- il y a 1 semaine
Retrouvez le Morning Meeting du lundi 31 août dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:04BFM Business, 9h-9h30, Good Morning Market, Etienne Braque.
00:11En effet, nouvel horaire, 9h-9h30 pour Good Morning Market avec donc ce matin en plateau Alexandre Baradez.
00:16Bonjour Alexandre, chef analyste d'IG et Florian Yelpout en charge de la macroéconomie chez Lombard Rodier IM.
00:22Bonjour Florian, merci également de nous accompagner ce matin.
00:24On va prendre quelques minutes quand même pour revenir à froid sur l'intervention du patron de la Fed.
00:30C'était vendredi, c'était vraiment le rendez-vous de la semaine, on a attendu ça toute la semaine.
00:34Il a pris la parole vendredi soir.
00:36Le moins qu'on puisse dire aujourd'hui, Florian Yelpout, c'est qu'il a un petit peu laissé les
00:40investisseurs dans le brouillard.
00:42C'est-à-dire qu'une nouvelle fois, il fallait comprendre le Warch, ce n'était pas évident.
00:45Alors on a quand même eu droit à le breakdown, l'analyse de ce qu'on pourrait appeler la doctrine
00:51Warch.
00:52La grande question, c'était de savoir si est-ce qu'on allait se débarrasser de ce qu'on appelle
00:55la forward guidance,
00:56c'est-à-dire le fait que la banque centrale s'engage en avance à délivrer un certain nombre de
01:02décisions ou pas.
01:03Alors clairement, c'est terminé, ça doit être réservé à des conditions particulières.
01:07Et ensuite, il nous a quand même détaillé les éléments de discipline qui pourraient amener à des prises de position.
01:13Donc quelque part, c'est moins clair que quand son prédécesseur parlait à Jackson Hole.
01:20Mais ça reste un peu plus clair que ce qui était prévu.
01:23C'est-à-dire qu'on a eu la confirmation qu'ils sont relativement mal à l'aise vis-à
01:29-vis de l'inflation elle-même,
01:31du fait que la dynamique des prix reste encore très élevée par rapport à la cible.
01:36Et pas seulement, on sait également qu'ils regardent le pourcentage, vous savez, de données,
01:41le pourcentage de biens, du panier de biens et services dont les prix croissent encore trop vite.
01:47Et ça, ça nous donne en fait du concret.
01:49Ça nous donne un chiffre à suivre pour le prochain rapport sur l'inflation qui sortira dans deux semaines.
01:54Il était également question d'emploi.
01:55On aura l'occasion d'en reparler dans un instant puisque comme chaque premier vendredi du mois,
01:58donc ce vendredi, nous aurons les données d'emploi.
02:01En tout cas, quand vous regardez le baromètre FedWatch, Alexandre Maradez,
02:05qui s'amuse un petit peu à calculer les anticipations de hausse de taux,
02:09depuis qu'il a parlé, la hausse est plus probable.
02:12Elle n'est pas claire et nette, mais elle est plus probable.
02:13On est au-delà des 50%, 60%.
02:15Il faut rappeler qu'avant l'intervention de Kevin Warch vendredi,
02:17on était au-delà de 40% de probabilité d'avoir une hausse de taux en septembre.
02:20On est passé plus proche de 60%.
02:22Il faut rappeler que ce baromètre, ça ne s'est pas au doigt mouillé.
02:25C'est-à-dire que c'est par rapport à l'évolution du prix de certains produits financiers
02:28que ces probabilités sont établies.
02:31Les taux ont réagi, le taux de référence de 10 ans américain.
02:34Il s'est un petit peu redressé après l'intervention de Kevin Warch.
02:37Parce qu'effectivement, il était quand même un peu plus clair, je dirais,
02:40qu'il n'y a toujours pas de « for right guidance »,
02:42il n'y a toujours pas de projection au moyen terme de ce que la Fed veut faire.
02:44Mais il a clairement dit que l'inflation ne revenait pas, c'était l'objectif,
02:48qu'elle n'était pas sur la trajectoire pour l'instant qui était souhaitée par la Fed.
02:51Et il a bien rappelé que le 2% s'est resté l'objectif pour l'instant.
02:53Donc même si on peut penser que la Fed est un peu plus tolérante
02:56par rapport à l'inflation depuis quelques temps,
02:57le fait de rappeler qu'elle doit revenir à 2%,
03:00que ça fait 5 ans que l'inflation n'est pas à la cible,
03:03c'est un problème pour la Fed, c'est un problème aussi pour sa crédibilité.
