- il y a 6 semaines
Dans Soir Info, Mickaël Dorian et ses invités prennent du recul et donnent à chacun les clés pour mieux saisir ce qui se joue.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Bonsoir à tous et bienvenue dans Soir Info sur CNews, votre nouveau rendez-vous d'information de fin de soirée
00:00:06pour décrypter, débattre de l'actualité et prendre de la hauteur également parce que la journée s'achève mais l
00:00:12'information elle ne s'arrête jamais.
00:00:14Il y a des annonces qui en disent beaucoup plus qu'un long programme politique, celle de la France Insoumise
00:00:19sur la baïa en fait partie.
00:00:21La baïa a été interdite à l'école en 2023, le conseil d'état a validé cette interdiction, on pensait
00:00:27le sujet tranché, et bien non, LFI vient de l'annoncer, si elle arrive au pouvoir en 2027, elle autorisera
00:00:32de nouveau la baïa à l'école.
00:00:35Pourquoi ouvrir ce débat ? La réponse est idéologique car derrière la baïa il y a une bataille beaucoup plus
00:00:41large, celle que mène l'islam radical et politique pour imposer progressivement ses codes, ses normes et ses revendications.
00:00:47Et face à cette offensive, LFI considère que le problème n'est pas la revendication religieuse mais la règle qui
00:00:54cherche à la contenir, c'est vertigineux, c'est un renversement de notre conception de la laïcité.
00:00:59La laïcité fixe une limite aux religieux, LFI veut déplacer cette limite.
00:01:04Voilà pourquoi le véritable sujet n'est pas la baïa mais notre réponse à l'islam politique et à son
00:01:10projet idéologique, celle de la France Insoumise est parfaitement claire, c'est la soumission.
00:01:15On ouvre le débat dans un instant, on sera avec Bastien Bonargent du PCF, Alexandre Nicolique notamment du RN mais
00:01:21juste avant c'est parti.
00:01:22Un tour complet sur l'actualité de ce lundi soir avec Isabelle Piboulot. Bonsoir Isabelle.
00:01:30Bonsoir Mickaël, bonsoir à tous à la une. La tour Eiffel est restée fermée ce lundi, ses salariés étant en
00:01:36grève.
00:01:37Samedi, des femmes ont été contraintes de quitter leur poste, remplacées par des hommes pour répondre aux exigences d'une
00:01:44délégation hindoue en visite au deuxième étage.
00:01:47La société d'exploitation de la Dame de Fer a présenté ses excuses. Le maire de Paris promet une enquête
00:01:53diligentée dans les plus brefs délais. La tour Eiffel devrait rouvrir demain.
00:01:57Les pompiers durement éprouvés cette année sont vent debout. Leur syndicat appelle dès demain à une grève nationale de plus
00:02:04de six semaines.
00:02:06Ils réclament des moyens matériels et financiers supplémentaires, un recrutement massif de sapeurs-pompiers professionnels et la protection de leur
00:02:14santé.
00:02:14Cette mobilisation coïncide avec la présentation par le gouvernement d'un projet de loi de modernisation du système de sécurité
00:02:22civile.
00:02:23La rentrée scolaire à peine lancée, le constat est déjà frappant. Il manque des profs, au moins un, dans 53
00:02:30% des collèges et des lycées publics.
00:02:33Sur un échantillon d'un millier d'établissements, les élèves manquaient la semaine dernière d'un professeur de mathématiques, de
00:02:40français, de physique chimie ou encore d'anglais.
00:02:43Le procès des meurtriers présumés de l'ex-regliman Federico Martina Rambourou s'est ouvert aujourd'hui aux Assises de
00:02:51Paris.
00:02:51Plus de quatre ans après la mort de l'Argentin, il avait été tué par balle sur la terrasse d
00:02:56'une brasserie.
00:02:57Loïc Lepriol, principal accusé, a soutenu avoir tiré sur le sportif pour se défendre dans une bagarre.
00:03:05Le verdict sera rendu le 25 septembre.
00:03:07Et puis l'ONU tire la sonnette d'alarme.
00:03:10L'intelligence artificielle avancée pourrait faire peser un risque existentiel sur l'humanité.
00:03:16Le haut-commissaire aux droits de l'homme appelle donc à mettre en place des garanties solides concernant la sûreté
00:03:23et la sécurité de l'IA avant qu'il ne soit trop tard.
00:03:28Merci beaucoup Isabelle Piboulot qui faisait son grand retour vendredi.
00:03:31Et ce soir dans Soir Info, c'est le grand retour de Karima Brick.
00:03:35Bonsoir Karima.
00:03:36Très heureuse de vous retrouver.
00:03:37Eh bien ravie, plaisir partagé.
00:03:39On est avec Olivier Benkemoun également.
00:03:41Bonsoir Olivier.
00:03:42Bonsoir.
00:03:42Qui va désormais nous accompagner chaque lundi soir.
00:03:44Et c'est un plaisir de vous avoir autour de la table, Olivier.
00:03:46On est avec, je le disais tout à l'heure, Alexandar Nicolèque, député européen du Rassemblement National.
00:03:51Bonsoir Alexandar et bonsoir à Bastien Bonargent, secrétaire général du Mouvement des Jeunes Communistes de France.
00:03:57Bonsoir et bienvenue sur le plateau de Soir Info.
00:04:01Alors justement, ce début d'émission va vous intéresser puisqu'on pensait le débat sur...
00:04:06On va parler de la baïa effectivement dans un instant, mais je voulais parler surtout de la candidature de Fabien
00:04:12Roussel.
