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Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.
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00:00Est-ce que le midi ? Le zapping RMC.
00:03Et on démarre avec l'IGG ce matin sur RMC.
00:05Faut-il stopper les blocages des lycées ?
00:07C'est le troisième jour de contestation et la colère lycéenne ne retombe pas.
00:10Des violences ont éclaté à Lille, Lyon et Saint-Denis
00:13alors que la journée d'hier a encore été marquée par 440 interpellations.
00:16Charles Consigny, l'avocat d'IGG, condamne cette violence mais comprend la colère des lycéens.
00:22Ça me fascine assez quand même ces manifestations émaillées de violences
00:28et par ailleurs de séchage de cours parce que pendant tout ce temps-là on n'enseigne plus.
00:34En gros on ne sait pas exactement ce qui n'irait pas, ce qui ne leur va pas là tout
00:38de suite à 6 mois de la présidentielle.
00:41Donc c'est quoi ? C'est les profs absents ?
00:43Non remplacement des professeurs.
00:45Oui mais moi je ne parle pas du non remplacement des professeurs, je parle de l'absentéisme des professeurs.
00:49Ça oui, ça je pense que les élèves ont raison de gueuler contre l'absentéisme des professeurs.
00:54Et je pense d'ailleurs qu'il faut licencier des professeurs qui sont trop absents.
00:59S'ils sont malades ?
01:00Non, trop absents. Je pense qu'un prof qui est trop absent, qui cumule des absences,
01:05qui s'absente trop longtemps sans vraie raison valable,
01:07et à un moment donné il n'y a pas de raison qu'il garde son job.
01:11Alors, est-ce qu'il faut arrêter de bloquer les lycées, Emmanuel Dancourt ?
01:16Surtout pas.
01:16Ah bon ?
01:17Surtout pas. Vous avez vu l'état du lycée, notamment, c'est celui qui est en photo si vous nous
01:21regardez,
01:22Paul-Éluard à Saint-Denis, les élèves ont fait des vidéos où tous les plafonds,
01:27enfin pas tous les plafonds, mais beaucoup de plafonds sont crevés.
01:29Il y a des bureaux où les plafonds se sont affaissés sur les bureaux.
01:32Il y a de l'eau dans les couloirs, les fenêtres ne sont pas étanches.
01:35Il y a des murs qui sont gonflés d'eau, puis quand on met le doigt, pouf, il y a
01:37de l'eau qui...
01:38Enfin, il y a un énorme problème.
01:39C'est un lycée aussi où il n'y a pas d'assistante sociale.
01:42Comment un lycée fonctionne sans assistante sociale ?
01:44Les professeurs sont en soutien total des élèves parce qu'eux aussi vivent ce côté désaffecté d'un lycée
01:52qui n'a pas l'air en plus si vieux que ça.
01:54Et non, moi je trouve qu'ils ont raison d'exprimer...
01:56Et brûler des poubelles, ça améliorera la situation.
01:58Mais brûler des poubelles, c'est une manifestation de colère.
02:01Est-ce que d'arriver avec la police montée ?
02:03Ou est-ce que de courser les étudiants ?
02:06Vous avez vu cette étudiante qui a eu une clé de bras autour du cou,
02:10qui était en train d'étouffer avec un policier qui l'a plaqué contre une grille ?
02:13J'ai aussi vu des tirs de mortier.
02:15J'ai aussi vu des tirs de mortier.
02:17Oui, mais on parle de quoi là ?
02:18Mais oui, mais c'est pas normal.
02:20Je pense que la répression, c'est pas le bon niveau.
02:22Il faut absolument discuter.
02:24J'ai trouvé les discours des enseignants et des lycéens passionnants là-dessus
02:28si on prend la peine de les écouter.
02:31Donc écoutons-les plutôt que de leur envoyer...
02:33On prendra plus la peine de les écouter s'il n'y a pas de tirs de mortier et pas
02:35de feu de poubelle.
02:36Évidemment qu'ils voudraient mieux.
02:37Ils voudraient mieux.
