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Michel Onfray passe en revue l’actualité de la semaine dans #FaceAMichelOnfray. Présenté par Laurence Ferrari.

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News
Transcription
00:00Bonjour à tous, bonjour à toutes, bienvenue sur CNews et sur Europe 1 pour cette nouvelle saison de Face à
00:04Michel Onfray.
00:05Bonjour Michel.
00:06Bonjour Laurent.
00:06Ravie de vous retrouver après un été où vous êtes reposé et où vous avez travaillé, évidemment.
00:10Oui, oui.
00:11Écrit ?
00:11Écrit ?
00:12Oui, je ne peux pas penser.
00:13Lire pour écrire.
00:14Lire pour écrire.
00:15Mais pas de lecture pour le plaisir, hélas.
00:19Des lectures vraiment...
00:21Pierre le Vénérable, André le Châtelain, Christine de Pizan.
00:25Eh bien écoutez, on va vous remercier pour cette lecture que vous avez faite et cette écriture.
00:31Et on va se plonger dans le grand bain de l'actualité avec cette année qui est une annonce passionnante,
00:35mouvementée et extrêmement intéressante à décrypter, évidemment avec votre expertise.
00:39Beaucoup de questions en ce début de saison.
00:41Beaucoup de questions en ce début de saison, Michel.
00:43Les Français vont-ils vraiment avoir le choix parmi la multitude de candidats qui comptent se présenter à l'élection
00:48présidentielle ?
00:49Y a-t-il vraiment des offres différentes, des programmes différents ?
00:51Pour l'instant, on voit surtout les ambitions, assez peu les idées.
00:54Et on verra ce que vous en pensez.
00:56Parmi les premiers à faire leur rentrée, les partisans de Jean-Luc Mélenchon,
00:59eux, proposent de faire tout simplement disparaître les riches.
01:02Leur leader s'en est pris au préfet, leur demandant de rentrer dans leur bureau.
01:05Il y a eu aussi des attaques contre la famille traditionnelle.
01:09Papa, maman, les enfants, tout ça, c'est pétainiste, selon Clémence Guettet de la France Insoumise.
01:14On verra ce que vous en pensez.
01:16Nous reviendrons, Michel, sur les canicules, les incendies qui ont marqué et ravagé la France cet été.
01:21Et puis aussi, bien sûr, ce qui se passe sur le plan migratoire à Ceuta, en Espagne,
01:26et qui est pour vous la signature civilisationnelle de Maastricht.
01:30Vous nous expliquerez pourquoi.
01:31Un mot de l'école, bien sûr, en cette rentrée des classes 2026.
01:34Gabriel Attal propose de rétablir le certificat d'études à l'entrée en sixième.
01:38Edouard Philippe veut laisser une plus grande autonomie aux établissements.
01:41On sait aussi qu'il n'y aura pas de téléphone portable dans les lycées.
01:44L'état de l'éducation nationale, c'est un vrai sujet de préoccupation pour vous.
01:47Et on termine par le point philo, on garde nos bonnes habitudes, avec le philosophe Jean Améry
01:52et son livre « Le nouvel antisémitisme », un philosophe de gauche, rescapé d'Auschwitz,
01:56qui affirmait déjà il y a 50 ans que le nouvel antisémitisme, c'est l'antisionisme.
02:00Voilà pour notre point philo, mon cher Michel.
02:02On commence ?
02:04Présidentiel 2027, vous êtes prêt ?
02:05Je suis prêt.
02:06Alors, il y a beaucoup de candidats.
02:07Est-ce que vous voyez plus de candidats que d'idées ?
02:09Puis après, on ira sur le festival que nous offrent certains des candidats.
02:14Plus d'idées ? Il en manque des idées ou il y en a trop ?
02:16Oui, il manque des idées. Il y a une idée ou deux, c'est à peu près tout, dans cette
02:20pléthore de candidats.
02:21Et maintenant, n'importe qui estime qu'il peut être candidat.
02:24Donc, il sait qu'il aura son quart d'heure médiatique en disant qu'il y va,
02:28ou en disant que peut-être qu'il pourrait y aller.
02:30Et on dit « Ah bon, vous pourriez ? Alors c'est quoi votre identité, votre origine, votre singularité, etc.
02:34? »
02:34Et puis on commence à être un peu connu.
02:35« Ah monsieur, on vous a vu à la télévision l'autre jour, etc. »
02:37Et puis après, quand quelqu'un d'autre est élu, on peut toujours avoir une place de secrétaire d'État,
02:42de ministre, etc.
02:42Donc, c'est du carriérisme. Il y a du carriérisme dans cette aventure.
02:46Il n'y a pas de vision pour la France ?
02:47Il faut bien se distinguer en donnant deux ou trois petites informations
02:51pour que la presse puisse avoir du grain à moudre et puisse dire
02:54« Alors vous, votre originalité, c'est ? »
02:56« Ah oui, moi je ne me distingue tout à fait, etc. »
02:59Tous ces gens sont comptables, sauf le Rassemblement national,
03:02mais sont comptables de la gestion de la France,
03:03tous ceux qui sont candidats aux presses, de la gestion de la France depuis un quart de siècle.
03:07Depuis, donc, vous allez rire, mais depuis Maastricht et depuis cette...
03:11Bizarrement, Maastricht arrive dans la première minute de l'émission.
03:13Il faut bien Maastricht après des vacances et c'est le retour pour Maastricht aussi.
03:17Et voilà des gens qui ont géré la France à partir de Maastricht depuis 1992.
03:21Je rappelle que M. Mélenchon a été un quart de siècle sénateur socialiste.
03:24– C'est pour ça que vous ne l'avez pas mis dans les partis qui n'ont jamais gouverné.
03:27– Il a gouverné, il a été socialiste, il a été sous-ministre je ne sais quoi, sous Jospin.
03:31Il a sa part du mauvais gâteau, du gâteau corrompu qui est devenu la France à cause de ces gens
03:35-là.
03:36Donc ils ont tous géré, co-géré, ils ont tous imaginé qu'il y avait un risque avec Adolf Hitler
03:42et qu'il fallait voter contre Adolf Hitler, antifasciste, etc.
03:46Et puis ils ont ramené au pouvoir tous les gens qui défendaient à peu près la même idéologie de droite,
03:51idéologie de gauche peut-être, mais Maastrichtien de droite, Maastrichtien de gauche,
03:54globalement ce que certains appellent l'extrême-centre.
03:57Moi j'appelle les nationaux-européistes parce que ce sont des gens qui estiment
04:00que la nation ce n'est pas bien sauf quand c'est l'Europe,
04:02que le patriotisme ce n'est pas bien sauf quand c'est l'Europe,
04:04que l'unité nationale ce n'est pas bien sauf quand c'est l'Europe
04:07et qu'ils nous font le coup du nationalisme de Barès,
04:09mais pourvu que la nation ce soit l'Europe fédérale et l'Europe post-nationale.
04:14Et tous ces gens-là veulent faire parler d'eux et globalement on voit bien tout le monde.
04:18Là vous avez une quinzaine de personnes qui sont prêts à partir.
04:19Il va y avoir un écrémage terrible évidemment.
04:22Des gens qui vont comprendre qu'ils n'ont pas l'argent,
04:24qu'ils n'ont pas le dispositif, parce que c'est quand même un gros dispositif autour.
04:28Les parrainages bien sûr, les 500 parrainages.
04:30Je ne suis pas sûr que M. Lalanne, le chanteur c'est Lalanne.
04:34Pardon, je suis Francis Lalanne.
04:36Et c'est ça sans signature, mais il est là, on a parlé de lui, etc.
04:39C'est le dispositif médiatique autour des élections présidentielles.
04:45Après on dit bon il va rester ceux qui vont rester,
04:47et puis dans ceux qui vont rester, ceux qui vont être susceptibles d'être au second tour,
04:50donc ceux qui sont susceptibles d'être élus.
04:51Alors là l'entonnoir c'est encore plus compliqué.
04:55Et chercher des idées complètement originales.
04:56Une idée originale ce serait justement de dire touchons à l'Europe,
04:59regardons ce qu'elle est, ce qu'elle nous contraint de faire.
05:01Personne ne le dit, mais personne, personne, voilà.
05:05Les plus audacieux disent on fera sans, on fera malgré, on verra bien, on fera un bras de fer.
05:10Ou alors les plus optimistes nous disent oui, mais il y a une montée des patriotes en Europe,
05:13et quand tous les patriotes seront élus, on fera une autre Europe, etc.
05:18Tralala, tralala, bien sûr que non.
