- il y a 1 semaine
Retrouvez le Morning Meeting du mardi 1er septembre dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:03BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Etienne Braque.
00:11Avec ce matin en direct, Mickaël Petitjean, chef économiste de Waterloo Asset Management depuis Bruxelles.
00:16Bonjour Mickaël, merci de nous accompagner ce matin.
00:18Et depuis Genève, c'est Valentin Bissa qui est également en direct avec nous,
00:22chef économiste et stratège chez Mirabo Asset Management.
00:26Merci à tous les deux de nous accompagner.
00:28Le marché obligataire en Europe a ouvert tout à l'heure à 8h,
00:31avec un 10 ans français qui est sur des plus hauts de 2008.
00:35Encore ce 10 ans français qui continue de pousser.
00:38Mickaël Petitjean, 4,19.
00:40Mais ce sont bien l'ensemble des taux qui progressent.
00:433,35 pour le Bund, pour le 10 ans allemand, quand le 10 ans italien est à 4,17.
00:49Le 10 ans espagnol à 3,79.
00:51Est-ce que ça vous inquiète aujourd'hui cette remontée des taux longs chez Waterloo Asset Management ?
00:56Non mais c'est clair que c'est un élément qu'on suit de très près.
01:00En particulier en Europe.
01:01Alors il ne faut pas non plus noircir trop le tableau.
01:04C'est-à-dire qu'on a quand même une remontée des taux d'intérêt
01:06qui est liée à une situation macroéconomique en Europe qui est moins mauvaise que prévue.
01:12Et j'utilise à propos ce terme de moins mauvais.
01:15On a une croissance qui est un peu moins mauvaise que prévue.
01:19Mais d'un autre côté, il y a quand même des questions qui vont ressurgir de soutenabilité de la dette,
01:25particulièrement en Europe.
01:26Nous, on fait une grosse différence entre la dynamique présente aux États-Unis et en Europe.
01:32Vous savez, il faut quand même que le PIB, c'est-à-dire nominal,
01:36puisse croître suffisamment pour absorber le coût de la dette.
01:40Alors, pour être très clair, pour l'instant, c'est encore gérable
01:44parce qu'on a des titres de la dette, notamment en France,
01:46qui ont été émis il y a plusieurs années et qui ont été émis à des taux relativement bas.
01:53Donc quand on regarde le taux effectif d'endettement et de remboursement de la dette française,
01:58on est autour de 2 %, ce qui reste gérable parce que la croissance du PIB nominal
02:04est aux alentours de 2,2 %.
02:06Mais néanmoins, 4,18, ce n'est pas tenable, ce n'est pas soutenable
02:11avec une croissance du PIB nominal à ce niveau-là.
02:14Donc moi, je suis effectivement beaucoup plus inquiet pour des pays comme la France
02:18et même pour la Belgique que pour les États-Unis.
02:21Vous savez, la croissance du PIB nominal aux États-Unis, c'est 6,5 %.
02:26Et c'est surtout tiré effectivement par un effet prix parce que l'inflation est élevée.
02:32Mais néanmoins, c'est-à-dire l'effet volume est là, 6,5 %.
02:36On peut se permettre d'avoir des taux d'intérêt à 10 ans aux États-Unis, même plus élevés.
02:41Nous, on voit même une situation qui ne se détériorerait pas,
02:45même si on augmente le taux directeur deux fois de 25 points de base.
02:49Vous voyez, donc il y a un contraste assez important et je m'arrête là.
02:52Mais il y a aussi un autre élément qu'il faut absolument garder en tête,
02:57c'est le différentiel de productivité entre les deux zones.
03:00C'est-à-dire qu'on a une productivité qui est beaucoup plus faible en Europe qu'aux États-Unis.
03:05Et ça, sur le long terme, des différentiels pareils.
03:08C'est-à-dire qu'on a une productivité qui est trois fois plus élevée,
03:11qui a cru trois fois plus fort aux États-Unis qu'en France et en Belgique, par exemple, depuis 30
03:17ans.
03:17Et ça, sur le long terme, ça fait une forte différence dans la capacité d'un pays à assumer sa
03:23dette.
03:244,2% maintenant pour le 10 ans français.
03:26Qui dit mieux ? On verra où ça va nous mettre à la fin de l'émission.
03:29Valentin Bissat, comment vous regardez un petit peu cette remontée des taux longs ?
03:32Il y a un taux qui a été franchi ce matin.
