- il y a 2 semaines
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00:00Europe 1, le journal permanent.
00:03Vous écoutez Europe 1 soir, il est 18h45 et tout de suite le journal permanent de Malassané.
00:08C'est une première depuis le début de la guerre en 2022, le siège des services de sécurité ukrainien
00:13visé par une attaque russe en plein centre de Kiev.
00:15Un drone envoyé vers le bureau du chef du SBU qui n'était pas sur place à ce moment-là.
00:20Le président ukrainien Volodymyr Zelensky promet une riposte appropriée, tangible et dissuasive.
00:25Une femme tuée sur la voie publique à Plourin-les-Morlais dans le Finistère cet après-midi, son fils blessé.
00:31L'auteur des faits s'est retranché dans un immeuble.
00:33Une cinquantaine de gendarmes mobilisés avec des négociateurs du GIGN pour tenter d'interpeller le forcené.
00:39Le secteur est bouclé, les habitants appelés à limiter leurs déplacements.
00:42La FNSEA n'exclut pas de nouvelles manifestations dans les prochaines semaines.
00:46Le principal syndicat agricole juge insuffisant le plan d'aide pour les agriculteurs dévoilé ce matin par le gouvernement.
00:52Des mesures d'urgence pour sauver les dizaines de milliers d'exploitations en péril au sortir d'un été marqué
00:57par les canicules et la sécheresse.
00:59Une enveloppe d'un milliard d'euros débloquée.
01:01Le litre d'essence n'a jamais été aussi cher depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
01:052,9 euros en moyenne pour le sans-plomb 95, soit 21% de plus que le 27 février dernier,
01:11à la veille des premières frappes américaines en Iran.
01:13Merci Maëlle, on vous retrouve à 19h sur Europe 1 pour votre journal.
01:22Toujours avec mes débatteurs Eric Teckner et Georges Fenech, les salariés de Radio France ont demandé le retrait de la
01:28chronique hebdomadaire sur France Inter de Charles Sapin.
01:30Le directeur adjoint de la rédaction de Valeurs Actuelles, ils ont voté à l'unanimité le principe d'une grève.
01:35Je vous propose d'écouter la ministre de la Culture qui a enfin réagi après plusieurs jours.
01:40Elle a mis en garde ce matin sur RTL contre la chasse aux sorcières.
01:44Le procès d'intention c'est quand même assez désagréable, la chasse aux sorcières c'est toujours désagréable.
01:49Et je pense que si on a choisi ce chroniqueur, il faut entendre ses propos.
01:54Évidemment ses propos doivent rester ce qu'ils doivent rester, c'est-à-dire ni des propos de haine, ni
02:00des propos de combat politique.
02:03Je pense qu'aujourd'hui on pêche beaucoup par manque de nuances.
02:06On doit trouver une voie, surtout dans un moment qui va être très politique, puisque nous rentrons dans une année
02:14électorale.
02:15Et pendant cette année électorale, il doit y avoir du débat.
02:18Toutes les opinions peuvent s'exprimer dans les limites, encore une fois, que l'on doit aux auditeurs.
02:24D'abord que l'on doit aux Français, c'est-à-dire les limites du débat démocratique.
02:29Georges Fenech, cette réaction est quand même un petit peu légère.
02:33Elle disait également dans cette interview que j'écoutais ce matin, qu'elle comprenait cette grève à Radio France.
02:39Et par ailleurs, elle prête quand même des grandes intentions à Charles Sapin.
02:42Mais au nom de quoi, la ministre de la Culture vient nous dire qu'il faut éviter des propos de
02:50haine.
02:51C'est-à-dire qu'il y a une présomption de propos extrémistes, de haine, etc.
02:59que pourrait tenir un certain Charles Sapin.
03:01C'est intolérable, s'agissant d'un membre du gouvernement, d'entendre cela.
03:07Moi, ce que je propose...
03:08Je ne le défends pas tant que ça.
03:09Je vais faire une proposition.
03:11Parce que, arrêtons, c'est de la rigolade.
03:142 minutes 30 et on assure le pluralisme.
03:17Alors, sur combien ? 170 heures d'antenne, je crois.
03:20On vous donne une petite miette et comme ça, tout le monde est content.
