- il y a 5 semaines
Mercredi 2 septembre 2026, retrouvez Bruno Mégarbane (Chef du service de réanimation, Hôpital Lariboisière), Robin Ehl (Chargé de plaidoyer, Oxfam France), Hervé Bonnaud (Président, Nex&Com;) et Maxime Claval (CEO, Enercool) dans SANTÉ FUTURE, une émission présentée par Alix Nguyen.
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00:08Bonjour à tous et à tous, ravie de vous retrouver pour cette troisième saison de Santé Futur.
00:13Votre rendez-vous dédié à l'innovation et à l'avenir de la santé.
00:17Salut Hervé, ravi de te retrouver également.
00:20Et pour démarrer cette saison, retour sur un phénomène qui s'est imposé à nous, la canicule.
00:25Cet été, la France a connu des épisodes de chaleur à répétition, avec des 40 degrés devenus presque familiers.
00:31Alors que les températures commencent à redescendre, une question demeure.
00:35Et si le vrai sujet n'était plus de savoir comment traverser la canicule, mais comment apprendre à vivre avec
00:41la chaleur ?
00:42La chaleur peut aggraver des pathologies, provoquer des hospitalisations et même entraîner des décès.
00:48Alors un phénomène qui met aussi notre système de santé sous tension.
00:53Sommes-nous réellement prêts à faire face à des épisodes qui tentent à devenir plus fréquents et plus intenses ?
00:58Et dans quelle mesure devons-nous désormais penser la chaleur comme un risque sanitaire structurel ?
01:04Pour en parler, deux regards complémentaires.
01:07Celui de Bruno Mégarban, chef du service de réanimation à l'hôpital Lariboisière.
01:12Et celui de Robin L, chargé de plaidoyer pour Oxfam France.
01:17Dans sa chronique, Hervé Bonneau reviendra sur les fragilités d'un hôpital déjà sous tension.
01:22Enfin, nous découvrirons une solution pour adapter les bâtiments à ces nouvelles conditions climatiques.
01:28Notre pépite santé du jour, c'est Enercool.
01:31Une entreprise qui développe une peinture de toit capable de faire baisser la température des bâtiments.
01:37Bienvenue dans Santé Futur.
01:42Messieurs, bonjour à tous les deux.
01:44Bienvenue.
01:45Bruno Mégarban, comment savez-vous que se passe-t-il dans notre organisme lorsqu'il est exposé à de très
01:50fortes chaleurs ?
01:51Alors, lorsque la température extérieure est supérieure à 37 degrés, le corps doit faire des efforts pour maintenir sa température
02:00constante, pour rester en vie.
02:02Et pour cela, il doit se débarrasser de l'excès de chaleur, essentiellement par la sudation.
02:08Et donc, effectivement, c'est le seul moyen qu'il possède pour éliminer cet excès de chaleur et donc pouvoir
02:18s'adapter à la température extérieure.
02:20Et plus la température extérieure est élevée, et plus il doit faire un effort important.
02:25Et donc, évidemment, pour pouvoir suer, il faut être bien hydraté, puisque vous allez perdre de l'eau, des sels
02:32minéraux, mais également l'excès de chaleur.
02:35On pense spontanément aux personnes âgées, aux personnes fragiles, mais est-ce que tout le monde est à risque ?
02:40Tout le monde est à risque de faire ce qu'on appelle une insolation, voire plus grave, un coup de
02:45chaleur.
02:46Mais évidemment, les personnes qui ont du mal à adapter leur comportement, leur activité, leur mode de vie à la
02:54température extérieure sont plus à risque.
02:56C'est-à-dire les personnes les plus âgées, qui sont peu mobiles, qui habitent dans des logements au dernier
03:01étage, qui ne sont pas adaptées à la température,
03:03mais également les petits-enfants qui ne vont pas nécessairement s'adapter de façon correcte à cette chaleur.
03:10Par ailleurs, un certain nombre de comorbidités cardiovasculaires, rénales, respiratoires, psychiatriques,
03:18la prise d'un certain nombre de médicaments, des antidépresseurs, des neuroleptiques, des antiparkinsoniens, des diurétiques pour le cœur,
03:26exposent aussi à cette difficulté d'adaptation et donc, évidemment, constituent des facteurs de risque de développer un coup de
03:33chaleur.
03:34Et ça peut aussi développer ou aggraver plutôt des pathologies existantes ?
03:39Oui, tout à fait. C'est-à-dire qu'en fait, les fonctions physiologiques du cœur, du rein, du poumon
03:45doivent s'adapter à la température extérieure.
03:49Et si vous avez une maladie sous-jacente qui fait que vos capacités physiologiques ne sont pas optimales,
03:56eh bien, au moment de cet effort d'adaptation, vous allez aggraver votre pathologie.
04:02Vous pouvez développer une insuffisance cardiaque, une difficulté respiratoire, une déshydratation avec une insuffisance rénale, etc.