03:35C'est une barre symbolique, bien sûr, mais quand même 3% sur le 10 ans japonais.
03:39Ce n'est pas neutre. On aura peut-être l'occasion d'en reparler dans un instant.
03:41Mais du côté de la Maison-Blanche, ça inquiète un petit peu la situation au Japon.
03:45On se souvient notamment de cette intervention coordonnée début août entre la Maison-Blanche et le Japon.
03:52Oui, on voit effectivement que cette intervention des États-Unis et du Japon fin juillet
03:57a été un peu le déclencheur de ce mouvement sur les taux d'intérêt,
04:00notamment sur les taux d'intérêt longs, avec également la faiblesse sur le dollar américain.
04:05C'est le reflet de plusieurs choses.
04:07D'abord, on en a évidemment, on vient d'en parler, ces problèmes de déficit d'endettement.
04:11Les États-Unis, c'est extrêmement problématique.
04:13On a une économie américaine qui est extrêmement saine, relativement solide,
04:17avec des taux de croissance supérieurs à 2% depuis plusieurs années,
04:21un cycle d'investissement important dans l'intelligence artificielle.
04:25Et malgré ça, les États-Unis ont en déficit rapporté au PIB de près de 2 triards de dollars,
04:322 000 milliards de dollars pour cette année et pour l'année prochaine.
04:34Et en environnement politique, où on voit très bien que finalement,
04:38la latitude, que ce soit du côté républicain ou démocrate,
04:42pour passer face à leur électorat des baisses de dépenses ou des augmentations de revenus
04:47qui sont extrêmement limitées.
04:48Donc face à cet environnement-là, finalement,
04:51les marchés, les investisseurs obligataires,
04:54font payer le prix au gouvernement pour cette situation économique.
04:58Et au Japon, on a exactement la même situation avec une relance fiscale extrêmement importante
05:04et une situation sur le front de l'inflation, notamment, qui est problématique.
05:09Donc on a effectivement ce problème de déficit d'endettement.
05:12On a une situation dans le 2-3 d'Ormousse qui n'est toujours pas réglée.
05:15Vous le mentionnez précédemment, le Bren qui est de nouveau sous des 90 dollars par baril.
05:20Si vous regardez ensuite le prix des produits raffinés,
05:24les crack spreads sont extrêmement élevés.
05:27Donc non seulement on a un problème sur le prix du baril de pétrole,
05:30mais finalement, ce qui est important, plus que le prix du baril de pétrole,
05:34c'est les prix du gasoil, du diesel, etc.,
05:38qui souffrent également des problèmes sur les raffineries.
05:41On a de moins en moins de raffineries qui produisent.
05:43Celles qui produisent, produisent au maximum de leur capacité.
05:47Mais à un moment ou à un autre, on va en payer encore plus le prix
05:51et ça va avoir un impact sur l'activité.
05:54Donc on a ces problèmes sur l'inflation qui ne sont toujours pas réglés.
05:57On a ces problèmes d'endettement et qui ont problème de solvabilité,
06:01alors que les mesures qui ont été proposées notamment aux États-Unis depuis le mois d'août
06:05sont principalement des mesures qui ont trait à la liquidité sur les marchés.
06:09On a beaucoup parlé du programme du Trésor américain sur les buy-back,
06:13mais ce n'est évidemment pas cela qui va résoudre le problème.
06:16Et puis pour conclure, effectivement, Bessent a encore mentionné,
06:19c'était censé être pour cette semaine.
06:20Je crois qu'il a repoussé hier la deadline,
06:24mais on parle effectivement de mesures à venir
06:26pour essayer de contenir justement le déficit américain.
06:29Et c'est ça que les investisseurs ont besoin de voir maintenant
06:32pour permettre aux taux d'intérêt à long terme,
06:34notamment de mettre en terme à cette hausse des rendements.
06:38Vous l'avez rappelé, le pétrole, le Brent, est à 91 dollars.
06:41Le mégawatt-heure de gaz en Europe est à 70 euros.
06:44On a des taux longs qui sont sur des plus hauts.
06:47Mickaël Petitjean, comment expliquer que, in fine, le marché action tient ?
06:52Je le disais au début de cette émission,
06:53moi, doute positif pour les grands indices mondiaux,
06:56à l'exception du CAC 40, mais bon, on va l'écarter.
06:58Là, ce matin, on pourrait se dire,
06:59tiens, ça va être prétexte à quelques prises de profit.
