00:00La présidentielle arrive, et là on ne va pas être dans la légèreté, dans le divertissement,
00:04parce qu'on imagine des scénarios catastrophes, voyez le sujet de Elliot Jamois.
00:11Des manifestations qui dégénèrent, des dégradations, des policiers pris pour cibles.
00:16À huit mois de la présidentielle, les forces de l'ordre commencent déjà à envisager les différents scénarios de troubles
00:22dans la rue,
00:22même si la situation actuelle, elle, est déjà sous tension.
00:25Ce qu'il faut bien prendre en compte, c'est que la situation est déjà très dégradée.
00:28Nous avons déjà un quotidien très dégradé.
00:31Il y a également des fractures, des fractures culturelles.
00:35Il y a également des incertitudes sur le plan économique et social.
00:40Une fracture qui pourra d'autant plus se ressentir en cas de victoire de Marine Le Pen.
00:44Les services redoutent que des groupes violents profitent des manifestations pour provoquer des affrontements.
00:49Quel que soit le résultat, les forces de l'ordre se préparent à devoir intervenir rapidement,
00:53d'autant que sur le terrain, la menace a changé de nature.
00:56Alors, mortiers d'artifices, engins incendiaires, projectiles, certains fauteurs de troubles ne viennent plus seulement pour manifester et sont parfois
01:04bien équipés.
01:05Il y a des groupes qui sont armés.
01:06On sait maintenant qu'il y a de plus en plus d'armes qui circulent, notamment de fils d'assaut
01:11de type Kalachnikov.
01:12Donc, en cas d'émeute, en cas de révolte, tous les schémas sont possibles.
01:18D'ici au scrutin, le renseignement territorial va donc suivre de près chaque mobilisation susceptible de dégénérer,
01:24avec un enjeu, anticiper les violences déjà bien présentes actuellement.
01:29Et c'est Guy Citrucq que je salue sur l'affaire Bruel, qui me rappelle que cet été, un documentaire
01:34sur les chansons des années 80 a été diffusé sur France Télévisions.
01:37Et quand Bruel est apparu à l'écran, un bandeau a été ajouté, réalisé en 2023.
01:44Je trouve que c'est pas formidable, cette époque que nous vivons est absolument merveilleuse.
01:50Je salue également Norbert Saada, qui dit « Comment interdire le meilleur film de Rapneau et un des plus grands
01:54films de Depardieu,
01:55sous prétexte que ce dernier est blacklisté, on confond tout, c'est bien triste, on vit dans un monde de
01:59maboules ».
02:00Il a raison.
02:00Je salue Norbert Saada.
02:03Bon, la présidentielle, il faut s'inquiéter.
02:06Indéniablement, il y a des risques, d'ailleurs ils sont bien documentés,
02:08mais moi ce qui m'embête, c'est qu'on fasse peser cette menace de trouble à l'ordre public,
02:12de chaos sur le scrutin.
02:14C'est-à-dire que si des électeurs sont influencés par cette menace-là, c'est un problème.
02:18C'est-à-dire que si certains refusent de voter pour tel ou tel parti,
02:20parce qu'il y a des craintes ensuite de ce qui va se passer.
02:23C'est ça la petite musique que certains vont entretenir.
02:25Certains vont dire « Si le RN ou si LFI arrive au pouvoir, c'est avec le chaos ».
02:28Ça peut dissuader certains de voter pour ceux pour qui ils ont vraiment envie de voter.
02:32La menace est plus forte que l'exécution.
02:34Oui, mais ça peut avoir un impact.
02:35Il y a un problème de calendrier quand même.
02:37Le deuxième tour de la présidentielle sera le lendemain du 1er mai.
02:41Oui, vous savez tout ça. Est-ce que ça sert ou est-ce que ça desserre ?
02:47Je ne sais pas.
02:48Je ne sais pas.
02:49Mais en attendant, quand on entend les discours de Mathilde Panot et même de Marine Tondelier...
02:55Vous croyez que les gens vont sortir dans la rue ?
02:57Il suffira d'une poignée de personnes, Pascal, pour bloquer...
03:00Non, je pense qu'il y aura peut-être des actions pour que les Black Blocs et les amis de
03:05Raphaël Arnaud, je vais vous dire un peu, eux, ils vont sortir.
03:07C'est immédiat.
03:08Vous savez, ils n'attendent que ça.
03:11L'insurrection.
03:13La menace...
03:14La révolution.
03:14Je suis bien sûr, la menace est plus forte que l'exécution.
03:17Croyez-moi, on connaît ça par cœur, les Français ne bougent pas beaucoup, ils sont assez résilients et quel que
03:24soit le résultat, je ne suis pas sûr qu'il se passe grand-chose.
03:26Je peux vous dire que c'est assez peu de gens qui peuvent créer une moralisation, puisque c'est le
03:33terme qui est utilisé par la police, très important.
03:36Mais ça ne vous a pas échappé, cher Pascal, que l'extrême-gauche radicale, ou pas d'ailleurs, puisque Mme
03:42Tondeuillet, par exemple, appelle doctement à la désobéissance,
03:47Bali Bagayoko appelle à l'insurrection, donc il y a un bain comme ça, sémantique, qui se diffuse à travers
03:55les interventions d'hommes et femmes politiques,
03:57mais on a surtout une extrême-gauche qui tue.
04:00Il faut rappeler quand même que Quentin Deranque est mort parce qu'il portait, ou il pensait, ou il concevait,
04:09certaines idées,
04:11ou une vision de la France, et qu'il se trouvait en soutien au groupe Nemesis.
04:17Il a été sauvagement assassiné, Raphaël Arnaud, triple fichesse, émouillé jusqu'au cou dans cette histoire.
04:22Deux de ses assistants parlementaires ont été également mis en examen, sauf erreur de ma part.
04:27Donc il y a un risque aujourd'hui d'une extrême-violence de la part de l'extrême-gauche radicale.
04:32Moi j'en suis persuadée, et c'est le caractère inédit d'une sorte de terrorisme nouveau auquel nous assisterons
04:38dans les prochains mois.
04:39Ça me semble évident. Donc je comprends tout à fait l'inquiétude des renseignements territoriaux.
04:44À 10h33, Sabrina Medjaber sur l'antenne d'Europe 1 et sur l'antenne de CNews.
04:49Vous voulez y rajouter quelque chose ?
04:50Oui, moi j'ajouterais que c'est très grave d'entendre des responsables politiques dire qu'ils ne respecteront pas
04:57le suffrage universel
04:58si c'est Marine Le Pen qui l'emporte.
05:00C'est très grave.
05:01Tout à fait.
05:02Merci.
05:02Merci.