04:08Et donc, aggraver votre maladie de fond.
04:10D'ailleurs, le risque de décès au cours de la canicule survient dans le cadre d'une hyperthermie et d
04:16'une défaillance multiple d'organes.
04:19Robin, elle, chez Oxfam, vous parlez d'une véritable bombe sanitaire liée au changement climatique.
04:25Pourquoi cette expression ?
04:27Parce qu'en fait, on a vu cet été et on l'a déjà vu aussi les années précédentes que
04:32la chaleur en France tue.
04:34En fait, nous, on a chiffré vraiment l'impact des canicules, des vagues de chaleur sur la mortalité.
04:40Et le bilan, malheureusement, c'est que chaque année, désormais, la chaleur tue 5400 personnes par an.
04:48Et cet été, malheureusement, le bilan va être probablement encore plus élevé parce qu'il y avait eu plusieurs canicules
04:55à répétition.
04:57Rien qu'à Paris, par exemple, la température a dépassé 10 fois plus le seuil des 35 degrés par rapport
05:03aux années 2000.
05:04Et donc, là, on a un vrai problème de santé publique.
05:08Nos bâtiments, vous le disiez à l'instant, ne sont pas adaptés à cette température.
05:12Les logements, les écoles, mais aussi les hôpitaux.
05:15Et nous, chez Oxfam, en fait, le problème derrière, c'est aussi que des personnes qui sont déjà les plus
05:22vulnérables,
05:23qui sont déjà dans des situations de précarité, de pauvreté, en fait, ces personnes-là sont à la fois plus
05:28exposées à la chaleur,
05:29tout en ayant moins de moyens pour s'adapter.
05:33Parce que, typiquement, quand on vit dans un logement mal isolé,
05:37on a plus tendance à être plutôt dans des conditions de précarité.
05:42Et derrière, on a moins de moyens, par exemple, pour protéger les fenêtres de la chaleur ou autre.
05:51Est-ce que vous faites le même constat ?
05:54Est-ce que, de votre point de vue, et en tout cas, au sein de votre service de réanimation,
06:00on n'est pas tous égaux ?
06:02Enfin, ça creuse les inégalités, plutôt ?
06:04Oui, tout à fait.
06:04C'est exactement le même constat, effectivement.
06:06Avec le réchauffement climatique, malheureusement, il faut s'attendre à un nombre important de décès chaque été,
06:12comme d'ailleurs nous l'avons l'hiver avec les infections respiratoires.
06:16D'ailleurs, cette année, la surmortalité a été déjà chiffrée pour le moment de l'ordre de 5 700 décès.
06:22Alors, on est loin des 15 000 morts de 2003, avec la canicule historique d'août 2003,
06:28parce que quand même, il y a eu un certain nombre de mesures de prévention qui ont été mises en
06:32place,
06:32mais on voit qu'il y a malheureusement une mortalité qui, dans les conditions actuelles de vie en France,
06:39souvent dans des conditions inadaptées, semble incompressible.
06:42Mais effectivement, les personnes les plus exposées sont les personnes âgées qui vivent seules,
06:48les personnes démunies, les SDF, les personnes qui ont des comorbidités.
06:55D'ailleurs, pour cela, des plans du ministère de la Santé et de la Direction générale de la Santé,
07:03type ORSEC ou ORSAN, ont pour but, justement, de renforcer la vigilance.
07:10Chacun d'entre nous doit s'inquiéter de ses proches qui sont âgés et qui vivent seuls,
07:19mais il est également nécessaire pour l'État et les mairies, bien sûr,
07:25de créer des registres et d'aller vers ces personnes-là et, quand c'est possible,
07:31de les déplacer vers des lieux plus rafraîchis.
07:33Alors, la création de pièces rafraîchies dans les EHPAD a permis, justement,
07:39de diminuer la mortalité dans ces établissements, mortalité qui était extrêmement élevée au cours de 2003.
07:47Mais il reste des personnes âgées, isolées, seules, coupées du monde,
07:51souvent désocialisées, dont personne ne se préoccupe.
07:53Et ces personnes ont constitué la majorité des décès cette année.
07:57Et justement, vous disiez que c'est quand même incomparable avec 2003.
08:01Quelle leçon on a tiré ?
08:02Qu'est-ce que vous vous observez, vous, qui étiez là en 2003 et là cet été ?
08:06Alors, tout d'abord, on va dire, le système de santé, le système sociopolitique,
08:13a compris les conséquences d'une canicule potentielle.
08:18En 2003, même nous, médecins, nous n'avions jamais rencontré de coups de chaleur
08:23si on n'avait exercé qu'en France métropolitaine.
08:27C'était une pathologie rare qui figurait au dernier chapitre des livres,
08:31dont personne ne connaissait.
08:32Donc, nous avons découvert cette pathologie.
08:35Donc, nous savons mieux la traiter.