00:04:13Pour commencer, parce qu'il ne se passe plus un week-end sans que l'on annonce une nouvelle candidature
00:04:18à l'élection présidentielle.
00:04:19J'ai compté, si on continue comme ça jusqu'au 18 avril, on va se retrouver avec 48 candidats.
00:04:24Ça risque de faire un peu beaucoup.
00:04:26Hier, c'est Fabien Roussel qui a officialisé sa candidature.
00:04:29Le secrétaire national du Parti Communiste français dit pouvoir apporter un vrai changement pour redonner du pouvoir d'achat aux
00:04:35travailleurs.
00:04:36Ça fait une candidature de plus à gauche aussi.
00:04:39Est-ce que ça ne commence pas à faire beaucoup, justement, Bastien Bonargent ?
00:04:42Non, je pense qu'il ne faut pas le prendre de cette manière puisque ce n'est pas une candidature
00:04:45de plus.
00:04:46Ce n'est pas simplement ça. En tout cas, je pense que la candidature de Fabien Roussel, elle s'inscrit
00:04:50dans une dynamique qui est beaucoup plus profonde
00:04:53qui est celle de construire une gauche qui soit capable d'aller reconquérir un certain nombre d'électeurs
00:04:58que la gauche aujourd'hui est incapable, à laquelle aujourd'hui la gauche est incapable de s'adresser.
00:05:03Je pense notamment aux abstentionnistes, aussi aux électeurs et aux électrices qui sont tentés
00:05:07ou qui sont déjà électrices ou électeurs du Rassemblement national.
00:05:11C'est Français et ces Françaises pour qui, aujourd'hui, le sentiment de déclassement est devenu une réalité constante.
00:05:18Et je pense que c'est particulièrement vrai chez les jeunes.
00:05:20On le voit aujourd'hui, c'est près d'un tiers des jeunes qui vivent sous le seuil de pauvreté.
00:05:24C'est près de 22% des jeunes qui sont aujourd'hui au chômage.
00:05:27Et donc, la candidature de Fabien Roussel, qu'on soutient pleinement,
00:05:30c'est une candidature qui veut justement être celle de ces Français qui produisent et qui créent les richesses au
00:05:37quotidien.
00:05:38Des Français qui nous soignent, qui nous éduquent, qui nous protègent aussi à travers nos services publics.
00:05:44Et la candidature aussi de tous ceux de notre génération qui, justement, depuis des décennies maintenant,
00:05:50n'ont connu que le déclassement et ce sentiment d'avoir une vie qu'on leur promet qui est plus
00:05:54triste
00:05:54et plus compliquée que celle de leurs parents.
00:05:56Bastien Bonargent, quel espace reste-t-il aujourd'hui à une candidature communiste,
00:06:01sachant qu'en 2022, Fabien Roussel avait obtenu 2,28% des voix ?
00:06:06Pourquoi est-ce qu'il peut faire mieux, selon vous, là, en 2027 ?
00:06:09Parce que je pense qu'il y a un créneau politique qui est devant nous, qui est extrêmement important.
00:06:14Déjà parce qu'au-delà de la multiplicité des candidatures à gauche,
00:06:18je pense qu'on porte aujourd'hui, avec le Parti communiste français,
00:06:21tout un tas de sujets dans le débat public qu'aucun autre candidat, à gauche ou pas, porte.
00:06:26Je pense notamment sur les questions écologiques,
00:06:28où on a été à l'initiative de beaucoup de propositions d'un plan climat
00:06:31qui permettrait d'atteindre la neutralité carbone dès 2050,
00:06:35notamment à travers un mix énergétique nucléaire-renouvelable.
00:06:38Je pense aussi à la question de la production des richesses,
00:06:40parce qu'on entend beaucoup parler, et je pense que c'est normal,
00:06:42et à raison, de la redistribution des richesses pour avoir plus d'égalité sociale.
00:06:47Mais on parle peut-être pas assez aussi de la production des richesses
00:06:50et de la capacité qu'on peut avoir dans ce pays à réindustrialiser
00:06:53pour pouvoir répondre aux défis climatiques, aux enjeux sociaux qui nous font face.
00:06:56Et donc je pense qu'il y a un créneau extrêmement important.
00:06:59Puis je l'ai dit tout à l'heure, je pense qu'il y a aujourd'hui tout un tas
00:07:02d'électeurs
00:07:03qui ne votent pas à gauche, puisque la gauche pèse aujourd'hui 30% l'électorat.
00:07:07Il y a aussi tout un tas d'électeurs qui votent à l'extrême droite,
00:07:10notamment à cause de ce sentiment de déclassement.
00:07:12Et donc je pense que c'est beaucoup de Français auxquels on peut s'adresser
00:07:16pour les convaincre qu'aujourd'hui, leur situation,
00:07:19ce n'est pas le résultat d'une faute de parcours individuel,
00:07:22mais plutôt le résultat d'un système économique
00:07:24qui les écrase depuis maintenant plus de 50 ans.
00:07:26Alexandre Nicolique, quelle est la réponse que vous apportez à ce constat ?
00:07:31Il y a des questions qui sont posées qui vont dans le bon sens,
00:07:35justement en relevant le problème de déclassement,
00:07:38notamment des ouvriers.
00:07:40On a vu Fabien Roussel qui veut s'exprimer et représenter les ouvriers.
00:07:43Il part de loin parce que j'ai regardé le dernier sondage,
00:07:44il est à 3% chez les ouvriers.