05:20Donc on me dit, t'as vu ton Brexit en Angleterre, c'est une catastrophe, etc.
05:26Je dis, élément de langage, expliquez-moi.
05:28Les éléments de langage précédemment c'était, il y aura des files d'attente de camions à Douvres,
05:33et puis vous verrez, il y aura un effondrement de l'économie, etc.
05:36Il n'y a rien de tout ça.
05:38Simplement le souverainisme, ce n'est pas une politique.
05:40C'est la possibilité de mener une politique.
05:42Le souverainisme c'est de dire, c'est nous qui allons gérer nos propres affaires.
05:45Et après on gère d'une manière particulière.
05:46C'est une action en fait.
05:48C'est la reprise du gouvernail d'un bateau qui part à la dérive,
05:50ou du moins qui est commandé par quelqu'un d'autre, qui est piloté par quelqu'un d'autre.
05:53Et l'Angleterre a continué la même politique.
05:55Donc ça ne sert à rien de sortir de l'Europe si c'est pour faire la même politique.
05:57Donc c'est un mauvais exemple, l'Angleterre.
05:59Mais on peut aujourd'hui poser vraiment la question.
06:01On ne touche pas à l'euro, on ne touche pas à l'Europe, on ne touche pas à Schengen,
06:04donc Ceuta, etc., toutes ces choses-là.
06:06Ils nous montrent ce qui est véritablement Maastricht, on n'y touche pas, ça ne sert à rien.
06:09Il n'y a qu'à, il faudra, on regardera, etc.
06:11Pas du tout.
06:12Tous ces gens-là ont tellement géré la France que, je dis, un quart de siècle sénateur socialiste pour l
06:17'un,
06:18d'autres ont été Premier ministre, je pense à Attal, je pense à Philippe, et ces gens défendent le même
06:23système.
06:24Alors, on va s'intéresser à Jean-Luc Mélenchon pour commencer, parce qu'il a fait sa rentrée avec les
06:28Insoumis le week-end dernier.
06:30Il s'en est pris, alors il y a une stratégie quand même extrêmement étudiée,
06:34à la fois le personnage s'est arrondi et il envoie quand même des punchlines pour marquer l'opinion publique.
06:39Là, il s'en est pris au préfet.
06:40Écoutez ce qu'il a dit, qu'il avait déjà dit, mais qu'il a réitéré.
06:44Nous voulons un État impartial,
06:48où des préfets qui sont priés de retourner dans leur bureau
06:53et de cesser de faire des procès aux députés insoumis,
06:58devant lesquels, comme devant n'importe quel député,
07:01ils doivent faire un salut militaire réglementaire.
07:05Nous ne sommes pas vos copains.
07:11Nous sommes, quand nous sommes députés,
07:15les seuls souverains de ce pays représentant le peuple souverain lui-même.
07:21Nous voulons un État impartial,
07:23où du préfet au guichet,
07:25nul n'est jugé sur son appartenance politique supposée,
07:29son adresse ou sa couleur de peau.
07:32Voilà pour Jean-Luc Mélenchon.
07:34Peuple souverain, ça revient beaucoup dans son discours, Michel Onfray.
07:37Oui, mais comme il est le peuple, il est le peuple.
07:40Ce n'est pas la peine d'aller chercher ailleurs.
07:41Il est le peuple, je serai souverain.
07:43Et les images sont fournies par la France souverain.
07:45Et on le précise d'ailleurs en l'écrivant.
07:47Il faut le faire, c'est très intéressant.
07:49Parce que vous savez très bien que le cadrage est politique.
07:51Faites un cadrage et vous montrez ce que vous voulez montrer,
07:53vous découpez dans le réel ce que vous voulez qu'on montre
07:56et ce que vous ne voulez pas qu'on voit ou qu'on ne montre pas.
07:59Zéro drapeau palestinien.
08:01Formidable.
08:01Ils ne sont plus palestinistes.
08:03La France est terminée.
08:04Il n'y a plus de palestinistes.
08:05Il n'y a pas de drapeau bleu, blanc, rouge.
08:06N'allons pas jusque-là, on ne va pas exagérer.
08:08Il y a un petit moment où on voit tout au fond,
08:10les gens ne savent pas forcément ce que c'est,
08:11mais un drapeau cubain.
08:12Ça veut dire que Cuba est un modèle.
08:15Reste une référence.
08:15Donc ce que veut Jean-Luc Malenchon,
08:18c'est un État impartial comme l'État cubain est un État impartial.
08:22On sait qu'à Cuba, l'État est impartial.
08:24Il met en prison les homosexuels,
08:25il met en prison les gens qui sont des opposants,
08:28il pourrit la vie des gens,
08:29c'est la misère, la pauvreté, le chômage.
08:31Moi, j'y suis allé à une époque et les gens faisaient trois boulots en même temps.
08:34Il y en a un qui était chauffeur de taxi,
08:35il était chirurgien, il jouait de la guitare le soir
08:37pour pouvoir vivre dans un régime communiste.
08:39Je suis né en 1959, le 1er janvier,
08:41en même temps que le régime de Castro.
08:43Donc ça fait 67 ans que ce pouvoir est en place
08:47et on n'a toujours pas du beurre, des oeufs, des vaches, rien du tout.
08:49C'est-à-dire que le régime communiste n'a pas été capable
08:51d'avoir des vaches pour faire du beurre.
08:53Et quand j'étais à l'autin, on me dit
08:54« Ah bon, tu as eu du beurre pour ton petit déjeuner ? »
08:58Et c'est ce drapeau qu'on estime être le drapeau de l'État impartial.
09:02Mais il nous dit très précisément le contraire, Jean-Luc Mélenchon.
09:05Il nous dit « L'État, si nous arrivons au pouvoir,
09:08il va d'abord servir à mettre les préfets à la poubelle.
09:10Ils ne sont pas nos amis, dit-il.
09:12Mais lui qui aime la République... »
09:13Il exige le salut républicain de tous les policiers
09:15face aux députés de la France insoumise.
09:16Mais c'est sidérant cette façon de dire
09:19« Je veux un État impartial »
09:21alors qu'il nous dit « Je vais fermer ces news.
09:24Les milliardaires sont des nuisibles. »
09:28Et donc quand on est au pouvoir
09:29et qu'on est à la tête de l'État,
09:31qu'est-ce qu'on fait avec des nuisibles ?
09:32On les extermine les nuisibles.
09:33La métaphore, elle est dans le temps.
09:35La sémantique est terrible.
09:35Mais bien sûr.
09:37Tout le nazisme a présenté les Juifs
09:39comme des animaux nuisibles et comme des rats.
09:41Il y a des images en permanence
09:42qui nous montrent les animaux
09:45qu'a choisi Adolf Hitler dans Mein Kampf
09:47pour parler des Juifs.
09:49Donc ils reprennent toute cette sémantique.
09:51Qu'est-ce qu'on fait d'un nuisible ?
09:52Alors justement, on va écouter Manon Aubry
09:54parce que c'est elle qui a dit ce mot
09:56à propos des riches, des milliardaires.
09:58Écoutons-la.
10:00Il ne faudra pas seulement taxer les riches
10:03mais interdire les milliardaires.
10:05D'un point de vue purement économique,
10:07les milliardaires sont des formes de nuisibles.
10:10C'est intéressant l'utilisation de ce mot.
10:12Encore une fois, Michel Aubry est taxer et interdire.
10:16Et ils parlent d'un État impartial.
10:18Un État impartial qui taxe,
10:20un État impartial qui extermine les nuisibles,
10:22un État impartial qui ferme des chaînes de télévision,
10:25un État impartial qui estime que si un groupe Bolloré
10:27c'est tout de suite un groupe fasciste
10:29et qu'il faut fermer ce groupe-là, etc.
10:31On se dit que c'est le contraire.
10:33Il ne faut pas se laisser avoir avec cette rhétorique
10:34ou cette sémantique de l'État impartial.
10:36C'est l'État impartial.
10:38Dis-moi comment tu gouvernes ton parti,
10:40je te dirais, comment tu gouverneras,
10:42ré, parlons au conditionnel, le pays.
10:44Chez Mitterrand, jadis, il y avait des courants.
10:46Et puis il y avait une façon de détruire les courants.
10:48Mais enfin, il y avait une droite, une gauche,
10:50il y avait Rocard, il y avait Chevènement,
10:51il y avait Mitterrand au milieu,
10:53des gens qui de temps en temps s'associaient.
10:55Et il a beaucoup grenouillé,
10:56M. Mélenchon, dans cette histoire de courant.
10:59Là, il n'y a pas de courant.
11:00Lui, il n'y a pas de parti.
