotisants.
07:31On va fermer 4000 écoles, pas classe, en France dans les cinq prochaines années.
07:35Moi, je suis maire, je vois ça partout parce qu'il n'y a plus de gamins.
07:39Et c'est une réalité.
07:39On va ouvrir 2000 EHPAD et on va fermer 4000 écoles.
07:42La révolution démographique, elle change tout.
07:44Elle change le rapport à la santé.
07:46Elle change le rapport aux bénévolats.
07:47Elle change tout.
07:48Le deuxième pilier, c'était une immigration maîtrisée, moins de 100 000, et du travail.
07:54L'année dernière, seuls 13% des titres de séjour ont été pour le travail.
07:59Donc, c'est une immigration maintenant massive, non maîtrisée de peuplement, qui coûte
08:02cher aux finances publiques.
08:03Troisième élément, c'était des gains de productivité énormes.
08:06On va en retrouver dans quelques années.
08:08Je travaille beaucoup actuellement sur la robotique, l'IA et l'évolution du rapport
08:11au travail.
08:12J'aurais aimé d'ailleurs qu'on parle de ça hier dans les débats.
08:14J'ai essayé d'en parler dans mon débat avec M.
08:16Roussel.
08:17Le vrai débat de l'AREF, hier, c'était entre M.
08:18Roussel communiste et moi.
08:19Il y avait deux versions.
08:20Et c'est celui, d'ailleurs, je trouve qu'une grande chaîne telle que la vôtre,
08:23on a dû s'en emparer, laisser le débat pénible aux autres.
08:25Qui n'aurait pas dû être privatisé, ce débat.
08:28En effet, vous avez bien raison.
08:29Et moi, j'ai pas dit ça.
08:31L'an dernier, j'étais moi-même sur cette scène.
08:34Et c'est moi qui avais animé le grand débat de l'AREF.
08:37Et nous avions tout à fait laissé les autres chaînes pouvoir le partager.
08:41France Info avait d'ailleurs diffusé ce débat en même temps.
08:44Je pensais pas toucher une corde aussi sensible.
08:45Oui, mais je le fais parce que je trouve que c'est très important, la démocratie.
08:48David Lissnard, vous disiez, les robots, en effet, vous l'avez vu, notamment en Chine,
08:52ils se développent.
08:52Est-ce qu'au fond, il faut accepter que face à cette réduction de la démographie,
08:57certains disent, ben il faut, ça justifie davantage d'immigration.
09:01Vous vous dites, non, ça ne doit pas justifier davantage d'immigration.
09:04On doit transformer le travail ?
09:05Oui, absolument, parce que la population française, y compris, moi j'ai beaucoup d'immigrés récents
09:10dans ma commune, c'est une ville qui a un taux de pauvreté élevée, beaucoup d'immigration
09:14maghrébine, Cap-Verdien, etc., veulent de l'ordre.
09:16Et me disent qu'aujourd'hui, eux-mêmes sont les premiers à me dire qu'il faut fermer
09:21le robinet migratoire.
09:22Et qu'il y a un enjeu, c'est de préserver un mode de vie, l'égalité homme-femme.
09:26Vous voyez cette extrême gauche qui voit du patriarcat dans une côte de bœuf sur un barbecue,
09:30mais qui ne voit pas de patriarcat sur la burqa.
09:34Ils sont quand même un peu dézingués, si vous voulez.
09:38Désingués ?
09:38Oui, oui, je le pense, oui.
09:40Et ce problème, c'est qu'ils sont en train de...
09:42Cette idéologie indigéniste, racialiste, qui devient raciste, qui est souvent antisémite,
09:47est en train de contaminer des écoles, des universités, parfois des médias, parfois
09:52des grandes écoles.
09:53Donc il y a un problème civilisationnel aussi, qu'il faut regarder en face.