08:36Nous savons mieux la prévenir également,
08:39car beaucoup de cas se sont passés au sein même de l'hôpital,
08:43où, on va dire, il y avait des verrières,
08:45il y avait des lieux sans fontaine d'eau,
08:49sans rafraîchissement ou climatisation.
08:52Et donc, même des personnes qui étaient hospitalises pour d'autres pathologies
08:55sont malheureusement décédées de coups de chaleur.
08:58Par ailleurs, l'effort essentiel a porté sur la prévention en communauté.
09:03Et donc, c'est la création des salles rafraîchies
09:08de façon obligatoire dans chaque EHPAD,
09:10mais également des registres auprès des mairies
09:13où les autorités ont pu identifier les personnes les plus à risque
09:20et, bien sûr, leur passer des appels téléphoniques
09:24pour connaître leur état,
09:26voire envoyer chez elles du personnel.
09:29Plus de prévention.
09:30Exactement.
09:30Ce sont ces moyens de prévention
09:33qui ont permis de réduire la mortalité observée,
09:36alors même que la canicule, cette année,
09:37était plus dure en termes d'intensité et de durée
09:40que celle de 2003.
09:42Mais on peut faire encore mieux.
09:43C'est d'ailleurs peut-être la source d'un débat.
09:46Et vous le disiez aussi en préparant cette émission,
09:47la difficulté ne concerne pas seulement les bâtiments.
09:50L'été, c'est aussi la période où, très normalement,
09:53le personnel soignant prend ses congés.
09:56Tout à fait.
09:57Alors que les besoins peuvent augmenter,
09:58est-ce que les hôpitaux doivent désormais intégrer les canicules
10:02dans l'organisation estivale ?
10:04C'est une des problématiques du fonctionnement actuel
10:06de l'hôpital public en France.
10:08C'est que nous travaillons canicules ou périodes hivernales
10:12avec épidémie grippale,
10:15avec le même nombre de lits et le même nombre de personnel.
10:19En fait, en situation normale de fonctionnement
10:22et en situation de tension, on a les mêmes moyens.
10:25C'est un peu idiot, on va dire.
10:27Dans n'importe quelle entreprise,
10:29lorsqu'il y a une période de vente plus importante,
10:33le personnel est renforcé.
10:35Ce qui n'est pas le cas ici,
10:36parce que l'hôpital public, comme vous le savez,
10:38est largement déficitaire et n'a pas les moyens.
10:40Et par ailleurs, depuis plusieurs années,
10:42une politique de réduction du nombre de lits
10:44a été malheureusement appliquée,
10:47avec des conséquences assez dramatiques.
10:49Donc oui, nous connaissons des périodes de tension.
10:52Celles-ci sont encore plus importantes l'été,
10:55en raison, comme vous le dites,
10:56des vacances du personnel soignant.
10:59Et donc désormais, ce sont deux périodes,
11:02avec l'hiver et les infections respiratoires,
11:05et l'été avec les canicules,
11:07deux périodes critiques,
11:09pour lesquelles l'hôpital doit s'organiser en avance.
11:12Vous voyez, par exemple, cette année,
11:15certes, nous avons reçu des appareils mobiles de climatisation,
11:19mais malheureusement, nous les avons reçus
11:20après la canicule de fin juin,
11:22ce qui est quand même, on va dire, regrettable.
11:25Tout ça aurait pu être anticipé.
11:27Oui, l'hiver dernier.
11:29Et donner des moyens de travail
11:32bien plus favorables au personnel,
11:34si ces appareils nous étaient arrivés au mois de mai.
11:38Romarelle, vous rejoignez le docteur Megarban.
11:41Le sujet, c'est désormais celui de l'adaptation globale
11:45de notre système de santé au changement climatique.
11:47Oui, je pense qu'il faut insister vraiment sur deux points.
11:49En fait, on a, d'une part, une augmentation des risques
11:52à cause des canicules plus fréquentes et plus intenses.
11:55Mais, dans le même temps,
11:57on voit quand même aussi une diminution de certains moyens.
12:00Vous l'aviez évoqué à l'instant,
12:01en fait, on a une diminution des lits d'hôpital.
12:04Et on peut observer, et nous, on l'a chiffré,
12:06que depuis 2000,
12:07un quart des lits d'hôpital en France ont été supprimés.
12:10En quart. C'est énorme.
12:11En fait, derrière, quand on a des canicules
12:14toujours plus longues,
12:15comme on l'a eu malheureusement cet été,
12:17en fait, derrière, bien sûr que le système hospitalier
12:20est sous tension.
12:21Et bien sûr que ça a des impacts aussi
12:23sur la prise en charge des patients et des patientes.
12:26Et c'est là où, nous,
12:28on vraisse aussi,
12:29parce qu'on voit aussi que l'impact
12:31de la chaleur sur la population,
12:33il est vraiment très inégal.
