00:00Un mot sur ce qui se passe à Paris, puisque Anne Hidalgo et Patrick Bloch ont été de nouveau mis
00:03en cause dans le scandale du périscolaire parisien,
00:06mais directement cette fois, puisqu'il y a trois plaintes pour non-assistance à personnes endagées
00:11qui ont été déposées à la fin du mois d'août contre l'ex-maire socialiste de Paris et son
00:18premier adjoint
00:19par des familles d'enfants victimes d'agressions sexuelles.
00:23Écoutez la réaction d'Aurore Berger, elle était au micro de Romain Desarbres ce matin sur CNews et Europe 1
00:28et elle est revenue sur ses plaintes.
00:30Ce serait bien qu'elle s'en explique enfin.
00:32Ce que je constate c'est quoi ? C'est qu'on parle de dizaines d'enfants, de dizaines d
00:36'animateurs périscolaires
00:37dans la plus grande ville de France, celle qui est dotée des plus grands moyens
00:41et qui aurait donc dû mettre en place les plus grands outils de contrôle et de vérification
00:46pour savoir qui on recrute, ce qui se passe à l'intérieur des établissements scolaires
00:51pour détecter, pour repérer, pour croire et accompagner la parole des enfants.
00:55Comment vous qualifiez l'attitude d'Anne Hidalgo ?
00:57Silencieuse en tout cas, très silencieuse.
01:00Je trouve étonnant qu'elle n'ait pas présenté d'excuses aux familles,
01:03qu'elle ne les ait pas par exemple toutes reçues.
01:06Jean-Michel Salvatore, comment vous jugez vous l'attitude d'Anne Hidalgo et de son adjoint d'ailleurs ?
01:11Très sévèrement, très sévèrement.
01:13C'est un cas d'école moi je trouve en termes de communication et de politique.
01:18Elle est au cœur d'un scandale mais monumental
01:21et finalement elle est passée entre les gouttes.
01:23Tout simplement parce que le scandale a commencé
01:27alors qu'elle entamait la dernière phase de son mandat.
01:31Elle n'a jamais parlé, elle s'est toujours défaussée,
01:34elle n'a, comme l'a dit Orberger,
01:36elle n'a présenté aucune excuse,
01:37elle n'a reçu aucune famille.
01:39Elle est passée comme ça,
01:40elle s'est faufilée et puis elle a quitté la mairie de Paris
01:43et elle s'est imaginée que ça allait passer comme ça.
01:46Eh bien non, parce que c'est quand même des centaines d'enfants
01:49qui sont peut-être traumatisés par ce qui leur est arrivé.
01:54Il faut se souvenir qu'il y a quand même 132 animateurs
01:57qui ont été suspendus, 132 dont 52 pour des mises en cause,
02:02pour des agressions sexuelles.
02:04Donc c'est absolument considérable.
02:06Lorsque vous avez un animateur qui abuse d'un enfant,
02:10on peut se dire qu'il n'abuse pas que d'un seul enfant
02:13mais il peut abuser de plusieurs enfants.
02:14Et c'est vrai qu'à l'occasion d'ailleurs des débats
02:17qu'on a fait ici à Europe,
02:18il y a pas mal de représentantes des associations
02:21qui sont venues pour expliquer que Patrick Bloch,
02:24qui était le premier adjoint d'Anne Hidalgo,
02:28n'a jamais voulu les recevoir,
02:29n'a jamais voulu prendre en compte
02:31les accusations que ses parents portaient.
02:35Donc moi je pense que c'est très bien
02:37parce qu'à partir du moment où il y a des procédures,
02:39il y a des plaintes et la justice va s'en charger
02:42et ils vont être entendus
02:43et ils devront s'expliquer et rendre des comptes.
02:46Alors en février 2026,
02:48en février dernier,
02:49Anne Hidalgo avait reconnu bien sûr
02:51une part de responsabilité
02:53puisqu'elle était à la tête d'une administration
02:54mais elle avait dit
02:55je ne peux pas laisser dire
02:56que nous serions restés depuis 2015
02:57sans rien faire.
02:59Raphaël Stainville.
03:00Le problème c'est ça,
03:01c'est justement cette date de 2015.
03:032015 c'est la première alerte,
03:05c'est le maire du 6ème,
03:09M. Lecoq qui est le premier en Conseil de Paris
03:12met ce sujet explosif des violences sexuelles
03:16dans le périscolaire sur la table
03:19sans que ce n'ait été suivi des faits.
03:21Idem lorsque d'autres,
03:23soit des associations,
03:24soit je crois Inès de Ragnel en 2025
03:28évoquent à nouveau ce sujet,
03:31il n'en a été tiré absolument aucune conclusion.
03:34Donc on comprend aujourd'hui
03:35que l'avocat des trois familles de plaignantes
03:38s'étonne du silence
03:39et elle parle de faits documentés,
03:43probants,
03:44qui montrent à souligner
03:46l'inaction de M. Bloch et de Mme Hidalgo.
03:49Un grand merci à tous les deux,
03:50Raphaël Stainville et Jean-Michel Salvatore,
03:53pour ce débat d'Europe 1 Info.
03:55On se retrouve bien sûr lundi
03:56avec très grand plaisir pour Europe 1 Info.
03:5813h, 14h tous les jours du lundi au vendredi
04:00en cette rentrée d'Europe 1 2026.
04:03Dans un instant,
04:04c'est Romain Desarbres et Marie-Estelle Dupont.
04:06Et si on en parlait,
04:06et moi j'en profite pour remercier rapidement
04:08toutes les équipes qui travaillent
04:09sur Europe 1 Info.
04:11Merci à vous, chère Géraldine.
04:12Merci Kelly, c'était Kelly Mathias sur Europe 1.