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  • il y a 5 jours
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accomagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00On va parler dans un instant de l'aide à l'Ukraine. Autre sujet de polémique, mais puisque vous parliez
00:04de la forme et du rôle qu'a voulu se donner Jordan Bardella en allant voir Nigel Farage,
00:09je voudrais qu'on l'écoute justement lors de cet entretien à BFM TV sur ces éventuelles tensions entre lui
00:15et Marine Le Pen, racontées notamment par deux confrères de Libération,
00:21qui raconte notamment aujourd'hui, Bruno Jeudy, une réunion qui aurait eu lieu lundi et qui commence très mal parce
00:28que Marine Le Pen commence par dévoiler le nom du futur livre de Jordan Bardella,
00:32qui était censé rester confidentiel, donc là déjà il prend la mouche, et ensuite elle fait comprendre qu'elle veut
00:38que Marion Maréchal prenne plus de place au sein du parti,
00:42on est bien d'accord, qu'elle veut même qu'elle prononce un discours la semaine prochaine, lui aurait dit,
00:47ah non, là c'est trop, c'est moi ou elle.
00:50Alors effectivement, vous faites allusion au récit qui en est fait ce matin chez nos confrères de Libération,
00:56bon il y a ce qui me paraît un peu relevé de l'anecdote, je ne sais pas si c
01:02'est vrai, l'histoire du bouquin, tout ça, ça ne me paraît pas le plus important,
01:04mais ce qui peut paraître pour le coup sans doute créer une difficulté dans le parti ou en tous les
01:11cas une nouveauté,
01:12ce serait la réintroduction en quelque sorte de Marion Maréchal dans le dispositif électoral de Marine Le Pen,
01:18s'il se confirmait qu'elle prendrait une place ou en tous les cas déjà venir faire un discours devant
01:23le groupe parlementaire à l'occasion de leur rentrée.
01:28Oui, ça c'est un élément important et probablement que pour Jordan Bardella,
01:33qui au fond a grandi dans ce parti à la faveur de sa réorganisation lorsque il y a eu le
01:41départ de Philippot et de Marion Maréchal,
01:45c'est sûr que là, si c'est confirmé, ça peut créer une difficulté et Jordan Bardella qui préside ce
01:53parti maintenant plutôt avec succès,
01:55puisqu'il a enchaîné des succès, les européennes, les législatives, on peut comprendre qu'il puisse prendre en voyage, encore
02:02une fois, si c'est confirmé.
02:05Alors lui, écoutons-le et après je reviens vous voir Bruno.
02:07Il parle de bruit de couloir pour parler du travail des journalistes de Libération et surtout il dit
02:15« Me faire un procès en déloyauté, c'est mal me connaître ». Écoutez.
02:20Alors je vous invite à ne pas écouter ni reprendre tout ce qui peut être dit ou écrit par le
02:28journal Libération,
02:30qui mentionne d'abord des propos que je n'ai pas tenus.
02:33Vous auriez dit c'est elle ou moi ?
02:35Je n'ai jamais dit cela, mais quand on a des désaccords, on a pour habitude d'en discuter entre
02:43nous.
02:43Donc je ne commenterai pas ces bruits de couloir.
02:48Et ce que je peux vous dire c'est qu'il y a avec Marine Le Pen une affinité politique
02:53et personnelle indéfectible.
02:55Donc je vous le dis et je continuerai de vous le dire tout au long de la campagne,
02:58si certains attendent de ma part que je sois déloyal à Marine Le Pen qui porte sur ses épaules
03:03les espoirs du peuple français et le destin de la France, alors c'est très mal me connaître.
03:09Pour le coup, je trouve que sur la dernière partie, on le sent sincère.
03:12Oui, moi je...
03:13Mais malgré tout, on voit qu'il s'est passé quelque chose quand même.
03:16Oui, à la fois il est sincère sur la deuxième partie et je pense que depuis le début,
03:20je n'ai jamais trop cru à une...
03:22On en fait trop.
03:23En revanche, il ne répond pas quand même sur le rayon maréchal au passage quand même.
03:27Donc on ne sait pas.
03:28On ne sait pas ce qu'il en est exactement.
03:29Il ne répond pas sur ce point.
03:32Et puis après, comme dans d'autres parties, alors effectivement là, j'allais dire au sommet,
03:37il y a quand même eu ces dernières semaines, ces derniers temps, des points de divergence
03:41qui n'ont pas été démentis.
