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Pierre de Vilno reçoit François Bayrou, ancien Premier ministre et président du Mouvement Démocrate, dans #LeGrandRDV, en partenariat avec Europe 1 et Les Echos.
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00:00Bonjour à tous et bienvenue sur le plateau du Grand Rendez-vous Europe 1, c'est nous les échos.
00:05Bonjour François Bayrou.
00:06Bonjour.
00:06Merci d'être avec nous. Vous êtes président du Modem, ancien Premier ministre, maire de Pau, auteur dernièrement de alertes
00:11sur la France qui vient.
00:13La France qui vient, c'est celle d'une alternance au bout de dix ans de mandat d'Emmanuel Macron.
00:19La présidentielle est désormais clairement lancée, même si plusieurs candidats manquent officiellement encore à l'appel.
00:25La France qui vient, elle vient dans une situation sans précédent.
00:29Elle vient avec cette dette colossale, avec cette croissance quasi nulle, un chômage qui augmente, une inflation également qui remonte.
00:36Les Français ont la vie chère, ils ont la vie dure, ils sont plus que jamais ponctionnés par les impôts.
00:42Quelle solution préconisez-vous ? Quel candidat ? Avec quel programme ?
00:46Votre avis compte François Bayrou. Et pour vous interroger ce matin, Stéphane Dupont-Deséchos. Bonjour Stéphane.
00:51Bonjour.
00:51Et Mathieu Bocoté. Bonjour Mathieu.
00:53Bonjour.
00:53Commençons à l'envers, si vous le voulez bien. Vous avez dit que la présidentielle 2027 serait l'élection la
01:00plus importante depuis l'origine de la Vème République,
01:03car elle marque la fin d'un cycle, les dix années d'Emmanuel Macron, et doit ouvrir un cycle vraiment
01:08nouveau, pas justement une simple prolongation.
01:12Vous redoutez de la même façon ce que vous appelez la tenaille du pire, RN contre LFI, Marine Le Pen,
01:18encore ce matin, dans le journal du dimanche, au plus haut dans les sondages,
01:21et Jean-Luc Mélenchon aux portes du second tour.
01:23Alors la question c'est, pourquoi la tenaille du pire, lorsque 13 millions de Français ont donné leur voix au
01:31RN, aux Européennes ?
01:32Est-ce que ce n'est pas les insulter en nouvelle fois, en disant, écoutez, vous ne pouvez pas voter
01:36Rassemblement National ?
01:40On ne peut pas dire les choses comme ça. Lorsque vous êtes un citoyen, un responsable politique, que vous voyez
01:47les risques, vous ne pouvez pas ne pas nommer les risques.
01:52Donc vous savez mieux que les 13 millions d'électeurs ?
01:54Oui, vous savez mieux.
01:58Et les représentants des échos savent mieux.
02:02Et Mathieu Bocoté sait mieux.
02:04Tout le monde sait mieux que les mensonges qu'on est en train de proférer.
02:10Pourquoi ? Parce que les choix des deux extrêmes, c'est pour ça que je dis la tenaille du pire,
02:16c'est une tenaille entre pire et pire.
02:19Les deux plongeraient la France dans une situation dont elle ne sortirait pas.
02:28Je dis que le danger est un danger, comme on dit en médecine, létal, c'est-à-dire question de
02:35vie ou de mort.
02:36Vous n'exagérez rien à la France.
02:37Je n'exagère rien et peut-être tous ensemble, y compris vous, ne remplissez pas la mission de dire ce
02:49que les choses sont.
02:50Nous sommes dans un pays où toutes les forces politiques, y compris celles-là, ont depuis 50 ans, en tout
02:57cas depuis 1981,
03:01porté l'asservissement du pays par une dette qui dépasse tout ce qu'on peut se représenter.
03:11Le RN n'est pas responsable de la France.
03:13Toutes les forces politiques, ça inclut le modem ?
03:15Oui, bien sûr.
03:16Et le RN qui n'a pas gouverné ?
03:17Le RN, ça n'est pas qu'il n'ait pas gouverné.
03:21Ça compte un peu, non ?
03:21Il est monté à la tribune sans interruption pendant toutes ces années, y compris lorsque nous étions au gouvernement,
03:29pour demander des dépenses supplémentaires.
03:32Et vous avez vu que Marine Le Pen, encore cette semaine, a dit à plusieurs reprises qu'elle voulait la
03:39retraite à 60 ans,
03:41pour ceux qui avaient commencé avant 20 ans.
03:42Elle présente aussi un plan d'économie de 125 milliards.
03:44C'est une blague.
03:45Pourquoi c'est une blague ?
03:46Parce que c'est une blague.
03:47Mais ce n'est pas parce que vous, vous me dites que c'est une blague que c'est une
03:50blague, M. Bayrou.
03:50Vérifiez, prenez votre filo, lisez les échos, 125 milliards d'économies sur combien de temps ?
03:58Qu'est-ce que ça veut dire ?
04:00125 milliards, le budget de l'État, c'est 450 milliards.
04:03Et si on fait 125 milliards d'économies, évidemment, aucun gouvernement ne peut, en claquant des doigts, faire des économies
04:12de cet ordre.
04:13Vous savez, j'ai chiffré dans le livre, parce que le livre a cet avantage que c'est la première
04:20fois qu'on décrit le mécanisme de la dette,
04:23qu'on dit de manière explicite ce qui s'est passé avec les chiffres qui permettent de le vérifier et
04:31de le prouver.
04:35Les mesures qu'elle annonce, alors elle dit deux choses, trois choses simples.
04:40La première, on va faire payer l'immigration.
04:49On va couper les crédits de l'immigration.
04:52Et j'ai donné le chiffre présenté par un institut proche de la droite et je crois qu'il est
05:02admis par le RN aussi.
05:04Ils disent 6 milliards.
05:07Vous parlez de 125 milliards, ils disent 6 milliards.
05:10Deuxièmement, on ne paiera pas notre contribution à l'Europe.
05:13À cet instant précis, l'agriculture française n'a plus les subventions et l'Europe saute.
05:20C'est un danger commun, j'y reviendrai dans une seconde.
05:25Troisièmement, elle dit les agences.
05:27Les agences, le Sénat a essayé de couper dans les agences.
05:30770 agences.
05:32770 agences qui ne servent pour un certain nombre d'entre elles pas à grand-chose,
05:37mais qui ne permettent pas de faire les économies.
05:39Mais François Béroux, je vous entends, votre propos est important,
05:42mais vous faites le procès ici d'une mauvaise politique de désendettement.
05:45Mais si vous faites le procès de l'endettement, c'est le procès de la classe politique au pouvoir en
05:51ce moment.
05:51L'endettement, vous me corrigerez, j'ai l'impression que c'est davantage la classe politique au pouvoir
05:55qui tourne en rond, qui prend les postes depuis tant d'années,
05:59davantage que l'opposition permanente.
06:00Eh bien, je ne crois pas.
06:03Donc l'endettement, c'est davantage Marine Le Pen, par exemple, qu'Emmanuel Macron ?
06:06Je dis que les oppositions, et l'extrême droite en particulier,
06:11et LFI a fortiori, ont sans cesse demandé des dépenses supplémentaires.
06:16Mais vos amis les ont fait, ces dépenses supplémentaires ?
06:19Non, non, ils ne les ont pas toutes.
