- il y a 5 jours
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accomagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Mais d'abord, donc, les explications de Jordan Bardella.
00:03Il répond aux questions de Milan Argelas sur BFM TV.
00:08On en parle juste après. A tout de suite.
00:11Bonsoir Jordan Bardella.
00:12Bonsoir.
00:13Nous sommes ici au Forum économique de Tchernobio, sur les rives du lac d'Ocombe.
00:17On vous voit multiplier les déplacements à l'étranger depuis ce début de campagne.
00:22Vous êtes candidat à Matignon.
00:24L'étranger, c'est censé être le domaine réservé du président ou de la présidente de la République.
00:28Pourquoi démarrer cette campagne par des déplacements internationaux ?
00:32Ce sera un peu réducteur de résumer le début de cette rentrée par le seul déplacement aujourd'hui.
00:40J'ai fait ma rentrée il y a quelques jours à la foire de Chalon, dans cette foire agricole au
00:44milieu de la France du Travail,
00:47où nous avons souhaité être aux côtés du monde agricole, qui a vécu un été particulier, particulièrement douloureux,
00:54avec la sécheresse, la canicule.
00:56Et j'ai été invité ici, à Caume, dans ce qui est un des plus importants forums économiques italiens,
01:04pour parler du projet que nous portons avec Marine Le Pen.
01:08Il nous faut convaincre les Français de voter pour nous.
01:11Mais je crois que c'est important de porter ce message aussi.
01:14Je le fais comme député européen chaque jour, mais de porter ce message à nos partenaires européens,
01:20du projet que nous portons avec Marine, et des mesures notamment sur le plan économique,
01:24que notre gouvernement mettra en œuvre si les Français nous accordent leur confiance dans quelques jours.
01:28Et puis parce qu'au fond, tout le monde regarde la France.
01:31Et nous avons conscience qu'un changement de politique en France aura des conséquences partout en Europe.
01:36Je le disais, donc aujourd'hui vous êtes en Italie, hier vous étiez au Royaume-Uni.
01:40On a besoin de comprendre, Jordan Bardella, précisément ce protocole d'accord qui a été signé avec Nigel Farage,
01:47un protocole d'accord qui stipule que les migrants interceptés dans la Manche seraient renvoyés vers les côtes françaises.
01:53Vous avez signé ce protocole d'accord.
01:55Concrètement, on a envie de comprendre.
01:56Est-ce que si le Rassemblement national arrive au pouvoir, les migrants interceptés dans la Manche seront renvoyés vers les
02:02côtes françaises ?
02:02Non, parce qu'il n'y aura plus de migrants qui traverseront la Manche.
02:08D'abord, cet accord de coopération qui a été signé avec Nigel Farage,
02:14l'a été sur la base de la conscience commune que l'immigration fait partie des défis majeurs qui se
02:20posent aux sociétés européennes.
02:21Notre parti est en tête des élections en France pour l'instant,
02:24et le parti de Nigel Farage est en tête des intentions de vote au Royaume-Uni.
02:27Et donc, il est peut-être le prochain Premier ministre britannique.
02:30Et à deux, nous avons souhaité approfondir notre coopération pour d'ores et déjà réfléchir à la façon de mettre
02:36fin à l'immigration illégale
02:39et à ce qui est devenu, c'est-à-dire la Manche, aujourd'hui un cimetière et une véritable passoire
02:47où des malheureux tentent la traverser au risque de leur vie
02:51avec l'espoir de trouver en Grande-Bretagne des bénéfices à cette traversée.
02:55Donc, moi, ce que je dis est très simple.
02:57Si demain, la France, gouvernée par le Rassemblement national,
03:00met en place une politique dissuasive d'immigration,
03:03il n'y aura plus de campements de fortune qui s'installent depuis des années dans le Pas-de-Calais
03:09et qui rendent la vie insoutenable des habitants de Calais et des alentours.
03:13L'immigration est une priorité absolue, contrôle en tout cas de l'immigration est une priorité absolue
03:19et c'est ce que nous avons voulu réaffirmer dans cet accord extrêmement important que nous mettrons en œuvre.
03:25Nos deux pays ont le droit de protéger leurs frontières
03:26et ont le droit de travailler ensemble à l'arrêt de l'immigration clandestine.
03:31On voit bien, vous avez été pris pour cible sur ce sujet par des candidats du Bloc central,
03:34Édouard Philippe, Gabriel Attal par exemple.
03:36Vous vous seriez sûrement offusqué s'ils avaient signé cet accord avec justement ces termes
03:41de renvoyer les migrants interceptés dans la Manche vers les côtes françaises ?
03:45Mais ils ont d'abord, le protocole ne prévoit pas que nous laissions traverser des migrants
03:52et que ces migrants soient déboutés ou repoussés sur les côtes françaises.
03:57Ce protocole prévoit l'arrêt de l'immigration clandestine en France
04:00et donc la présence de campements illégaux à Calais avec derrière les tentatives de traverser dans la Manche
04:05où nous réaffirmons, oui, mais d'abord qu'on soit critiqué lorsqu'on est dans la position
04:13dans laquelle nous sommes aujourd'hui, c'est-à-dire en tête des sondages, c'est parfaitement normal.
04:16Mais M. Philippe et M. Attal devraient avoir un peu de décence
04:20parce que depuis 10 ans, ils ont accueilli 500 000 personnes de manière légale
04:25et 900 000 clandestins sur le sol français.
04:27Ils n'ont aucune leçon, monsieur, aucune leçon de gestion de l'immigration à nous donner.
04:32Nous sommes ceux qui avons alerté les Français, nous sommes ceux qui posons les solutions
04:36et nous sommes ceux qui, demain, auront la fermeté de répondre à ce qui est aujourd'hui
04:40l'un des plus grands défis pour nos pays.
04:43Et je m'étonne que M. Philippe et M. Attal, qui ont été des immigrationnistes forcenés depuis 10 ans,
04:48se soucient maintenant de l'identité du peuple français, de la sécurité des habitants du Pas-de-Calais
04:53et se soucient du phénomène migratoire.