12:35On vient de parler des personnes âgées,
12:37et bien sûr que les personnes âgées,
12:39malheureusement, sont très vulnérables à la chaleur.
12:41Mais elles ne sont pas les seules.
12:42Il y a aussi des impacts très différenciés
12:44en fonction du genre de la personne.
12:46Les femmes sont plus vulnérables à la chaleur
12:48que les hommes.
12:49Par exemple,
12:51quand une femme fait un infarctus du myocarde,
12:55elle est susceptible de mourir,
12:58elle a deux fois plus de risque,
13:00par exemple,
13:00de mourir de cet infarctus du myocarde
13:02qu'un homme.
13:03Or, la chaleur augmente le risque d'infarctus.
13:06Donc, on sait qu'en fait,
13:07derrière,
13:08si on est plus exposé à la chaleur,
13:10les femmes ont des conséquences
13:11sur la mortalité plus importante
13:13que les hommes.
13:14Et ça se voit aussi
13:15au niveau de la mortalité
13:16dans les départements.
13:17Les départements les plus pauvres
13:19sont les plus impactés
13:20par la chaleur.
13:22Quand on regarde la mortalité,
13:23nous, en 2025,
13:24par exemple,
13:25on l'a chiffré.
13:26Dans les 10 départements
13:27les plus pauvres,
13:28la mortalité liée à la chaleur
13:30était 31% plus élevée
13:31par rapport aux 10 départements
13:33les plus riches
13:33en France métropolitaine.
13:35En fait, derrière,
13:37nous, on appelle vraiment
13:37à renforcer la prévention
13:39et surtout à éviter des reculs
13:41parce que ce qu'on voit
13:43malheureusement aujourd'hui,
13:44c'est que des suspensions,
13:45la rénovation des logements
13:46sont diminuées.
13:48Oui, ça ne nous concerne.
13:49Évidemment pas que les hôpitaux,
13:51mais aussi les logements,
13:52les lieux de travail,
13:53les écoles,
13:53les espaces publics.
13:55D'ailleurs,
13:56vous proposez d'interdire
13:57dès 2027
13:57la location de logements
13:59dépourvus de volets
14:00ou de brasseurs d'air.
14:02Donc, l'adaptation à la chaleur,
14:03ça doit désormais pour vous
14:04devenir une obligation
14:05au même titre
14:05que l'isolation thermique ?
14:07C'est ça,
14:07parce qu'en fait,
14:08quand on parle de la santé,
14:09bien sûr,
14:09on parle d'abord des hôpitaux,
14:11on parle d'abord
14:12des cabinets médicaux,
14:13mais la prévention,
14:14ça concerne tout le quotidien,
14:17dont aussi les conditions
14:19de logement.
14:20Donc, il faut s'assurer
14:21qu'on ait les moyens
14:22pour se protéger
14:23de la chaleur.
14:24Et les moyens
14:25les plus simples,
14:26plus basiques,
14:27sont l'installation
14:28des volets,
14:29l'installation
14:29des brasseurs d'air
14:30et donc des vendulateurs,
14:32éventuellement.
14:33Donc, pour nous,
14:34ça, c'est une première étape
14:35à mettre en œuvre
14:35en urgence,
14:36en plus, bien sûr,
14:37de tous les investissements
14:39dans la rénovation
14:40des logements,
14:40mais on parle aussi
14:41des bâtiments publics
14:42comme des écoles,
14:43par exemple.
14:44Docteur Megarven,
14:45je rebondis juste
14:45sur ce que vous revendisez,
14:46les femmes sont plus à risque ?
14:48Alors, je n'ai pas fait
14:49d'études particulières
14:50liées à, on va dire,
14:51au foie de chaleur.
14:52Vous constatez
14:52à votre échelle ?
14:53Malgré tout, on va dire,
14:55parmi les personnes
14:56de plus de 85 ans,
14:57il y a plus de femmes.
14:58Donc, de fait,
14:59effectivement,
14:59si on regarde
15:00les personnes
15:00qui vont être plus hospitalisées,
15:02qui vont plus décéder,
15:03il y a plus de femmes.
15:04Malgré tout,
15:05globalement, quand même,
15:06à comorbidité identique,
15:08malheureusement pour nous,
15:09l'homme est beaucoup plus fragile
15:10que la femme.
15:11Parce que, généralement,
15:12il a plus de morbidité
15:14cardiovasculaire,
15:15respiratoire et rénale
15:16que les femmes.
15:18Robin Aelle,
15:19Oxfam estime
15:20que la France
15:21devrait investir
15:22plusieurs centaines
15:23de millions d'euros par an
15:23dans l'adaptation
15:24du secteur de santé.
15:26Est-ce que ces investissements
15:27sont finalement
15:28plus raisonnables
15:29que de continuer
15:30à absorber
15:31les conséquences
15:31de la chaleur ?
15:32Complètement.