03:44Sur les retraites, il y a quelque chose où ils ne sont pas d'accord.
03:50Je pense que le départ, l'éviction rapide d'un personnage qui n'est pas connu du grand public,
03:55le conseiller économique du Rassemblement National, du président du Rassemblement National,
03:59François Durvy, c'est quand même un point important parce que c'était quelqu'un effectivement
04:02qui conseillait beaucoup Jordan Bardella et qui, à mon avis, avait une vision sans doute
04:07un peu différente sur le plan de la politique économique et du programme économique
04:11qu'annoncera Marine Le Pen et qui est travaillée probablement par différentes personnes
04:16dont Jean-Philippe Tanguy.
04:17Il y a une divergence sur ce plan-là et il suffit de revoir toutes les intervouilles
04:22de M. Bardella depuis un an.
04:24C'est plutôt un RN, tendance libérale-conservateur, libérale-conservateur.
04:31Et Marine Le Pen, elle est moins libérale incontestablement.
04:33Et il peut y avoir des divergences, comme dans tous les partis, sur la ligne économique.
04:37Vous étiez-vous à cette réunion ?
04:38Non, je n'étais pas à cette réunion.
04:39Et sur le voile, les retraites, l'Ukraine, est-ce qu'il va falloir choisir son camp
04:47désormais au Rassemblement National ?
04:49Déjà, le premier point, c'est que je me dis que c'est très loin quand même
04:50de l'intérêt des Français.
04:51Je veux dire, moi, je reviens du Loiret, je suis venu le soir, je suis très heureux
04:54d'être là, mais tout le monde s'en fout, en fait.
04:56Enfin, je veux dire, il n'y a aucun Français que ça intéresse les histoires internes
05:01éventuelles des partis.
05:02Et Jordan Bardella a été très clair, il y a absolument une loyauté totale
05:06Moi, je pense que les Français veulent savoir pour qui ils vont voter.
05:10Et ce qui peut se passer au sein du parti pour lequel ils voteraient.
05:13Mais je pense que Jordan Bardella a été très clair.
05:15Ça fait quasiment, je vous dis, ça fait un an, je pense que j'ai été invité au moins
05:1815 fois pour dire, il y a de la friture entre les deux et tout continue et il n'y
05:22a aucun
05:23problème.
05:23Je l'ai dit avec, on vient de le dire avec vous, je dis peut-être qu'on en fait
05:26un peu
05:26trop.
05:27Mais oui, c'est ça qui est triste, c'est qu'en fait, on ne passe pas du temps à
05:29parler
05:29de santé.
05:30Écoutez, on est ensemble pendant trois quarts d'heure et on va parler de plusieurs autres sujets.
05:35Mais parce que, mais parce que, mais parce que, mais parce que, mais parce que, mais
05:39mais attendez, mais attendez, mais attendez, mais attendez, mais Jordan Bardella, il y a des
05:43fois, il ne dit pas la même chose que Marine Le Pen.
05:45Mais Bruno, je veux dire, mais heureusement, je veux dire, mais Jordan Bardella l'a très
05:49bien dit, on n'est pas en dictature, Rassembleur Nationale.
05:53On échange, on débat, on est en train d'essayer de construire un projet pour redresser le
05:57pays.
05:57Vous savez que la politique, c'est sérieux.
05:59Sur chaque mesure, sur chaque solution qu'on propose, tout le monde apporte sa pierre et
06:04puis on se dit, est-ce que ça, on peut, ça, on ne peut pas, comment on va le mettre
06:07en place ? Est-ce que ça, c'est la bonne solution ?
06:09C'est quand même, ça peut être un peu central dans une campagne.
06:12Et la ligne sur les retraites, elle a été confirmée par Jordan Bardella, confirmée par
06:16Marine Le Pen au BDL.
06:17Il y a absolument, mais c'est juste parce que parfois, vous sur-analyser, sur-interpréter,
06:23alors il l'a dit, il peut y avoir, on a tous des sensibilités.
06:27Il y a un homme, il y a une femme, ils n'ont pas le même âge, ils n'ont
06:29pas le même
06:29parcours.
06:30Il n'a pas dit qu'une fois, il l'a dit qu'une fois.