04:56Je trouve ça profondément indécent.
04:58Est-ce que, plus largement, s'afficher avec Nigel Farage, qui est la figure du Brexit au Royaume-Uni,
05:04c'est dans l'intérêt du Rassemblement national, vous qui ne prônez plus le Frexit ?
05:08Non, mais le Brexit n'est pas le sujet.
05:11Le Brexit a eu lieu il y a 10 ans et Nigel Farage est aujourd'hui...
05:15Il s'est toujours battu pour l'indépendance et la liberté de son pays.
05:18Mais Nigel Farage est aujourd'hui en tête des intentions de vote
05:22et il est peut-être et probablement, je le crois, le prochain Premier ministre britannique.
05:27Par conséquent, il est parfaitement normal qu'un parti comme le nôtre,
05:30qui envisage de présider et de gouverner la France, puisse développer des alliances.
05:35Je suis ici en Italie, où le centre droit autour de Georgia Meloni gouverne le pays depuis 2022.
05:42Et c'est un pays qui se porte beaucoup mieux, qui a renoué avec la stabilité.
05:46Et on doit bien se rendre compte que l'espérance que nous représentons en France
05:50et cette aspiration au changement, elle n'est pas seulement le fait de la France.
05:55Elle est en train de s'imposer dans beaucoup de démocraties.
05:57Et je dis aux Français, le plus grand danger dans cette élection présidentielle
06:01n'est pas de changer, c'est de continuer comme avant.
06:06Je reviens là-dessus rapidement.
06:07Éric Zemmour, qui est lui-même dans votre camp, dans le camp national, qui vous critique.
06:11Qu'est-ce que ça vous inspire, qui vous critique sur ce sujet des migrants et du Royaume-Uni ?
06:16Écoutez, plus Éric Zemmour et le parti Reconquête nous critiquent, mieux on se porte.
06:24Un mot sur l'Ukraine également.
06:26Mais Éric Zemmour fera très certainement dans les prochains jours connaître ces mesures
06:32et puis les Français trancheront dans le cadre de l'élection présidentielle.
06:35C'est ça le débat démocratique.
06:36Sur l'Ukraine, donc autre sujet qui a fait parler ces derniers jours.
06:39Louis Alliot, vice-président du Rassemblement national, a assuré sur notre antenne sur BFM TV
06:43qu'en cas d'élection de Marine Le Pen au pouvoir, le robinet serait coupé pour l'Ukraine.
06:50Concrètement, vous au pouvoir, est-ce que vous coupez le robinet à l'Ukraine ?
06:52D'abord, nous avons toujours soutenu l'Ukraine et condamné l'invasion de ce pays par la Russie.
06:57Et nous avons toujours indiqué qu'en cas de victoire, la France serait fidèle au soutien qu'elle porte à
07:04l'Ukraine
07:04et à la nécessité urgente, non pas de continuer d'alimenter la guerre et de financer un effort de guerre
07:09sans garantie ni sans fin,
07:11mais de mettre d'abord les nations occidentales autour de la table pour porter une position commune devant le président
07:19Poutine
07:19et surtout pour faire taire les armes.
07:21La priorité doit être le cessez-le-feu et doit être de trouver des garanties de sécurité
07:26qui permettront demain à l'Ukraine d'asseoir sa souveraineté et d'asseoir sa sécurité.
07:31Mais il y aura toujours des aides pour l'Ukraine ?
07:31Mais d'abord, j'assume cette position.
07:35Vous assumez la position de Louis Alliot ?
07:37Contre, je vais y venir, nous avons voté contre la dernière aide financière à l'Ukraine
07:42qui a été déboursée par l'Europe.
07:46Comment est-ce que dans la période de crise que nous connaissons, dans la période d'endettement majeur,
07:51on peut continuer d'accorder de l'argent sans aucune garantie que nous n'avons pas
07:56et qu'il n'y a plus dans les caisses des Français ?
07:58Il serait profondément irresponsable de continuer à octroyer de l'argent à des États étrangers sans aucune garantie.
08:06Je veux dire, les Américains ont au moins eu la finesse d'esprit de garantir leur soutien à l'Ukraine
08:10par l'exploitation des terres rares pour gager une contrepartie à ce qui apparaît comme un soutien
08:16à un pays qui doit évidemment arriver dans les meilleures conditions possibles dans le cadre des négociations.
08:21Mais je vais vous dire, le meilleur service qu'on peut rendre au moment où on se parle
08:26au peuple ukrainien et à la résistance ukrainienne,
08:29c'est de mettre fin aux tensions autour du détroit d'Hormuz.
08:33Parce que ce qui est en train de se passer dans le détroit d'Hormuz,
08:36renchérit de manière spectaculaire les rentrées de cages de la Russie par les exportations de pétrole
08:41et affaiblit par la même occasion le statut de l'Ukraine.
08:44Donc nous soutenons le peuple ukrainien qui résiste.
08:48La France sera fidèle à ses engagements.
08:50Mais la France prendra demain si nous arrivons à la tête du pays.
08:52Une initiative non plus seulement financière sur de l'argent que nous n'avons pas,
08:56mais diplomatique pour faire taire les armes et pour faire taire un conflit qui dure depuis 2022
09:01et qui a fait déjà des dizaines de milliers de morts et des centaines de milliers de victimes.
09:06Toujours sur l'Ukraine pour terminer justement sur ce sujet.
09:08Raphaël Glucksmann, candidat lui à l'élection présidentielle,
09:12d'abord à la primaire socialiste, dit ce matin,
09:15le Rassemblement national, c'est le parti de la soumission à Vladimir Poutine.
09:19Est-ce qu'il y a toujours des doutes ?
09:22Est-ce que la ligne du RN est toujours aussi peu claire sur la Russie concrètement ?