02:38Mais qui montre l'exemple de ce genre de choses dans les manifs ?
02:41Il faut aussi préciser que souvent les CRS sont obligés de charger ou de disperser
02:46pour que les pompiers puissent intervenir.
02:48Parce que souvent il y a des feux de poubelle notamment au milieu des lycéens.
02:52C'est dangereux, il faut que les pompiers puissent intervenir.
02:54Et c'est souvent à ce moment-là qu'on disperse la foule.
02:56Évidemment qu'on préférait pas de violence.
02:57Et en même temps, s'il n'y a pas de violence, il n'y a pas de réaction.
02:59On sait très bien comment ça marche.
03:02Et Dieu sait que je ne suis pas pour la violence.
03:04Bien sûr, il faudrait trouver une solution.
03:05Mais visiblement, quand on en arrive là, c'est qu'avant on n'a pas été écoutés.
03:09Jérôme Lavrieux, vous la comprenez, cette colère lycéenne ?
03:14Non, pas du tout.
03:15J'ai regardé plein de reportages sur les mots d'ordre.
03:20Au lycée Paul-Éluard, c'est qu'ils ont un problème d'infiltration d'eau.
03:24Il faut demander à ce qu'on fasse des travaux.
03:26Mais au milieu des infiltrations d'eau, il y a la Palestine.
03:31Il y a trop d'heures de cours.
03:33J'ai entendu, on a trop d'heures de cours.
03:37Tout ça est très hétéroclite.
03:39J'ai aussi vu des gens qu'on a interrogés.
03:41Ils ont dit, vous faites grève dans le lycée ?
03:44Ils ont dit, non, moi, je ne suis pas d'ici.
03:46Donc tout ça, c'est un espèce d'agrégat assez informe.
03:51Et puis quand c'est récupéré par des politiques, c'est qu'il y a un loup quand même.
03:55Et quand ceux qui viennent chauffer tout le monde, c'est LFI,
03:59on a bien vu que c'était un élément de la campagne présidentielle qui se prépare aussi.
04:03Donc moi, je pense que la place d'un élève, c'est d'être en train d'apprendre, en fait.
04:07– Après, on peut les écouter aussi, parce qu'il y a des revendications qui ne sont pas prêtes pour
04:10entendre.
04:11– Mais on peut les écouter.
04:12C'est pour ça qu'il y a un conseil d'administration.
04:13C'est pour ça qu'il y a des délégués de classe.
04:17C'est pour ça qu'il y a des délégués de parents d'élèves qui sont là aussi.
04:19C'est pour ça qu'il y a des profs syndiqués
04:22qui étaient en plus en train de faire grève aujourd'hui hier.
04:25Il y a eu 10% de grévis selon le ministère.
04:28Donc voilà, moi, je pense que la place d'un jeune de moins de 16 ans, c'est d'être
04:31à l'école.
04:32Et d'un jeune de plus de 16 ans, c'est d'être à l'école ou au travail.
04:35– Et quand tu crèves de froid l'hiver et que tu crèves de chaud l'été,
04:37tu fais comment pour être à l'école, en fait ?
04:38Quand on ne t'écoute pas, quand il n'y a pas les travaux qui sont faits ?
04:41Parce que ça, c'est un très beau discours sur le papier, Jérôme.
04:43Mais comment, quand tu n'es pas écouté et qu'on n'améliore rien,
04:46tu fais comment pour bosser ?
04:47Moi, j'ai une fille qui a dû passer ses examens avec des mitaines
04:50et le stylo qui gelait dans l'encre.
04:52– Change ton conseil régional, c'est lui qui est chargé de faire les travaux dans les lycées,
04:56ce n'est pas l'État.
04:58– Change ton conseil régional ?
04:59– Bien sûr, change ton conseil régional.
05:00Ta fille fait des études ailleurs et tu changes ton conseil régional.
05:03Mais ce n'est pas comme ça que ça marche, en fait.
05:04– Bah si, si, si.