06:21Mais la date n'a pas augmenté par la magie.
06:24Peut-être que vous lirez mon livre, qui s'appelle « Alertes sur la France qui vient »,
06:30et vous vérifierez ce qu'a été ce mécanisme-là.
06:34Depuis 1981, sans cesse, on a reporté sur les générations à venir les dépenses de la vie de tous les
06:43jours,
06:44Et vous dites aux Français, aujourd'hui, qu'il va falloir continuer à voter pour des gens qui sont largement
06:50responsables de cette situation.
06:51Excusez-moi, je n'ai pas dit ça, on ne s'est pas exprimé encore sur la présidentielle, on va
06:54le faire ensemble.
06:56C'est pour ça que j'ai dit qu'on commencerait à l'envers, pourquoi la tenaille de pire ?
07:01Juste parce qu'on regarde un peu l'état de l'Europe, et aujourd'hui, d'ailleurs, une des informations
07:06principales,
07:07c'est que l'AFD, en Allemagne, est en passe de remporter un lander, qui est un lander d'Allemagne
07:13de l'Est,
07:14les Allemands de l'Est, qui estiment pour une grande partie être abandonnés par rapport aux Allemands de l'Ouest,
07:19comme quoi cette réunification a du mal à se faire.
07:22Je laisse l'Allemagne de côté.
07:23Est-ce que vous diriez que l'Allemagne, est-ce que vous diriez...
07:26Ne laissons pas, vous venez de faire une remarque.
07:27Est-ce que vous diriez que l'Italie de Mme Méloni ne fonctionne pas ?
07:32Je pense que l'Italie de Mme Méloni a renoncé à ce qu'elle annonçait.
07:38Elle s'est fait élire en disant, l'immigration, je vais y mettre un terme et je vais renvoyer les
07:44immigrés.
07:44C'est une vieille ancienne, vous allez me dire qu'elle a pris de l'immigration de travail.
07:48Ce que veut dire Pierre, est-ce qu'il y a une vague populiste aujourd'hui en Europe,
07:50une vague d'extrême droite ?
07:52Est-ce qu'on peut la stopper, c'est ça la question ?
07:55Est-ce qu'elle est stoppable ou est-ce que c'est un mouvement ?
07:57Je ne sais pas si elle est stoppable.
08:00Je vois bien qu'on essaie d'introduire dans l'esprit des électeurs ou des citoyens
08:08l'idée que ce serait inéluctable et que ce serait bon.
08:12Et moi je vous dis, ça n'est pas inéluctable et c'est mortel pour le pays.
08:17Donc Marine Le Pen n'a pas encore gagné la présidentielle, même si elle est aujourd'hui à plus de
08:2135% dans les intentions de vote.
08:22Je ne sais pas si absolument de cet avis.
08:26Je pense que rien n'est inéluctable.
08:29Je pense d'ailleurs qu'elle est elle-même devant des contradictions qui sont très importantes.
08:36Et je pense que de toute manière, si ça se faisait, ce serait un drame de plus,
08:44mais un drame ultime pour la France.
08:47Ultime ? Ce ne serait pas qu'il doit y avoir un mauvais gouvernement avec une philosophie qui n'est
08:51pas la vôtre,
08:51mais choisie démocratiquement par les Français ?
08:53Non, en aucune manière, parce que ça mettrait un terme à l'Union Européenne.
09:01Je vais répéter pour qu'on se rende compte de ce que ça veut dire.
09:07L'élection de l'extrême droite ou de l'extrême gauche, du RN ou de LFI,
09:14à la même conséquence, c'est que l'Union Européenne saute.
09:18Et personne autour de la table ne peut me dire le contraire.
09:21Et l'Union Européenne saute à l'instant même où un gouvernement français dit
09:28« Nous n'honorerons plus nos engagements. »
09:32Et notamment, nous n'honorerons pas nos engagements que nous avons pris pour le financement de l'Union Européenne.
09:38Ils disent qu'ils vont faire un bras de fer avec l'Union Européenne.
09:39Ils ne disent pas qu'on fait un Frexit.
09:41D'ailleurs, elle a renoncé.
09:42À un moment donné, il y a eu ça dans le discours de Marine Le Pen.
09:44Il y a eu une sorte de Frexit.
09:46Aujourd'hui, il n'y est plus.
09:47Monsieur De Villeneuve, excusez-moi.
09:50Vous avez autour de la table les pays qui composent l'Union Européenne,
09:54qui tous participent.
09:56Et la France, qui est le pays qui a eu l'attitude la plus laxiste en matière de finances publiques.
10:02Et je ne m'associe pas à cette responsabilité.
10:05Je suis monté à la tribune de l'Assemblée Nationale pour mettre en jeu l'avis du gouvernement.
10:10Pour qu'on s'en rende compte et qu'on change d'orientation.
10:13Et vous vous souvenez, c'était il y a un an presque jour pour jour.
10:17Et donc, je ne prends pas ma part de responsabilité sur ce sujet.
10:23Et mes amis, vous avez prononcé...
10:25Donc, vous êtes moins responsable de l'endettement, par exemple, que Marine Le Pen ?
10:28Juste comprendre le raisonnement.
10:30Non, je ne veux pas entrer dans...
10:32Vous n'êtes pas responsable de qui est responsable ?
10:34Oui, avec quelle liste de l'endettement ?
10:36Combien y a-t-il d'hommes politiques en France qui, depuis 20 ans, ont dit que le danger le
10:42plus grave qui pesait sur nous,
10:44c'était cet abandon, cette dérive qui faisait que...
10:48François Fillon.
10:49Hein ?
10:49François Fillon.
10:50Non, pas du tout.
10:51François Fillon n'a jamais mis en jeu l'avis de son gouvernement sur ce sujet.
10:58Il en avait conscience.
11:00Mais il était Premier ministre, collaborateur comme disait.
11:04On sait que vous voulez en venir.
11:05C'est vous qui les premiers avez dit dès 2007...
11:09Alors, je vous propose de marquer une pause, François Bayrou, parce que le temps nous manque.
11:14Et on reprend nos débats dans un instant.
11:15Et justement, vous allez nous dire, puisqu'on en revient à la présidentielle,
11:18qui du Bloc Central a vos faveurs.
11:20A tout de suite.
11:22Retour sur le plateau du Grand Rendez-vous Europe 1, c'est News Les Équois,
11:25avec François Bayrou, ancien Premier ministre et président du MoDem.
11:29La droite et le centre sont tiraillés en vue de la prochaine présidentielle.
11:33C'est loin d'être nous.
11:34Vous êtes l'un des principaux témoins.
11:37On a quand même une droite tiraillée depuis quelques années.
11:40C'est absolument pas nouveau.
11:41Trois noms ressortent.
11:42Édouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau.
11:45Et lorsqu'on regarde les chiffres du JDD, le sondage du JDD aujourd'hui,
11:50pour le second tour, il y a trois hypothèses,
11:53alors pas avec Bruno Retailleau, mais avec Jean-Luc Mélenchon,
11:56contre lesquelles Marine Le Pen se retrouverait.
11:58Hypothèse 1, Marine Le Pen l'emporte 55-45 contre Gabriel Attal,
12:0252-48 contre Édouard Philippe,
12:0566-34 contre Jean-Luc Mélenchon.
12:09Quelle est votre réaction ?
