- il y a 7 semaines
Laurence Ferrari reçoit Bruno Retailleau candidat à l'élection présidentielle pour un grand entretien, ponctué par des questions de journalistes et de personnalités de la société civile.
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00:00:00Et donc abat le voile bien sûr.
00:00:02Quand un système ne marche plus, il faut changer le système.
00:00:05C'est ce que j'ai proposé et mon projet c'est une véritable révolution culturelle pour l'école.
00:00:10Moi je ne suis pas dans le bloc central, moi je suis de droite et je veux assumer une rupture.
00:00:17Vous ne pouvez pas assumer des conditions de transmission dans des établissements où l'autorité, la hiérarchie ne règne plus.
00:00:26J'ai pris la décision d'être candidat à l'élection présidentielle.
00:00:31Bonsoir à tous, bonsoir à toutes.
00:00:33Bienvenue dans cette émission avec notre premier invité ce soir, Bruno Retailleau.
00:00:37Invité d'Objectif Elysée 2027 sur CNews et sur Europe 1.
00:00:41Bonsoir Monsieur Retailleau.
00:00:42Bonsoir Laurence Ferrari.
00:00:44Pourquoi les Français vous choisirez, vous Bruno Retailleau, pour être président de la République ?
00:00:48Vous président, pourquoi ?
00:00:50Je vais leur expliquer tout simplement parce que je veux renverser la table.
00:00:53On est au bout d'un système.
00:00:54Les Français sont en train de s'appauvrir, la France est surendettée et on ne peut plus supporter des rustines,
00:01:01du rafistolage.
00:01:02Eh bien moi je viens dire ce soir quel est mon projet et comment justement je veux renverser la table
00:01:07pour leur rendre la parole,
00:01:08pour que ce soit eux qui décident et pour que l'État puisse aussi retrouver le pouvoir de décider.
00:01:13Relever la tête, c'est ça.
00:01:14Le pouvoir de pouvoir relever la tête, la prendre l'autorité.
00:01:17En tout cas l'autorité, la fierté d'être français.
00:01:21Aimons la France.
00:01:22La France elle est belle.
00:01:23Pourquoi la culpabiliser ?
00:01:24Pourquoi en faire un coupable perpétuel ?
00:01:26Un peuple qui ne croit plus, qui n'aime plus son pays, ça n'est pas un peuple qui peut
00:01:31relever les défis que nous lance le monde.
00:01:33À quel moment vous y avez pensé, en vous rasant, pour prendre la célèbre formule, Bruno Retailleau ?
00:01:37Non, c'est une évolution. C'est une évolution. J'ai vu qu'au ministère de l'Intérieur, les gens
00:01:42appréciaient ce que je faisais, ma façon d'être.
00:01:45Et puis surtout, c'était pour moi comme une exigence, une nécessité. Je pense que la France est en train
00:01:51de tomber.
00:01:51L'élection de 2027, c'est l'élection de la dernière chance. On ne peut pas se planquer.
00:01:56Et je me suis dit, il faut prendre ses responsabilités. Alors j'y vais.
00:01:59On va ausculter votre programme. Les Français ont beaucoup de choses à vous dire. On a des sondages qui vont
00:02:03le démontrer.
00:02:04Et pour l'instant, vous plafonnez dans les intentions de vote à moins de 10%.
00:02:08Comment est-ce que vous allez les chercher, les Français ? Les convaincre ? Leur dire encore une fois, c
00:02:12'est moi qui devrais être président ?
00:02:14C'est normal parce qu'en fait, les choses ne bougent pas beaucoup. Dans la mesure où les Français, ce
00:02:18n'est pas encore leur passion.
00:02:20Ils parlent un peu d'élection présidentielle. Mais pour l'instant, rien ne bouge.
00:02:23Eh bien, vous verrez que dans quelques mois, je vais faire des propositions.
00:02:27Et ils verront que je veux vraiment changer les choses. Je dirai où je veux aller, où je veux les
00:02:32emmener.
00:02:33Et on va refaire une très belle France ensemble. Et je dirai comment faire ? Avec quelle méthode ?
00:02:38Rompre avec le macronisme ?
00:02:39Ça fait quelques temps que j'ai rompu déjà avec le macronisme. Il n'est pas question d'ailleurs d
00:02:43'y revenir avec le bloc central.
00:02:45Bruno Retailleau, ce soir, Édouard Philippe, hasard du calendrier, vous propose, propose en tout cas aux familles de la droite
00:02:51et du centre,
00:02:51du modem à Nouvelle Énergie, en passant par le Renaissance et LR, une grande réunion à la Toussaint.
00:02:57Le jour des saints, pas le jour des morts, qu'est le 2 novembre. Est-ce que vous irez ?
00:03:00Est-ce que vous répondez à la main tendue d'Édouard Philippe ?
00:03:03C'est drôle, la Toussaint, quand même, comme choix de date.
00:03:05Oui, le jour des saints, la Toussaint.
00:03:06Je ne sais pas, le 11 novembre, la victoire, l'armistice. Non, je n'irai pas.
00:03:10Pourquoi ?
00:03:10C'est une réunion, pour les macronistes, entre les macronistes.
00:03:14Et s'il y a des LR qui vont ?
00:03:16S'il y a des LR qui vont ?
00:03:17Je suis le candidat LR choisi démocratiquement, à 74%, par les militants LR.
00:03:24Voilà, donc ceux qui iront ne représenteront pas LR.
00:03:27Ils sont exclus ?
00:03:28Mais, attendez, les exclusions, chaque matin que fait le bon Dieu, je ne vais pas me demander qui je vais
00:03:34exclure dans la journée.
00:03:35Mais, simplement, moi, je veux aller devant les Français, leur présenter mes convictions, mais surtout les mesures très concrètes et
00:03:41comment on va renverser la table.
00:03:43J'ajoute, en plus, qu'on a bien vu ce que ça donnait, d'ailleurs, cette espèce d'idée d
00:03:48'un grand parti, le grand parti du centre.
00:03:50On sait comment ça commence et comment ça se termine, dans l'échec.
00:03:53D'accord, donc non à Édouard Philippe, la course n'a pas commencé, vous n'avez pas envie d'arrêter
00:03:57la course tout de suite, c'est ça, Bono Retailleau ?
00:03:59Je n'ai pas du tout envie d'arrêter la course, ni tout de suite, ni demain.
00:04:02La course, elle va se continuer jusqu'au premier tour de l'élection présidentielle et je serai au second tour.
00:04:10Et je peux vous dire une chose, cette élection, elle ne se gagnera pas au centre.
00:04:15Elle ne se gagnera pas en essayant de prolonger l'expérience Macron.
00:04:20Elle se gagnera à droite.
00:04:21Et je suis un candidat de droite, avec des convictions de droite et avec des mesures qui, pour répondre à
00:04:27ces convictions de droite,
00:04:28je pense, peuvent aller à beaucoup, beaucoup de Français, quelle que soit en réalité leur appartenance politique.
00:04:34Et on va sonder vos propositions dans un instant.
00:04:36Mais vous dites non à Édouard Philippe, pourtant en Vendée, il y a une élection sénatoriale, je crois, dimanche prochain.
00:04:41Ah pas dimanche prochain, c'est dans trois semaines.
00:04:43Dans trois semaines, voilà.
00:04:44C'est une liste d'union.
00:04:45Il y a du Odem, il y a du Horizon.
00:04:48Non mais j'ai gagné l'élection.
00:04:51Élection régionale sur la gauche en 2014, 15 même, avec une liste d'union.
00:04:57Les sénatoriales, les choses sont claires.
00:04:58Donc c'est différent du plan national ?
00:05:00C'est le prolongement, les élections sénatoriales, qui votent.
00:05:04Ce sont les conseillers municipaux et les maires.
00:05:06C'est donc la prolongation des élections municipales.
00:05:09Aux élections municipales, oui, j'ai assumé parfaitement de battre la gauche et pour ça, de faire des unions larges.
00:05:17Et là, vous dites non.
00:05:18Et là, à l'élection présidentielle, pardon, c'est autre chose.
00:05:22C'est autre chose.
00:05:24Et là, je pense qu'encore une fois, le pays est à droite et l'élection, c'est à droite
00:05:28qu'elle se gagnera.
00:05:29Alors, que pensent les Français ?
00:05:31Que veulent-ils entendre ce soir, Bruno Retailleau ?
00:05:33Nous les avons interrogés avec l'Institut CSA pour CNews Européen, le JDD.
00:05:37Voilà ce qu'ils estiment être la priorité absolue pour le prochain président de la République.
00:05:42Pouvoir d'achat, c'est ce qui arrive très très largement en tête.
00:05:4643%.
00:05:47La priorité pour les Français, insécurité, 30%.
00:05:50La santé qui arrive très très proche aussi à 30%.
00:05:55Immigration, 26%.
00:05:55Montant du déficit public, ça, ils ont bien compris que la dette était un problème, 26%.
00:06:00Environnement, 22%.
00:06:01Le pouvoir d'achat, on le voit, Bruno Retailleau, c'est transversal.
00:06:04Hommes, femmes, actifs, retraités, gauche, droite, tout le monde est concerné.
00:06:08Est-ce que ça, c'est l'échec majeur des quinquennats, Macron ?
00:06:12L'échec majeur, bien sûr, c'est l'appauvrissement des Français.
00:06:15Vous savez que désormais, le niveau de vie en France est inférieur à la moyenne du niveau de vie européen.
00:06:22Chaque jour, en tout cas, très régulièrement, sans doute pas chaque jour, mais régulièrement,
00:06:26il y a 12% de Français qui se rendent sur des parkings de grande surface pour aller faire le
00:06:30tri dans les bennes,
00:06:31pour voir ce qu'ils peuvent récupérer.
00:06:32Vous vous rendez compte ? C'est une forme de tiers-mondisation, d'appauvrissement des Français.
00:06:36Donc, moi, j'ai des solutions pour, par exemple, avec 30 minutes de travail en plus,
00:06:42ça n'a jamais fait mourir personne, 30 minutes de travail en plus par jour,
00:06:46être capable de donner aux salariés quasiment un quatorzième mois, deux mois de rémunération.
00:06:52Travailler plus pour gagner plus, Bruno Retaille, une idée de droite.
00:06:55C'est vrai, une idée de droite, je dirai tout à l'heure comment je m'y prends,
00:06:58mais les choses sont très concrètes, à condition de travailler un peu plus,
00:07:01et puis je pense qu'on paye l'électricité trop cher.
00:07:03Le logement, j'ai des propositions pour faire baisser la facture d'électricité
00:07:07et j'ai des propositions pour relancer le logement,
00:07:10parce que c'est la pénurie de logements qui crée des loyers chers
00:07:14ou des prix d'acquisition que les jeunes, aujourd'hui,
00:07:17ne peuvent pas se permettre de donner, d'acquérir.
00:07:20Voilà, on voit que le pouvoir d'achat, c'est la première préoccupation des Français.
00:07:23On va dérouler les autres.
00:07:24Mais d'abord, c'est l'épreuve des faits.
00:07:26Bruno Retailleau, est-ce que vous êtes cohérent avec ce que vous disiez il y a 20 ans ?
00:07:30On regarde tout de suite.
00:07:36Bruno Retailleau, nous avons fouillé les archives
00:07:37pour savoir si ce que vous disiez il y a 20 ans est la même chose que ce que vous
00:07:40dites aujourd'hui.
00:07:41Il y a des gens qui ont changé.
00:07:42Vous avez pu changer d'avis.
00:07:44Ça n'arrive pas à changer d'avis.
00:07:46Alors, on peut être d'accord avec ce que je suis ou pas, ce que je dis ou pas, mes
00:07:52convictions ou pas.
00:07:54Au moins, on peut me reconnaître la sincérité et la constance.
00:07:57On va écouter tout de suite.
00:07:59Vérification immédiatement sur ces news et européens.
00:08:01Première archive, très très courte.
00:08:03Elle date, je crois, des années 90.
00:08:04Vous êtes député de la Vendée et vous parlez de l'immigration et des immigrés.
00:08:08Écoutez.
00:08:10Le problème est que ces gens ne souhaitent pas s'assimiler.
00:08:13Moi, je suis pour le terme d'assimilation plutôt que pour le terme de l'intégration.
00:08:17Pourquoi ?
00:08:17Parce que l'assimilation, ça veut dire qu'on leur propose de devenir complètement français.
00:08:21C'est le droit à la ressemblance.
00:08:24L'intégration, on nous dit que c'est le droit à la différence.
00:08:27Bon, c'est le droit, en fait, à conserver une identité culturelle qui est leur propre identité culturelle.
00:08:32Ça ne peut pas marcher.
00:08:33Ça ne peut pas marcher.
00:08:34Ça ne marche pas.
00:08:35On voit bien, quand on parle du problème des banlieues, en fait, on dit banlieue pour ne pas dire immigration.
00:08:40Voilà, Bruno Retailleau, qui est avec quelques années de moins, évidemment, et qui dit quasiment la même chose.
00:08:45Aujourd'hui, vous dites que l'immigration n'est plus les choses.
00:08:46J'étais plus jeune.
00:08:48Merci de me le faire remarquer, Laurence Ferrari.
00:08:50Non, mais voilà.
00:08:51Aujourd'hui, vous dites quasiment la même chose.
00:08:53Vous le diriez avec les mêmes mots ?
00:08:54Oui, mais c'est ce que je voudrais dire à nos compatriotes, les Françaises et les Français qui nous regardent.
00:08:59Demandez au moins à un homme, une femme politique, une chose d'essentiel.
00:09:03Des convictions, bien sûr, des propositions.
00:09:05Mais surtout, cette sincérité et cette constance.
00:09:08Parce que si vous avez des gens qui changent de veste comme de chemise, vous savez, la chanson de Jacques
00:09:13Dutronc.
00:09:14Voilà, je me retrouve, je tourne ma veste, toujours du bon côté.
00:09:17L'opportuniste, je crois.
00:09:19Ce qu'ils vont vous dire avant l'élection, pendant la campagne, vous n'êtes pas du tout sûr que
00:09:23c'est ce qu'ils feront après la campagne.
00:09:26Moi, ce que je vous dis aujourd'hui, je le disais hier et je le ferai demain.
00:09:30L'épreuve des faits, on continue. Deuxième archive, elle date d'août 2021.
00:09:34Là, vous parlez des divisions de la droite mortifères. On vous écoute.
00:09:38Le meilleur ennemi de la droite, c'est la droite. Ce sont nos confusions, nos divisions, nos confusions qui trop
00:09:48souvent déroutent nos électeurs, nos divisions qui les dégoûtent.
00:09:53Non, il faut qu'on arrive à se situer et à nous hisser à la hauteur de cet enjeu en
00:10:00portant un vrai projet.
00:10:02Et ce projet-là, ça ne peut pas être une droite de contrition qui le porte. Ça doit être une
00:10:08droite de conviction.
00:10:10Vous parliez d'or, M. Retailleau. La droite, elle est divisée aujourd'hui.
00:10:13Elle l'a toujours été, c'est vrai.
00:10:15Mais là, elle l'est en 2026.
00:10:17Le problème le plus grave de la droite, c'est bien sûr que ça a été ses divisions.
00:10:22Mais il y a pire que ça.
00:10:24Ça a été que la droite n'a pas assumé ses convictions.
00:10:27Moi, je veux une droite, effectivement, toujours de conviction plutôt qu'une droite de contrition, c'est-à-dire une
00:10:32droite qui s'excuse d'être de droit.
00:10:35Souvent, pourquoi on a perdu tant d'électeurs qui se sont réfugiés dans l'abstention, qui se sont éparpillés ici
00:10:41ou là ?
00:10:41O.R.N.
00:10:42Ils sont partis au R.N.
00:10:43Ils sont sûrs, par exemple, à reconquêter ailleurs parce qu'on n'a pas été clairs dans nos choix.
00:10:48On gonflait les biceps, le torse sur des estrades pendant les campagnes et ensuite, dans l'exercice du pouvoir, on
00:10:54ne faisait pas toujours ce qu'on avait promis de faire parce qu'on était intimidés par la gauche.
00:10:58Donc, la droite, c'était juste un petit peu moins d'impôts, juste un petit peu plus de sécurité, un
00:11:03petit peu moins d'immigration.
00:11:04Non, aujourd'hui, le système est à bout et aujourd'hui, il faut le renverser et il faut des solutions
00:11:09qui soient radicales, mais sérieuses, mais radicales.
00:11:12Mais il faut unifier votre camp, Bruno Rotaillot. Il faut que la droite soit derrière vous. Elle ne l'est
00:11:16pas aujourd'hui.