05:05– Ça, c'est une vision de quelqu'un qui reste les bras croisés comme tu es là.
05:08– Non, mais les lycées, c'est la région.
05:10– C'est sûr, c'est la région.
05:11– Mais non, mais Jérôme, tout ce que tu dis est vrai.
05:18– Dans ma vie, je suis rarement resté les bras croisés.
05:21– Quand on ne t'écoute pas, tu fais comment, Jérôme ?
05:24– Mais au lieu de voter pour un conseil régional
05:26qui te promet de faire des tas de trucs,
05:28sauf de s'occuper de sa compétence propre qui est les lycées,
05:32tu votes autrement, ça s'appelle la démocratie.
05:35– Je suis Edvriens.
05:36– Moi, je trouve ça totalement scandaleux
05:38de venir relativiser ce qui se passe devant les lycées aujourd'hui.
05:42Revendication ou pas revendication, justifiée ou pas.
05:45Oui, on sait qu'on manque de preuves,
05:47on sait que le mobilier dépérit.
05:49On sait aussi que les classements PISA sont au plus bas.
05:52D'ailleurs, il n'y en a pas un, peut-être un sur cent,
05:54dans les images qu'on a vues,
05:55qui est capable d'exprimer clairement les revendications,
05:59ne serait-ce dire faire une phrase de français,
06:01parce que le niveau est déplorable.
06:02Quand on entend les élèves, franchement, ça fait peur.
06:05Et on voit d'où vient...
06:06On dirait qu'on n'est pas des classes,
06:08on dirait qu'on est des élevages.
06:09– Oui, il n'y a pas que ça, Juliette.
06:11– Tu vas dire ça, moi, j'ai des jolis discours aussi.
06:13Quand j'entends Balibayoko nous expliquer
06:16que parfois la violence est légitime,
06:18c'est pour ça qu'on en est là.
06:19Quand j'entends dire qu'on appelle à l'apaisement,
06:21non, on n'appelle pas à l'apaisement.
06:23Quand on a des gamins comme ça qui frappent des preuves,
06:26non mais il y a des images d'une violence absolue
06:29qui sont choquantes, qui n'existaient pas encore,
06:31il y a encore quelques années.
06:31C'est-à-dire qu'on arrive encore à être étonné
06:34par la pente glissante dans laquelle on est.
06:37Il y a des preuves qui sont tapés.
06:38– Mais ils ne sont pas satisfaits de ça en fait.
06:39– On est en train de, soi-disant, dénoncer un manque de profs
06:43et on les voit se faire taper devant l'école
06:46par des hordes de lycéens.
06:49On dénonce le mobilier qui dépérit dans les écoles
06:53et on brûle les portails et le mobilier des écoles.
06:57Mais c'est insupportable de venir relativiser ça.
07:00Il n'y a rien à la relativiser.
07:02Il y a beaucoup de gens, Emma, en France
07:05qui ne sont pas écoutés par les politiques.
07:06La plupart.
07:07Les Français ne sont pas écoutés par les politiques.
07:09Et on n'est pas tous en train de se comporter comme ça,
07:12comme des animaux, à brûler du mobilier,
07:14à se fighter avec des CRS.
07:17C'est insupportable.
07:18Il n'y a aucune violence légitime.
07:19Il n'y en a aucune.
07:21Revendication ou pas, justifiée ou pas,
07:23il n'y en a aucune.
07:24Et le discours, il ne doit être que celui-là.
07:26Les images qu'on voit, elles sont désastreuses.
07:28Il n'y a pas une seule revendication
07:30qui vient justifier ce qui se passe.
07:31Donc, on n'appelle pas à l'apaisement ou quoi que ce soit.
07:34On va chercher les élèves fauteurs de troubles
07:36et les violents
07:37et on leur apprend une leçon, en fait.
07:39C'est plus possible de continuer comme ça.
07:40Ça ne règle pas le problème.
07:41Voilà.
07:42Mais le problème de fond, il se règle ailleurs.
07:44Une fois qu'on a tous condamné les violences,
07:46qu'on a même condamné ceux qui commettent les violences.