09:56Et la robotique, je vous annonce, je fais du teasing, comme on dit, mais je vais sortir
10:01un ouvrage sur l'IA et la robotique, un petit ouvrage sur l'encyclique du pape dans
10:06quelques semaines.
10:07Il y a un lien ?
10:08Oui, parce qu'en fait, d'abord c'est accrocheur pour le vendre.
10:11C'est ça ce que je me disais, mais attendez, le pape, la robotique, j'ai plein de comprendre.
10:14Simplement, j'ai visité une entreprise à Paris qui s'appelle Vend'Aircraft, qui est fantastique,
10:18une des meilleures au monde pour les exosquelettes et les robots, qui vont faire un accord stratégique
10:23avec Renault.
10:23Et j'ai compris beaucoup de choses ce jour-là.
10:25Et en même temps, j'avais lu l'encyclique qui pose des vraies questions.
10:27Après, je ne suis pas d'accord sur tout dans l'encyclique, mais j'aurais aimé que
10:30les hauts commissariats aux grands machins qui ne servent à rien en France, aux commissariats
10:33aux hautes autorités, machin, aient la même réflexion de prospective.
10:37Ce que je veux dire, c'est qu'on va avoir dans 30 ans d'hypothèses raisonnables 50 millions
10:41de robots en France, 20 millions dans l'industrie et les services, 20 millions dans les ménages,
10:45ça va être un marché colossal, et 10 millions pour aider les personnes à mobilité réduite,
10:49les personnes âgées et tout.
10:49Donc tout cela, il faut voir quelle sera la fiscalité là-dessus, comment on répartit
10:55la productivité, la valeur ajoutée et la taxation de la valeur ajoutée par rapport
11:00à ces nouveaux outils.
11:01C'est passionnant, et c'est ce futur-là qu'il faut qu'on construise.
11:03David Lysnard, la dette, voilà aussi un des grands débats, parce que clivant, là
11:11aussi, faut-il brûler la dette, faut-il geler la dette, une partie en tout cas.
11:15Mais bien au-delà de ça, comment faire face ?
11:17Aujourd'hui même, l'agence Fitch va devoir rendre sa notation de la France, elle est redoutée,
11:22la France qui est non seulement très endettée, mais qui paye cette dette de plus en plus chère,
11:26plus chère que l'Espagne ou l'Italie.
11:27L'Italie, c'est la droite, l'Espagne, c'est la gauche, ils ont réussi, nous, on n'y arrivera
11:30pas ?
11:31Si, on va y arriver, évidemment, mais on n'y arrivera pas avec ceux qui nous ont amenés dans le
11:34mur.
11:35Enfin, c'était extraordinaire. Dans le débat d'hier, vous aviez ceux qui nous expliquent comment ils vont régler les
11:39problèmes,
11:39alors que ça fait 20 ans qu'ils les créent, et qui ont créé la dette, et qui nous expliquent
11:45tout, de façon très docte.
11:46Et puis vous avez les autres qui ont des propositions encore pires, ultra-dépensières, ultra-démagogiques.
11:52Il faut faire comme on fait dans n'importe quelle entité, dans n'importe quelle entreprise, dans n'importe quelle
11:55association.
11:56Il faut regarder à budget zéro, regarder les dépenses qui ne servent à rien.
11:59On a 950 milliards de dépenses sociales en France. On n'a jamais autant eu de SDF dans nos rues.
12:04Mais est-ce qu'il faut baisser les dépenses sociales ou est-ce qu'il faut changer le modèle ?
12:07Les deux, évidemment. Parce que le problème, c'est que ce modèle de dépenses sociales non maîtrisé, avec plus de
12:13200 aides,
12:14il ne permet pas d'aider les plus précaires, que nous on traite dans les centres communaux d'action sociale,
12:19et qu'on aide, il y a une réalité humaine.
12:21Et parallèlement, il favorise l'importation de la pauvreté et la culture de l'oisiveté.
