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  • il y a 5 semaines
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.

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Transcription
00:00Estelle Midi, le zapping RMC.
00:03Le meilleur de l'actu sur RMC et on commence avec les GG ce matin.
00:08Les candidats à la présidentielle doivent-ils arrêter de se mettre en scène ?
00:11Hier, on a pu voir Edouard Philippe et Gérald Darmanin vendre des frites à Tourcoing
00:15habillés avec un tablier de cuisine, une scène complètement ridicule
00:19pour Emmanuel Devilliers, le chef d'entreprise des GG.
00:22Comme on dit dans la communication, la com c'est bien, mais il ne faut pas que ça se voit.
00:26Or là, c'est vraiment téléphoner, c'est une imitation grossière de Trump en Pennsylvanie
00:32et on attend maintenant le camion poubelle, ce qu'avait tenté auparavant Rachida Dati
00:37avec un échec ensuite dans le résultat du scrutin.
00:40Il faut que les politiques, dans le cadre de la pêche aux voies,
00:45soient montées plus fins pour que ça ne se voit pas.
00:49Yvonne Gabet, est-ce que vous trouvez ça rafraîchissant de voir Edouard Philippe
00:53vendre des frites à Tourcoing avec un tablier ?
00:56Est-ce que ça le rend plus proche du peuple ?
00:58Alors, je vais te surprendre, j'adore, mais j'adore surtout le voir pendant 67 ans
01:03pour 1500 balles par mois, 35 heures, faire ça.
01:05J'ai envie de le voir, qu'il y aille, on va bien s'amuser.
01:07On va voir s'il arrive à se mettre en scène et dire
01:09« Oh, regardez, c'est génial, je vends des frites ».
01:10Enfin, le mec, il nous met dans la misère, il a participé à nous mettre dans la misère
01:13et il va ensuite se mettre en scène sur « Regardez, je vends des frites ».
01:16Je suis désolé, pour moi c'est du mépris, mais à un point,
01:20je n'ose pas imaginer que son directeur de com se soit dit
01:23« Oh, c'est une bonne idée d'aller montrer que je vends des frites, regardez, je suis génial,
01:26je suis proche du peuple »
01:27quand il a envoyé les CRS ébranier les gilets jaunes.
01:30Non, mais enfin, ça n'a rien à voir.
01:32Mais bien sûr que si, parce que les personnes qui vendent des frites,
01:34c'est des personnes précaires qui sont touchées par les hausses de carburant
01:37et ses taxes qu'ils voulaient lui mettre à l'époque des gilets jaunes.
01:40Et c'est des personnes qui sont à l'inmanifesté, qui se sont prises des gaz lacrymogènes.
01:43Donc non, lui, je suis désolé, il n'est pas en position de faire ça.
01:45Il est dans le Nord, donc évidemment, il vend des frites.
01:48Il ne va pas vendre des petits farcis, vous voyez ce que je veux dire ?
01:50Ça serait plus à Nice.
01:51Oui, voilà, ou des cougnamans.
01:53Enfin, je veux dire, il se met à l'heure de la région dans laquelle il est.
01:56Il faut qu'on le félicite, quoi.
01:58Mais il n'avait qu'à penser à nous quand il était au pouvoir
02:00plutôt qu'à aller se mettre à notre place après-en-suite.
02:02Peut-être que Jérôme Lavrieux va le féliciter.
02:05La rentrée politique organisée par Darmanin à Tourcoing,
02:07à chaque fois qu'il y a un invité d'honneur, tous les ans,
02:10c'est une figure obligée.
02:12Il vend des frites.
02:15Ils n'ont pas vendu.
02:17C'est parce que c'est le repas qui est servi aux gens
02:19qui sont à ces universités d'été,
02:20dont parlait Pierre-Antoine d'Amecourt tout à l'heure.
02:23C'est comme si tu disais à un homme politique
02:25« C'est ridicule quand il va au salon de l'agriculture
02:28de toucher le cul d'une vache. »
02:30Oui, mais il ne se met pas en doudoune sans manche
02:31quand il va au salon de l'agriculture.
02:33Vous voyez ce que je veux dire ?
02:33Ça fait partie des figures imposées.