00:07:47On est loin des scores du Parti communiste d'avant.
00:07:50Il y a une volonté de relancer l'industrie, vous venez de le dire,
00:07:54de reproduire, c'est important justement,
00:07:57parce que c'est ce qui fait qu'ensuite il y a des salaires et non salaires.
00:08:00Et c'est un discours qui n'est pas assez entendu à gauche.
00:08:04Mais sur plein de questions, évidemment que vous gardez,
00:08:09et vous allez le dire, on l'assume,
00:08:11quand vous parlez de plus de redistribution, par exemple,
00:08:16c'est au final un mot qui veut dire encore plus de prélèvements obligatoires
00:08:20et encore plus d'impôts.
00:08:21Or, on est déjà le pays où les prélèvements obligatoires dans le PIB,
00:08:25donc la part, est la plus importante des pays de l'OCDE.
00:08:28C'est ce qui tue nos entreprises et c'est ce qui tue notre industrie.
00:08:31On a même des...
00:08:32Le monde entier essaie de donner des avantages pour l'industrialiser,
00:08:35mais on a même des impôts de production, vous savez,
00:08:37créés par Nicolas Sarkozy en 2010.
00:08:41Et donc, évidemment, ça pénalise l'industrie.
00:08:43Vous répondez bien, je trouve, sur le nucléaire notamment,
00:08:47parce qu'un des problèmes qu'on a eu,
00:08:49à cause d'une majorité dont le Parti communiste faisait partie
00:08:51au début des années 2000,
00:08:52on a abandonné le nucléaire progressivement,
00:08:56en tout cas un petit peu, et ça allait...
00:08:57Dans ce sens-là...
00:08:59Vous savez, ça fait 10 ans que je suis au Rassemblement National,
00:09:03plus de 10 ans,
00:09:04et on était par moments les seuls à défendre le nucléaire
00:09:09et à souligner justement que ça permettait d'avoir une énergie moins chère,
00:09:12parce que je rappelle que c'est 46% moins cher, par exemple,
00:09:16que les énergies éoliennes,
00:09:17et encore, je ne prends pas en compte l'intermittence.
00:09:19Donc tout ça, ça a des conséquences pour nos entreprises,
00:09:21le prix de l'électricité qui a augmenté.
00:09:23Donc, il y a des réponses qui peuvent être intéressantes,
00:09:26mais vous n'allez pas jusqu'au bout,
00:09:28c'est-à-dire que oui, il faut soulager les entreprises
00:09:30de cette pression fiscale,
00:09:32et ensuite, les ouvriers, notamment,
00:09:35ne supportent plus aussi cette immigration
00:09:38qui fait aussi qu'il y a toujours plus d'aides sociales
00:09:42pour des nouveaux arrivés qui les pénalisent.
00:09:45Alors, une dernière question.
00:09:47Bastien Bonargent, je vais vous laisser répondre,
00:09:49et juste pour terminer sur la candidature de Fabien Roussel,
00:09:52est-ce que l'objectif aujourd'hui,
00:09:53c'est clairement d'aller au bout pour Fabien Roussel,
00:09:56ou c'est finalement de se rallier à un autre mouvement de gauche ?
00:09:58Non, ce n'est pas de se rallier à un autre mouvement de gauche.
00:10:00Aujourd'hui, l'objectif de la candidature de Fabien Roussel
00:10:02et celle des communistes,
00:10:03c'est d'être une candidature extrêmement offensive,
00:10:06justement, sur les questions que j'ai soulevées,
00:10:08et d'aller, bien entendu, au bout,
00:10:09et d'être présent dans chacune des échéances nationales.
00:10:12Maintenant, pour rebondir sur les propos de M. Nicolique,
00:10:15moi, je veux bien, mais il faudra nous expliquer
00:10:17comment le Rassemblement national,
00:10:18contre aujourd'hui relancer la production dans le pays,
00:10:21en annonçant d'ores et déjà,
00:10:24avec les propos de Marine Le Pen,
00:10:26qui annonce d'ores et déjà qu'elle se plie désormais
00:10:27à la règle d'or,
00:10:29la règle des fameux 3% de déficit européen,
00:10:31et aussi comment est-ce qu'on peut relancer la production
00:10:34quand on annonce,
00:10:35avant même que le débat présidentiel commence,
00:10:38près de 125 milliards d'euros de coupes
00:10:40dans le budget de l'État.
00:10:41Pour rappel, le budget de l'éducation nationale,
00:10:44de la justice, de la police
00:10:45et de l'enseignement supérieur et de la recherche,
00:10:47tout compris, ça fait moins des 125 milliards d'euros de coupes
00:10:50qui revendiquent aujourd'hui Mme Le Pen.
00:10:52Donc, j'aimerais bien savoir comment est-ce qu'en rabougrissant l'État,
00:10:54on va lui donner la possibilité de pouvoir réinvestir dans la production.
00:10:58Je pense que ça, c'est quelque chose qui est extrêmement important.
00:11:00Maintenant, peut-être, juste pour terminer là-dessus,
00:11:02si on veut aujourd'hui pouvoir réindustrialiser le pays
00:11:05de manière massive,
00:11:06je pense qu'il faut penser à porter des solutions concrètes.
00:11:10Je pense notamment justement à la question du mix énergétique.
00:11:13Je pense aussi à la nationalisation d'ArcelorMittal
00:11:15et à la relance de la production d'acier
00:11:17qui est aussi indispensable si on souhaite réindustrialiser le pays.