11:01Il y a juste un mouvement gazeux, nous dit-il.
11:03Il n'y a pas d'adhésion, il n'y a pas de carte,
11:04il n'y a pas de vote.
11:05Il y a lui et ses prétoriens, une garde prétorienne.
11:08Et alors, il y a une séparation un peu gaullienne,
11:10je dirais, si je faisais un peu d'humour.
11:11Mais le président préside et le gouvernement gouverne.
11:14C'est-à-dire, lui, il préside.
11:15Et là, il a le discours des dents limées.
11:17C'est-à-dire, je suis un personnage fort sympathique.
11:19Vous avez vu, je porte cravate.
11:20Il fait très chaud, j'ai le costume.
11:22Et puis, après, j'envoie ma garde prétorienne qui dit
11:26fermons la télévision, faire telle télévision,
11:29interdisons tel groupe, taxons les riches,
11:31la famille c'est pétain, etc.
11:33Les deux discours.
11:34Alors, suivant qu'on a envie d'être séduit par lui,
11:38on dira, écoutez-le.
11:39Voilà, lui, il n'est pas ce que disent les autres,
11:42il n'est pas ce que font les autres,
11:42comme si les autres avaient le droit de parler librement.
11:45Le premier qui commence à dire, eux, dehors.
11:48C'est-à-dire, les Garrido, les Corbières,
11:51les Kusmanovitch en son temps, récemment,
11:53enfin, d'autres, quoi, ils se font tous virer.
11:55Ruffin, il a vu à quoi ça ressemblait.
11:56À l'époque, il était président de la République.
11:58Là, il a disparu totalement de...
12:00On obéit à Jean-Luc Mélenchon.
12:01Il l'a dit, d'ailleurs, la République, c'est moi.
12:03Donc, de la même manière qu'on a fait dire à Louis XIV
12:06qu'il disait, l'État, c'est moi.
12:09Et c'était plus compliqué que ça avec Louis XIV.
12:11Mais avec lui, on voit bien que la République, c'est lui.
12:13C'est-à-dire que...
12:14Et ses copains, sa garde prétorienne, dit
12:16tout ce qui n'est pas nous est fasciste.
12:18Il est marié, il perd de famille, il a des enfants Mélenchon.
12:21Donc, il a été fasciste, il a été extrême droite et pétainiste en son temps.
12:23Puis, il l'est toujours.
12:24Ça, c'est Clémence Guettet de la France Assemblée.
12:25Oui, ça, c'est la garde prétorienne.
12:27On est sur CNews et sur Europe 1, en face à Michel Onfray.
12:30Donc, Clémence Guettet parle de la famille traditionnelle.
12:33Papa, maman, les enfants, elle estime que c'est pétainiste.
12:36Parler des questions de natalité, c'est d'extrême droite.
12:38Que célébrer l'amitié, c'est lutter contre le fascisme.
12:41Ça recouvre quoi, ça, en fait, Michel ?
12:43C'est quoi la volonté ?
12:45De saper la famille ?
12:46Oui, de détruire la famille.
12:48Et puis, des espèces de lectures mal digérées.
12:50Parce que cette dame est présentée comme le cerveau du mouvement.
12:54Elle s'occupe dans l'institut d'Illabo ici.
12:57Parce que franchement, soyez résolus de ne plus servir et vous voilez libre.
13:00Ça ne marche pas très bien quand il s'agit de Mélenchon.
13:03Et c'est un vieux livre d'Engels, le compagnon de Marx, qui était le plus acharné à faire la
13:07défense de la violence
13:08et qui s'appelait Les origines de la famille, de l'État et de la propriété privée.
13:11Et donc, il voulait un communisme dans lequel il n'y aurait plus d'État, plus de famille et plus
13:16de propriété privée.
13:17On y est.
13:18Donc, on y est.
13:18C'est le communisme d'Engels, de Marx et d'Engels.
13:21Je rappelle que sur les banderoles en Union soviétique, il y avait Marx, Engels, Lénine, Staline.
13:26Et c'était des portraits.
13:27Et on peut donc ajouter celui probablement de Jean-Luc Mélenchon.
13:30Parce qu'effectivement, il faut détruire tout ça au profit d'un communisme général et généralisé.
13:34Donc, communauté des biens, une petite communauté d'apparats chics.
13:37C'est-à-dire pas de propriété, pas de milliardaire.
13:39Mais quand il s'agit de...
13:40Moi, j'ai aussi visité l'Union soviétique en son temps.
13:43Il y avait du caviar.
13:44Il y avait des bons produits.
13:46Mais pour les apparats chics.
13:47Et là, pour les apparats chics, c'est la bonne vie.
13:49On voit bien, d'ailleurs.
13:50On a vu, je crois, tel ou tel sur le pont d'un bateau.
13:54On peut même donner les noms.
13:55C'était celle qui s'est faite morte par un serpent.
13:59Manon Aubry, qu'on a vu sur un voilier.
14:02Très bien, formidable, très bien.
14:03On a vu Mme Panot qui voyage en première classe pour aller en Nouvelle-Calédonie.
14:07Bon, très bien.
14:07La nouvelle France qui veut le communisme généralisé voyage sur des bateaux, sur des voiliers l'été.
14:15Et puis prend la première classe pour aller en Nouvelle-Calédonie.
14:17Moi, j'ai rien contre ça.
14:18J'ai contre le fait que des gens puissent vivre ça, aimer ça.
14:22Ne pas s'imposer l'austérité et la rigueur qu'ils s'imposeraient, qu'ils enseignent.
14:25Et puis enseigner le contraire pour les autres, quoi.
14:29Il y a eu aussi les appels à la désobéissance civile au cas où le RN arriverait au pouvoir.
14:33Plusieurs membres de la France insoumise et aussi chez les Verts ont dit, nous, on appelle à des actes de
14:38désobéissance civile.
14:39Ça a une signification aussi ? C'est un climat pré-révolutionnaire ?
14:43Oui, c'est la signature de l'État partiel que veut M. Mélenchon.
14:47Ce n'est pas un État impartial.
14:48L'État qui nous dit, vous allez voter, mais si vous votez mal, on va faire comme on a fait
14:54pour Maastricht.
14:56Enfin, pas Maastricht, mais le traité européen en 2005.
14:58On va le mettre à la poubelle.
15:00Votre vote, on va le mettre à la poubelle.
15:01Puis après, ils vont citer Taureau, la désobéissance civile, etc.
15:05Je rappelle, nous en avons parlé, souvenez-vous, et j'avais surtout précisé que ces gens qui ne lisent pas
15:11les textes dont ils parlent ne faisaient pas l'éloge de la violence.
15:14Pas l'éloge de la violence.
15:16Oui, oui.
15:17Et eux font l'éloge de la violence en disant que tous les moyens sont bons et on s'y
15:21opposera.
15:21Vous allez voter.
15:22On prit l'affrontement et on va en parler dans un moment.
15:23Bien sûr.
15:24Et donc, vous allez faire ce que vous allez vouloir, mais ou vous votez pour nous et ça se passera
15:28très bien et on va rouvrir les prisons.
15:30Vous votez contre nous et ça ne va pas se passer bien parce qu'on rouvrira quand même les prisons
15:34et on vous mettra des volets dans la rue.
15:37Il y a une espèce de jurisprudence qu'on tendera, où on massacre les opposants, disons physiquement, on les massacre.
15:43Et après, on réécrit une biographie.
15:45C'était à Lyon, effectivement.
15:45Moi, je ne sais pas trop ce qu'il faut entendre quand je lis Mediapart.
15:49J'ai tendance à croire que peut-être ce n'est pas la vérité qui se trouve dite, mais on
15:53voit bien qui ils sont.
15:54Alors, si les gens veulent ça, c'était néo-bolchevique, on peut le dire.
15:57Ce n'est pas seulement d'extrême-gauche, c'est néo-bolchevique.
16:00Je vous dis, les références, c'est Engel, c'est Marx, c'est Lénine, c'est Cuba, c'est le
16:04drapeau qu'on agite en disant vive Castro et le castrisme.
16:07Si les gens veulent ça, qu'ils votent pour ça.
16:09Dernier extrait que je voulais vous faire écouter, la part de Sandrine Rousseau, qui, elle, veut s'opposer physiquement aux
16:14chasseurs.
16:15L'ouverture de la chasse, c'est dans quelques jours.
16:18Écoutez ce que dit Sandrine Rousseau, elle appelle à s'opposer physiquement aux chasseurs.
16:23Il va nous falloir nous affronter à cette ouverture de la chasse et j'espère, et je vous le dis
16:28ici, j'espère vraiment que nous serons nombreux et nombreuses
16:30à aller dans les forêts, dans les campagnes, dans les lisières, sur les chemins.