03:06Et donc on sent que Kevin Warch, chacun voulait envoyer un message au marché.
03:10Et c'est vrai que pour l'instant, comme disait Florian,
03:11le marché n'est pas très à l'aise.
03:13Parce que quand les taux se redressent comme ça,
03:15en Europe c'est aussi un sujet,
03:16mais aux Etats-Unis ça l'est encore un peu plus je pense à court terme,
03:19les taux qui se redressent, au départ les taux qui se redressent,
03:21c'est un signe que la croissance est bonne, que l'inflation est correcte.
03:23Mais à un moment donné, quand la hausse des taux,
03:25le taux de 10 ans, 30 ans se redresse trop fortement,
03:27c'est aussi un signe, comme on peut le voir au Japon par exemple,
03:29que le marché considère que la banque centrale
03:32n'est pas assez restrictive,
03:34n'a pas des taux placés au bon endroit pour juguler l'inflation.
03:37Et donc on voit apparaître dans ces taux longs américains
03:39qui se redressent un peu plus,
03:41les craintes que l'inflation s'installe plus durablement.
03:43Donc le marché teste aussi un peu la Fed comme ça,
03:46ou en tout cas envoie le message à la Fed
03:47que potentiellement les taux ne sont pas assez restrictifs en l'état actuel.
03:50– En tout cas, il a donné sept principes directeurs,
03:55alors on ne va pas tous les énumérer,
03:57Florian Hielpo,
03:58qu'est-ce qu'il faut retenir aujourd'hui ?
04:00Ça va être quoi l'année 2026 et surtout 2027
04:04de Kevin Warch à la tête de la Banque centrale américaine ?
04:07Parce que c'est vrai qu'il est arrivé au mois de juin,
04:09dans un premier temps, il a dit
04:11on va mettre en place des comités,
04:12on va revoir peut-être un petit peu la définition
04:14de nos principaux indicateurs,
04:15pourquoi pas revoir la définition de la Fed.
04:18Il finit, ça va prendre du temps,
04:19c'est-à-dire que le marché attend toujours, bien sûr,
04:21des éléments à court terme,
04:22mais là, l'impression que ça donne,
04:23c'est qu'il va falloir lui laisser des semaines,
04:25voire même des mois,
04:26avant d'avoir du concret, d'avoir du biscuit.
04:29– Alors, on a eu en fait deux Kevin Warch.
04:31On a eu le Kevin Warch de la première conférence de presse,
04:35après le FOMC,
04:36et la deuxième conférence de presse,
04:39radicalement différente.
04:40– Fin juin.
04:40– Exactement, le premier extrêmement vindicatif,
04:43avec une position claire sur l'inflation,
04:45en mode Greenspan,
04:46et le deuxième, clairement, une girouette,
04:49très difficile de comprendre entre les Yings,
04:51ce vers quoi on avançait.
04:56Le speech, le discours de Jackson Hole,
04:58nous ramène plutôt au premier qu'au deuxième,
05:00c'est-à-dire qu'on a quand même gagné en clarté,
05:02et le fait qu'il répète qu'il n'était pas question
05:04de changer l'objectif d'inflation de la réserve fédérale américaine,
05:08c'est un engagement fort, ça consiste à dire,
05:11oui, on va redéfinir,
05:12oui, on va se poser des questions,
05:13à la vérité,
05:15les différentes commissions qui vont superviser
05:17vont tenter de trouver des raisons,
05:18d'expliquer pourquoi est-ce qu'on aura une désinflation
05:20à moyen terme,
05:21mais que peut-être, entre-temps,
05:22on va devoir peut-être monter un petit peu les taux
05:24pour mieux contrôler.
05:25Mais on est quand même face à un gouverneur
05:27qui a l'air de prendre ses responsabilités,
05:29et ce principe de responsabilité,
05:31d'ailleurs, c'est le dernier des sept principes
05:33auxquels vous faisiez référence, Étienne,
05:35il consiste à dire,
05:36notre crédibilité vient de notre action,
05:40et de notre capacité à ramener l'inflation à 2%.
05:43Alors, vous n'êtes pas responsable de la Fed,
05:44mais j'ai envie de vous dire,
05:45elle est où l'action pour l'instant ?