12:13La séquence précédente s'est terminée, ou en tout cas a été interrompue sur le constat que nous faisions du
12:22risque majeur pour le pays.
12:25Ce risque majeur de dérive des finances publiques,
12:31peut-être faut-il rappeler simplement un chiffre l'année prochaine,
12:36la totalité de l'impôt sur le revenu que vous payez,
12:39que tout le monde autour de la table paye et que paient tous les autres Français,
12:43tous les foyers fiscaux,
12:45la totalité ne suffira pas à payer les intérêts de la dette.
12:5080 milliards à peu près.
12:51Oui, on va dépasser 80 et on va à 100 milliards,
12:55et même certains disent à 120 milliards en 2030.
13:00Ce qui veut dire que nous sommes un pays en situation de surendettement.
13:05Ou de faillite ?
13:07Attention au mot, faillite, récession, surendettement, c'est très différent.
13:12Surendettement.
13:12Et donc de surendettement, c'est-à-dire en situation d'étranglement.
13:17Un pays qui aurait besoin de nouveaux investissements et qui ne les a pas.
13:22Qui est responsable ?
13:24Toutes les forces politiques sont responsables,
13:28et ceux qui ont averti,
13:30ceux qui ont tiré la sonnette d'alarme,
13:33ceux qui ont demandé qu'on chante d'orientation,
13:36sont très rares, pour ne pas dire rarissimes.
13:39Et c'est exactement, il y a un an, jour pour jour, presque jour pour jour,
13:43ce que le gouvernement que je conduisais a essayé de faire.
13:47Un an passé, il n'y avait pas grand-chose à changer.
13:49Au contraire, ça s'est aggravé.
13:51Oui, 230 milliards de plus.
13:53Parce qu'on a, en particulier,
13:55parce qu'on a renoncé à la réforme des retraites.
13:58Ce qui est...
13:59Une faute ?
13:59Un jour, les historiens diront...
14:01C'était une faute ?
14:02Quoi ?
14:03De suspendre la réforme des retraites ?
14:05En tout cas, le moins que l'on puisse dire,
14:07c'est que c'était une aggravation de la situation.
14:10Et les historiens, un jour, diront,
14:13mais enfin, comment se fait-il que ce pays,
14:17à ce moment de crise,
14:20a pris une décision aussi contraire à son intérêt ?
14:23Dans cette situation, qu'est-ce qu'on fait, François ?
14:25Et donc, voilà.
14:26Donc, nous avons une élection...
14:27C'est quand même un gouvernement Lecornu
14:29qui a pris cette décision
14:30sous la pression du Parti Socialiste.
14:31C'est quand même un pouvoir que vous soutenez
14:34et auquel participe...
14:35Bien, ce n'est pas un gouvernement Bayrou,
14:36merci de le rappeler.
14:38Mais ce n'est pas un gouvernement
14:39que vous condamnez non plus ?
14:40Non, non.
14:43Regardons précisément des chiffres.
14:44Le gouvernement que je conduisais,
14:47en fonction,
14:49et ça ne s'est pas produit souvent,
14:51le gouvernement qui a baissé le déficit
14:53de 5,8 à 5,1 du produit intérieur brut.
15:04Et c'est une baisse, une remise à l'endroit,
15:07une remise en ordre des finances du pays,
15:09comme il n'y en a pas eu beaucoup.
15:12Et donc, cette remise en ordre,
15:18en effet, elle est interrompue.
15:19Le risque est immense.
15:21On a une élection présidentielle qui vient.
15:24Quelle est la différence entre cette élection présidentielle
15:26et les précédentes ?
15:27Il y en a une.
15:29C'est que vous avez décrit le choc des ambitions,
15:33hors micro,
15:34M. Bocoté lisait les autos tamponneuses au centre,
15:37et il avait raison,
15:39le sentiment de...
15:40La machine à perdre ?
15:42Il y avait à l'élection présidentielle jusqu'à maintenant
15:47une manière simple de résoudre cette question.
15:51Et c'était le premier tour.
15:53Premier tour, c'était chacun présenter son profil,
16:00son projet,
16:01essayer de convaincre et d'entraîner les Français.
16:04Je l'ai fait trois fois,
16:06et une fois en étant aux portes du deuxième tour,
16:10du second tour,
16:11il y avait un premier tour.
16:14Écoutez-moi bien,
16:15il n'y a plus de premier tour.
16:18Parce que si on va au premier tour
16:20dans l'ambiance de dispersion que vous décrivez,
16:23alors on risque d'avoir au deuxième tour
16:26le pire contre le pire,
16:27c'est-à-dire Le Pen contre Mélenchon.
16:29Donc il faut le premier au sein ?
16:30Il faut le premier au sein de la droite ?
16:32C'est quoi la solution ?
16:32Quand j'observe,
16:33il faut être réaliste autant qu'on le puisse.
16:38Quand j'observe la dynamique de la campagne
16:41de Jean-Luc Mélenchon, par exemple,
16:43elle est considérable.
16:44Elle est considérable avec des choix stratégiques
16:48que je ne peux que trouver extrêmement dangereux
16:53pour le pays,
16:55en s'appuyant sur des communautarismes,
16:58en faisant en sorte que l'unité du pays
17:04et la compréhension historique
17:07étaient la sienne de plus.
17:07Vous voulez dire que le narratif employé
17:09est tout à fait calculé ?
17:11Absolument, c'est une stratégie.
17:14J'ai connu Jean-Luc Mélenchon,
17:17l'AICAR à l'extrême,
17:18sur le voile.
17:21Il a changé d'avis, il a dit qu'il s'était trompé.
17:23Ce n'est pas parce qu'on s'explique
17:24que ce qu'on avait fait avant n'a pas existé.
17:27Oui, mais c'est converti en quelque sorte.
17:29Et si vous l'examinez sur la responsabilité historique
17:34sur l'Ukraine et sur la défense de Moscou,
17:38vous verrez que les deux branches de la tenaille du pire
17:43se sont comportées de la même manière.
17:45Et donc, on peut excuser,
17:47mais on peut aussi se souvenir un peu.
17:49Et donc,
17:51si on se trouve dans un deuxième tour
17:53comme celui-là,
17:54on est certain,
17:56en tout cas,
17:57on croit,
17:59on est certain
17:59que les conséquences pour le pays
18:02sont irrémédiables.
18:03Donc, qu'est-ce qu'il faut faire, François Béroux ?
18:05En fait, il faut une primaire.
18:07Est-ce qu'il est encore temps d'organiser une primaire ?
18:09Qu'est-ce qu'il faut faire ?
18:10On fait un tour moins un ?
18:11Il faut faire un tour préliminaire.
18:17Donc, une primaire ?
18:19Une primaire.
18:19Qui va de qui à qui ?
18:21De qui à qui ?
18:21Qui va de tous ceux qui refusent l'alliance avec Mélenchon
18:26à tous ceux qui refusent l'alliance avec Le Pen ?
18:29Donc, de Hollande à Knafot, quoi ?
18:32Non, Knafot...
18:33Ah non, c'est vrai.
18:33Hollande a dit qu'il préférait voter Mélenchon que Le Pen, c'est vrai.
18:36Voilà.
18:36Et Knafot,
18:39Sarah Knafot a dit qu'elle se verrait bien
18:42dans un gouvernement du RN.
18:45Mais ça, elle vient de le dire.
