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  • il y a 1 semaine
Pour l'éditorialiste Dominique Seux, la disparition d'Edouard Balladur est l'occasion de comparer la France de cette époque et celle d’aujourd’hui. Et à ce jeu-là, tout change, rien ne change.

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Transcription
00:00Bonjour à tous, aujourd'hui pas de notes pour la semaine parce qu'on ne note pas la disparition d
00:03'une personnalité, en l'occurrence Edouard Balladur.
00:06Il avait été Premier ministre entre 1993 et 1995 et c'est l'occasion de comparer la France de cette
00:12époque et celle d'aujourd'hui.
00:14Contraste plus complexe qu'on le croit, il n'est pas possible de dire c'était mieux avant sur tous
00:19les terrains.
00:20A l'époque, oui, la France était la quatrième puissance économique mondiale.
00:24Elle est aujourd'hui sept ou huitièmes, dépassée par la Chine, l'Inde et, selon les années, le Royaume-Uni.
00:29Elle pesait 5% du PIB mondial, c'est moins de 3% aujourd'hui, mais il est logique que
00:35Pékin et New Delhi soient passés devant.
00:37Même recul injustifié, celui-là, de notre niveau de vie relatif mesuré par le PIB par habitant.
00:43Nous étions très au-dessus de la moyenne européenne, nous sommes désormais en dessous.
00:47En revanche, comparatif à l'avantage d'aujourd'hui sur le chômage, il dépassait les 11% en 1993, il
00:54tourne aujourd'hui autour de 8%, c'est mieux.
00:57Maintenant, il faut évoquer le bouleversement spectaculaire sur la photographie des entreprises tricolores de taille mondiale.
01:03A l'époque, notre puissance reposait sur des géants de l'énergie, de la banque et de l'industrie.
01:08Alpha Kiten, Alcatel, le Crédit Lyonnais et l'UAP, tous disparus ou fusionnés.
01:14Aujourd'hui, le luxe domine largement.
01:17Enfin, quoi de neuf sur les finances publiques ?
01:19Le déficit public, fin 1993, atteignait 6% du PIB contre 5% aujourd'hui.
01:24Il baissera ensuite pour qualifier la France pour l'euro, nous étions encore en francs.
01:28Mais la dette publique était limitée à 47% du PIB, 117% aujourd'hui, énorme écart.
01:34Pour l'anecdote, au cours de l'été 1993, Édouard Balladur m'avait appelé pour me convaincre de l'importance
01:39d'une décision qu'il avait prise pour faire des économies.
01:42Le décalage d'un mois dans le remboursement de la TVA.
01:44Je dois avouer que je n'avais pas compris grand-chose, sauf une chose, que c'était un tour de
01:48passe-passe, de trésorerie, il n'y avait pas de vraie économie.
01:52Je vous demande de vous arrêter.
01:54Je dois dire que plus de 30 ans après, les choses n'ont pas vraiment changé, les économies budgétaires semblent
01:59toujours aussi difficiles.
02:00Bon week-end.
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