12:28Donc il faut en finir totalement avec ce modèle qui n'est plus finançable.
12:31Ce qui arrive sur la dette, enfin c'était prévu, je vous avais interviewé il y a trois ans,
12:36et après la dissolution, les mêmes qui nous font des leçons d'austérité sont ceux qui viennent de voter,
12:42sous la pression du Parti Socialiste, l'abandon de la réforme des retraites.
12:45Ce sont les mêmes qui votent des surfiscalités, ce qu'ils ne comprennent pas.
12:49On est tellement en apnée budgétaire qu'on ajoute des impôts qui, eux, tuent l'activité économique
12:53et qui réduisent les flux qui reviennent aux services publics.
12:56David Lissnard, vous allez tenir combien de temps ?
12:58Moi, je vais tenir, écoutez, je ne sais pas si je ferai un ou deux mandats de Président de la
13:03République, mais...
13:04Non, vous avez bien compris, évidemment, vous pouvez ironiser, mais...
13:07Je me disais, vous êtes très heureux, on est en train de se retrouver dans une sorte de primaire sauvage,
13:12où les uns et les autres espèrent peut-être une sorte de sortie,
13:17comme dans les courses automobiles, où il y en a un qui va, à un moment ou à un autre,
13:21prendre la tête et que les autres vont dire, allez, ok, je lâche la ferme.
13:23Écoutez, moi, entre 50 nuages et 11 d'étatisme, je propose autre chose.
13:27Je propose que la société civile, que le pays se reprenne en main.
13:31Je crois que je le travaille.
13:32Après, on est d'accord ou pas avec moi, mais c'est élaboré, c'est le fruit de mon travail.
13:36J'irai au bout et je propose une compétition à droite avant.
13:40C'est à ceux qui la refusent de se justifier, n'inversons pas la charge de la preuve.
13:45Ceux qui la refusent, c'est qui ? C'est Édouard Philippe ?
13:48Oui, apparemment, mais quand Gabriel Attal dit « je ne suis pas hostile »,
13:53Gabriel Attal, ici même, à mon micro hier matin, disait « mais moi, cette primaire, je suis ok ».
13:58Chiche, qu'ils le fassent. Brulon Rotaille aussi, allez, on y va, on se réunit.
14:02Et vous y allez sans Édouard Philippe, c'est pour lui ?
14:04Mais je pense que ceux qui ne viendraient pas auraient besoin de se justifier,
14:08de pouvoir faire gagner Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen.
14:11Ce matin, vous nous dites, David Lissnard, allons-y, montons-la tout seul.
14:14Bah oui.
14:15On y va avec Gabriel Attal, avec Bruno Rotailleur, avec qui ?
14:21Est-ce que ça va jusqu'à Éric Zemmour ? Est-ce que ça va jusqu'à... quoi ?
14:24Rappel Lixmann ?
14:25Je vais vous répondre.
14:26Non, non, je ne suis pas de gauche.
14:27Non, mais je veux dire, si on fait entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.
14:30Moi, si vous voulez, je n'irai pas gouverner avec des gens en qui je ne crois pas.
14:34Je n'irai pas gouverner avec Édouard Philippe, avec Attal.
14:37Ces gens-là nous ont amenés dans le mur.
14:38Et je pense qu'ils disent des choses intéressantes.
14:40Vous n'irai pas gouverner avec eux ?
14:41Vous nous dites ce matin, je n'irai pas gouverner.
14:43Non, non, bien sûr.
14:44Vous ne serez pas ministre d'Édouard Philippe ou de Gabriel Attal.
14:47Je ne suis pas allé hier, je n'irai pas demain, je ne cherche pas des points à retraite
14:51ni sur un CV.
14:52En revanche, j'ai un principe de réalité.
14:55C'est que la division, l'éparpillement sur le centre droit et la droite fait perdre.
15:01Ce n'est pas à moi de délivrer des titres de compatibilité républicaine des uns ou des autres, etc.