05:47Si je fais ça, pour l'instant,
05:48il y a beaucoup de blabla,
05:49beaucoup de postures,
05:50mais concrètement,
05:51qu'est-ce qui a changé depuis qu'il est là ?
05:53Et dans ce qu'il dit,
05:54pour l'instant,
05:54il n'y a pas d'actes,
05:55il n'y a pas de promesses.
05:56Bon, il dit, voilà,
05:57je suis capitaine du navire,
05:58ne vous inquiétez pas,
05:59je vais tenir la barque.
06:00Alors, ne rien faire,
06:01parfois, c'est déjà faire quelque chose,
06:03en termes de politique monétaire.
06:05C'est-à-dire que maintenir les taux
06:06là où ils sont aujourd'hui,
06:08si le potentiel de croissance américain
06:10était plus bas que ce qu'il n'est aujourd'hui,
06:11serait déjà contraignant.
06:12La difficulté à laquelle doit faire face,
06:15aujourd'hui, le Conseil des gouverneurs
06:16et le Conseil des décideurs de la Fed,
06:18c'est, est-ce que notre niveau de taux
06:19est adapté au fait de ralentir doucement l'économie
06:23pour terminer cette phase de désinflation
06:25qui dure depuis maintenant 5 ans ?
06:27Ça, c'est la question à laquelle il doit répondre.
06:28Il faut des commissions,
06:29il faut réfléchir,
06:29il faut des prévisions,
06:30très clairement.
06:31Simplement, comme le dit Walsh lui-même,
06:33on doit décider aujourd'hui,
06:34il faut qu'il se passe quelque chose aujourd'hui.
06:36Donc c'est pour ça qu'aujourd'hui,
06:36le marché s'est mis à réévaluer
06:40les chances d'une hausse en septembre.
06:42Notre vue maison,
06:43c'est qu'on aura une hausse en septembre
06:45parce qu'on a en fait un conseil décisionnaire
06:48qui est plus ou moins adapté.
06:49Vous avez les 4 décideurs
06:51qui sont des présidents de Fed
06:52qui vont tourner d'ici la fin de l'année,
06:53qui sont plutôt orientés vers une hausse de taux.
06:56On va les perdre d'ici la fin de l'année
06:58et probablement ramener ce groupe-là
06:59vers un groupe plus mou,
07:02plus défensif vis-à-vis des hausses de taux.
07:04Mais qu'est-ce qui fait que maintenant
07:04vous vous placez sur cette hausse de taux ?
07:06Le speech de Jackson Hole,
07:07il est là-dessus,
07:09le message envoyé au marché,
07:10il est assez clair.
07:11Si les marchés sont passés
07:12de 40 à 60% de chances de hausse de taux,
07:14c'est-à-dire basculer d'une minorité
07:16à une majorité de chances,
07:17c'est ça le message.
07:18Pour regarder la BCE,
07:19dans 10 jours, c'est 98%.
07:21Comme je le disais,
07:23on est face à un gouverneur à deux faces
07:24pour le moment.
07:25Encore une fois,
07:26on a vu premier meeting,
07:27deuxième meeting,
07:27on a revu premier meeting,
07:29on espère qu'en septembre,
07:30on ne verra pas deuxième meeting.
07:32Alexandre Baradez,
07:32le 3 novembre,
07:33ce sera un mardi,
07:34résultat des mid-terms.
07:36Est-ce que Kevin Warch
07:36peut remonter les taux
07:37avant ses élections de mi-mandat ?
07:39Ça serait quand même jouer avec le feu.
07:40Ça serait jouer avec le feu,
07:41mais c'est vrai que
07:42Kevin Warch hérite aussi
07:43d'une situation
07:45face à laquelle
07:46il n'a pas forcément
07:47toutes les cartes en main.
07:49On rappelle que l'inflation,
07:50c'est la zone de plusieurs choses.
07:51Il y a effectivement l'inflation
07:52qui arrive par la consommation,
07:53par les salaires, etc.
07:54Et puis il y a l'inflation
07:55qui est arrivée
07:55par les questions commerciales,
07:56les questions douanières.
07:57Et on voit que ces questions
07:58ne sont toujours pas réglées,
07:59c'est toujours instable.
08:00On regarde encore
08:00la reprise de feu
08:01entre les Etats-Unis
08:02et le Canada.
08:03Ça contribue à alimenter
08:04des hausses de prix
08:06qui participent aussi à l'inflation.
