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00:00Remisons-la.
00:00Europe 1, le journal permanent.
00:03Europe 1, il est 18h47, le rappel des titres de Frédéric Joncheret.
00:07Éric Ciotti propose à Marine Le Pen un pacte d'alliance pour la présidentielle.
00:11Le chef de l'IDR lui souffre une quinzaine de propositions
00:13comme la fusion des départements, des métropoles et des régions au sein de provinces,
00:18l'allègement de la fiscalité sur les donations et successions
00:21ou encore l'abrogation du regroupement familial et la suppression du droit du sol.
00:25Jean-Luc Mélenchon juge misérable et lamentable la proposition de Jordan Bardella
00:30d'intercepter les migurants souhaitant rejoindre le Royaume-Uni.
00:33Le président du RN a signé hier un accord symbolique
00:36avec son allié Nigel Farage, figure du Brexit.
00:39Raphaël Glucksmann s'attaque aux élus du RN qu'il traite de patriote de pacotille.
00:43Le candidat place publique à la présidentielle juge que le parti de Jordan Bardella
00:47est celui de la soumission dictateur Vladimir Poutine
00:50après que le RN a dit son intention de couper le robinet à l'Ukraine.
00:54Jared Kushner et Steve Witkoff sont à Moscou.
00:57Les émissaires de Donald Trump sont porteurs d'une proposition
01:00pour mettre fin à la guerre en Ukraine, selon le président américain.
01:03Demain, ils seront à Kiev.
01:06Merci Frédéric. On vous retrouve à 19h sur Europe 1 pour votre journal.
01:10Europe 1 Soir, 18h-20h, Hélène Roué.
01:14Toujours avec mes débatteurs Raphaël Steinville et Jules Torres,
01:17nous allons parler de la rentrée politique d'Éric Ciotti.
01:20C'était à Levins, à 40 minutes au nord de Nice.
01:22Et alors lors de ce meeting en plein air,
01:24il a officialisé son soutien à Marine Le Pen pour l'élection présidentielle.
01:28Je soutiendrai avec loyauté, avec détermination, avec engagement,
01:35la candidature de Marine Le Pen à l'élection présidentielle.
01:39Oui, la France a besoin de sa victoire.
01:45L'UDR, tous ses députés, tous ses élus, prendront leur part dans cette alliance.
01:52Et aujourd'hui, je voudrais proposer à Marine Le Pen,
01:57et j'ai longuement échangé dans ce sens avec elle cette semaine,
02:01ce pacte d'alliance pour nous porter vers la victoire,
02:06ce pacte d'alliance pour redresser nos territoires,
02:11pour redresser notre pays.
02:15Alors Jules Torres, il est intéressant ce pacte d'alliance pour la présidentielle.
02:18Il est articulé autour de mesures que lui défend de longues dates.
02:21Pour en citer quelques-unes, capitalisation dans les retraites,
02:23big bang territorial des provinces,
02:25allègement de la fiscalité des successions,
02:27suppression des impôts de production,
02:28moratoire sur le droit d'asile,
02:30il y a quand même certaines mesures économiques
02:32où on a le sentiment que ce n'est pas vraiment la ligne Le Pen.
02:35Oui, mais c'est normal, c'est la ligne qu'a voulu imposer Éric Ciotti
02:37depuis qu'il a rejoint le Rassemblement National en 2024,
02:39et qu'il a fait cette alliance, cette union des droites
02:42qui est réclamée, rappelons-le quand même,
02:43par une majorité de Français et une très grande majorité
02:46d'électeurs de droite,
02:47c'est de dire, bon, je rejoins le Rassemblement National,
02:50un parti qui, oui, est plutôt social-étatiste
02:52sur la question de l'économie,
02:54mais j'y viens, si vous acceptez ma fibre,
02:56et Marine Le Pen et Jordan Bardella ont accepté la fibre,
02:58plus business, plus libérale d'Éric Ciotti,
03:01ce qui lui permet, par exemple,
03:03d'imposer la règle d'or,
03:04on n'en a pas beaucoup parlé en cette rentrée,
03:05mais lors du débat, vous savez, présidentiel,
03:08le fin août au MEDEF,
03:09Marine Le Pen a dit qu'elle voulait inscrire la règle d'or
03:11dans la Constitution.