18:46Donc, avant-hier, vous auriez intégré Knafot,
18:48mais maintenant, ce n'est plus le cas ?
18:49Mais, vous voyez, ce n'est pas avant-hier.
18:52Tout le monde sait bien où
18:54les forces politiques se situent.
18:55Et quand Hollande dit qu'il voterait Mélenchon plutôt que Le Pen,
18:57est-ce que ça l'exclut aussi ?
18:59Oui.
19:01Si on est prêt à s'allier
19:03avec les uns ou avec les autres,
19:05on n'appartient pas à l'espace républicain.
19:09Déjà, vous avez eu la première du bloc central,
19:10c'est-à-dire Modem, Horizon, Renaissance, LR,
19:13ça paraît déjà quasiment impossible,
19:15puisque Retailleau ne soutiendrait pas Attal,
19:17elle ne soutiendrait pas Retailleau.
19:18Ça paraît impossible
19:20parce qu'on ne se rend pas compte du risque.
19:23Et ça paraît impossible.
19:24Moi, j'ai le souvenir.
19:25On a déjà vécu ça.
19:27Édouard Balladur vient de disparaître.
19:31Au mois de janvier 1995,
19:37les partisans, Nicolas Sarkozy,
19:39partisan d'Édouard Balladur,
19:41il dit qu'il faut que Chirac ne se présente pas
19:43pour qu'Édouard Balladur soit élu au premier tour.
19:45L'idée que ceux qui sont en tête au sondage,
19:48et c'est pour cette seule raison,
19:51ou qui apparaissent en tête au sondage,
19:52et c'est pour cette seule raison d'éliminer les autres,
19:55c'est vieux comme l'élection présidentielle.
19:58– Et ça ne fonctionne pas, selon vous ?
20:00– Et ce n'est pas seulement que ça ne fonctionne pas.
20:03– Alors comment est-ce qu'on l'organise, cette prime ?
20:05– Attendez, vous voulez bien que je vous explique.
20:09Alors je vais vous expliquer les deux choses.
20:12D'une part, la nécessité.
20:14Nous allons tous, en tout cas moi je m'y inclue,
20:18devoir nous battre pour que le candidat
20:22qui présente une autre solution
20:25que le dramatique affrontement des extrêmes
20:29soit élu et soit au deuxième tour.
20:31On a bien le droit de savoir qui c'est,
20:34de dire son mot sur qui il doit être,
20:36et de discuter avec lui de ce que le projet doit être.
20:40Ce n'est pas du tout ce qui est en train de se passer.
20:43Et donc, la première conviction que nous devons défendre,
20:49c'est que ceux-là qui ont en commun
20:51de vouloir écarter les deux extrêmes,
20:54ce qui fait une solidarité très importante,
20:57essentielle sur ce sujet,
20:59tous ceux-là doivent être capables de dire
21:02nous appartenons au même ensemble
21:04et nous acceptons une compétition loyale.
21:07C'est quoi le nom de cet ensemble ?
21:09C'est quoi ? C'est le bloc central ?
21:11Non, je n'aime pas les dénominations de cet ordre.
21:14C'est républicain, réformiste, humaniste.
21:18Mais que je comprenne,
21:19donc ce que vous appelez les deux extrêmes,
21:20c'est quand même des millions de Français,
21:22ne sont pas républicains.
21:26N'essayez pas de...
21:28J'essaie de comprendre, je vous suis au mot.
21:32Républicain, c'est deux choses.
21:34C'est les institutions républicaines,
21:37ils en sont,
21:38mais c'est les valeurs républicaines
21:42et ils ont choisi de tourner le dos aux valeurs républicaines.
21:45Par exemple ?
21:46Il faut nommé parce que les gens,
21:48ils ont des repères, mais sur des noms et sur des partis.
21:50Liberté, égalité, fraternité.
21:53Il y en a qui acceptent liberté
21:56et qui refusent l'égalité.
21:58Il y en a qui veulent l'égalité,
22:00qui refusent la liberté.
22:02Vous voyez bien que c'est les deux...
22:03Ce n'est pas si clair que ça, si je peux me permettre.
22:05Ce n'est pas si clair.
22:05Et alors justement, on va marquer une pause
22:06et on va s'attendre à un peu de clarté
22:09dans la prochaine séquence.
22:11C'est extrêmement clair et tout le monde comprend.
22:14Vous allez donner des noms et des parcs qui sont en Bayrou.
22:16A tout de suite sur Europe 1 et sur CNews.
22:20Retour sur le plateau du Grand Rendez-vous
22:21Europe 1 et CNews, les écho avec François Bayrou.
22:23On était resté un peu au milieu du guet.
22:25Vous nous avez donné des grandes théories sur...
22:27Pas des grandes théories.
22:29Non, mais vous avez identifié que...
22:31Une vision.
22:31Vous devriez avoir une vision républicaine, réaliste, etc.
22:35On a besoin de noms, de partis,
22:37et de familles politiques.
22:39Et moi, j'ai besoin d'expliquer.
22:41Parce que la technique...
22:43Vous êtes là pour ça.
22:43La technique qui devient courante,
22:46c'est de couper court aux explications
22:48de manière que les auditeurs
22:50n'arrivent pas à suivre le raisonnement.
22:52On est là pour aiguiller.
22:53Alors, je vais essayer, moi, de...
22:55S'il vous plaît.
22:56...de faire en sorte.
22:57On disait, avant votre coupure,
23:00que le premier tour...
23:02On n'a plus droit au premier tour.
23:04Parce que si tout le monde y va dans le désordre,
23:08on est fichu.
23:08Donc il faut une primaire, vous avez dit.
23:10Et donc, il faut organiser une compétition loyale
23:13entre tous ceux qui partagent l'impératif
23:17d'écarter les extrêmes.
23:19Mais ils ne veulent pas.
23:20C'est ça le problème ?
23:21Non, mais ils ne veulent pas pour l'instant.
23:23On est là pour les convaincre.
23:25Puisque nous, nous sommes les électeurs.
23:26Les voix qu'on en parle,
23:28que ce soit Édouard Philippe ou Bruno Retailleau,
23:30ils n'en veulent pas.
23:30Nous, nous sommes les citoyens.
23:33Et les citoyens qui vont devoir se battre
23:35pour que ces candidats soient portés au deuxième tour.
23:41Et donc, je dis que la moindre des choses
23:46est d'accepter une confrontation loyale
23:52dans laquelle chacun défendra sa thèse,
23:55sa personnalité et ses idées.
23:57Et dans laquelle les électeurs
23:59qui se retrouvent dans cette volonté
24:04d'éviter le pire,
24:05ces électeurs pourront participer.
24:08Mais comment s'opère le principe discriminant ?
24:09Vous dites, on fait la primaire, parfait.
24:11Qui a le droit d'y participer ?
24:12Qui a le droit d'y participer ?
24:14Qui a le droit d'y participer ?
24:16Comme candidat, tous ceux qui accepteront une charte,
24:20qui écartent les deux extrêmes
24:23et qui retiennent un certain nombre de principes
24:26qui sont extrêmement simples.
24:29Comme ?
24:29Comme nous appartenons...
24:33Nous sommes une économie de liberté
24:35à vocation sociale.
24:38Comme nous sommes pour une démocratie pluraliste.
24:41Mais je crois que tout le monde, pour l'instant,
24:43peut signer ça.
24:43Bien au-delà du bloc central.
