- il y a 2 mois
Thelyson Orélien revient sur son premier roman, "C'était ça ou mourir", paru aux éditions Grasset. L'écrivain aborde l'histoire de Jonas, un migrant haïtien en route vers le Canada, et partage son propre parcours marqué par le séisme de 2010. Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-grand-portrait/le-grand-portrait-du-jeudi-03-septembre-2026-5280607
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00:00J'ai lu Télison Aurélien et vous allez le lire aussi parce que son texte est absolument magnifique.
00:06Un premier roman publié à Montréal en mars dernier qui se répand en ce moment même tout autour du monde.
00:12C'est l'histoire d'un chemin de croix parcouru dans le sang et dans les larmes par un haïtien
00:17qui fuit la violence des gangs
00:19et tente de traverser l'Amérique pour se réfugier au Canada.
00:23Télison Aurélien a vécu l'exil mais son livre fait surgir mille et un récits de migrants qui ne sont
00:29pas le sien
00:30comme si un chœur pléthorique surgissait par la voix de son narrateur,
00:35comme s'il avait écrit un roman « bigger than life », plus grand que la vie, plus grand que
00:41sa vie.
00:42Portrait numéro 173.
00:47Bonjour Télison Aurélien.
00:48Bonjour.
00:50Il est quelle heure à la maison ?
00:53Il est 3h du matin, c'est ça ?
00:55Oui, il faut enlever 6h.
00:57C'est ça, il est 3h du matin, comment ça va ?
00:59Ça va bien.
01:00L'arrivée à Paris, directement sortie de l'avion, directement à la grande librairie,
01:05tous les journalistes, tous les libraires, tous les salons du livre en France vous réclament.
01:09Oui, et puis avec l'annonce de la première sélection du Grand Cours, je pense que pour une journée...
01:17Ça faisait beaucoup.
01:18Ça faisait beaucoup.
01:19C'était ça où « Mourir » paraît aux éditions Grasset.
01:23Le roman est en cours de traduction dans 35 langues, tout autour du monde, 35 langues.
01:31C'est ce que je viens d'apprendre.
01:32Voilà, vous venez de l'apprendre.
01:34Il est même en cours de traduction en Corée, c'est pour dire.
01:37Et vous, quelle est la langue de votre enfance ?
01:42Bon, la langue de mon enfance, c'est...
01:45Moi, je me considère comme quelqu'un bilingue.
01:49Déjà, il y a la langue maternelle, le créole.
01:51Le créole.
01:51Le créole haïtien.
01:52On parlait le créole à la maison.
01:54Le créole, un peu aussi le français, parce qu'il y avait ce côté-là où ma mère, qui était
02:06mon institutrice, et mon père aussi, qui...
02:10C'est-à-dire, elle était institutrice et vous étiez son élève.
02:13Oui.
02:13Vous étiez dans sa classe.
02:14Et puis, voilà, c'est que la langue maternelle, oui, le créole haïtien, et puis, voilà, ensuite, le français, la
02:24langue de l'école.
02:25De votre enfance, il vous reste notamment la lecture quotidienne de la Bible.
02:30Qu'est-ce qu'on apprend quand on est un enfant et qu'on lit tous les jours la Bible
02:34?
02:35Bon, je pense qu'à part ce côté de la foi, les croyances et tout.
02:44Je pense qu'il y a aussi une forme de morale, aussi.
02:47Ah oui ?
02:47Une forme de morale, certaines valeurs, aussi, qui sont dispensées à l'enfance, voilà.
02:56Et parce que mon père, effectivement, étant donné qu'à part d'être comptable, il était aussi un théologien.
03:02Et il avait ce côté-là de nous faire un programme de lecture journalier de manière tout à fait quotidienne.
03:14Et voilà, comme ça, à la fin de l'année, on se retrouve à lire toute la Bible.
03:21Toute la Bible.
03:22Toute la Bible.
03:23Vous avez vu toute la Bible.
03:24Oui, oui.
03:25Oui, oui, vous avez lu toute la Bible.