16:34C'est parce que nous serons là, debout, face à eux, physiquement, qu'enfin, qu'enfin, qu'enfin, ils prendront
16:43conscience de la réalité de ce que nous sommes.
16:46Ma résolution de la rentrée, c'est que je n'en ai plus rien à péter de leur bien-séance.
16:51Voilà pour Sandrine Rousseau.
16:53Là, on est sur un festival, de toute façon.
16:55Oui, et puis il y a une brochette, je veux dire.
16:58Oui, on va le dire pour nos auditeurs, il y a Aymeric Caron et il y a, on va remettre
17:02l'image.
17:02L'ancien responsable du nouveau parti anticapitaliste, Poutou, qui est libraire, qui végète comme libraire à Bordeaux,
17:09mais qui fait du capital, du capitalisme, qui vend des livres, qui fait du bénéfice sur le travail des autres,
17:13etc.
17:14Enfin bon, ça aussi c'est défendable.
17:16Moi, je ne défends pas la chasse, je n'aime pas la chasse, je n'aime pas le plaisir qu
17:20'on prend à tuer les animaux,
17:21je ne défends pas la corrida non plus, je trouve que tous ces gens qui jouissent du spectacle de la
17:26mort,
17:26la mort ne peut pas être un spectacle, c'est la pire des choses qui soit.
17:29Alors, mais je n'interdis rien aux chasseurs, je n'interdis rien aux défenseurs de la corrida,
17:34je débat et je milite et j'explique.
17:37Et j'ai la chance, je vais faire un petit clin d'œil à mon copain Nicolas Janton,
17:41qui est berger et qui était chasseur et qui ne l'est plus,
17:44parce qu'on a beaucoup parlé sur la question de la chasse,
17:46et puis un jour il m'a dit, mais tu as raison, finalement, j'aime la nature, mon chien, etc.
17:50Je ne doute pas une seconde que tu aimes ton chien et la nature et que tu es heureux et
17:53content,
17:54il adore vraiment la nature, c'est un berger formidable, lui et sa compagne font un travail formidable.
17:58Et je lui ai dit, mais si tu aimes la nature, regarde-les les animaux s'envoler,
18:01regarde-les les cerfs quand ils s'arrêtent,
18:04ou même le brame, aller dans la forêt pour écouter le brame d'un cerf, c'est formidable.
18:08Je lui ai dit, quel plaisir peut-il y avoir, dire je tue, je...
18:11Et donc, on débat, mais on ne s'oppose pas physiquement.
18:15Et puis on ne va pas avoir... Les chasseurs sont quand même plutôt un monde de testostérone.
18:18On ne va pas les agresser en disant, je suis là, vous n'allez pas faire ceci, cela,
18:21vous êtes des tueurs, vous êtes des assassins, ce n'est pas comme ça que ça se passe.
18:24On discute, on n'insulte pas, et puis on fait avancer une idée.
18:27Et je crois qu'on peut faire avancer des idées.
18:29Regardez, la corrida, tout le monde l'a défendée il y a un siècle.
18:32Aujourd'hui, beaucoup moins.
18:34Et c'est tant mieux, on fait avancer des idées, puis un jour ça s'arrête.
18:37Il y a une époque où on frappait sa femme en trouvant ça normal,
18:39plus personne ne trouve ça normal aujourd'hui, c'est tant mieux.
18:42Il y a une époque où on décapitait les femmes qui pratiquaient l'avortement.
18:44Aujourd'hui, ça se trouve remboursé par la Sécurité sociale.
18:47Donc il y a un progrès des idées, et il y a peut-être un jour où on dira,
18:50bon, c'est tombé en déshérence, c'était une pratique, ça ne se fait plus.
18:53Moi, j'aime bien, quand je vais dans le Gard, voir les courses de taureaux,
18:56qui sont faites dans les... Parce que moi, j'aime les taureaux,
18:58mais je n'aime pas les taureaux morts, et je n'aime pas les taureaux auxquels on fait du mal.
19:02Mais quand je les vois, je vois les petits jeunes qui sautent sur les cornes des taureaux,
19:09il y a 5000 ans derrière tout ça. Et donc, on peut aimer les animaux autrement,
19:13différemment, avoir une autre relation. Ce sont des gens qui nous font l'éloge du moustique.
19:17Je vois M. Emre Caron qui nous dit que les moustiques, quand ils nous piquent,
19:21ce sont des femelles, et qu'ils font des bonnes mamans,
19:23ils nous piquent notre sang pour pouvoir nourrir leurs petits,
19:26et puis qu'ils estiment ensuite que les juifs sont génocidaires, etc.
19:30C'est-à-dire qu'on a perdu le sens de la mesure, et je conçois qu'on puisse être
19:35contre la chasse,
19:36mais je ne conçois pas qu'on s'oppose physiquement à des gens, qu'on aille devant,
19:38si ça se passe comme ça, je pense qu'il y aura des coups de fusil qui seront tirés,
19:43et ce n'est pas bien, il ne faut pas aller au-devant.
19:44Il ne faut pas le souhaiter, en tout cas.
19:45Non, je le souhaite, vous pensez bien que je ne le souhaite pas.
19:47C'est parce que dit André de Rousseau, il dit juste qu'il faut une présence statique.
19:50Ah mais les présences statiques avec des gens qui vous insultent,
19:53et qui n'arrêtent pas de vous insulter, avec des gens qui sont là entre copains avec des fusils,
19:57et qui n'ont pas envie de faire de la dialectique, de la rhétorique et de la sophistique,
20:00qui n'ont pas envie de citer Ortega y Gasset, qui est un philosophe espagnol qui fait l'éloge de
20:04la chasse,
20:05ça peut mal se passer.
20:06Et puis elle a d'une certaine manière assez mauvaise réputation pour des chasseurs, Madame Rousseau.
20:11Sans doute, on se rappelle de ces saillies sur le steak.
20:14Oui, sur la viande, sur tout ça aussi, c'est de la mauvaise digestion d'Engels,
20:20où on nous fait le coup du foyer, de la femme qui est là au foyer,
20:23pendant que l'homme va chasser, donc l'homme ramène la bidoche,
20:26et puis on cuit la bidoche, c'est la femme qui fait le travail, etc.
20:28Ça va, on a changé de monde.
20:30Mais je veux dire, quand on fait un barbecue avec des copains,
20:32on ne commet pas un geste d'extrême droite, fasciste, suprémaciste blanc, etc.
20:38Il faut arrêter de tout politiser.
20:40Allez, petite pause, on se retrouve dans un instant, mon cher Michel Onfray, sur CNews et Europe 1.
20:43On va évoquer la crise migratoire, on a vu les images du Ceuta,
20:47et puis il y a aussi tous les...
20:48Édouard Philippe et le Premier ministre Sébastien Lecornu qui sont rendus à Mayotte.
20:51Ça fait des années qu'il se passe la même chose à Mayotte.
20:54On parlera aussi de la canicule, des incendies qui ont ravagé la France cet été.
20:59A tout de suite, dans Face à Michel Onfray.
21:04Et on se retrouve pour la seconde partie de Face à Michel Onfray.
21:06Sur CNews et sur Europe 1, Michel, le dossier immigration va tenir une place importante dans la campagne présidentielle.
21:12Les images que l'on a vues cet été de ces ressortissants marocains
21:15qui affluent chaque jour dans l'enclave espagnole de Ceuta
21:18provoquent des réactions dans l'Europe entière.
21:20On va évidemment aussi évoquer Mayotte,
21:22parce que ce qui se passe à Ceuta, c'est ce qui se passe depuis des années à Mayotte.
21:25Mais j'aimerais juste entendre les réactions des habitants de Ceuta.
21:28On a de nombreuses équipes qui sont sur place
21:30et qui nous retransmettent à la fois le désarroi, la peur des habitants de Ceuta.
21:35On va écouter une femme qui dit pourquoi elle a peur.
21:38C'est invivable.
21:39Je vis au centre et c'est une situation qui est intenable.
21:42Je sors avec beaucoup d'appréhension et équipée d'un gaz au poivre.
21:46Et à la périphérie de la ville, on ne peut même pas décrire la situation.
21:49C'est bondé.
21:52Le gouvernement nous a abandonnés.
21:54Le gouvernement de Pedro Sanchez n'a rien fait pour le pays et pour Ceuta.
21:57Et maintenant, nous sommes dans une situation qui dépasse les limites.
22:03Quand on était dans la rue, on avait très peur.