07:48Il se règle ailleurs.
07:48Et en France, on a le droit de manifester.
07:50On n'a pas le droit de bloquer les lycées.
07:51C'est interdit par la loi.
07:53On n'a pas le droit de bloquer les lycées.
07:54Il y a des élèves qui veulent aller travailler,
07:56qui veulent aller en cours.
07:57On en a vu, ils ont été interviewés même sur BFM.
07:59Ils ont dit, mais moi, je n'ai pas de revendication,
08:00je veux aller en cours, en fait.
08:02Donc, ils n'ont pas le droit de bloquer les lycées.
08:04Point à la ligne.
08:06Il n'y a pas d'autre...
08:07Il n'y a pas de relativisme là-dessus.
08:09Il faudrait aussi que les autorités les écoutent
08:11et qu'à un moment, ils mettent une délégation en place
08:13parce qu'il y a ça aussi.
08:14Ça manque un peu de leaders, là.
08:15On va dire, en fait, on ne sait pas trop à qui parler.
08:16Mais les leaders, c'est LFI.
08:18Vous voyez bien, ils sont chauffés à blanc par LFI.
08:21Louis Boyard, ça fait quatre semaines
08:23qu'il est sur le terrain pour les chauffer,
08:25pour leur expliquer que la violence est presque légitime.
08:27À un moment, il faut que leur mouvement,
08:28ils se structurent, qu'ils aient une délégation,
08:30qu'ils aient des cadres.
08:32Les lycéens ne sont pas les seuls à parler
08:34de la détérioration de l'école.
08:36Tout le monde en parle.
08:37Tout le monde est au courant.
08:37Lorsqu'il y a un classement PISA qui sort,
08:40les parents en parlent aussi.
08:41Mais c'est plutôt bien qu'ils prennent aussi
08:42leur destin en main.
08:42Mais ils ne prennent pas leur destin en main,
08:44mais regardez les images.
08:45Moi, j'en ai vu des très bien,
08:47qui s'exprimaient très bien.
08:48Mais il y en a quelques-uns, d'accord ?
08:50J'ai été élu local, j'en ai visité des collèges
08:53et des lycées.
08:54Je n'ai jamais vu des portes de toilettes
08:56tomber toutes seules.
08:58Je n'ai jamais vu des murs de toilettes
09:00s'autodégrader avec des tags.
09:02Je n'ai jamais vu des lavabos
09:04qui ne sont plus dans les lycées aujourd'hui.
09:06Qui s'est auto-détrusés à coup de pied.
09:08C'est qu'il y a quelqu'un qui le fait.
09:10Oui, mais on va finir avec la phrase
09:11de François Hollande hier qui dit
09:12« Quand les jeunes sont dans la rue,
09:14c'est comme le dentifrice qui sort du tube.
09:16Pour les faire rentrer dans les lycées,
09:17ça va être très compliqué. »
09:18C'est tout le problème.
09:19C'est qu'on ne peut pas...
09:20Il va falloir une réponse.
09:21En effet, il faut de la répression,
09:24de toute violence.
09:24Pourquoi pas des blocages débloqués ?
09:26Mais ça ne répond pas au fond.
09:27Pour l'instant, il n'y a pas de dialogue
09:28entre le gouvernement et ses lycéens.
09:30Les GG ce matin sur RMC.
09:32Des agriculteurs qui bâchent des radars
09:34pour exprimer leur colère.
09:35Est-ce compréhensible ou scandaleux ?
09:37Entre 60 et 70 radars ont été mis hors service
09:39dans le Morbihan, la Vienne, la Lausère
09:41ou encore la Haute-Garonne.
09:42Des actions légitimes pour Didier Giraud,
09:44l'éleveur de bovins des GG.
09:46À un moment donné,
09:47il y a une colère qui s'exprime.
09:49Ça, c'est évident.
09:51Est-ce qu'elle va faire tâche d'huile ?
09:52J'en sais rien.