03:23Non, à la grève annoncée des syndicats de Radio France,
03:28moi, je pense qu'il faudrait que les gens de bonne volonté fassent la grève du service public
03:34et n'y aillent plus, qu'on les laisse entre eux.
03:37Mais puisque c'est Radio France de gauche, c'est clair maintenant, on le sait,
03:40qu'on les laisse...
03:41Moi, par exemple, il m'est arrivé d'écrire des livres,
03:43je n'ai jamais été invité une seule fois sur France Inter.
03:46On est blacklisté.
03:47Ça ne changera pas.
03:48Donc, laissons-les entre eux.
03:49Mais laissons-les entre eux.
03:51Boycottons, on ne va pas faire grève,
03:53boycottons le service public
03:54jusqu'à ce que le service public assure un véritable pluralisme.
03:58Et pas comme ça, des petites miettes.
04:00Et encore, avec une surveillance incrue.
04:03Eric Tecner, rapidement, quand vous dites que ça ne changera pas,
04:05est-ce que vous n'avez quand même pas l'impression
04:07que la commission d'enquête de Charles Aloncle,
04:09alors évidemment, elle n'a pas tout résolu
04:10et surtout pas au niveau de la base.
04:12Mais en revanche, au niveau des dirigeants,
04:13quand on voit les arrivées d'Eugénie Bastier,
04:15Sibyl Veil qui décide de maintenir quand même Charles Sapin,
04:17est-ce que quand même la classe dirigeante de Radio France
04:20et de l'audiovisuel public a compris quand même
04:22certaines leçons de la commission ou pas du tout ?
04:23Non, c'est de la poudre aux yeux.
04:24Pardon, mais qu'est-ce que dit la ministre de la Culture ?
04:26En gros, elle dit que OK pour Charles Sapin,
04:28s'il est de gauche, quoi.
04:30C'est-à-dire qu'en fait, la ministre de la Culture
04:31veut finalement s'ingérer dans la ligne éditoriale
04:34du journal Valeurs Actuelles.
04:36Moi, ça me pose un problème.
04:36C'est-à-dire que si on reçoit un journaliste de Valeurs Actuelles,
04:39eh bien, on attend à ce qu'il porte la ligne éditoriale
04:41de Valeurs Actuelles.
04:42Sinon, ce n'est pas du rééquilibrage.
04:44Vous savez, c'est insupportable cette idée de...
04:46Parce que quand elle dit, en fait,
04:47il ne faut pas qu'il y ait d'appel à la haine,
04:48ça veut dire quoi ?
04:48Ça veut dire que Charles Sapin ne pourra pas faire d'édito
04:50contre l'immigration de masse, par exemple.
04:52Parce qu'il considère que c'est de l'appel à la haine.
04:54Donc, vous voyez, c'est insupportable.
04:55Et je rejoins ce qu'a dit Georges.
04:56Ça ne suffit pas.
04:57Quand on parle de ne pas avoir de combat politique,
05:00ils reçoivent Salomé Saquet.
05:02C'est-à-dire une journaliste éditorialiste du Média Blast,
05:04un média d'extrême-gauche,
05:05qui a notamment déroulé le tapis rouge pour Raphaël Arnaud,
05:08pour son retour.
05:09Ils ont fait un interview sur mesure,
05:11alors que la jeune garde est impliquée
05:12dans le meurtre du jeune Quentin de Ranck.
05:14Et donc, Salomé Saquet, elle, a le droit,
05:16sans aucun problème, sans aucune menace de grève,
05:19de faire des éditos sur l'écologie
05:21tous les 15 jours à France Inter,
05:23à heure de grande écoute.
05:23En parlant d'extrême-gauche,
05:25je voulais qu'on parle de cette histoire
05:27avec le canon français et la France Insoumise.
05:29L'entreprise Le Canon Français,
05:30qui organise des banquets populaires dans toute la France,
05:33poursuit en diffamation Radio France,
05:35ainsi que deux députés LFI,
05:36Marie Mesmer et Mathilde Ignier,
05:38en cause d'une pétition anonyme,
05:40puis une tribune signée par 13 élus de gauche,
05:42accusant l'entreprise d'organiser des saluts nazis
05:45et de servir de tribune à l'extrême-droite.