09:25Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
09:26L'élection présidentielle va aussi être l'occasion de faire la lumière sur le passé de M. Glucksmann
09:32et sur les gouvernements étrangers pour lesquels il a travaillé en Europe de l'Est.
09:38Qu'est-ce que vous voulez dire par là ?
09:39Que l'élection présidentielle est un moment de vérité,
09:42que c'est d'abord une question d'incarnation
09:44et que nous ferons aussi, enfin le débat public fera aussi la lumière sur les engagements passés
09:49de Raphaël Glucksmann au service d'un certain nombre de chefs d'État étrangers
09:53dont il a bénéficié de l'argent contre des prestations qu'il a fournies à ses États.
10:01Raphaël Glucksmann a le droit de défendre cette position sur l'Ukraine.
10:05Il la défendra dans le cadre de la campagne présidentielle et les Français trancheront.
10:08Un dernier mot, Jordan Bardella.
10:10On voulait aussi vous faire réagir sur ces informations du journal Libération
10:14qui fait état de tensions entre vous et Marine Le Pen.
10:16Vous auriez même claqué la porte, quitté une réunion politique du RN
10:21quand Marine Le Pen aurait évoqué sa volonté de vouloir mettre en avant Marion Maréchal.
10:25D'abord, est-ce que vous confirmez ces informations ?
10:27Alors je vous invite à ne pas écouter ni reprendre tout ce qui peut être dit
10:34ou écrit par le journal Libération qui mentionne d'abord des propos que je n'ai pas tenus.
10:40Vous auriez dit c'est elle ou moi ?
10:41Je n'ai jamais dit cela mais quand on a des désaccords,
10:48on a pour habitude d'en discuter entre nous.
10:50Donc je ne commenterai pas ces bruits de couloirs.
10:55Et ce que je peux vous dire c'est qu'il y a avec Marine Le Pen
10:58une affinité politique et personnelle indéfectible.
11:02Donc je vous le dis et je continuerai de vous le dire tout au long de la campagne.
11:05Si certains attendent de ma part que je sois déloyal à Marine Le Pen
11:09qui porte sur ses épaules les espoirs du peuple français et le destin de la France,
11:13alors c'est très mal me connaître.
11:15Et c'est très mal connaître le sentiment qui me domine,
11:17à savoir que la France est en danger et que nous avons une occasion inédite et historique de la sauver.
11:22Est-ce que votre envie dans cette campagne, ça va être aussi de vouloir peser encore plus sur la ligne
11:26du Rassemblement national
11:28en vous disant que vous êtes peut-être plus qu'un simple numéro 2, plus qu'un simple numéro 2
11:32?
11:32Non mais je vais faire mon travail et je vais honorer l'engagement que j'ai pris auprès de Marine
11:37Le Pen
11:38parce que je n'ai qu'une parole et que ma loyauté va à notre pays
11:41qui est dans une situation difficile et pour le bien de notre pays et pour le bien des Français,
11:47Marine Le Pen doit être élue présidente de la République.
11:50Donc je serai à mon poste, je serai à mon rôle, je vais continuer naturellement de porter les sujets
11:55sur lesquels je me suis toujours engagé.
11:58Comme la retraite par exemple ?
11:59Mais de toute manière, je rétors, c'est-à-dire que si vous constatez de ma part un ralentissement de
12:04la cadence,
12:04vous direz que je fais défection.
12:07Et si j'enchaîne trois émissions de télé de suite sans que Marine Le Pen n'en ait fait une
12:12entre-temps,
12:13vous me direz que je me mets trop en avant.
12:15Mais sur quel sujet vous allez imposer votre ligne ?
12:16Donc nous allons faire campagne à deux.
12:17Sur quel sujet ?
12:18Non mais je ne cherche pas à imposer telle ou telle ligne.
12:20Je cherche à ce que nous ayons le projet de redressement de la France le plus solide, le plus construit
12:27et je vais continuer à le porter.
12:29Je vais continuer à m'impliquer sur la thématique économique parce qu'elle va être l'un des enjeux majeurs
12:33de cette campagne.
12:35Et les Français dans cette campagne me trouveront du début de cette campagne jusqu'à la fin,
12:40aux côtés de Marine Le Pen.
12:43Et parce qu'elle a toujours été mon premier soutien, je serai toujours son premier soutien.
12:47Merci beaucoup Jordan Bardella.
12:49Voilà donc pour cette prise de parole de Jordan Bardella qui répondait aux questions de Milan Argelas
12:55dans un contexte important, marqué, je le disais, par au moins trois polémiques en l'espace de 48 heures
13:00liées au Rassemblement National.
13:02On va en parler avec Thierry Arnault, Maurice Safran, Hugo Capelli, Bruno Jeudy,
13:06nos éditorialistes politiques et évidemment Mathieu Vallée du Rassemblement National pour répondre.
13:12Il fallait bien un représentant du RN pour répondre aux questions que nous nous posons tous.
13:16Mais d'abord, un mot sur l'ensemble de cette interview, Thierry Arnault.
13:21Circuler, il n'y a rien à voir. Est-ce que vous avez été convaincu ?
13:24D'abord, il a choisi de parler et c'est important qu'il le fasse parce qu'il s'était
13:27beaucoup exprimé ces derniers jours,
13:29notamment sur BFM TV, au micro de Marie Chantret.
13:31Donc le fait qu'il éprouve le besoin de parler à nouveau montre que, de son point de vue,
13:37il y avait nécessité de s'expliquer.
13:40Il y avait un début d'incendie qu'il fallait éteindre.
13:42Et c'était important de l'éteindre, je vais le dire, collectivement pour la campagne du Rassemblement National.
13:47C'était important sans doute pour lui aussi, puisqu'il est personnellement mis en cause dans plusieurs des sujets que
13:53vous évoquez.
13:55Donc il y avait aussi un sujet à ébarder là qu'il avait à cœur de traiter et d'éteindre,
13:59bien sûr.