00:11:20Tout ça, c'est ce qu'on souhaite porter avec le Parti communiste
00:11:22et je pense qu'on est les seuls aujourd'hui
00:11:23à poser cette question dans le débat public
00:11:25et pas de manière dogmatique.
00:11:26Allez, on pensait le débat sur la baille a définitivement tranché.
00:11:29Eh bien non, trois ans après son interdiction à l'école
00:11:32validée depuis par le Conseil d'État,
00:11:34la France Insoumise annonce vouloir le réautoriser,
00:11:37donc la baille a si elle arrive au pouvoir en 2027.
00:11:40C'est ce qu'a confirmé Mathilde Panot hier sur BFM TV.
00:11:43Je vous propose de l'écouter.
00:11:45Vous avez montré vous-même sur vos plateaux télé
00:11:47deux jeunes filles qui arrivaient avec exactement la même robe
00:11:50achetées exactement au même endroit,
00:11:51mais comme l'une avait l'air arabe, du coup on lui interdisait l'entrée.
00:11:54Comme l'autre n'avait pas l'air arabe, on lui permettait l'entrée.
00:11:56Tout ça n'a aucun intérêt.
00:11:58Vous autoriserez à nouveau la baille ?
00:11:58Je vais vous dire moi ce que nous allons faire.
00:12:00Oui.
00:12:00Mais vous reviendrez ce matin...
00:12:01Vous reviendrez sur ce texte.
00:12:03Sur la baille, oui, bien sûr.
00:12:06Les propos de Mathilde Panot à l'instant,
00:12:08donc sur la baille, décision évidemment très politique
00:12:10qui relance le débat sur la conception même de la laïcité
00:12:14défendue par la France insoumise et sur ça.
00:12:16à réponse finalement à l'islam politique.
00:12:19Alors justement, on pensait le sujet clos, Olivier Bent-Quemot.
00:12:24On avait l'impression que c'était une affaire classée finalement,
00:12:27cette affaire de la baille.
00:12:28On voit finalement que non.
00:12:29On entend une députée à la FI qui nous dit que finalement non,
00:12:33ça n'a rien à voir avec un vêtement religieux,
00:12:37que de toute façon ça fait partie de la chasse aux musulmans dans ce pays.
00:12:42Effectivement.
00:12:43Mais en fait, ce à quoi on insiste,
00:12:45enfin on ne va pas être dupe,
00:12:47ce qui s'est passé, on est dans une séquence de ping-pong.
00:12:50En début de semaine, c'est au week-end dernier,
00:12:53le RN remettait sur le tapis l'interdiction du voile
00:12:57et la possibilité d'amende.
00:13:00Dans l'espace public ?
00:13:01Dans l'espace public évidemment.
00:13:02Aujourd'hui, la réponse de Jean-Luc Mélenchon et de ses troupes,
00:13:06c'est de remettre dans le débat public cette affaire.
00:13:09Il n'y a que personne, que personne ne voulait remettre dans le débat public.
00:13:11Ce n'est plus une question depuis 2023.
00:13:152023, 2024, ce n'est plus une question.
00:13:17Personne n'en reparle.
00:13:19Donc ça va exciter encore une fois qui ?
00:13:21Ça va exciter qui ?
00:13:22Ça va exciter des jeunes tiktokers,
00:13:24ça va exciter peut-être dans les écoles,
00:13:26ça va créer encore une fois une division.
00:13:28Mais c'est la seule réponse,
00:13:30c'est la réponse aujourd'hui de LFI
00:13:32aux propositions du RN.
00:13:34Et en fait, le jeu politique depuis quelques jours
00:13:37se joue précisément entre RN et LFI.
00:13:41Comme un match de tennis.
00:13:44Et tous les autres sont spectateurs.
00:13:46Et tout le monde est obligé de se positionner
00:13:48par rapport à ce que dit l'un ou l'autre.
00:13:50Et il y a peu d'espace pour les autres.
00:13:52Je regrette pour M. Roussel,
00:13:54qui représente, vous l'avez dit,
00:13:56de 2,28% des électeurs.
00:13:59En 2021.
00:14:00Qui n'avait pas réussi à se faire réélire comme député.
00:14:03En 2022, pardon.
00:14:03Qui a eu du mal à...
00:14:05Qui est maire de Saint-Amand-les-Eaux.
00:14:06Qui a un tout petit espace politique.
00:14:09Il va falloir vraiment cavaler derrière le RN et LFI
00:14:13pour exister.
00:14:14Ce que je comprends bien,
00:14:16ce que nous dit Olivier Benkeemoun,
00:14:17Karim Abrik.
00:14:18Aujourd'hui, si la France insoumise décide
00:14:21de se positionner sur le sujet de la BAIA
00:14:23et de rouvrir finalement ce dossier qu'on pensait Clos,
00:14:27c'est parce que le Rassemblement national
00:14:29a ouvert le dossier du port du voile
00:14:32dans l'espace public ces derniers jours ?
00:14:33Je pense que ça va même au-delà de ça.
00:14:35C'est-à-dire que c'est un projet politique.
00:14:37Quand on écoute Jean-Luc Mélenchon
00:14:39avec sa Nouvelle-France,
00:14:40qu'est-ce que ça veut dire aussi
00:14:41la Nouvelle-France pour LFI ?
00:14:43C'est de dire, on va transformer certains symboles.
00:14:46On exite des symboles qui sont associés
00:14:49peut-être autrefois à la France.
00:14:51Et non, donc on peut même remplacer
00:14:53Nouvelle-France, nouveaux symboles.