03:27Est-ce que vous pourriez décrire la ville de votre jeunesse ?
03:30Bon, c'est une ville très ancrée dans l'histoire.
03:38Oui.
03:39L'histoire d'Haïti, c'est l'Aiguaïve.
03:42C'est la cité de l'indépendance.
03:46C'est une ville, c'est la ville de Jacques-Stéphane Alexis.
03:49Il y a ce côté littéraire, aussi.
03:54C'est une ville qui a donné plusieurs écrivains.
03:57Et il y a aussi, moi, c'est plutôt l'école et puis d'autres activités, plus ou moins parascolaires,
04:12que ce soit avec l'Alias française, les bibliothèques et tout.
04:17Moi, je me baignais là-dedans.
04:2112 janvier 2010, 17 heures, la terre a tremblé en Haïti et le lendemain.
04:27Et sous les décombres, les victimes se comptent par milliers.
04:30C'était la maison de mon père. Nous l'avons perdue. Ma mère était dessous.
04:35Oui, il y a quelqu'un là-dessous.
04:37Il y a encore des gens dans cette maison.
04:40Nous ne pouvons pas les aider. Nous n'avons pas de pelle pour les sortir de là.
04:44Les scènes comme celle-ci se multiplient dans la capitale haïtienne.
04:47Les blessés, soignés tant bien que mal, attendent désespérément de l'aide et côtoient les cadavres qui s'entassent dans
04:53les rues.
04:53280 000 morts au final, 300 000 blessés, plus d'un million de sans-abris.
04:58Un million de sans-abris parce que c'est autant de maisons détruites.
05:02Quels souvenirs vous gardez en 2010, Edison Aurélien, de ce tremblement de terre ?
05:07C'est presque mon personnage.
05:10Mon personnage, il a connu...
05:12Il s'appelle Jonas.
05:12Jonas d'Orléans qui a connu une forme de... une sorte de déstabilité, quelque chose qui lui pose à quitter.
05:20Moi, c'était presque pareil.
05:22Jonas, il quitte Haïti parce qu'Haïti est ravagé par la violence, l'ultra-violence des gangs.
05:28Oui.
05:28Voilà.
05:29Vous, c'est le tremblement de terre qui vous a fait.
05:31C'est le tremblement de terre et voilà.
05:33Qu'est-ce qu'il est resté de votre maison ?
05:35Des tweets.
05:37C'est vrai.
05:38Et aplati.
05:40Moi, j'ai eu la vue sauve grâce à un signal Wi-Fi.
05:44C'est-à-dire ?
05:45C'est-à-dire, en face de chez nous, il y avait des sœurs.
05:49Et puis, dans les après-midi, je me rends chez elles pour soit connecter...
05:58Pour vous connecter, pour chercher le Wi-Fi.
06:00Oui.
06:01Et puis, voilà, dans l'après-midi, la terre a tombé et puis...
06:05C'est-à-dire, la maison s'est effondrée, vous n'étiez pas à la maison ?
06:08Oui, je n'étais pas à la maison.
06:09Parce que vous alliez chercher du Wi-Fi.
06:11Du Wi-Fi, oui.
06:12D'accord.
06:12Et dans la famille, il y avait quelqu'un à la maison ?
06:15Il n'y avait pratiquement personne, parce qu'on était trois à cette époque.
06:20Et on était tous dehors.
06:22Nous étions tous dehors à ce moment-là.
06:25Et puis, on est resté.
06:30Alors, pourquoi partir ?
06:32Vous aviez une vingtaine d'années à ce moment-là.
06:34Pourquoi partir, quand bien même il faut tout reconstruire ?
06:40Oui.
06:40Tout reconstruire, surtout tout laisser.
06:43Partir, on laisse tout.
06:46Ses amis, sa famille, sa langue même s'il le faut.
06:51Et voilà.
06:54Mais pourquoi vous prenez la décision de partir, plutôt que de reconstruire la maison ?