06:31Mais par exemple, sur l'Ukraine, allons sur l'Ukraine comme ça, ça nous permet de...
06:35Dans le programme, on nous fait souvent le côté, Marine Le Pen ne parle pas de capitalisation,
06:38mais je veux dire, moi j'étais rapporteur de l'abrogation de la réforme de retraite à
06:42l'Assemblée Nationale il y a deux ans, Madame Trouvé était là.
06:45J'avais défendu, j'avais l'autorisation de Marine Le Pen, vous entendez, président
06:49de groupe, quand il y a eu la question de capitalisation, la ligne du Rassemblement
06:52National, et qu'on défend le système par répartition, mais on est ouvert à introduire
06:56une part de capitalisation et à ouvrir le débat dans le cadre d'un fonds souverain,
07:00pas donné à des fonds de pension américains et à du privé.
07:04On imagine s'il y a un couple demain, Marine Le Pen présidente et M. Bardella Premier
07:10ministre.
07:10Moi, il me semble, et j'ai échangé avec des chaînes d'entreprise, et je vais vous
07:15dire, il y a des chaînes d'entreprise qui étaient séduits par le conseiller de
07:19Jordan Bardella et par la réflexion de Jordan Bardella, le côté libéral économique.
07:24Je suis désolé, mais ce n'est pas la même ligne que Marine Le Pen.
07:27Sur les retraites, ce n'est pas la même ligne.
07:29À quel moment Jordan Bardella a affirmé une ligne différente ?
07:32– Mais parce que je le lis, je le lis depuis un an, parce que son conseiller économique
07:37était un peu plus branché côté patron.
07:40– Mais vous dites d'abord, parce que vous savez que monsieur, le conseiller économique
07:43dont vous parlez, il était arrivé, il a été embauché par Marine Le Pen, il était
07:47conseiller politique économique de Marine Le Pen.
07:50– Mais cher monsieur, justement, par Marine Le Pen, elle fait son Noël chez lui, et
07:55parce qu'il y a une histoire de « tu devrais partir de côté », elle le vire.
07:58– On ne va pas refaire l'histoire là-dessus.
07:59Aurélie Trouvé, alors je vous vois lever les yeux au ciel, parce que vous, pour le coup,
08:02vous n'avez pas de problème de ligne, il y a une seule ligne, elle est claire,
08:06et il y en a un qui donne le ton.
08:08– Il y en a un chef qui chef.
08:08– Il n'y en a pas un qui donne le ton, on a une équipe, un programme, un candidat,
08:12et en effet, c'est carré.
08:13On a même des millions de tracts qui ont été distribués, et encore aujourd'hui,
08:18dans les forums des associations, on avait plein de militants qui étaient présents,
08:21d'ailleurs on était les seuls à tracter pour les présidentielles.
08:24Vous avez vu qu'on était 12 000 à Lille aujourd'hui, donc effectivement,
08:29on est pleinement en campagne, et c'est carré, c'est tout.
08:32Et effectivement, ce n'est pas une petite question quand même, par exemple, les retraites,
08:36que le président d'un parti ne soit pas d'accord avec la candidate à la présidentielle
08:41sur par exemple, est-ce qu'il faut revenir ou pas à la retraite à 62 ans,
08:44ce n'est pas un petit sujet, c'est quand même majeur pour les Français.
08:48Nous, c'est carré, c'est sûr.
08:49Nous, ce qu'on dit, c'est, et on a toujours dit la même chose,
08:52nous reviendrons, nous approcherons la retraite à 64 ans,
08:56nous reviendrons à la retraite à 62 ans, et progressivement à la retraite à 60 ans.
09:00Nous disons tous pareil, et nous avons toujours dit pareil,
09:02parce que nous sommes absolument convaincus de ce que nous disons.
09:05Sur l'aide à l'Ukraine, qui a été l'un des autres sujets qui a déclenché une polémique,
09:10qui a suscité une polémique déclenchée par le Rassemblement National,
09:13je vais y arriver, après ces mots de Louis Alliot, qui a dit sur BFMTV,
09:18on va couper le robinet de l'aide à l'Ukraine.
09:20On est d'accord que sur ce point, Bruno Jeudy, franchement,
09:23Jordan Bardella, il dit quasiment la même chose.
09:25Oui, franchement, là, il n'y a pas de différence.
09:28Il n'y a pas de machine arrière, quoi.