00:11:17Je veux unifier les électeurs. C'est-à-dire, le général de Gaulle parlait de la majorité nationale. Moi, ce
00:11:23qui m'importe, c'est d'aller au peuple.
00:11:24C'est pour ça qu'on en parlera tout à l'heure, j'imagine. Je veux rendre le pouvoir de
00:11:28choisir au peuple français.
00:11:30Ils n'ont pas choisi cette immigration massive. Ils n'ont pas choisi le laxisme pénal. Ce sont souvent les
00:11:36juges qui nous imposent les règles.
00:11:37Eh bien, demain, les règles, ce sont les gens qui les fixeront. Et ça, ça va tout changer. Tout changer.
00:11:42Et je vais m'adresser au peuple français et pas seulement d'ailleurs à ceux qui ont une étiquette ou
00:11:47une carte LR.
00:11:48Quand la maison brûle, on ne demande pas si vous avez tel ou tel certificat de baptême ou telle ou
00:11:54telle carte de telle ou telle partie.
00:11:56Non, la maison est en train de brûler. La maison France. Et on a tous une responsabilité.
00:12:01Et je le dis aux spectateurs, téléspectateurs qui nous écoutent et les auditeurs sur Europe et sur CNews, vous avez
00:12:09une responsabilité.
00:12:10J'ai une énorme responsabilité. Mais si demain, vous voulez regarder vos enfants, vos petits-enfants dans les yeux,
00:12:15si vous voulez convoquer le souvenir dans vos mémoires, de vos parents, de vos grands-parents qui se sont saignés
00:12:21aux quatre veines pour vous, pour notre pays,
00:12:23alors il va falloir se tenir debout, debout pour redresser notre pays, le reconstruire entièrement.
00:12:28Voilà, c'était l'épreuve des faibres, Noretaïo. On a vu que vous étiez cohérent par rapport à ce que
00:12:32vous disiez il y a quelques années.
00:12:34Maintenant, c'est l'heure de l'engagement.
00:12:40Le principe de notre émission, c'est de demander aux candidats que nous avons face à nous une mesure.
00:12:45La première mesure que vous mettez en place lorsque vous arrivez à l'Élysée, si vous êtes élu, bien sûr.
00:12:49Vous avez proposé une révision de la Constitution pour permettre un référendum sur l'immigration.
00:12:54Quel engagement prenez-vous ce soir sur l'immigration, Noretaïo ?
00:12:58Je prends cet engagement que ce sera les Français qui enfin définiront la politique migratoire et avec des idées très
00:13:07très fortes que les juges n'accepteraient pas,
00:13:10si on ne passe pas par le référendum et par le peuple, par exemple, de renoncer au droit du sol.
00:13:16Abrogation du droit du sol.
00:13:17Pourquoi est-ce qu'on a fait l'abrogation du droit du sol à Mayotte ?
00:13:24Et pourquoi ce qui est bon à Mayotte ne le serait pas sur le sol national hexagonal ?
00:13:30Mais est-ce que ça a marché à Mayotte ?
00:13:33Non, parce qu'à Mayotte, attendez, on n'y a pas renoncé totalement, puisqu'il y a des conditions, il
00:13:39faut que les parents soient là pendant un an, en situation régulière, patati et patata.
00:13:43C'est ce que j'appelle du rafistolage.
00:13:44Donc vous, vous proposez quoi ?
00:13:45Moi, je propose qu'il n'y ait plus de Français automatiques, parce que le droit du sol avait pour
00:13:50une contrepartie l'assimilation, l'assimilation à nos valeurs, l'assimilation à la République.
00:13:55Et ça n'est plus toujours le cas. Donc je pense qu'on ne peut pas devenir Français par hasard,
00:14:00en catimini, de façon automatique.
00:14:02Donc là, vous passez évidemment par un référendum ou par une révision de la Constitution ?
00:14:07Non, il faut d'abord réviser la Constitution par l'article 89, peu importe.
00:14:11Je l'ai expliqué dans un journal du matin, dans le Figaro, la semaine dernière.
00:14:16Mais je soumettrai ensuite, dès que j'aurai élargi la possibilité d'en appeler aux Français, avec le référendum, je
00:14:23soumettrai deux textes de loi.
00:14:25Une loi pour réduire l'immigration. L'immigration n'est pas une chance pour la France.
00:14:30Désormais, c'est devenu une charge.
00:14:32Et aussi un autre projet de loi, en même temps, sur une politique pénale de grande fermeté.
00:14:37Si on ne le fait pas, malheureusement, les juges, d'autres que le peuple ou ses représentants, ne nous le
00:14:44permettront pas.
00:14:44Nous l'interdirons. Et je pense que c'est un projet éminemment démocratique.
00:14:49Le peuple français a le droit de choisir qui il souhaite accueillir sur son sol.
00:14:54Voilà, de même, sa politique pénale.
00:14:57L'abrogation du droit du sol, honnêtement, ça ne va pas régler le problème de l'immigration dans notre pays.
00:15:01Là, on parle de 36 000 personnes environ qui, chaque année, ont l'acquisition de la nationalité par ce biais
00:15:06-là versus 500 000 personnes qui entrent chaque année sur le territoire.
00:15:11C'est une petite partie du problème.
00:15:12C'est pour ça que je vous ai dit que je soumettrais au référendum.
00:15:15Ça peut être compliqué, mais je veux me faire comprendre.
00:15:17Ce n'est pas seulement le droit du sol.
00:15:19Je soumettrais un projet de loi.
00:15:22C'est ça, l'article 11.
00:15:23C'est un référendum législatif.
00:15:25Et dans le projet de loi, il y aura plusieurs dizaines d'articles.
00:15:28Et il y a une philosophie.
00:15:31La philosophie, d'abord, ce que d'ailleurs n'acceptent pas un certain nombre de mes concurrents,
00:15:36si on veut réduire l'immigration, ce n'est pas seulement l'immigration légale, c'est aussi l'immigration illégale
00:15:42et légale.
00:15:43Pourquoi ? Parce que l'immigration légale débouche souvent sur l'immigration légale.
00:15:48Vous rentrez, par exemple, avec un visa touristique, c'est légal,
00:15:51mais vous vous maintenez illégalement, au-delà de ce qui est prévu pour votre visa, pour la carte de séjour,
00:15:57vous vous maintenez illégalement.
00:15:59Première chose.
00:16:00Deuxième chose, le référendum, et la philosophie aussi, c'est qu'on arrête les pompes aspirantes.
00:16:05Un modèle social qui est le plus généreux vis-à-vis des étrangers.
00:16:09Donc l'aide médicale obligatoire, qui est un scandale.
00:16:12C'est 100% de remboursement aux clandestins, qui ont donc triché avec nos lois.
00:16:17Alors qu'un Français qui cotise qu'à une mutuelle, pour ses frais dentaires,
00:16:20lui, il va devoir payer une franchise.
00:16:22Par exemple, le fait qu'un étranger n'ait pas immédiatement, automatiquement des aides sociales.
00:16:28Il faudra prouver 5 ans de résidence légale et un travail pour avoir accès.
00:16:33Voilà.
00:16:34Donc on va réduire ensuite l'ensemble des grands canaux,
00:16:38les étudiants, par exemple l'étranger, le droit d'asile, le regroupement familial,
00:16:43et on encouragera les retours.
00:16:45Je vous dirai comment.
00:16:46Dites-moi tout de suite comment on encourage les retours.
00:16:48Les retours, c'est d'abord un, le ministre de l'Intérieur.
00:16:53On lui demande évidemment d'exécuter les EQTF,
00:16:56mais il n'a pas le droit de citer pour vérifier les entrées.
00:17:00C'est les affaires étrangères.
00:17:02Eh bien moi, je pense que si on veut limiter les flux, il faut limiter les entrées.
00:17:06Et si on veut renvoyer les EQTF, c'est très simple.
00:17:09On dit aux pays récalcitrants, très bien, vous ne voulez pas nous reprendre les EQTF ?
00:17:13Pas de visa.
00:17:14Très bien, vous ne voulez pas reprendre les EQTF ?
00:17:17Eh bien, les tarifs commerciaux européens favorables pour votre commerce,
00:17:21on va les augmenter.
00:17:22Vous avez une aide au développement qui nous coûte cher, nous, aux contribuables français.
00:17:27Eh bien, vous ne voulez pas nous reprendre les EQTF ?
00:17:30Eh bien, on arrête cette aide.
00:17:32Exactement.
00:17:33C'est-à-dire un bras de fer.
00:17:34J'engage le bras de fer vis-à-vis des pays qui ne coopèrent pas.
00:17:39On va en parler dans un instant, avec les filles dames de nos rédactions,
00:17:43Louis de Ragnel, Gauthier, Le Bretteur, Le Dornelas, qui seront avec nous dans un instant.
00:17:47Un tout petit mot, et on revient au sondage CSA, CNews, Europe 1 et le JDD.
00:17:51Vos propositions sur l'immigration semblent rencontrer l'approbation des Français,
00:17:56conditionner l'aide publique, vous venez de le dire, au développement, à la coopération des pays partenaires,
00:18:0172% des Français sont d'accord.
00:18:04Diminuer le nombre de bénéficiaires de l'AME, 68% des Français sont favorables.
00:18:09En revanche, modifier la Constitution pour permettre davantage de référendums, 59%.
00:18:13C'est-à-dire qu'la mesure n'est pas bien comprise, Bruno Retailleau, alors qu'on se parle.
00:18:17Dans un autre sondage, la semaine dernière, Odoxa Backbone,
00:18:24c'était 80% des Français, 80% des Français qui voulaient pouvoir décider par eux-mêmes,
00:18:31qu'on leur donne la parole, pour qu'ils aient le pouvoir de choisir et non pas de subir.
00:18:35Et ce qui était intéressant, Laurence Ferraille, c'est qu'il y avait 76% de gens qui votaient PS,
00:18:43qui se déclaraient proches du PS, qui étaient pour.
00:18:46LFI, pareil.
00:18:47L'ERN, c'était 88%.
00:18:49LR, c'était aussi plus de 80%.
00:18:52Donc, vous savez, les Français sont souvent dévisés, mais là où ils ne le sont pas,
00:18:57ils savent très très bien que s'il faut changer les règles du jeu, renverser la table,
00:19:02on ne le pourra pas si on ne leur fait pas directement appel,
00:19:06notamment, notamment, pas que, mais notamment par la voie du référendum.
00:19:09C'est à eux de décider.
00:19:11On est aujourd'hui dans ce que j'ai appelé une démocratie sans le peuple.
00:19:15On n'est plus vraiment dans un véritable régime démocratique.
00:19:18Vous les censez, les censeurs, Bruno Retailleau, ça fait bondir dans la classe politique.
00:19:23Édouard Philippe dit, à propos du fait de contourner le Conseil constitutionnel,
00:19:26ne dénigrons pas un système qui a pour objectif de vérifier que le Parlement écrit bien la loi.
00:19:31Je ne crois pas que l'on gagne quoi que ce soit à instiller un rapport de défiance avec les
00:19:36juges.
00:19:36Il ne fera rien.
00:19:37Vous avez la preuve que l'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron ne fera rien.
00:19:42Il a dit, j'ai écouté très attentivement sur une radio du service public ce matin ses propos,
00:19:48il a dit, finalement, pourquoi pas le référendum et je ne touche pas à l'article 11.
00:19:52Ça veut dire que, par exemple, la politique migratoire s'est interdite au peuple.
00:19:56La politique pénale s'est interdite au peuple.
00:19:59Et puis, il dit, notamment, pour pouvoir contredire, donner le dernier mot au peuple
00:20:03quand il y a une censure du Conseil constitutionnel, il a fait ses déclarations.
00:20:07Il dit, maintenant, il faudra qu'on fasse un groupe, une sorte de commission pour refaire la loi.
00:20:11Ça, c'est typiquement technocratique.
00:20:15La démocratie, ce n'est pas la technocratie.
00:20:17C'est l'appel au peuple.
00:20:19Et là, faire une commission ou un groupe, en fait, c'est la solution technocratique.
00:20:23C'est-à-dire que ce n'est plus le gouvernement des juges, c'est le gouvernement des experts.
00:20:27Moi, je veux le retour au peuple.
00:20:29Il est temps de le faire.
00:20:30Je veux revenir à la Constitution et à l'esprit de la Constitution tel que l'a défini le général
00:20:36de Gaulle.
00:20:36Il y a d'ailleurs, Alina, il y en a pour deux minutes.
00:20:40C'est génial.
00:20:41Le général de Gaulle qui démonte les critiques, que ce soit vis-à-vis des juges, etc.,
00:20:46de ceux qui disent « Ah ! Surtout pas le peuple ! »
00:20:49Pensez que le peuple, il pense mal.
00:20:52Le peuple, il faut le rééduquer.
00:20:54Il ne faut surtout pas soumettre ces questions.
00:20:55Elles sont trop sérieuses pour le peuple.
00:20:57Non, moi, j'ai beaucoup de respect pour le peuple français.
00:20:59Et je vais vous dire, ce que veulent les Français, pourquoi est-ce qu'ils sont aussi en colère aujourd
00:21:04'hui ?
00:21:05C'est parce qu'ils ont eu le sentiment d'être méprisés, de ne pas être respectés.
00:21:08C'est d'abord une question de respect, avant même d'être une question démocratique.
00:21:13Bruno Retailleau, une dernière question avant notre face aux rédactions.
00:21:16Les journalistes, les finlames, je le disais, de CNews Européens, GDD, sont là en coulisses.
00:21:20Ils arrivent.
00:21:21Si vous permettez donc au peuple de censurer la censure par le référendum,
00:21:24comment est-ce que vous garantissez que ça ne devienne pas un outil de contournement des droits fondamentaux ?
00:21:29Quel garde-fou si un jour il y a un pouvoir qui décide de revenir sur des principes fondamentaux de
00:21:35notre démocratie ?
00:21:37Ce que je veux vous dire, pour que les Françaises et les Français qui nous écoutent, qui nous regardent, contraignent
00:21:42bien.
00:21:43Aujourd'hui, vous avez des juges qui font dire au texte, y compris à la Constitution, ce qu'elle ne
00:21:49dit pas.
00:21:50Un juge, ça doit être l'interprétation, enfin, il interprète les textes.
00:21:54C'est la bouche de la loi, disait Montesquieu.
00:21:56Donc ça, ça n'est pas possible.
00:21:57Je veux revenir au texte de la Constitution ou de nos traités.
00:22:00En revanche, je ne supprime pas le Conseil constitutionnel.
00:22:03Il y aura toujours un Conseil constitutionnel qui vérifiera, bien entendu, la conformité à la Constitution des lois.
00:22:10Moi, j'y tiens à la Constitution.
00:22:12Mais vous voyez, la pratique a été dévoyée.
00:22:14On ne doit pas être dans un régime de gouvernement des juges, mais de gouvernement par le peuple.
00:22:19L'article 2 de la Constitution qu'a voulu le général de Gaulle, le principe de la République, c'est
00:22:24le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.
00:22:27C'est ce que je veux simplement rétablir.
00:22:3021h22, on est en direct sur CNews et sur Europe 1, objectif Élysée 2027.
00:22:34C'est l'heure du face aux rédactions.
00:22:36Vous allez vous installer sur le grand plateau.
00:22:40Et les journalistes de CNews et d'Europe 1 sont en train de s'installer.
00:22:44Gautier Lebrette pour CNews, Louis Dorignel pour Europe 1, Charlotte Danelas pour le JDD.
00:22:48Bonsoir à tous les trois.
00:22:50Évidemment, vous vous en doutez, M. Rotaillot, ils ont des questions à vous poser.
00:22:54On commence par Gautier Lebrette.
00:22:56Bruno Rotaillot, quand vous étiez ministre de l'Intérieur, vous avez dit « abat le voile », ce qui était
00:23:00une parole très forte.
00:23:01Est-ce que vous le regrettez aujourd'hui ?
00:23:03Absolument pas. On m'a entendu tout à l'heure, la phrase exacte, c'est « vive le sport, abat
00:23:08le voile ».
00:23:09Je m'exprimais dans des conditions très précises et je disais que le voile n'avait rien à faire dans
00:23:15les compétitions sportives
00:23:16parce que le sport, c'est un sanctuaire.
00:23:18C'est comme les institutions républicaines.
00:23:20C'est un moment où on peut créer du commun, où au-delà de ce que l'on est, la
00:23:24couleur de la peau, la religion, etc.,
00:23:26eh bien, on est capable, en fait, de supporter une équipe.