00:14:55Eh bien, la BAIA, pourquoi pas ?
00:14:56Ça fait partie de ces nouveaux symboles.
00:14:58En disant dans l'espace public,
00:14:59ben voilà, pourquoi ne pas aller dans cette direction ?
00:15:03Donc je pense que ça va aussi dans cette logique
00:15:05de ce projet politique
00:15:07où on va favoriser davantage justement
00:15:10l'expression de ces identités religieuses, culturelles.
00:15:15Il y a ces accointances aussi avec,
00:15:18je suis désolée, mais oui,
00:15:19avec une forme d'islamisme aussi
00:15:21parce que ça fait partie d'un projet politique,
00:15:23ça aussi.
00:15:24Et on voit que, par exemple,
00:15:26ne serait-ce que par la BAIA
00:15:28ou la question du voile plus largement
00:15:30sur l'entrisme religieux dans les écoles,
00:15:33d'y aller avec les formes, disons,
00:15:35peut-être les plus rigoristes d'un certain islam
00:15:38parce que je pense qu'il y a beaucoup,
00:15:39il y a des femmes musulmanes
00:15:41qui ne portent pas le voile,
00:15:42qui ne veulent pas le porter non plus.
00:15:43Et il y a cette pression aussi,
00:15:45je pense, quand on encourage certains symboles.
00:15:48Et ça fait partie de ce projet,
00:15:49comme je dis, de cette Nouvelle-France.
00:15:52Bastien Bonarjon,
00:15:54sur cette question-là,
00:15:55est-ce que vous êtes d'accord,
00:15:56d'abord, avec la France insoumise ?
00:15:57Est-ce qu'il faut, selon vous,
00:15:58réautoriser la BAIA à l'école ?
00:16:01Non, je ne partage pas
00:16:03la proposition qui est faite
00:16:04par Mathilde Panot et la France insoumise
00:16:06parce que les communistes, vous le savez,
00:16:08ont toujours été des grands défenseurs
00:16:10de la laïcité,
00:16:12dans la droite ligne de la loi de 1905,
00:16:14dans celle de son extension en 2004,
00:16:17et donc de l'interdiction
00:16:20qui a été faite dans un contexte,
00:16:21il faut le dire, assez particulier,
00:16:23de la BAIA il y a de ça quelques années
00:16:25et qui a été validé par le Conseil d'État.
00:16:27Donc, non, on ne partage pas
00:16:29cette proposition.
00:16:30Et je pense que l'école
00:16:32doit être un sanctuaire,
00:16:33un lieu d'émancipation
00:16:34et un sanctuaire pour la République
00:16:35qui permette à chaque enfant
00:16:37de pouvoir apprendre
00:16:38et comprendre
00:16:39dans les meilleures conditions.
00:16:40Donc, je ne suis pas favorable
00:16:41à cette proposition.
00:16:42Et j'irai même plus loin,
00:16:43je pense qu'il faut qu'on aille plus loin
00:16:44et être encore plus offensif
00:16:45sur les questions de la laïcité.
00:16:47Et moi, je le dis notamment,
00:16:48je ne comprends pas
00:16:49qu'on laisse encore aujourd'hui
00:16:50des écoles privées
00:16:52sous contrat
00:16:53ne pas respecter cette règle
00:16:55qui est une règle pourtant importante
00:16:57de la laïcité
00:16:58en laissant des jeunes enfants
00:17:00porter des signes religieux
00:17:01et ne pas se voir appliquer
00:17:03les mêmes règles
00:17:04que dans les autres établissements scolaires
00:17:05qui sont des établissements scolaires publics.
00:17:06Et pourquoi toute la gauche
00:17:07n'est pas de cet avis ?
00:17:08Pourquoi est-ce qu'une grande partie
00:17:09de la gauche aujourd'hui
00:17:10trop souvent sur ces sujets-là
00:17:12considère systématiquement
00:17:14ces débats
00:17:14sous l'angle de la discrimination
00:17:16plutôt que sous l'angle de la laïcité ?
00:17:17Vous savez, moi,
00:17:18je ne veux pas commenter
00:17:20les propos et les dire
00:17:22des autres responsables politiques des gauches
00:17:23d'abord parce que je pense
00:17:24qu'ils leur appartiennent
00:17:25et puis parce qu'ensuite
00:17:26je restituerai moins bien
00:17:28les positions qui sont les leurs
00:17:28et chacun est libre de s'exprimer.
00:17:30En tout cas, moi, je vous ai dit
00:17:31la position qui est la mienne
00:17:32sur la question de la laïcité
00:17:33et donc je leur ai dit
00:17:34voilà, nous, les communistes
00:17:36ont toujours été dans leur histoire
00:17:37et le seront toujours
00:17:38des grands défenseurs de la laïcité
00:17:39parce qu'on croit
00:17:40que la République
00:17:42doit être laïque et sociale
00:17:43pour pouvoir être émancipatrice
00:17:45et donc effectivement
00:17:46cette règle doit s'appliquer à l'école
00:17:47et donc voilà, même on appelle
00:17:49je le disais
00:17:50à l'interdiction des écoles privées
00:17:52sous contrat
00:17:53qui sont aussi là
00:17:54pour le coup
00:17:54une forme d'inégalité républicaine
00:17:56puisque pour certains enfants
00:17:57dans ce pays
00:17:58la règle de l'interdiction
00:17:59de porcs et de signes religieux
00:18:01ne s'applique pas
00:18:01et donc je trouve que c'est une injustice
00:18:03qu'il faudrait qu'on puisse régler.