09:53Ce que je sais, c'est que dans les annonces
09:55de la ministre pour calmer tout le monde,
09:57il y a à peu près, sur le milliard
09:59qui a été annoncé,
10:02il y a à peu près 250 ou 300 000 euros
10:04de sonnants et trébuchants
10:05qui font des reports de charges
10:08et qui sont des aides au gasoil
10:12qui compensent que très faiblement
10:14l'augmentation du gasoil.
10:16C'est là.
10:17Et à un moment donné,
10:18dans des systèmes où tu ne fais plus de produits
10:20et tes charges explosent,
10:21les mecs, ils vont dépiser le bilan,
10:23ils sont pris à la gorge.
10:24Et on sait bien que c'est dans ces moments-là
10:26où les gens sont prêts
10:27à toutes les extrémités.
10:30Emmanuel Dancourt,
10:32est-ce que vous dites que c'est de la violence
10:33ou alors c'est bonne guerre, on va dire ?
10:37Ce n'est pas de la violence.
10:39C'est des machines
10:40et on leur met du papier autour.
10:42Ça va, c'est OK.
10:43et on met de la peinture,
10:44c'est de la dégradation.
10:45Effectivement, ça va coûter un peu d'argent.
10:47C'est surtout des agriculteurs
10:49et moi, je vis au milieu des agriculteurs
10:51qui ne se sentent absolument pas entendus,
10:53qui se sentent complètement oubliés,
10:55qui sont dans une détresse absolue.
10:57Je vous rappelle qu'il y a quand même
10:58des suicides toutes les semaines.
11:00Donc, c'est...
11:01Voilà, je trouve que oui,
11:02effectivement,
11:03c'est de bonne guerre.
11:04Ça reste...
11:06Sauf si tu es un mort sur la route
11:07parce que les moteurs sont allés plus vite
11:08parce que le radar a été vendé.
11:09Oui, mais tu n'es pas censé
11:10aller plus vite sur la route
11:11et ralentir parce qu'il y a un radar.
11:12Non, mais après,
11:13s'il y a un radar,
11:13c'est que les gens vont vite.
11:14Oui, mais tu ne peux pas accuser
11:15des agriculteurs
11:16qui ont un mort sur la route
11:17parce qu'ils ont bandé le radar
11:18alors qu'à la base,
11:18tu es censé ne pas rouler
11:19au-delà de 130.
11:20Donc, ça, c'est...
11:21On ne peut absolument pas
11:21leur reprocher ça.
11:23Ils essayent de s'exprimer,
11:24eux aussi,
11:25pour être entendus.
11:26Ils n'ont pas brûlé des radars,
11:27ils ont enveloppé des radars.
11:29Voilà, donc,
11:30tant qu'on ne les entendra pas vraiment,
11:32ça va continuer.
11:33Évidemment, la colère s'exprime.
11:34D'accord avec ça
11:35ou pas, Juliette ?
11:36Comme vous étiez
11:37contre la colère des lycéens,
11:38vous êtes aussi
11:39contre la colère des agriculteurs.
11:40Si un agriculteur
11:41se fait choper
11:42en train de dégrader un radar,
11:43il doit être arrêté et puni.
11:44C'est totalement normal.
11:45C'est un bien public
11:46et du mobilier urbain.
11:47Si vous voulez que je vous dise
11:49que je mets dans le même panier
11:51des agriculteurs
11:52qui mettent des bâches
11:52autour des radars
11:53et des lycéens
11:54qui se tapent,
11:56qui envoient des mortiers
11:57sur des CRS
11:58et brûlent des poubelles
11:59et dégradent le mobilier urbain
12:00de leur propre école,
12:02la réponse est non.
12:02Vous pouvez me dire
12:03deux poids, deux mesures,
12:04je n'en ai rien à faire.
12:04Ce n'est pas pareil à mes yeux.
12:06Donc voilà.
12:06Donc bâcher des radars,
12:07ce n'est pas pareil.
12:08Après, la loi,
12:08c'est la même pour tout le monde.