00:23:29Et ça, je pense que ce sanctuaire de sport, il faut le garder.
00:23:33Et les signes ostentatoires, religieux, syndicaux ou politiques n'ont rien à faire sur un terrain de foot ou peu
00:23:42importe.
00:23:42Mais est-il possible de dire qu'on est ministre de l'Intérieur « abat le voile »
00:23:45et ensuite, quand on est candidat à l'élection présidentielle, s'opposer à son interdiction dans l'espace public
00:23:50et dire que c'est populiste et irréalisable ?
00:23:52Non, mais attendez, là, vous y allez fort.
00:23:54Bien sûr, ça, pour moi, c'est démagogique.
00:23:58C'est typiquement la proposition...
00:24:00D'ailleurs, j'ai observé que depuis qu'elle a été formulée, il y a eu quatre reformulations,
00:24:05y compris d'ailleurs avec celui qui l'avait formulée en premier.
00:24:09Bien.
00:24:10Vous savez parfaitement que les policiers, les gendarmes dans la rue,
00:24:15ça ne pourra pas être respecté.
00:24:16Il n'y a pas pire conduite...
00:24:18Il le trouve le voile intégral ?
00:24:19Mal. Mal.
00:24:21Souvenez-vous d'ailleurs, il y avait un type qui s'était évadé d'une prison.
00:24:25Il s'était évadé d'ailleurs sous une burqa pour passer inaperçu.
00:24:28Vous vous rendez compte ? Le symbole ?
00:24:30Non, ce que je veux dire, c'est qu'il n'y a pas pire chose que d'édicter une
00:24:34règle
00:24:34dont on sait qu'elle ne sera pas respectée.
00:24:36En revanche, qu'est-ce qu'on fait ?
00:24:38Un, on réduit l'immigration parce qu'on sait très bien que c'est l'immigration qui alimente ce séparatisme
00:24:45parce que le voile est aussi un signe, un signal de séparatisme en même temps que de soumission de la
00:24:53femme.
00:24:53Deuxième chose, on interdit le voile là où c'est déjà possible, où on peut le faire.
00:24:58J'ai parlé par exemple du sport, c'est symbolique.
00:25:01J'ai parlé de l'école, en tout cas des accompagnatrices scolaires.
00:25:04L'université ?
00:25:05J'ai parlé de l'université.
00:25:07Et troisième chose, on combat le voile en s'attaquant à ceux qui veulent voiler les femmes
00:25:13et notamment aux frères musulmans.
00:25:15J'ai déposé un texte qui a été voté au Sénat pour pouvoir dissoudre plus facilement ces organisations,
00:25:21pour les taper au portefeuille, pour créer un nouveau délit de séparatisme.
00:25:25Donc oui, on a un certain nombre de mesures qui pourraient faciliter l'arsenal de combats contre cette idéologie qui
00:25:35est de l'entrisme ou du séparatisme.
00:25:37Alors pour reformuler ma question une dernière fois, est-ce que philosophiquement, vous voulez que le voile disparaisse de l
00:25:42'espace public et de nos rues ?
00:25:44Ah non mais philosophiquement, je pense que le voile, je viens de le dire, c'est un double symbole.
00:25:53C'est un signe qui dit qu'on n'est pas comme vous, de séparatisme.
00:25:57Et c'est surtout un symbole qui veut inférioriser le statut de la femme.
00:26:01Et on sait parfaitement que, alors toutes les femmes qui portent le voile ne sont pas des islamistes ou des
00:26:06terroristes si vous voulez,
00:26:07mais tous les islamistes, vous voyez, veulent que les femmes soient voilées.
00:26:11En revanche, je ne suis pas prêt à faire n'importe quoi, à dire n'importe quoi.
00:26:16Je ne suis pas prêt non plus à interdire dans l'espace public des cornettes ou des kippahs.
00:26:21C'est la même chose pour vous ?
00:26:23La kippah ou la religieuse, c'est la même chose qu'une femme avec un voile islamique ?
00:26:26Vous aurez pu observer que dans la charte constitutionnelle que j'ai adossée à la Constitution,
00:26:31pour la première fois, j'inscrivais les racines judéo-chrétiennes de notre culture et de notre civilisation.
00:26:37Donc non, ce n'est pas la même chose.
00:26:38Mais en matière juridique, il faut y prendre garde.
00:26:41Il faut proposer des choses dont on sait qu'on pourra les faire.
00:26:44Or, le Rassemblement National, ils savent parfaitement que c'est inapplicable.
00:26:49Voilà.
00:26:50Louis de Ragnel, une question pour Europe 1.
00:26:52Bruno Retailleau, vous venez de rappeler à Gauthier Lebrette que vous vouliez réduire l'immigration légale en France.
00:26:58Mais vous le savez, le Rassemblement National, d'ailleurs, vous le reproche.
00:27:01Quand vous étiez ministre de l'Intérieur, jamais autant de premiers titres de séjour n'ont été délivrés.
00:27:06On est à 385 000.
00:27:09Comment est-ce que vous vous y prendrez quand vous serez président de la République, si vous êtes élu ?
00:27:13Et qu'est-ce qui changera par rapport à votre méthode de ministre de l'Intérieur ?
00:27:18Un des points d'opposition avec le président de la République, c'est que moi, j'ai voulu très vite,
00:27:23je me suis aperçu qu'on ne pouvait pas limiter l'immigration sans que le ministre de l'Intérieur ne
00:27:29soit responsable que des expulsions, des OQTF.
00:27:32Il fallait limiter les entrées.
00:27:33Je voulais avoir la main sur les visas parce que, je vais vous l'apprendre peut-être, la France, c
00:27:39'est un quart de tous les visas européens.
00:27:42Donc, on est en avance par rapport à l'Allemagne de 900 000 à 1 million.
00:27:46C'est injustifiable.
00:27:47Donc, il y a trop d'entrées.
00:27:49Je me souviens que l'ambassade d'Algérie nous avait fait un drôle de coup.
00:27:52Sur Twitter, il s'était vanté d'avoir augmenté de 1 000, je crois, le nombre des étudiants algériens qui
00:27:57venaient en France avec la crise algérienne.
00:28:00Donc, c'était quelque chose qui n'était pas entre mes mains.
00:28:02En revanche, moi, j'ai abrogé la circulaire vals.
00:28:05J'ai fait reculer de 34% justement les régularisations, ce qu'on appelle les admissions exceptionnelles pour les clandestins.
00:28:12Et enfin, la naturalisation, je me suis raccroché au concept d'assimilation.
00:28:16Plus personne n'en parlait, y compris à droite.
00:28:18Et la circulaire que j'ai fait a permis de faire baisser de 24%.
00:28:22Ce que moi, je ferai, je l'ai dit tout à l'heure, d'abord, rien de possible sans que
00:28:27le peuple ne reprenne la main.
00:28:28Parce que le droit de l'immigration, je sais que vous le connaissez bien, est un droit qui était largement
00:28:32construit, non pas par des élus.
00:28:34Regardez le regroupement familial.
00:28:36C'est le Conseil d'État, dans les années, fin des années 68, qui impose à Giscard, en fait, de
00:28:40ne pas pouvoir revenir, de resserrer les conditions du regroupement familial.
00:28:44Donc, un, moi, c'est le peuple.
00:28:45Je reprends la main.
00:28:46Et ensuite, je vais, pardon, et ensuite, je vais aller sur l'ensemble des canaux d'entrée et les pompes
00:28:55aspirantes.
00:28:55Les canaux d'entrée, c'est les étudiants, c'est l'Asie, c'est le regroupement familial.
00:28:59Bruno Retailleau, c'est vous, Président de la République, vous choisirez quel type d'immigration légale ?
00:29:03Parce qu'aujourd'hui, le premier poste, ce sont les étudiants étrangers, ensuite, il y a l'immigration familiale, et
00:29:08puis très loin derrière, en réalité, il y a l'immigration économique.
00:29:10Vous vous attaquez à laquelle ?
00:29:12Vous avez oublié l'asile.
00:29:13Et l'asile, évidemment.
00:29:13Mais je m'attaque à tout.
00:29:15Vous baissez l'immigration économique, par exemple ?
00:29:17Je la baisse, oui.
00:29:19Je la baisse.
00:29:19Ce que je veux que...
00:29:21On en a parlé trop vite, peut-être.
00:29:23Je ne vais peut-être pas rester suffisamment clair tout à l'heure.
00:29:25Je veux faire passer l'immigration.
00:29:27C'est ce que veulent les Français.
00:29:28Ils disent qu'il y a trop d'étrangers, trop d'immigrés, régulièrement.
00:29:32Eh bien, on ne s'y prendra pas.
00:29:34Enfin, en tout cas, pour s'y prendre de façon efficace, il faut agir sur les deux.
00:29:39Légal et illégal.
00:29:40Je l'ai dit tout à l'heure.
00:29:41Quand vous entrez légalement sur le territoire avec un visa touristique, vous vous maintenez, parfois, illégalement.
00:29:48Donc, l'entrée est légale.
00:29:49Le maintien est illégal.
00:29:51Ça, c'est quelque chose qu'il faut comprendre.
00:29:53Et je fais baisser.
00:29:55Alors, l'immigration économique, un autre point.
00:29:57Je dis aux chefs d'entreprise, on a quasiment entre 380 et 400 millions.
00:30:02Ils vous l'ont dit au MEDEF.
00:30:03Ils vous l'ont dit.
00:30:03On a besoin de main-d'oeuvre au MEDEF.
00:30:04Aujourd'hui, c'est très faible.
00:30:05La part des titres de séjour, donné au titre économique, on est à 13,5%.
00:30:10Comparé aux étudiants étrangers, on est à 31%.
00:30:13Vous voyez, le décalage est énorme.
00:30:15Je vais être très clair.
00:30:16Le chômage touche quasiment deux fois plus les étrangers que les nationaux.
00:30:22On croit faire venir des travailleurs et on fabrique des chômeurs.
00:30:25La preuve, au moment où on se parle, à Pôle emploi, je n'ai pas les derniers chiffres,
00:30:29on doit être entre 380 et 400 000 étrangers qui ne sont pas clandestins.
00:30:34Eux, ils ont attendu des semaines, parfois des mois pour avoir un titre de séjour régulier.
00:30:38Et ils sont à France Travail.
00:30:40Ils sont au chômage.
00:30:41Donc, je dis évidemment à ces chefs d'entreprise qu'ils sont disponibles.
00:30:46Mais moi, je pense, par ailleurs, qu'on doit réformer l'assurance chômage.
00:30:53Je pense qu'il y a trop d'assistanat en France.
00:30:55Je pense qu'on a encouragé...
00:30:56Et là, on ne parle plus d'immigration.
00:30:58On ne parle plus d'immigration du tout.
00:30:59Non, mais regardez, Lance Ferrari, quand Marine Le Pen, par exemple,
00:31:03elle avait refusé de voter les 15 heures, je l'avais proposé au Sénat, de contrepartie du RSA,
00:31:08pour remettre les gens au travail, en insertion économique.
00:31:12Elle avait refusé.
00:31:12Elle est pour l'assistanat.
00:31:13De toute façon, la retraite à 60 ou 62 ans, moins on travaille, mieux on se porte.
00:31:18Très bien.
00:31:18On sait ce que ça donne.
00:31:19C'est ce qui appauvrit la France.
00:31:22Mais quand vous faites ça, et quand vous ne mobilisez pas suffisamment de travail en France,
00:31:27la solution, c'est l'immigration.
00:31:29Donc moi, je pense qu'il faut être très clair.
00:31:33Je pense qu'en France, il n'y a pas suffisamment de travail.
00:31:35Et je pense qu'il y a des prestations sociales, il y a des filets de sécurité,
00:31:39avec des dérives qui encouragent trop l'assistanat.
00:31:43Dernière relance sur ce sujet.
00:31:44Quel est votre chiffre idéal ?
00:31:46Aujourd'hui, on est à 385 000 premiers titres de séjour.
00:31:49Il y a un stock total de plus de 3 millions de titres de séjour.
00:31:52Vous, vous aimeriez quoi comme chiffre, comme ordre de grandeur ?
00:31:55Le plus faible possible.
00:31:56Je ne crois pas à l'immigration zéro.
00:31:58Je ne crois pas à l'immigration zéro.
00:31:59Je pense que sur les étudiants, on a besoin, mais pas du tout,
00:32:04de l'immigration estudiantine qu'on a aujourd'hui.
00:32:07On a aujourd'hui des étudiants, pour les deux tiers,
00:32:12ils passent leur licence en plus de trois ans.
00:32:15Et pour révoquer leur titre de séjour,
00:32:17il faut qu'ils aient redoublé trois fois la même année.
00:32:20C'est totalement laxiste.
00:32:22Je discutais avec l'ambassadeur indien tout à l'heure
00:32:25qu'il y ait des ingénieurs indiens qui viennent en France.
00:32:28Oui, bien sûr, parce qu'on en a besoin.
00:32:31Mais on n'est pas, encore une fois, le réceptacle
00:32:34d'une immigration estudiantine
00:32:36qui vient comme étudiante
00:32:37et en réalité qui reste en prolongeant son séjour.
00:32:41Il faut être beaucoup, beaucoup plus strict.
00:32:43Bruno Rotaillot, il est 21h32, on est en direct sur CNews et sur Europe 1.
00:32:47Vous êtes l'invité d'Objectif Elysée 2027.
00:32:49Charlotte Dornelas du JDD a une question à vous poser à propos de la justice.
00:32:53Absolument.
00:32:54Cet été a été marqué, évidemment, par la mort de la petite Liana.
00:32:58Et dans le sillage de ce drame,
00:33:00la question de la responsabilité, notamment individuelle, des magistrats a été posée.
00:33:04Mais l'intégralité de la chaîne pénale,
00:33:06depuis les enquêteurs jusqu'aux magistrats,
00:33:08ont réagi, parfois de manière assez virulente,
00:33:11en expliquant que, quelles que soient les responsabilités des uns et des autres,
00:33:14il y avait un engorgement structurel de toute la chaîne pénale.
00:33:19Les enquêteurs vous expliquent qu'il n'y a plus de vocation dans la police judiciaire.
00:33:23Les magistrats, qu'ils sont beaucoup moins nombreux,
00:33:25et c'est factuel que partout ailleurs en Europe,
00:33:27que la procédure pénale s'est complexifiée au fil du temps,
00:33:30que personne ne l'a simplifiée.
00:33:32Bref, tout ça s'ajoute, et au bout du bout,
00:33:34on a évidemment des victimes absolument désespérées.
00:33:37Qu'est-ce que vous répondez à cet état de fait ?
00:33:39De quoi faut-il aujourd'hui délester la chaîne pénale
00:33:41pour qu'elle retrouve son efficacité,
00:33:44depuis les enquêteurs jusqu'aux magistrats ?
00:33:46Qu'il y ait des problèmes de moyens, sans doute.
00:33:49On est dans l'État, je l'ai éprouvé,
00:33:53à l'âge de pierre numérique.
00:33:55Concrètement, pour qu'on comprenne ce que je veux dire
00:33:58à une portée très concrète,
00:34:00si on avait des systèmes d'information,
00:34:02des fichiers, entre le ministère de la Justice,
00:34:06Cassiopée, et les fichiers gendarmerie, police,
00:34:10qui soient interconnectés,
00:34:12et qu'on fasse ce qu'on fait pour les affaires sexuelles,
00:34:15ce qu'on fait pour le terrorisme,
00:34:18que dès qu'un nom apparaît deux fois dans ces fichiers,
00:34:20il y ait une sonnette pour avertir.
00:34:23Il y en a serait en vie.
00:34:25Donc, il y a bien sûr des questions qui sont des questions de moyens.
00:34:29Mais vous n'épuisez pas le problème en disant que ça n'est qu'une question de moyens.
00:34:34Il y a un problème de laxisme pénal en France.
00:34:37Moi, j'ai vu des policiers tabasser des vidéos.
00:34:42Donc, on avait les images,
00:34:44on a interpellé les individus,
00:34:46et quelques heures après,
00:34:48quelques jours,
00:34:49ils étaient en liberté.
00:34:51Ce n'est pas possible.
00:34:52Ce qui me choquait le plus quand j'étais au ministère de l'Intérieur,
00:34:55c'est la violence de mineurs,
00:34:58sans aucune empathie,
00:35:00qui pouvaient tuer.
00:35:01À chaque fois, je demandais aux policiers, aux gendarmes,
00:35:03le nombre d'antécédents judiciaires.
00:35:06Eh bien, c'était 20.
00:35:0725 antécédents judiciaires.