06:59Parce que j'ai compris, à mon âge, s'il fallait reconstruire les murs, il fallait aussi me reconstruire moi
07:06-même.
07:07Et en voyant la réalité, je me suis dit, mais la reconstruction, au moins une nouvelle à Haïti, ce n
07:17'est pas pour bientôt.
07:19Et puis voilà, le temps m'a donné raison.
07:21Au contraire, les choses vont de plus en plus mal.
07:24Haïti, c'est ça, n'a fait que s'enfoncer dans l'effroyable bain de sang que vous décrivez en
07:32réalité au début du livre.
07:34Ces gangs, ces mafias, ces prises d'otages, ce sadisme, cette cruauté dans la rue.
07:40Vous, vous l'avez vécu.
07:41Ça, c'est l'Haïti de votre enfance ou c'est arrivé après ?
07:47C'est...
07:48Oui, en partie, oui.
07:51Parce que même en laissant Haïti, comme je l'explique dans la toute première partie du roman,
08:02que ce soit la traversée des frontières entre Haïti et la République dominicaine,
08:10et bien voilà, c'est aussi en quelque sorte une part de mon histoire.
08:21C'est, je dirais, en partie, je ne sais pas combien de pourcentages cette histoire, c'est aussi la mienne.
08:30C'est aussi la mienne dans ce qui traverse du point de vue de l'émotion et tout, mais c
08:39'est aussi, quand on parle de la République dominicaine,
08:42y compris l'arrivée en sol québécois, cet accueil des gens, oui, dans un pays froid, mais...
08:55Calme.
08:56Calme.
08:57Mais calme.
08:57Avec une chaleur humaine aussi, parce que l'exil, il n'y a pas seulement question de tout laisser,
09:05mais ça peut aussi donner la possibilité de se reconstruire.
09:09Et puis voilà, c'est ce que ça m'a permis aussi.
09:12Parce qu'il y a aussi cette volonté d'avancer, tout comme Jonas.
09:16D'avancer vers le nord, Jonas, il avance, il avance vers le nord.
09:20Oui, laisser debout, tenir tête, avancer jusqu'au bout.
09:23Avancer jusqu'au bout.
09:24Vous aviez, alors Jonas vise le Canada, parce qu'il a une cousine au Canada, vous, vous aviez une grand
09:29-mère au Canada.
09:31Une grand-mère, c'était la mère de votre père ou c'était la mère de votre mère ?
09:34C'est la mère de mon père, y compris aussi mon oncle, mon grand-oncle, à qui le livre.
09:39Vous dédiez le livre.
09:41Mais ça veut dire qu'à 20 ans, quand vous dites à votre père, après l'effondrement de la maison,
09:46dans la désolation qu'est Haïti, après le tremblement de terre,
09:49quand vous lui dites, je vais partir, sa mère est déjà partie, son fils va partir.
09:54C'est quand même un déchirement pour un homme.
09:56C'est un déchirement, oui.
09:58Et voilà, il était question que moi je fais cet essai de traverser de l'autre côté
10:07et aller voir, voilà, comment...
10:09Et puis voilà, heureusement, c'est...
10:12Je suis arrivé jusqu'au...
10:14Jusqu'au bout.
10:15Jusqu'au bout, tout comme le personnage.
10:17Comme Jonas.
10:20Mais j'ai pensé très tôt, et peut-être que c'était vrai,
10:22que la poésie est portée par des cadences extérieures,
10:26qu'on n'avait pas besoin d'être très cultivé, si vous voulez, pour écrire des poèmes.
10:30Mais avant, j'écrivais des poèmes, mais je racontais des histoires.
10:34Je n'arrêtais pas de raconter des histoires à mes frères et soeurs,
10:37quand il y avait des jours de pluie, qu'on était tous ensemble confinés dans une pièce,
10:41ou bien à mes condiscibles de classe.
10:44Donc il y avait en moi un narrateur.
10:47Mais il fallait faire le saut, passer du créole, de l'oral à l'écrit.
10:54C'est la voix d'un grand poète qui s'appelle...
10:57René Dépestre.