00:18:05Alexandre Nicolique
00:18:06sur la question
00:18:08du Rassemblement National
00:18:09pourquoi aujourd'hui
00:18:11est-ce qu'il n'y a plus finalement
00:18:13de différence claire
00:18:16entre la baïa
00:18:17et le voile aujourd'hui ?
00:18:19Non mais
00:18:19pour revenir à l'école
00:18:22effectivement
00:18:22là on voit
00:18:24la France insoumise
00:18:24qui veut revenir
00:18:25sur l'interdiction
00:18:27de la baïa à l'école
00:18:29comme ils veulent revenir
00:18:30enfin ils soutiennent
00:18:32le burkini
00:18:33quand certains maires
00:18:34ont voulu interdire
00:18:35le burkini
00:18:35on est passé quand même
00:18:37d'un Jean-Luc Mélenchon
00:18:38qui nous disait
00:18:38que le voile
00:18:39était un signe de soumission
00:18:40en 2010 par exemple
00:18:41un signe de patriarcat
00:18:44et il voulait
00:18:45il s'opposait au voile
00:18:46par exemple
00:18:47à la France insoumise
00:18:48qui est prête à accepter
00:18:50y compris pour des enfants
00:18:52un vêtement religieux
00:18:53qui nous vient
00:18:53de la péninsule arabique
00:18:54qui sert
00:18:55à ne surtout pas montrer
00:18:57des signes de féminité
00:18:58et à cacher les femmes
00:18:59en l'occurrence
00:19:00la baïa pour le corps
00:19:01et le voile
00:19:02pour cacher la féminité
00:19:03des cheveux
00:19:03on est passé d'une gauche
00:19:05qui sous François Hollande
00:19:07même François Hollande
00:19:07et à l'époque
00:19:08je me souviens de Manuel Valls
00:19:09qui avait des discours
00:19:10très clairs
00:19:11François Hollande
00:19:12disait que c'était
00:19:13un signe
00:19:14anti-féministe
00:19:15un signe
00:19:16de soumission patriarcale
00:19:18et ensuite
00:19:19une gauche maintenant
00:19:20qui
00:19:20quand on veut juste
00:19:21poser la question
00:19:22de savoir
00:19:22est-ce qu'il faut l'autoriser
00:19:25dans la rue
00:19:26ou non
00:19:26juste poser la question
00:19:28part sur ses grands chevaux
00:19:30en disant
00:19:30c'est ignoble
00:19:31certains disent
00:19:32c'est un signe
00:19:33d'extrême droite
00:19:34ces mêmes personnes
00:19:35qui disaient
00:19:36la même chose
00:19:36il y a 10 ans
00:19:37étaient peut-être
00:19:38d'extrême droite
00:19:39étaient peut-être
00:19:41sexistes
00:19:41Alexandre Nicolique
00:19:42entre l'interdiction
00:19:44de la baïa
00:19:45à l'école
00:19:45l'interdiction du voile
00:19:47dans l'espace public
00:19:48où est-ce que le
00:19:49rassemblement national
00:19:50fixe aujourd'hui
00:19:51la frontière
00:19:52est-ce que
00:19:52pour vous
00:19:53la baïa et le voile
00:19:54c'est la même chose ?
00:19:55Non
00:19:56et là on parle
00:19:57de deux choses différentes
00:19:57on parle de la baïa
00:19:58à l'école
00:19:58et une question
00:20:00qu'on veut poser
00:20:00par référendum
00:20:01sur le voile
00:20:03globalement
00:20:03parce que
00:20:04vous avez une poussée
00:20:05justement
00:20:06de cette pratique
00:20:07pour se conformer
00:20:08à une vision rigoriste
00:20:09pour cacher
00:20:10la féminité des femmes
00:20:11on est passé
00:20:12de chez les 18-24 ans
00:20:14de 16%
00:20:15des jeunes femmes
00:20:15qui portaient le voile
00:20:16à aujourd'hui
00:20:1745%
00:20:19donc ça a été
00:20:19multiplié par 3
00:20:20donc c'est une poussée
00:20:21et donc on veut poser
00:20:22la question
00:20:22parce que c'est un des leviers
00:20:24pour essayer de lutter
00:20:25contre l'islamisme
00:20:26mais comme
00:20:26les associations
00:20:27comme
00:20:27les financements
00:20:28est-ce que c'est le bon
00:20:29le bon moyen
00:20:30de s'opposer
00:20:31à cette pression islamiste
00:20:32et tout laïc
00:20:34devrait être pour
00:20:35et notamment
00:20:35les gens de gauche
00:20:36qui refusent
00:20:37que le sacré
00:20:37prenne la place
00:20:38de la pensée
00:20:39justement
00:20:40et impose ses règles
00:20:41et là on voit
00:20:43une instrumentalisation
00:20:44de manière électorale
00:20:44si la France insoumise
00:20:46est passée
00:20:47d'une laïcité
00:20:49affirmée
00:20:50en disant que le voile
00:20:51était une régression
00:20:52et un signe de soumission
00:20:53à défendre le burkini
00:20:54à défendre la baïa
00:20:55à défendre le voile
00:20:57c'est évidemment
00:20:58pour des questions
00:20:58électoralistes
00:20:59en devenant
00:21:00les défenseurs
00:21:01de l'islamisme
00:21:02et d'un électorat islamiste
00:21:03et comme ils sont
00:21:04aujourd'hui