15:07Je ne veux pas être assimilé au macronisme, je ne suis pas d'extrême droite,
15:09mais vient qui veut à la primaire de droite, vient qui veut.
15:12Alors, est-ce que vous dites de droite ou de droite et du centre ?
15:15De droite et du centre, si vous voulez, mais vient qui veut, dans cette primaire de droite,
15:20comme il y a une primaire de gauche qui s'organise...
15:21Alors, vient qui veut et qui vote ?
15:22Et qui vote, pardon, mais la primaire de gauche, il y a plusieurs modèles de primaires.
15:26Là, en ce moment, c'est en train de virer effectivement la primaire sauvage,
15:28mais si on reprend, ne serait-ce que la primaire telle qu'elle était faite pour la droite en 2016
15:33ou la primaire de la gauche en 2011.
15:35La primaire de la gauche en 2011, c'était une primaire dite ouverte,
15:38c'est-à-dire que venait qui voulait, mais il fallait quand même cocher une petite case
15:42qui disait qu'on se reconnaissait dans les valeurs de la gauche et blablabla.
15:46Est-ce que vous, vous vous dites, on fait le même principe ?
15:49On fait une sorte de texte commun sur...
15:51C'est quoi le texte ?
15:52Je ne veux pas vous le dire là, mais c'est de dire...
15:55Alors, est-ce qu'on va jusque...
15:56Non, mais c'est quoi vos valeurs ?
15:56C'est quoi les valeurs communes à tous ceux qui pourraient participer à cette primaire ?
16:00De refuser les extrêmes ? De quoi ?
16:01Non, parce que les extrêmes, ça veut pas dire...
16:02C'est quoi le dénominateur commun, au fond ?
16:04Moi, je pense que c'est de libérer la société.
16:06En tout cas, c'est ma conviction de dire qu'on s'engage à rétablir les comptes publics,
16:11de faire en sorte qu'on rétablisse l'ordre républicain,
16:14de trouver une vraie politique sécuritaire, de rétablir l'école.
16:18Et après, chacun y mettra ce qu'il veut dedans.
16:21C'est aussi simple que cela.
16:22Mais il y a un principe de réalité.
16:24La réalité est en face.
16:25C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous voyez bien,
16:27et ça va s'accentuer à partir de décembre,
16:30c'est-à-dire que les candidats, à mon avis, liés à la Macronie, s'effondreront,
16:34parce que personne n'en veut.
16:35Plus personne n'en veut en réalité, dans le pays réel.
16:37Est-ce qu'en vrai, David Disner, vous vous parlez ?
16:39Alors, pas avec tout le monde, mais oui, moi, je parle avec certains.
16:41Oui, avec Bruno Ontario notamment.
16:43Alors, est-ce que vous pourriez faire cette primaire tous les deux ?
16:44Ah mais non, c'est pas une primaire.
16:46Non.
16:47Donc, on peut imaginer que vous fassiez ça avec...
16:50La gauche est en train d'y arriver.
16:52Il y aura Mélenchon, il y aura un candidat de gauche.
16:56Et vous ne vous parlez pas avec Edouard Philippe ?
16:57De temps en temps.
16:58Non, il n'y a pas de problème humain, ce n'est pas mon souci.
17:01Qu'est-ce qui bloque pour qu'il va sa primaire ?
17:01Ce qui bloque, c'est que ces personnes-là s'imaginent que le pouvoir l'aurait dû.
17:04Quand vous avez été nommé et que vous êtes conseiller d'État,
17:08vous imaginez que le pouvoir vous est dû.
17:10Moi, c'est cette caste-là, je vais faire voler en éclats.
17:12Je pense qu'une primaire, elle peut révéler non seulement des propositions,
17:15mais aussi des parcours et des comportements.