24:45Non, parce que tous ceux qui refusent
24:49les extrêmes,
24:51ça fait quand même des frontières.
24:54Mais ça veut dire qu'il y a des socialistes aussi ?
24:55Il y a des sociodémocrates dans votre choix ?
24:57Je pense que Bernard Cazeneuve, par exemple,
25:00qui s'est exprimé de manière très claire sur ce sujet,
25:03a tout à fait sa place
25:05dans une confrontation loyale de cette loi.
25:07Il ne fera pas partie des combinards
25:08qui donnent les clés à LFI à la fin ?
25:11Sûrement pas.
25:12Je reprends les mots de Jean-Luc Mélenchon
25:14qui parlait de combinards qui ne seraient pas chers à racheter.
25:17C'était juste avant les élections municipales.
25:18Vous avez vu ce qui s'est passé après.
25:19François Vérot, est-ce que vous ne participez pas aussi,
25:22vous-même, à une forme de confusion
25:25dans ce qu'on appelle le bloc central ?
25:27Parce que quand on vous demande quel est le bon candidat
25:29pour aller, pour incarner ce camp,
25:33vous répondez ni Édouard Philippe,
25:35ni Bruno Rotaillot, ni Gabriel Attal,
25:37vous dites que non, ça n'a pas l'air d'aller...
25:39Excusez-moi, vous faites semblant.
25:40Vous êtes là pour provoquer et pour faire semblant.
25:44Et moi, je n'aime pas les gens qui font semblant.
25:46Vous avez dit, dans une interview,
25:48vous avez dit qu'il faudrait que Thierry Breton soit candidat.
25:50Ne vous défendez pas.
25:52Non mais non.
25:52Je pense qu'il y a beaucoup de personnalités
25:56qui ont la capacité, l'envie et l'expérience de participer.
26:01Alors, j'ai cité Thierry Breton,
26:04il y a Jean-Louis Borloo,
26:05il y a Bruno Le Maire, par exemple.
26:07Donc, les trois autres ne vont pas.
26:09Il y a Elisabeth Borne.
26:11Je parle de candidats qui, tous,
26:13dans une discussion privée,
26:17n'écartent pas cette idée.
26:18Au contraire.
26:19Et après, je regarde les expériences.
26:21Et donc, tout ça peut faire
26:24une sélection intéressante.
26:26Plutôt que d'avoir.
26:28Plutôt que d'avoir.
26:29Donc, les trois déclarés, ça ne vous va pas.
26:30Il en faudrait d'autres.
26:32C'est pour comprendre.
26:32Non mais, ça n'est pas pour comprendre.
26:35C'est pour disqualifier le raisonnement.
26:40Non, pas du tout.
26:41C'est pour comprendre.
26:41Eh bien, moi, je vous invite à ne pas le disqualifier.
26:44Donc, ça fait beaucoup de monde, là.
26:45C'est le choix.
26:45C'est le choix.
26:46Si vous ne disqualifiez pas les trois,
26:48c'est-à-dire Retailleau, Attal et Édouard Philippe,
26:50vous en rajoutez cinq, là.
26:51Cazeneuve, Borne, Thierry Breton,
26:54et vous en avez cité deux autres.
26:55Ça fait quand même beaucoup de monde.
26:56Jean-Louis Borne.
26:58Non, ça ne fait pas beaucoup de monde.
27:00Ça fait des personnalités
27:02qui acceptent de se soumettre
27:04à une confrontation loyale,
27:06à un débat de deux mois.
27:09Et au terme de ces deux mois
27:11de confrontation,
27:13on vote.
27:14C'est-à-dire que vous,
27:16à ce stade,
27:17vous ne savez pas encore
27:18parce que vous n'avez pas eu
27:19la confrontation et le débat
27:20entre ces huit personnes.
27:21C'est ça ?
27:21En tout cas, j'ai des préférences.
27:23Qui ?
27:24Par exemple,
27:25je considère que le centre
27:27n'est pas représenté
27:28comme il faut dans cette élection.
27:29Bon.
27:30Pourquoi ?
27:31Parce qu'on dit la droite et le centre.
27:32Et quand on dit la droite et le centre,
27:34ça veut dire que le centre,
27:35c'est la droite.
27:35Or, il se trouve...
27:40l'engagement de ma vie,
27:42c'est que cette famille politique du centre,
27:46démocrate,
27:47certains disent démocrate chrétien pour les uns,
27:51démocrate humaniste pour les autres.
27:53Ça a une histoire.
27:54Vous savez ce que disait François Bitterrand ?
27:56Que le centre n'était ni de gauche ni de gauche.
27:59C'est évidemment quand on veut aborder les choses
28:03par le petit bout de la lorgnette.
28:05On ne dit pas ça.
28:05Vous savez quel est le seul parti en France
28:11qui refusait les accords de Munich ?
28:14Quel était ce parti ?
28:15Eh bien, c'était le Parti démocrate populaire,
28:19c'est-à-dire l'ancêtre de ma famille politique.
28:22On peut aussi revenir en 2026-2027,
28:25à la rigueur,
28:26ce n'est pas inimaginable.
28:27Et la question qui vous sera posée,
28:28permettez-moi de le faire,
28:29c'est que vous nous dites qu'il y a donc,
28:30au-delà en ce moment des petits chevaux,
28:32si je comprends bien,
28:33qui se présentent,
28:33il y a des grandes figures
28:34qui devraient être dans la primaire.
28:35M. Borloo, Mme Borne, et c'est sûr.
28:38M. Breton ?
28:39Je n'utilise pas les mots de grand et de petit,
28:42parce que c'est une déconsidération.
28:45C'est une manière de mépriser les gens.
28:51Je dis qu'il y a un devoir
28:54de considérer que chacun représente
28:57non pas ses propres intérêts,
28:59non pas sa propre vision,
29:01mais un ensemble beaucoup plus large.
29:03et je vais indiquer...
29:04Ce qui veut dire qu'aujourd'hui,
29:07personne n'écrase le match.
29:09Ça vous dit en substance que le jeu est ouvert.
29:11Il suffit de regarder les sondages.
29:12Mais excusez-moi,
29:13est-ce qu'on peut aller au-delà des interruptions ?
29:17Pourquoi est-ce que je dis ça ?
29:19Parce qu'il y a deux certitudes.
29:22La première, c'est qu'on ne gagnera pas
29:25l'élection présidentielle
29:27si on n'a pas une base plus large
29:30que les 17%, 15% qu'on voit aujourd'hui.
29:35Et deuxièmement,
29:37une fois l'élection présidentielle,
29:39lorsqu'elle aura eu lieu,
29:40pour gouverner le pays
29:41dans les circonstances
29:44si impressionnantes
29:45que nous avons décrites
29:47et que vous connaissez parfaitement,
29:49on ne pourra pas le faire
29:51avec une faction étroite.
29:54Parce que, dès cet instant-là,
29:56les oppositions et les concurrences
29:57se déchaînent.
29:59Quand vous proposez une idée,
30:02évidemment,
30:02elle est immédiatement combattue
30:04et censurée.
30:05Et donc, nous avons le devoir
30:07de préparer,
30:08avant l'élection présidentielle,
30:10la coalition large
30:12qui permettra de gouverner le pays.
30:14Ce que vous dites est très important.
30:15Coalition large.