12:09S'il y a un qui se fait choper,
12:11il se fait toper
12:12et c'est totalement normal.
12:13Mais moi, moralement,
12:15sur le plan,
12:16c'est pas la même chose.
12:17Et en plus,
12:18il faudrait que le radar,
12:20en gros,
12:20c'est le symbole
12:21de la fiscalité, etc.
12:23Si la dégradation,
12:25c'est commencer à brûler des radars,
12:27brûler des voitures de flics,
12:29de toute façon,
12:30la loi,
12:31elle est pareille pour tout le monde.
12:31Je ne vois pas
12:32en quoi ça arrangera les choses
12:33de taguer des radars.
12:36Moi, je suis anti-dégradation
12:39des biens publics.
12:40Donc je trouve que c'est une connerie.
12:42Je trouve simplement,
12:43je vous le dis,
12:44de point de mesure ou pas,
12:45que la situation est quand même
12:46un peu moins incontrôlable.
12:48Vous voyez ?
12:48Quand on a quelques mecs
12:50qui bâchent des radars,
12:51c'est un peu moins incontrôlable
12:52que ce qui se passe
12:53en ce moment devant les lycées.
12:54On peut me dire
12:54de point de mesure,
12:55c'est comme ça que je le ressens.
12:57Jérôme Lavrieux,
12:58vous, vous trouvez ça compréhensible
12:59aussi cette colère ?
12:59Pas du tout.
13:01Je trouve incompréhensible
13:03l'action qu'ils font.
13:05Parce que c'est de la dégradation
13:06des biens publics.
13:06C'est l'équivalent
13:07de brûler une grille de lycée
13:09parce que tu as une fuite d'eau
13:10dans tes toilettes.
13:11Je trouve qu'en plus,
13:12c'est dangereux.
13:13C'est dangereux.
13:14Parce que si on met un radar
13:15à un endroit,
13:16c'est parce qu'il y a un danger
13:17à cet endroit-là.
13:18Si on met un radar mobile,
13:19c'est parce qu'il y a eu
13:20des dangers à cet endroit-là.
13:22Et donc après,
13:22peut-être que ça va être
13:23le fils qui va rentrer
13:25de boîte de nuit
13:27de celui qui a mis la bâche
13:28qui va faire une sortie de route.
13:30Parce qu'il dira
13:30tiens, c'est bâché,
13:31je peux rouler à fond.
13:33Ben non, il aurait eu un accident.
13:34Après, comme dit Emma,
13:35il y a des limites de vitesse.
13:36Pour moi, il ne faut rien accepter.
13:37Et donc, c'est dangereux
13:38et ça ne se fait pas.
13:39Je dis juste que la présidentielle,
13:40ça va être très très long.
13:41Parce que d'un côté,
13:42vous avez...
13:43Oui, mais c'est encore des colères
13:44auxquelles il faut répondre.
13:45Parce que encore une fois,
13:46les agriculteurs,
13:47les lycéens,
13:48ils disent qu'on ne nous entend pas,
13:48c'est notre seul moyen
13:49de nous faire entendre.
13:50On n'entend personne.
13:51L'État n'aide personne.
13:52L'État ne fait rien.
13:53On a 56% de dépenses publiques
13:55sur le PIB.
13:56Ça veut dire qu'on distribue tout
13:57à tout le monde, tout le temps.
13:59Et tout le monde gueule.
14:00Je dis juste que,
14:01et les filles s'occupent des lycées,
14:02la coordination rurale
14:03qui n'est rien d'autre
14:04qu'une officine du Front National.
14:08On n'est pas naïf.
14:09On n'est pas naïf.
14:11Donc, c'est la préparation des esprits
14:13à une lutte entre les deux extrêmes
14:15qui est en train de se préparer.
14:16Et il ne faut rien accepter.
14:17Tu dis oui,
14:19une bâche sur un radar, ça va.
14:22Mais finalement,
14:24si tu acceptes ça,
14:25tu acceptes le reste.