17:18Le courage qui était le thème de la REF, c'est bien le courage dans les mots,
17:21c'est déjà un début, mais il faut regarder le courage dans les actes,
17:23dans la façon d'être, dans la façon d'avoir dirigé des entreprises
17:27ou d'avoir été salarié ou d'avoir fait sa vie.
17:29Je pense qu'il faut ce grand moment démocratique
17:32qui peut être un révélateur de projets, de personnalités.
17:36Et puis moi, je vais essayer de faire une équipe de France
17:37de gens qui savent faire, de gens qui ont géré des complexités.
17:41Ce week-end, j'ai le campus de la Gagne.
17:44Écoutez, on joue à guichet fermé, je m'en réjouis.
17:46Il y a des personnes qui viennent, certaines me soutiennent,
17:49d'autres ne me soutiennent pas, mais sont plutôt des sympathisants.
17:51Mais vous verrez, des profils très différents.
17:52Ça veut dire quoi de la Gagne, le campus de la Gagne ?
17:54Ça veut dire qu'on peut faire gagner notre pays.
17:56Ça veut dire que c'est un état d'esprit.
17:58Vous voyez, on dit la grinta en football ou en Italie.
18:01Il faut être méditerranéen.
18:03Il y aura qui à votre campus de la Gagne ?
18:04Il y aura beaucoup de monde.
18:05Parce que pour le coup, le campus de LFI, c'était le campus de la Gagne.
18:08De la Gagne de quoi ?
18:09L'ambiance, le nombre de personnes.
18:10Ils peuvent gagner électoralement, mais ce serait la loose pour la France.
18:13Par revanche, ça j'en suis convaincu.
18:14Vous estimez, quand vous regardez les sondages,
18:16qu'effectivement, il est de plus en plus crédible désormais,
18:18ce duel du deuxième tour ?
18:20Malheureusement, oui.
18:21Et puis surtout, il y a une cohérence.
18:23C'est-à-dire que Jean-Luc Mélenchon et son équipe, ils sont cohérents.
18:27Je les combat ardemment.
18:28Je suis aux antipodes de ce qu'ils sont et de ce qu'ils disent.
18:32Mais ils ont une dynamique d'offre politique qui correspond à une sociologie, etc.
18:38Donc, c'est des gens structurés.
18:40Politiquement, il n'y a pas de souci.
18:41Moi, je veux les affronter, d'ailleurs.
18:42Je veux les démystifier.
18:43Mais là-dessus, vous verrez, vous aurez des intervenants
18:47comme de Laurent Alexandre à Véronique Jeuneste,
18:52Jean-Louis Borloo qui va venir, Hervé Morin,
18:56Étienne Blanc, le sénateur qui est Nouvelle Énergie
18:58et qui a tant fait pour aider à lutter contre le narcotrafic.
19:01Je sais que ça va être évoqué dans quelques instants.
19:03Sur BFM TV.
19:04Avec mon collègue Dallès, dont je salue le courage.
19:06Et qui affronte, comme tous les maires,
19:08le développement de ce fléau et de cette violence.
19:11Ça sera un des enjeux pour vous ?
19:13Oui, bien sûr.
19:14Ah oui, c'est un enjeu fondamental.
19:15Vous vous rendez compte qu'aujourd'hui,
19:17le chiffre d'affaires du narcotrafic,
19:18on l'évalue à 8 milliards.
19:19En réalité, il est supérieur au budget de la justice.
19:22Il y a 300 000 familles qui vivent du narcotrafic en France.
19:25Il y a 200 000 forces de l'ordre en France
19:27entre les gendarmes, les policiers, etc.
19:29Donc, on est face à un phénomène colossal.
19:32Colossal.
19:33De violences, des détournements de la jeunesse,
19:34de problèmes sanitaires.
19:35C'est colossal.
19:36Merci beaucoup d'avoir répondu à mes questions sur RMC et BFM TV.
19:40David Lissnard.
19:40Il est 8h49.

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