02:36Mais j'ai bien compris que de toute façon,
02:38si on n'était pas Mélenchon,
02:39il ne faut pas sortir de son terrier pendant à peu près 50 ans.
02:42Et quand tu sors, c'est juste pour te flageller.
02:45Pour te faire pardonner par le peuple
02:48qui te déteste.
02:49Donc voilà, il l'a fait.
02:53Ça nourrit des images.
02:56Ce n'est pas une très bonne image.
02:58Moi, ça ne me déplaît pas.
02:59C'est un peu ridicule, Jérôme.
03:00Moi, je suis du Nord.
03:01La baraque Afrique, quand j'étais conseiller général
03:03et que j'étais candidat aux élections cantonales,
03:06à chaque fois, j'y avais droit.
03:08Et si tu ne le fais pas, on dit
03:09« Mais quel snob, il ne veut pas le faire, etc. »
03:12Donc ça fait partie du jeu.
03:14J'ai vu, il a mis des frites à côté.
03:16Moi, je l'aurais viré pour un suffisant professionnel.
03:18Parce que tu connais même en frites !
03:21Dehors !
03:21Quel talent !
03:22Et sans indemnité !
03:24Il est étudiant, alors il ne connaît plus en frites
03:26qu'en 3 étoiles.
03:27Ça, c'est sûr.
03:29Oui, oui, il est fast-food.
03:30C'est un peu son frites, je pense.
03:32Les frites à Tourcoing,
03:33combien de cuisson pour les frites ?
03:34Alors, les frites, tu fais deux cuissons.
03:36Et tu les fais cuire avec quoi ?
03:37Tu les fais cuire d'âme ?
03:38Avec de l'huile !
03:41Mais moi, je l'ai fait à l'huile.
03:43D'abord, je l'ai fait plus basse.
03:44Et après, j'augmente.
03:45Il n'est pas candidat à l'élection présidentielle.
03:47Laissez-le au pied tranquille.
03:48Il n'est pas candidat à l'élection présidentielle.
03:50Non, mais les législatives qui auront lieu juste après, sans doute.
03:52Oui, oui, j'ai d'autres choses à faire, moi.
03:54Karine Galli, est-ce que vous trouvez que ça le rend sympathique,
03:57Edouard Philippe, de faire ça ?
03:58Pas du tout.
03:59Non, mais moi, ces images, effectivement,
04:01qui sont orchestrées par tous leurs communicants,
04:04je n'ai jamais compris auprès de qui ça a fonctionné.
04:07C'est-à-dire que je ne vais absolument pas voter
04:09ou ne pas voter pour Edouard Philippe
04:11parce qu'il a essayé de faire des frites.
04:12Et pourtant, j'adore les frites.
04:14Ou il est allé ramasser des pommes de terre dans un champ.
04:16En fait, je ne comprends pas qui est touché par ces images-là.
04:19Moi, pour moi, c'est vraiment...
04:21Les champs du Nord, ils se disent,
04:21bah tiens, peut-être qu'il est proche de nous.
04:23Oui, mais non, alors dans ce cas-là,
04:24on va faire le principe d'effectivement,
04:26il va aller manger une bouillabaisse sur le port de Marseille
04:28et je vais dire, oh, il aime le Sud.
04:30Mais pas du tout, en fait.
04:31On demande à nos politiques de gérer notre pays
04:33et d'essayer de relever la tête.
04:35Alors, ces images-là, pour moi,
04:37elles n'ont aucun effet.
04:38C'est-à-dire que ce n'est ni négatif ni positif,
04:41c'est zéro.
04:42Et c'est quand même de l'argent qui est dépensé.
04:43Parce que dans leur campagne,
04:45ils se disent, tiens, on va faire un déplacement là,
04:47on va faire cette image,
04:49on va appeler les journalistes,
04:50ils vont prendre un photo, etc.
04:52Dans le déplacement, il y a aussi le stop,
04:55on va faire l'image avec les frites.
04:57Et qui est, en fait, vraiment accroché par ce genre d'image ?
05:01J'aimerais que quelqu'un nous appelle et dise,
05:02ah ouais, non, mais moi, Edouard Philippe,
05:04il m'a vendu des frites, je vais voter pour lui.