30:16Donc, il faut comprendre
30:16quel est le périmètre de cette coalition
30:18au-delà de principes
30:19qui sont quelquefois très généraux.
30:21Donc, concrètement,
30:22un homme qui porte aujourd'hui
30:23la voie du libéralisme en France,
30:24David Lysnard,
30:26est-ce que c'est un homme
30:26qui, selon vous,
30:28devrait pouvoir participer
30:29à une telle primaire ?
30:30Ça ne me gênerait pas.
30:31Lui qui accepte, par ailleurs,
30:33de participer à des événements communs
30:34avec Sarah Knafo ?
30:35Non, mais...
30:36J'essaie de comprendre
30:37où est votre...
30:38Il doit y avoir
30:39un principe discriminant.
30:40Oui, non.
30:41Si j'ai bien lu
30:43ce qu'a dit Lysnard
30:45et ce qu'ont dit
30:45les partisans de Lysnard,
30:47c'est jamais avec le RN.
30:49Mais Sarah Knafo,
30:50c'est pas le RN.
30:51Mais Sarah Knafo,
30:52elle a annoncé hier
30:53qu'elle voulait être membre
30:54d'un gouvernement RN.
30:55Donc, pas avec le RN,
30:56mais OK avec ceux
30:57qui pourraient être avec le RN
30:58sans être le RN eux-mêmes.
30:59Non, c'est exactement
31:01le contraire
31:01de ce que j'ai dit.
31:03Donc, si Lysnard dit
31:04je ne veux plus parler à Knafo,
31:05il peut participer à la primaire,
31:06en gros.
31:07Ce n'est pas
31:07je ne veux plus parler à Knafo.
31:09C'est...
31:10Je dis que pour la France,
31:12le risque des extrêmes
31:14est un risque mortel.
31:15C'est simple comme phrase ça,
31:17vous arrivez à comprendre.
31:18Pas tant que ça non plus,
31:18parce que M. Macron,
31:19rappelez-vous,
31:20le président de la République
31:20lui-même s'est présenté
31:21comme l'extrême-centre.
31:22Donc, ce terme-là,
31:23quelquefois...
31:25Jamais vous déformez la réalité.
31:27Ce sont ses mots,
31:28vous le savez.
31:28Jamais il n'a dit ça.
31:30À son France interne.
31:31Jamais il ne l'a pensé.
31:32De l'autre côté de l'omelette,
31:33ça va jusqu'au Parti Socialiste.
31:36Ça s'arrête à vous parler
31:37de Bernard Cassellaire.
31:38Par exemple,
31:40Glucksmann aurait pu être,
31:42s'il n'avait pas le choix
31:43d'aller avec le PS,
31:44mais il a dit
31:46si je suis choisi,
31:47plus jamais il y aura
31:48la moindre alliance
31:50avec LFI.
31:52Et bien ça,
31:53en effet,
31:54ça répond à une des conditions
31:55qui me paraissent nécessaires.
31:57Mais je vais un tout petit peu
31:59plus loin.
32:00Ça veut dire que,
32:02en tournant le dos
32:03aux oppositions classiques
32:06du passé,
32:07c'est des gens
32:08qui n'ont jamais été d'accord
32:09ou qui,
32:10qui même s'ils faisaient
32:12la même politique,
32:13confèrent ce que François Hollande
32:14a fait quand il était
32:15président de la République.
32:17Il a fait une politique
32:18de l'offre,
32:19dite de l'offre.
32:20Il a fait,
32:20comme vous le savez,
32:22des soutiens aux entreprises
32:24et c'était tout à fait
32:26en phase
32:27ou en tout cas
32:28en concordance
32:29avec les choses,
32:30avec ce que nous pensons.
32:32Mais il faut
32:34qu'ils comprennent
32:35qu'ils ont en commun
32:36plus qu'ils n'ont
32:38de propositions.
32:40Qu'ils ont
32:42un devoir en commun.
32:44Et ce devoir en commun,
32:45on l'a décrit
32:46et on peut le décrire
32:48précisément,
32:49c'est ressaisir
32:50l'énergie d'un pays
32:51qui se sent
32:52en pleine dérive
32:53et en pleine échec.
32:55Quelques questions.
32:55les finances publiques,
32:57ça veut dire
32:58le réarmement
33:01du pays
33:02et des entreprises,
33:04ça veut dire
33:04le choix
33:06d'une politique
33:07démographique,
33:09ça veut dire
33:09un rééquilibrage
33:12pour les retraites
33:13et pour la santé
33:15qui nous permettent
33:17de retrouver
33:17l'estime de soi
33:19que la France
33:20est en train de perdre.
33:21Allez,
33:21quelques questions
33:22sur le budget
33:22qui arrive
33:23et sur l'immigration
33:24bien sûr.
33:25A tout de suite.
33:27Retour sur le plateau
33:28du Grand Rendez-vous
33:29Europe 1 CNews
33:29Les Échos
33:30avec François Bayrou.
33:31Quelques questions
33:31sur le budget
33:32bien sûr qui arrive,
33:33question économique,
33:34Stéphane Dupont
33:35dans un instant.
33:36D'abord,
33:36sur l'immigration,
33:37des questions simples
33:38parce que ça a été
33:39aussi le débat
33:39cette semaine,
33:40pour ou contre
33:41le port du voile
33:42dans l'espace public ?
33:46Je ne crois pas
33:48à une loi
33:48qui interdise
33:49le voile
33:50dans l'espace public
33:51et je crois
33:52que cette loi
33:53elle apparaît
33:54très,
33:55y compris
33:55pour ses auteurs
33:56très rapidement,
34:00insupportable.
34:01Parce qu'impraticable
34:02ou parce qu'injuste ?
34:05Parce que,
34:06par exemple,
34:07le voile
34:08d'une religieuse.
34:09Ce n'est pas
34:10exactement le sujet.
34:11Non,
34:11ce n'est pas le sujet,
34:12excusez-moi.
34:13je vois
34:15désormais
34:16très souvent
34:17des voiles
34:19religieux
34:19revenir
34:20dans la religion catholique
34:21parce que,
34:21comme vous savez,
34:22il y a des inflexions
34:23qui sont
34:26plus...
34:26Mais vous parlez
34:27des femmes d'église,
34:28c'est-à-dire des sœurs,
34:28vous parlez de...
34:30Des religieuses.
34:31Des religieuses.
34:31C'est marginal quand même.
34:33Honnêtement.
34:33C'est marginal,
34:34excusez-moi.
34:35L'extension du voile
34:36catholique en France
34:37est l'élément
34:38dont on parle ici ?
34:39C'est exactement
34:40ça que vous dites.
34:42C'est-à-dire,
34:44une loi
34:44ne peut être écrite
34:45que d'une seule manière.
34:47Ce que j'avais...
34:48Je vous rappelle,
34:48c'est moi qui ai interdit
34:49le voile
34:51à l'école.
34:53Et je l'ai fait.
34:55Et il y a même
34:55un livre récent
34:56qui est sorti
34:57pour expliquer
34:57que c'est là
34:58que s'était fait
34:58le grand...
35:00Suite à la sœur de Creil,
35:01quand vous étiez ensuite
35:02ministre de l'Éducation nationale.
35:04Pardon ?
35:05C'est quand vous étiez
35:06ministre de l'Éducation nationale.
35:07Absolument.
35:08Dans les années 90 ?
35:0994, oui.
