Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 semaines
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Europe 1 Soir, 18h-20h, Pierre de Villeneuve.
00:04Alors nous on n'est pas à la retraite, ici je peux vous dire en année présidentielle,
00:08qui commence sur les chapeaux de roue avec Eric Tegner de Frontières, avec Sébastien Ligné.
00:12Notre invité Laurent Jacobelli, député RN de Moselle.
00:16Laurent Jacobelli, les Islandais ont dit non à l'Europe,
00:20ils ont dit même non à tout travail préparatoire d'une éventuelle rentrée à l'Union Européenne.
00:26Et écoutons ce que dit la première ministre islandaise.
00:31Je pense que le plus important, c'est que nous en sortions unis.
00:34Nous respectons ces résultats, et une grande leçon pour moi, ainsi que pour le gouvernement,
00:38c'est que les citoyens sont satisfaits des relations actuelles avec l'Union Européenne.
00:42Je ne considère donc pas cela comme un revers, je vois cela comme une victoire pour la démocratie.
00:47Plus de 80% de la population a participé sur un sujet comme celui-ci.
00:51Nous pensons qu'il est crucial aujourd'hui de faire le point.
00:54Nous devons décider de ce que nous faisons concrètement, de la proposition ou de la candidature à ce stade,
01:00mais je tiens à être tout à fait clair, ce gouvernement ne poursuivra pas les négociations d'adhésion au cours
01:05de cette législature.
01:07Qu'est-ce que vous dites ce soir, Laurent Jacob-Cobelic ? Les Islandais ont du bon sens ?
01:10Je dis que l'Islande est une vraie démocratie.
01:13Je me souviens de 2005 et du référendum sur le projet de constitution européenne.
01:18Les Français ont dit non à 55% de mémoire.
01:21Et bien, quelques mois plus tard, Nicolas Sarkozy le faisait passer sous une autre forme.
01:26Je vois que la première ministre islandaise dit, j'écoute le peuple, ils ne veulent pas, nous ne le ferons
01:31pas.
01:31Pourquoi ne veulent-ils pas ?
01:32L'Islande, c'est un petit pays et je pense qu'ils ont mesuré ce qu'ils avaient à gagner
01:36ou à perdre.
01:37C'est un pays essentiellement de pêcheurs.
01:41On connaît aujourd'hui l'impact des directives de l'Union européenne sur la pêche.
01:46Et les pêcheurs français en payent un prix lourd, obligés de revendre leur bateau, de cesser leur activité.
01:50Ils se sont dit, peut-être simplement en observation, ce n'est pas ce que nous voulons.
01:54Nous voulons rester libres.
01:55Nous ne voulons pas avoir plus de normes.
01:56Nous ne voulons pas avoir des dictates.
01:58Nous ne voulons pas accueillir de migrants de manière obligatoire, décidée par quelqu'un à Bruxelles que nous n'avons
02:05pas élu.
02:05L'Europe, elle a des qualités.
02:07L'Union européenne, il y a des pistes pour mieux l'utiliser, pour qu'elle soit avantageuse et utile, notamment
02:12pour la France.
02:13Mais ça demande beaucoup d'efforts.
02:14Ça demande notamment des dirigeants qui savent négocier, ce qui n'est pas le cas en France.
02:17Ils ne veulent pas être les bons élèves de l'école et de la classe vandérienne, ce qui n'est
02:21pas le cas en France.
02:22Et donc les Islandais ont probablement voulu se protéger.
02:25Est-ce que le RN ne suivra pas, ne sera pas inspiré par les Islandais en se disant que peut
02:29-être qu'on pourrait faire abstraction de l'Union européenne,
02:32en tout cas d'une partie de l'Union européenne ?
02:34Ou peut-être, j'entendais par exemple François Hollande en débat avec Édouard Philippe dire que l'euro nous avait
02:42sauvés.
02:43L'euro est en réalité très très cher.
02:46Et peut-être qu'il y a les pour et les contre de la dévaluation d'une monnaie quand il
02:50y a une crise financière.
02:50Est-ce qu'aujourd'hui, le RN pense à une forme peut-être un peu plus light, pardonnez-moi cet
02:55anglicisme, d'un rapport à l'Union européenne ?
02:58Non. Ce que nous voulons aujourd'hui, c'est imposer la priorité du bien national à l'Europe.