05:06Voilà, moi, j'ai du mal à comprendre.
05:08Mais non, on ne gagne pas une voix en faisant des frites,
05:09j'aimerais préciser des choses en tant que journaliste,
05:11c'est hyper puissant.
05:12Non, mais c'est vrai, ils le savent,
05:13ils le savent que ces images, elles vont être...
05:15D'ailleurs, c'était le conseil d'Edouard Philippe hier,
05:17tu sais que tu as plus de chances qu'on parle de toi
05:19dans Estelle Midi le lendemain, si tu te mets en scène
05:21à faire des frites, plutôt qu'à faire une proposition...
05:24Là, on vient de le torpiller, le fin, chat.
05:26C'est pas une très bonne com,
05:27cette image-là ne va en rien dicter mon vote,
05:31dans un sens comme d'un homme.
05:32Mais ça performe comme image, c'est Jacques Chirac
05:34qui saute le tourniquet du métro, 40 ans après,
05:37on s'en souvient encore, c'est pas un grand discours.
05:39Oui, enfin, Raphaël Luxman dans son éolienne,
05:41tu vois, par exemple, je suis pas sûre.
05:42Oui, mais est-ce que c'est vraiment une bonne image ?
05:44Ah bah non, ça fait parler de...
05:44Après, c'est le candidat d'être beau.
05:46On a eu Raphaël Luxman dans une éolienne
05:48à harnacher comme s'il allait sauter en parachute
05:50et Édouard Philippe, il fait des frites.
05:52Estelle, c'est pareil, l'image de Raphaël Luxman.
05:55Moi, je trouve qu'il a vraiment le charisme d'une huître.
05:57Donc, évidemment, cette image-là,
05:59elle m'a absolument pas engagée vers lui.
06:02Mais j'ai une amie qui est fan de Raphaël Luxman,
06:04elle trouve ça génial,
06:05qu'il soit dans les champs, des Galandais et compagnie.
06:07Donc, en fait, les gens, ils ont déjà leur idée.
06:09Ça s'appelle faire un déplacement.
06:11La politique, il faut l'illustrer,
06:13il faut l'illustrer pour vous aussi.
06:15Sinon, tu ne fais que des conférences de presse
06:17derrière un fond vert
06:18et puis tu diffuses des images de champs
06:21si c'est pour l'agriculture,
06:22tu diffuses des images de l'usine.
06:23Donc, ça ramène des votes.
06:24Si c'est pour l'usine,
06:24ça s'appelle faire un déplacement.
06:26C'est pour illustrer le fait que tu aies fait un déplacement.
06:28Il a fait un déplacement dans le Nord.
06:29La spécialité de Tourcoing, c'est les frites.
06:32Le cuisson au gras de bœuf
06:33et pas à l'huile de tournesol.
06:35Ça, c'est pour les Parisiens qui n'y connaissent rien.
06:37Et il le fait.
06:38Et il le fait plutôt d'une manière détendue.
06:40Pas ce noble.
06:41Il n'a pas l'air de baladure.
06:42Il monte sur une table pendant la campagne présidentielle.
06:46Mais il va faire des crêpes quand il va aller en Bretagne ?
06:49Et pourquoi pas ?
06:52Jérôme, c'est pas ça qu'on lui demande en fait.
06:54Mais on ne lui demande pas ça.
06:55Mais il n'a pas dit que ça.
06:56Il a fait un déplacement.
06:57Il dirait la même chose.
06:58Et qu'est-ce que tu retiens à l'ordre de son déplacement ?
06:59Je dirais la même chose de Mélenchon
07:01s'il mettait un bleu de travail un jour.
07:03Ce qu'il n'a jamais vu faire dans sa vie.
07:04Je ne suis sûr que s'il allait visiter des usines.
07:06Jérôme, tu ne vas pas me taxer de Mélenchoniste.
07:08C'est pas ridicule d'aller visiter des usines ?
07:11De faire croire que tu vas te mettre à la hauteur des ouvriers,
07:13c'est pas ridicule ?
07:14Tu regardes son programme et tu vois l'adéquation.
07:16Là, lui, il a envoyé des flashballs.