22:05On avait peur qu'on nous agresse, qu'on nous fasse du mal, qu'on nous viole.
22:09Ici, on se sent davantage en sécurité.
22:11C'est toujours important d'entendre ceux qui sont sur place, parce qu'on peut avoir, nous, les idées préconçues.
22:16La réalité de ce qui se passe à Ceuta est véritablement un problème et un problème pour les gens qui
22:22y vivent.
22:22Oui, c'est-à-dire qu'il faut faire de la sociologie de la délinquance.
22:27C'est-à-dire quand on nous dit qu'il y a plus d'immigrés en prison ou trop, je
22:31ne sais pas quoi, il y a une surreprésentation, etc.
22:34Ce n'est pas un jugement de valeur, si on explique comment ça marche.
22:36C'est-à-dire que quand vous envoyez massivement des jeunes garçons, on a vu très peu de femmes, voire
22:41pas du tout,
22:42quelques petits garçons, mais qui sont des enfants, mais des garçons, pas des filles.
22:45Il y a eu quelques femmes, mais...
22:47Mais enfin, moi, j'ai vu les images, pas plus que ça, mais dans ce que je voyais, effectivement,
22:51vous envoyez des gens qui vont avoir des besoins divers et multiples, des besoins en hygiène, en propreté,
22:56des besoins pour se loger.
22:58On ne va pas dormir à la belle étoile.
22:59Il faut bien qu'on fasse deux, trois repas par jour, ou au moins un vrai repas par jour, etc.
23:05Et il y a un moment donné où vous allez être obligés d'aller chercher à manger, là où il
23:08y a à manger.
23:08Vous allez rentrer à 10 dans une épicerie, vous allez prendre des fruits et des légumes,
23:11vous allez ressortir, vous allez les manger.
23:13C'est humain, ça s'explique.
23:14Donc, c'est pas... Ils sont délinquants parce qu'ils sont étrangers.
23:18Non, ils sont délinquants parce qu'ils sont démunis.
23:19Et ils sont démunis, on les laisse, eux qui sont démunis, venir rendre la vie impossible à des gens qui
23:24font leur boulot.
23:25Je veux dire, le monsieur qui, lui, vend ses fruits et ses légumes, il les a achetés, il les vend,
23:28il fait sa petite marge, et puis il survit en faisant ce métier.
23:31Et si on embarque tout en disant, c'est à nous, on a faim, ça ne peut pas fonctionner.
23:34Et l'espèce d'hyrénisme comme ça, de philosophie, de la générosité de Pedro Sanchez,
23:41c'est le socialisme qui nous dit, mais on fait venir, il n'y a aucun problème, ils viennent.
23:44Et le problème de l'Europe, c'est quoi ?
23:46C'est que si vous entrez dans un pays, vous entrez dans tous les autres pays.
23:49Si vous avez percé la frontière de Schengen, vous avez percé la frontière de tous les pays de l'Europe.
23:54Donc quand vous entrez, vous dites, je suis en Espagne, donc je traverse les Pyrénées,
23:58il n'y a pas de contrôle, je suis en France, et puis je suis dans un village de trois
24:01jours après,
24:02j'ai toujours aussi faim, j'ai toujours les mêmes besoins, j'ai toujours aussi peu d'argent,
24:05et je vais faire quoi ?
24:06Et on ne va pas dire, ah non, je ne mange plus tant que je n'ai pas d'argent
24:08pour pouvoir m'acheter à manger.
24:09C'est un climat d'hystérisation de la société,
24:13et ces gens-là disent, mais nous, on a fait quelque chose de très beau,
24:16on est socialiste, on est des gens de gauche, on est généreux, la droite est fasciste,
24:18et nous, on les accueille.
24:20Mais on les accueille à quel prix ?
24:21– Le gouvernement de Pedro Sanchez ne veut pas de ces immigrés-là, il y a eu…
24:25– Lui, il laisse faire, il est pour, c'est sa théorie, c'est sa volonté.
24:28– Il a dit qu'il allait en accueillir des centaines de milliers,
24:31mais ceux-là, il préfère les remoyer.
24:33– Oui, c'est ça, mais enfin bon…
24:33– La plupart sont repartis par le regard de Maroc.
24:35– Oui, la plupart, c'est drôle, parce qu'on a les images de l'arrivée,
24:38on n'a pas les images du retour, vous savez, c'est comme les images des bombardements,
24:41des centrales nucléaires par Trump, je dis, elles n'y sont pas,
24:43le réel n'y est pas non plus.
24:45Et là, on nous dit, oui, ils sont repartis.
24:46Ah bon, d'accord, ils sont repartis.
24:47Mais montrez-moi comment ça s'est fait.
24:49On a des images d'abordage, des gens qui arrivent,
24:52des bateaux qui arrivent et qui descendent,
24:53des images de gens qui repartiraient, on nous dit, ils sont partis.
24:55Vous avez eu des images, vous ?
24:56– On en a vu quelques-unes pendant l'été.
24:59– Mais il y a tout un système, parce que quand même,
25:01tous ces gens qui arrivent, semble-t-il, ils ont payé.
25:04– Donc ce sont des riches.
25:06Quand vous êtes complètement pauvre, si vous avez les moyens,
25:09moi j'ai entendu des chiffres, ça m'assidérait.
25:11Ce n'est pas 15 euros le passage, c'est les économies d'une vie.
25:15Quand vous êtes dans un pays comme ça misérable,
25:18vous quittez ce pays parce que prétendument c'est misérable d'y vivre,
25:22on n'a pas de travail, on n'a pas d'argent, etc.
25:23Vous avez tout de même la possibilité de donner de l'argent à des passeurs.
25:26Et les passeurs, on n'en trouve aucun, on n'en chope aucun.
25:29Il n'y a aucun problème, c'est le problème des passeurs qui est problématique.
25:31C'est la même chose avec la drogue, il n'y a pas que les gamins qui font le gardiennage,
25:35il y a aussi les gens qui s'enrichissent, il y a les gens qui consomment, etc.
25:40Donc c'est une absence de pensée de la question de l'immigration.
25:44Il faut gérer l'immigration, elle ne peut pas ne pas exister.
25:47Ça n'existe pas en Corée du Nord, vous avez des barbelés, des frontières,
25:53des miradors, des gens qui tirent si vous passez.
25:55Bon, ça ce n'est pas un modèle évidemment, mais donc ça doit être pensé.
25:58La question ce n'est pas pour ou contre l'immigration,
26:00c'est comment on gère cette immigration.
26:01Et dans la logique maastrichtienne, dans la logique socialiste,
26:04dans la logique de gauche, c'est on fait venir tout le monde,
26:06on en a des besoins démographiques, on a des besoins pour le travail,
26:09on a des besoins civilisationnels, les Blancs, tout ça c'est détestable,
26:14remplaçons les Blancs avec du métissage, avec des gens qui ne sont pas Blancs, etc.
26:16C'est le discours qu'on connaît.
26:17On voit ce que ça donne.
26:18Ce qui advient à Mayotte, c'est le laboratoire de ce qui advient à l'Europe,
26:23c'est-à-dire de ce qui arrive en France.
26:24Ce que nous voyons aujourd'hui, les images de Mayotte,
26:27ce sont les images d'un certain nombre déjà de quartiers français,
26:30et à un moment donné, ça va devenir plus généralisé que ça.
26:32Mayotte ou Sébastien Lecornu, Premier ministre de cette semaine,
26:35Doir Férit aussi, ça c'est un territoire de 323 000 habitants,
26:39un habitant sur deux est étranger.
26:40Donc il y a une majorité d'étrangers.
26:42On va juste écouter une des propositions de Sébastien Lecornu,
26:45qu'il veut maintenant conditionner l'aide de la France
26:47à certains pays africains au fait qu'ils reprennent leurs ressortissants.
26:50Écoutons Sébastien Lecornu.
26:52On voit bien qu'on a un énorme enjeu sur les pays amont.
26:55Pendant longtemps, le seul sujet était l'émigration qui venait des Comores.
26:59On le voit bien, la question de l'Afrique des Grands Lacs devient particulièrement préoccupante.
27:03J'ai demandé au ministre de développer un bonus-malus
27:06sur l'aide publique au développement pour ces pays.
27:09C'est 300 millions d'euros, c'est considérable pour l'année dernière.
27:12Et tout simplement avec une règle simple,
27:14c'est que les pays qui nous aident en amont au départ des flux migratoires
27:19seront accompagnés davantage par la République française.
27:21Et les pays qui ne jouent pas le jeu,
27:23soit parce qu'ils n'ont pas pris d'engagement, refusent d'en prendre,
27:26soit parce qu'ils prennent des engagements mais ne les tiennent pas,
27:29verront évidemment un bonus important se faire.