14:00Alors est-ce qu'il a été convaincant ? Plus ou moins, ça dépend des sujets.
14:04Je pense que sur sa relation à Marine Le Pen, il n'y a pas de fumée sans feu.
14:09Les journalistes font leur travail.
14:10Et si non seulement dans Libération ce matin, mais dans une série de journaux,
14:13on voit des confidences qui font état de tension entre les deux,
14:17ce n'est pas des inventions de journalistes.
14:19C'est parce que ces tensions, elles existent.
14:22Simplement, il connaît la réalité du moment aussi.
14:24Et il sait que, d'une certaine manière, pour aller jusqu'à la victoire,
14:28Marine Le Pen a besoin de Jordan Bardella.
14:30L'inverse est vrai également.
14:31Et c'est ça qu'il a voulu réaffirmer aussi aujourd'hui.
14:33On va aller prendre ces polémiques les unes après les autres.
14:35Mais un mot aussi avec vous, Bruno Jeudy.
14:37Si on s'en tient à ces dernières 48 heures,
14:41pardonnez-moi l'expression,
14:42mais est-ce qu'on pourrait dire que la campagne du RN est en train de vriller ?
14:46Non, je ne dirais pas ça, mais c'est vrai qu'il y a du cafouillage.
14:50Manifestement, il y a un problème de réglage un peu entre Marine Le Pen et Jordan Bardella,
14:55comme si le duo, dans ce sens-là, devait retrouver des marques.
14:59J'ai trouvé même que Jordan Bardella, par moments, ce qui est rare chez lui,
15:03butait un peu sur les mots et pouvait même être un peu hésitant,
15:06ce qui est assez rare chez quelqu'un qui maîtrise parfaitement les éléments de langage.
15:11En tous les cas, il y a une grande aisance orale.
15:14Donc, je dirais plutôt, on voit bien que c'est la difficulté de trouver ce réglage.
15:18Je ne sais pas s'ils se sont beaucoup préparés cet été, peut-être pas assez.
15:22Peut-être que la rentrée, du coup, avec ce grand dossard de favoris,
15:25aussi fait qu'ils sont les objets des attaques.
15:27Et c'est la campagne, c'est logique.
15:29L'espèce de cafouillage avec Faredge, manifestement,
15:34même on voit Jordan Bardella pas très à l'aise au moment où il découvre un peu le truc.
15:38Et les images trahissent quand même quelque chose.
15:42On va aller revoir ces images.
15:43Donc oui, moi je trouve qu'il y a une entrée en campagne,
15:46un peu de cafouillage et de problèmes de réglage
15:49sur une série de polémiques qui sont un peu surprenantes.
15:54Alors précisément, rappelons en quelques mots ce qui s'est joué.
15:57On va commencer par la polémique la plus récente.
15:59Cette rencontre aux côtés de Nigel Farage, Maurice Safran, hier.
16:03Et donc ce protocole d'accord signé qui acte finalement la reconduction de migrants vers la France.
16:11Il faut expliquer pourquoi ça a suscité un tollé,
16:14ce qui s'est dit hier et ce que dit aujourd'hui Jordan Bardella.
16:17Je crois que ça a suscité un tollé.
16:20Parce que si on interrogeait M. Vallée sur une rencontre
16:25entre le président de la République et le premier ministre britannique
16:29et que la conclusion c'est un accord pour que les migrants qui arrivent en Angleterre retournent en France,
16:35M. Vallée hurlerait, et je comprends qu'il hurle,
16:38M. Vallée hurlerait à la trahison du pays, à la trahison des Français.
16:43Donc c'est une histoire qui est en réalité incompréhensible.
16:46Qu'est-ce qu'il est allé se mettre, Jordan Bardella, dans cette difficulté
16:52avec Nigel Farage qui est dans une situation également sur le plan personnel
16:57et sur le plan politique très compliquée ?
16:59Ça reste incompréhensible.
17:00Il s'est fait piéger, Mathieu Vallée ?
17:03Non, c'est un déplacement qui était prévu.
17:05Après, vous avez votre commentaire, M. Safran, je le respecte, mais j'y réponds.
17:09Je pense que la situation migratoire à Calais, je peux être prétentieux et la connaître mieux quiconque.
17:14Donc en tant que commissaire de police en CRS, j'y ai travaillé avec des compagnies
17:17pour protéger la CES, pour protéger les changeurs,
17:19où se passaient des affrontements entre les CRS et les clandestins
17:22qui voulaient à tout prix rallier le Royaume-Uni,
17:24mais aussi sur l'entrée de l'euro-funnel où des gendarmes mobiles gardent ceci.
17:27Donc moi j'y ai été, j'y ai travaillé.
17:29Donc je sais aussi de quoi je parle, contrairement à beaucoup de commentateurs,
17:33je parle comme M. Mélenchon, M. Glucksmann,
17:35ou tous ceux qui ont eu un avis, franchement,
17:37on ne peut pas être d'accord des obligeants vis-à-vis de Jordan Bardella.
17:39Dire qu'il ne comprend pas l'anglais, dire qu'il s'est fait berner,
17:42on ne peut pas être d'accord sur des modalités ou textes,
17:44mais arrêtez de nous prendre pour des idiots ou des pouilleux.
17:49Pourquoi il minimise la portée de cet accord aujourd'hui ?
17:54Je trouve que cette campagne,
17:56entre fuck Marine Le Pen à roc en scène financée par M. Pigasse,
17:59entre M. Tanguy comparé à un Rhin,
18:01entre M. Bardella qui veut le faire passer pour un ignare
18:03avec l'anglais qui ne comprendrait pas,
18:05on n'est pas des idiots, on est pauvres moins intéressants.
18:07Et je vais vous répondre, mais j'aimerais que cette campagne soit digne
18:10et qu'elle se fasse projet contre projet, idée contre idée,
18:12et pas sur les attaques personnelles.
18:13C'est de la politesse, c'est ce que les Français attendent,
18:15parce que ça les gavent.