07:17Moi, je regarde son patrimoine et je vois l'inadéquation.
07:23Ok, d'accord.
07:24Bien, on parlera ISF.
07:26Justement, dans un instant,
07:28j'ai peur de ne pas vous mettre d'accord sur ce sujet.
07:30Apolline Matin, ce matin sur RMC.
07:32Comment lutter contre la multiplication des arrêts maladie ?
07:34Le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est dit préoccupé
07:36du coût des arrêts de travail
07:37qui a explosé ces dernières années.
07:3918 milliards d'euros.
07:41Sébastien Lecornu qui souhaite une vraie réforme.
07:43Mais pour Charles Consigny,
07:44la voie de droite d'Apolline Matin,
07:46il faut aller encore plus loin.
07:47Écoutez.
07:49Il y a évidemment des abus dans ce domaine.
07:51On en connaît tous.
07:52Je pense tous étaient témoins.
07:54Quelqu'un qui est en conflit avec son employeur,
07:56il se met en arrêt maladie.
07:58Quelqu'un qui veut allonger un peu ses vacances,
08:00il se met en arrêt maladie.
08:01Quelqu'un qui a même un petit coup de mou.
08:03Son psy va le mettre en arrêt maladie.
08:05Résultat, il va bien s'enfoncer dans son coup de mou.
08:07Et son coup de mou va devenir une dépression de six mois.
08:11Etc.
08:12Les indépendants n'ont pas d'arrêt maladie.
08:14Pas plus qu'ils n'ont d'ailleurs de congés payés.
08:16Et comme par hasard, c'est curieux,
08:18ils tombent un peu moins malades.
08:19C'est quand même intéressant.
08:20Donc si ça ne tenait qu'à moi,
08:22si j'avais les pleins pouvoirs,
08:24en vertu de l'article 16, je crois,
08:27de la Constitution,
08:28ou 11, je ne sais plus,
08:30j'interdirais les arrêts maladie.
08:31Ou en tout cas, je ne les dédommagerais pas.
08:34Alors, bon, c'est un peu radical quand même,
08:36Charles Consigny ne plus dédommager des arrêts maladie.
08:39Il parlait des arrêts de courte durée.
08:42Jérôme Lavrieux, justement,
08:43Edouard Philippe parlait de l'open bar des arrêts maladie.
08:46Il va quand même falloir faire quelque chose là ?
08:47C'est obligé, c'est en train d'exploser.
08:50Plus on améliore les conditions de travail en France,
08:52plus il y a d'arrêts maladie.
08:53Par rapport aux années 70-80,
08:56on ne peut plus le financer de toute façon.
08:58Moi, j'ai eu, dans ma carrière,
09:00quand j'ai été directeur de cabinet d'une collectivité,
09:02à un moment, j'ai négocié avec les syndicats,
09:04avec la CGT.
09:05Et le mec arrive, il me dit,
09:07vous savez que dans la mairie,
09:09il y a des gens qui ne prennent pas
09:10tous leurs congés maladie ?
09:12Je dis, mais ils ne prennent pas tous leurs congés maladie ?
09:15Ils ont le droit à des congés maladie.
09:16Je dis, non, ils ont le droit à un arrêt maladie
09:19s'ils sont malades.
09:20Et là, j'ai l'impression qu'un mur s'effondrait devant ses yeux.
09:23Il m'a dit, mais non,
09:24ils ont le droit de prendre tous les congés maladie.
09:26Je dis, non, c'est s'ils sont malades.
09:27S'ils ne sont pas malades, ils n'ont pas le droit.
09:28C'est un arrêt maladie, ce n'est pas un congé.
09:29Ce n'est pas un droit à un congé supplémentaire.
09:31Le congé maladie, la formule n'est pas bien choisie, déjà.
09:33Bah oui.
09:35Karine Galli, est-ce que, justement,
09:37il faudrait peut-être moins dédommager
09:40les arrêts maladie ?
09:42Ou alors, laisser comme c'est,
09:44les gens sont malades, les gens sont malades, quoi.
09:45Non, mais le problème, c'est qu'il faut qu'il y ait
09:46beaucoup plus de contrôle.