15:33Nous, en fait,
15:34on réutilise,
15:37entre guillemets,
15:38aussi une étude
15:38de la Commission européenne
15:39qui, elle,
15:40estime que la France
15:41devrait investir
15:42chaque année
15:43850 millions d'euros
15:45dans l'adaptation
15:46de la santé.
15:47Donc, ça concerne
15:47les hôpitaux,
15:48ça concerne les logements,
15:49mais ça concerne aussi
15:50les lieux de travail
15:52pour protéger
15:52les travailleurs
15:53et les travailleuses
15:53de la santé.
15:55Et nous,
15:56on estime, bien sûr,
15:56que c'est utile
15:57de mettre cet agent-là
15:59dans le système de santé,
16:00dans vraiment la prévention,
16:01parce que derrière,
16:02qu'est-ce qu'on en fait ?
16:03En fait,
16:03on évite des maladies,
16:05on évite aussi des décès.
16:07Et bien sûr
16:08que le coût
16:08de ces maladies
16:09est extrêmement important.
16:11Il est important
16:12sur un plan social
16:13pour les personnes concernées,
16:15mais même,
16:15on peut le chiffrer
16:16comme impact
16:17sur la productivité
16:19au travail,
16:20comme impact
16:20vraiment sur
16:21l'ensemble
16:21de la société.
16:22Et bien sûr
16:23que ces investissements-là
16:24sont utiles
16:25pour les finances publiques
16:26en fin de compte.
16:27Merci, messieurs.
16:28Restez avec nous.
16:30On passe tout de suite
16:30à la chronique d'Hervé.
16:35Et c'est le grand retour
16:37de la chronique d'Hervé.
16:38Et Hervé,
16:39de ton point de vue,
16:40la chaleur met l'hôpital français
16:41à rude épreuve.
16:43Oui,
16:43il y a des coups de chauffe
16:44prévisibles
16:45dans différents secteurs
16:46à l'hôpital
16:46et on va en parler.
16:48En fait,
16:48ce qui pourrait presque être drôle,
16:50autant en rire,
16:50c'est que la France découvre
16:52un phénomène,
16:53il fait de plus en plus chaud
16:54et il va faire
16:55de plus en plus chaud.
16:56Je ne suis pas climato-sceptique,
16:57c'est prévu,
16:58hélas.
16:59Et il ne faudrait pas
17:00que la PHP fasse
17:01comme la SNCF
17:02qui découvre tous les hivers
17:03qu'il y a de la neige
17:04sur les rails des TGV.
17:05C'est prévu, hélas.
17:07Donc, il faut s'adapter.
17:08Alors, face à la canicule,
17:09on en a un peu parlé,
17:10on a un gouvernement
17:11qui a eu l'idée de génétique.
17:12Il faut livrer
17:14des climatiseurs
17:15pour les hôpitaux
17:16et voilà.
17:17Donc,
17:18l'idée géniale
17:19était de commander
17:19en urgence
17:2030 000 climatiseurs
17:22pour équiper les hôpitaux.
17:23Il y avait un petit vice,
17:24vous n'avez pas parlé,
17:26a dit, je vais
17:28climatiser les hôpitaux
17:29et il a laissé
17:30au centre hospitalier
17:31exsangue financièrement
17:33le soin
17:34de régler la facture.
17:35Ce qui a quand même
17:36un tout petit peu
17:36limité l'affaire.
17:38Donc, il fallait
17:39que les hôpitaux
17:39attendent sagement
17:40un remboursement hypothétique
17:41puisque la dette
17:42s'oppose un peu
17:44au remboursement
17:45de ses frais.
17:45Donc, on va dire
17:46que c'était amusant.
17:47Pour rester dans le côté
17:49drôle, si on veut,
17:50vous savez que le jour même
17:52où les 300 premiers
17:53climatiseurs
17:54ont été livrés
17:54à l'HEGP,
17:55il y en a quand même
17:5550 qui ont été volés
17:57le premier jour.
17:58C'est quand même
17:58formidable de se dire
17:59que les voleurs,
18:00même pendant la quinnicule,
18:01ne manquent pas d'air.
18:03Et pendant que Paris
18:04comptait ses ventilateurs
18:05disparus,
18:05la France comptait ses morts.
18:07Oui, vous savez tous
18:08que Santé publique France
18:09a dit qu'en une semaine,
18:10on a eu 2000 morts de plus,
18:1130% de plus en 7 jours.
18:13C'est quand même
18:14catastrophique.
18:14Et ce qui est intéressant,
18:16on va dire,
18:16d'un point de vue sociologique,
18:17c'est de se dire
18:18où est-ce qu'il y a eu lieu
18:18cette hécatombe ?
18:19Pas spécialement à l'hôpital.
18:21En fait,
18:22à domicile,
18:23vous l'avez évoqué,
18:24en fait,
18:24il n'y a plus de place
18:24à l'hôpital.