18:16Non, je parle en général.
18:18On essaie de comprendre ce qui s'est passé.
18:20C'est très simple.
18:21Aujourd'hui, qu'est-ce qui régit le fonctionnement
18:23entre la France et le Royaume-Uni ?
18:25C'est d'abord, parce que tout a été dit,
18:27on a eu le concours du grand n'importe quoi.
18:29Les accords de Touquet de 2003, c'est la ligne générale.
18:32C'est-à-dire que les Britanniques peuvent faire des contrôles
18:34sur le territoire français.
18:35On déporte la frontière britannique au niveau de Calais,
18:38puisque il y a Douvres-Aussi, c'est le point le plus proche
18:40du Royaume-Uni, avec la Manche.
18:42Donc ça, c'est un premier point.
18:43En 2018, il y a eu un accord pour lutter contre les passeurs
18:46et les trafiquants d'êtres humains.
18:47Et en 2025, M. Stermer, l'ancien Premier ministre du Britannique,
18:50et M. Macron ont complété cet accord.
18:55Et ils ont prévu quoi ?
18:56Les small boats que les CRS et les gendarmes
18:59interceptent avant leur départ, souvent,
19:00ou lorsque ce n'est pas possible, ils traversent la Manche.
19:03Lorsqu'ils sont interceptés au Royaume-Uni,
19:05il peut y avoir une réadmission,
19:06donc un retour en France de ces clandestins.
19:08Ce mémorandum dont vous parlez, il prévoit quoi ?
19:11Changement de doctrine à l'avantage de la France.
19:13Ce n'est plus un réadmission de ces clandestins
19:15qui partent de la France et de le Royaume-Uni,
19:17c'est le Royaume-Uni qui les garde,
19:18ce mémorandum.
19:19Et c'est eux qui sont chargés de les expulser.
19:22Ça, c'est un point majeur de changement de doctrine.
19:23Ok, mais alors deux questions.
19:24Il prend donc des engagements ?
19:26Ça veut dire qu'on devait, avant,
19:28récupérer des gens qui partaient de chez nous
19:30pour ne pas les expulser.
19:31Parce que quand on voit aujourd'hui les OQTF
19:32ou les personnes qui reviennent à Calais,
19:34je peux vous assurer qu'elles ne sont pas expulsées.
19:35Alors aujourd'hui, on parle de 1000 personnes.
19:36C'était 10 000 en 2016 sous la jungle.
19:38Vous avez raison de préciser ce que je prévois.
19:41Mais j'essaie des techniques,
19:41parce qu'il y a beaucoup qui ont leur bouche
19:42mais qui ne connaissent pas grand-chose.
19:43Pardon, mais ça suscite deux questions.
19:44Ça veut dire qu'il est en train de prendre
19:45des engagements pour la France
19:47alors qu'il n'est pas encore au pouvoir ?
19:48Non, pas du tout.
19:48C'est-à-dire qu'il est en train d'expliquer
19:50quelle orientation nous prendrions
19:51si les Français nous font confiance.
19:53Mais vous savez, Mme Darfeuille,
19:53je sais que ça étonne beaucoup de commentateurs,
19:55beaucoup de journalistes,
19:56même beaucoup de ressources à politique.
19:57Mais Marine Le Pen et Jordan Bardella,
19:59ils ont une chose qu'on ne peut pas leur enlever,
20:00c'est le courage politique.
20:01Donc on ne fait pas des mesures
20:02en calculant par rapport aux sondages
20:03ou par rapport aux attentions de vote.
20:04Vous savez ce qu'il dit Jean-Luc Mélenchon
20:06aujourd'hui de ça ?
20:07Il dit, non mais écoutez,
20:08ça a suscité un télé politique.
20:10Il nous a fait Jean-Luc Comédie.
20:11Il dit, non, non,
20:11ce n'est pas la France qui parlait.
20:13Ce n'est pas la France qui parlait,
20:14c'est seulement un fasciste
20:15sans réputation et sans portée.
20:17C'est un argument,
20:17c'est un Mme Darfeuille ?
20:18Non mais qu'est-ce que vous lui répondez ?
20:19Ce n'est pas la France qui...
20:20Non mais M. Mélenchon,
20:21à part dire nazi, fasciste et raciste,
20:23il ne sait rien dire d'autre.
20:24Mais qu'est-ce que proposent
20:24tous les autres responsables politiques ?
20:26Qu'est-ce que M. Mélenchon propose
20:27pour lutter contre l'immigration régulière
20:29singulièrement à Calais
20:29qui a été transformée en Alcatraz ?
20:31Sur la bord de la Caisse,
20:32vous avez des grilles
20:33de plusieurs aux deux mètres.
20:34Vous avez les stations-service
20:35qui sont barricadées.
20:36Vous avez l'Eurotunnel
20:36qui est barricadé.
20:37Vous avez des forces mobiles
20:38qui nous coûtent un pignon de dingue.
20:39Qu'est-ce que proposent
20:40les autres commentateurs
20:41qui ne sont plus des responsables politiques
20:43vis-à-vis de nous ?
20:44Je sais bien qu'ils sont en transe
20:45avec les sondages
20:45et qu'on va bientôt sortir les brancards
20:47parce qu'ils ne vont pas finir
20:48l'élection présidentielle
20:49au rythme où on va
20:50parce qu'on les met finalement
20:51en état de démence politique.
20:53Mais la réalité,
20:54c'est que vous voyez
20:54que sur votre plateau,
20:55je vous fais des chiffres,
20:56des constats
20:57et des propositions concrètes
20:58issues notamment de ces morandums.
20:59Est-ce que la signature
20:59de cet accord,
21:01Hugo Capelli,
21:01fait l'unanimité
21:02au sein du parti ?
21:04On n'a pas encore entendu
21:05à ce sujet Marine Le Pen,
21:08tout simplement,
21:08la candidate à la présidentielle.