03:06Ça veut dire d'avoir un président de la République qui va négocier.
03:08Vous savez, les Allemands, ils vont négocier.
03:10Les Néerlandais, ils ont négocié une moindre contribution.
03:13Les Espagnols ont négocié des taux de TVA et des prix de l'électricité.
03:16Le seul qui ne négocie rien, c'est Emmanuel Macron.
03:19Nous, nous sommes le deuxième contributeur, après l'Allemagne, du budget de l'Union européenne.
03:23Si on arrive à la table et qu'on dit, voilà ce que je veux.
03:26Moi, je veux avoir un prix de l'électricité que je fixe en France sans passer par le prix du
03:31gaz allemand.
03:32Moi, je veux baisser la TVA sur les énergies.
03:34Je veux une TVA à zéro pour les produits de première nécessité.
03:37C'est exactement ce que fera Marine Le Pen en disant, je suis premier contributeur.
03:40A vous de voir. Deuxième contributeur, pardon.
03:42A vous de voir. On a un pouvoir de négociation qu'on n'utilise pas.
03:45Et d'ailleurs, Jordan Bardalet et Marine Le Pen l'ont dit, lorsqu'ils sont présidents et premiers ministres,
03:50leur premier voyage, ce sera à Bruxelles.
03:52Pour dire, voilà, nous on est dans l'Union européenne, maintenant ça va se passer comme ça.
03:56Éric Tegner.
03:56Savez-vous qui sont les champions dans la zone européenne de la pêche ?
04:00Eh bien, ce sont trois pays qui ne font pas partie de l'Union européenne.
04:03On a les Britanniques, on a évidemment les Norvégiens et on a les Islandais.
04:07Parce que la vérité, elle est là.
04:08C'est-à-dire que, quand moi je parle à mes amis pêcheurs bretons, qu'est-ce qu'ils m
04:11'expliquent ?
04:12Qu'ils se retrouvent à être en concurrence finalement au large des côtes bretonnes avec les Britanniques et avec les
04:18Norvégiens.
04:19En revanche, quand ils veulent se rendre au nord de l'Europe, notamment dans la zone aujourd'hui de l
04:23'Arctique,
04:23où c'est une des zones en raison du réchauffement climatique,
04:26les plus prospères en pêche, ils n'ont pas le droit de le faire.
04:30C'est ça la réalité, c'est qu'on se fait piller nos eaux par des gens qui, eux, protègent
04:35leurs eaux maritimes.
04:36Donc c'est un énorme problème et c'est ma question pour vous.
04:39Qu'est-ce que vous allez faire très concrètement pour ces différents pêcheurs
04:43qui sont impactés depuis un an également par l'augmentation du coût du pétrole ?
04:47Ça coûte une fortune pour eux en effet et ils se retrouvent totalement dans la panade.
04:51Laurent Jacobali.
04:51Comme je vous l'ai dit, nous allons aller à Bruxelles et nous allons dire
04:54voilà nos conditions dont on va arriver avec notre panier de course
04:56et on va dire la baisse de la TVA sur les énergies qui grève notamment la trésorerie des pêcheurs.
05:02Eh bien il faut aujourd'hui l'accepter, en tout cas nous, nous allons la mettre en place
05:05et nous négocierons avec Bruxelles, nous négocierons les quotas de pêche.
05:10Ce que font d'autres pays, l'Allemagne a négocié par exemple un certain nombre de choses
05:13pour son industrie automobile, elle déroge à plein de règles.
05:16Et vous prenez en compte également les éoliennes, moi je pense par exemple aux éoliennes au large d'Erkis,
05:20celles qui vont être faites au large de Belle-Île-en-Mer,
05:22qui détruisent les parcs de Coquille-Saint-Jacques, etc.
05:25Ça c'est pas l'Europe, c'est les écolos d'Ingo qui ont un pouvoir de nuisance terrible sur
05:31la gauche et sur la droite
05:32qui n'a qu'un souci, c'est de plaire au rouge et au vert.
05:35Donc nous là-dessus, on n'a aucune ambiguïté, moratoire sur les éoliennes,
05:40on arrête, on arrête de saccager nos paysages,
05:42on arrête d'avoir une énergie intermittente, chère, alors qu'on a le nucléaire.
05:47Donc là-dessus, rassurez-vous, avec ou sans l'Union Européenne, tout ça se réglera.

Recommandations