05:47Seuls Mesmer et Ignier,
05:48qui l'ont relayé sur les réseaux sociaux,
05:50sont poursuivis.
05:51Le procès s'est tenu le 3 septembre
05:52et le jugement tombera le 12 novembre prochain,
05:55je vous propose d'écouter Pierre-Henri Berthe,
05:58l'avocat du canon français au tribunal de Tours.
06:00Les fondateurs du canon français
06:01poursuivaient des députés insoumises pour diffamation.
06:04Le juge rendra sa décision le 12 novembre.
06:07La preuve que ce n'est pas une procédure de Bayon,
06:08c'est qu'on ne poursuit personne pour révéler
06:11ou pour faire état de la structure capitalistique du canon français.
06:14On ne poursuit personne en raison des accusations
06:16fustelles désagréables de lien avec l'extrême-droite.
06:19On a poursuivi, et c'était le seul objet de ces procédures,
06:21on a poursuivi un journaliste peu scrupuleux
06:24et deux députés un peu emportés
06:26qui se sont permis de relayer une information fausse.
06:29Il y a des saluts nazis dans les banquiers du canon français.
06:32Aujourd'hui, on le sait, c'est maître.
06:35Éric Tecner, deux députés de la Nation
06:37ont accusé une entreprise française d'organiser des saluts nazis
06:39sans qu'aucun journaliste, zéro photo, zéro vidéo,
06:43vienne étayer cette accusation.
06:44Quelle est votre réaction ?
06:45Ce sont des menteurs.
06:46Ce sont des menteurs.
06:47Ils ont voulu diffamer le canon français.
06:49Pourquoi ?
06:49Parce qu'ils ont vu des gens qui étaient blancs,
06:52qui mangeaient du cochon,
06:53qui faisaient la fête et qui avaient des drapeaux français.
06:56Donc forcément, ils ont voulu les nazifier.
06:57Moi, j'aimerais dire à Marie Messmer,
06:59qui, d'une certaine façon, est une compatriote bretonne,
07:01ça me surprenait quand même qu'elle soit contre le canon français
07:04parce que finalement, on mange du cochon,
07:05alors que le pays du cochon en France, c'est bien la Bretagne.
07:08Ces gens-là sont dans une idéologie totalement folle.
07:11Mais j'ai envie de dire, bon, LFI, on est habitués
07:12à ce qu'ils fassent de la propagande, à ce qu'ils mentent en permanence.
07:16Ce qui me surprend, c'est à quel point, finalement,
07:17la presse a suivi.
07:19Ils ont cherché à salir une belle entreprise,
07:21le canon français,
07:22qui, pour le coup, vraiment,
07:24essaye de valoriser les terroirs.
07:25Quand, dans le même temps, on se retrouve dans le monde de la culture,
07:28avec des festivals comme Rock en Seine,
07:30où là, on a Fuck Marine Le Pen,
07:33affiché avec Mathieu Pigasse,
07:34le fondateur, le financier de Rock en Seine,
07:37qui le revendique sur les réseaux sociaux.
07:38Alors là, personne ne va être scandalisé par ça.
07:40Alors qu'au canon français,
07:43il ne se passe rien d'illicite.
07:46Ça n'est d'ailleurs pas un projet politique.
07:47Ça rassemble des milliers de gens.
07:48Il en faudrait bien plus.
07:49Georges Fenech, je m'adresse à l'ancien magistrat.
07:52Est-ce que vous faites confiance à la justice ?
07:53Parce que qu'est-ce qui va se passer le 12 novembre ?
07:55Je ne fais pas confiance.
07:57Vous savez, il y a une jurisprudence,
07:58c'est la bonne foi.
07:59Ah ben, ils sont de bonne foi.
08:00Bon, ce n'est pas établi,
08:01mais ils étaient de bonne foi.
08:02Vous allez voir,
08:03à tous les coups, il y aura une relaxe.
08:05C'est un grand classique.
08:06Mais si vous pouvez vous adresser aussi
08:08à l'ancien député que j'étais,
08:09parce que moi, le canon français,
08:10ça ne s'appelait pas canon français,
08:11mais j'y allais tous les week-ends.