21:10Alors on entend depuis ce matin
21:12que ce déplacement au Royaume-Uni
21:15était prévu.
21:16Il n'a pas pris des libertés ?
21:18On comprend que non.
21:19Mais effectivement,
21:20déjà c'était étonnant
21:21de voir Jordan Bardella
21:22faire des déplacements
21:23à l'international,
21:24en Italie aujourd'hui,
21:25au Royaume-Uni hier,
21:27pour quelqu'un qui est candidat
21:28pour être Premier ministre.
21:29Quand vous devenez Premier ministre,
21:31vous êtes censé gouverner la France
21:32et donc vous occupez
21:33des affaires intérieures,
21:34pas des affaires extérieures.
21:35C'est autre chose.
21:36Marine Le Pen ne s'est pas
21:37encore exprimée.
21:38Elle le fera la semaine prochaine.
21:40En tout cas,
21:40peut-être qu'elle clarifiera les choses.
21:41Elle doit tenir un discours
21:43dimanche prochain à Hénin-Beaumont
21:44pour sa rentrée politique
21:46qui sera forcément très attendue.
21:47Mais M. Capelli,
21:48vous ne trouvez pas normal
21:48que quelqu'un qui aspire
21:50à avoir la confiance des Français
21:52pour être Premier ministre,
21:53il aille rencontrer son homologue
21:55dans l'opposition en Royaume-Uni,
21:57si lui aussi est en responsabilité,
21:58pour traiter une problématique nationale
22:00qui gère au niveau européen ?
22:01Il n'y a pas d'absurdité
22:02comme vous pouvez l'expliquer
22:03dans votre déclaration,
22:04enfin dans vos commentaires.
22:05Mais en tout cas,
22:06ce qui est bien,
22:07c'est que vous voyez déjà
22:08qu'on ne travaille.
22:08On ne sonne pas les pouces
22:09et on ne fait pas du commentaire
22:10de ce qu'on passe à l'heure.
22:12Et là, je me tourne vers Thierry Arnault,
22:14c'est que quand même,
22:14aujourd'hui,
22:15Jordan Bardella,
22:15et notamment dans cet entretien
22:17à BFM TV,
22:18je persiste des signes,
22:19a tenté de relativiser
22:20la portée de cet accord,
22:22lui-même.
22:23Oui, oui, effectivement.
22:24Il y avait clairement...
22:26Pourtant, c'est écrire
22:26noir sur blanc.
22:27Oui, il y avait une forme
22:29d'embarras
22:30qui était perceptible.
22:32D'ailleurs,
22:32quand on voit les images
22:33de cette scène,
22:33on voit bien, franchement,
22:35on se demande un peu
22:37les circonstances
22:38dans lesquelles cet accord
22:40a été préparé ou pas
22:42avec Jordan Bardella.
22:43Est-ce qu'il découvre le texte
22:44au moment précis,
22:46la manière dont il est rédigé ?
22:47Ce serait possible ?
22:48Écoutez, franchement,
22:49quand on connaît un peu
22:50Nigel Farage,
22:51pardon de le dire comme ça,
22:52c'est un peu une crapule
22:53de la politique,
22:54Nigel Farage.
22:55Il n'en serait pas un peu
22:57à sa première...
22:59À sa première difficulté,
23:00il a besoin aussi
23:01de se refaire...
23:02Si vous lisez
23:03la presse britannique,
23:04aujourd'hui,
23:06tous les gros titres
23:07des journaux anglais
23:08sont sur les menaces
23:11que font peser sur lui
23:12à titre personnel
23:13et sur son parti
23:15les soupçons de corruption
23:16dans la manière
23:17dont il finance son parti
23:18puisque la veille du Congrès,
23:19là, on est au Congrès
23:20du parti de Nigel Farage
23:22et à la veille de ce Congrès,
23:25une enquête journalistique
23:26qui a été publiée
23:27par une chaîne
23:27de télévision américaine
23:28le montre en train
23:29d'accepter
23:30et de solliciter même
23:32avec certains
23:33de ses collaborateurs
23:34des financements
23:35de la part de gens
23:36qui ne sont pas des Britanniques,
23:37ce qui est formellement
23:38interdit par la loi.
23:39Si vous me permettez,
23:40quand M. Macron
23:42reçoit le président
23:43ou le président par intérim
23:44parce que finalement
23:44on ne sait plus trop bien
23:46de Syrie
23:46qui a du sang sur les mains
23:47et qui est un djihadiste,
23:49est-ce que M. Macron
23:49épouse des idées islamistes
23:50en le recevant à l'Élysée ?
23:51C'est pareil
23:52quand M. Bardella
23:52est allé voir M. Farage,
23:54est-ce que lorsqu'il va
23:55au Royaume-Uni,
23:56on nous a dit tout de suite
23:56que vous êtes pour le Frexit ?
23:57On discute
23:58avec des responsables politiques
23:59de premier plan
24:01pour pouvoir préparer l'avenir.
24:03Et je suis désolé
24:04mais moi je siège
24:05dans la délégation parlementaire
24:06Union Européenne-Royaume-Uni.
24:08Donc j'y suis allé deux fois
24:09en tant que député européen.
24:10J'ai parlé avec des lords
24:11et des députés anglais.
24:13Ils estiment que
24:14ces accords
24:14et cette coopération
24:15n'est pas équilibrée.
24:16Et dans ce mémorandum
24:17dont vous ne parlez pas
24:18sur cette disposition
24:18que je vais vous indiquer,
24:19nous on veut un rééquilibrage
24:20des coûts financiers
24:21et du fardeau migratoire
24:23que supportent les deux pays.
24:24Et c'est ce que réclament aussi
24:25pas ce que M. Farage
24:26mais aussi des représentants politiques
24:28du Royaume-Uni
24:29qui ne sont pas du parti
24:31de celui qui a rencontré
24:32Le rééquilibrage,
24:33ça concerne aussi
24:34l'aide à l'Ukraine.