27:31Pour Sébastien Lecornu, conditionner l'aide française au développement
27:34au fait qu'on reprenne les ressortissants.
27:36Alors la députée Lyot Estelle Youssoufa dit que ça existe déjà depuis 2019,
27:40les accords avec les Comores.
27:42Alors il n'y a pas de solution pour Mayotte ?
27:44Écoutez, madame Youssoufa, elle est excellente.
27:46À chaque fois qu'elle prend la parole, elle dit des choses bienvenues
27:49et de bon sens, etc.
27:51Ce sont des mots.
27:53Moi, en l'écoutant, je pensais à mon ami Laurent Gérin.
27:55Vous avez un texte là.
27:56Prenez le texte et vous le donnez à Laurent.
27:58Il va sur scène et puis avec les mimiques dont il est capable,
28:00il nous dit exactement la même chose.
28:02Mais il fait plier la salle avec les mêmes mots.
28:04Le texte est écrit.
28:05Pourtant, ce n'est pas drôle ce que dit Sébastien Lecornu.
28:07Non, ce n'est pas drôle, mais c'est le prototype.
28:09S'il y a à rire, il y a à rire parce que c'est du discours techno.
28:12C'est du discours techno, ça a tous les défauts.
28:15C'est du discours techno, c'est du discours politicard,
28:17c'est du discours politicien, c'est du discours médiatique.
28:20C'est fait pour embobiner et on a les huiles tout autour de lui.
28:23Et après, rien.
28:24Les pays qui n'obéiront pas seront soumis à une répression extrêmement sévère.
28:28Nous allons décider d'un malus.
28:30Et alors, ils vont faire quoi avec le malus ?
28:32Ils ne le paieront pas.
28:33Et quand ils ne paieraient pas ce malus, nous ne serions pas contents du tout.
28:36Et s'ils n'étaient pas contents, il va se passer quoi ?
28:38Il va se passer que nous leur donnerons un blâme.
28:40Et puis après, dans ce blâme, on sait très bien que c'est ça.
28:44C'est à l'infini.
28:44On peut continuer le raisonnement à l'infini.
28:46C'est une île.
28:47C'est ça qui est extrêmement intéressant.
28:48Vous savez, quand Thomas More écrit l'Utopie, il choisit une île.
28:51Parce que justement, c'est formidable d'un point de vue politique.
28:53Vous n'avez pas les pollutions qui viennent de l'extérieur,
28:57les autres pays, l'international, etc.
28:58Vous avez une entité.
28:59Et Thomas More dit, voilà, je fais ceci, je fais cela.
29:02Donc on peut en faire un laboratoire.
29:03Je n'en avais parlé jadis à mes amis corse, il y a 30 ans,
29:06en leur disant que vous avez la chance d'être une île.
29:07Et sur cette île, et je connaissais quelques personnes
29:10qui étaient sensibles à ce genre de discours,
29:12il y avait à l'époque Bourdieu, il y avait à l'époque Derrida.
29:15Je dis, mais travailler avec des gens comme eux,
29:17comme jadis, Rousseau a travaillé sur la question de la Corse,
29:19sur une île, on peut faire un laboratoire.
29:21Et on peut imaginer que, c'est ce que dit Rousseau,
29:23il dit que c'est très difficile de faire une démocratie dans un grand pays.
29:26Vous imaginez bien sur l'Union soviée de la Russie,
29:28comme c'est difficile.
29:29Là, vous dites, on a une petite île, ça peut être un laboratoire.
29:33Comment a-t-on fait pour que, depuis le passage
29:35de cet ouragan terrible qui a tout mis par terre,
29:38comment a-t-on fait pour ne rien faire ?
29:39C'est ça la question, parce que finalement, on remet debout,
29:42on nettoie, on construit.
29:43Oui, mais on n'enlève pas les bidonvilles.
29:45Et là, on se dit, c'est pareil.
29:46Ils sont venus, ils ont dit, on va faire un plan,
29:48on va mettre de l'argent, ça ne va pas se passer comme ça.
29:50Le préfet dit, oui, M. le ministre a bien eu raison
29:52de nous dire que les gens n'en peuvent plus.
29:54Moi, je rêverais d'aller faire un reportage à Mayotte
29:56en disant, on va aller voir le réel, le raconter, le montrer.
29:59Vous avez raison.
30:00Et puis surtout, mettre en perspective avec les discours
30:03qui sont des discours de présidentielle,
30:06présidentiable ou de présidentielle.
30:07On voit bien que les discours qui sont tenus là
30:09ne sont pas tenus pour les maoris,
30:10mais qui sont tenus pour trouver sa place,
30:13garder sa place, maintenir sa place
30:14ou préparer sa place future.
30:15Par ailleurs, bravo Michel pour votre reportage
30:17sur le Charles de Gaulle.
30:18On en avait parlé dans cette émission,
30:19vous l'avez publié dans le JD News.
30:21C'était absolument merveilleux.
30:22Et c'est un numéro qui a très bien marché.
30:24Je vous remercie parce que je suis allé là-bas
30:28pas du tout sur commande.
30:29Et si vous avez accepté le papier que j'avais fait,
30:32je n'ai trouvé que des gens formidables.
30:33Et puis surtout, un morceau de République française,
30:36un morceau de gaullisme sur les maires
30:38et des gens formidables, des militaires
30:40avec lesquels j'ai eu des vraies discussions sérieuses
30:42sur la dissuasion nucléaire, sur la défense nationale.
30:45La France n'est pas totalement perdue
30:47tant qu'on a un bâtiment comme ça
30:48et des gens qui, sur ce bâtiment, font ce qu'il est.
30:50On est en face à Michel Onfray sur CNUS et sur Europe 1.
30:53Un mot de la rentrée scolaire, Michel.
30:54On y est, 11,6 millions d'élèves.
30:57Quelques nouveautés.
30:57On va interleurdir le téléphone portable.
31:00On va rajouter un questionnaire sur les violences sexuelles,
31:03ajouter un questionnaire sur le harcèlement scolaire.
31:06C'est des vrais enjeux, évidemment, pour nos enfants.
31:09Il y a des propositions dans tous les sens.
31:11Gabriel Attal veut remettre le certificat
31:14avant d'entrer en 6e.
31:15Ça vous parle ?
31:16Ça va dans le bon sens ou pas ?
31:19Moi, je suis pour la sélection
31:20parce que quand on ne sélectionne pas,
31:22on maltraite tout le monde.
31:23Moi, j'étais très mauvais en maths.
31:25Je n'étais pas bon en langue, etc.
31:27Et j'aurais bien aimé des classes de niveau
31:29dans lesquelles j'aurais été dans des bas niveaux
31:31pendant que d'autres qui auraient été dans des hauts niveaux
31:34auraient pu avancer plus vite
31:35et parfaire leur anglais et être meilleur que moi.
31:37Donc, il faut accepter qu'on ait des forces,
31:39qu'on ait des faiblesses,
31:40qu'on soit doué ici et moins doué là.
31:42Et cette idée d'une classe unique
31:44où on dirait, voilà, tout le monde va avoir le même cours,
31:47alors le même cours et surtout la même pédagogie,
31:49la même progression, etc.
31:49C'est une mauvaise idée.
31:51C'est la logique des années 70,
31:52la réforme à vie.
31:53Collège unique, un haut niveau.
31:55Absolument.
31:56Donc, il y a des notes,
31:58donc il y a des progressions,
31:59donc on passe en classe supérieure
32:00ou on n'y passe pas.
32:01Et ça n'est pas une punition
32:02de ne pas passer en classe supérieure.
32:03C'est même plutôt fait pour aider les gens.
32:04Moi, j'ai eu une année d'avance
32:06sur la totalité de ma scolarité.
32:08Ça ne m'a pas servi à grand-chose.
32:09Donc, il y a des gens qui ont des années d'avance,
32:11il y a des gens qui ont des années de retard.
32:12Moi, j'ai des années,
32:13des dizaines d'années de retard
32:14sur les mathématiques
32:15et sur les langues étrangères aujourd'hui.
32:17C'est ainsi, il faut convenir de tout ça.
32:21Mais les examens qui permettent de dire,
32:22bon, en sixième,
32:23on doit pouvoir savoir lire, écrire, compter, penser,
32:26enfin, au minimum.
32:27Et on doit pouvoir tester ça.
32:28Vous savez, moi, je vois de temps en temps
32:30comment sortent les enfants du cours préparatoire
32:33où on est censé écrire et lire
32:34et où le stylo est tenu
32:35comme si c'était une hache contenée à la main.