10:58René Dépestre.
10:59Qu'est-ce qu'on emporte quand on part loin de chez soi pour refaire sa vie ?
11:04Est-ce qu'on emporte, Télison Aurélien, ce dont on a besoin, ou ce qui vous définit ?
11:11Ce qu'on en a besoin...
11:14Oui, parfois, ce qu'on a besoin, ça peut s'épuiser en chemin.
11:22Mais ce qui nous définit, ça reste.
11:24Ça reste.
11:26Tout comme on voit, par exemple, le livre de Dépestre.
11:32C'est la culture, c'est cette culture-là qui va rester malgré tout.
11:38Parce que Jonas quitte Haïti avec un sac plastique, une brosse à dents, un slip et le livre de Dépestre.
11:47Vous avez emporté quoi, vous, quand vous êtes parti ?
11:50Et une photo de sa mère.
11:52Bon, toujours une photo de sa mère, pour se rappeler qu'on restera toujours un enfant de sa maman.
11:59Et voilà.
12:01Et dans la réalité, pour vrai, ce soir-là, cet après-midi du 12 janvier 2010,
12:14j'avais moi-même, entre les mains, le tout premier recueil de Dépestre.
12:20Le jour du tremblement de terre ?
12:22Oui.
12:22Vous aviez le livre de poésie dans les mains ?
12:24Oui, de Dépestre.
12:26Et je pense que c'est...
12:27J'ai passé la nuit, couché sur une terrasse, à lire, à relire des poèmes de Dépestre.
12:36Je pense que ça m'a aidé aussi à tenir.
12:38C'est ça, donc la poésie sauve la vie.
12:40Oui.
12:40La poésie sauve la vie.
12:43Dans le parcours de migrants que vous racontez à travers le chemin de croix de Jonas,
12:49il y a un passage dantesque.
12:52Une épreuve digne d'un film d'horreur, la traversée du Darien.
12:55Comment ça se prononce ? C'est ça, le Darien ?
12:57Une jungle à la frontière de la Colombie et du Panama.
13:01Une sorte de presque de monstre mythologique grec qui broie les frêles humains qui s'y attaquent.
13:07Est-ce que vous pourriez nous décrire cette épreuve que d'autres vous ont décrite ?
13:11Oui.
13:12Bon, on peut voir, par exemple, il y a ce long chemin, cette route panaméricaine qui traverse l'Amérique du
13:22Nord, le Nord vers le Sud,
13:24au beau milieu entre le Panama et la Colombie.
13:27C'est un point de rupture.
13:31Parce que, voilà, c'est là où il se passe toutes sortes de choses, des migrants.
13:40Il paraît que le migrant a en face de lui toutes sortes d'ennemis, que ce soit de la nature,
13:47mais aussi des membres de cartels.
13:50C'est ça.
13:51Des gens qui les raquettent, voilà, des passeurs, etc.
13:56Des passeurs qui abandonnent dans l'instant celles et ceux qui n'ont plus la force de continuer.
14:01De continuer.
14:02C'est ce que vous racontez.
14:03Et c'est ce qu'on vous a raconté.
14:05Exactement.
14:05Ça fait partie des récits que vous avez recueillis.
14:09Exactement.
14:10Et il y a vraiment, par exemple, ce dilemme entre, par exemple, une mère qui voit soit son enfant malade
14:23ou un proche tomber un chemin, soit elle le laisse ou rester avec.
14:33Parce qu'il y a toujours cette... Pour subsister, il faut rester vraiment en clan, en groupe.
14:42Et si, voilà, il y a des moments où personne ne peut vraiment rester pour sauver.
14:53Et pour subsister, faites-vous dire à Jonas, il faut aussi savoir disparaître.
15:01Savoir s'effacer.
15:02C'est ce qu'il se dit un jour en voyant son reflet.
15:08Juste une esquisse.
15:08Il a oublié son nom.
15:10Voilà.
15:10Oubliez son nom.
15:11Oubliez qui il est.
15:12Qui il est.