09:47Et surtout que les arrêts maladie de complaisance,
09:50donc, avec des médecins qui sont aussi coupables,
09:54ça, ça soit réellement encadré.
09:55Parce que, comme l'a dit Charles,
09:56comme par hasard, effectivement,
09:58les professions qui ne sont pas, genre,
10:00désemployées,
10:01eh bien, la réalité, c'est que les trois quarts du temps,
10:03ils ne sont pas malades.
10:04Ou même s'ils sont malades,
10:05ils vont continuer à travailler
10:06parce qu'ils n'ont pas le choix.
10:08Et les arrêts maladie de complaisance,
10:09il y en a énormément.
10:11Et on connaît tous, globalement,
10:13des gens qui usent à tort et à travers
10:17des arrêts maladie de complaisance.
10:18Et on connaît tous aussi, plus ou moins,
10:20des médecins qui cautionnent ça.
10:21Donc, les deux sont responsables.
10:23Ilan n'est pas d'accord,
10:24mais la réalité, c'est que tu ne connais pas
10:25de gens qui font des arrêts maladie de complaisance.
10:27On ne te parle pas de quelqu'un
10:28qui était un peu en bisouille avec son patron
10:29et qui...
10:30Et c'est des problèmes de...
10:32Si on parle des problèmes mentaux
10:33ou des problèmes de souffrance au travail,
10:34c'est un peu différent.
10:35On ne parle pas de ça,
10:35on parle des arrêts maladie de complaisance.
10:37Le truc, c'est que...
10:38Mais évidemment,
10:38la plupart des arrêts maladie sont justifiés.
10:39C'est ce que je suis en train de dire.
10:40Mais là, on est en train de dire
10:41que les médecins sont coupables
10:42de créer des arrêts maladie de complaisance.
10:45Certains, oui.
10:45Certains, oui.
10:45On s'est carrément abusés.
10:46Mais c'est vrai que tu n'en connais pas.
10:47On va sur un problème
10:50qui n'est pas important.
10:51Ah bon ?
10:52La fraude sociale, ça représente
10:54un pourcentage minime de la fraude fiscale.
10:56En fait, là, on va aller taper sur des pauvres
10:58qui font des petits arrêts maladie,
10:59qui ont des travails,
11:00qui sont compliqués,
11:01qui se lèvent le matin à 6h,
11:02qui vont en chier à l'usine
11:03et qui, parce qu'ils sont un peu fatigués,
11:05vont faire un petit arrêt maladie.
11:06Mais c'est caricatural au possible.
11:07Ce n'est pas caricatural.
11:08Oui, parce que les arrêts maladie complaisants,
11:10ce n'est pas que ces gens-là.
11:11Il y a des gens qui se tuent
11:11tous les jours au boulot
11:12et qui continuent à travailler.
11:13Mais je n'ai pas dit le contraire.
11:14Et c'est très bien pour eux.
11:15Mais je défends, moi, le droit.
11:17Et ça, ça vous est lavé un peu.
11:19Mais le droit à la paresse.
11:20Quoi ?
11:20Bien sûr.
11:21Mais en fait, on n'a pas à se tuer
11:2235 heures tous les jours au boulot.
11:24Tuer en 35 heures ?
11:25Mais oui.
11:26Moi, ce que je suis en train de dire,
11:27je rêve de faire 35 heures.
11:29Le droit à la paresse,
11:30c'était l'idée de Sandrine Rousseau,
11:31non, c'est ça ?
11:32Oui, je suis d'accord.
11:33Mais est-ce qu'on a besoin
11:34de produire autant ?
11:35Et ensuite, est-ce qu'on a besoin
11:36d'envoyer des gens se tuer au travail pour ça ?
11:38Moi, je suis désolé.
11:39Quelqu'un qui est fatigué
11:40de son travail, de sa relation,
11:41qui a des problèmes mentaux,
11:42mais il faut un RTT,
11:44il faut un jour de congé.
11:45Une vacance, c'est pas fait
11:46pour se remettre d'une maladie
11:48ou d'un problème de santé mentale.
11:49Mais soit tu es malade,
11:50soit tu n'es pas malade, en fait.
