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  • il y a 2 mois
Le directeur des relations institutionnelles de l’OID parle de la situation à Ceuta : «Aujourd’hui, vous n’avez pas la possibilité de contrôler les frontières extérieures».

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Transcription
00:00Oui, en fait, le vrai enjeu, c'est aujourd'hui que vous n'avez pas la possibilité de contrôler les
00:04frontières extérieures.
00:05Donc, par principe, vous n'avez pas la main sur les profils qui entrent sur le territoire national.
00:09Vous avez ensuite un régime de libre circulation, Schengen, qui s'applique une fois que les frontières extérieures sont franchies.
00:15Et vous avez donc le problème pour les frontières, mais vous avez le même problème pour les éloignements.
00:20C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous avez la problématique des laissés-passés consulaires qui est souvent mis en
00:24avant.
00:25Les pays ne délivrent pas ces laissés consulaires.
00:26Mais vous avez aussi toute une série de droits qui fait que le juge va annuler des décisions d'éloignement
00:31parce qu'il y a un droit à des liens familiaux, parce qu'il y a une maladie grave, parce
00:34qu'il y a un droit à l'asile
00:35ou un risque de mauvais traitement dans le pays d'origine qui est absolu.
00:38Et donc, quand vous n'avez pas la main en amont et en aval, ça crée forcément des tensions,
00:42voire du ressentiment avec la population locale et ça devient très compliqué.

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