35:11Et j'ai interdit
35:14que le voile...
35:16Alors, pourquoi à l'école
35:17et pas dans l'espace public ?
35:19Parce que l'école,
35:20c'est un organisme,
35:21c'est un élément
35:23de la nation
35:24qui doit être sanctuarisé.
35:26À l'école,
35:28les signes religieux
35:29ostentatoires
35:30ne doivent pas entrer.
35:32à l'école,
35:33ce qui est
35:34d'une militance
35:38brutale
35:39ne doit pas entrer.
35:40Mais vous mettez
35:41sur le même pied
35:41le voile
35:42des religieuses,
35:43des dernières
35:44qu'on croise dans la rue
35:45et le voile islamique
35:47qui est sur le mode
35:47un peu en expansion.
35:49Cher M. Boquete,
35:51vous faites semblant
35:51de ne pas comprendre
35:52et vous le faites assez bien.
35:53Je ne fais pas semblant,
35:54je laisse ça de vous comprendre.
35:55Vous avez le pensé complexe,
35:56je cherche à la décripter.
35:57Quand vous faites une loi,
35:59vous ne pouvez pas écrire
36:00que c'est une loi
36:01contre le voile
36:04islamique.
36:05Vous devez écrire
36:06c'est une loi
36:08qui interdira
36:09les signes religieux
36:11comme le voile
36:12dans ce cas-là.
36:14Pour les religieux
36:14et le signe religieux
36:16pour tout un chacun.
36:17D'ailleurs,
36:17quand j'ai interdit
36:19le voile à l'école,
36:20Vous n'allez pas interdire
36:21la soutane aux prêtres ?
36:22J'ai écrit
36:26signe religieux
36:27ostentatoires.
36:28Je vous comprends très même.
36:29Est-ce que vous diriez
36:30simplement,
36:30au-delà même du droit,
36:32diriez-vous,
36:32le voile islamique
36:33pose un problème en France
36:35que ne pose pas
36:35le voile des religieuses ?
36:36Au-delà du droit.
36:37Sur le plan symbolique,
36:39culturel,
36:39identitaire,
36:40historique.
36:40Sur le plan symbolique
36:41et culturel,
36:42évidemment,
36:43il y a beaucoup
36:44de Français
36:44qui considèrent
36:45que ça ne répond pas
36:49à l'idée
36:49qu'ils se font
36:50de leur pays.
36:51Est-ce que vous êtes
36:51un des Français ?
36:52Est-ce que je suis ?
36:53Un des Français
36:54qui considère
36:55que ça ne correspond pas
36:55à l'idée
36:55qu'ils se font
36:56de leur pays.
36:56Vous en êtes ?
36:57Je pense que
36:59le voile
36:59a une signification.
37:01J'ai écrit un livre
37:01sur ce sujet
37:02il y a un certain temps
37:04qui s'appelait
37:04Le droit au sens
37:06parce que le voile,
37:08c'est en effet
37:09assez souvent
37:10une revendication
37:12de radicalité religieuse,
37:14de volonté
37:15d'imposer
37:16à la société
37:17un certain nombre
37:18de règles
37:19et c'est en même temps
37:20symboliquement
37:21ça signifie
37:23que le désir
37:26des hommes
37:27doit l'emporter
37:29et que donc
37:30c'est aux femmes
37:31de se préserver
37:32du désir des hommes.
37:33En tout cas,
37:3360% des Français
37:34sont pour une interdiction,
37:3653% sont pour
37:37donner des amendes.
37:38C'est le résultat
37:39d'un sondage
37:40CSA pour le JDD,
37:42CNews et Europe.
37:43Des questions de budget.
37:45Et donc,
37:45vous avez entendu
37:47parce qu'il y a eu
37:47beaucoup de débats
37:48sur ce sujet
37:49qui sont très intéressants
37:50de la part de gens
37:52y compris
37:53qui ne sont pas
37:53du tout favorables
37:55à quelque laxisme
37:57que ce soit
37:58et qui disent
37:59la loi
38:00n'est pas
38:01le chemin
38:02qu'on doit prendre.
38:03J'entends.
38:04Mais je le sens sur le plan
38:05à l'échelle de l'histoire,
38:06le voile
38:06et l'islamisation
38:07pour vous,
38:07c'est un problème ?
38:08Oui,
38:09je pense que c'est
38:12pour beaucoup de Français,
38:14c'est une des raisons
38:16pour lesquelles
38:16ils sont en situation
38:18d'allergie.
38:19Et donc...
38:20Donc vous comprenez
38:21ce sondage.
38:21Mais pour autant,
38:23la loi n'est pas
38:24le chemin.
38:26Et vous ne pouvez...
38:28Et il y a beaucoup
38:29de jeunes femmes
38:29qui portent le voile
38:31et dont je suis sûr
38:33qu'elles ne sont pas
38:34dans l'islamisation.
38:36Vous voyez que
38:36ces nuances-là,
38:38elles méritent
38:39d'être défendues
38:40et elles ne peuvent
38:41pas l'être
38:42par une interdiction
38:43radicale
38:44qui d'ailleurs n'existent
38:45à mon avis
38:46nulle part dans le monde.
38:48Je change de sujet,
38:49François Béau,
38:50vous le rappeliez
38:50au début de l'émission,
38:52il y a tout juste un an,
38:53quasiment jour pour jour,
38:54votre gouvernement tombait,
38:55vous aviez soumis
38:56un vote de confiance
38:57à l'Assemblée
38:58que vous n'avez pas obtenu.
38:59Pour qu'on reconnaisse
39:01la situation du pays
39:03en matière d'endettement
39:05et qu'on choisisse
39:06le chemin
39:07qui permettra
39:08d'y échapper.
39:08Vous aviez proposé
39:10un certain nombre
39:10de mesures d'économie
39:11une année blanche,
39:12manifestement l'Assemblée
39:13ne l'en a pas voulu.
39:14Aujourd'hui,
39:15Sébastien Lecornu
39:16se retrouve un peu
39:16dans la même situation
39:17que vous.
39:18Qu'est-ce que vous
39:19le recommanderiez de faire ?
39:20Est-ce qu'il faut faire
39:20des économies ?
39:22Où il faut faire
39:22des économies ?
39:23Est-ce que c'est encore possible ?
39:24Je pense que
39:26ce n'est pas possible,
39:27c'est nécessaire.
39:29Mais ça ne peut pas se faire
39:33si on cherche
39:35à l'avance
39:36l'assentiment
39:37des oppositions.
39:39Et il se retrouve
39:40en effet
39:40d'une certaine manière
39:41dans la situation
39:42où j'étais,
39:43sauf qu'il peut dire
39:45mais l'élection présidentielle
39:46arrive,
39:47donc tout ce que nous allons voter
39:49nous le corrigerons.
39:50Il y a des forces politiques
39:51qui peut-être l'accepteront,
39:53il y a des forces politiques
39:54qui le refuseront
39:55en tout état de cause.
39:57Le pays n'a pas le choix
39:59sur les efforts à faire.
40:01Et Sébastien Lecornu,
40:03mon gouvernement auparavant,
40:05Michel Barnier auparavant,
40:06tous ceux-là sont devant
40:08la même réalité
40:09et donc ils sont obligés
40:11de choisir
40:12le même chemin.