08:08Et il y a la question géopolitique.
08:10On voit,
08:10on regarde encore
08:10après ce week-end,
08:11à nouveau des échanges militaires
08:13entre l'Iran et les Etats-Unis.
08:15Le pétrole qui prend 2-3% ce matin.
08:17Et ça, ça contribue aussi à l'inflation.
08:18Donc Kevin Warch
08:19il doit composer avec tout ça.
08:20Là, il faut une économie américaine
08:21qui est quand même solide,
08:21qui n'est pas non plus fulgurante.
08:24On n'a pas une croissance délirante
08:25aux Etats-Unis,
08:25mais elle est quand même résiliente.
08:27On a les questions commerciales
08:28et les questions géopolitiques.
08:29Ça fait beaucoup de choses.
08:30Donc est-ce qu'effectivement,
08:31et là c'est un sujet
08:32effectivement très très sensible,
08:33est-ce qu'il bougerait les taux ou pas ?
08:34Là-dessus,
08:35je ne me prononcerai pas comme Florian.
08:37Mais disons que là où,
08:38par contre,
08:38on peut penser quand même que,
08:39tout à l'heure,
08:40Étienne vous disiez,
08:40mais il y a beaucoup de blabla,
08:41le blabla contribue quand même
08:43à orienter le marché.
08:44C'est-à-dire que,
08:44regardez qui a beaucoup parlé
08:45entre les réunions.
08:47On a surtout beaucoup entendu
08:47les dissidents,
08:48plus que les...
08:49Vous savez,
08:49les dissidents sont ceux
08:50qui ont voté pour la hausse de taux
08:51en juillet,
08:51qui n'a pas eu lieu
08:52parce qu'ils étaient minoritaires.
08:53Il y en a eu trois ou quatre.
08:54Eh bien,
08:54on les a beaucoup entendus,
08:55plus que ceux qui étaient
08:56favables d'un statu quo.
08:58Et ça,
08:58c'est aussi une manière,
08:59quand ces gens parlent,
09:00de dire au marché,
09:01ils donnent des éléments
09:02de discussion un peu interne
09:03à la Fed
09:03et ils donnent leur avis aussi.
09:05Et ça façonne un peu
09:06l'esprit du marché.
09:06Donc moi,
09:07le fait qu'on ait entendu
09:07beaucoup de dissidents
09:08parler ces dernières semaines,
09:10c'est une volonté de la Fed
09:11aussi peut-être
09:11d'envoyer des messages
09:12pour façonner un peu
09:13le marché obligataire
09:14et éviter que les taux
09:14ne se redétendent.
09:15Quand vous voyez
09:16un 30 ans américain
09:17à 5,21,
09:18le 10 ans à 4,70,
09:21Wall Street
09:22qui n'est pas sur des records,
09:23mais bon,
09:23on est vraiment sur le fil,
09:25est-ce que le marché
09:26aujourd'hui
09:27à ces niveaux de prix-là,
09:28je parle obligataire,
09:29action,
09:30anticipe cette hausse de taux ?
09:32Est-ce que cette hausse de taux,
09:33si elle a lieu,
09:35donc dans un peu plus
09:36de 15 jours,
09:36ça ne serait pas un petit peu
09:37l'étincelle pour une correction,
09:39après on en a déjà
09:40beaucoup parlé,
09:40un parcours spectaculaire
09:42sur la partie action ?
09:43C'est vrai que le marché
09:44d'action est quand même
09:44tiré avant tout
09:45par les résultats.
09:46On a encore des croissances
09:46bénéficiaires
09:48quasiment de l'ordre de 50%
09:49en rythme annuel,
09:50en variation annuelle
09:51au T2,
09:52donc c'est une sacrée
09:52bonne saison de résultats
09:53qui faisait suite
09:54à une première saison aussi,
09:55premier trimestre,
09:56excellente également.
09:57Donc le marché
09:57est d'abord tiré par ça,
09:58mais c'est vrai qu'à un moment
09:59quand vous intégrez déjà
10:00beaucoup de progression
10:01des bénéfices des entreprises
10:02et que finalement
10:03vos multiples de valorisation
10:04se sont détendues
10:05parce que vous avez
10:05des attentes bénéficiaires
10:06futures qui sont absolument
10:07gigantesques,
10:08peut-être que le marché
10:09n'intègre pas effectivement
10:09assez à court terme
10:11les questions de coût du crédit,
10:12de coût d'endettement,
10:13le coût du crédit
10:14pour les ménages,
10:14pour les entreprises.
