Passer au playerPasser au contenu principal
Philippe Tabarot, ministre des Transports, était l’invité de #LaGrandeInterview de Romain Desarbres dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:008h13, la grande interview CNews Europe 1 avec ce matin Philippe Tabarro.
00:05Bonjour Philippe Tabarro, ministre des Transports.
00:07Merci beaucoup d'être avec nous sur CNews et sur Europe 1.
00:10Beaucoup d'actualités à commenter et on voudrait vous entendre également
00:15sur tous vos sujets en tant que ministre des Transports.
00:17Je voulais vous entendre déjà, avant d'aller sur vos sujets,
00:21sur ce qui se passe à Radio France et à France Inter.
00:25Philippe Tabarro, des salariés de France Inter menacent de faire grève
00:28parce qu'ils veulent chasser, il n'y a pas d'autre mot,
00:31un journaliste qu'ils trouvent trop à droite à leur goût.
00:34Il s'agit de Charles Sapin qui est directeur adjoint du magazine Valeurs Actuelles.
00:38Qu'est-ce que ces méthodes vous inspirent ?
00:40Écoutez, c'est un peu caricatural des débats qu'il y a eu sur le service public
00:44ces derniers temps à travers un rapport et puis chacun a eu l'occasion
00:47de s'exprimer sur ce sujet.
00:49Je pense que pour des gens, et c'est très bien qu'ils prennent la liberté
00:53d'expression en permanence, quelque part l'empêcher,
00:56c'est aller au contraire des grands principes qu'ils érigent en règle.
01:00Donc voilà, je trouve que ce n'est pas acceptable.
01:02En plus, c'est un journaliste de qualité qui a montré, là où il est passé,
01:07qu'il avait toutes les compétences pour pouvoir, une fois par semaine,
01:10en l'occurrence j'ai cru savoir, le dimanche matin,
01:14pouvoir parler d'un certain nombre de sujets où il a une vraie expertise,
01:17une vraie compétence et que les sujets ne soient pas monolithiques
01:22sur le service public quelque part, qui est le service de tous les Français,
01:27je le rappelle, puisque tout le monde finance le service public.
01:31Il est normal que tout le monde puisse se retrouver également
01:34dans ce qui est dit et raconté au niveau des différentes chaînes
01:38de notre service public.
01:39Il faut expliquer aux salariés de Radio France que leur radio ne leur appartient pas,
01:43qu'ils ont une obligation de pluralisme et qu'ils ne doivent pas simplement
01:48accorder du bout des lèvres un strapentin aux journalistes classés à droite,
01:52mais qu'il faut une vraie égalité.
01:53Ils se font du tort en ayant des positions comme ça, je pense.
01:57Le service public a évolué sur certains aspects de manière plutôt positive,
02:00mais en reprenant de vieilles positions comme celles qui ont été prises
02:03à l'encontre de ce journaliste, je trouve que c'est totalement décalé.
02:07Vous avez déjà constaté que ça penchait à gauche sur l'antenne de France Inter,
02:10sur certains de vos sujets ?
02:11Moi, je n'ai pas eu l'occasion de le vivre.
02:12J'ai eu la possibilité de m'exprimer là-dessus et vous savez,
02:16les transports ne sont en général ni des sujets de droite,
02:18ni des sujets de gauche et dans l'esprit de pouvoir s'exprimer,
02:24même si quelquefois, j'ai bien compris qu'il y a des sujets
02:26qui étaient traités de manière un petit peu caricaturale.
02:30Mais en tout cas, moi, je ne me plaime pas de ma liberté d'expression là,
02:33mais il faut qu'elle soit la même pour tout le monde.
02:35Philippe Tabarro, ministre des Transports,
02:37je voulais vous entendre également sur ce qui s'est passé à Ceuta cet été.
02:40Une véritable invasion par de jeunes migrants marocains,
02:43quasiment que des jeunes hommes.
02:45Aujourd'hui, les Espagnols qui vivent à Ceuta
02:47n'osent quasiment plus sortir de chez eux.
02:51Comment est-ce que vous décririez ce qui est en train de se passer ?
02:53Ce sont des images choquantes.
02:55Je connais, j'ai été il y a un certain nombre d'années à Ceuta.