18:25On a fermé des lits,
18:26on en ferme,
18:27et on va peut-être
18:27continuer à en fermer
18:28pour des raisons mystérieuses,
18:29parce qu'on a de plus en plus
18:30de sujets âgés.
18:31Et on a fermé
18:3346 000 lits en 5 ans,
18:34et en plus,
18:35un lit sur 5 actuel
18:37reste fermé.
18:38Et pourquoi il reste fermé ?
18:39Pour les problèmes de personnel.
18:40Et c'est là où il y a
18:41une vraie bombe à retardement.
18:44C'est...
18:45Comment faire ?
18:46Donc nos hôpitaux
18:47ne tiennent debout
18:48que grâce à la dévotion
18:49de certains.
18:49Ah, c'est clair.
18:50Là, on pourrait faire
18:51un débat entier là-dessus.
18:52Je vous prévois
18:53trois départs de feu
18:54pour rester dans le thème.
18:56On peut parler des PADU,
18:57les praticiens à diplôme
18:58hors Union européenne.
19:0019 000,
19:00ce sont des braves gens
19:01qui font tourner les hôpitaux
19:02avec un statut précaire
19:04et payer moitié prix
19:05d'un PH.
19:06Bon, on ne peut en discuter.
19:08Ce n'est pas forcément terrible.
19:10Il y a un syndicat
19:10qui parle de honte républicaine.
19:12Donc c'est quand même
19:13assez chaud comme phrase.
19:14On pourrait parler
19:15des internes en médecine.
19:16Ils ont quand même 30 000.
19:17C'est un peu eux
19:17qui font tourner les hôpitaux aussi.
19:19Leur temps légal de travail
19:21est de 48 heures.
19:22Tu ne vois pas ça curieux ?
19:22Pourquoi 35 heures
19:23devant tout le monde
19:24et 48 plus eux
19:25sans les gardes ?
19:26Ce qui fait qu'un interne
19:27fait 60, 70, 80 heures
19:29par semaine.
19:30D'ailleurs, la jeune génération
19:30d'interne commence à râler
19:32et ils ont peut-être raison.
19:33Parce que tout ça
19:33pour gagner le SMIC
19:34en première année.
19:35Pas non plus terrible,
19:36pas de plus d'ici.
19:37Mais le pendant derrière,
19:39c'est qu'il y a un interne
19:40sur dix
19:40qui se suicide
19:41tous les 18 jours.
19:43On n'en parle pas assez.
19:44Et là aussi,
19:44l'intersyndical des internes
19:46parle de scandale sanitaire.
19:47Je trouve que le mot est faible.
19:49Et on pourrait aussi
19:50parler des infirmières,
19:52les formidables infirmières.
19:53400 000 qui font tourner
19:54les hôpitaux.
19:55Elles sont écrasées de boulot.
19:56On leur confie
19:57deux fois plus de patients
19:57que dans le reste
19:58de l'Union européenne
19:59pour un salaire
20:00qui est inférieur
20:00avec un statut
20:01qui n'est pas très reconnu.
20:03Franchement, c'est bien dommage.
20:05Et d'ailleurs,
20:05la moitié change de métier
20:06après dix ans d'exercice.
20:08Et le syndicat des infirmières
20:09parle de mépris scandaleux.
20:11Mauvais film que tu nous décris.
20:13Mauvais film.
20:13C'est vrai qu'on aurait pu
20:14parler d'urgence.
20:15Ça aurait été dans le thème.
20:17Je vous propose
20:17de tourner le remake
20:18de 37 de le matin.
20:19Vous vous souvenez,
20:20c'est un film qui a 40 ans.
20:21Bénex.
20:22On pourrait faire
20:2340 degrés 5 la nuit.
20:24Ça serait dans le thème.
20:26Sauf qu'ici,
20:27la folie n'est pas
20:28dans le personnage.
20:29Betty, si vous vous souvenez.
20:30Betty qui était amoureuse de Zorg.
20:31Donc vous reverrez.
20:32Je crois qu'on va tous
20:34et la folie,
20:35aujourd'hui,
20:35elle est dans le système
20:36tout entier.
20:37Merci Hervé.
20:38Tu as une petite question
20:39pour nos invités ?
20:40Question cinématographique.
20:42Non, je fais une question
20:43sur...
20:43Rapide, 50 secondes.
20:44Rapide.
20:45On a parlé des patients
20:46qui décédaient à l'hôpital.
20:48Les conditions de travail
20:49du personnel de santé à l'hôpital
20:50mais aussi souffrent de la chaleur.
20:52C'est terrible.
20:53Oui, comme d'ailleurs
20:53tous les autres travailleurs.
20:55Donc effectivement,
20:57malheureusement,
20:57on estime que la moitié
20:59des espaces
21:00qui accueillent
21:01des patients à risque,
21:04ne sont pas climatisées
21:05ou rafraîchies.
21:07Et donc,
21:07il y a encore
21:08un domaine important,
21:09on va dire,
21:10de progrès
21:10pour réduire les risques.