10:15On voit aussi tous
10:16ces grands groupes
10:16qui ont recours
10:17à différentes méthodes
10:18de financement
10:19pour financer l'IA
10:20via de la dette obligataire,
10:21via des émissions
10:22d'actions nouvelles.
10:24Donc cette partie,
10:25me semble-t-il,
10:25est un peu ignorée
10:26par le marché
10:26qui préfère y voir,
10:27lui pour l'instant,
10:28le passé,
10:29c'est-à-dire
10:29les excellentes
10:30croissances bénéficiaires.
10:31Mais toute la partie
10:32coût du crédit,
10:33l'impact que ça porte
10:33sur la rentabilité
10:34des entreprises,
10:35ça je pense que non,
10:36pour prendre la question,
10:37je trouve que la volatilité
10:38à 14 ou 15
10:38est trop basse actuellement
10:39sur les marchés
10:40actions américains.
10:40Est-ce qu'aujourd'hui,
10:41Florian Elpo,
10:42selon vous,
10:43cette hausse de taux
10:43est pricée,
10:45anticipée
10:45sur le marché obligataire,
10:47marché actions ?
10:48Pas complètement,
10:49comme on le disait,
10:49mais simplement,
10:50ce qui est intéressant
10:50de comprendre,
10:51c'est la mécanique.
10:52Pourquoi est-ce que
10:53ce qui s'est passé vendredi
10:54est plutôt rassurant ?
10:56Ce qui s'est passé vendredi,
10:57c'est qu'effectivement,
10:58on va réévaluer
10:59la probate de remontée
11:00de taux à court terme.
11:02Et ce à quoi on a observé,
11:04ce à quoi on a assisté,
11:04c'est que les taux 10 ans
11:06ont sous-réagi.
11:08Ce matin,
11:08les taux 10 ans
11:09baissent un petit peu.
11:10C'est-à-dire que
11:10ce qui est en train
11:11de se passer,
11:11c'est que aussi
11:12la réserve fédérale
11:13est en train de reconstituer
11:14un petit peu de crédibilité.
11:15On le lit également
11:16dans la progression du dollar,
11:17on le lit dans la baisse
11:18de l'or vendredi.
11:19Il y a des éléments
11:20qui sont des marqueurs
11:22si vous voulez
11:22de la crédibilité de la fête
11:23qui sont là.
11:24Si elle redevient
11:24un peu plus crédible,
11:26on va mieux contrôler
11:26la prime de terme
11:27à long terme,
11:28c'est-à-dire qu'on va
11:29participer au fait
11:30de parvenir à calmer
11:32la remontée des taux longs.
11:33Le risque numéro un
11:34aujourd'hui sur le marché,
11:36ce n'est pas la progression
11:37du pétrole,
11:37c'est la progression des taux longs
11:39parce qu'on est tous
11:39exposés aux taux longs.
11:41Donc, Scott Besson
11:42fait ce qu'il peut
11:42quelque part
11:43et maintenant,
11:44c'est à Warch
11:44de faire ce qu'il peut,
11:45c'est-à-dire
11:45de rassurer les marchés
11:46quant au fait
11:47qu'il y a un pilote
11:47dans l'avion Fed.
11:49Et on aura
11:50des éléments de réponse
11:51lors de la prochaine réunion
11:52des 15 et 7 septembre
11:54avec donc une communication
11:55le mercredi 16 septembre.
11:57En attendant,
11:58vous l'avez souligné,
11:58l'once d'or est repassée
12:00sous les 4 500 dollars.
12:02Cette semaine,
12:02on aura les résultats
12:03de Broadcom,
12:04mercredi.
12:05Ce sera la dernière
12:06des grandes publications
12:07du segment des semi-conducteurs.
12:08La semaine dernière,
12:09on a eu Nvidia
12:09qui s'est envolé
12:10après la publication
12:11de ces résultats.
12:12Comment vous vous positionnez
12:13aujourd'hui
12:14sur ce marché action
12:15chez Lombardi AIM,
12:16Florian Yepo ?
12:17On trouve que justement
12:18post-Jackson Hall,
12:19on trouve des raisons
12:20de se rassurer
12:21vis-à-vis du fait
12:22que quelqu'un contrôle
12:23bien la situation
12:24en termes d'inflation.