00:21:05ils sont prêts même
00:21:06à relativiser
00:21:07l'antisémitisme
00:21:08avec un Jean-Luc Mélenchon
00:21:09qui dit que l'antisémitisme
00:21:10est résiduel
00:21:11au moment où il explose
00:21:11avec un Jean-Luc Mélenchon
00:21:13qui valide
00:21:14des caricatures
00:21:15d'Hanouna
00:21:15dignes des années 30
00:21:16avec un Jean-Luc Mélenchon
00:21:17qui se moque
00:21:18du non-gluxman
00:21:19en disant gluxman
00:21:20pour ironiser
00:21:21en surfant
00:21:22sur cet antisémitisme
00:21:23pour se conformer
00:21:24aujourd'hui
00:21:24à une poussée antisémite
00:21:25liée à un islamisme
00:21:27ils sont prêts
00:21:27à tout accepter
00:21:28et tout valider
00:21:28qui vient de l'islamisme
00:21:29aujourd'hui
00:21:29pour des questions
00:21:30électoralistes
00:21:31et c'est évidemment
00:21:31très dangereux
00:21:31Écoutons ce que disait
00:21:32Karim Bouamran
00:21:33le maire PS de Saint-Ouen
00:21:35candidat lui aussi
00:21:35à la présidentielle
00:21:36sur la question du voile
00:21:38tout ce qui peut être imposé
00:21:40aux enfants
00:21:41petites filles
00:21:42petits garçons
00:21:42quel que soit
00:21:43l'objectif cultuel
00:21:45je m'inscris en faux
00:21:46dans le cadre
00:21:46de la convention internationale
00:21:47des droits de l'enfant
00:21:48bien sûr qu'on ne voit pas
00:21:49nos enfants
00:21:49comme on ne voit pas
00:21:50nos enfants
00:21:51de moins de 5 ans
00:21:52on n'impose rien
00:21:53à nos enfants
00:21:54c'est comme tout
00:21:54c'est comme la liberté
00:21:55de conscience
00:21:56la liberté de culte
00:21:57la liberté tout court
00:21:58lorsqu'on estime
00:21:59que la personne
00:22:00est assez mature
00:22:01pour pouvoir prendre
00:22:02faire un choix
00:22:03concernant son orientation
00:22:05cultuelle
00:22:06et bien libre à elle
00:22:07de voir
00:22:08quel type
00:22:10de tenue vestimentaire
00:22:11elle doit arborer
00:22:13voilà
00:22:14Karim Boamran
00:22:15qui parlait également
00:22:16du principe fondamental
00:22:18de notre république
00:22:21aujourd'hui
00:22:22je vous pose la question
00:22:23je vous donne la parole
00:22:23dans un instant
00:22:24Alexandre Nicoli
00:22:25que répondez-vous
00:22:26à ceux qui disent
00:22:26que de toute façon
00:22:27c'est irréalisable
00:22:29de quoi ?
00:22:30la baïa ou
00:22:30l'interdiction du port du voile
00:22:31dans l'espace public
00:22:32la baïa c'est déjà interdit
00:22:33alors comment on fait
00:22:34en fait
00:22:35pour appliquer
00:22:36ce que proposent d'autres
00:22:37parce que je vois
00:22:37Gabriel Attal
00:22:38qui dit que notre mesure
00:22:39est infaisable
00:22:40enfin la proposition
00:22:41de référendum
00:22:42sur ce point précis
00:22:43donc sur le voile
00:22:44de manière générale
00:22:45mais lui il veut le faire
00:22:45sur les mineurs
00:22:46et nous il nous accuse
00:22:47de vouloir
00:22:48qu'on va confondre
00:22:49avec des jeunes femmes
00:22:50qui ont un cancer
00:22:51mais lui
00:22:51ça va se passer comment
00:22:53les jeunes femmes
00:22:53qui ont une leucémie
00:22:54il n'y aura pas de confusion
00:22:55de la même manière
00:22:56la loi de 2004
00:22:57dans les écoles
00:22:58et c'est très bien
00:22:59l'école doit être
00:23:00ce sanctuaire
00:23:01tous enfants de France
00:23:02évidemment
00:23:03et donc
00:23:04cette interdiction
00:23:05des signes religieux
00:23:06aujourd'hui
00:23:07qui est appliquée
00:23:07depuis 2004
00:23:08n'a jamais posé de problème
00:23:09je ne me souviens pas
00:23:09d'une affaire médiatique
00:23:10où on a dit
00:23:11oulala
00:23:11on a redemandé
00:23:12le retrait
00:23:13à une jeune femme
00:23:14de son voile
00:23:15au collège
00:23:16ou au lycée
00:23:16mais en réalité
00:23:17elle avait
00:23:18c'était un voile
00:23:19pour le cancer
00:23:20donc en fait
00:23:21il y a une instrumentalisation
00:23:22parce que
00:23:23tout simplement
00:23:24ils ne veulent pas
00:23:24s'opposer à l'islamisme
00:23:25et ils ne veulent
00:23:26ils veulent ne pas
00:23:27heurter un électorat
00:23:29aujourd'hui
00:23:30qui est sensible
00:23:30sur cette question là
00:23:31et qui pourraient
00:23:33voter pour eux
00:23:34sur un second tour
00:23:35ou non
00:23:35et donc pour des questions
00:23:36électoralistes
00:23:37ils sont prêts
00:23:37à ne pas qu'on mette
00:23:39sur la table
00:23:39justement cette opposition
00:23:40à l'islamisme
00:23:41Allez Bastien Bonargent