21:12Alors,
21:12je reviens juste
21:13sur votre chronique
21:13pour dire,
21:14effectivement,
21:15à la veille
21:16des élections présidentielles,
21:17il sera très important
21:18d'écouter
21:19les différents candidats
21:20sur les priorités
21:21en termes de santé publique.
21:23Effectivement,
21:24malheureusement,
21:25le budget de l'État
21:26est limité.
21:27Donc,
21:28si on ne veut pas
21:29augmenter les impôts
21:30de façon excessive,
21:31il faut savoir
21:32mettre l'argent
21:33dans les priorités
21:34du futur.
21:35Et ça,
21:35ce sera très important.
21:38Réduire
21:38les arrêts de travail
21:39excessifs,
21:41dérembourser
21:42un certain nombre
21:42de médicaments
21:43qui ne servent
21:43strictement à rien,
21:45limiter un certain
21:46nombre de dépenses
21:46inutiles.
21:47Par contre,
21:49on va dire,
21:50renforcer
21:50le personnel soignant
21:52comme vous l'avez dit
21:52et augmenter
21:53le nombre de lits,
21:55notamment
21:55dans les déserts médicaux.
21:57Merci beaucoup messieurs,
21:58je suis navrée,
21:58c'est déjà la fin.
22:00Merci Bruno Mégarban,
22:01chef du service
22:02de réanimation
22:03à l'hôpital Lariboisière.
22:04Merci à Robin L,
22:06chargé de plaidoyer
22:06pour Oxfam France.
22:08Merci Hervé.
22:10Et on passe tout de suite
22:11à la pépite santé.
22:15On vient de le voir
22:17adapter notre système
22:18de santé à la chaleur
22:20passe aussi
22:20par l'adaptation
22:21de nos bâtiments.
22:22Lorsqu'il fait
22:2235 à 40 degrés dehors,
22:24certains bâtiments
22:25deviennent de véritables
22:26pièges à chaleur.
22:27Alors comment les rafraîchir
22:28sans augmenter davantage
22:30le recours
22:31à la climatisation ?
22:32C'est justement
22:32ce que propose
22:33Enercool,
22:34une peinture appliquée
22:36sur les toitures
22:36pour limiter
22:37la surchauffe
22:38des bâtiments.
22:39Aujourd'hui,
22:40je reçois
22:40Maxime Claval,
22:41présidente d'Enercool.
22:43Maxime,
22:44bonjour et bienvenue
22:45dans Santé Futur.
22:46Vous avez créé
22:48Enercool en 2020
22:49avec une idée simple,
22:50empêcher la chaleur
22:51d'entrer par le toit.
22:53Concrètement,
22:54comment fonctionne
22:55votre solution ?
22:57On développe
22:58ce qu'on appelle
22:59des peintures réflectives.
23:00Ce sont des peintures
23:01qui ont des capacités
23:02de renvoyer la chaleur,
23:04précisément les infrarouges.
23:05Ce sont des peintures
23:06dans lesquelles on intègre
23:07des éléments,
23:09des aérogels de silice,
23:10différents pigments
23:11qui ont des capacités
23:12de renvoi des infrarouges
23:13et qui évitent
23:15la chaleur
23:15de rentrer dans les bâtiments
23:16et ainsi faire des économies
23:18sur la clim
23:18ou faire baisser
23:20tout simplement
23:20la température
23:21dans les bâtiments
23:22l'été.
23:23Votre peinture réfléchit
23:24jusqu'à 85%
23:26du rayonnement solaire.
23:27Vous annoncez
23:28jusqu'à 6 degrés de moins
23:30dans un bâtiment.
23:31Sur quel type
23:32de bâtiment
23:33et dans quelles conditions
23:34votre solution
23:35est-elle la plus efficace ?
23:38Là où on est
23:39le plus efficace,
23:39on est sur des bâtiments
23:40industriels,
23:41très souvent.
23:43donc des grandes toitures
23:44en tôle
23:45ou en bitume
23:47comme on peut le voir
23:47sur les photos,
23:48donc des toits noirs,
23:50assez peu isolés
23:52et après,
23:53on fait tout type
23:53de bâtiment,
23:54ça va dépendre
23:54des besoins
23:55mais là où il y a
23:56la plus grande efficacité,
23:58on va dire,
23:58ça va être sur les grandes surfaces
24:00qui sont finalement
24:01assez peu isolées
24:02et donc la chaleur
24:03rentre très facilement
24:04et donc nos peintures
24:05permettent d'éviter ça.
24:08Pour les bâtiments
24:09climatisés,
24:10l'enjeu est aussi
24:11énergétique,
24:12je l'ai évoqué,
24:13vous estimez pouvoir réduire
24:14de 30 à 40%
24:15l'énergie nécessaire
24:16à la production du froid,
24:18comment est-ce que
24:19vous obtenez ces économies
24:20exactement ?