24:35C'est l'autre polémique
24:36qui est liée
24:38au Rassemblement National
24:38depuis 48 heures.
24:39Pour le coup,
24:40ça a commencé sur notre antenne.
24:42BFMTV,
24:42Louis Alliot
24:43du Rassemblement National
24:44qui dit
24:44il faut couper le robinet
24:46des aides à l'Ukraine.
24:47Sur ce point,
24:48Jordan Bardella
24:49qui s'exprime donc aujourd'hui.
24:51Autant hier,
24:52il avait l'air
24:52de temporiser un peu
24:53mais aujourd'hui,
24:54ce soir,
24:55il dit quasiment
24:56la même chose
24:57que Louis Alliot.
24:57Parce que le début de crise
25:01au RN sur cette question
25:02a réellement existé.
25:04Alliot représente un peu
25:05le point central du RN.
25:07Donc quand il prend cette position
25:09qui est une position
25:10très importante
25:10puisque d'une certaine façon,
25:12c'est dire,
25:13c'est effectivement
25:15se ranger du côté russe.
25:16C'est effectivement le faire
25:17parce qu'aujourd'hui,
25:18couper l'aide à l'Ukraine,
25:19dire simplement
25:20il faut organiser
25:21une conférence de paix,
25:23c'est un vœu pieux
25:24puisque Poutine ne veut pas.
25:25Donc ça reste très compliqué.
25:27Mais effectivement,
25:29entre hier et aujourd'hui,
25:30chez Jordan Bardella,
25:31il y a eu une position
25:32aujourd'hui très proche
25:33de ce que Louis Alliot
25:35a dit sur notre centaine.
25:35Non mais M. Safran,
25:36je vais vous regarder
25:37droit dans les yeux,
25:37j'espère que vous aussi
25:38parce qu'il faut assumer
25:39ce qu'on dit et ses convictions.
25:40M. Louis Alliot
25:41qui a été réellubriamment
25:42maire de Perpignan
25:43qui a accueilli, pardon,
25:45qui a accueilli
25:46des réfugiés ukrainiens
25:47que vous osez aujourd'hui taxer
25:49d'être la courroie de transmission
25:50ou l'allié de Poutine
25:51ou de la Russie.
25:52Ben écoutez,
25:52moi c'est ce que je comprends
25:53dans les déclarations.
25:54M. Alliot,
25:55contrairement à vous,
25:56il est élu,
25:56il est élu d'une grande ville française
25:58et donc,
26:03le commentaire est libre
26:04mais je ne laisserai pas,
26:06je ne laisserai pas dire
26:08que M. Alliot
26:09est l'allié.
26:10On ne fait pas des déclarations
26:11mais on fait des commentaires.
26:12Vous n'allez pas M. Alliot
26:13mais vous allez regarder votre position.
26:15Restons calmes messieurs.
26:17Je vous excuse.
26:20Restons calmes.
26:22Mais ne montrez pas du doigt
26:23M. Alliot
26:23C'est faux ce que vous dites M. Alliot
26:24Non, ce n'est pas faux.
26:25Est-ce que ça veut dire
26:26M. Alliot
26:27M. Alliot
26:28Vous n'arrivez pas M. Alliot
26:30vous allez regarder votre centre.
26:31Ah ben moi je suis très calme.
26:32Vous avez vu comment vous avez dit
26:33Allez, restons calmes.
26:35J'ai dit
26:35Oui, ben
26:36Mais ça veut dire quoi M. Alliot
26:37ça veut dire que
26:38est-ce que ça veut dire
26:39Vous êtes connu ?
26:41S'il vous plaît
26:42on n'entend plus rire.
26:43Ah vous n'allez pas vous y mettre
26:44vous aussi.
26:44Je vous dis juste que le commentaire est libre
26:46mais ma réponse est libre
26:47et je vous le redis
26:48Oui
26:49Mais oui mais vous voyez
26:50ça c'est des procès
26:51qui s'en va
26:53Avançons parce que là franchement
26:55ça n'a pas d'intérêt
26:56C'est pas au niveau
26:56Je suis d'accord avec vous
26:59M. Alliot
26:59et je suis étonné
27:00et je continue sur ça
27:02Vous savez ce qu'on a fait
27:03au Parlement européen
27:04le 11 février 2026
27:06On a voté contre
27:07le prêt de 90 milliards d'euros
27:09de l'Union Européenne à l'Ukraine
27:10Pourquoi ?
27:11Il l'a rappelé Jordan Bardella
27:12Oui mais je vais dans le détail
27:13parce qu'il a pas eu le temps
27:14de le dire à votre journaliste
27:16Il y avait 60 milliards
27:18qui servaient à acheter
27:18des équipements
27:19et des munitions militaires
27:20dont on n'était pas certain
27:22et on ne peut pas nous démontrer
27:23à certitude
27:23que ça serait des équipements
27:24européens
27:24et singulièrement français
27:25Pardon mais on ne va pas payer
27:26des équipements
27:27d'équipementiers du monde entier
27:29alors qu'on est pour la préférence européenne
27:30ce que d'autres candidats
27:31comme M. Attal avait déclaré
27:32et sur les autres 30 milliards
27:33je synthétise pour votre spectateur
27:35c'est de l'appui budgétaire
27:36et à quoi est conditionné
27:37ce remboursement ?