14:27Et après,
14:27ce sera les dégradations
14:29avec les tracteurs, etc.
14:31Oui, donc,
14:31il ne faut rien accepter.
14:32Tu pars du principe
14:33qu'on n'accepte rien.
14:34Parce que personne n'est entendu
14:35dans ce pays.
14:36Personne n'est entendu.
14:37A toutes les classes sociales,
14:39à tous les niveaux,
14:39on n'est pas entendu.
14:40Et il y a l'immense majorité
14:42des gens qui ne vont ni
14:43dégrader des radars,
14:45ni brûler des poubelles.
14:45Donc,
14:46il faudrait l'accepter.
14:47On va se détendre
14:48avec le bonus RMC.
14:49On va terminer ce zapping
14:51avec une très bonne nouvelle
14:52pour les fans de Star Wars.
14:53Alors,
14:53je ne sais pas
14:54si c'est votre cas,
14:54mais en tout cas,
14:55sachez qu'une nouvelle trilogie
14:57Star Wars est en préparation.
14:59Explication de Mathieu Béliard
15:00ce matin.
15:02Bon,
15:02on n'en a pas fini
15:03avec la saga Star Wars.
15:04Il y a une nouvelle trilogie
15:05qui est en préparation
15:06après les épisodes 4, 5, 6.
15:07On a vu les 1, 2, 3,
15:09puis les 7, 8, 9.
15:10Il y a eu les films,
15:11les séries,
15:11les longs métrages isolés,
15:12les dessins animés.
15:13On vient d'ouvrir
15:13un énorme musée
15:14à Los Angeles.
15:15Mais comme on dit
15:16chez le charcutier,
15:17il y en a un peu plus,
15:17je vous le mets quand même.
15:18Oui,
15:19une nouvelle trilogie
15:20est en préparation
15:21autour de la famille Skywalker.
15:22Toujours possiblement
15:23un épisode 10,
15:24donc ça fera 10, 11, 12.
15:25Du coup,
15:26c'est un vrai mercato
15:27à Hollywood.
15:27On a un scénariste
15:28issu de la franchise X-Men,
15:30un réalisateur
15:30qui a signé
15:31les 3 Spider-Man
15:32avec Tom Holland.
15:33Ce qui fait craindre
15:34des fans,
15:35une forme de marvelisation
15:37de Star Wars.
15:37Bon,
15:38pas de date de sortie
15:39pour l'instant,
15:39si ce n'est Star Wars Starfighter.
15:41Ça,
15:41c'est un autre film inédit
15:42avec Ryan Gosling
15:43qui s'est annoncé
15:44pour le mois de mai prochain.
15:46Alors,
15:47qui est excité
15:48par cette nouvelle
15:49trilogie Star Wars ?
15:50Emmanuel Dancourt.
15:52Excité ?
15:53Ouais,
15:53ben je...
15:54Non.
15:55Emballé ?
15:55Non.
15:56Non,
15:56mes enfants sont excités.
15:57Mes enfants sont emballés.
15:58Moi,
15:58je n'en ai,
15:59mais rien à cirer.
16:00Vous ne les avez pas accompagnés
16:01au cinéma
16:01quand j'étais petit ?
16:03Pour voir Harrison Ford.
16:04Non,
16:04non.
16:05Et puis,
16:05c'était déjà plus au cinéma,
16:06c'était déjà en DVD.
16:07Mais non,
16:09la licence à fond,
16:10ça va marcher
16:11et ça roule.
16:12Mais ce n'est pas votre truc.
16:13Jérôme Labrieux ?
16:14Je n'ai jamais vu
16:15un épisode,
16:16c'est ça ?
16:16De Star Wars ?
16:17Enfin,
16:17excusez-moi Jérôme,
16:18non mais pardon.
16:18Vous ne connaissez pas
16:19votre numéro de sécu,
16:20vous ne connaissez pas
16:20la date d'anniversaire
16:21de votre mère,
16:21vous ne connaissez pas
16:22votre numéro de compte
16:23et vous n'avez jamais vu
16:24Star Wars.