07:02Non, l'Eurostock 50 est à zéro, certes,
07:05mais le CAC 40 progresse de 0,3%.
07:07Quand on regarde la séance d'hier à Wall Street, petite baisse,
07:09mais rien de catastrophique.
07:11On a quand même une résilience sur la partie action qui est impressionnante.
07:15Oui.
07:16Une raison quand même assez claire, de mon point de vue,
07:19c'est la force et la dynamique de la croissance des bénéfices.
07:23Alors, on a des pourcentages qui sortent, qui sont stratosphériques.
07:26Alors, il faut raison garder parce qu'il y a des éléments comptables
07:29un peu exceptionnels, notamment en comptabilité GAP.
07:35Je ne vais pas rentrer dans les détails,
07:36mais même purgé de ces éléments-là,
07:40la croissance des bénéfices pour l'ensemble de la cote, d'ailleurs.
07:45C'est un scénario qu'on avait dessiné la fin de l'année dernière
07:49en misant sur le fait que cette croissance des bénéfices
07:52allait s'élargir en dehors des Magnificent Seven.
07:56Et c'est le cas, c'est-à-dire qu'on a bien vu d'ailleurs
07:58dans les annonces de Nvidia que Nvidia s'attendait à avoir
08:03une croissance du chiffre d'affaires plus élevée
08:06à l'égard des secteurs qui n'étaient pas liés aux hyperscalers.
08:10Donc, il y a un effet de diffusion quand même
08:13de l'intelligence artificielle à l'ensemble de l'économie.
08:17Et quand vous regardez la progression des chiffres d'affaires,
08:20on est à 15,5%.
08:23La marge nette, elle atteint un record à 17%,
08:27même purgée de tous ces éléments comptables.
08:29Et il faut quand même garder en tête
08:32que cette hausse des taux d'intérêt,
08:34elle s'explique aussi par une croissance économique
08:36qui, notamment aux États-Unis, reste bonne.
08:39On est à un rythme de croissance qui est très bon
08:42avec des gains de productivité qui restent aux alentours de 2%
08:45en rythme de croissance.
08:47Donc, ces éléments-là, c'est quand même ces éléments-là
08:49qui doivent primer quand on investit en actions,
08:52mais néanmoins rester vigilant parce que des taux à 10 ans
08:56aux États-Unis qui dépasseraient 5%, là, ça nous inquiéterait.
08:59Mais Scott Besant a bien dit qu'il était disposé
09:03à agir sur la courbe des taux
09:05en finançant des rachats de titres à 10 ans
09:10en émettant de la dette à plus court terme.
09:12Donc, je pense qu'il a cette ligne de mire de 5%,
09:16pour savoir que c'est les taux longs
09:18qui déterminent le coût d'emprunt
09:21des achats de maisons aux États-Unis.
09:23Et c'est évidemment dans l'œil du politique aussi.
09:26Donc, voilà, tous ces éléments-là font que,
09:27de notre côté, on trouve cette mécanique cohérente.
09:31Du côté du 30 ans américain, nous sommes ce matin à 5,21.
09:35Le 10 ans, de son côté, tente de se stabiliser à 4,70.
09:39Valentin Bissat, est-ce qu'aujourd'hui,
09:42ces niveaux sur les taux longs sont compatibles
09:45avec les valorisations et les niveaux
09:47sur les principaux indices actions ?
09:51Comme ça vient d'être dit, on partage effectivement cet avis.
09:54Les fondamentaux restent solides sur les bénéfices.
09:56La croissance économique est là, dans les pays développés.
09:59On a eu un sell-off assez important durant le mois de juillet.
10:03Les valorisations ont retrouvé des niveaux,
10:05alors attractifs, c'est peut-être pas le mot,
10:06mais des niveaux un peu plus abordables pour les investisseurs,
10:10notamment en Asie.
10:11Si on fait une comparaison de pays émergents
10:13contre pays développés,
10:15on voit que les émergents se payent de nouveau
10:17sur des niveaux relativement intéressants,
10:20puisque finalement, les cours ont baissé,
10:22les bénéfices ont surpris encore à la hausse
10:24sur le deuxième trimestre.
10:25Et ce qui est intéressant de voir aussi,
10:27c'est que sur la reprise du mois d'août,
10:29on a une reprise qui est beaucoup plus spécifique.
10:31On n'a pas tous les secteurs et tous les titres,
10:34notamment liés à l'intelligence artificielle
10:36et aux différentes thématiques qui sont liées,
10:39qui repartent à l'ausse,
10:40mais on a vraiment des remontées de titres
10:42et de secteurs qui sont plus spécifiques.