24:21Comment est-ce que
24:21le processus se fait ?
24:25Le principe,
24:26c'est d'éviter
24:26que la chaleur
24:28ne rentre,
24:28une fois qu'elle est rentrée,
24:29qu'elle rentre un peu
24:30on va dire dans l'isolant,
24:32elle va se diffuser
24:33naturellement
24:34dans le bâtiment
24:35donc tout l'enjeu
24:36c'est d'éviter
24:36que le rayonnement solaire
24:38ne frappe la toiture
24:39et s'intègre
24:41donc c'est là où
24:41on a l'intérêt
24:42avec nos peintures,
24:43c'est le fait
24:44de renvoyer 85%
24:45du rayonnement solaire,
24:47on évite
24:48que la chaleur
24:49ne se crée,
24:50ne rentre dans le bâtiment
24:51et que du coup
24:52la clim soit nécessaire
24:53pour rafraîchir tout ça
24:54et donc effectivement
24:55c'est 30 à 40%
24:57d'économies sur la clim
24:58dans les bâtiments
24:59au dernier étage
25:00évidemment
25:01et c'est un temps
25:02de retour sur investissement
25:03qui est relativement court
25:04on parle de 3-4 ans
25:06donc l'investissement
25:07pour nos peintures
25:08est vite remboursé
25:09par les économies
25:10qui sont réalisées
25:11sur la clim
25:12Vous travaillez aussi bien
25:13avec des PME
25:14qu'avec de grandes entreprises
25:15ou des collectivités
25:16votre chiffre d'affaires
25:18a triplé en 2026
25:19logique
25:20la chaleur
25:21est en train
25:21de faire émerger
25:22un véritable marché
25:23de l'adaptation
25:24des bâtiments
25:26Oui
25:27on voit que ça se développe
25:29alors
25:31la chaleur
25:31on la subit tous
25:32donc c'est pas forcément
25:34une bonne nouvelle
25:35mais effectivement
25:35pour notre entreprise
25:36ça se développe
25:37c'est une bonne chose
25:39effectivement
25:39parce qu'on a tous envie
25:41de continuer à développer ça
25:43parce que c'est une solution
25:43qui va dans le bon sens
25:44et donc effectivement
25:46il y a de plus en plus
25:46de solutions
25:46qui vont dans le sens
25:48de l'adaptation
25:49des bâtiments
25:50et globalement
25:50de nos villes
25:51au changement climatique
25:52donc ça c'est sûr
25:53que c'est un développement
25:55qui est important
25:56ce qui est intéressant aussi
25:57c'est que notre solution
25:58elle permet
25:58on l'a dit
25:59de faire des économies de clim
26:00donc aussi des économies de CO2
26:01et donc de faire baisser
26:03nos émissions de CO2
26:04liées à la consommation de clim
26:05donc c'est un peu
26:06c'est un gagnant-gagnant
26:08dans le sens où
26:09on baisse les émissions de CO2
26:10et en plus
26:11on adapte nos bâtiments
26:12aux canicules
26:13Vous approchez aujourd'hui
26:14des 500 000 m²
26:16de toiture peinte
26:16à mesure que les canicules
26:18deviennent la norme
26:19jusqu'où on peut imaginer
26:20déployer ce type
26:22de solution rapidement ?
26:24On peut imaginer des choses
26:26bien plus importantes
26:27500 000 m²
26:28entre guillemets
26:28c'est assez petit
26:29à l'échelle de toute la surface
26:31des bâtiments
26:31qu'on peut avoir en France
26:34il n'y a rien qu'à regarder
26:35je ne sais pas
26:35sur une carte
26:36sur Google Maps
26:37ou autre chose
26:37les surfaces sont vraiment immenses
26:39donc il y a un potentiel énorme
26:41après c'est comme tout
26:42c'est des produits
26:43qui sont nouveaux
26:44qui demandent à être
26:47connus
26:47développés
26:47et ainsi de suite
26:48et puis ce n'est pas non plus
26:49une solution unique
26:49il faut le rappeler
26:50il y a plusieurs solutions
26:52et chaque solution
26:53est adaptée
26:53à chaque bâtiment
26:54nous on s'adapte très bien
26:55comme je le disais
26:56à des grands bâtiments industriels
26:57à des grandes surfaces
26:59et ainsi de suite
27:00il y a d'autres moments
27:02où on sera peut-être
27:03un peu moins adapté
27:03et ça c'est un travail
27:04à faire
27:05sur chaque type
27:06de bâtiment
27:07Merci beaucoup
27:08Merci Maxime Claval
27:10président d'Enercool
27:11c'était notre pépi de santé
27:12merci à Camille Rewal
27:14qui produit cette émission
27:15merci à vous
27:16de nous avoir suivis
27:17on se retrouve
27:18dans deux semaines
27:19pour un nouveau numéro
27:20de Santé Futur