00:00Déjà, on était dans un paradigme très particulier, celui de la loi de 2004,
00:03et donc ensuite dans l'espace très circonscrit de l'école,
00:08maintenant qu'on parle de l'espace public en général,
00:09le problème c'est que déjà on revient clairement...
00:12Mais c'est là que vous dites que seule la Constitution rendrait le truc applicable,
00:15mais que ça serait pour vous une folie.
00:17Aujourd'hui c'est totalement inapplicable,
00:19c'est-à-dire qu'aujourd'hui on a l'article 10 de la DDHC,
00:21on a l'article 1er de la Constitution en réalité qui garantit que ce soit...
00:24La DDHC c'est la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
00:26Voilà, qui fait partie du bloc de constitutionnalité.
00:28C'est-à-dire que eux, tout simplement, ils ont dit on arrive,
00:31on fait une révision constitutionnelle, tout ça, éventuellement, ça part.
00:35Hierarchie des normes, etc., toutes nos protections.
00:37Maintenant, le problème c'est que le Conseil constitutionnel,
00:40si d'ailleurs ils se permettent de le garder,
00:41parce qu'on critique le gouvernement des juges, les juges rouges, etc.
00:45Est-ce que vous envisagez de supprimer ?
00:46Pardon, mais comme c'est ce que vous êtes en train de suggérer,
00:48vous envisagez de supprimer le Conseil constitutionnel ?
00:50Ça c'est le délire de l'extrême gauche de croire qu'on va supprimer le Conseil constitutionnel.
00:52D'ailleurs, sur la loi de 2010, la polyme de Malheur a catardisé
00:55la dissimulation du visage dans l'espace public.
00:57Il y avait eu le même débat, et ces articles que vous évoquez, monsieur,
01:00au lieu de parler de lois fascistes quand elles sont adoptées par le peuple,
01:03à moins que vous estimez que le peuple est fasciste,
01:04par référendum, même si vous avez préalable de ne plus être consulté,
01:07comme nous depuis 2005, le dernier référendum.
01:09Je suis désolé.
01:10Que vous dites qu'il y a un débat sur la proportionnalité
01:12qui aura lieu à la Cour européenne des droits de l'homme,
01:14et bien nous l'aurons ce débat.
01:16Vous confondez tout ?
01:17Non, je ne confonds pas tout.
01:19À l'époque, cette volonté de préserver l'ordre public,
01:22elle est prévue.
01:22La liberté religieuse n'est pas absolue, monsieur, dans notre pays.
01:25Et la Déclaration des droits de l'homme, comme vous évoquez,
01:27ou la Cour européenne des droits de l'homme,
01:29juge cette liberté absolue et religieuse
01:31qui peut être contrecarrée, limitée par des impératifs d'ordre public.
01:33C'est vrai ou ce n'est pas vrai ?
01:34D'accord.
01:34Donc le débat se porte bien sur la proportionnalité.
01:36Je voudrais que c'est ni mal qu'il se réponde.
01:41Mais si on en revient au juridique,
01:43qui est ma spécialité,
01:44c'est-à-dire qu'en 2010,
01:46le Conseil constitutionnel a validé la loi sur la dissimulation dans l'espace public,
01:51mais en réalité, pour des raisons strictement d'ordre public,
01:54donc de sécurité publique.
01:55Et d'ailleurs, il y a eu une réserve d'interprétation
01:57pour qu'on puisse continuer à se dissimuler dans les espaces religieux
02:03ouverts au public.
02:04Donc c'est une réserve d'interprétation.
02:05Pourquoi ? Parce qu'il faut protéger ces amis,
02:07ce n'est pas un impératif d'ordre public pour vous.
02:08Ah bah écoutez, ça c'est votre vision de l'ordre public.
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