10:44Donc on voit quand même des investisseurs
10:46qui essayent maintenant d'élargir aussi.
10:49On a tous assez fortement profité
10:51de cette première hausse généralisée,
10:53j'ai envie de dire,
10:54de tout ce qui est lié de près ou de loin
10:56à la tech et à l'intelligence artificielle.
10:58Maintenant, on voit des investisseurs se repositionner
11:00de manière beaucoup plus précise
11:02sur certains sous-secteurs.
11:04Donc les valorisations, effectivement,
11:05si les taux d'intérêt commencent à monter,
11:08il va y avoir un moment où,
11:09si les taux d'intérêt montent,
11:11les valorisations seront encore sous pression.
11:13On arrive aussi gentiment vers les mi-termes en novembre.
11:17Alors on ne pense pas que ça va avoir d'impact sur,
11:19ça ne va pas changer fondamentalement
11:21le scénario macroéconomique,
11:22tout le narratif lié à l'intelligence artificielle,
11:25à la guerre tarifaire qui est aussi en cours,
11:27à la guerre.
11:28Ça, c'est principalement des facteurs
11:30qui dépendent de l'administration Trump.
11:33Donc ce ne sont pas les mi-termes
11:34qui vont jouer là-dessus.
11:36Mais on arrive quand même à une période
11:38où la volatilité risque d'augmenter.
11:39On sait que l'administration Trump
11:40est beaucoup considérée comme pro-business.
11:43Donc là aussi, ça pourrait générer
11:44plus de volatilité.
11:46Éventuellement, quelques cours
11:47sur certains titres, sur certains secteurs,
11:49mais ça offre également des opportunités
11:51de se repositionner.
11:53Parce qu'on l'a vu également sur le mois d'août,
11:55dès que les marchés finalement corrigent
11:57de 5-10 % en fonction du marché
11:59ou du secteur,
12:01assez rapidement, les investisseurs
12:02viennent se repositionner
12:03sur des niveaux de valorisation
12:05plus intéressants.
12:06Et dans un instant,
12:06on verra avec Paul Marcel
12:07de l'atelier des options
12:08d'un point de vue technique.
12:10Comment tout ça, ça se traduit
12:11sur la volatilité,
12:12sur les niveaux de short,
12:13sur les indices, etc.
12:15Mais aujourd'hui,
12:16chez Mirabeau Asset Management,
12:17qu'est-ce que vous avez fait là,
12:18récemment, dans les portefeuilles ?
12:20Est-ce que vous avez pris des profits
12:21sur certains secteurs ?
12:22Est-ce qu'à l'inverse,
12:23vous avez renforcé d'autres secteurs ?
12:26Oui, alors on est en cours de revue
12:28justement de nos expositions sectorielles non plus.
12:31L'objectif, c'est vraiment
12:32de réduire l'exposition
12:33sur le narratif lié à l'IA,
12:35comme je le mentionnais.
12:36Les fondamentaux restent solides,
12:38mais on essaie vraiment
12:39d'être plus précis
12:39dans notre sélection.
12:41Donc c'est quand même
12:42de réduire légèrement le risque
12:44sur la paraction des portefeuilles.
12:45On reste évidemment
12:46extrêmement sous-pondérés,
12:48sous-durationnés
12:49sur la partie obligataire.
12:50On pense que cette tension
12:51sur les taux d'intérêt,
12:53cette pontification
12:54de la courbe des taux
12:56va se poursuivre.
12:57Donc ça, c'est vraiment quelque chose
12:58qu'on continue de jouer
13:00dans les portefeuilles.
13:01Et puis l'importance
13:02de la part alternative.
13:03L'or a été un grand contributeur
13:05de la performance
13:06ces dernières années
13:06jusqu'au début de la guerre,
13:09fin février.
13:10On a ensuite eu une chute
13:11assez importante
13:12des cours de l'or
13:14en dessous des 4 000 dollars l'once.
13:16Et puis maintenant,
13:17avec de nouveau cette thématique
13:20de dédollarisation,
13:21ces craintes sur l'endettement,
13:23on voit l'or qui a de nouveau
13:25joué son rôle de diversification.
13:27Donc on croit également
13:28dans cette thématique.
13:29D'habitude, l'or,
13:31la hausse des rendements
13:32pèse sur l'or.