16:24Vous connaissez Céline Dion,
16:25Jérôme ?
16:26Oui,
16:26j'aurais adoré aller la voir
16:27mais je n'ai pas eu de place.
16:28Quand même.
16:29Ah oui ?
16:29Et je connais Relssan,
16:30je vous rappelle.
16:30Il est déjà dans les concerts de rap,
16:34il ne peut pas aller
16:35à Star Wars à chaque fois.
16:37Donc pas Star Wars,
16:38Jérôme ?
16:38Non,
16:38ça m'a jamais vu,
16:39je ne suis pas très science-fiction.
16:40Ah oui ?
16:41Et vous,
16:41Juliette Brians ?
16:42Oui,
16:43mais moi,
16:43j'ai regardé les Star Wars classiques,
16:45les anciens,
16:45mon mec m'a obligée,
16:46on ne va pas se mentir,
16:47mais je me suis réellement...
16:48Vous êtes soumis
16:49de la dictature du patriarcat ?
16:51Alors là,
16:51c'est la première.
16:53Quand tu partages
16:54la vie de quelqu'un
16:54et que lui,
16:56Star Wars,
16:56c'est toute sa vie
16:57et il veut absolument
16:58que tu rentres dedans,
16:59tu le fais
17:00parce que ça lui fait plaisir,
17:01donc je l'ai fait.
17:01Honnêtement,
17:02il y avait des très bons films
17:03de Star Wars
17:03et je me suis plutôt mis
17:04dans l'histoire,
17:05mais ce qui était bien,
17:05c'est que Star Wars avant,
17:07à chaque sortie de film,
17:08c'était un événement.
17:10On attendait des années,
17:11des années
17:11pour avoir un épisode
17:12de Star Wars
17:13et il sortait,
17:13c'était événementiel.
17:15Aujourd'hui,
17:15il faut limite
17:16un tableau Excel
17:17pour faire rentrer
17:18tous les personnages nouveaux
17:19dans les cases
17:20et comprendre
17:20qui est le méchant,
17:22qui est le gentil,
17:22qui est le père de qui.
17:23Finalement,
17:24on ne comprend plus rien,
17:25il n'y a plus aucun
17:26Dark Vador
17:26qui est le père
17:27de Skywalker.
17:28Il ne faut pas spoiler.
17:29Pauvre Jérôme,
17:30il ne les a jamais vus,
17:31il ne faut pas lui dire.
17:31Je crois que si, non ?
17:32Oui, c'est ça,
17:33mais il découvrira
17:34à la fin du sixième épisode.
17:35Si je vous écoute,
17:36j'ai l'impression
17:36que c'est les feux
17:37de l'amour de la galaxie.
17:38C'est un peu ça.
17:39Ça ne s'arrête jamais.
17:40Alors justement,
17:40il y a un argument
17:41qui pourrait me faire changer
17:42d'avis,
17:43Ryan Gosling.
17:45Il est possible
17:48que ça m'intéresse.
17:49Enfin bref,
17:50il n'est plus dedans.
17:54Là,
17:55il n'est pas certain.
17:56Il ne le sait pas.
17:57La française Léa.
17:58Non, puis même,
17:59on essore des proches.
18:00Son personnage est mort,
18:01me dit-on dans l'orignement.
18:03Je suis désolé
18:03de vous la prendre.
18:05C'est des franchises
18:06qui sont essorées,
18:07quoi.
18:07On n'en peut plus.
18:09Ça gâche presque
18:10les premiers films,
18:11si vous voulez,
18:11d'une certaine manière,
18:12parce qu'il n'y a plus
18:14une goutte
18:14à aller retirer ces films-là.
18:15C'est la garantie,
18:16c'est une franchise.
18:17Donc les gens vont y aller.
18:18Mais Hollywood manque
18:18terriblement de créativité.
18:21C'est une bénédiction
18:21pour nos salles de cinéma.
18:23Cette année 2026,
18:24elle est extraordinaire.
18:25C'est vrai aussi.