02:58J'imagine ce que vivent, et je le vois à travers différents reportages,
03:03les habitants de Ceuta qui n'avaient pas demandé ça,
03:05qui travaillent pour différentes raisons sur ce territoire
03:10et sur cette enclave espagnole au sein du Maroc.
03:15Aujourd'hui, clairement, et on le voit par rapport aux polémiques
03:18qu'il y a en Espagne, il y a la recherche de savoir
03:21ce qui s'est vraiment passé et où sont les responsabilités.
03:25Est-ce qu'il y a une responsabilité marocaine ou pas ?
03:28Il semble que le gouvernement espagnol dit que ce n'est pas le cas.
03:32Il semble que l'opposition espagnole ne soit pas exactement du même avis.
03:37Le plus important, c'est aussi les conséquences que c'est susceptible
03:40d'avoir sur tout le continent européen, puisque je rappelle
03:44que c'est une porte d'entrée sur l'Europe.
03:46C'est là où je dirais les dispositifs de protection européenne,
03:50et je pense notamment à Frontex, qui est très impliqué là-bas,
03:53sont indispensables.
03:54Et puis, quand cela s'est passé, très rapidement,
03:57avec mon collègue Laurent Nunez, on a échangé
03:59pour pouvoir mettre en place des dispositifs
04:02entre la France et l'Espagne,
04:04et sur nos différentes frontières,
04:06et notamment au niveau des transports,
04:08qu'ils soient routiers ou ferroviaires,
04:09pour éviter le cas échéant.
04:11Et si la situation se détériorait à Ceuta,
04:14qu'on puisse avoir une arrivée massive d'un flux migratoire
04:19dont nous ne souhaitons pas, bien sûr, en France.
04:22Ça préfigure ce que certains redoutent,
04:23de voir se produire en Europe et en France ?
04:26Non, je ne le souhaite pas.
04:27En tout cas, nous devons mettre tous les dispositifs nécessaires
04:30pour que cela n'arrive pas,
04:32parce que c'est quelque part choquant,
04:35parce que nous ne pouvons pas recevoir,
04:38comme l'on dit au temps de politique,
04:40et à l'époque, Michel Rocard,
04:42toute la misère du monde,
04:43et que l'Europe n'a pas cette vocation,
04:46et la France tout particulièrement, en ce qui nous concerne.
04:49Philippe Tabarro, puisqu'on parle d'immigration,
04:51Édouard Philippe, veut que la France continue à accueillir
04:54une immigration de travail.
04:55Or, il y a déjà 500 000 étrangers qui sont sans emploi en France.
04:59Qu'est-ce que vous en pensez ?
05:00Je ne vais pas commenter pendant ces huit mois
05:03les propositions des uns et des autres sur la campagne électorale,
05:08parce que je ne suis pas dans le commentaire,
05:09je suis dans l'action en tant que membre du gouvernement.
05:12Je dis simplement que certains candidats ont des propositions
05:17qui sont réalistes par rapport à une situation.
05:20Ceux qui prônent l'immigration totalement zéro,
05:25quelque part, sont très peu nombreux.
05:29J'entendais sur votre antenne mon collègue des Alpes-Maritimes,
05:32David Lissnard, qui parlait même d'une centaine de milliers
05:37d'immigrés dont on a besoin dans les métiers en tension.
05:42Mais comme vous l'avez justement dit,
05:43il ne faut pas que ce soit à une immigration illégale,
05:46que ce soit spécifiquement sur les métiers en tension
05:49et qu'on arrive à approuver l'effectivité de ce travail.
05:52Et ceux qui ne travaillent plus et qui sont immigrés
05:54n'ont plus rien à faire sur notre sol.
05:57Philippe Tabarro, ministre des Transports,
05:59avec nous ce matin, ce mardi 1er septembre.
06:0212 millions d'élèves ont fait leur rentrée.
06:04Pour 4 millions d'entre eux,
06:05la journée commence par un trajet en car.
06:07C'est là que vous intervenez.
06:09Chaque année, ce sont les mêmes témoignages qui affluent.
06:11Arrêt de car supprimé, famille parfois livrée à elle-même.
06:14Vous avez promis dans votre discours de rentrée,
06:16aucun circuit annulé.
06:18Il manquerait 2 500 conducteurs ce matin.
06:21Il en manquait 8 000 en 2022.
