00:0011h-13h, Christine Kelly et vous sur Europe 1.
00:04Gabriel Cusel, comment réagissez-vous à ce que vient de dire Arthur de Vatrigan ?
00:09Lorsqu'on voit cette mise en scène entre Gérald Darmanin et Édouard Philippe,
00:14il dit que Gérald Darmanin a revendiqué le bilan d'Emmanuel Macron.
00:19C'est fort quand même de dire ça.
00:21Oui, c'est surtout assez kamikaze.
00:23Moi, j'ai été frappée de voir que M. Philippe avait dit
00:28« Je veux m'entourer des meilleurs, donc je vais prendre Gérald Darmanin. »
00:32Bon, je reste à savoir si les Français vont être convaincus par cette phrase.
00:37C'est vrai qu'il y a un certain nombre de casseroles aujourd'hui
00:41qui traînent derrière Édouard Philippe, derrière Gérald Darmanin.
00:46Je ne peux que souscrire à ce qu'a dit Arthur de Vatrigan.
00:49C'est-à-dire qu'autrefois, quand on faisait partie de ceux qui avaient gouverné,
00:53on avait une prime de compétence.
00:55Les Français se disaient « Ah ben lui, il connaît les dossiers. »
00:58Aujourd'hui, c'est tout l'inverse.
01:01Il y a une prime à celui qui n'a pas encore essayé.
01:05On se dit « On va essayer, puisqu'au moins les autres nous ayant déçus,
01:10on va voir ce qu'ils sont capables de donner. »
01:14Édouard Philippe, nous le répétons souvent,
01:16mais c'est la gestion quand même très erratique du Covid-19,
01:20avec notamment des mesures extrêmement dures.
01:22Il dit aujourd'hui que ça l'empêche parfois de dormir,
01:24mais enfin c'est un fait, ça s'est passé ainsi.
01:25Moi encore, il y a des frites, mais il n'y a pas que ça.
01:30Certaines personnes me disent « Moi, mon grand-père a été enterré
01:33pendant la crise sanitaire, je n'ai même pas pu le voir une dernière fois. »
01:36Tout ça, ça a profondément marqué.
01:37Il y a eu les 80 km heure.
01:39Il y a eu toutes ces mesures,
01:41les errances sur le nucléaire, etc.,
01:43qui sont restées profondément ancrées au cœur de beaucoup de Français.
01:47Gérald Darmanin, c'est, on l'a dit,
01:50Kevin et Matteo, les supporters anglais, etc.
01:55Donc c'est vrai que ça va être difficile.
01:59Je ne sais pas si la somme de plusieurs boulets,
02:03si j'ose dire, de plusieurs handicaps, ça fait une force.
02:06Mais est-ce qu'il y a vraiment quelqu'un qui sortira du lot ?
02:09On se posera la question.
02:10Françoise, vous nous appelez de Vendée,
02:12et vous pensez que Bruno Rotaillot est le candidat
02:17qui pourrait répondre à nos préoccupations.
02:19Dites-nous pourquoi, ma chère Françoise.
02:22Nous sommes toujours, enfin, beaucoup parlent d'Atal, Philippe,
02:25on sait très bien leur bilan.
02:28Ce n'est même pas la peine de le rappeler tous les jours, tous les jours.
02:30On le connaît par cœur.
02:31Moi, ce qui me dérange particulièrement,
02:32c'est que beaucoup de médias, et Europe, ce matin,
02:35je n'ai pas encore entendu une seule fois citer M. Rotaillot.
02:38On ne dit jamais son programme,
02:41parce qu'effectivement, il a beaucoup, beaucoup de réponses
02:43sur tous ces sujets-là,
02:45et jamais, jamais on ne les entend.
02:47Et, bon, moi, je suis Vendée,
02:48donc je sais très bien ce qu'a fait M. Rotaillot,
02:50qui était un grand ami, quand même, de Philippe de Villiers.
02:53Ils ont travaillé ensemble,
02:54et on sait très bien de ce qu'ils sont capables.
02:56Et on sait très bien que Rotaillot a travaillé
02:59dans beaucoup d'endroits,
03:00donc ce n'est pas quelqu'un qui a été fonctionnaire toute sa vie.
03:02Et là, ça, ça me dérange.
03:04Jamais, jamais on n'entend parler de lui.
03:05Et comment vous l'expliquez, le fait qu'on n'entende pas parler de lui ?
03:07Vous pensez que c'est volontaire qu'on veut effacer ?
03:09Il manque de carisme, il manque de personnalité ?
03:13Je ne pense pas, par exemple, sur Europe,
03:14que ce soit volontaire, mais, par exemple,
03:16Attal et Philippe, ils font tellement le buzz.
03:19Un jour, ils se disent oui, un jour, ils se disent non,
03:21que tout le monde est toujours là-dessus.
03:23Qu'est-ce qu'ils vont faire ? Qu'est-ce qu'ils vont faire ?
03:24Et, en fait, on passe son temps à voir
03:26quels sont les désaccords qu'ils ont entre les deux.
03:29Alors, on sait très bien leur bilan.
03:30C'est vraiment très fatigant.
03:32Mais on n'essaie pas d'aller voir quels sont ceux
03:33qui sont à peu près susceptibles.
03:35Est-ce qu'on ne pourrait pas les mettre un petit peu en avant
03:37pour voir un petit peu...
03:38En critiquant, évidemment, ce qu'ils veulent faire.
03:41Ça ne pose aucun problème.