32:37Je dis, mais déjà,
32:38ils ne tiennent pas bien le stylo.
32:40Après, ils écrivent, on dit,
32:41là, c'est comme ça que tu écris.
32:42C'est ça, l'écriture.
32:43C'est in fine, en fin d'année.
32:45L'écriture, elle est validée par l'institutrice,
32:47la professeuse des écoles.
32:49Ben oui, elle est assez validée.
32:50Ah bon, d'accord.
32:51Et donc, c'est bien le principe de dire,
32:54il y a des examens
32:54et puis il y a des examens
32:55qui permettent de passer ou de ne pas passer
32:57parce qu'il y a un moment donné
32:58où les examens vont vous rattraper.
32:59Si vous refusez les examens,
33:01il y a un jour où
33:02ce n'est pas vous qui serez un chirurgien,
33:05qui serez pilote de ligne,
33:05qui serez journaliste comme vous l'êtes.
33:08Ça sera peut-être l'intelligence artificielle, Michel.
33:10Alors ça, c'est le vrai problème
33:11de la civilisation à venir
33:13et je pense que les enfants
33:15sont déjà partis là-dessus
33:16et que c'est assez catastrophique.
33:18Autre sujet qui vous a beaucoup interpellé,
33:20les incendies dans nos forêts en France,
33:24notamment dans le sud-ouest,
33:25mais aussi à Fontainebleau,
33:27la canicule, la répétition.
33:28Qu'est-ce que ça vous inspire ?
33:30Est-ce que vous y voyez là
33:31le grand cataclysme annoncé,
33:33l'apocalypse, la fin des temps ?
33:35Ou c'est autre chose ?
33:36Ah, si je veux faire un peu de lecture apocalyptique,
33:38millénariste,
33:40l'évangile de Saint-Jean
33:41ou ce genre de choses,
33:42on peut voir l'antéchrist,
33:44les plaies et tout.
33:46Moi, ça me plaît assez, cette littérature-là.
33:47Non, je ne crois pas vraiment.
33:48Moi, je crois plus à l'astrophysique.
33:50Je crois qu'il y a des réchauffements,
33:51il y a des cycles de réchauffement,
33:53de refroidissement
33:53et puis, il y a des choses
33:55qu'on doit pouvoir faire.
33:56Donc, tous ces gens
33:56qui nous bassinent tous les jours
33:57et qui vont bassiner les gamins à l'école
33:59sur le réchauffement climatique, etc.,
34:00on a l'impression qu'ils font
34:01comme s'il n'y avait pas
34:02de réchauffement climatique.
34:04Or, il y a un réchauffement.
34:05Et qu'est-ce qu'on fait
34:06pour lutter contre ce réchauffement ?
34:07On taxe, on interdit.
34:09Les personnes un peu modestes
34:11qui ont des vieilles bagnoles diesel,
34:12on leur interdit de rentrer
34:13dans des villes, etc., etc.
34:15Mais on n'entend pas
34:16les écologistes sur la nature.
34:17Ils ont une conception très urbaine
34:18de la nature.
34:19Quand je dis urbaine,
34:20c'est très dans les villes.
34:21On les entend sur les méga-bassines,
34:23les retenues d'eau,
34:24parce qu'il y a un vrai sujet
34:25sur la gestion de l'eau dans notre pays.
34:27On a une sécheresse terrible,
34:31donc la forêt, c'est un être vivant,
34:33à soi seul.
34:34Et les écologistes,
34:35on ne les entend pas là-dessus.
34:36La forêt, c'est la forêt.
34:37Voilà.
34:38Éventuellement, on pourrait faire
34:39des balades avec ses enfants,
34:40avec des vélos-cargos
34:41et des casques sur la tête
34:42et des bermudins
34:43et des tatouages.
34:44Mais ce n'est pas ça, la forêt.
34:46C'est un organisme vivant
34:47avec...
34:48Quand vous coupez un arbre...
34:48Un poil caricatural.
34:50Oui, c'est caricatural, bien sûr.
34:51Un poil, mais c'était avec de l'humour.
34:52Mais il faut toujours le préciser,
34:53vous savez bien.
34:54Vous avez raison.
34:55Et donc, quand vous coupez un arbre
34:56et qu'il reste une souche,
34:57la souche reste vivante
34:58et les informations
34:59qui sont sous la souche,
35:01c'est-à-dire le réseau du mycélium,
35:02le réseau des champignons
35:03qui sont en dessous,
35:05permet de communiquer
35:06avec les autres arbres.
35:07C'est-à-dire que la sagesse de l'arbre
35:09est accumulée par les racines
35:11et le réseau des champignons,
35:13pour le dire comme ça,
35:14et donne des informations
35:15aux autres arbres.
35:16Donc, c'est un organisme vivant
35:18dans sa totalité.
35:19Moi, je suis un vitaliste.
35:20Donc, ça marche comme ça.
35:20Tout est vivant.
35:21Les planètes, etc.
35:22Ce n'est pas le vivant
35:24qui nous concerne, nous.
35:25Mais il y a une intelligence
35:27de la nature, etc.
35:28Et il y a des choses à faire
35:29pour préserver la nature
35:31et pour préserver les forêts.
35:32C'est-à-dire les gens
35:33qui fabriquent de l'argent
35:35avec le bois.
35:36Il y a des propriétaires
35:37qui sont là,
35:37ils ont du bois,
35:38ils font du bois
35:39pour faire du papier
35:39ou pour faire autre chose
35:40et puis c'est du business,
35:41c'est du business.
35:42Mais on n'entend pas
35:43les écologistes se dire
35:44qu'il faut entretenir la forêt.
35:46Alors, il y a des gens
35:46qui n'entretiennent pas
35:47parce que ça coûte cher.
35:48On pourrait imaginer, par exemple,
35:49il y a un tas de gamins
35:49qui se trouvent en prison
35:50qui ne devraient pas
35:55et qu'on pourrait mettre
35:58dans des forêts
35:59en disant qu'on va faire
35:59un travail de débroussaillage,
36:00d'entretien, de nettoyage.
36:02Parce que si vous ne nettoyez
36:03pas la forêt,
36:04il y a un tas de trucs
36:05adventistes qui sont là
36:06et qui ne demandent
36:07qu'une allumette.
36:08Ça prend feu.
36:08Et quand ça, ça prend feu,
36:09c'est comme quand vous faites
36:10un feu de cheminée.
36:10Vous mettez du papier,
36:12vous mettez du petit bois,
36:13vous mettez après votre bûche,
36:14puis après ça prend feu.
36:16Vous mettez le feu
36:16dans ces taillis
36:17qui ne sont pas nettoyés.
36:17Et 90% des incendies
36:18sont d'origine humaine.
36:20Alors après, il y a ça.
36:20Je ne dis pas criminel,
36:21mais humaine.
36:22Absolument.
36:22Mais si vous n'avez pas mis
36:24tout ce qu'il faut,
36:25si vous mettez le feu
36:26sous votre bûche
36:26dans la cheminée,
36:27ça ne va pas marcher.
36:28Eh bien, c'est exactement
36:28la même chose.
36:29Si vous nettoyez les forêts
36:30ou si vous les préparez
36:31ou si vous les travaillez
36:32et si vous voyez
36:33comment elles fonctionnent,
36:34si vous savez ce qu'est
36:35l'écologie d'une forêt
36:37au sens premier du terme,
36:38le système de la forêt,
36:40alors on devrait pouvoir
36:41avoir des jeunes qui,
36:42plutôt que de devenir
36:43des criminels en prison,
36:44ce qui n'était que
36:45moyennement quand ils sont entrés,
36:47pourraient,
36:47au contact de la nature,
36:49faire un boulot comme ça.
36:50Moi, je vois dans mon village
36:51l'état de la rivière
36:52dans laquelle je me baignais,
36:53gamin.
36:54On était avec des copains
36:55et dans le lavoir,
36:55on a âgé, etc.
36:56Et aujourd'hui,
36:57il y a 20 centimètres d'eau
36:58comme un ruisseau
36:59sur 1,50 m de large
37:00et les écologistes
37:01trouvent ça formidable.
37:02Il faut que les saumons
37:03puissent remonter
37:03de mémoire d'anciens.
37:05Mon père était né en 1921,
37:06il n'avait jamais vu
37:06un seul saumon
37:07dans cette rivière.
37:08Donc, ils peuvent remonter,
37:09il n'y en a pas.
37:10Mais maintenant,
37:11il n'y en a pas de saumons
37:12et maintenant,
37:12il n'y a plus de rivière.