03:12La règle d'or, c'est quoi ?
03:13C'est ce qui vous permet d'éviter
03:15qu'il y ait un déficit budgétaire dans votre budget,
03:18et ça fait depuis 1974 que la France
03:19n'a pas voté un budget à l'équilibre,
03:21donc c'est quelque chose qui est très intéressant,
03:23qui est perçu comme quelque chose de très libéral,
03:25ça, Marine Le Pen,
03:26elle a pioché dans le programme d'Éric Ciotti,
03:28je ne pense pas qu'elle ira sur la question
03:30de l'abattement des droits de succession,
03:32ni sur la retraite par capitalisation,
03:33parce que ce n'est pas forcément la campagne présidentielle
03:35où elle souhaite faire cela,
03:37mais donc, oui, il y a des différences,
03:38mais comme dans tous les partis,
03:39quand il y avait le RPR et l'UMP,
03:41il y avait des différences entre Charles Pasqua,
03:43Philippe Séguin et Nicolas Sarkozy,
03:45Edouard Balladur, Jacques Chirac,
03:46c'était le cas dans l'histoire du Parti Socialiste aussi,
03:49avec Fabius Rocard, avec François Hollande,
03:51donc je ne vois pas ça comme quelque chose de négatif,
03:54je vois au contraire que c'est un parti qui est en train de se normaliser,
03:57un parti qui est en train de devenir beaucoup plus grand,
03:59et donc qui a des différences entre ses principales têtes d'affiche.
04:02Raphaël Saint-Ville,
04:03si le candidat avait été Jordan Bardella,
04:04on peut plus facilement se dire
04:06qu'Éric Ciotti aurait vraiment pu peser
04:09dans le programme présidentiel.
04:10Là, cette fois-ci, c'est Marine Le Pen,
04:12on l'a vu également avec le départ du conseil économique
04:14François Durvie,
04:15qui est quand même une figure assez libérale.
04:17Est-ce qu'Éric Ciotti va pouvoir peser en 2027,
04:19notamment sur le programme ?
04:21Et dès cet été, Éric Ciotti, dans le JDD,
04:25proclamait son désir de pouvoir faire infléchir
04:27la ligne du Rassemblement National
04:29et le ramener à des positions
04:32qui seraient plus libérales.
04:35Moi, je crois que ce n'est pas du tout un problème
04:37de ligne incarnée par Marine Le Pen
04:40ou Jordan Bardella.
04:42Lorsqu'il a rejoint,
04:43ou plutôt lorsqu'il s'est allié
04:45au Rassemblement National,
04:46il l'a fait en toute connaissance de cause.
04:48C'était Marine Le Pen qui était la quantité putative
04:52pour l'élection présidentielle
04:53et il savait les différences qui étaient les leurs.
04:56Pour autant, ça ne l'a pas empêché
04:58de la soutenir à la présidentielle,
05:01de faire une alliance avec elle pour les législatives
05:04et désormais de la soutenir pour les présidentielles.
05:06Je pense que, justement,
05:08ce pacte d'alliance permet d'élargir
05:10le spectre électoral
05:12avec une double sensibilité,
05:15une sensibilité plus populaire,
05:16plus sociale chez Marine Le Pen
05:18et, pour Eric Ciotti,
05:21une fibre de droite classique,
05:24plus libérale.
05:25Et donc, c'est une manière, finalement,
05:27pour lui,
05:28d'apporter encore davantage
05:30au Rassemblement National
05:31que d'offrir une palette
05:33beaucoup plus large
05:35et qui, sur bien des points,
05:37n'est pas si différente
05:38de l'ordre de Marine Le Pen.
05:39Pour rester à droite,
05:40je voulais également parler de ce sujet,
05:41à un sondage qui est paru
05:42sur le séjour illégal.