12:25En tout cas,
12:25semble mieux contrôler
12:26la situation
12:26en termes d'inflation.
12:28En plus de ça,
12:28on n'est pas réellement inquiet
12:30vis-à-vis de la progression
12:30de l'IA.
12:31Et ce à quoi on s'attend
12:32maintenant,
12:32c'est plutôt à une progression
12:34du reste des valeurs.
12:35C'est-à-dire que le marché
12:35peut se tourner à l'info
12:37vers l'IA,
12:37mais aussi vers d'autres secteurs
12:39qui peuvent bénéficier
12:40directement ou indirectement
12:41via la productivité
12:42de l'intelligence artificielle.
12:44On pense qu'on n'est pas
12:45encore au bout du rallye
12:46cette année en 2026.
12:48Et les indices européens
12:48qui ne sont pas en reste,
12:49quand on regarde le DAX
12:50à Francfort,
12:51vendredi,
12:52il a touché un record,
12:53Alexandre Baradez.
12:54Oui, c'est vrai
12:54qu'on a des indices européens
12:55qui ont beaucoup d'entre eux
12:56même touché des records.
12:57Des indices par exemple
12:58Ibex ou autres,
12:59il y a encore quelques jours,
12:59quelques semaines,
13:00touchaient des records.
13:01Après, on commence à voir,
13:02si je prends le cas de la France
13:03par exemple,
13:03si on prend le cas du CAC 40,
13:04on a eu notre record
13:05il y a quelques semaines
13:06et puis on voit
13:06qu'on a perdu un petit peu
13:07d'altitude
13:08et je pense qu'il faut y voir
13:09là aussi un petit peu,
13:10pas seulement,
13:10mais y voir un petit peu
13:11les effets de taux également.
13:13C'est-à-dire qu'on sait
13:13que les taux de la France
13:14ne sont pas très bien positionnés
13:15à l'échelle européenne.
13:16On est grosso modo
13:16au-dessus de tous nos voisins
13:17européens sur les taux de référence.
13:19Les échanges politiques
13:20évidemment comptent
13:21par rapport à ce point de vue
13:22et il faut se souvenir,
13:24je prends un cas très concret,
13:25mais regardez aujourd'hui
13:25l'écart entre le taux
13:2610 ans français
13:27et le taux 10 ans allemand,
13:27le fameux spread
13:28ou à des bounes,
13:29ça fait plusieurs jours,
13:30plusieurs semaines
13:31qu'il est repassé
13:31au-delà de 80 points de base
13:32entre 80 et 90.
13:34Cette zone-là,
13:35c'est la zone qu'on avait atteint
13:36post-dissolution
13:37de l'Assemblée nationale
13:38en 2024.
13:39Donc c'est une zone
13:40qui n'est pas confortable
13:41pour les investisseurs.
13:42Les 100 points de base
13:43qui sont un peu le marqueur
13:44un peu au-dessus de nos têtes
13:45et pas très loin
13:46et ça je pense que
13:47sur le CAC 40
13:48ça joue aussi,
13:49on a vu de l'art qu'à l'époque
13:50quand l'Assemblée
13:51avait été dissoute,
13:52le CAC 40 avait sous-performé
13:53pendant plusieurs mois
13:54par rapport au DAX,
13:55semi-italien ou autre.
13:56Et la semaine dernière,
13:56des banques ont perdu 4-5%
13:58à l'espace d'une séance jeudi.
13:59Donc il y a à nouveau
14:00un risque France
14:00qui est revenu sur les marchés.
14:01Le risque France
14:02qui est un petit peu
14:02et après plus globalement
14:03à l'échelle européenne quand même,
14:04le niveau des taux,
14:05vu que les taux américains
14:06sont assez tendus,
14:06les taux au Japon sont assez tendus,
14:08le fait de taux élevé
14:08est aussi un phénomène
14:09quand même assez propre
14:10aux pays occidentaux,
14:12aux pays développés
14:12et ça c'est un sujet
14:13même presque à l'échelle européenne désormais.
14:15Et tout ça bien sûr
14:16ça pousse à la diversification
14:19encore et toujours
14:21avec leur closier
14:22bien sûr qu'il reviendra
14:23sur cette décision
14:24de vendredi soir
14:25de Fitch
14:25de laisser la note inchangée.
14:27Comment vous la qualifiez
14:28cette note
14:29chez l'ombard d'IIM
14:30Florian Yelpo ?