13:33Mais comme là,
13:33cette hausse des rendements
13:34est vraiment liée
13:35de nouveau à ces craintes
13:36sur l'endettement,
13:38on pense que la rallye
13:39peut se poursuivre.
13:40Et on a les banques centrales.
13:41On a eu en juillet
13:42des chiffres pour la banque centrale chinoise
13:44qui est de nouveau
13:44en acheteur sur le marché.
13:46Donc on pense que fondamentalement,
13:48le narratif existe sur l'or encore.
13:50Est-ce que,
13:51Mickaël Petitjean,
13:51vous partagez ce point de vue
13:53sur l'or ?
13:53Est-ce qu'une once
13:55a 4 480 dollars,
13:57comme c'est le cas ce matin ?
13:58Pour vous,
13:59c'est une opportunité ?
14:00On voit quand même
14:00que depuis la prise de parole
14:01de Kevin Warch vendredi,
14:03l'once a cédé quelques dollars.
14:06Oui, effectivement,
14:07l'or est à un niveau intéressant.
14:10On n'est pas très friands,
14:12je dois vous l'avouer.
14:13Dans nos portefeuilles,
14:15on ne détient pas d'or,
14:17même de manière directe ou indirecte.
14:19Et quand on le fait,
14:20on le fait de manière assez marginale.
14:22Mais je reconnais
14:24que les niveaux actuels
14:25sont intéressants,
14:27d'autant plus que
14:29les banques centrales
14:30à travers le monde
14:31sont clairement orientés
14:33dans une politique
14:35d'achat et de constitution
14:37des stocks d'or.
14:38Donc, d'un point de vue tactique,
14:41effectivement,
14:41je pense qu'il y a
14:44une possibilité
14:45d'avoir le cours de l'or
14:48qui continue de progresser.
14:49Nous, on a un objectif
14:50à 5 000 à la fin de l'année,
14:51ce qui est peut-être
14:51un peu optimiste,
14:53mais néanmoins,
14:54je pense possible.
14:56Mais d'un point de vue tactique,
14:57alors qu'est-ce qui vous intéresse
14:57aujourd'hui ?
14:58Un autre point qui est quand même
14:58important chez nous,
14:59c'est qu'on a cherché
15:00à diversifier
15:01sur le plan international
15:02notre portefeuille.
15:04C'est vrai que c'est compliqué
15:05parce que vous avez
15:06deux, trois pays
15:07qui permettent
15:08d'aller chercher
15:09de la croissance.
15:10C'est Taïwan,
15:12c'est la Corée du Sud
15:13et nous,
15:13on est allé aussi chercher
15:14au Japon,
15:15mais avec beaucoup
15:16de volatilité.
15:17On est allé chercher
15:17des rendements,
15:18c'est clair,
15:19sur les trois,
15:19quatre derniers mois,
15:20mais on est allé aussi
15:21chercher de la volatilité.
15:22Donc, il faut pouvoir gérer
15:23ce couple rendement-volatilité
15:25quand on cherche
15:26à diversifier son portefeuille.
15:28Et en termes sectoriels,
15:29dernier mot,
15:30juste pour en donner un peu…
15:31Alors, en termes sectoriels,
15:32nous sommes sous-pondérés
15:33sur ce qu'on appelle
15:34les consumer staples.
15:36On a un PE
15:38qui est quand même
15:38très élevé
15:39à 22 aux États-Unis.
15:40On est plutôt
15:42surpondérés
15:42dans les soins de santé,
15:44surpondérés en énergie,
15:46surpondérés
15:47dans les matériaux de base.
15:50Et alors,
15:50sur les technologies
15:51de l'information,
15:52on est market weight,
15:53on est neutre,
15:54on était surpondérés
15:56jusqu'à la fin de l'année,
15:57on en avait déjà discuté.
15:58Et sur les Magnificent Seven,
16:00on est plutôt neutre
16:01à sous-pondérer
16:01avec une préférence
16:03pour le reste de la cote.
16:05Merci à tous les deux
16:06de nous avoir accompagnés.
16:07Ce matin,
16:07depuis Bruxelles,
16:08donc,
16:08Mickaël Petitjean,
16:09chef économiste
16:10de Waterloo Asset Management,
16:11professeur également
16:12à l'Université de Louvain
16:13et depuis Genève,
16:14Valentin Bissa,
16:15chef économiste
16:16et stratège
16:16au sein de Mirabo Asset Management.
16:19Merci à toutes les autres.
16:19Merci à tous les autres.
Commentaires