05:44C'est David Lysnard
05:44qui a remis sur la table ce débat.
05:46C'était sur CNews.
05:48Et alors, ce sondage révèle
05:49que 69% des Français
05:50veulent rétablir le délit
05:51de séjour irrégulier.
05:53Il a été aboli en 2012
05:54contre 30% qui s'y opposent.
05:56Sans grande surprise,
05:57du côté de la droite,
05:58RN Républicain s'est soutenu
05:59en très grande majorité.
06:01À gauche, il y a un petit clivage
06:02qui s'inverse,
06:03mais on note quand même
06:04que, par exemple,
06:04le Parti Socialiste,
06:05en tout cas,
06:05les sympathisants du Parti Socialiste,
06:07ils sont favorables
06:08à hauteur de 58%.
06:11À quel point, entre les électeurs
06:13et les cadres, justement,
06:14de gauche,
06:15en fait, ils sont complètement
06:16en désaccord,
06:16et notamment sur ces questions
06:17de gratuite ?
06:18Je pense que vous avez raison
06:19de le dire.
06:20C'est particulièrement vrai
06:21quand vous regardez,
06:22notamment, les sondages
06:23CSA qu'on fait chaque semaine.
06:24Il y a toujours une différence
06:26entre ce que pensent
06:27les électeurs
06:28qui ont une proximité partisane,
06:29en effet, proche de la gauche
06:30et particulièrement
06:31du Parti Socialiste,
06:32et une déconnexion
06:33absolument abyssale
06:34avec ce que vous pouvez entendre
06:36quand vous écoutez, par exemple,
06:37un porte-parole du Parti Socialiste.
06:39Mais ça ne vaut pas
06:40que pour le Parti Socialiste.
06:41Par exemple, je me souviens
06:41d'un sondage,
06:43pour reprendre le sujet
06:43de l'immigration,
06:44puisque c'est le délit
06:44de séjour illégal,
06:45sur l'immigration zéro.
06:47Aujourd'hui, il y a un Français
06:48sur deux, quasiment,
06:49qui est favorable
06:49à l'immigration zéro.
06:50Est-ce que vous connaissez
06:51une seule personnalité politique
06:52qui propose l'immigration zéro ?
06:54Il n'y en a qu'un,
06:55il s'appelle Éric Zemmour,
06:56il y en a peut-être deux,
06:56elle s'appelle Sarah Knafow.
06:58Donc, on voit qu'il n'y a
06:59que deux personnes dans ce pays
07:00qui proposent
07:01ce que 50% des Français veulent.
07:03Donc, j'estime
07:04qu'il y a, en effet,
07:05une déconnexion
07:06du personnel politique
07:07à l'égard
07:07d'une certaine demande
07:09des Français,
07:10particulièrement
07:10sur ce sujet de l'immigration.
07:12C'est vrai qu'on passe
07:12notre temps à dire
07:13qu'il y a 70% des Français
07:14qui y sont favorables.
07:16Par exemple,
07:16suspendre l'immigration algérienne.
07:18Il y a 66% des Français
07:19qui sont d'accord.
07:20Suspendre l'immigration algérienne,
07:21ça veut dire quoi ?
07:21Ça veut dire zéro.
07:22Là aussi,
07:23personne ne le propose.
07:24Donc, on voit très bien
07:24qu'à l'aune
07:25de cette élection présidentielle,
07:27le désir des Français
07:28ne sera de toute manière
07:29pas assouvi
07:30parce que dans les programmes
07:31fictifs de tous les candidats
07:32à l'élection présidentielle,
07:33on est bien loin du compte
07:34et bien loin des demandes
07:35du suffrage universel.
07:36Europe 1,
07:37il est 18h54.
07:38Je voulais, en fin d'émission,
07:39qu'on aborde
07:40un sujet international.
07:42L'Ukraine, cette fois-ci,
07:43et Donald Trump
07:43a réaffirmé vendredi
07:44que Vladimir Poutine
07:45n'avait pas l'intention
07:46d'attaquer l'OTAN.