00:35:09Ils n'avaient pas eu de punition, de sanction.
00:35:11Et quand le Conseil constitutionnel,
00:35:13quand on vote un texte qui allait dans le bon sens,
00:35:15qui était timide, il y a un an,
00:35:17sur la justice pénale des mineurs,
00:35:19le Conseil constitutionnel en censure l'essentiel.
00:35:22Et vous savez ce qu'il dit ?
00:35:23Il dit, attention, en France, pour les mineurs,
00:35:26le principe cardinal,
00:35:27ça doit être, en réalité, l'éducation,
00:35:30et non pas la sanction.
00:35:31Ceux et celles qui ont des enfants,
00:35:33est-ce qu'un jour,
00:35:33ils ont imaginé de séparer la sanction et l'éducation ?
00:35:37Donc, c'est ce que je veux faire sauter, moi.
00:35:39Parce qu'on est dans un système
00:35:41qui refuse la sanction.
00:35:43Donc, vous voulez des peines courtes ?
00:35:45Je veux, alors, pour les mineurs,
00:35:46je veux, par exemple,
00:35:47abaisser la majorité pénale à 15 ans.
00:35:50Je veux que, dès qu'un mineur,
00:35:52par exemple, tabasse,
00:35:53qui a des violences physiques,
00:35:54un premier délit grave,
00:35:56qu'il fasse des courtes peines de prison,
00:35:58parce qu'ils n'ont plus d'empathie,
00:35:59parce qu'ils ne savent plus calculer
00:36:01la portée de leurs actes.
00:36:03Et pour qu'ils la calculent,
00:36:05il faut qu'ils soient enfermés,
00:36:07pendant 15 jours,
00:36:08dans des prisons qui seront
00:36:09des prisons un peu spéciales,
00:36:11et qu'on ne va pas les mélanger
00:36:12avec des terroristes, évidemment.
00:36:14Mais il faut rétablir,
00:36:16en France,
00:36:16une fermeté.
00:36:17Il y a un principe très simple,
00:36:19parce que là,
00:36:19on vit sur un principe,
00:36:20d'ailleurs,
00:36:21un peu 68 ans,
00:36:22mais y compris du temps
00:36:23de Mme Taubira,
00:36:24il y avait eu des assises
00:36:25du consensus,
00:36:26et dans ses conclusions,
00:36:28il y avait la prison
00:36:29comme école du crime.
00:36:30La prison comme école du crime.
00:36:32Et moi,
00:36:33je pense que le grand principe,
00:36:34c'est que les individus
00:36:35sont parfois rationnels.
00:36:37Et il faut que,
00:36:38lorsqu'ils commettent un crime
00:36:39ou un délit,
00:36:40ils se disent,
00:36:41ça peut me coûter
00:36:42beaucoup plus
00:36:43que ça va me rapporter.
00:36:44Pour que ça leur coûte
00:36:45beaucoup plus,
00:36:46il faut augmenter
00:36:47les chaînes des peines.
00:36:47Voilà pourquoi je veux,
00:36:49par exemple,
00:36:49des peines minimales,
00:36:50pour que quand on tabasse
00:36:52un policier,
00:36:52un gendarme,
00:36:53un sapeur-pompier,
00:36:55le juge,
00:36:57il n'est pas le choix.
00:36:58Il y a une peine minimale,
00:36:59le code pénal
00:37:00dit qu'il y a
00:37:01des peines maximales,
00:37:02il y aura des peines minimales.
00:37:03En cas de récidive,
00:37:05par exemple.
00:37:05En effet,
00:37:06dans le siège
00:37:07de votre réforme constitutionnelle,
00:37:08il y a plusieurs points
00:37:09qui touchent la justice.
00:37:10Il y a cette question,
00:37:11en effet,
00:37:11des peines minimales,
00:37:12il y a le renforcement
00:37:12de la sécurité
00:37:13des établissements pénitentiaires.
00:37:15Les fouilles,
00:37:15par exemple,
00:37:17des juges internationaux
00:37:18ont fait qu'aujourd'hui,
00:37:20on ne peut quasiment plus
00:37:21faire de fouilles systématiques
00:37:23pour des individus
00:37:23qui pédètrent dans les prisons.
00:37:25Mais il y a aussi
00:37:25la rétention de sûreté
00:37:26pour certaines personnes
00:37:27après leurs peines
00:37:28qui sont jugées encore dangereuses.
00:37:30Notamment pour ceux
00:37:31qui risquent d'avoir
00:37:32une récidive
00:37:33sur les agressions sexuelles,
00:37:34oui,
00:37:35parce que ce sont des pulsions.
00:37:36J'ai même été
00:37:37jusqu'à proposer
00:37:38la castration chimique.
00:37:40Soit tu acceptes
00:37:41la pratique,
00:37:42mais de façon obligatoire.
00:37:44Sinon,
00:37:44tu restes en prison.
00:37:45Mais simplement,
00:37:46pour toutes ces mesures-là,
00:37:46il faut des places en prison.
00:37:47Or, il ne vous a pas échappé
00:37:48qu'on n'en a plus
00:37:49et que les magistrats
00:37:50sont aussi chargés
00:37:51de voir le nombre
00:37:52de places de prison
00:37:52qu'il reste
00:37:53et on leur demande également
00:37:54de regarder ça.
00:37:56Alors,
00:37:56j'imagine que vous allez me dire
00:37:57que vous voulez construire
00:37:57des places de prison.
00:37:59Vous n'êtes pas le premier
00:37:59à nous le promettre.
00:38:00Pas seulement.
00:38:01Comment vous ferez concrètement ?
00:38:02C'est-à-dire que,
00:38:03est-ce que les moyens
00:38:03de cette fermeté
00:38:04passent notamment
00:38:05par la construction de prison
00:38:06et comment on fait
00:38:06puisque personne n'a l'air
00:38:07d'y arriver ?
00:38:07Un, il le faut.
00:38:09Deux,
00:38:09ceux qui disent
00:38:10que les maires ne le veulent pas,
00:38:11c'est faux.
00:38:12Ils mentent.
00:38:14Par exemple,
00:38:14en Vendée,
00:38:15il y avait deux maires,
00:38:16La Roche-sur-Yon
00:38:17et Fontenelle-Comte
00:38:18qui avaient souhaité
00:38:19qu'il y ait
00:38:20une prison nouvelle
00:38:21d'ailleurs
00:38:22sur leur sol.
00:38:23Deuxième chose,
00:38:23on ne construit pas
00:38:25des prisons
00:38:25au même prix.
00:38:27Il y a des prisons
00:38:27qui doivent être
00:38:28plus coûteuses
00:38:28parce qu'il y a
00:38:29un niveau de sécurité
00:38:30mais par exemple
00:38:31pour des jeunes,
00:38:32il faut faire des prisons.
00:38:33Voilà.
00:38:34Troisième chose,
00:38:34pourquoi s'interdire
00:38:36de construire
00:38:37grâce aux privés ?
00:38:38Il sera plus efficace
00:38:39que l'État.
00:38:40Et enfin,
00:38:41regardez ce qu'ont fait
00:38:42les Hollandais.
00:38:43Les Pays-Bas
00:38:44ont une politique
00:38:46où effectivement,
00:38:47ils emprisonnent
00:38:48plus vite,
00:38:49moins longtemps.
00:38:50Et ce qui fait
00:38:50qu'ils ont besoin
00:38:51de beaucoup,
00:38:52beaucoup moins de place
00:38:52pour y mettre
00:38:53beaucoup plus de gens
00:38:54parce qu'il y a des places,
00:38:56il y a ce qu'on appelle
00:38:57une rotation
00:38:57et ils ont d'ailleurs
00:38:59construit au départ
00:39:00des places de prison
00:39:00et ils ont fini
00:39:01par en louer
00:39:02notamment à la Belgique
00:39:03parce que ça a été dissuasif.
00:39:05Donc je pense que
00:39:06la construction de prison,
00:39:07oui,
00:39:08mais il n'y a pas que ça.
00:39:09Il y a une différenciation,
00:39:11il y a le privé
00:39:11et puis il y a
00:39:12une autre politique pénale
00:39:13qui permettra justement
00:39:15de ne pas engorger
00:39:15les prisons.
00:39:16Nous, on attend
00:39:17le dernier moment
00:39:18et donc on a des peines
00:39:19de prison
00:39:19qui sont beaucoup plus longues
00:39:21et ça engorge les prisons.
00:39:22Et 84% des Français
00:39:23sont évidemment favorables
00:39:24à la construction
00:39:25de nouvelles places de prison.
00:39:26Une dernière question
00:39:28justement sur le laxisme judiciaire
00:39:29parce que là encore une fois
00:39:30on le fait beaucoup peser
00:39:31sur des décisions individuelles
00:39:32de magistrats.
00:39:34Or il se trouve
00:39:34qu'on discute beaucoup
00:39:35du prononcé des peines.
00:39:36Mais il y a bien des peines
00:39:37qui sont prononcées
00:39:38puisqu'on discute aussi
00:39:39de l'exécution des peines.
00:39:40Or la question
00:39:41de l'exécution des peines
00:39:42est peut-être
00:39:42la première chose
00:39:43à examiner
00:39:44et là le cadre est légal
00:39:45cette fois-ci
00:39:46de l'exécution des peines
00:39:47et de leur aménagement permanent.
00:39:48Est-ce que vous allez revoir
00:39:50ça de fond en comble ?
00:39:51De fond en comble.
00:39:52Vous avez raison.
00:39:53Ce qui choque les Français
00:39:54c'est l'écart
00:39:55entre les peines encourues
00:39:58dans le code pénal
00:39:59les peines prononcées
00:40:01par le tribunal
00:40:02et les peines
00:40:03réellement effectuées.
00:40:04Comment fait-on ?
00:40:05Je supprime
00:40:06les aménagements
00:40:07de peines automatiques.
00:40:09Je supprime
00:40:10la loi de Taubira
00:40:11qui dit qu'avant
00:40:11six mois et un an
00:40:12en réalité
00:40:13dès que vous êtes condamné
00:40:14à six mois
00:40:16et un an de prison
00:40:16vous ne faites pas de prison
00:40:18et ce que je fais aussi
00:40:19je supprime
00:40:20le JAP
00:40:21c'est-à-dire
00:40:21le juge
00:40:22d'application
00:40:23des peines
00:40:24parce qu'on est
00:40:25le seul pays européen
00:40:26avec l'Italie
00:40:27à avoir un juge
00:40:28qui va réformer
00:40:29qui va changer
00:40:30la décision
00:40:31du juge du tribunal.
00:40:32Non, le juge
00:40:33qui juge au tribunal
00:40:34il prend une sanction
00:40:35elle doit être appliquée.
00:40:38Je pense qu'il faut
00:40:38une grande fermeté
00:40:39tout simplement
00:40:40parce que
00:40:40Vous supprimeriez
00:40:41le juge d'application
00:40:41des peines ?
00:40:41Je viens de le dire
00:40:42je supprimerai
00:40:43ça fait plusieurs années
00:40:44que je l'ai proposées
00:40:45mais tout simplement
00:40:46on vit dans une société
00:40:47qui est hyper violente
00:40:48et moi
00:40:48je veux casser
00:40:50la fabrique
00:40:50des barbares.
00:40:52Il faudrait même
00:40:53parler de l'école
00:40:53et même sans doute
00:40:54de la famille
00:40:55parce que
00:40:55ça remonte
00:40:57si j'ose dire
00:40:58un peu loin tout cela
00:40:59il faut déjà
00:40:59que les familles
00:41:00donnent un cadre
00:41:01qu'on arrête
00:41:02l'éducation dite positive
00:41:03un enfant
00:41:04a besoin d'avoir
00:41:05un cadre
00:41:06des limites
00:41:07on lui dit non
00:41:08parce que dans la vie
00:41:09il y aura des buts
00:41:11il faut l'éduquer
00:41:13et éduquer
00:41:13c'est pas toujours
00:41:14dire oui
00:41:14c'est vrai
00:41:1621h40 et une
00:41:16on est en direct
00:41:17sur CNews Europe 1
00:41:18merci à Charlotte Donnellas
00:41:19Gauthier Le Brette
00:41:20et Louis de Ragnel
00:41:22on passe à la séquence
00:41:23le vrai ou le faux
00:41:29Bruno Retailleau
00:41:30et c'est Agnès Verdier
00:41:31Molinier
00:41:32qui nous rejoint
00:41:33directrice de l'IFRAP
00:41:34un groupe d'économistes
00:41:35qui passe à la moulinette
00:41:36les programmes des candidats
00:41:38pour en détecter
00:41:38les faiblesses
00:41:39bonsoir Agnès
00:41:40alors si elle passe à la moulinette
00:41:42elle passe à la moulinette
00:41:43attention
00:41:44attention
00:41:46Bruno Retailleau
00:41:46a annoncé
00:41:47Agnès
00:41:47l'objectif ambitieux
00:41:48de réduire d'environ
00:41:49300 000 postes
00:41:50la fonction publique
00:41:51vous voulez faire
00:41:52un gros plan
00:41:52sur l'éducation nationale
00:41:53alors je précise
00:41:54que nous avons eu
00:41:55aujourd'hui
00:41:55les résultats
00:41:56du classement PISA
00:41:57classement international
00:41:58qui nous classe
00:41:59vraiment très très mal
00:42:00au niveau des mathématiques
00:42:02de la compréhension écrite
00:42:04ce sont les plus bas
00:42:05résultats obtenus
00:42:06par la France
00:42:07en 20 ans
00:42:07le niveau des gringoles
00:42:09en France
00:42:09Agnès
00:42:09votre question
00:42:10c'est à vous
00:42:11et oui
00:42:11on a eu
00:42:11ces résultats PISA
00:42:12qui ne sont pas bons
00:42:13pour la France
00:42:14et vous vous proposez
00:42:15de faire sauter
00:42:16cette règle du 80-20
00:42:18qui dit que
00:42:19d'ailleurs c'est une règle
00:42:20qui est non écrite
00:42:20c'est une sorte de coutume
00:42:23qui veut qu'il n'y ait
00:42:24que 20%
00:42:25des financements publics
00:42:27qui aillent financer
00:42:28l'enseignement privé
00:42:29sous contrat
00:42:30vous le dites
00:42:31dans votre programme
00:42:32et nous
00:42:33à la fondation IFRA
00:42:33on a sorti un sondage
00:42:34au DOXA
00:42:35qui montre que
00:42:3565% des parents
00:42:37pensent que le privé
00:42:38sous contrat
00:42:39est meilleur
00:42:40pour leurs enfants
00:42:40et même 56%
00:42:42des parents
00:42:43qui ont leurs enfants
00:42:44dans le public
00:42:45aimeraient mettre
00:42:46leurs enfants
00:42:47dans le privé
00:42:48sous contrat
00:42:48alors concrètement
00:42:50ça veut dire quoi
00:42:50si on extrapole
00:42:51et aujourd'hui
00:42:52il y a 2 millions
00:42:52d'enfants scolarisés
00:42:54dans le privé
00:42:55sous contrat
00:42:55et bien il faudrait
00:42:56multiplier par 3
00:42:57si on voulait
00:42:58une vraie liberté de choix
00:42:59d'ailleurs en Vendée
00:43:00c'est intéressant
00:43:01j'ai regardé ça
00:43:02le département de la Vendée
00:43:03plus de 50%
00:43:04des élèves
00:43:05sont scolarisés
00:43:06c'est historique
00:43:07et oui
00:43:07sont scolarisés
00:43:08en Vendée
00:43:09mais c'est aussi
00:43:09le cas du Morbihan
00:43:10l'ouest
00:43:11en Bretagne
00:43:12sont scolarisés
00:43:13dans le privé
00:43:14sous contrat
00:43:14tout le monde
00:43:15trouve ça très bien
00:43:16il y a quoi
00:43:17il y a une liberté
00:43:18de choix
00:43:18alors si on veut
00:43:19aller jusqu'au bout
00:43:20de votre idée
00:43:20de la liberté
00:43:21et bien il faudrait
00:43:22qu'on ait 50%
00:43:24d'offres de place
00:43:25dans le privé
00:43:26sous contrat
00:43:26en France
00:43:27ce qui n'est pas du tout
00:43:27le cas
00:43:28il y a certains départements
00:43:29en Seine-Saint-Denis
00:43:29il n'y a que 8%
00:43:31de place
00:43:31dans le privé
00:43:32sous contrat
00:43:33donc si on pousse
00:43:34la logique
00:43:34de votre proposition
00:43:36il faudrait
00:43:37qu'on triple
00:43:39le nombre d'écoles
00:43:40du privé
00:43:41sous contrat
00:43:42passer de 8 000
00:43:43à 24 000
00:43:44ça je ne l'ai pas vu
00:43:45dans votre programme
00:43:46et au contraire
00:43:46j'ai vu la proposition
00:43:47ça m'a étonnée
00:43:49de créer
00:43:491000 écoles publiques
00:43:51autonomes
00:43:51alors je me suis dit
00:43:52comment c'est possible
00:43:53de vouloir faire sauter
00:43:54cette règle
00:43:55des 20%
00:43:56qui crée la pénurie
00:43:57dans le privé
00:43:58et au lieu de proposer
00:43:59de créer des écoles
00:44:00privées sous contrat
00:44:01va proposer des écoles
00:44:03publiques
00:44:03Bruno Retailleau
00:44:04je vais vous le dire
00:44:06les deux sont complémentaires
00:44:07moi je veux la liberté
00:44:09pour le choix des familles
00:44:11pour leurs enfants
00:44:12je veux la liberté
00:44:13pour le privé
00:44:14y compris d'ailleurs
00:44:15que le privé
00:44:16on arrête de lui taper dessus
00:44:17et que quand il a
00:44:18un caractère propre
00:44:19et bien ce caractère propre
00:44:21il l'assume
00:44:22on ne peut pas demander
00:44:23à une école catholique
00:44:24de ne pas être catholique
00:44:25etc
00:44:27mais je veux
00:44:27la liberté
00:44:29pour le public
00:44:30et je veux aussi
00:44:31une école publique
00:44:33qui puisse être
00:44:34beaucoup plus agile
00:44:35et ce que je veux faire
00:44:37c'est mon projet
00:44:37vous savez que
00:44:38à l'école publique
00:44:39au sens général
00:44:40pas seulement
00:44:41au niveau élémentaire
00:44:42collège et lycée
00:44:43c'est la France
00:44:44où il y a le moins
00:44:46d'autonomie de décision
00:44:4711% des décisions
00:44:49que prennent
00:44:50les chefs d'établissement
00:44:51c'est eux-mêmes
00:44:53qui les prennent
00:44:53en toute liberté
00:44:54et dans les pays développés
00:44:56c'est plus de 60%
00:44:57ce que je veux
00:44:58et d'ailleurs
00:45:00on voit que