14:31La perspective est restée à stable,
14:32elle n'a pas été abaissée
14:33à un négatif.
14:34C'est peut-être mieux qu'attendu,
14:36simplement le grand juge de paix
14:38sera probablement
14:38interviendra plutôt
14:39l'an prochain
14:39avec les élections présidentielles.
14:41On n'en est pas là
14:41pour le moment
14:42parce que l'idée
14:43c'est de repousser plutôt
14:44une potentielle variation de notes
14:47quand on aura encore une fois
14:48un peu plus de visibilité.
14:49Aujourd'hui on est un peu
14:50en manque de visibilité
14:51et du côté politique
14:52et du côté politique monétaire
14:53comme vous mentionnez
14:54en début d'émission.
14:56Cette incertitude-là
14:57aujourd'hui
14:57elle peut justement
14:59amener à repousser
14:59certaines de ces grandes décisions.
15:01Et le marché obligataire
15:02ce matin est également
15:03drivé par les prix de l'énergie.
15:0469 euros le mégawatt-heure
15:06pour le gaz européen.
15:09Alexandre Baradez,
15:10le pétrole qui prend
15:10un peu plus de 2%.
15:11Donald Trump
15:12qui menace à nouveau
15:14d'anéantir l'île de Cargue.
15:16Bon, 2%,
15:16j'ai envie de dire
15:17ça va.
15:18C'est vrai que le marché
15:19quand même reste
15:20beaucoup plus calme
15:21qu'auparavant.
15:22Oui, c'est vrai
15:22qu'on n'est pas
15:23sur le niveau
15:23de tension de l'énergie
15:24qu'on avait au début
15:25de la guerre en Iran
15:26au-delà de 100 dollars
15:26donc on n'est plus
15:27dans ces zones-là.
15:27Mais on se souvient
15:28que le pétrole
15:28avait fait
15:29complètement marche arrière
15:30quand il y avait
15:31ce MOU
15:32donc ce mémorandum
15:34entre les Etats-Unis
15:35et l'Iran.
15:36On s'était pas mal détendu
15:37mais on était revenu
15:37au niveau pré-gare en Iran
15:39et depuis
15:39on est quand même reparti
15:40à la hausse.
15:40Donc on est sur un niveau
15:41qui est suffisamment fort
15:43pour entretenir l'inflation
15:45aux Etats-Unis
15:45et en Europe
15:46et vous l'avez dit
15:46ça influence aussi
15:47un peu les cours du gaz
15:48et on voit d'ailleurs
15:50effectivement vous l'avez dit
15:51la BCE va augmenter
15:51va relever ses taux
15:52moi je suis quand même
15:53un peu plus inconfortable
15:54avec la hausse de taux
15:55de la BCE
15:55qu'avec une éventuelle
15:56hausse de taux
15:57de la Fed
15:57parce qu'effectivement
15:58la croissance quand même
15:59européenne est plus faible
16:00qu'aux Etats-Unis
16:01et c'est vrai qu'on a l'impression
16:02qu'on va répondre
16:03à une inflation
16:05qui arrive surtout
16:05par l'énergie
16:06en zone euro
16:07par une hausse de taux
16:08alors qu'aux Etats-Unis
16:09comme on l'a dit
16:09il y a aussi une croissance
16:10assez soutenue
16:11qui fait qu'il y a de l'inflation
16:12en Europe
16:12c'est quand même moins le cas
16:13donc attention
16:14à ce que la BCE
16:14on va aussi peut-être
16:15faire une hausse de taux
16:16peut-être un peu doviche
16:17quand même
16:17c'est-à-dire si elle relève ses taux
16:18qu'elle envoie un message derrière
16:19de on n'ira pas non plus
16:21à une fréquence régulière
16:22d'hausse de taux
16:22parce que ça
16:23ça pourrait casser la confiance
16:24sur la croissance européenne
16:25dans les mois qui viennent
16:26et on aura bien sûr
16:27largement l'occasion
16:28dans ces prochains jours
16:29dans ces prochaines émissions
16:30de revenir donc sur la BCE
16:31puisque ça sera le jeudi 10 septembre
16:34merci beaucoup
16:35à tous les deux
16:36de nous avoir accompagnés
16:36en plateau
16:37Alexandre Baradez
16:38chef analyste d'IG
16:39et Florian Yelpo
16:40en charge de la macroéconomie
16:41chez Lombardier IEM
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