40:13C'est une question
40:15de responsabilité civique
40:17et donc je pense
40:19que le gouvernement
40:20ira dans ce sens
40:21en essayant de convaincre
40:23les oppositions
40:24qu'on verra plus tard.
40:25Pour le moment,
40:26il n'y a pas grand-chose
40:27sur la table.
40:27On parle de faire contribuer
40:29les retraités les plus aisés.
40:30C'est un truc qui circule.
40:32Est-ce que c'est une bonne
40:32ou une mauvaise idée,
40:33selon vous ?
40:35Il ne peut pas y avoir
40:37une approche sérieuse
40:39de ce sujet
40:39sans un plan d'ensemble
40:42en essayant d'expliquer
40:43que ce n'est pas les Français
40:45qui seront mis à contribution,
40:46c'est les autres.
40:47Les retraités soi-disant riches,
40:50les immigrés,
40:52les riches eux-mêmes,
40:55l'impôt sur le patrimoine,
40:57tout ça,
40:58ce sont des faux fuyants
41:00et des boucs émissaires
41:01pour expliquer que,
41:02rassurez-vous,
41:03chers électeurs,
41:04ça ne vous touchera pas.
41:06Si vous votez pour moi,
41:07rien ne changera pour vous.
41:09Et il ne peut y avoir
41:10de démarche,
41:12j'ai dit civique,
41:14citoyenne,
41:14sérieuse,
41:16que si on dit
41:17tout le monde
41:18va devoir participer.
41:19Il faut mettre à l'abri
41:20les situations
41:21les plus précaires.
41:22Mais tout le monde
41:23va devoir,
41:24d'une certaine manière,
41:25participer.
41:25d'ailleurs,
41:27qu'est-ce que font
41:28les gens qui disent,
41:30par exemple,
41:30on va mettre une TVA
41:32de 3 points de plus
41:34ou 4 points de plus.
41:36Qu'est-ce que c'est la TVA ?
41:37La TVA,
41:38c'est l'impôt universel.
41:40C'est-à-dire,
41:41ceux qui paient la TVA,
41:43c'est les consommateurs.
41:45Et les consommateurs,
41:46plus la part de leur revenu
41:48est consacrée à la consommation,
41:50plus ils paient.
41:51C'est-à-dire,
41:52elle est plus en difficulté.
41:54Donc la TVA sociale,
41:56ce n'est pas une bonne idée
41:56pour vous ?
41:57Je n'ai jamais pensé
41:58que c'était une idée
41:59miraculeuse,
42:00en tout cas.
42:01Et j'ai toujours pensé
42:02que ce n'était pas
42:02une idée terrible.
42:03Mais il y a des moments
42:04où vous êtes obligés.
42:06Et il y a des moments
42:07où vous êtes obligés,
42:08à condition que vous ayez
42:09pris la dimension du problème.
42:11C'est l'anniversaire
42:12de ce que vous évoquiez
42:15aujourd'hui.
42:16Et que vous décidiez
42:17que tout le monde,
42:18à la mesure de ses capacités,
42:20va devoir participer
42:22au redressement du pays.
42:23Mais la part
42:24des gens qu'on appelle
42:26de façon péjorative
42:27les assister
42:29est grande
42:30aujourd'hui en France.
42:31Qu'est-ce que vous répondez
42:33à un ministre du gouvernement
42:34qui n'est pas du tout
42:35dans les extrêmes,
42:37qui est le ministre des Transports,
42:38Philippe Tabarro,
42:39qui dans la grande interview
42:40vendredi matin,
42:41avant-hier,
42:42dit ceci,
42:42sur CNews et sur Europe 1,
42:44les immigrés
42:44qui ne travaillent pas
42:46n'ont plus rien à faire
42:47sur notre sol.
42:48Qu'est-ce que vous lui répondez ?
42:52Je vais plus loin que ça.
42:55Nous avons aujourd'hui
42:57deux sujets.
42:59Un sujet
43:00qui ne peut pas se résoudre
43:02sans une Union européenne active,
43:05qui est le sujet
43:06de la régulation
43:07de l'immigration.
43:09Empêcher des populations
43:11d'arriver,
43:11parce qu'il faut
43:13que nous indiquions
43:14clairement
43:14que nous ne sommes plus
43:16un pays ouvert
43:20dans lequel on vient
43:21s'installer
43:21parce qu'on le choisit,
43:23mais il faut que le pays
43:24sache réguler tout ça.
43:26Premièrement,
43:27on a un deuxième problème
43:28qui est l'intégration.
43:30Voyez-vous,
43:30nous avons des centaines
43:31de milliers,
43:32des centaines de milliers
43:34de jeunes gens
43:35qui sont sur notre sol,
43:37qui sont à notre charge,
43:40qui coûtent chacun
43:42quelques 40 000 euros
43:43par an
43:44et à qui on interdit
43:46de travailler.
43:47Et moi,
43:47je crois qu'on devrait
43:48les obliger à travailler.
43:50François Béroux,
43:50une dernière question
43:51à l'horizon de la présidentielle
43:52qui me semble importante.
43:53Lorsque vous étiez en poste,
43:54vous souhaitiez
43:55une banque de la démocratie
43:56pour délivrer
43:57les partis du souci
43:58du financement,
43:59des partis qui ne peuvent
44:00pas se financer eux-mêmes
44:01pour aller aux élections
44:02alors qu'ils représentent
44:03des millions de Français.
44:04Regrettez-vous
44:04de ne pas avoir mis en place
44:06la banque de la démocratie ?
44:08Excusez-moi,
44:08j'ai voulu la mettre en place.
44:10J'ai même
44:12introduit la banque
44:13de la démocratie
44:14dans la préparation
44:15de la loi dite
44:16de moralisation
44:17de la vie publique
44:18à cette époque.
44:19Et le gouvernement,
44:22le premier gouvernement
44:24de quinquennat
44:28l'a écarté.
44:29Les banques françaises
44:30devraient aujourd'hui
44:31financer tous les grands partis
44:32sans discrimination politique ?
44:34En tout cas,
44:35le financement
44:37d'une campagne électorale
44:40ou des formations politiques
44:41ne devrait pas être
44:44un avantage
44:45qu'on vous donne,
44:47qu'on vous concède
44:49subjectivement.
44:50ça devrait être un droit.
44:52Pour tous les partis ?
44:53À condition
44:54qu'ils donnent
44:55les garanties
44:56de financement.
44:57Mais les garanties
44:58de financement,
44:59vous les avez
44:59à partir du moment
45:00où vous atteignez
45:015% des voix.
45:02C'est ça.
45:03Et puis sinon,
45:05pour les gens
45:06qui sont tangents,
45:07il y a des assurances.
45:09Il y a des compagnies
45:10d'assurance internationales
45:12qui offrent des assurances
45:14et vous prenez
45:15une assurance.
45:16Mais ça devrait être
45:17un droit.
45:18Un droit garanti
45:19par la loi
45:20et un droit garanti
45:22par le Parlement
45:23qui est celui
45:24qui représente
45:25et défend
45:26le pluralisme
45:27en France.
45:27Merci François Bayrou.
45:29Et donc,
45:30oui, il faut une banque
45:31de la démocratie.
45:32Et le jour viendra
45:33où elle sera
45:34mise en place.
45:35Merci François Bayrou
45:36d'avoir été l'invité
45:37du Grand Rendez-vous.
45:38Très bon dimanche
45:39sur nos deux antennes.
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