06:24Il en manque environ 2 000 à 2 500 aujourd'hui.
06:27Pour autant, avec la mobilisation des entreprises de transport,
06:31des fédérations également,
06:33à la fois de parents d'élèves et de transporteurs.
06:35Je salue la FN TV qui fait un travail remarquable sur ces sujets.
06:40Les circuits, à l'heure où on parle,
06:44majoritairement, je ne dis pas qu'il ne peut pas avoir un problème
06:47à tel ou tel endroit, sont assurés.
06:49À la fois par rapport à un travail qu'on a fait avec le ministère du Travail
06:53pour pouvoir permettre un recrutement plus rapide
06:56d'un certain nombre de chauffeurs,
06:58des équivalences, des cumuls, emplois, retraites également.
07:01Bref, les circuits sont aujourd'hui assurés.
07:04Et puis, ce que je souhaite surtout,
07:06c'est que ce soit dans les meilleures conditions possibles.
07:09J'ai lancé, il y a quelques mois maintenant,
07:11un plan du nom de Johanna, la jeune fille,
07:13qui est décédée malheureusement dans un accident de car scolaire
07:17à Châteaudin au début de l'année 25.
07:20Un plan qui a été mis en place progressivement,
07:24mais sûrement.
07:25Notamment un plan qui avait été proposé par ses propres parents.
07:28Et la priorité des priorités,
07:30c'est la sécurité dans le transport scolaire.
07:32C'est une responsabilité immense que de transporter des enfants.
07:37Il y a parmi les 36 000 conducteurs et chauffeurs dont nous avons parlé,
07:41une immense majorité de gens qui font bien leur travail.
07:44Par contre, il y a des contrôles à opérer.
07:46C'est ce que permet la loi.
07:48Des contrôles qui soient inopinés dans les entreprises.
07:51Des milliers de contrôles tous les jours qui sont réalisés
07:54pour savoir si nos enfants vont dans les meilleures conditions possibles.
07:59Il faut utiliser les progrès technologiques aussi.
08:01Je pense à la mise en place, dès la rentrée prochaine,
08:04des stupotests pour que des conducteurs ne soient pas sous l'emprise
08:09de stupéfiants ou de produits comme le protoxyde d'azote.
08:13Le port de la ceinture qui est obligatoire.
08:16Et également des avancées technologiques qui font,
08:19je pense aux brise-vitres en cas d'accident.
08:22Bref, on est sur ces sujets.
08:23C'est indispensable pour la sécurité.
08:25Et on le doit notamment aux parents des enfants
08:28qui sont décédés par le passé dans ces accidents de carte scolaire.
08:31Vous parlez des brise-vitres.
08:33Est-ce que ça devrait être obligatoire dans les voitures ?
08:36Et est-ce que c'est une piste que vous travaillez ?
08:37Oui, tout ce qui peut tendre à la sécurité au niveau de nos véhicules,
08:44qu'ils soient véhicules collectifs, véhicules légers, c'est indispensable.
08:47On en parlera peut-être dans un instant.
08:49Moi, le combat que je mène sur ces sujets automobiles avec le ministre de l'Intérieur,
08:55puisque nous avons un partage sous ces sujets,
08:57c'est de se dire que 3 500 morts environ par an d'accidents de voiture, c'est trop.
09:02Et les chiffres ne sont pas bons, sont en augmentation.
09:05Donc, je veux prendre toutes les mesures nécessaires avec mes collègues de l'Intérieur
09:11pour qu'on puisse mettre en sécurité.
09:13Je reçois quotidiennement sur mon téléphone des notifications d'accidents de personnes de tous âges.
09:21Et ça me tord les boyaux de voir ces accidents.
09:25Et si à la fois les progrès technologiques, à travers notamment les véhicules autonomes,
09:30peuvent apporter quelque chose,
09:31et tout ce qu'on peut mettre en place pour la sécurité,
09:34pour le comportement des conducteurs, est indispensable.
09:37Un petit mot aussi pour les personnes qui travaillent pour sécuriser nos routes,
09:41et qui sont souvent les premières victimes,
09:43je pense aux patrouilleurs sur les autoroutes,
09:45et je pense aux agents de la direction des routes,
09:48qui viennent sécuriser un accident,
09:50et qui sont ensuite impliqués dans des accidents par rapport à des automobilistes
09:54qui ne ralentissent pas, c'est un fléau.