00:45:00les britanniques
00:45:01sont bien meilleurs
00:45:02que nous
00:45:02il y a eu une évolution
00:45:04favorable
00:45:04dans le même classement
00:45:05PISA
00:45:06ce que je veux
00:45:07c'est insuffler
00:45:08beaucoup plus de liberté
00:45:09et je voudrais créer
00:45:10des écoles innovantes
00:45:11des écoles innovantes
00:45:12qui seraient publiques
00:45:14donc gratuites
00:45:15et autonomes
00:45:16où le chef d'établissement
00:45:18recrute ses professeurs
00:45:19où il choisit
00:45:21il choisit
00:45:22son projet
00:45:23certains prendront
00:45:24par exemple
00:45:25pour l'écriture
00:45:25par exemple
00:45:26Pontessori
00:45:27d'autres une méthode
00:45:27semi-gloade
00:45:28peu importe
00:45:28et il y a une évaluation
00:45:30il y aura un contrat
00:45:31avec le rectorat
00:45:32pas avec Paris
00:45:32et tous les 3 ans
00:45:34ou 5 ans
00:45:34une évaluation
00:45:35et si l'école réussit
00:45:37on la conforte
00:45:38sinon
00:45:39et bien
00:45:39voilà
00:45:40elle change de projet
00:45:41et ça n'est que comme cela
00:45:43qu'on permettra
00:45:45à l'école publique
00:45:46de redresser la tête
00:45:47il y a trop de bureaucratisation
00:45:48et je pense
00:45:49qu'il faut libérer
00:45:50en réalité
00:45:51l'école publique
00:45:52au niveau local
00:45:54des pesanteurs
00:45:55des circulaires
00:45:56de la rue de Grenelle
00:45:58Agnès Brady-Molinier
00:45:59ça me rappelle un peu
00:46:00ce qu'Emmanuel Macron
00:46:01proposait pour Marseille
00:46:02où il fallait que les écoles
00:46:03publiques soient plus indépendantes
00:46:04etc
00:46:05il n'a jamais fait
00:46:05oui mais à la fin
00:46:06jamais fait
00:46:07oui mais en fait
00:46:08ça fait tellement de fois
00:46:09qu'on nous dit
00:46:09que les écoles publiques
00:46:10vont être plus indépendantes
00:46:11qu'elles auront des directeurs
00:46:12qui auront plus de possibilités
00:46:14mais moi je le ferai
00:46:15d'autonomie etc
00:46:16mais je le ferai
00:46:17mais ce que veulent les parents
00:46:18c'est pas ça
00:46:18en fait les parents
00:46:19ils croient plus tellement
00:46:20en l'école publique
00:46:20ils croient
00:46:21ils ont envie
00:46:22et ils font des files
00:46:23d'attente énormes
00:46:24pour aller dans les établissements
00:46:25privés sous contrat
00:46:26et même en ce moment même
00:46:27où on se parle
00:46:28il y a des files d'attente
00:46:30incroyables
00:46:30pour les lycées privés
00:46:31et notamment dans la capitale
00:46:33mais dans plein de grandes villes
00:46:34de France
00:46:34et on leur demande
00:46:36de fermer des classes
00:46:37pourquoi ?
00:46:38parce qu'il va y avoir
00:46:39une baisse des élèves
00:46:39une baisse du nombre d'élèves
00:46:40malheureusement
00:46:41c'est la démographie de la France
00:46:431 700 000 en moins
00:46:44en 2035
00:46:45c'est ça
00:46:45et ça on espère évidemment
00:46:47qu'il y aura un sursaut démographique
00:46:48à un moment
00:46:48mais c'est pas le sujet de ce soir
00:46:50il y a vraiment
00:46:52une question maintenant
00:46:53est-ce qu'on doit vraiment
00:46:55créer des écoles publiques
00:46:56alors que l'attente des français
00:46:57c'est majoritairement
00:46:59d'avoir de la place
00:47:00dans l'enseignement privé
00:47:01sous contrat
00:47:02et que justement
00:47:03la démographie
00:47:04nous encourage
00:47:05à fermer des classes
00:47:07il va falloir fermer des classes
00:47:08mais il faut les fermer
00:47:09majoritairement dans les écoles publiques
00:47:11et pas dans les écoles privées
00:47:12je transforme des classes
00:47:14je n'en crée pas en plus
00:47:16alors on a deux approches
00:47:17très très différentes
00:47:19alors vous voyez
00:47:20moi j'ai suivi
00:47:21une filière privée
00:47:23et j'étais à l'université
00:47:24et dans le public ensuite
00:47:25mais j'ai connu les deux
00:47:27vous vous dites finalement
00:47:28c'est le privé
00:47:29qui est plébiscité
00:47:29mais oui
00:47:30très bien
00:47:31mais moi ce que je dis
00:47:32c'est que je ne laisse pas
00:47:33tomber l'école publique
00:47:34je veux que l'école publique
00:47:36l'école républicaine
00:47:37puisse donner à chaque petit français
00:47:39les meilleures chances
00:47:40de programmer
00:47:40de progresser
00:47:41et donc je ne la laisse pas
00:47:42comme ça dépérir
00:47:44je lui donne
00:47:45un souffle de liberté
00:47:47beaucoup plus d'autonomie
00:47:48parce que je sais
00:47:49que c'est comme cela
00:47:50que les meilleures formules
00:47:52et vous aurez des écoles publiques
00:47:54qui seront meilleures
00:47:54des écoles privées
00:47:55je connais d'ailleurs aujourd'hui
00:47:57je connais
00:47:58des lycées
00:47:58j'étais prison de région
00:47:59je connais des lycées publics
00:48:01qui sont excellents
00:48:01je connais des collèges publics
00:48:03qui sont excellents
00:48:04et bien je veux rechercher
00:48:05voyez
00:48:05la différence entre vous et moi
00:48:07c'est que je pense que l'excellence
00:48:09on doit l'avoir dans le privé
00:48:10on doit l'avoir dans le public
00:48:12pourquoi ?
00:48:13parce que ce sont nos enfants
00:48:14c'est l'avenir de la France
00:48:16c'est trop important
00:48:16et je veux la compétition
00:48:18et la compétition
00:48:19pour moi
00:48:19c'est-à-dire la liberté
00:48:21ça doit être
00:48:22de donner les moyens
00:48:23aux deux systèmes
00:48:24un système privé
00:48:25un système républicain
00:48:26public
00:48:27de progresser
00:48:28on ne le fera progresser
00:48:29que dans l'autonomie
00:48:30territoire
00:48:30où il y a une offre privée
00:48:32équivalente
00:48:33à celle du public
00:48:33que le public est meilleur
00:48:35parce que justement
00:48:35il y a de la concurrence
00:48:36justement il y a du choix
00:48:37mais vous ne dites jamais
00:48:39dans votre programme
00:48:39finalement
00:48:40quel est votre objectif
00:48:41de pourcentage d'élèves
00:48:42qui seraient dans le privé
00:48:44sous contrat
00:48:44et en faisant sauter
00:48:46la règle du 80-20
00:48:46pour que ça ait un impact
00:48:48pour les parents
00:48:49et pour les élèves
00:48:50il faut se donner un objectif
00:48:51et derrière
00:48:52il y a le sujet
00:48:52des embauches aussi
00:48:53parce que vous dites
00:48:54que vous allez supprimer
00:48:55à peu près 250 000
00:48:57postes
00:48:58dans le public
00:48:59alors peut-être 125 000
00:49:00vraiment suppression de postes
00:49:02si j'ai bien compris
00:49:02le programme exact
00:49:04mais là
00:49:05il y a une possibilité
00:49:07avec la démographie
00:49:09des élèves
00:49:10il y a une possibilité
00:49:11de supprimer des postes
00:49:12dans l'éducation nationale
00:49:13qui est le premier employeur
00:49:15qui est le premier employeur
00:49:17de l'État
00:49:17je vous connais bien
00:49:19oui mais là
00:49:19ces questions sont très précises
00:49:20oui mais ce qui m'étonne
00:49:22c'est qu'en général
00:49:24vous prenez le parti
00:49:25de la liberté
00:49:26et là vous me dites
00:49:27mais monsieur Rotaillot
00:49:28vous devriez
00:49:28du haut de Paris
00:49:30moi je suis un provincial
00:49:31je suis même un rural
00:49:32je pense que Paris
00:49:33ne sait pas tout
00:49:33et que souvent
00:49:34Paris se trompe
00:49:35et vous voudriez
00:49:36que de Paris
00:49:37par une décision centralisée
00:49:39on dit
00:49:40il doit y avoir
00:49:41tant d'élèves dans le public
00:49:42et tant d'élèves
00:49:43dans le privé
00:49:43non
00:49:43moi je dis
00:49:44on fait sauter la règle
00:49:46les conditions
00:49:46de la liberté
00:49:47justement
00:49:48la liberté
00:49:49c'est pouvoir choisir
00:49:50si on ne peut pas choisir
00:49:51on n'a pas de liberté
00:49:52en tant que parent
00:49:53exactement
00:49:53mais moi je fais sauter
00:49:55cette règle
00:49:55qui est un frein
00:49:56pour la liberté
00:49:57et ensuite je verrai
00:49:58peu importe
00:49:59si c'est 30%
00:50:00ou si c'est 25%
00:50:01les familles
00:50:02les parents
00:50:02choisiront
00:50:03simplement
00:50:04je veux quand même
00:50:05qu'il y ait
00:50:05une offre gratuite
00:50:06publique en France
00:50:07et je veux que
00:50:08cette offre gratuite
00:50:09et publique en France
00:50:10puisse être aussi
00:50:12une offre d'excellence
00:50:15honnêtement
00:50:15honnêtement
00:50:16vous ne pourrez pas
00:50:16supprimer
00:50:17les postes
00:50:17Agnès Verdier
00:50:18Molligny
00:50:18supprimer des postes
00:50:19dans l'éducation nationale
00:50:20bien sûr
00:50:20mais je le dis
00:50:21combien vous en avez
00:50:21je le dis
00:50:22le premier employeur
00:50:23de l'état
00:50:24bien sûr
00:50:24mais je le dis
00:50:25on le sait
00:50:25mais je le dis
00:50:26puisqu'on va avoir
00:50:281,7 millions d'élèves
00:50:30en moins
00:50:31donc il y a une partie
00:50:33des professeurs
00:50:34qu'on ne renouvellera pas
00:50:35et cet argent là
00:50:36il y a une autre partie
00:50:37qui sera utilisée
00:50:38pour mieux rémunérer
00:50:39des professeurs
00:50:40pas n'importe comment
00:50:41d'ailleurs
00:50:42parce que
00:50:42j'ai vu un certain nombre
00:50:44de candidats
00:50:44qui disent
00:50:45on va donner 200 euros
00:50:46pour tout le monde
00:50:46non
00:50:47il y a des contrats de mission
00:50:47il y a des gens
00:50:48qui sont plus engagés
00:50:49il y a des gens
00:50:50qui feront plus que 18 heures
00:50:51par exemple
00:50:52pour soutenir les élèves
00:50:53ça existe déjà
00:50:53avec le pacte
00:50:54mais moi je veux
00:50:55ne pas avoir
00:50:56des règles uniformes
00:50:58mais pouvoir faire en sorte
00:50:59que les fonctionnaires
00:51:00et les agents publics
00:51:01soient intéressés
00:51:02aussi au mérite
00:51:02mais il y a quelque chose
00:51:02qui m'a étonnée
00:51:03justement dans votre programme
00:51:04dernière question
00:51:04vous ne dites pas
00:51:05un centime d'économie
00:51:06sur l'école
00:51:08vous voyez la situation
00:51:09la situation quand même
00:51:12de nos finances publiques
00:51:14de notre déficit
00:51:15notre dette
00:51:16et on se dit
00:51:17le privé ce contrat
00:51:18il est 50% moins cher
00:51:20ça vous le dites très bien
00:51:21dans votre programme
00:51:2150% moins cher
00:51:23que le public
00:51:24pour le même élève
00:51:25c'est 50% plus cher
00:51:26pour la collectivité
00:51:28d'avoir un élève
00:51:29qui est dans le public
00:51:29là il y a des économies
00:51:31à faire
00:51:32qu'on chiffre nous
00:51:33à 10 milliards d'euros par an
00:51:34ils sont absolument gigantesques
00:51:36pourquoi sans privé
00:51:37je fais une économie
00:51:38de 300 000
00:51:39postes d'agents publics
00:51:41au total
00:51:42ensuite vous dites
00:51:43c'est vrai
00:51:44le privé
00:51:45coûte moins cher à l'état
00:51:46pourquoi
00:51:47parce que dans le privé
00:51:48il y a une contribution
00:51:49des familles
00:51:50et toutes les familles
00:51:51peuvent pas
00:51:51mais même avec la contribution
00:51:52des familles
00:51:53il y a 30% plus cher
00:51:54mais non
00:51:54il faut tout mettre
00:51:55sur la table
00:51:55il faut être rationnel
00:51:58il faut aborder ce problème
00:51:59je pense
00:52:00sans parti pris
00:52:02ni d'un côté
00:52:02ni de l'autre
00:52:03moi je veux le meilleur
00:52:04pour les enfants
00:52:05je veux un
00:52:05la liberté de choix
00:52:06pour les parents
00:52:07je veux l'excellence
00:52:09dans le privé
00:52:10mais je ne renonce pas
00:52:11à l'excellence
00:52:12aussi dans le public
00:52:13d'ailleurs
00:52:14pourquoi y renoncerais-je
00:52:15quand je connais des écoles
00:52:16élémentaires
00:52:16des collèges
00:52:17et des lycées publics
00:52:18qui sont vraiment
00:52:19excellents
00:52:19mais je voudrais justement
00:52:21que notamment
00:52:21parce qu'il y a des chefs
00:52:23d'établissement
00:52:23c'est pas la rue de Grenelle
00:52:24qui dirige tout ça
00:52:25et là aussi
00:52:26il y a un problème
00:52:27syndicalisme
00:52:27on parle d'éducation nationale
00:52:29mais en réalité
00:52:30l'éducation nationale
00:52:30c'est l'éducation syndicale
00:52:32la rue de Grenelle
00:52:33est sous l'emprise
00:52:34de syndicats
00:52:35et les ministres
00:52:36co-gèrent l'éducation
00:52:37de nos enfants
00:52:38avec des syndicats
00:52:39vous n'arriverez pas
00:52:40à faire vos écoles
00:52:40indépendantes du public
00:52:41et qu'il faudra
00:52:42compter avant tout
00:52:43sur le privé ce contrat
00:52:44et réaliser les économies
00:52:45nécessaires
00:52:46on a une différence
00:52:47il y a des économies
00:52:48mais les économies
00:52:49je les ferai
00:52:50300 000 postes en moins
00:52:51oui mais c'est 10 milliards
00:52:52sur l'éducation nationale
00:52:53qu'on peut faire
00:52:54300 000
00:52:54on a compris Agnès
00:52:56c'était votre démonstration
00:52:57bonsoir
00:52:58300 000 postes
00:53:00de fonctionnaires en moins
00:53:01mais absolument
00:53:02la liberté
00:53:03vous savez la liberté
00:53:04mais la liberté
00:53:04de choix
00:53:04c'est le public
00:53:05ou le privé
00:53:05sans plus de place
00:53:06dans le privé
00:53:07ça ne donnera pas
00:53:08beaucoup plus de liberté
00:53:09aux parents
00:53:09mais si bien sûr que si
00:53:11bien sûr que si
00:53:11j'aurais fait sauter
00:53:12justement cette fameuse règle
00:53:13le débat est lancé
00:53:15merci Agnès Tardier
00:53:16Molinier
00:53:17c'était passionnant
00:53:17on passe maintenant
00:53:18à la confrontation
00:53:25Bruno Retailleau
00:53:26là ce sont d'autres personnalités
00:53:28qui nous rejoignent
00:53:29qui viendront parfois
00:53:31de la société civile
00:53:31vous avez mobilisé
00:53:32toute la rédaction
00:53:33toute la rédaction
00:53:35Pierre Devineau
00:53:36bonsoir Pierre Devineau
00:53:37Eugénie Bastier
00:53:38Finlam du Figaro
00:53:40et Franz Olivier Gisbert
00:53:41on ne vous présente pas
00:53:42mon cher Franz
00:53:43essayiste
00:53:44écrivain plume
00:53:45libre
00:53:45et alerte
00:53:46là on va essayer
00:53:47de prendre un peu
00:53:47de hauteur
00:53:48mon cher Bruno Retailleau
00:53:49vous trouvez
00:53:50qu'on n'avait pas
00:53:50de hauteur
00:53:51non mais on était
00:53:51dans le dur
00:53:52on était dans le programme
00:53:53la justice c'est important
00:53:54mais là on a des enjeux
00:53:55de civilisation devant nous
00:53:57la constitution justement
00:53:58quand je rappelle
00:53:59les racines judéo-chrétiennes
00:54:00c'est quand même bien
00:54:01que la civilisation
00:54:02la culture
00:54:03notre culture
00:54:03ça me parle
00:54:04Eugénie Bastier
00:54:05vous êtes la première
00:54:06à ouvrir le feu
00:54:07oui Bruno Retailleau
00:54:08vous parlez beaucoup
00:54:08de transmission
00:54:09de civilisation
00:54:11et une civilisation
00:54:12qu'on transmet
00:54:13il faut la transmettre
00:54:13à des générations futures
00:54:15à des enfants
00:54:15qui vont naître
00:54:16or la France
00:54:17a un problème considérable
00:54:18qui est le problème
00:54:19de la natalité
00:54:20nous avons le taux
00:54:21de natalité
00:54:21le plus faible
00:54:22depuis la première guerre mondiale
00:54:24et cela ne nous permet pas
00:54:25de nous envisager
00:54:26à long terme
00:54:27une France puissante
00:54:28et c'est aussi
00:54:29le sens de la politique
00:54:30que de vouloir transmettre
00:54:31à des générations futures
00:54:33alors ma question est simple
00:54:34qu'est-ce que vous allez faire
00:54:35pour redresser
00:54:36la natalité française
00:54:37est-ce que c'est une
00:54:38de vos priorités ?