09:30Non, non, là, il dit à peu près la même chose que Louis Alliot,
09:34ce qui, après, sur le fond, nourrit un débat.
09:37Un vrai débat.
09:38Pour le coup, ce que disent les deux hommes revient quand même à retirer le tapis de...
09:45Enfin, en tous les cas, revient à ne plus vraiment aider l'Ukraine.
09:50On ne peut pas à la fois dire...
09:52Parce que ce qu'ils disent, en gros, c'est qu'on n'a plus les moyens de payer l
09:56'aide à l'Ukraine.
09:57Mais bon, en même temps, on sait très bien que si on n'aide pas l'Ukraine aujourd'hui,
10:00l'Ukraine ne pourra plus faire face à Poutine.
10:05Si on résume, en gros, c'est ce que disait Donald Trump il y a un an en Corrède.
10:09On arrête d'aider l'Ukraine parce que maintenant, il faut discuter avec Poutine.
10:12C'est peut-être aussi ce que se disent certains Français
10:14à qui on demande de se serrer la ceinture.
10:16C'est pour ça que je disais que ça suscite un débat intéressant.
10:18Et Thierry Arnaud, Dodeline, n'est pas vraiment ?
10:21Non, parce qu'il y a une forme d'ambiguïté dans ce qui a été dit par Jordan Bardella.
10:25Mais sur la question que ça pose.
10:27Oui, mais justement,
10:30les deux sont liés.
10:32C'est-à-dire qu'il dit, le président du Rassemblement national,
10:36la France doit honorer ses engagements.
10:39Et il dit en même temps, il faut qu'on pense à réduire.
10:42On ne peut pas faire les deux à la fois.
10:43En tout cas, pas avant 5, 6 ans ou davantage.
10:47Puisque si on applique au sens strict
10:49le principe consistant à honorer les engagements pris par la France,
10:53il y a des engagements qui courent
10:55à la fois pour la France en tant que France
10:57et pour la France en tant que membre de l'Union européenne
10:59sur plusieurs années,
11:01sur 3, 4, 5 ans, 6 ans.
11:03Parce qu'il y a des engagements financiers,
11:05il y a fournir des armes,
11:07il y a fournir jusqu'à 100 rafales,
11:08il y a toute une série de programmes qui ont été engagés
11:11et qui donc,
11:13si on tient ces engagements,
11:15vont devoir être honorés.
11:17Par ailleurs, ce n'est pas nouveau que le Front National
11:19ait le pied sur le frein s'agissant de l'aide à l'Ukraine,
11:22puisqu'il y a eu des votes au Parlement européen,
11:28il y a eu le vote l'année dernière à l'Assemblée nationale
11:30où le parti s'est abstenu.
11:33Donc il y a une cohérence.
11:34Il y a une cohérence,
11:35mais il y a une ambiguïté dans ce qui est dit aujourd'hui.
11:39Une priorisation à l'utilisation des finances de l'État,
11:41c'est aussi ce que dit Jordan Bardella.
11:43Tout à l'heure, Marine Tondelier disait
11:46qu'il faut que ce soit désormais les plus riches.
11:48Il faut que l'effort y porte sur les plus riches
11:50pour financer ce soutien de la France à l'Ukraine.
11:54Vous dites quoi, vous, du côté de la France insolite ?
11:56Déjà, je me permets de réagir sur ce que vous dites
11:58et la position du Rassemblement National.
12:00Je suis désolée, ce n'est pas clair.
12:01Et ça craint, parce que, de fait,
12:03il faut que la France ait une parole cohérente, solide,
12:07unique sur l'international quand on est au pouvoir.
12:10Or, moi, j'ai compris qu'il n'y avait pas tout à fait la même ligne
12:12entre Marine Le Pen et Jordan Bardella.
12:14Donc, déjà, ce n'est pas clair.
12:15Donc, là encore, pour nous, c'est carré.
12:17Et on a toujours voté la même chose,
12:19c'est-à-dire, oui, sur le principe de l'aide à l'Ukraine.
12:22Maintenant, ça dépend ce qu'il y a dans l'aide.
12:23Par exemple, nous, les fois où nous nous sommes opposés,
12:27c'est parce que, par exemple, nous étions contre le fait
12:29qu'il y ait de l'envoi de troupes françaises au sol, par exemple.