11:51Mais ce que je veux dire,
11:55c'est qui sommes-nous, nous,
11:56pour juger qu'une personne
11:57est malade ou pas
11:58quand un médecin est chargé
11:59de le faire ?
11:59Est-ce qu'un médecin,
12:00il va passer sa vie
12:01à donner des arrêts maladie
12:01à tort et à travers ?
12:02Il est contrôlé aussi par la Sécu.
12:03Les médecins sont contrôlés.
12:04Donc dire qu'il y a des arrêts maladie
12:05de complaisance
12:06et qu'il faut aller combattre ça,
12:07que c'est le sujet numéro un
12:08de la France,
12:09c'est comme ça qu'on va récupérer
12:10de l'argent,
12:10je trouve que c'est un peu déconnecté.
12:12Mais ça a énormément augmenté
12:13ces dernières années.
12:14Dire qu'il faudrait arrêter
12:15les arrêts maladie,
12:16les interdire,
12:17dans quel monde on vit,
12:18en fait ?
12:19Ça, c'était Charles Consigny
12:20ce matin.
12:21Aucun politique ne propose ça.
12:23Bien sûr,
12:23mais heureusement,
12:24parce que ça,
12:27carrément,
12:27je n'ai pas les mots.
12:29Nous allons arrêter là-dessus.
12:30Le Morning RMC ce matin,
12:33quelle musique avez-vous
12:34le plus écoutée cet été ?
12:35Tiens, Charles Magnin.
12:37Mauvais Joe.
12:38Pilé.
12:39Je ne sais pas ce que c'est.
12:40Je ne connais pas.
12:42Karine Galli ?
12:43Aucune idée.
12:44Oui, The Weeknd.
12:45Je n'en sais rien.
12:45The Weeknd, bon d'accord.
12:47Jean-Blaivrieux ?
12:48La Marseillaise,
12:49à cause de la Coupe du Monde
12:50et championnat d'Europe de natation.
12:51D'accord.
12:52Et Daïdaï aussi.
12:53Ah bah oui,
12:54moi, c'est Daïdaï, par exemple.
12:55Et vous,
12:56Yann Gabbè ?
12:57J'ai le droit d'être chiant.
12:57L'international.
12:59En fait, moi,
13:00je trouve ça...
13:00Avec le temps !
13:02Ok, là, je vais être relou.
13:03Je trouve ça hyper intime,
13:04la musique.
13:04Je n'aime pas dire aux gens
13:05ce que j'ai besoin.
13:05Vous plaisantez ou quoi ?
13:06Mais je ne le dis même pas
13:07à ma copine.
13:07D'accord.
13:08Ah oui ?
13:09Ah oui ?
13:09Moi, c'est intime.
13:10Je préfère qu'elle regarde
13:11mes messages plutôt que ma playlist.
13:12Je trouve ça intime.
13:13C'est effrayant, là.
13:14Non, mais je suis le seul
13:15parmi mes amis.
13:16Vous n'écoutez pas de la musique ?
13:17Non, mais je trouve ça...
13:18En fait, il écoute Michel Sardou,
13:19il ne veut pas le dire depuis tout à l'heure.
13:22En fait, je trouve que ça décrit
13:23les émotions et tout.
13:24Je trouve ça hyper intime, genre.
13:26Mais attendez,
13:26vous n'écoutez pas de la musique
13:27que pour vous ?
13:28Je veux dire,
13:28la musique, ça se partage.
13:29Bah, je n'aime pas, moi.
13:31Mais ta musique, moi,
13:31j'écoute ta musique.
13:32Ah bah, moi, j'écoute Sardou,
13:33ça m'étonnerait que ça vous plaise.
13:34Mon avis, il va y avoir
13:35un petit souci là-dessus.
13:35Ah non, moi, je trouve ça intime.
13:36Je pense que je suis le seul ici
13:37et le seul parmi nos auditeurs.
13:39Mais du coup, j'ai tellement envie
13:40de savoir ce qu'il a écouté.
13:41C'est affreux.
13:42Il y a un suspens, ça.
13:42Bah, moi, je n'ai pas envie.
13:44Bon, t'es sûr.
13:46Quelle musique avez-vous
13:47le plus écouté cet été ?