07:48Et alors, il envoie
07:48ses émissaires,
07:49donc Jared Kushner
07:50et Steve Witkoff
07:50à Moscou et à Kiev
07:52pour tenter
07:52de mettre fin à la guerre.
07:54Est-ce que Trump
07:55tente un énième rapprochement
07:57avec Vladimir Poutine,
07:58Raphaël Steinville
07:59et surtout,
07:59est-ce qu'on peut
08:00recommencer à espérer
08:01ou alors c'est comme
08:02ces dizaines de fois
08:03où on a cru que les choses
08:04allaient s'arranger
08:04et en fait, pas du tout ?
08:06Déjà, ce que Trump
08:07aura obtenu
08:08en envoyant
08:09ses deux émissaires
08:11négocier en Ukraine
08:12et à Moscou,
08:13c'est que les frappes
08:14qui touchaient
08:15et la Russie
08:16et l'Ukraine
08:17ces dernières semaines
08:19ont cessé
08:20et qu'il y a
08:21un cessez-le-feu
08:22de 72 heures
08:23qui permettra
08:24aux populations civiles
08:25de respirer
08:26certainement
08:27un peu plus tranquillement.
08:28Après, vous avez raison
08:29de le noter,
08:31Donald Trump
08:31s'était engagé
08:32à résoudre
08:33cette guerre
08:34en 24 heures.
08:36On voit à quel point
08:37c'est compliqué.
08:38Pour autant,
08:39c'est vrai que
08:39les fragilités
08:41de l'Ukraine
08:42qui sont apparues
08:43au grand jour
08:43ces derniers jours,
08:45mais également
08:46les fragilités
08:46américaines
08:47qui,
08:48pendant des mois,
08:50ont livré
08:51un certain nombre
08:52de solutions techniques
08:53et des missiles
08:54à l'Ukraine
08:56s'épuisant,
08:58rend difficile
08:58que ces aides
09:00se poursuivent
09:01et donc
09:03on arrive peut-être
09:05dans cette guerre
09:06d'attrition
09:07à peut-être
09:07à la possibilité
09:09d'une fin
09:09de conflit
09:10parce que
09:11du côté de l'Ukraine
09:12ça devient
09:12de plus en plus difficile
09:13de tenir
09:14face
09:16aux bombardements
09:17incessants
09:18d'une Russie
09:19qui,
09:20quoique elle aussi
09:21souffrant
09:21d'un point de vue économique,
09:22n'a pas renoncé
09:23à mener cette guerre
09:24jusqu'au bout.
09:25Un très grand merci
09:25Raphaël Stainville
09:26et Jules Thorez
09:27de m'avoir accompagné
09:28dans cette première partie
09:29d'Europe 1 Soir.
09:30L'occasion pour moi
09:30de vous rappeler
09:31que c'est la rentrée
09:32de la grande famille
09:33Europe 1.
09:33Eliott Deval
09:34vous donne rendez-vous
09:35du vendredi au dimanche
09:36de 11h à 13h
09:37pour vous donner la parole
09:38et débattre en direct
09:39avec ses chroniqueurs
09:40et inviter sur tous
09:41les sujets d'actualité
09:42sur Europe 1.
09:44Votre parole compte.
09:45Appelez Eliott Deval
09:45au 01 80 20 39 21.
09:48L'appel est non surtaxé.
09:49Eliott Deval
09:50Appelez-vous de 11h à 13h
09:51du vendredi au dimanche
09:52sur Europe 1
09:53la radio libre.
09:54Ne bougez pas
09:55dans un instant
09:56j'aurai également le plaisir
09:57de retrouver
09:58un syndicaliste
09:59de police cette fois-ci
10:00parce que vous le savez
10:01tous les corps de métier
10:02expriment leur colère.
10:03Les policiers
10:04c'est un petit peu plus rare
10:04il nous expliquera pourquoi
10:06à tout de suite.
10:0818h 20h
10:09Europe 1 Soir
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