12:32Vous savez que là, il y a le risque d'être co-belligérants directs
12:37avec deux puissances nucléaires, la France et la Russie, directement.
12:41Maintenant, ce que l'on dit...
12:42Mais sur le soutien tel qu'il existe aujourd'hui.
12:43Alors, attendez, je vous le dis aussi,
12:45aujourd'hui, ce qui est urgent, c'est la paix.
12:48Oui.
12:48Oui, mais c'est pas...
12:49Ben oui, il ne faut pas lever les yeux au ciel.
12:52Il y a encore des milliers de morts.
12:54Bon, et moi, ce qu'il faut retenir avant tout,
12:58je pense, de cette agression de la Russie sur l'Ukraine
13:02et du rôle de la France et de l'Europe,
13:05c'est que nous avons été en dessous de tout.
13:07Et là, M. Macron a été en dessous de tout.
13:10D'abord, il n'a pas eu une seule ligne.
13:11Il a changé de ligne, lui aussi, de mois en mois.
13:14Il a discuté avec Poutine d'abord.
13:16Il a changé de ligne.
13:18Vous auriez fait ?
13:19Il a changé de ligne.
13:20Et nous avons toujours dit, il n'y aura pas de solution militaire.
13:24Il y aura une solution.
13:26Oui, et on l'a dit depuis le début, et vous le voyez bien.
13:29Il y aura une solution politique et diplomatique.
13:32Et il faut que la France et l'Europe reviennent à la table des négociations.
13:37Il faut que ça se fasse sous l'égide du droit international,
13:39qui doit être maître de tout sous le sceau des Nations Unies.
13:44Mais ce n'est pas faire plier Vladimir Poutine,
13:46c'est faire en sorte qu'il y ait des intérêts qui soient trouvés en commun
13:50et qu'il y ait un cadre posé.
13:52Nous avons toujours dit, il faut que les Nations Unies
13:54prennent ça en main.
13:55Et l'Europe et la France ont tergiversé,
13:58et n'ont pas directement dit, ça doit être le droit international.
14:01Mais en attendant que la France redevienne plus forte sur le plan diplomatique,
14:05sur ses aides, vous les maintenez telle quête ?
14:08– Je suis désolée, je souhaite moi dire ce qui me semble capital.
14:12Et je finis sur la France.
14:14Parce que par ailleurs, si la France et l'Europe veulent être crédibles
14:17à l'échelle internationale, y compris dans ce conflit et cette agression,
14:21il faut qu'elle le soit dans tous les conflits.
14:22Et nous le disons aussi, dans ce cas-là,
14:25les sanctions qui ont été imposées à la Russie,
14:28pourquoi n'y a-t-il pas également des sanctions à l'égard du gouvernement de Netanyahou
14:32dans une agression absolument abominable,
14:35dans une agression qui continue.
14:36– Vous ne répondez pas à la question, je suis désolée.
14:38– Il ne faut pas du deux poids, deux mesures,
14:39et il faut être très clair sur le droit international.
14:42Sur l'aide, j'ai été très claire, nous disons oui sur le principe.
14:45Ensuite, tout dépend du contenu, c'est bien pour cela que…
14:48– Quand on dit oui sur le principe, c'est qu'il y a un mais.
14:50– Non, excusez-moi de poser la question du contenu,
14:54de l'aide, bien entendu, il faudra que…
14:55– Mais tel qu'il existe aujourd'hui, le contenu ?
14:57– Bien entendu, il faudra que l'aide…
14:59– Il n'est pas très loin de la position du Rassemblement national.
15:01– Nous n'avons jamais voté contre le montant, pour être clair.
15:04– Vous pouvez les regarder aussi.
15:05– Oui, oui, mais je vous regarde, c'est vous qui êtes la présentatrice
15:08et qui me posez des questions, non ?
15:10– C'est très gentil, mais ils viendront réagir.
15:11– Je m'adresse à la présentatrice, vous n'êtes pas contente de cela ?
15:15– Oui, si, je suis ravie.
15:17– Mais vous avez le droit, je vous autorise à discuter avec eux.
15:20– Après, je peux tout à fait discuter avec M. Eugélie, il n'y a pas de problème.
15:26Donc je finis simplement en disant que par ailleurs sur l'aide,
15:29si vous voulez, notre position, je l'ai dit tout à l'heure,
15:31nous avons toujours voté oui sur le principe.