09:57Message aux automobilistes, on lève le pied quand on voit un accident au loin,
10:02et quand on voit les salariés des autoroutes et des routes.
10:05La sécurité dans les transports.
10:091780 agressions contre des chauffeurs de bus en 2025.
10:12Près de 5 par jour.
10:145 agressions de chauffeurs de bus par jour.
10:16Un record en hausse de 300 par rapport à 2024.
10:19Un an après votre loi sûreté, votre loi dans les transports,
10:21la violence continue de progresser,
10:23mais les chauffeurs de bus ont le droit de porter des caméras.
10:26Oui, c'est une avancée considérable sur la base du volontariat.
10:29Ils sont volontaires, les chauffeurs, les conducteurs ont maintenant la possibilité
10:34de porter cette caméra qui permet très rapidement de faire baisser les tensions,
10:41de pouvoir rétablir un climat beaucoup plus apaisé,
10:45et puis ils se sentent protégés,
10:47et ils peuvent également indirectement protéger les passagers.
10:51C'est une des mesures, des nombreuses mesures de la loi que j'ai portée.
10:54Vous savez la loi que j'ai portée dès le Sénat,
10:56et que j'ai mise en place quand j'ai été ministre,
10:58elle ne va pas tout résoudre du jour au lendemain.
11:01Il a fallu d'abord avoir tous les décrets d'application,
11:04et c'est un combat, je dirais, permanent,
11:06mais on a beaucoup avancé.
11:07Il y a les caméras piétons,
11:09on va avoir les tasers également pour les agentes de la SUGE et du GPSR.
11:13On a la possibilité de multiplier les palpations.
11:16Depuis le décret d'application,
11:18on est environ à 160 000 palpations à l'entrée des gares,
11:22qui peuvent permettre de pouvoir détecter un certain nombre d'armes
11:29qui n'ont rien à faire dans les gares,
11:31de pouvoir également immédiatement appeler les services de police.
11:36Donc tout ça se met en place le plus rapidement possible,
11:39et sont en augmentation sur les interpellations et sur la saisie
11:44par les fouilles de près de 20 % en plus.
11:47Donc voilà, c'est un combat permanent qu'on mène.
11:50Je n'ai aucun triomphalisme sur ces sujets,
11:53mais en tout cas, je peux vous dire qu'à travers les moyens supplémentaires
11:57qu'on a donnés aux agents qui travaillent dans ces services
12:01et également aux personnes qui sont censées apporter la sécurité,
12:05on les protège, on protège leurs collègues de travail
12:07et on fait tout pour essayer de protéger les usagers des transports en commun.
12:11Philippe Tabarro, ministre des Transports,
12:13avec nous ce matin sur CNews et sur Europe 1.
12:16La canicule, il a fait très chaud cet été, je ne vous apprends rien.
12:19Un mercredi de canicule, 1 000 trains ont été supprimés sur 15 000.
12:22Les suppressions de trains ont bondi de 38 % en un an.
12:26Le réseau SNCF, il est obsolète ou pas ?
12:28Non, il n'est pas obsolète, il est vieillissant.
12:31Par contre, si ça se matérialisait par une personne, je la remercierais.
12:37Il a tenu bon.
12:38Il a tenu bon.
12:39Il a tenu bon.
12:40On va fêter l'année prochaine les 200 ans de l'existence des chemins de fer dans notre pays
12:46à travers la ligne Saint-Etienne-Andrézieux qui a été la première il y a 200 ans.
12:51Ce réseau, certes, n'a pas de 200 ans et a été entretenu, mais probablement pas suffisamment.
12:57Il a une moyenne d'âge de 30 années.
12:59C'est quoi le plan fait du réseau ?
13:01Ce sont les rails ou c'est le système électrique ?
13:02Un peu des deux.
13:04À la fois la signalisation, on investit sur sa modernisation et la régénération,
13:08que ce soit des ballasts, que ce soit également des caténaires.
13:13Mais globalement, le réseau a tenu et à chaque fois qu'il a été mis en difficulté cet été,
13:17c'était par rapport à des incendies à proximité qui sont arrivés ensuite
13:23et ont fait qu'on a dû changer un peu le plan de transport.