13:48Donc, en tête de tous les classements,
13:49on retrouve la chanteuse
13:50Chakira avec Daïda
13:51et c'est la musique
14:00Le rappeur qui sort du trio
14:02Triangle des Bermudes,
14:02ça, je l'ai appris
14:03et qui signait
14:04Chargé Chargé l'an dernier.
14:05C'est un des tubes de l'été 2025,
14:07un tube de l'été 2026,
14:08c'est le back-to-back.
14:09Autre ambiance.
14:09C'est l'histoire d'un petit pêcheur
14:11qui pêchait que le matin
14:12parce que pour lui,
14:13le bonheur, c'était d'être
14:14avec les siens profiter de ça.
14:15Ça, vous l'avez peut-être fredonné.
14:16Petit pêcheur cet été,
14:17Manon Lisa, chanteuse du sud de la France,
14:20révélée notamment
14:20par les réseaux sociaux.
14:21Alors, les spécialistes se demandent
14:22S'il y a encore aujourd'hui
14:24vraiment des tubes de l'été,
14:25ça bouge très vite,
14:25il suffit d'une tendance TikTok
14:26qui prend un peu
14:27ou alors d'un gros non
14:28parce qu'en réalité,
14:29dans les classements,
14:30on retrouve du Gims,
14:31du Theodora,
14:31du Bad Bunny
14:32ou encore Aya Nakamura
14:33dans ses classements
14:34avec des titres qui sont sortis
14:36bien avant l'été,
14:36parfois même l'année dernière.
14:40Est-ce que vous regrettez,
14:41Karine Galli,
14:42l'époque où il y avait
14:43les tubes de l'été,
14:44la Macarena,
14:46tout ce genre de choses ?
14:48Ça dépend de laquelle.
14:49Il y en a que j'ai oublié
14:50ou qui n'ont jamais marché
14:51et c'est pas grave.
14:52Mais les Démons de Muni,
14:53c'est un tube de l'été ?
14:53Ah oui.
14:54Ça j'adore, bien sûr.
14:54C'est un tube de tous les étés.
14:56La danse des canards.
14:57Oui, mais au départ,
14:58c'était l'été.
14:58Non, mais la Macarena,
14:59vous vous souvenez ?
15:00Sur TF1, vous aviez l'écouté.
15:01Oui, oui, ça,
15:01on s'en souvient très bien.
15:02Mais il y en a qui ont fait
15:03des fours,
15:03mais monumentaux également.
15:05Mais il y en a quelques-uns
15:06qui effectivement sont rentrés
15:08dans la musique classique
15:10qu'on écoute l'été.
15:11Mais il y avait aussi
15:12avec les Indiens,
15:13non, il n'y avait pas ?
15:13Pardon ?
15:14Quoi ?
15:14Mais oui,
15:15le clip d'un Indien en la ville.
15:18Hein ?
15:18Ça ?
15:19Non, mais ça,
15:19c'est pas des Indiens.
15:20Ça va pas dans un Indien en la ville.
15:21C'est des Brésiliens.
15:23Non, mais là,
15:23c'est pas ça.
15:24Il y avait une chanson
15:26avec un Indien dans la ville,
15:27non ?
15:27L'été ?
15:28Oui, chacun sa route,
15:29chacun son...
15:29Oui, Tonton David.
15:30Tonton David, non ?
15:31Mais c'est pas du tout
15:31un tube de l'été,
15:32c'est une...
15:33Non, mais je me souviens
15:34de l'époque
15:34où il y avait effectivement
15:35ces clips sur TF1.
15:37Mais je ne saurais pas
15:38qui était lié
15:39à quelle année.
15:39Voilà.
15:40Mais moi,
15:40daï-daï,
15:41j'ai pas adhéré,
15:42vous voyez ?
15:42Mais au niveau de...
15:43Géographiquement,
15:44vous étiez comment,
15:44je veux dire,
15:45à l'école ?
15:45J'ai eu 15.
15:46J'ai eu 15 au bac,
15:47ma dame.
15:48Je mélange peut-être
15:49des histoires, écoutez.
15:51C'était pas forcément
15:51mieux avant,
15:52au niveau de l'éducation.
15:53de l'été le sujet,
15:54cette année-là.
15:55Voilà.

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