00:54:39d'abord mon choix
00:54:40enfin en tout cas
00:54:41ma politique
00:54:42ce sera le libre choix
00:54:43des familles
00:54:44et je postule qu'aujourd'hui
00:54:46contrairement à ce qu'on peut
00:54:47entendre
00:54:47on dit il y a un mouvement
00:54:48no kids
00:54:48des jeunes qui ne voudraient
00:54:49pas faire d'enfants
00:54:50no kids
00:54:51exactement
00:54:51pas d'enfants
00:54:52parler français
00:54:54je pense que c'est marginal
00:54:56et qu'en réalité
00:54:56quand on regarde les choses
00:54:58les français voudraient
00:54:59avoir un peu plus
00:55:01de deux enfants
00:55:012,4 enfants
00:55:03par couple
00:55:04et ils en ont moins
00:55:05pourquoi ils en ont moins ?
00:55:06parce qu'ils n'ont plus
00:55:07les moyens
00:55:07donc j'ai fait des propositions
00:55:10je vais vous en citer trois
00:55:11première proposition
00:55:12il y a une douzaine
00:55:14d'allocations
00:55:16pour la famille
00:55:17je les fonds
00:55:18en un revenu parental
00:55:19ce sera quasiment
00:55:211000 euros
00:55:22pour
00:55:22au troisième enfant
00:55:23mais dès le premier enfant
00:55:24dès le premier enfant
00:55:26il y aura une aide
00:55:26c'est concret
00:55:27et le fait
00:55:29de fusionner tout cela
00:55:30ça permet d'économiser
00:55:316 à 700 millions
00:55:33de machinerie
00:55:34bureaucratique
00:55:35deuxième proposition
00:55:36pourquoi est-ce que
00:55:37les jeunes parents
00:55:38ont des difficultés
00:55:39à accueillir leurs enfants ?
00:55:40c'est tout simplement
00:55:41parce que le logement
00:55:42est trop cher
00:55:42et qu'en un peu plus
00:55:44d'une dizaine d'années
00:55:45les jeunes dans les
00:55:45grandes métropoles
00:55:46ils ont perdu l'équivalent
00:55:47en surface
00:55:48de une à deux chambres
00:55:50d'enfants
00:55:51donc ce que je fais
00:55:52par exemple
00:55:52c'est que je propose
00:55:54de déduire des emprunts
00:55:55vous achetez une maison
00:55:56un appartement
00:55:56vous voulez agrandir
00:55:57parce qu'il y a
00:55:58un enfant qui naît
00:55:59vous allez faire un emprunt
00:56:00vous allez payer
00:56:01des taux d'intérêt
00:56:01ils sont de plus en plus élevés
00:56:02et bien au premier enfant
00:56:04l'état prend en charge
00:56:0550% du coût
00:56:07du taux d'intérêt
00:56:08au deuxième enfant
00:56:0975%
00:56:10au troisième enfant
00:56:12100%
00:56:13troisième enfant
00:56:13ça voudrait dire
00:56:14que ça sera l'équivalent
00:56:15de 8 annuités
00:56:16vous vous rendez compte
00:56:16c'est pas rien
00:56:17deuxième proposition
00:56:19troisième proposition
00:56:20les gardes d'enfants
00:56:21le problème
00:56:22c'est la conciliation
00:56:23vous êtes sans doute
00:56:24maman
00:56:25vous êtes
00:56:25voilà
00:56:26vous avez un
00:56:27c'est des vies professionnelles
00:56:27et des vies familiales
00:56:28c'est un enjeu
00:56:29pour beaucoup de femmes
00:56:29dans notre pays
00:56:29et on a un problème
00:56:31aujourd'hui il y aura de moins en moins d'assistantes maternelles
00:56:33la crèche on n'a pas partout
00:56:35et il y a des mames
00:56:37bon peu importe
00:56:38des regroupements parfois d'assistantes maternelles
00:56:40moi ce que je veux
00:56:41c'est qu'on arrive à débureaucratiser
00:56:44aujourd'hui les crèches privées
00:56:45sont en train de mourir
00:56:47les indépendantes
00:56:48tellement on a mis sur leur dos
00:56:50des normes
00:56:52des normes et des normes
00:56:52je me souviens
00:56:53avoir été dans une inauguration
00:56:55parce qu'un petit village de Vendée
00:56:561000 habitants
00:56:57chez Foix
00:56:58avait eu
00:56:59en réalité l'audace
00:57:00l'ambition de faire une crèche
00:57:02et le maire m'invite
00:57:03à l'inauguration
00:57:04il me montre une poignée de porte
00:57:06il me regarde Bruno
00:57:07on a eu un problème
00:57:08avec la poignée de porte
00:57:09je dis ah bon ?
00:57:10il me dit bah oui
00:57:10parce qu'on a un problème avec les normes
00:57:11la poignée de porte
00:57:12elle n'est pas aux normes
00:57:13PMR
00:57:14ça veut dire
00:57:14pour les handicapés
00:57:16et il a fallu choisir
00:57:17il y avait une contradiction
00:57:18entre la norme
00:57:19pour les handicapés
00:57:20et la norme
00:57:21pour les enfants
00:57:21PMI
00:57:22voilà
00:57:23vous vous rendez compte
00:57:23jusqu'où on en est ?
00:57:25Bruno Retardieu
00:57:26là vous annoncez beaucoup de mesures
00:57:27qui ont un financement
00:57:28un coût
00:57:28il y a 1000 milliards déjà
00:57:29de dépenses sociales en France
00:57:31comment vous allez financer ça ?
00:57:32vous avez dit 40 milliards
00:57:33vous allez regrouper les prestations
00:57:34ça ne fait pas un euro de plus
00:57:35pour les familles
00:57:36en gros vous vous dites
00:57:37les prestations qui sont déjà là
00:57:38je les supprime
00:57:39et j'en remplace par d'autres prestations
00:57:40mais ça ne fait pas un euro de plus
00:57:41et ma deuxième question
00:57:42c'est est-ce que c'est que
00:57:43une question de moyens ?
00:57:44est-ce qu'il n'y a pas aussi
00:57:44un discours apporté
00:57:46civilisationnel
00:57:46sur promouvoir la famille
00:57:48promouvoir l'engagement
00:57:49promouvoir le fait d'avoir
00:57:50un discours qui est plus idéologique
00:57:52que simplement financier
00:57:53parce que c'est pas qu'une question d'argent
00:57:54vous avez totalement raison
00:57:55vous savez
00:57:56le projet que je veux porter
00:57:58il va y avoir trois piliers
00:57:59il y a un pilier
00:58:01un pilier
00:58:01prospérité
00:58:02comment donner plus
00:58:03de travail
00:58:04pouvoir d'achat
00:58:05il y a un pilier
00:58:06ordre public
00:58:06justice
00:58:07immigration
00:58:07et il y a un pilier immatériel
00:58:09c'est quoi l'immatériel ?
00:58:11on pense
00:58:11en Occident
00:58:12les hommes et les femmes politiques
00:58:14sont devenus matérialistes
00:58:15ils pensent que les êtres humains
00:58:16les peuples
00:58:17ne sont guidés
00:58:17que par les intérêts matériels
00:58:19c'est vrai
00:58:19il faut
00:58:19un meilleur niveau de vie
00:58:21et je vais m'y employer
00:58:22il n'y a pas que ça
00:58:23c'est comme dans une équipe
00:58:25de sport
00:58:25il faut croire
00:58:26à quelque chose
00:58:27les hommes et les femmes
00:58:28ont besoin d'un idéal
00:58:29de croire à quelque chose
00:58:30si on veut faire des choses grandes
00:58:31et aujourd'hui
00:58:32on culpabilise
00:58:34les français
00:58:34de multiples façons
00:58:36on a tapé sur la famille
00:58:37famille
00:58:38je vois
00:58:38Clémence Guettet
00:58:39c'est une ressuscée
00:58:41famille réactionnaire
00:58:42bien sûr
00:58:43même fascisante
00:58:44même d'ailleurs
00:58:45même d'extrême droite
00:58:46la famille serait d'extrême droite
00:58:47moi je pense
00:58:49que la transmission
00:58:50ça devrait d'ailleurs
00:58:51être à droite
00:58:52la valeur cardinale
00:58:54je pense que c'est fondamental
00:58:55et là aussi
00:58:57vous avez totalement raison
00:58:58de le dire
00:58:59ce discours
00:59:00qui consiste à dire
00:59:01la France est foutue
00:59:02il n'y a pas d'avenir
00:59:02nos héritages
00:59:04on les récuse
00:59:04regardez
00:59:05aujourd'hui
00:59:06on s'est coupé
00:59:07du passé
00:59:07on refuse les liens
00:59:08avec ceux qui nous ont précédés
00:59:10et on a peur
00:59:11du collapse
00:59:13de la catastrophe écologique
00:59:14et donc
00:59:15on est enfermé
00:59:15dans le présent
00:59:17quand vous êtes enfermé
00:59:18dans le présent
00:59:18vous n'avez pas envie
00:59:19de regarder vers l'avenir
00:59:20or les enfants
00:59:21c'est l'avenir
00:59:21donc il y a une soif
00:59:22de l'avenir
00:59:23qu'il faut redéclencher
00:59:24et moi je veux porter
00:59:25une espérance
00:59:26à travers la fierté française
00:59:28il y a aussi un deuxième aspect
00:59:29et il est 22h
00:59:30sur CNews et Europe 1
00:59:31c'est l'aspect démographique
00:59:33nous sommes un pays
00:59:33de plus en plus vieillissant
00:59:35où le poids des retraites
00:59:36dans la dépense publique
00:59:38est de plus en plus lourd
00:59:39vous avez un mouvement
00:59:40de jeunes qui disent
00:59:41Nicolas qui paie
00:59:42on a assez
00:59:42les jeunes actifs
00:59:43ils ont raison
00:59:44ils ont raison
00:59:44de payer
00:59:45et de porter finalement
00:59:46tout le poids du pays
00:59:46sur leurs épaules
00:59:47qu'est-ce que vous leur dites
00:59:48à ces jeunes
00:59:49pour l'avenir de leur pays
00:59:50est-ce qu'ils ont encore
00:59:51un avenir en France
00:59:52dans un pays
00:59:52qui est effectivement
00:59:53de façon structurelle
00:59:54je leur dis que
00:59:55ce n'est pas un problème
00:59:56de génération
00:59:57c'est un problème
00:59:57de choix politique
00:59:58c'est un choix politique
01:00:00qui a été fait
01:00:01pardon
01:00:01les 35 heures
01:00:03ne sont pas nos parents
01:00:04qui les ont voulus
01:00:05la retraite à 60 ans
01:00:07pareil
01:00:07c'est des choix
01:00:08notamment de la gauche
01:00:09donc ne tombons pas
01:00:11dans cette guerre de génération
01:00:12croyez-moi
01:00:13la France est suffisamment
01:00:14divisée
01:00:14pour ne pas en rajouter
01:00:15mais ce que je dis
01:00:16moi aux jeunes
01:00:17c'est que bien sûr
01:00:18on leur a menti
01:00:19on a fait des chèques en bois
01:00:20on leur a promis
01:00:22une société multiculturelle
01:00:23qui allait être
01:00:24le sommet
01:00:24de la fraternité
01:00:26et cette société
01:00:27elle est multi
01:00:28conflictuelle
01:00:28on leur a promis
01:00:29de l'argent magique
01:00:30ils ont une dette
01:00:31astronomique
01:00:32on leur a promis
01:00:33plein de choses
01:00:34une école
01:00:35qui allait être
01:00:36un ascenseur social
01:00:36et ils restent
01:00:37en bas de l'escalier
01:00:38non je leur dis
01:00:39que s'ils croient
01:00:41à la France
01:00:41si on renverse
01:00:42la table
01:00:42et on va le faire
01:00:43ensemble
01:00:43vous savez mon engagement
01:00:45qui n'est pas un engagement
01:00:46tous les jours
01:00:47c'est de l'huile de foie de morue
01:00:48c'est des bols de crapaud
01:00:50c'est pas facile
01:00:51l'élection présidentielle
01:00:52je fais pour eux
01:00:53je fais pour eux
01:00:54parce que c'est pour cette génération
01:00:55c'est pour
01:00:56les nouvelles générations
01:00:57que je veux que
01:00:58la France soit plus belle
01:00:59c'est pour la première fois
01:01:00de notre histoire
01:01:01depuis 1945
01:01:03que les jeunes
01:01:04vivent dans de moins bonnes conditions
01:01:06que leurs parents
01:01:07et ça c'est insupportable
01:01:08mais je leur donne un espoir
01:01:09quand on voit la Grèce
01:01:11quand on voit les pays
01:01:12du sud de l'Europe
01:01:13mais qui ont connu des crises
01:01:14la potion a été amère
01:01:15pardon
01:01:15la potion a été amère en Grèce
01:01:16voilà
01:01:17mais aujourd'hui ça va mieux
01:01:19et nous on a
01:01:20beaucoup beaucoup plus
01:01:21d'atouts que ces pays là
01:01:22je respecte beaucoup
01:01:22ces pays de la Méditerranée
01:01:24et bien ensemble
01:01:25on va rendre
01:01:26ce qui est nécessaire possible
01:01:28et je pense que c'est d'ailleurs
01:01:29la définition de la politique
01:01:30Bruno Retailleau
01:01:31Pierre Dovillenot
01:01:31vous pose une question
01:01:33vous avez dit
01:01:33au début de cette émission
01:01:34je suis un candidat de droite
01:01:36alors qu'est-ce que c'est
01:01:37la droite
01:01:37aujourd'hui en France
01:01:39et quelle droite
01:01:40représentez-vous ?
01:01:41moi je pense que
01:01:42la droite c'est pas le centre
01:01:44et la droite c'est pas non plus
01:01:45la gauche
01:01:46ça m'avance pas beaucoup
01:01:47je pense que la droite
01:01:47je l'ai dit tout à l'heure
01:01:48a souffert d'un complexe
01:01:50d'infériorité
01:01:51elle a ployé
01:01:53sous l'hégémonie
01:01:54culturelle
01:01:54universitaire
01:01:55médiatique
01:01:56politique
01:01:56de la gauche
01:01:57la droite pour moi
01:01:59c'est le travail
01:02:00le travail qui paye
01:02:01beaucoup plus
01:02:01que l'assistanat
01:02:02c'est ce que je veux faire
01:02:03la droite considère
01:02:05que la liberté
01:02:05n'est pas possible
01:02:07sans l'ordre
01:02:08voilà
01:02:08ça c'est la droite
01:02:09l'ordre républicain
01:02:10c'est d'abord pour les plus modestes
01:02:12parce que la loi de la jungle
01:02:13c'est les plus forts
01:02:14qui gagnent contre les plus faibles
01:02:15il n'y a pas que vous
01:02:36qu'on soit désigné
01:02:37comme le coupable
01:02:39idéal
01:02:40comment voulez-vous
01:02:40agréger
01:02:41on parlait
01:02:42des conflits de génération
01:02:43comment voulez-vous
01:02:44agréger
01:02:45à notre destin collectif
01:02:46des jeunes générations
01:02:48qui sont souvent
01:02:49issues de l'immigration
01:02:49si on leur dit
01:02:50que la France
01:02:51elle est coupable
01:02:51du pire des crimes
01:02:52contre l'humanité
01:02:53si on n'a pas la force
01:02:54de se poser
01:02:55comme un modèle
01:02:56comme un exemple
01:02:57vous croyez qu'on convaincra
01:02:58les gens
01:02:59de venir à nous
01:03:00d'adhérer à nos valeurs
01:03:01de rentrer dans notre destin
01:03:03d'adopter nos héritages
01:03:04je voulais dire ce soir
01:03:05qu'il n'y a que la droite
01:03:06qui peut pallier ça
01:03:07vous me posez une question précise
01:03:09vous me dites
01:03:10quelle est la différence
01:03:11de la droite
01:03:11je voulais donner
01:03:13est-ce que Edouard Philippe
01:03:14vous avez dit tout à l'heure
01:03:15que vous n'irez pas
01:03:16à son appel
01:03:17de la Toussaint
01:03:18de la Toussaint
01:03:19vous avez effectivement
01:03:20parlé de la date
01:03:21est-ce que Edouard Philippe
01:03:22est de droite
01:03:23il y avait l'appel de Pochins
01:03:24maintenant il y a l'appel
01:03:25de la Toussaint
01:03:25est-ce qu'Edouard Philippe
01:03:26est de droite
01:03:27il est du centre
01:03:28quelle est la différence
01:03:29c'est difficile
01:03:30pour les électeurs
01:03:30de comprendre
01:03:32vous vous souvenez
01:03:33de François Mitterrand
01:03:35le centre n'est ni de gauche
01:03:36ni de gauche
01:03:37je vais leur donner
01:03:39quelques exemples
01:03:40il dit par exemple
01:03:42moi je veux une immigration choisie
01:03:44moi je dis
01:03:45je veux baisser l'immigration
01:03:46il ne pourra pas faire
01:03:47l'immigration choisie
01:03:48parce qu'il refuse
01:03:50de donner la parole au peuple
01:03:51donc la parole
01:03:52ce sera les magistrats
01:03:54comme d'habitude
01:03:54qui trancheront
01:03:55ça c'est du concret
01:03:58il craint
01:03:58quand je dis
01:03:59moi je veux que le peuple
01:04:01ait le dernier mot
01:04:02sur les décisions des juges
01:04:03du Conseil constitutionnel
01:04:05voilà
01:04:05il m'aime d'ailleurs
01:04:06par une autre procédure
01:04:07du juge européen
01:04:09de la CEDH
01:04:09il dit attention
01:04:11attention
01:04:11non non
01:04:11le Conseil constitutionnel
01:04:13c'est la révérence
01:04:15ce que vous avez dit tout à l'heure
01:04:16est-ce que par exemple
01:04:16le Rassemblement National
01:04:17ne porte pas des idées
01:04:18de droite
01:04:19il porte des idées
01:04:21de droite
01:04:21mais Marine Le Pen
01:04:22sur le plan social
01:04:24économique
01:04:24est clairement de gauche
01:04:25elle est
01:04:26pour l'assistanat
01:04:28elle ne veut rien
01:04:29remettre en cause
01:04:30elle est démagogue
01:04:31donc elle veut aller
01:04:31dans le sens du poil
01:04:32des Français
01:04:33moi je dis aux Français
01:04:35je ne tricherai pas
01:04:36je vous dirai la vérité
01:04:37et la vérité
01:04:38c'est qu'on est en train
01:04:39de s'appauvrir
01:04:41il y a quelques années
01:04:42les Polonais
01:04:43c'était le niveau de vie
01:04:45vous avez des racines polonais
01:04:46je crois
01:04:47Pierre de Villeneuve
01:04:47je suis polonais
01:04:49parmi les deux familles
01:04:50exactement
01:04:51et bien il y a une cinquantaine d'années
01:04:52le niveau de vie des Polonais
01:04:54c'était moins de 45%
01:04:56le niveau de vie des Français
01:04:57aujourd'hui 85-87%
01:04:59et dans les 5 ans
01:05:00les Polonais
01:05:01auront sans doute
01:05:02un meilleur niveau de vie
01:05:02que les Français
01:05:03on est en train de s'appauvrir
01:05:04mais Marine Le Pen
01:05:06en voulant protéger
01:05:07cet assistana
01:05:08est en train de répéter
01:05:10les erreurs
01:05:10qu'on fait depuis 40 ans
01:05:12et on ne se sortira pas
01:05:13de la mouise
01:05:14de l'appauvrissement
01:05:15et du déclassement
01:05:16de la France
01:05:16avec des solutions
01:05:17qui sont les vieilles solutions
01:05:19socialistes
01:05:20pardon de vous le dire
01:05:21j'en suis persuadé
01:05:22Pierre de Villeneuve
01:05:23vous a posé des questions
01:05:24c'est autour de
01:05:24France-Olivier Visbert
01:05:25France
01:05:26vous qui avez vécu
01:05:27un certain nombre
01:05:28d'élections présidentielles
01:05:29vous avez Bruno Retailleau
01:05:30en face de vous
01:05:31gentil de rappeler mon âge
01:05:32Bruno Retailleau
01:05:33qu'est-ce qui s'est passé
01:05:35cet été
01:05:35qu'est-ce qui s'est passé
01:05:36cet été
01:05:37je ne comprends pas
01:05:37parce que
01:05:39on nous a changé
01:05:41Bruno Retailleau
01:05:42bah oui
01:05:43avant l'été
01:05:43c'était une Twingo
01:05:44ou une deux chevaux
01:05:46là maintenant
01:05:47c'est plutôt
01:05:47le genre
01:05:47machine de guerre
01:05:48qu'est-ce qui s'est passé
01:05:49c'est quoi
01:05:50j'ai pris des forces
01:05:50j'ai bouffé du lion
01:05:52vous avez décidé
01:05:53de sourire
01:05:54beaucoup plus
01:05:55j'ai décidé
01:05:56d'être plus naturel
01:05:57vous allez vendre
01:05:58des frites quand même
01:05:59comme Edward Philippe
01:06:01non
01:06:01c'était un copier
01:06:03collé de Donald Trump
01:06:04d'ailleurs
01:06:04non non
01:06:04j'exploserai pas
01:06:05les miens
01:06:06sur le papier glacé
01:06:07c'est pas le style
01:06:08de la maison
01:06:08mais c'est vrai
01:06:09que j'ai constaté
01:06:11et mes amis me l'ont dit
01:06:12qu'il y avait une différence
01:06:13entre ceux qui me connaissent
01:06:14de près
01:06:14ils savent que je peux être drôle
01:06:16que je suis plutôt sympa
01:06:17et l'image
01:06:19peut-être du ministre
01:06:20de l'intérieur
01:06:20qui est très dure
01:06:21sérieuse
01:06:22très
01:06:22coincée
01:06:23peut-être un peu coincée
01:06:24vous aviez un petit côté
01:06:25croque-mort
01:06:26disons-le
01:06:26un peu comme Olivier Faure
01:06:27oui l'Olivier Faure
01:06:28en pitié
01:06:29en pitié
01:06:30comparé pas à lui
01:06:31c'est terminé
01:06:32non non
01:06:33non donc
01:06:33voilà
01:06:34il faut essayer
01:06:35d'être plus naturel
01:06:36c'est pas toujours facile
01:06:37parce que quand on vous interroge
01:06:38quand on vous presse de questions
01:06:40bah il y a un petit stress
01:06:41il y a un moment donné
01:06:42bah il faut trouver
01:06:42le juste équilibre
01:06:44être sérieux
01:06:45et moi j'essaie d'incarner
01:06:46une radicalité
01:06:47à la fois tranquille
01:06:48et sérieuse
01:06:48vous voyez
01:06:49alors
01:06:50en attendant
01:06:51dans les sondages
01:06:51vous êtes le troisième homme
01:06:53de ce bloc central
01:06:54qui vous n'existe pas
01:06:56non non
01:06:56je sais
01:06:57vous avez répété suffisamment
01:06:59qu'il n'existe pas
01:06:59donc on dirait qu'il n'existe pas
01:07:01mais vous êtes
01:07:01il faut des centristes
01:07:03pour la démocratie
01:07:04oui pour voter pour la droite
01:07:05et vous êtes donc
01:07:06pour Edouard
01:07:07enfin
01:07:09le problème
01:07:10comment se fait-il
01:07:11qu'Edouard Philippe
01:07:13non non
01:07:13mais comment se fait-il
01:07:13qu'Edouard Philippe
01:07:14et Gabriel Attal
01:07:15sont devant vous
01:07:17c'est vrai
01:07:17il y a quand même un mystère
01:07:19alors moi je sais pas
01:07:19j'ai plusieurs explications
01:07:20dites-moi
01:07:21ça m'intéresse
01:07:22dites-moi
01:07:22vous êtes un bon observateur
01:07:24je pense que vous êtes
01:07:25peut-être trop gentil
01:07:28qu'est-ce que vous voulez
01:07:29que je fasse
01:07:29je vais vous dire
01:07:30je vais expliquer
01:07:31trop poli
01:07:31trop poli
01:07:32l'exemple par exemple
01:07:33c'est votre sortie
01:07:35du gouvernement
01:07:35d'abord c'était peut-être
01:07:36une erreur d'y entrer
01:07:37ah non non
01:07:38c'est pas une erreur
01:07:39et ensuite
01:07:39je vais vous dire pourquoi
01:07:40ensuite
01:07:41ensuite votre façon de sortir
01:07:43c'est-à-dire
01:07:43on a l'impression
01:07:44enfin
01:07:45normalement
01:07:46un politique
01:07:47il aurait claqué la gueule
01:07:50la porte
01:07:50la porte dans la gueule
01:07:51du président de la république
01:07:52si je peux me permettre
01:07:53toute révélance gardée
01:07:54mais ça serait passé comme ça
01:07:55mais vous vous êtes parti
01:07:57un peu comme ça
01:07:58en cachette
01:07:59en France
01:07:59vous ne comprenez pas très bien
01:08:00vous êtes depuis des décennies
01:08:02un observateur
01:08:03très avisé
01:08:04de la vie politique
01:08:05je vais vous poser
01:08:06juste une question
01:08:07avez-vous croisé
01:08:09sous la 5ème république
01:08:11dans les disons
01:08:1230 ou 40 dernières années
01:08:14allons
01:08:14depuis 81
01:08:15depuis Mitterrand
01:08:16avez-vous croisé
01:08:18un ministre de l'intérieur
01:08:19qui s'est permis
01:08:21ce que je me suis permis
01:08:22vis-à-vis du président de la république
01:08:23n'hésitant pas
01:08:24à le contredire
01:08:25en public
01:08:26sur beaucoup de sujets
01:08:27sur l'immigration
01:08:28avec Chirac contrefois
01:08:30ça n'a plus arrivé dans le passé
01:08:32beaucoup
01:08:32fréquemment
01:08:33pas beaucoup
01:08:34rendez-moi au moins ça
01:08:35oui je vous rends ça
01:08:37et si je suis rentré au gouvernement
01:08:38c'était pour empêcher
01:08:39monsieur Mélenchon
01:08:39d'y faire rentrer ses amis
01:08:42c'est ça aussi
01:08:43la droite
01:08:43on préfère toujours
01:08:44la droite
01:08:45elle fait barrage à la gauche
01:08:46moi j'ai jamais appelé
01:08:48à voter LFI
01:08:48vous voyez
01:08:49c'est ce que je veux dire
01:08:50ça c'est pour Attal
01:08:51vous avez autre chose
01:08:52pour Philippe ?
01:08:53non mais
01:08:53vous me dites
01:08:54je lui passe des gentils
01:08:55j'essaie de m'améliorer
01:08:57je vais vous donner
01:08:57l'impression d'être méchant
01:08:59alors justement
01:08:59on va commencer par
01:09:01les rivaux
01:09:01les ennemis
01:09:02alors quel est le plus gros défaut
01:09:03d'Edouard Philippe ?
01:09:06sans doute
01:09:07voilà
01:09:08il est conseiller d'Etat
01:09:09donc c'est un moule
01:09:10Emmanuel Macron par exemple
01:09:11c'est un technocrate quoi
01:09:12c'est ça
01:09:12Emmanuel Macron
01:09:13il est inspecteur des finances
01:09:15c'est un technocrate
01:09:16pardon mais
01:09:17dans la réponse
01:09:18qu'il me fait
01:09:18aux propositions
01:09:19que j'ai notamment
01:09:20sur la constitution
01:09:21c'est ce que j'ai dit
01:09:22tout à l'heure
01:09:22c'est une réponse technocratique
01:09:24le plus gros défaut
01:09:25de Gabriel Attal ?
01:09:28d'être un bon communicant
01:09:29c'est à la fois une qualité
01:09:30et un défaut
01:09:31le plus gros défaut
01:09:32d'Emmanuel Macron ?
01:09:35intelligent
01:09:36mais ça lui permet
01:09:38d'être double
01:09:40je ne veux pas comprendre
01:09:41alors en même temps
01:09:42ah oui d'accord
01:09:43oui
01:09:44non ?
01:09:45double visage
01:09:45vous ne pouvez pas
01:09:46en dire un peu plus
01:09:48c'est un peu court quand même
01:09:49en même temps
01:09:51ça nous a conduit
01:09:52là où on est aujourd'hui
01:09:53je veux dire
01:09:54qu'on ne peut pas être
01:09:55de droite et de gauche
01:09:56c'est pour ça d'ailleurs
01:09:57qu'avec
01:09:59Édor Philippe
01:10:00voudrait un grand parti
01:10:01du centre
01:10:02mais on ne va pas
01:10:04recommencer
01:10:04les mêmes erreurs
01:10:05que celles
01:10:06qu'a commis
01:10:07Emmanuel Macron
01:10:07parce que
01:10:08si le fait
01:10:09d'avoir un grand centre
01:10:10en même temps
01:10:11ni de droite
01:10:12ni de gauche
01:10:13ça fait pousser
01:10:14d'un côté
01:10:14le RN
01:10:15et de l'autre
01:10:16Mélenchon
01:10:16voilà le résultat
01:10:17et si vous voulez
01:10:18qu'on reprenne
01:10:20les vieilles recettes
01:10:21qui ont conduit
01:10:22au désastre politique
01:10:23des deux quinquennats
01:10:25ben voilà
01:10:25il faut le faire
01:10:26non
01:10:26laissons
01:10:27les français
01:10:28choisir
01:10:29bon alors
01:10:30quelques questions
01:10:30comme ça
01:10:30du questionnaire
01:10:31Marcel Proust
01:10:32qui ne vous est pas étranger
01:10:33rapidement France
01:10:34mais
01:10:34quel est votre principal
01:10:36trait de caractère
01:10:38la constance
01:10:39et la sincérité
01:10:41votre principal défaut
01:10:45peut-être la constance
01:10:46c'est que
01:10:47quand j'ai un cap
01:10:48je m'y tiens
01:10:49alors c'est sûr
01:10:50que
01:10:50dans la vie politique
01:10:52dans la vie politique
01:10:54on est plus agile
01:10:55quand on a une colonne
01:10:57un peu souple
01:10:57vous voyez ce que je veux dire
01:10:58vous avez bien un vrai défaut
01:10:59quand même
01:10:59vous avez bien un vrai défaut
01:11:01Bruno Retailleau
01:11:01un vrai défaut
01:11:02un peu de gentillesse
01:11:03quand même
01:11:03un peu ce qu'on a dit
01:11:04tout à l'heure
01:11:05non
01:11:05un peu quand même
01:11:06mon défaut
01:11:07non mon défaut
01:11:09peut-être
01:11:09c'est l'exigence
01:11:11vis-à-vis des miens
01:11:12mais je me l'applique à moi-même
01:11:13donc
01:11:13France
01:11:14oui
01:11:15votre défaut
01:11:16c'est peut-être pas
01:11:16d'être assez méchant
01:11:17alors on peut
01:11:18non mais
01:11:18oui on l'a dit
01:11:20comment vous
01:11:21j'ai dit
01:11:22François-Louis Zisbert
01:11:23que j'avais pas envie
01:11:24que les français
01:11:25se battent la coupe
01:11:26à chaque instant
01:11:27alors je vais essayer
01:11:27de montrer l'exemple
01:11:28et de pas trop
01:11:29me battre ma coupe
01:11:30j'ai plein de défauts
01:11:31je vais vous dire
01:11:31c'est à vous de les découvrir
01:11:32c'est pas à moi de les donner
01:11:33alors bon
01:11:33et puis
01:11:34comme vous êtes très cultivé
01:11:36on va en profiter
01:11:36vos écrivains préférés
01:11:38comme ça
01:11:38on peut aller vite
01:11:39ah
01:11:39il y en a un
01:11:40j'étais heureux
01:11:41on vient de m'offrir
01:11:43cet après-midi
01:11:44un livre dédicacé
01:11:46de François Chang
01:11:47j'adore François Chang
01:11:48il est d'origine chinoise
01:11:50je pense que
01:11:51je le prends
01:11:51pour un des écrivains
01:11:53je veux pas parler de vous
01:11:54parce que vous êtes
01:11:54hors catégorie
01:11:55on est d'accord
01:11:56on est d'accord
01:11:56je veux pas vous vexer
01:11:58mais c'est un de ceux
01:11:59qui maîtrisent le mieux
01:12:00la langue française
01:12:01c'est paradoxal
01:12:01puisqu'il vient de la Chine
01:12:03il est très spirituel
01:12:05il a fait à la fois
01:12:06des poèmes
01:12:06voilà
01:12:07mais il y en a
01:12:07bien d'autres
01:12:08une question aussi
01:12:10parce que
01:12:11monsieur est très musicologue
01:12:12il adore la musique
01:12:13il connait très bien
01:12:15j'ai même pratiqué
01:12:16vous au compositeur préféré
01:12:20alors je suis très éclectique
01:12:22dans le classique
01:12:23c'est plutôt le baroque
01:12:24back-end
01:12:25et dans la variété
01:12:27française et internationale
01:12:29alors c'est plein de choses
01:12:30ça va de Céline Dion
01:12:32à Véronique Samson
01:12:35à Santa
01:12:37à Bruce Pinkstring
01:12:39à Eric Lacton
01:12:41à Elton John
01:12:42à Jeanne Chérald
01:12:45elle a fait son dernier duo
01:12:46avec
01:12:47Jean Dujardin est génial
01:12:49elle avait déjà fait
01:12:50une composition d'ailleurs
01:12:51un peu coquine
01:12:52sur la traite
01:12:54de Jean Dujardin
01:12:55non non
01:12:56mais je suis très éclectique
01:12:56j'aime beaucoup
01:12:59la variété internationale
01:13:00française
01:13:01nouvelle
01:13:02plus ancienne
01:13:03voilà
01:13:04merci beaucoup
01:13:05en tout cas à tous les trois
01:13:06François-Olivier Gisbert
01:13:07Eugénie Bastier
01:13:08Pierre de Villeneuve
01:13:09pour cette séquence
01:13:10maintenant
01:13:10on en arrive
01:13:11au dernier mot
01:13:16Bruno Retailleau
01:13:17je vais vous demander
01:13:18dans un instant
01:13:19quelle est la phrase
01:13:20que vous demandez
01:13:21aux Français
01:13:21de retenir
01:13:22de ce que nous avons
01:13:22dit ce soir
01:13:23mais avant ça
01:13:24il y a un enjeu
01:13:25dont on n'a pas parlé
01:13:25c'est l'intelligence artificielle
01:13:27la façon dont elle va
01:13:29impacter le monde du travail
01:13:30dont elle impacte déjà
01:13:31les jeunes générations
01:13:32l'accès au savoir
01:13:33la culture
01:13:33France vient d'en parler
01:13:35la façon aussi
01:13:36dont les Français
01:13:37vont s'en servir
01:13:37pour la présidentielle
01:13:39on estime que 16%
01:13:40des Français
01:13:40ont utilisé leur IA
01:13:42sur leur téléphone
01:13:43pour savoir
01:13:44pour qui voter
01:13:44au municipal
01:13:45il y en aura peut-être
01:13:46un sur dos
01:13:47qui dira
01:13:48avant le premier
01:13:49ou le second tour
01:13:50dis-moi pour qui
01:13:51je veux voter
01:13:52si je veux gagner
01:13:53un tout petit peu plus
01:13:54qu'est-ce que vous
01:13:55vous proposez
01:13:56sur l'IA
01:13:56et puis l'IA
01:13:57nous écoute en ce moment
01:13:58et elle vous posera
01:13:58une question après
01:13:59qu'est-ce que vous proposez
01:14:00sur l'intelligence artificielle
01:14:01sur l'intelligence artificielle
01:14:03les choses sont très claires
01:14:04il faut qu'on ait
01:14:06plus de souveraineté
01:14:07l'intelligence artificielle
01:14:09pour bien comprendre
01:14:10les choses
01:14:10et les faire comprendre
01:14:11à ceux qui nous regardent
01:14:12et qui nous écoutent
01:14:13dépend de la production
01:14:15d'énergie
01:14:16d'ailleurs on la mesure
01:14:17la quantité de mesure
01:14:18c'est la même chose
01:14:19que la quantité
01:14:20d'électricité
01:14:21on mesure en gigawatts
01:14:22la puissance de calcul
01:14:23et donc on en revient
01:14:25finalement aux fondamentaux
01:14:26il faut qu'on ait
01:14:27des data center
01:14:28avec de l'électricité
01:14:29française décarbonée
01:14:31on est
01:14:31notre électricité
01:14:33est à 95% décarbonée
01:14:34donc il faut
01:14:36vraiment
01:14:36qu'on ait une électricité
01:14:38bon marché décarbonée
01:14:38pour qu'on puisse avoir
01:14:40j'ai rencontré
01:14:41hier Arthur Mench
01:14:42on a beaucoup
01:14:43voilà parlé
01:14:44de ces questions-là
01:14:45et moi je pense
01:14:46qu'au niveau européen
01:14:47comme au niveau français
01:14:48il faut faire en sorte
01:14:49par un système
01:14:50d'ailleurs de garantie
01:14:50d'aider
01:14:51par exemple
01:14:52Mistral
01:14:53pas de façon gratuite
01:14:54du tout
01:14:55mais à faire concurrence
01:14:57en tout cas
01:14:57à avoir
01:14:59sa place
01:15:00au milieu
01:15:00de ces géants
01:15:02que sont
01:15:02Anthropy
01:15:03que sont
01:15:04OpenAI
01:15:04etc
01:15:06Gemini et Google
01:15:06etc
01:15:07et sur le fait
01:15:08l'impact de l'IA
01:15:09sur la politique
01:15:10il y a des moteurs
01:15:11de recherche
01:15:12qui moulinent
01:15:12les noms des candidats
01:15:13et il y en a un
01:15:14qui va sortir du chapeau
01:15:15à un moment
01:15:15qu'est-ce que vous dites
01:15:16là sur le contrôle
01:15:17de ce qui va se passer
01:15:18ce que je veux dire
01:15:20c'est que
01:15:20d'abord il faut
01:15:21qu'on fasse très attention
01:15:23il y a
01:15:24des intelligences artificielles
01:15:25qui ont conclu
01:15:27avec des journaux
01:15:27qui ont un biais politique
01:15:28en France
01:15:30un certain nombre d'accords
01:15:31donc il va y avoir
01:15:32un biais
01:15:32quand ces journaux
01:15:33se plongent beaucoup
01:15:33plus à gauche
01:15:34donc ça ça me préoccupe
01:15:35vous voyez
01:15:36ce que je veux dire
01:15:37simplement
01:15:38le plus fondamental
01:15:39c'est que
01:15:41attention
01:15:42l'IA ça doit être
01:15:43la machine
01:15:44et l'homme doit rester
01:15:45maître de la machine
01:15:46et moi je pense
01:15:47que la politique
01:15:48doit inscrire
01:15:49l'humain
01:15:50au coeur de son projet
01:15:52et je pense que
01:15:53alors qu'on voit bien
01:15:54que les algorithmes
01:15:55s'améliorent
01:15:55ce qui serait triste
01:15:56c'est que le niveau
01:15:57des élèves
01:15:58et on l'a vu tout à l'heure
01:15:59se détériore
01:16:00à quoi ça nous servirait
01:16:01d'avoir justement
01:16:02une IA qui s'améliore
01:16:03sans cesse
01:16:04et une régression
01:16:05on aurait une génération
01:16:08diminuée
01:16:08plutôt qu'augmentée
01:16:09ça veut dire
01:16:10qu'à l'école
01:16:11je pense qu'avant
01:16:12le collège
01:16:12pas d'IA
01:16:13mais qu'il va falloir
01:16:14comme à Singapour
01:16:16on apprend
01:16:17aux lycéens
01:16:18à bien questionner
01:16:19avoir une solide formation
01:16:21la formation générale
01:16:23sera encore plus importante
01:16:24avec l'IA
01:16:25parce que sinon
01:16:26on abdiquera
01:16:27notre esprit critique
01:16:28alors Bruno Retailleau
01:16:29je vous ai dit
01:16:30que l'IA nous écoutait
01:16:31elle a une question
01:16:32à vous poser
01:16:33on va la découvrir
01:16:34en même temps
01:16:35elle va s'afficher
01:16:36à l'écran
01:16:37vous voyez l'IA
01:16:38comme une chance
01:16:39pour la France
01:16:40comment faire
01:16:41pour qu'elle améliore
01:16:41vraiment le quotidien
01:16:42des français
01:16:42et des fonctionnaires
01:16:43et des fonctionnaires
01:16:44sans créer
01:16:45une nouvelle dépendance
01:16:46vis-à-vis des grandes entreprises
01:16:47technologiques
01:16:48chinoises
01:16:48ou américaines
01:16:50réponse à chat GPT
01:16:51moi je l'ai dit
01:16:52il faut qu'on ait
01:16:54des solutions souveraines
01:16:55qui dépendent de nous
01:16:56parce que
01:16:57derrière ces intelligences
01:16:58artificielles
01:16:59on embarque
01:16:59une vision du monde
01:17:00et pardon
01:17:01la vision du monde
01:17:02des chinois
01:17:02n'est pas la vision du monde
01:17:03des européens
01:17:04des français
01:17:04la vision du monde
01:17:05des américains
01:17:06n'est pas notre vision du monde
01:17:07donc il y a une bataille
01:17:08qui se joue
01:17:09mais je pense que l'IA
01:17:10est une opportunité
01:17:12en même temps
01:17:12qu'elle est une menace
01:17:13pour l'emploi
01:17:13donc il faut s'y préparer
01:17:15pour les fonctionnaires
01:17:16par exemple
01:17:17je vois bien
01:17:18on pourrait améliorer
01:17:19le quotidien de nos policiers
01:17:20ou de nos gendarmes
01:17:22notamment sur les prises
01:17:23de dépositions
01:17:24etc.
01:17:25on pourrait rendre
01:17:26aux professeurs
01:17:27des heures et des heures
01:17:28aux infirmières
01:17:29deux heures par jour
01:17:29ça a été calculé
01:17:30par des instituts
01:17:32donc il faut utiliser l'IA
01:17:34pour ce qu'elle a de bon
01:17:35et ce qu'elle peut améliorer
01:17:36dans notre vie
01:17:37mais restons maîtres de l'IA
01:17:38vous savez cet été
01:17:39il y a deux modèles d'IA
01:17:41de OpenAI
01:17:42notamment
01:17:43dont dépend
01:17:43ChatGPT
01:17:44et notamment
01:17:46Anthropik
01:17:46dont dépend par exemple
01:17:47Claude
01:17:47ces modèles
01:17:49qui sont les plus perfectionnés
01:17:50ont échappé
01:17:51à leurs créateurs
01:17:52ils ont été faire
01:17:53des cyberattaques
01:17:54sans qu'on le leur demande
01:17:55donc là aussi
01:17:56il va falloir
01:17:57avoir des dispositions
01:17:59qui puissent
01:18:01faire éteindre
01:18:02permettre d'éteindre
01:18:03et surtout confiner
01:18:04les IA
01:18:05pour qu'elles n'échappent pas
01:18:06à l'humanité
01:18:08la créature
01:18:09échapperait
01:18:09au créateur
01:18:11c'est l'histoire
01:18:11de Frankenstein
01:18:12donc moi je pense
01:18:13je suis plutôt technophile
01:18:15j'ai été spécialiste
01:18:16du numérique
01:18:16ça se voit pas
01:18:17pendant des années
01:18:18au Sénat
01:18:19mais je pense
01:18:20qu'il faut être très réaliste
01:18:21et surtout
01:18:22conserver
01:18:23cette idée
01:18:24que l'IA
01:18:25doit être au service
01:18:25de l'homme
01:18:26et non pas l'homme
01:18:27au service de l'IA
01:18:28c'est le dernier mot
01:18:29Bruno Retailleau
01:18:29une phrase à retenir
01:18:30pour nos téléspectateurs
01:18:31nos auditeurs
01:18:32le plus important pour vous
01:18:33dans cette élection
01:18:34c'est en une phrase
01:18:35attention
01:18:35en une seule phrase
01:18:37c'est de leur dire
01:18:37que même si la France
01:18:38va mal
01:18:39on va la redresser
01:18:40on va la redresser
01:18:41en France
01:18:41avec cette fierté
01:18:43d'être français
01:18:44de croire en notre pays
01:18:45et tout est possible
01:18:46c'est possible
01:18:47de changer notre modèle social
01:18:48pour que le travail
01:18:49paye plus que l'assistanat
01:18:50c'est possible
01:18:51de rétablir
01:18:52l'ordre républicain
01:18:53je vous donnerai
01:18:53la parole justement
01:18:54pour que vous puissiez
01:18:55décider
01:18:56et ensemble
01:18:57on relèvera la France
01:18:59on va remettre
01:19:00la France
01:19:00à l'endroit
01:19:01donc je veux porter
01:19:03une espérance
01:19:03même si la France
01:19:04va mal
01:19:04j'ai beaucoup d'espoir
01:19:06merci beaucoup Bruno Retailleau
01:19:08c'était votre dernier mot
01:19:09merci d'avoir été
01:19:09notre premier invité
01:19:10dans Objectif
01:19:11Élisée 2027
01:19:12qui recevra
01:19:13tous les candidats
01:19:14au cours de cette saison
01:19:15bonne soirée
01:19:16sur CNews
01:19:16Gauthier Lebrecht vous attend
01:19:17et sur Europe 1
01:19:18Mel Hassani
01:19:19Sous-titrage Société Radio-Canada