13:26Il y a la question du matériel et c'est une grande année qui s'annonce pour nous
13:29avec l'arrivée du TGVM, qui en dehors du fait qu'il soit beaucoup plus confortable,
13:35va faire qu'à travers ces batteries, on n'aura plus des trains qui vont tomber en race campagne
13:39en cas de problème d'alimentation électrique,
13:41mais qui iront par ces batteries jusqu'à la prochaine gare
13:44pour éviter les scènes qu'on a pu voir.
13:47Mais je rappelle quand même, je ne me satisfais pas de tous ces incidents qu'on a pu connaître,
13:54mais qu'environ 30 millions de voyages en train ont pu se faire pendant l'été,
14:00que c'est environ 15 000 trains qui circulent quotidiennement dans notre pays.
14:04D'autres exemples aussi pour vous montrer la masse,
14:08c'est un milliard et demi de trajets en métro par an qui sont assurés dans notre pays.
14:14Ce sont pour les mois de juillet et août 10 millions pour chaque mois de personnes
14:20qui sont dans nos aéroports.
14:22C'est une remise en question permanente, c'est pratiquement un exploit quotidien
14:27de pouvoir permettre à autant de personnes de se transporter.
14:31C'est 5 à 8 millions, on en parlait, d'automobilistes,
14:34les grandes journées de chassés croisés sur nos autoroutes.
14:38Donc oui, ce n'est pas simple.
14:40Oui, des personnes, et elles doivent m'entendre et se dire
14:42« Moi, je suis resté en rade tendeur dans mon train,
14:45le ministre, qu'est-ce qu'il a fait pour moi ? »
14:47ou le président de la SNCF ou le président de la RATP.
14:51Mais c'est très réduit par rapport à cette situation.
14:57Et pour se battre et pour éviter que ces situations soient le plus nombreuses possible,
15:01il faut investir dans le réseau.
15:03C'est la mère des batailles, je porte une loi cadre là-dessus,
15:06et il faut livrer de nouveaux équipements.
15:08On aura l'occasion de livrer dans le courant de la saison
15:12la ligne 18 qui est attendue depuis des années dans le Grand Paris,
15:16le Charles-de-Gaulle-Express qui va permettre de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle
15:22de rapprocher la gare de l'Est à 20 minutes,
15:26d'autres réalisations comme l'autoroute A69 également qui a été symbolique.
15:32Et qui va ouvrir le 15 octobre prochain.
15:34Enfin, et qui montre que dans notre pays, malgré certains défaitistes,
15:39on arrive encore à faire de grandes infrastructures de transport.
15:43On peut en être fier sur le pays, mais également à l'étranger,
15:47où nos entreprises de transport continuent à gagner des marchés.
15:50Je serai dimanche en Égypte pour le métro du Caire.
15:54Tout récemment, hier soir, Alstom a gagné un contrat considérable
15:58pour le métro au Canada.
16:01C'est le cas également en Australie, en Afrique du Sud.
16:05Les entreprises françaises de transport font aussi notre fierté hors de France
16:09et nous aident dans le cadre de notre balance commerciale.
16:12Vous êtes le ministre des Transports, Philippe Tabarro.
16:14Est-ce qu'il faut faire la chasse aux voitures dans les villes,
16:16quitte à tuer les centres-villes ?
16:19Qu'est-ce que vous en pensez ? C'est un gros sujet.
16:21Non, moi je pense que tout le monde doit pouvoir trouver sa place dans nos villes,
16:26que ce soit les piétons, que ce soit les automobilistes,
16:30que ce soit les cyclistes, tous les modes de déplacement doux.
16:34On travaille sur un partage de la route.
16:36J'ai reçu un rapport là-dessus particulièrement intéressant.
16:39J'essaie au fur et à mesure de mettre en place les préconisations de ce rapport.
16:43Ce n'est pas simple parce que…
16:44Aujourd'hui, c'est le grand foutoir dans les villes et quiconque se déplace dans les grandes villes
16:50peut s'apercevoir qu'aucun cycliste, je dis bien aucun cycliste,
16:54ne respecte le code de la route.
16:55Il y a donc une rupture d'égalité entre ceux qui se déplacent en voiture
16:59et les cyclistes qui ne s'arrêtent jamais au feu rouge.