27:38Aux réparations de guerre
27:39de la Russie
27:40dont on est soumis de dire
27:40ni le montant
27:41ni les modalités
27:42ni la durée
27:43et dans un pays comme nous
27:44qui est en train de crever
27:45de ses services publics
27:46de ses classes populaires
27:47de l'essence
27:48du pouvoir d'achat
27:49bah monsieur
27:49vous voyez bien qu'aujourd'hui
27:50les policiers et les gendarmes
27:51par exemple
27:52demandent des augmentations
27:52que le gouvernement
27:53ne peut pas payer
27:54parce qu'il n'y a plus de sous-enlègue
27:55question de Thierry Arnaud
27:57Mathieu Vallée
27:58qu'on ne donne pas
27:59un chèque gratos
28:00Vous êtes obsédé par Maurice
28:01ça prend
28:01écoutez Thierry Arnaud
28:02Je répondais
28:03je répondais
28:03je réponds
28:04argument quatre arguments
28:05on ne peut pas m'enlever
28:05Madame Darfeuil
28:07Je me suis forcé
28:08d'écouter attentivement
28:09ce que disait Louis Aïo
28:09d'une part
28:10ce qu'a dit hier et aujourd'hui
28:11Jordan Bardella d'autre part
28:12et pardon
28:13mais de mon point de vue
28:14il y a quelque chose
28:14qui n'est pas clair
28:15comment peut-on dire
28:16à la fois
28:17la France tiendra
28:18ses engagements internationaux
28:20d'un côté
28:21et de l'autre
28:22on va fermer les robinets
28:23on ne peut pas faire les deux à la fois
28:24si la France tient
28:25ses engagements internationaux
28:26elle s'est engagée
28:27dans une série de programmes
28:29d'aide à l'Ukraine
28:30militaires et autres
28:31sur plusieurs années
28:32donc ça veut dire
28:33que si on tient
28:34nos engagements internationaux
28:35on ne ferme pas les robinets
28:36on ne peut pas faire les deux à la fois
28:37Non mais monsieur Arnaud
28:37on a quand même le droit
28:38de regarder
28:39je ne parle pas que des milliards
28:40Non mais je vous pose
28:41une question claire
28:42je vous réponds
28:43mais même quand je vous réponds
28:44avec le sourire
28:45et argument contre argument
28:46ça ne va pas
28:46donc vous avez
28:47votre parole qui est libre
28:48et la mienne aussi
28:48donc je vous dis simplement
28:49qu'on regarde
28:51dans un contexte où la France
28:52a 3500 milliards d'euros de dette
28:53on nous a fait le coup
28:54sur le prêt du Covid européen
28:55à 800 milliards d'euros
28:56alors la France n'a pas
28:57contracté de prêt
28:58mais elle a eu
28:5940 milliards d'euros de subvention
29:00on va sûrement devoir en rembourser
29:0180 milliards
29:02donc constater
29:04et considérer
29:05quand même notre position
29:05quitte pas de signer
29:07des chèques en blanc
29:07des chèques gratis
29:09à l'Ukraine
29:10ou au monde entier
29:10on a aujourd'hui
29:112,3 milliards d'euros
29:12d'aide au développement
29:12pour financer des projets
29:13dans le monde entier
29:14alors qu'on n'est pas capable
29:14de financer nos services publics
29:16donc on dit simplement
29:16dans un contexte où
29:17les Français sont serrés
29:19à la stature par le gouvernement
29:19où le train de vie de l'Etat
29:20est dispendieux
29:21où l'Europe dépense
29:23à foison
29:23sans contrôle
29:24sans formalité
29:25sans modalité de remboursement
29:26sans vision
29:26oui nous sommes le garant
29:28de l'orthodoxie budgétaire
29:29des Français
29:30parce que c'est l'argent des Français
29:31et des Européens
29:31un mot je voudrais qu'on avance
29:32sur certains engagements pris
29:34mais monsieur
29:34nous avons fait le 11 février 2026
29:35à votre compte
29:36ce prêt de 90 milliards
29:38dont je vous ai expliqué
29:38les modalités à monsieur Safran
29:39pardon si vous l'avez pris
29:40pour vous sur ça
29:41mais pour vous répondre
29:42sur la logique de dire
29:43non on n'est pas
29:44contre l'Ukraine
29:44mais oui nous sommes pour
29:46le respect de nos engagements
29:47internationaux
29:47vous savez que les 3%
29:48du déficit français
29:49c'est un critère maastricht européen
29:51vous ne pouvez pas
29:51être les deux à la fois monsieur
29:52mais si
29:53soit on peut être l'Ukraine
29:55soit on ne respecte pas
29:56notre traité
29:56on peut aider l'Ukraine
29:57on ne peut pas être l'Ukraine
29:58mais monsieur Jeudy
29:58je termine sur ça
29:59quand on aura définitivement
30:00plus un rond dans les caisses
30:01on va aider l'Ukraine comment ?
30:02avec quel argent ?
30:03avec quel fond monsieur Jeudy ?
30:06mais c'est votre liberté
30:06de ne pas vouloir aider l'Ukraine
30:08mais je vous dis
30:08on ne peut pas être les deux à la fois
30:09je vois que vous ne pouvez pas
30:09répondre à la question
30:10mais non
30:21mais qui a dit qu'on ne respecterait pas
30:26des accords et des traités
30:27je vous dis simplement
30:28que sur les financements
30:28on regarde à l'euro près
30:30monsieur Jeudy
30:30et vous dites que vous irez au combat
30:32pour essayer de négocier
30:33bon merci
30:34en tout cas j'avais plein d'autres questions
30:36mais évidemment
30:36c'était intense
30:37ça passe vite
30:38c'est technique
30:39c'est passionnant
30:40et pardon mais
30:41ne me faites pas
30:42et je termine sur ça
30:43parce que ça m'a un peu chagriné
30:45ne me faites pas le procès stalinien
30:46ou le procès mélanchoniste
30:48de vouloir dire
30:48ce que chacun doit dire ici ou pas
30:50je pense que je suis suffisamment
30:51des fois coupé
30:51vous n'avez jamais traité stalinien
30:55allez avançons
30:55donc la parole est libre
30:56la presse est libre
30:57et vous savez monsieur Jeudy
30:57j'ai jamais porté plein
30:59contre qui que ce soit
30:59vous pouvez vous réconcilier en coulisses
31:01si vous voulez
31:02merci beaucoup
31:03il n'y a pas de divorce
31:03madame Barfeuille
31:04merci Mathieu Vallée
31:05ça va mieux en 10 ans
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