15:33Le montant, ce n'est pas tant le montant la question, c'est le contenu.
15:37Et en l'occurrence, bien entendu, il faudra aider l'Ukraine
15:40à la hauteur des enjeux de reconstruction.
15:42Ce n'est pas là le problème.
15:43Le problème, il est comment on trouve une issue à ce très grave conflit.
15:48– C'est ça la question.
15:49– Est-ce que vous pouvez apporter, M. Macron était en dessous ?
15:51– On parle beaucoup du Rassemblement national.
15:53– Pour une fois, on parle de la France insoumise, Mme.
15:57– Je crois que Mme Trouvé a besoin de clarification sur votre position.
16:00– J'ai besoin de clarification sur la sienne aussi.
16:02– Alors allons-y, c'est un grand moment de clarification.
16:05– Ça me paraît beaucoup moins clair.
16:06– Pas le respect du droit international, on va en discuter si vous voulez.
16:09– Je reprends les mots de Bruno Jeudy, qui disent que vous n'êtes pas très loin.
16:12– Nous, dès le premier jour, on a été, mais ça a été unanime en France,
16:16et heureusement, aux côtés de l'Ukraine face à l'agresseur russe.
16:19Nous avons voté toujours les mesures de soutien,
16:23sauf quand elles nous mettaient en difficulté pour l'avenir,
16:28c'est-à-dire de faire rentrer l'Ukraine dans l'Union européenne, dans l'OTAN,
16:32quand on risquait d'entrer dans une forme de co-béligérance,
16:35en envoyant des troupes, et dès lors que ça pouvait aussi accroître
16:39les difficultés de pouvoir d'achat des Français.
16:42Parce qu'on se rend bien compte, et notamment la situation actuelle en Iran,
16:45ne fait qu'enrichir encore plus aussi la Russie.
16:49Jordan Bardet a été très clair, les engagements pris seront maintenus.
16:53Mais nous avons un langage de vérité auprès des Français,
16:55quand il y a 3500 milliards d'euros.
16:58Quand nous ne savons pas comment nous allons financer dans les années à venir
17:00la santé, le pouvoir d'achat des Français, l'agriculture qui va avoir besoin,
17:05on va avoir besoin aussi d'énormément d'argent pour financer la transition environnementale,
17:10pour adapter tout ce que notre quotidien nécessitera d'être adapté,
17:14et surtout d'aider un certain nombre de secteurs économiques,
17:16de secteurs agricoles qui sont en difficulté.
17:19Il faut avoir un discours de vérité auprès des Français, de dire...
17:21Est-ce que ce discours de vérité, il montre le vrai visage du Rassemblement national ?
17:25Il n'y a pas de vrai visage, c'est toujours facile d'avoir un vrai visage de générosité
17:31avec l'argent des Français, avec l'info des Français.
17:34Moi j'essaie de vous répondre à votre question.
17:36Je suis français, je suis en difficulté, je suis une femme seule et deux gamins,
17:40j'ai des fins de mois difficiles, j'ai du mal à mettre du carburant dans ma voiture,
17:44et j'entends que l'État dit, nous allons continuer à aider l'Ukraine.
17:49Je pense qu'on doit continuer à faire œuvre de pédagogie.
17:52Je n'ai pas envie que mes enfants aillent faire la guerre.
17:55Mais moi j'ai compris une chose, l'agresseur c'est la Russie, l'agressé c'est l'Ukraine.
18:00Aujourd'hui, personne n'a confiance.
18:03Personne ne dit le contraire.
18:04Je ne vous ai pas coupé la parole, il me semble.
18:05C'est vrai, vous avez raison.
18:07Donc aujourd'hui, le vrai débat, il faut continuer à soutenir l'Ukraine,
18:10parce que quelqu'un comme Poutine, vous avez vu qu'il a envoyé un drone en Allemagne,
18:15il est capable aujourd'hui de venir investir l'Europe,
18:18et je n'ai pas envie que nos gamins aillent faire la guerre.
18:21Donc ça demande de l'argent et un continuum sur plusieurs années.
18:25Est-ce que le procès qui est fait au Rassemblement National,
18:28de ceux qui disent qu'aujourd'hui l'ERN montre son vrai visage,
18:32et que c'est encore un parti pro-russe,
18:34c'est juste pour le faire.
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