03:41Mais on ne les met même pas en avant.
03:44On ne dit même pas ce qu'ils veulent faire.
03:45Sur le voile, par exemple.
03:46Est-ce que quelqu'un a parlé de M. Retailleau pour le voile ?
03:49Jamais.
03:49Est-ce que quelqu'un a parlé de M. Retailleau sur l'immigration ?
03:52Est-ce que quelqu'un a parlé de Retailleau pour l'héritage ?
03:54Est-ce que quelqu'un a parlé de Retailleau, par exemple,
03:56pour les 35 heures et les entreprises ?
03:58Arthane de Vatrigan vous répond sur Europe 1,
04:00ma chère Françoise, qui nous appelle de Vendée.
04:02Le problème de Bruno Retailleau,
04:04je ne sens pas ses qualités,
04:06qui sont peut-être nombreuses,
04:07et c'est sûrement un homme de conviction.
04:09Le problème, c'est que sa biographie,
04:10c'est qu'il est président du parti Les Républicains,
04:13qui est un parti qui est en chute libre,
04:16mais qui se croit encore dominant,
04:18et il a été ministre de l'Intérieur d'Emmanuel Macron.
04:21Donc le problème, c'est ça.
04:23Le côté LR et le côté Macron le marge.
04:26Il n'est pas pire, si vous permettez l'expression,
04:27que Édouard Philippe ou bien Gérald Darmanin.
04:30C'est ce que veut dire un peu François.
04:31Je ne dis pas pire, simplement,
04:32ensuite, après, la question, c'est
04:35est-ce que dans les sondages,
04:37et les sondages donnent quand même une cartographie,
04:40même si elle ne se révèle pas forcément vraie dans 8 mois,
04:42aujourd'hui, elle est bonne,
04:43Édouard Philippe ou Gabriel Attal font deux fois le score de Bruno Retailleau.
04:46Donc la question, c'est est-ce que Bruno Retailleau
04:47va enfin prendre en compte le fait
04:49que le parti dominant
04:51dans ce qu'on va appeler le camp national en général,
04:54c'est le Rassemblement National.
04:55On a quand même le sentiment à chaque fois
04:56que tout ce qui vient des LR
04:57se pense encore dominant,
05:00ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
05:01Donc, faire une campagne sans prendre en compte
05:04la possibilité que le Rassemblement National
05:06soit au deuxième tour,
05:07puisse même gagner une présidentielle
05:08et donc envisager ou non de travailler avec ce parti,
05:12c'est se tirer une balle dans le pied.
05:13Comment vous réagissez, Françoise ?
05:16Les LR, ce sont eux qui ont les plus d'adhérents.
05:19Et ça, personne ne le dit.
05:21On dit toujours que les LR sont en décrépitude,
05:24mais ce sont eux qui ont les plus d'adhérents.
05:26Et M. Retailleau prend en compte les adhérents.
05:29Et c'est ça qui est drôlement important.
05:30Parce que tous les sondages que vous faites,
05:31vous n'en savez rien de ce que les gens pensent.
05:33Et là, on ne met jamais en avant que le LR,
05:36finalement, ils ont beaucoup d'adhérents
05:37et que M. Retailleau, en tant que chef des LR,
05:40suit ses adhérents.
05:41Alors, ma chère Françoise, pas plus que le RN.
05:43Ils ont beaucoup d'adhérents, le LR,
05:44mais pas plus que le Rassemblement National.
05:46Ah si, vous vérifierez.
05:48On va vérifier.
05:49On va demander à William Torzek,
05:50notre rédacteur en chef,
05:51de vérifier les nombres d'adhérents du RN
05:53et le nombre d'adhérents de LR.
05:55En tout cas, merci Françoise pour ce coup de gueule
05:57à propos de Bruno Retailleau.
05:58C'est intéressant, puisque c'est vrai qu'on a vu,
06:01merci infiniment de nous avoir appelés sur Europe 1,
06:02qu'on a vu comment.
06:03Je vous en prie, merci à vous.
06:04Merci beaucoup, ce ticket,
06:06Gérald Darmanet et Edouard Philippe.
06:07On a vu cette communication autour des frites.
06:09On a entendu Dominique de Villepin
06:11sur le référendum, etc.
06:13Immigration.
06:14On a entendu Olivier Faure
06:15qui se lance dans la campagne présidentielle.
06:17Et puis c'est vrai que Bruno Retailleau
06:19peut porter certaines idées.
06:22Peut-être qu'on le laisse un peu pour compte.
06:23On marque une pause, on revient
06:25avec Gabriel Cousel
06:26qui va un peu réagir à Bruno Retailleau,
06:28un peu peut-être à la candidature aussi
06:30d'Olivier Faure.
06:32Est-ce que c'est une candidature de plus ?
06:33Est-ce que c'est une candidature de trop ?
06:35Est-ce qu'il apporte quelque chose au débat ?
06:36Est-ce qu'on ne passe pas à côté
06:38des réalités, des préoccupations des Français ?
06:40On marque une pause, on revient tout de suite sur Europe 1.
06:42Avec vous, faites comme Françoise,
06:43appelez Christine Kelly sur Europe 1.
06:45Pour réagir, vous composez le 0-1-80-20-39-21.
06:50Il est 12h12, à tout de suite sur Europe 1.
06:52Sous-titrage Société Radio-Canada
06:54Sous-titrage Société Radio-Canada
06:56Sous-titrage Société Radio-Canada
06:57Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires