- il y a 2 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Ce débat qui aujourd'hui a été lancé par le Rassemblement National et qui veut faire tomber le voile,
00:05le RN qui veut, s'il arrive au pouvoir, interdire les signes religieux dans la rue,
00:11mais surtout mettre à l'amende ceux qui porteraient le voile.
00:13Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement National sur BFM TV.
00:17L'interdiction du voile dans l'espace public, du voile islamiste, est soutenue par 60 à 70% de Françaises
00:23et de Français
00:24qui sentent bien que derrière ce symbole, c'est pas seulement une liberté vestimentaire,
00:28c'est une idéologie qui est contraire à ce que la France a porté depuis des années.
00:32Nous allons évidemment combattre l'idéologie islamiste et nous sanctionnerons le port du voile,
00:40aussi en solidarité avec toutes les femmes à travers le monde qui sont forcées à le porter et qui meurent
00:44pour avoir cette liberté.
00:45Vous avez des gens qui ne mettent pas leur ceinture de sécurité, quand ils ne mettent pas leur ceinture de
00:48sécurité, ils ont une amende.
00:49Parce qu'il y a des femmes qui portent le voile alors qu'il est interdit, elles auront une amende.
00:53On va en parler avec Sébastien Chenu, député vice-président de l'Assemblée Nationale, vice-président du Rassemblement National.
01:00Bonsoir, monsieur le député.
01:01Pourquoi remettre cette idée d'interdiction du voile dans le débat de cette rentrée ?
01:06Parce que vous avez l'impression d'être un peu oublié, on parle beaucoup d'Edouard Philippe, de Gabriel Attal,
01:09des autres.
01:10Il fallait se remettre sur les fondamentaux, c'est ça ?
01:14Non, non, mais cette disposition qui dépasse d'ailleurs simplement le voile, elle existe depuis 2022 dans notre programme.
01:22Quelle est la logique de tout cela ?
01:24Nous, on veut lutter contre l'islamisme.
01:27Et en cela, on fait d'ailleurs la différence entre l'islam et l'islamisme.
01:31Et on considère que l'islamisme, l'islam radical, représente une menace dans le pays.
01:36Et cette menace, elle est toujours d'actualité.
01:38Et à partir du moment où on veut lutter contre cette idéologie, eh bien il faut la définir, il faut
01:44en définir son mode d'expression, ses représentations, ses financements, ses relais, pour l'interdire.
01:51Le voile porté par une femme est un symbole de l'islamisme.
01:56Évidemment.
01:57Évidemment qu'aujourd'hui, le voile tel que nous le connaissons, porté ou revendiqué, ou parfois imposé à des jeunes
02:04filles, est le symbole de cet islam radical.
02:07Imposé, imposé.
02:08Imposé, parfois ou parfois choisi.
02:10Quand il est choisi, c'est une rupture évidente, une façon de dire je ne me reconnais pas dans cet
02:16état républicain.
02:17C'est une liberté aussi.
02:18Puisque c'est une soumission, c'est une liberté.
02:20Il y a une liberté religieuse.
02:22Bien entendu, mais nous, nous considérons qu'elle est l'étendard de la soumission des femmes à la loi islamique.
02:28Vous savez que dans la religion musulmane, rien n'oblige à se couvrir.
02:31Donc, les gens qui font la promotion sont des gens qui souhaitent envoyer un message de radicalisation, de rupture avec
02:38le pays.
02:38Mais pour qu'on comprenne bien, une femme qui porte le voile dans la rue, c'est une menace pour
02:42la République ?
02:43C'est une volonté de ne pas être en accord avec les valeurs de la République.
02:48Ça, c'est une évidence.
02:50Et pour tout vous dire, nous avons...
02:51Cette femme est peut-être une citoyenne française, elle paye ses impôts, elle respecte la loi, elle décide personnellement de
02:58porter un voile.
02:59Et c'est une menace.
03:00C'est-à-dire qu'on serait bien fragile de se sentir menacé quand même par cette femme qui porte
03:04le voile.
03:04Monsieur Truchot, il y a beaucoup de gens qui payent leurs impôts et qui sont très menaçants pour le pays.
03:09On pourrait en faire des listes.
03:11Simplement, projetons-nous.
03:13Il y a quelques années, moi, vous savez, je suis né dans l'Oise.
03:15Je connaissais très bien Ernest Chénière, le principal du collège Aves de Creil.
03:19Les deux petites filles voilées, fin des années 80, ont été le premier symbole, finalement, de l'antrisme des frères
03:27musulmans dans la sphère la plus visible de la société.
03:32Et depuis, ça n'a cessé d'augmenter.
03:34À la fin, vous vous retrouvez avec quoi ?
03:36Avec une société qui est communautarisée, à l'anglo-saxonne.
03:40Eh bien, nous, nous ne défendons pas ce modèle.
03:41Nous, nous considérons que c'est un mauvais modèle que d'avoir une société communautarisée, dans laquelle la femme doit
03:47se couvrir.
03:48Car lorsque vous couvrez les corps, vous couvrez les esprits.
03:51Alors, il y a aussi un avantage à l'interdiction du voile dans la société.
03:55C'est que ça va libérer des jeunes filles.
03:57Il y a des jeunes filles qui se font imposer le voile par une pression, qu'elle soit physique, intellectuelle,
04:03que sais-je.
04:05Eh bien, elles vont, grâce à cette loi aussi, trouver la possibilité d'enlever le voile.
04:08Mais vous n'interdisez qu'un seul signe religieux dans l'espace public, vous n'attendez pas ?
04:12Non, mais vous n'avez pas compris.
04:13Parce que Maud Bréjean, ce matin, disait, si on met en place à telle mesure, il va falloir interdire l
04:19'ensemble des signes religieux visibles dans l'espace public.
04:21C'est grave pour la porte-parole du gouvernement d'être dans ce niveau-là.
04:23Je viens de vous expliquer que c'était l'étendard de l'islamisme.
04:27Le reste ne sont pas les étendards d'idéologies mortifères.
04:31C'est-à-dire que l'islamisme est une idéologie qui fait des morts dans notre pays.
04:35Je ne crois pas que les autres idéologies qui découleraient de religions en soient là.
04:42Donc, nous luttons contre l'islamisme, pas contre l'islam.
04:45La religion de l'islam, chacun peut la pratiquer comme il veut, comme il se doit.
04:49Nous sommes dans un État laïque.
04:50Pourquoi vous ne limitez pas aux mineurs, dans ce cas-là, qui, elles, en effet, se le font imposer ?
04:54Parce que c'est un adulte qui choisit.
04:56Mais on peut considérer que des femmes adultes choisissent en connaissance de cause davantage.
05:01Mais madame, d'abord, pourquoi les limiter ?
05:03L'argument peut être également inversé.
05:05Pourquoi ne les limiter qu'aux mineurs lorsqu'on veut se débarrasser dans une société de l'étendard de l
05:11'islamisme ?
05:11Mais la chose la plus simple, je vais vous dire, c'est encore ce que disait Jordan Bardella.
05:14C'est que ça va ouvrir, ce sujet de société.
05:17On va le mettre sur la table.
05:18Ce sont les Français, et dans notre projet de loi, il n'y a pas que le voile pour lutter
05:22contre l'islam radical,
05:24la fermeture d'un certain nombre de mosquées salafistes.
05:26Ce sera dans un référendum, c'est ça, Soumy ?
05:28Mais oui, c'est un autre référendum qui n'a rien à voir avec le référendum sur l'immigration.
05:32C'est un autre référendum qui est lutter contre l'idéologie islamiste.
05:35Ce sera anticonstitutionnel selon de nombreux constitutionnalistes.
05:37Nous avons regardé les choses aussi.
05:40Il y a un débat quand même sur les constitutionnels.
05:41Mais ça, vous savez, c'est toujours les arguments pour rien faire.
05:44On vous dit, mais ce sera anticonstitutionnel.
05:45On a regardé, vous savez, qu'il y a une loi en 2010, celle qui interdit le fait de se
05:49couvrir intégralement.
05:50Le NICAB, il est interdit dans notre pays.
05:53Déjà, le Conseil constitutionnel s'est prononcé là-dessus.
05:56Ce qui pouvait poser problème, c'était, est-ce que ça crée un trouble à l'ordre public ?
05:59Eh bien, le Conseil constitutionnel, nous l'avons vérifié, a élargi cette notion.
06:03Les traités européens également ont donné de la marge à toutes ces notions.
06:09Donc pour nous, ça passe, et les Français auront le choix de pouvoir le voter ou pas.
06:12Je vous rappelle qu'il y a des pays qui sont sur le même chemin.
06:15La Belgique flamande, le côté flamand de la Belgique, a pris le même chemin avec une loi sur le NICAB
06:20et regarde beaucoup ce que nous faisons en France.
06:23Mais il n'y a aucun autre pays au monde qui le fait pour l'instant, qui n'a interdit
06:25le voile dans l'espace public pour l'instant.
06:27Non, mais sur le voile intégral, oui.
06:28Et Donald Trump et d'autres n'y ont pas pensé.
06:30Sur le voile intégral, oui.
06:31Mais avec la multiplication de ces cas revendiqués, de ces étendards de l'islamisme,
06:37peut-être qu'effectivement d'autres prendront le même chemin.
06:39En tous les cas, il y en a qui nous regardent avec beaucoup d'intérêt.
06:41– Justement, voyons avec Raphaël Grabli maintenant dans l'Effet Grabli
06:44que le Rassemblement National et le Voile, bonsoir Raphaël.
06:48– Bonsoir.
06:49– C'est une longue histoire politique quand même.
06:52– Oui, une longue histoire, une histoire d'ailleurs assez simple.
06:54Sur le papier, en fait, dès 2012, Marine Le Pen se prononce pour l'interdiction dans la rue du voile
06:59et de la kippa d'ailleurs à l'époque, une position qu'elle maintient uniquement pour le voile en 2017
07:05et en 2022.
07:06Et voici ce qu'elle disait, il y a cinq ans, à quelques jours du premier tour,
07:10c'était le 4 avril 2022 face à Apolline de Malherbe.
07:14– Vous interdirez le port du voile partout, sauf à la maison, quoi ?
07:17– Oui, oui, j'interdis le port du voile dans l'espace public.
07:19C'est-à-dire qu'en réalité, j'élargis la loi d'interdiction du voile de l'école
07:25pour qu'elle touche l'intégralité de l'espace public.
07:28– Alors ça, c'est pour la théorie.
07:30En pratique, ça peut se compliquer.
07:32Un quelques jours plus tard, on est le 15 avril 2022,
07:35Marine Le Pen fait campagne à Pertuis, dans le Vaucluse.
07:39Une femme voilée l'interpelle devant les caméras.
07:42– Je suis une fille d'un ancien combattant de l'armée française
07:44qui a fait 15 ans de service militaire.
07:46J'ai commencé à porter le voile une fois que je suis d'une femme âgée maintenant.
07:50Je n'ai pas 50 ans, je n'ai pas 60 ans.
07:52C'est un signe d'être grand-mère.
07:54– Alors dès le lendemain, Marine Le Pen est interrogée sur cet échange
07:58et elle revient avec une position qui est légèrement plus nuancée.
08:02– Je sais très bien quels sont les problèmes qui sont liés au voile.
08:06Je sais très bien qu'il y a des femmes âgées qui le mettent
08:09parce que ça correspond pour elles à un moment de leur vie
08:14et qu'elles sont devenues grand-mères
08:16et que ça n'a pas la même signification que les jeunes femmes
08:19à qui on force en fait de le mettre.
08:22– Donc c'est au résume, il y a le voile acceptable, celui des grands-mères
08:25et puis le voile qu'il faut combattre, celui des islamistes.
08:28– Alors comment fait-on la différence entre les deux ?
08:29– Alors c'est assez difficile en tout cas si on écoute certains policiers,
08:33ceux qui donc devraient mettre des amendes in fine aux femmes voilées dans la rue.
08:37Alors figurez-vous que ce n'est pas moi qui le dis ça,
08:39c'est Jordan Bardella qui le disait face à vous deux d'ailleurs, Alain et Olivier.
08:42C'était dans les GG le 19 mars 2025, écoutez Jordan Bardella.
08:46– Évidemment l'interdiction dans la rue, ça ne se fait pas du jour au lendemain.
08:48Il suffit d'aller discuter avec des policiers en Seine-Saint-Denis par exemple,
08:52dans des territoires qui sont très communautarisés.
08:54– L'application est compliquée.
08:56– L'application est compliquée, donc je pense qu'il faut y aller étape par étape.
08:59– Donc Jordan Bardella qui admet que c'est compliqué.
09:01J'ai une question pour vous Sébastien Chenu, je voulais vous montrer à l'écran,
09:05vous allez voir apparaître quatre femmes différentes,
09:09qui ont un point commun quand même, qui ont la tête couverte.
09:12Alors j'ai une question à vous poser,
09:13si demain le voile était interdit dans la rue,
09:16lesquelles seraient sanctionnées ?
09:18– Ça c'est le travail du législateur, voyez-vous,
09:20ou le travail effectivement des Français qui choisiront…
09:23– Là-dessus vous ne sauriez pas dire…
09:24– Je ne vais pas me prononcer, pour ne pas tomber dans le piège,
09:27d'abord je vois qu'il y a du personnel religieux là-dedans,
09:29sur les quatre photos que vous me présentez.
09:30– Oui, il y a une bonne sœur, oui.
09:31– Donc vous mettez déjà des gens qui n'ont rien à faire ensemble,
09:34qui sont dans la rue.
09:34– Le personnel religieux n'est évidemment pas touché,
09:37donc vous voyez, ce genre de petit piège est vraiment lamentable.
09:40– Si on enlève la bonne sœur, les trois autres…
09:43– Donc moi le législateur se prononcera,
09:45mais vous voyez que déjà, vous attaquez le sujet
09:48par l'argumentation de tous ces gens qui ne veulent rien faire.
09:51En fait c'est toujours pareil, je vais terminer,
09:53parce qu'on nous dit, ah mais c'est compliqué,
09:55ah mais c'est impossible de le faire…
09:57– Non, non, non, mais monsieur,
09:59que ce soit compliqué dans notre pays d'appliquer la loi
10:02et de la faire respecter, oui c'est une évidence.
10:05Vous voyez le nombre de refus d'obtempérer,
10:07quand il y a un refus d'obtempérer,
10:08le nombre de jeunes qui se mettent autour des forces de l'ordre,
10:12qui sont en train d'essayer de dresser un procès verbal,
10:14oui, la notion d'ordre public dans notre pays,
10:17elle est effectivement difficile à maintenir.
10:19Et nous on est…
10:20Pourquoi on s'engage ?
10:20Pour rétablir cette notion d'ordre public.
10:23Donc oui, c'est difficile.
10:25Vous savez, je disais tout à l'heure,
10:29j'expliquais que j'avais reçu une proposition d'une députée LR
10:31qui disait, cet été, Mme Corneloup, députée LR,
10:35elle avait probablement s'ennouillé pendant les vacances,
10:37elle nous proposait de signer sa proposition de loi
10:39pour l'interdiction de fumer dans sa voiture.
10:41Il faut vraiment être à côté des problèmes de la société
10:44pour proposer ça.
10:45Mais Mme Corneloup, comment elle fait appliquer
10:47l'interdiction de fumer dans sa propre voiture ?
10:49On a mis, monsieur, des amendes à des gens
10:52qui ne portaient pas le masque.
10:53On a mis des amendes à des gens
10:56qui ne sortaient pas de chez eux
10:57sans avoir fait signer un papier.
10:59Donc vous voyez, effectivement, une société qui se tient debout,
11:01c'est une société qui édicte des lois,
11:04qui sait les faire appliquer
11:05et nous considérons qu'effectivement,
11:06nous soutiendrons la police de France pour faire appliquer.
11:08Mais justement, écoutez ce représentant policier
11:10à propos de cette perspective législative.
11:14C'est très compliqué également
11:15de verbaliser quelqu'un qui a le voile intégral
11:17parce que tout de suite,
11:18quand vous arrivez à deux ou trois policiers,
11:21vous avez beaucoup de gens qui viennent autour,
11:22vous avez plein de personnes qui se mettent au milieu
11:25en disant, mais vous n'avez pas autre chose à faire
11:26que verbaliser quelqu'un
11:28qui a un voile intégral.
11:30C'est déjà très compliqué dans l'application
11:32et il y en a assez peu d'amendes qui soient émises.
11:35Alors il y en a encore quelques-unes
11:36parce que parfois, franchement,
11:37il faut qu'on le fasse.
11:39Mais je ne vous cache pas,
11:40déjà c'est compliqué.
11:41Alors imaginez si c'est simplement pour un voile
11:43où on voit le visage de la personne.
11:45Franchement, je crois que quand on est flic,
11:46on a bien d'autres choses à faire
11:48que ce genre de contravention.
11:51Que répondez-vous à ce policier ?
11:52Deux choses.
11:53D'abord, moi je fais confiance à la police de mon pays
11:54sur le discernement.
11:56C'est-à-dire ce qu'on demande
11:57dans l'application de la loi.
11:59Faites preuve de discernement.
12:00Et les policiers de France font preuve
12:01dans tous les cas où ils sont confrontés
12:03dans la vie quotidienne
12:04à cette notion de discernement.
12:05On leur demande déjà beaucoup aux policiers.
12:07Mais on va beaucoup les aider aussi.
12:09Mais nous, on va être beaucoup en soutien des policiers.
12:12Vous allez embaucher davantage les policiers ?
12:14Et là, si on enlève la bonne sœur,
12:16comment ils vont faire le discernement
12:17entre les trois autres ?
12:18Monsieur, moi je fais confiance
12:20à la police de mon pays.
12:21Et je peux vous dire que...
12:22Mais oui, mais je vais vous dire,
12:23quand vous vous baladez dans la rue
12:24et vous voyez une jeune fille
12:25qui est voilée, vous dites
12:25« Allez voilée ».
12:26Et en réalité, il y a assez peu
12:27de probabilités pour que vous...
12:30Mais c'est peut-être cette jeune fille
12:31qui va aller travailler sur le Parlement Raphaël.
12:33D'ailleurs, vous l'avez bien vu,
12:34j'ai tout de suite dit
12:34qu'il y avait entre les quatre
12:35une personne qui était du personnel religieux.
12:37– Oui, mais les trois autres.
12:38– Oui, mais les trois autres.
12:38– Eh bien, elles ont des voiles.
12:40– Donc, elles sont verbalisables.
12:42– De discernement.
12:43– Donc, elles sont verbalisables.
12:44– De discernement.
12:45Le voile religieux.
12:46– Elles sont verbalisables.
12:46– Oui, elles sont verbalisables.
12:47– Les trois.
12:48– Et religieux, évidemment.
12:49– Alors, je précise juste
12:50qu'effectivement, à gauche,
12:51la jeune femme porte un voile islamique.
12:54Juste à sa droite,
12:55c'est un voile qui est porté
12:56notamment par certaines jeunes femmes juives.
12:59– Mais au milieu, c'est une homme
13:00qui a un turban.
13:01Ça n'a rien à voir avec le voile, déjà.
13:02– Non, non.
13:02– Et tout à droite,
13:04c'est une femme qui porte un foulard
13:05pour chimiothérapie.
13:06– Non, mais…
13:06– Qui est vendue.
13:07J'ai trouvé ces modèles sur Amazon.
13:08– Il faut faire preuve de discernement.
13:10– Oui, oui, non, mais voilà.
13:11– Et la dame vous répondra
13:12si vous l'interrogez.
13:13Monsieur, je porte un foulard
13:14parce que j'ai une chimiothérapie.
13:15Il faut arrêter de prendre les gens
13:16pour des imbéciles.
13:17Il y a eu la même chose pour l'ABAIA.
13:19C'est pas moi qui l'ai défendu,
13:20d'ailleurs, c'était Gabriel Attal.
13:21On disait,
13:21ah, mais vous allez mesurer la longueur.
13:23Non.
13:23– Vous avez demandé
13:24les certificats médicaux ?
13:25– Les principaux de collège
13:27savent très bien,
13:27et d'ailleurs, ça se passe plutôt bien,
13:28j'ai l'impression,
13:29ça va très bien interdire une ABBAIA.
13:31Il faut arrêter de se réfugier
13:32derrière des argumentations
13:34qui sont souvent stupides
13:36ou ridicules ou caricaturaux
13:38pour dire ne rien faire.
13:39Moi, je vous le redis,
13:40il faut envoyer un signal fort,
13:43immédiat,
13:44si on ne veut pas se retrouver
13:45dans le cadre d'une société
13:45qui soit communautarisée
13:47à l'anglo-saxonne.
13:48– J'ai une précision à vous demander
13:49pour le sport sur le voile.
13:51Est-ce que vous voulez aussi
13:51l'interdire
13:52dans toutes les compétitions sportives,
13:54y compris au niveau amateur,
13:56et faire une loi en ce sens ou pas ?
13:57– Non, mais si le voile
13:58est interdit dans la société française,
13:59il est interdit
14:00dans tout ce qui est
14:01dans tout l'espace public,
14:03le sport aussi.
14:03– Dans toutes les compétitions sportives,
14:05parce que pour l'instant,
14:05ce n'est pas le cas.
14:06– Oui, madame, bien sûr,
14:07ce n'est pas le cas du tout
14:08dans le pays, d'ailleurs.
14:09Si le voile est interdit,
14:10il est interdit.
14:10Quand on vous dit
14:11de mettre votre ceinture de sécurité,
14:13vous mettez votre ceinture de sécurité
14:14à la ville et à la campagne.
14:16Donc vous voyez,
14:17s'il y a une loi,
14:17elle s'applique
14:22à un concert,
14:24à un festival de rock.
14:25C'est de la liberté d'expression ?
14:27– C'est surtout d'abord
14:30de la vulgarité la plus insigne.
14:32– Ça a été posté par Mathieu Pigasse,
14:34qui est le financeur
14:35qui finance le rock-en-scène.
14:36– Comme quoi,
14:37Mathieu Pigasse,
14:38le financeur,
14:39pas uniquement de rock-en-scène,
14:40probablement de LFI aussi,
14:41en tous les cas,
14:42le sponsor au moins intellectuel,
14:44le milliardaire ami
14:45de la France insoumise,
14:46ne fait pas partie des nuisibles
14:47que la France insoumise condamne.
14:49Vous savez, pour eux,
14:49il y a des bons milliardaires.
14:50– Il n'est pas milliardaire,
14:52il est millionnaire.
14:52– Il est millionnaire,
14:53excusez-moi cette nuance.
14:54– C'est important.
14:55– Disons qu'il n'a pas
14:57trop de problèmes
14:58de ce côté-là.
14:59Il fait partie,
14:59en tous les cas,
15:00des nuisibles acceptables
15:01de la France insoumise.
15:02Et je pense que c'est le degré
15:04zéro du débat public, ça.
15:05C'est le degré zéro du débat public.
15:06– Ça veut dire que les artistes
15:07vont se mobiliser ?
15:08– Mais chacun dit
15:09ce qu'il veut dans le pays.
15:10Et si les individus pensent
15:12qu'ils vont faire bouger
15:13une seule voix
15:14parce qu'ils écrivent
15:15« fuck Marine Le Pen »,
15:16je les plains.
15:17Parce que si c'est ça
15:18pour eux faire une campagne
15:19et penser convaincre quelqu'un
15:20avec « fuck Marine Le Pen »,
15:22écoutez, sincèrement,
15:23s'ils en sont là,
15:24je me fais du souci pour eux.
15:25– Mais tiens, justement,
15:26c'est un argument un peu court.
15:27– Ça, c'est l'avant,
15:28c'est en campagne.
15:29Mais si Marine Le Pen
15:30arrive au pouvoir,
15:30vous avez entendu notamment
15:31Marine Tondelier
15:33et d'autres personnes aussi
15:34à la France insoumise
15:35dire « non, on entrera
15:35en résistance ».
15:37Ça ne se passera pas comme ça.
15:38On fera ce qu'il faut.
15:39Il y aura même des appels
15:40à la désobéissance,
15:42désobéissance civile
15:42contre l'élection
15:43de Marine Le Pen.
15:44– Quand on est républicain,
15:45et ces gens-là
15:46décernent des brevets
15:47de républicanisme
15:48à peu près à tout le monde,
15:49ce sont eux qui décident
15:50qui est républicain
15:51et qui ne l'est pas dans le pays.
15:52Quand on est républicain,
15:53on accepte le résultat
15:55des élections.
15:56Moi, je n'ai jamais remis en cause
15:57l'élection d'un député
15:58de la France insoumise.
15:59– La liberté de manifester
16:00ou d'être contre.
16:00– Alors, ça, c'est autre chose.
16:01Vous pouvez manifester,
16:02vous exprimer,
16:03y compris, effectivement,
16:04le lendemain, vous pouvez râler.
16:05– Mais la désobéissance civile,
16:06c'est pas pareil.
16:06– Ça, c'est autre chose.
16:07C'était ce que disait
16:08M. Bali Bagayoko,
16:09c'est ce que dit Marine Tondelier
16:10ou Mathilde Padeau.
16:11C'est-à-dire, ce sont des gens
16:11qui refusent le résultat
16:13d'une élection
16:14et qui, donc,
16:15sont eux-mêmes disqualifiés,
16:16quelque part,
16:17pour participer au débat public.
16:18Vous ne vous engagez pas
16:19dans le débat public
16:20en disant que si le résultat
16:21ne vous convient pas,
16:22vous allez le contester,
16:24y compris dans la rue,
16:25y compris d'une façon violente.
16:27Ces gens sont en train
16:28de se révéler
16:28pour ce qu'ils sont,
16:29c'est-à-dire,
16:30ce ne sont pas des démocrates.
16:31– Ce ne sont pas des républicains.
16:33Ils sont habités,
16:34en tous les cas,
16:35par une idéologie
16:36qui fait que lorsque
16:37les résultats,
16:37la volonté populaire
16:39à être exprimée,
16:39ne leur convient pas,
16:40eh bien,
16:41ils veulent empêcher
16:42le peuple de pouvoir
16:43jouir du résultat
16:44de cette élection.
16:45– Vous qui êtes
16:45un élu du Nord,
16:47vous avez dû apprécier
16:48Édouard Philippe
16:48et Gérald Darmanin
16:49en train de faire des frites.
16:51Édouard Philippe a appris.
16:53– Je vois qu'on est
16:53sur les sujets de fond.
16:54– C'est en tout cas
16:56l'une des images
16:57de la campagne
16:57de ce week-end.
16:59– Je vais vous dire.
17:00– Elles sont bonnes
17:00ces frites, là, au fait ?
17:01– D'abord,
17:02ça m'a fait penser,
17:04évidemment,
17:05à l'image de Donald Trump
17:06qui faisait ça.
17:07Et j'avais entendu
17:08ce qu'on disait
17:08de Donald Trump.
17:09Oh, mais quel populisme,
17:11quel scandale,
17:12regardez-le,
17:13il va dans un McDo
17:14faire des frites,
17:15c'est indigne, etc.
17:16Édouard Philippe,
17:17c'est très drôle,
17:18c'est très sympathique,
17:19c'est une mise en scène.
17:20Et moi, je vais vous dire,
17:21je l'ai écrit
17:21sur les réseaux sociaux,
17:22moi, voyez-vous,
17:23dimanche,
17:24j'étais dans ma circonscription
17:25du Nord,
17:26j'étais dans une friterie,
17:29c'est une association caritative
17:30qui faisait des frites
17:31pour les vendre, évidemment,
17:33au bénéfice de ces actions.
17:34Et donc, dans le Nord,
17:36quand les gens font des frites,
17:37ils en font
17:37ou quand ils en consomment,
17:38c'est probablement
17:39souvent pour leur plaisir,
17:40mais c'est aussi parfois,
17:41comme je peux le citer
17:42avec la Ville de Main,
17:44pour de bonnes actions,
17:45pas pour faire
17:45de la com politique,
17:46pour essayer de faire passer
17:47pour populaire
17:48quelqu'un qui considère
17:49simplement que les Français
17:50doivent s'incliner
17:51lorsqu'ils passent
17:52sur son bilan catastrophique.
17:53– Comment vous jugez
17:54son entrée en campagne, justement ?
17:55– Nul.
17:56Une nullité,
17:57mais j'ai rarement vu ça.
17:58Mais enfin,
17:59qui a envie de voter
18:00Edouard Philippe ?
18:00La réalité, c'est que
18:01– Visiblement,
18:02c'est le mieux placé
18:04pour être au second
18:05à côté de Marine Le Pen.
18:05– Puisque visiblement,
18:06il est au coude à coude
18:07maintenant avec Mélenchon.
18:08Et ce n'est pas avec ce genre
18:09d'avatar de communication
18:10en essayant de se faire passer.
18:12Vous savez, dans la vie,
18:13il ne faut pas se faire passer
18:14pour ce qu'on n'est pas.
18:15Voilà.
18:16– Il s'est passé pour qui ?
18:17– Edouard Philippe est un techno
18:19qui a un air sérieux,
18:21mais qui, lorsqu'il a eu
18:22les leviers de commande,
18:24c'était un fiasco total.
18:27Et aujourd'hui,
18:28il essaie de se faire passer
18:29pour un mec sympa,
18:30populaire.
18:31Il n'est pas ça.
18:32Ce n'est pas grave.
18:33Il a probablement
18:33d'autres qualités.
18:34– Et vous,
18:34ce qui vous manque,
18:35ce n'est pas le côté sérieux
18:36à l'inverse ?
18:36Quand vous essayez justement
18:37de dire que vous ferez
18:38des économies,
18:39que vous ferez la règle
18:40d'or budgétaire ?
18:40– Eh bien, vous avez
18:41tout à fait raison.
18:42Nous sommes en train
18:43de démontrer notre sérieux.
18:44C'est sûr que ce n'est pas
18:45ces gens-là
18:45qui peuvent vous démontrer
18:46notre sérieux.
18:47– Pardon, monsieur Chenu,
18:48est-ce que c'est sérieux
18:49de dire à la fois
18:50on va faire 125 milliards
18:52d'euros d'économie,
18:54mais en même temps
18:54on va maintenir la retraite
18:56à 62 ans ?
18:57Là, vous êtes dans le
18:57en même temps.
18:58– Oui, c'est tout à fait sérieux.
18:59Je vais vous expliquer
19:00pourquoi d'ailleurs.
19:02Terminons sur monsieur Philippe
19:04ou monsieur Attal.
19:05– Non, mais je rebondissais
19:05sur ce que disait Amandine.
19:06– Mais j'y viens aussi.
19:07Ce ne sont pas ces gens-là
19:08qui peuvent aujourd'hui
19:09faire la leçon du sérieux.
19:11Ils ont ruiné notre pays,
19:1235 milliards d'euros d'euros.
19:13Non, mais ils ne sont disqualifiés
19:15pour expliquer ce qu'il n'est pas.
19:16en disant on va faire
19:17125 milliards d'euros d'économie,
19:19mais en même temps
19:19la retraite ça sera 62 ans
19:21alors qu'on vit de plus en plus vieux.
19:22– Vous mettez en parallèle
19:23deux choses différentes.
19:24La première, c'est la règle d'or
19:26et les 125 milliards d'euros
19:27d'économie.
19:28125 milliards d'euros d'économie
19:29sont 5 ans,
19:30c'est 25 milliards d'euros
19:31d'économie par an.
19:32Donc nous les avons calculés,
19:33ils seront présentés
19:34par Jean-Philippe Tanguy
19:35au moment du débat budgétaire.
19:36Vous saurez exactement
19:37ce que nous voulons faire
19:38comme économie,
19:39même si vous avez déjà
19:40un certain nombre
19:41d'indices, de pistes,
19:42puisque ce n'est pas nouveau
19:43à chaque débat budgétaire,
19:44nous fléchons
19:44et nous expliquons
19:45là où nous voulons faire
19:46des économies.
19:47À côté de ça,
19:48à côté de cette règle
19:49qui sera la technique,
19:50il y a la pratique
19:51et les économies
19:52que nous allons faire.
19:53Et ça, ça donne
19:54de la fiabilité.
19:55Et à côté de ça,
19:56nous avons un projet de société.
19:57Ce projet de société,
19:58c'est effectivement
19:59la réforme des retraites.
20:00Si vous avez commencé
20:01avant 20 ans,
20:02vous avez vos 40 annuités,
20:03vous partez à 60 ans
20:04et ensuite à 62 ans
20:06avec 42 annuités.
20:07C'est un choix de société,
20:099 milliards d'euros,
20:10on sait le financer.
20:11Merci Sébastien Chenu,
20:13député vice-président
20:14du Rassemblement national.