17:03Est-ce que c'est un problème ?
17:04C'est un sujet, c'est un sujet comme les automobilistes peuvent devenir un sujet de temps en temps également.
17:10Il y a des accidents de vélo, alors quelquefois qui sont probablement de la responsabilité,
17:15des personnes qui ne respectent pas le code de la route,
17:20mais également sciemment et encore tout récemment des cyclistes
17:24qui ont été renversés par des automobilistes.
17:28sincèrement, il faut que tout le monde puisse revoir son rapport avec la route différemment.
17:34Et ce que je vous dis en partage de route ne sont pas des mots, ça a du sens,
17:38ça doit passer par des aménagements routiers, mais je le dis également aux différents maires.
17:43On en a beaucoup parlé avec la prédécesseur de M. Grégoire à la mairie de Paris.
17:49Il ne faut pas que les plans de transport soient totalement impossibles à mettre en œuvre
17:55et totalement contradictoires aussi par rapport à ce qu'on souhaite,
17:58que ce soit réservé, je dirais au niveau des flux,
18:02pour qu'il y ait moins de flux dans certains quartiers,
18:04pour développer une activité commerciale ou autre, je l'entends.
18:07Par contre, on ne peut pas mettre en danger les cyclistes
18:10par des aménagements routiers ou des pistes qui soient totalement insensées
18:16et qui les mettent eux-mêmes en danger.
18:19Philippe Tabarro, 2027, la présidentielle, qui sera votre candidat ?
18:24Écoutez, on a eu des consignes très claires du Premier ministre
18:29de ne pas s'engager dans l'immédiat dans cette campagne.
18:32On s'engage sur notre budget, on a besoin de donner un budget à la France.
18:36Pour le reste, il sera grand temps, le moment venu, il reste encore huit mois.
18:40J'ai l'impression que les candidats sont dans un tour de chauffe aujourd'hui.
18:43On ne sait même pas qui seront les candidats définitifs.
18:45Est-ce que vous pourriez l'être ?
18:47Non, non, non. Écoutez, j'ai renoncé à quelques ambitions.
18:51Je n'ai jamais eu l'ambition présidentielle.
18:53J'ai même renoncé à me représenter au Sénat dans mon département des Alpes-Maritimes
18:58parce que je pense qu'on ne peut pas tout faire et tout essayer de bien faire.
19:04Je suis à fond sur mes responsabilités ministérielles.
19:08Je dois travailler sur mon budget. On doit avancer.
19:10Vous avez vu tous les défis qui sont les miens ce matin et je vais m'y consacrer
19:14parce que c'est ça aussi, servir son pays.
19:16Philippe Tabarro, ce sera ma dernière question.
19:18Vous avez échangé cette semaine en visio avec Elon Musk autour du dispositif FSD.
19:24Alors FSD, c'est Full Self Driving.
19:27En clair, les taxis sans conducteur.
19:31Non, pas les taxis sans conducteur.
19:32Les voitures sans chauffeur.
19:33Les voitures sans chauffeur.
19:34Il y a différents types.
19:36Enfin, pas sans chauffeur.
19:37Avec un chauffeur qui reste et qui garde le contrôle.
19:40Mais où à certaines périodes du trajet,
19:42il peut laisser l'intelligence artificielle et la technologie continuer.
19:48On doit prendre une décision au niveau européen dans le courant du mois d'octobre.
19:52On fait les tests en France.
19:53On a été voir les expérimentations également dans les Pays-Bas.
19:57Mais l'idée, ce n'est pas un gadget.
19:59C'est par rapport au sujet dont on a parlé de sécurité routière.
20:03Je pense notamment par rapport à l'utilisation du téléphone.
20:06On en parlait par rapport à la vitesse.
20:09Ça peut améliorer un certain nombre de choses.
20:12Et moi, c'est dans cet esprit que je le fais.
20:14Pas pour un gadget, mais pour encore sécuriser
20:16et faire baisser le nombre d'accidents dans notre pays.
20:20Merci beaucoup, Philippe Tabarro, d'être venu ce matin.
20:22Merci beaucoup.
20:23Merci pour votre invitation.
20:25C'est un plaisir.
20:26C'est un plaisir.
20:26Bonne journée à vous.
20:27À bientôt.
20:28Merci.

Recommandations