08:13Dans Bastia Conception,
08:14dans tous les villages,
08:15on allait sur la place publique,
08:16on mangeait du sabaudet,
08:18de la charcuterie,
08:19dans des grandes marmites fumantes,
08:20on buvait des bons coups.
08:22Voilà, c'est comme ça.
08:23C'est la tradition,
08:24le terroir français.
08:25C'est la France.
08:25Donc, c'est la France.
08:26Je ne vois pas de quoi on se mêle.
08:28N'est-ce pas ?
08:29Donc, je pense que là,
08:30il y a un vrai combat culturel
08:32à mener
08:32pour que nous gardions nos traditions
08:35auxquelles nous sommes tellement attachés.
08:37Éric Tecner et Georges Fenech,
08:38je vous propose d'ouvrir une page politique.
08:41Dans un entretien au Figaro,
08:42Bruno Retailleau présente son projet
08:43de révision constitutionnelle.
08:45Il la juge indispensable
08:46pour réarmer l'État.
08:48Alors, il y a deux textes.
08:49Une loi constitutionnelle
08:50qui élargit le référendum à l'immigration,
08:52la sécurité et la justice.
08:53Il veut subordonner le droit européen
08:54à la Constitution française.
08:56Il veut permettre de passer outre
08:57une censure du Conseil constitutionnel
08:59par référendum au Congrès.
09:00Et l'autre texte,
09:01c'est une charte de l'ordre républicain.
09:03Alors, je vous propose pour commencer
09:05d'écouter Yael Broun-Pivet,
09:06la présidente de l'Assemblée nationale,
09:08qui évidemment, vous vous en doutez bien,
09:10n'est pas du tout d'accord
09:11avec Bruno Retailleau.
09:12Je suis en total désaccord.
09:14Je vois depuis des mois et des mois,
09:17certains hommes ou femmes politiques
09:19attaquent le Conseil constitutionnel
09:21et notre Constitution.
09:23Moi, je dis souvent,
09:25notre Constitution,
09:26c'est notre bien le plus précieux.
09:28Prenons garde à cela.
09:29Nous avons besoin d'un cadre.
09:31Georges Fenech,
09:32en 30 secondes,
09:33bonne ou mauvaise idée ?
09:34Il n'y a pas le choix.
09:35Si on veut que des réformes
09:37puissent être mises en place,
09:38il faut commencer
09:39par une réforme du Conseil constitutionnel.
09:41Et en ce sens,
09:42Bruno Retailleau
09:42a vraiment mis le doigt
09:44où il fallait.
09:44Là où Gabriel Attal
09:46et Édouard Philippe,
09:46effectivement,
09:47continuent d'ériger la Constitution
09:48et l'État droit
09:49en valeur absolument cardinale
09:50auxquelles on ne peut pas toucher.
09:51On ne les remet pas en cause,
09:53mais il faut redonner
09:54la parole au peuple.
09:56Un très grand merci,
09:57Éric Tecner.
09:57Un très grand merci,
09:58Georges Fenech,
09:58de m'avoir accompagné
09:59dans cette première partie
10:00d'Europe 1 Soir.
10:01J'en profite pour vous rappeler
10:03que c'est la rentrée
10:03de la grande famille Europe 1.
10:05Frédéric Tadei
10:05vous donne rendez-vous
10:06tous les week-ends
10:07de 9h à 10h
10:08pour C'est arrivé cette semaine
10:09et C'est arrivé demain.
10:11Deux émissions
10:11pour éclairer l'actualité
10:13des derniers jours
10:13et réfléchir aux événements
10:15à venir en compagnie d'invités.
10:16Demain,
10:17Frédéric Tadei
10:18reçoit Mathieu Plan,
10:19économiste à l'Office français
10:20des Conjonctures Économiques.
10:22Amélie Nothomb
10:23qui fait sa rentrée littéraire
10:24avec son nouveau roman
10:25L'Adolescence du Perroquet
10:26aux éditions Albain Michel.
10:28C'est arrivé cette semaine
10:29et c'est arrivé demain
10:30tous les week-ends
10:31de 9h à 10h
10:32sur Europe 1
10:32la radio libre.
10:34A tout de suite,
10:34ne bougez pas !
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