15:13Oui, oui.
15:14Des fois, c'est ça aussi.
15:18Des fois, le migrant, il se métamorphose.
15:21Il change de nom, de métier, de profession.
15:27Voilà.
15:28Jonas, il a connu tout ça.
15:32Professeur, professeur et poète.
15:36Mais parfois, sireur de chaussures.
15:38Sireur de chaussures.
15:39Clown migratoire.
15:40Il a connu toutes sortes d'identités.
16:04Votre personnage, il en sort vivant.
16:07Mais il en sort changé.
16:10C'est un voyage moral.
16:13C'est aussi un voyage.
16:15Il n'y a pas qu'un déplacement physique et qu'un déplacement géographique.
16:19C'est aussi un voyage aux confins de l'humanité.
16:23Oui.
16:26Il arrive.
16:29Mais on a l'impression, dès le début,
16:33même le premier geste qu'il a fait de partir,
16:39il était vraiment entre la vie et la mort.
16:43Et à chaque fois, la mort l'a frôlé.
16:46Il y a comme une sorte d'épée de Damoclès suspendue sur sa tête.
16:56Et à chaque fois, que ce soit des fois, même au tout début,
17:00quand il rencontre le chef de gang,
17:04boss Mathias, et qu'il lui demande, pour vivre, il demande de faire nourrir.
17:13Et voilà, il y a ça aussi.
17:17La vie qui se tient à un fil.
17:21Et arriver au Canada,
17:26en passant par ce chemin, ce fameux chemin Roxane,
17:31eh bien, on a l'impression qu'il dit,
17:33voilà, c'est l'arbre de paix.
17:39Malgré toutes ces violences,
17:40parce qu'il a rencontré toutes sortes de violences,
17:42des violences de la jungle,
17:44mais il y a aussi d'autres types de violences.
17:46Des violences administratives aussi.
17:48Et tout ça.
17:49Et puis, une fois arrivé,
17:50c'est comme, c'est le dernier soupir.
17:54C'est ça.
17:55Mais comment vous avez fait, Alison Aurélien,
17:57pour saisir la peur abyssale du migrant en route ?
18:02La peur du lendemain,
18:05le désespoir,
18:07le désespoir qui est lié à cette incertitude
18:10qui le ronge tout au long de ce chemin.
18:13Parce que, souvent,
18:15quand on recueille des récits,
18:16ce sont les récits de gens qui sont déjà arrivés.
18:19Donc, c'est derrière eux.
18:20Et vous, vous racontez la peur en train de se faire,
18:23en train de détruire un homme.
18:25Par exemple, si j'ai rencontré
18:27des migrants, c'était surtout pour confirmer.
18:29C'était surtout pour établir,
18:33confirmer une forme de vérité.
18:35Mais il y a ces blessures.
18:40Il y a des blessures bien avant le départ,
18:44bien avant l'exil.
18:45Et ces blessures-là, moi,
18:47ce sont des blessures que je porte également.
18:52parce qu'il y a toujours un lien de causalité
18:55entre l'effet,
18:59on voit l'effet, l'exil,
19:01mais il y a aussi la cause de l'exil.
19:04Il y a toujours une cause
19:06qui donne cet effet.
19:08Et moi, ces causes-là,
19:11ce sont des blessures
19:12qui m'ont aussi traversé.
19:16Télison Aurélien,
19:17C'était ça,
19:18Où mourir ?
19:18Le livre paraît
19:20chez Grasset.
19:21On a beaucoup de chance
19:22que vous veniez nous voir
19:24en France.
19:25Vous faites un tour en Suisse
19:26pour un festival à Morge
19:28ce week-end.
19:29Vous serez au Salon du Livre,
19:30au Livre sur la Place,
19:31à Nancy,
19:32la semaine d'après.
19:33Et puis, vous allez aller rencontrer
19:34des lecteurs
19:35un peu partout en France,
19:36dans les librairies
19:37des lecteurs français.
19:38Merci, Télison Aurélien.
19:39C'est moi qui vous remercie.