37:13Donc, virtuellement,
37:15les saumons qui n'existent pas
37:16vont remonter des rivières
37:17qui n'existent pas.
37:17L'écologie trouve ça formidable
37:18et quand on regarde
37:20devant soi,
37:21quand je me mets sur le pont
37:22de mon village,
37:22je regarde cette rivière,
37:24je me dis
37:24et l'écologie fait la loi
37:26et nous en sommes là.
37:27Le point philo, Michel,
37:29le philosophe Jean Améry
37:30avec son livre
37:31Le nouvel antisémitisme.
37:33Expliquez-nous
37:33qui était Jean Améry
37:34et sa théorie.
37:36Ça fait partie
37:37des philosophes importants
37:38dont on ne parle pas,
37:39d'autant plus qu'on dit
37:39il est journaliste,
37:40il est essayiste
37:41et puis on le réduit
37:42à son expérience
37:43de déportation à Auschwitz.
37:45Il a écrit un livre
37:46qui s'appelle
37:46Par-delà le crime
37:47et le châtiment
37:47qui est un très beau livre
37:48sur la question justement
37:49de la souffrance,
37:50de la mémoire,
37:50de la Shoah, etc.
37:51Il fait partie avec
37:53Antelme, Primo Levi, etc.
37:55de tous ces gens
37:55qui ont écrit au David Rosset
37:57des chefs-d'oeuvre
37:58sur la question
37:59de la déportation.
38:01Et c'est un homme
38:02qui a découvert
38:03très vite et très tôt,
38:04on est dans les années 70,
38:06fin des années 60,
38:07début des années 70,
38:08que la gauche
38:09était antisémite
38:10sous prétexte d'antisionisme.
38:11C'est la thèse.
38:12C'est-à-dire qu'aujourd'hui
38:13on les voit bien
38:14puisqu'aujourd'hui
38:15vous avez un candidat
38:16aux présidentielles
38:17dont il a été dit
38:18qu'il était passionnément
38:19antisémite,
38:19vous avez des députés
38:20qui sont dans la logique
38:22du passionnément antisémite,
38:23vous avez des maires
38:24de certaines villes
38:25qui sont dans la logique
38:25passionnément antisémite
38:26et puis vous avez des gens
38:27qui après disent
38:28mais non c'est pas
38:28de l'antisémitisme,
38:29éventuellement c'est
38:30de l'antisionisme,
38:31ça n'a rien à voir.
38:31Et lui montre
38:33de manière très lisible,
38:34c'est quelqu'un de très clair,
38:35très simple
38:35et très agréable à lire
38:37qu'aujourd'hui
38:38il y a une espèce
38:38alors évidemment
38:39c'est de l'humour
38:40il dit
38:41c'est un antisémitisme honorable
38:42évidemment c'est pas honorable
38:43jamais
38:43l'antisémitisme
38:45ne peut être honorable
38:45mais il dit
38:46voilà ce qui est devenu
38:46un antisémitisme honorable
38:47depuis Auschwitz
38:49et il dit lui
38:50depuis qu'on sent encore
38:52les odeurs de crémation
38:53enfin il a des belles images
38:55on sent de moins en moins
38:56les odeurs de crémation
38:57d'Auschwitz
38:57et bien on a retrouvé
38:58une nouvelle façon
38:59de présenter l'antisémitisme
39:00et c'est l'antisionisme
39:01et c'est un homme de gauche
39:02lui
39:03et il l'a été jusqu'à la fin
39:04donc c'est pas
39:05l'extrême droite
39:06qui est dangereuse
39:08il y a un antisémitisme
39:09mais il est chez les fascistes
39:10c'est les gens d'extrême droite
39:11il dit pas du tout
39:12moi je suis de gauche
39:13et je dis
39:13en tant qu'homme de gauche
39:14vous mes amis de gauche
39:16vous êtes devenus antisémites
39:17par l'antisionisme
39:18et donc il réfléchit
39:19sur ce qu'est être juif
39:21car on pourrait dire
39:21qu'il ne l'est pas
39:22puisque
39:24c'était son père
39:25qui l'était
39:26pas sa mère
39:27qu'il a été éduqué
39:28de manière catholique
39:29et qu'il pourrait dire
39:29bon d'accord
39:30c'est vaguement
39:31mais il dit non
39:32quand les nazis
39:33ont commencé à dire de moi
39:34que mon sang était corrompu
39:36et que j'étais juif
39:36je leur ai dit
39:37oui vous avez raison
39:37je suis juif
39:38je deviendrai celui
39:40que peut-être
39:40je n'aurais pas été
39:41mais c'est l'antisémite
39:42qui finalement crée le juif
39:43et c'est un grand lecteur de Sartre
39:46plutôt des réflexions
39:47sur la question juive de Sartre
39:48parce qu'après
39:49le Sartre
39:50que l'on connaît
39:50qui va défendre
39:51le terrorisme
39:52la Palestine
39:53violente
39:54etc etc
39:55et c'est une pensée
39:56extrêmement intéressante
39:57parce qu'il dit
39:57vous mes amis de gauche
39:58si vous voulez vraiment
40:00rester de gauche
40:01alors
40:02arrêter de défendre
40:03cet antisionisme
40:03qui vous permet
40:04à moindre frais
40:05d'être des antisémites
40:06c'est-à-dire
40:07des compagnons de route
40:07de ceux qui ont été
40:08soit Hitler
40:09soit les Hitlériens
40:10soit ceux qui ont rendu possible Hitler
40:11il défend également
40:12l'état d'Israël
40:13en disant
40:14je ne suis pas allé
40:14mais puis un jour
40:15il dit bon
40:15j'y suis allé
40:16j'ai vu
40:17j'ai vu qu'il n'y avait pas
40:18que des juifs riches
40:19etc
40:20il dit d'un seul coup
40:21on découvre
40:21que l'antisémitisme
40:22qui est construit
40:23sur des figures
40:24le juif qui est riche
40:25le juif qui est dans les médias
40:27le juif qui pilote
40:28le monde
40:29il dit tout ça
40:29c'est faux
40:29j'ai découvert
40:30des agriculteurs
40:31des paysans
40:32des artisans
40:33des gens
40:34qui s'occupaient
40:35et donc
40:36il raconte
40:36c'est un petit texte
40:37qui s'appelle
40:38mon judaïsme
40:38c'est un texte
40:39extrêmement intéressant
40:41et il explique
40:42ce que c'est
40:42qu'être juif
40:43quand aujourd'hui
40:43on a la possibilité
40:44d'avoir un petit état
40:45en disant
40:45mais partout sur la planète
40:47quand on découvre
40:48d'un juif
40:48qu'il est juif
40:49il est persécuté
40:50et il dit
40:51normalement
40:51en Israël
40:52on devrait pouvoir
40:54marcher la tête haute
40:54dit-il
40:55et marcher la tête haute
40:56parce que ce serait
40:57notre pays
40:58et il dit
40:58ça n'est même pas le cas
40:59dans ce pays
41:00on est menacé
41:00on est menacé
41:01par des gens
41:01qui structurellement
41:02veulent notre fin
41:03et donc
41:04c'est analysé
41:05avec une prose
41:07que tout le monde
41:08peut comprendre
41:08c'est un philosophe
41:09vraiment très abordable
41:10et puis il a écrit
41:10des très beaux livres
41:11par ailleurs
41:11je parlais tout à l'heure
41:14le crime et le châtiment
41:16il a écrit sur la vieillesse
41:17des très beaux livres
41:18ce que c'est que
41:19le vieillissement
41:20il a 50 ans
41:21et il écrit des choses
41:22assez terribles
41:23sur le vieillissement
41:24il a écrit une petite fiction
41:25à partir de Charles Bovary
41:26qui est le mari de Ma Bovary
41:28et il y a une oeuvre
41:29complète extrêmement intéressante
41:30puis il y a
41:31j'ai ça dans ma bibliothèque
41:32j'ai pas pris le temps
41:33de regarder
41:33mais une belle biographie
41:34de lui aux éditions
41:35Actes Sud
41:36mais c'est un philosophe
41:36à découvrir
41:37ou à redécouvrir
41:38et on l'a conseillé
41:39à nos téléspectateurs
41:40à nos auditeurs
41:41merci Michel
41:42c'est déjà passé
41:42tellement vite
41:43quel bonheur
41:44de vous retrouver
41:45pour cette saison
41:46pour moi aussi
41:46de 2026-2027
41:47bonne journée à vous
41:49on se retrouve
41:49la semaine prochaine
41:50sur CNews et sur Europe 1
41:51face à Michel Onfray
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