00:23:43Peut-être pour rebondir
00:23:44sur la question
00:23:45je pense que
00:23:45ce n'est pas sensible
00:23:47enfin c'est sensiblement
00:23:49mais non
00:23:49je pense qu'il ne faut pas
00:23:50comparer aujourd'hui
00:23:51la proposition qui est faite
00:23:52par Mathilde Panot
00:23:53sur la question de la baïa
00:23:54avec celle du Rassemblement National
00:23:56qui est d'interdire le voile
00:23:57dans l'espace public
00:23:57parce que d'abord
00:23:58c'est deux choses
00:23:59qui sont fondamentalement différentes
00:24:00d'un côté
00:24:00on a un public mineur
00:24:02de l'autre
00:24:02on a un public plutôt majeur
00:24:03Bien sûr
00:24:04et d'un côté
00:24:05on parle du service public
00:24:06qui sont aujourd'hui
00:24:07les règles qui s'appliquent
00:24:08pour la laïcité
00:24:09et de l'autre
00:24:09on parle de l'espace public
00:24:10et aujourd'hui
00:24:11je pense que
00:24:11cette proposition
00:24:12qui est celle du Rassemblement National
00:24:13c'est une proposition
00:24:15qui est populiste
00:24:16raciste même
00:24:17je trouve
00:24:18Raciste excuse-moi
00:24:19Oui oui je trouve
00:24:20basée sur des fondements racistes
00:24:21en tout cas
00:24:21une vision
00:24:23Juste comme ça monsieur
00:24:23c'est quand même
00:24:26c'est incroyable de dire ça
00:24:27vous savez qu'il y a
00:24:28des Arabes
00:24:29qui ne sont pas musulmans
00:24:29vous savez qu'il y a des Français
00:24:30cette dix générations
00:24:31qui sont converties à l'islam
00:24:32la religion c'est une pensée
00:24:34vous racialisez une pensée vous
00:24:35Non non bien évidemment
00:24:36Alors pourquoi vous dites
00:24:37que c'est raciste
00:24:38je ne comprends pas
00:24:38Peut-être pour vous répondre
00:24:39très simplement
00:24:39Non mais parce que
00:24:40s'opposer à une radicalisation
00:24:42d'une religion
00:24:42une radicalité dans la religion
00:24:44c'est raciste
00:24:45Peut-être pour vous répondre
00:24:46très simplement
00:24:46parce que je pense
00:24:47que le Rassemblement National
00:24:48a aujourd'hui
00:24:49la laïcité à géométrie variable
00:24:51je pense que
00:24:52vous ne portez pas
00:24:52la même proposition
00:24:53aujourd'hui
00:24:54quand vous faites aujourd'hui
00:24:56cette proposition populiste
00:24:56sur l'interdiction du voile
00:24:57dans l'espace public
00:24:58et pour autant
00:24:59j'ai soulevé tout à l'heure
00:25:00la question de l'interdiction
00:25:01des écoles privées
00:25:02sous contrat
00:25:02qui aujourd'hui permettent
00:25:04à certains nombres d'élèves
00:25:06en tout cas qui ne permettent pas
00:25:07mais qui font en sorte
00:25:08que certains élèves
00:25:10vont à l'école aujourd'hui
00:25:11avec des signes religieux
00:25:11et on ne vous a pas entendu
00:25:12sur la question
00:25:13donc j'aimerais vous entendre
00:25:14Je vous réponds
00:25:16ce référendum
00:25:17il est sur quoi ?
00:25:18On le répète
00:25:19depuis plusieurs jours
00:25:20il est sur la lutte
00:25:21contre l'islamisme
00:25:22d'accord ?
00:25:23Donc effectivement
00:25:24on ne va pas
00:25:27dénoncer
00:25:27ou s'opposer
00:25:28à des signes
00:25:29de radicalité
00:25:30qui n'ont rien à voir
00:25:31avec l'islamisme
00:25:32parce que ça n'a rien à voir
00:25:33avec ce référendum
00:25:34Répondez simplement
00:25:35à la question
00:25:35Est-ce que vous êtes pour
00:25:37l'interdiction
00:25:38des écoles privées
00:25:39sous contrat ?
00:25:40Alexandre Nicolique
00:25:41Non je ne suis pas
00:25:42contre
00:25:43je ne suis pas pour
00:25:44qu'on interdise
00:25:45des écoles
00:25:46justement
00:25:46qui en plus
00:25:47aujourd'hui
00:25:48ont les meilleurs résultats
00:25:49scolaires
00:25:49Donc c'est peut-être
00:25:51l'enseignement
00:25:52à la laïcité
00:25:52à géométrie
00:25:53Non mais moi
00:25:53qui ai connu
00:25:54les écoles publiques
00:25:55et qui n'ai connu
00:25:56que les écoles publiques
00:25:57j'aimerais
00:25:57évidemment
00:25:58et je pense
00:25:59qu'il faut soutenir
00:25:59les écoles publiques
00:26:00mais aujourd'hui
00:26:00s'il y a un tel écart
00:26:01de niveau
00:26:01malheureusement
00:26:02On est en train
00:26:03de structure
00:26:04On part sur un autre sujet
00:26:06mais monsieur
00:26:06me m'attaque
00:26:07donc je réponds
00:26:08malheureusement
00:26:09et bien aujourd'hui
00:26:10fait que ce sont
00:26:11dans les écoles privées
00:26:12que les résultats
00:26:12sont les meilleurs
00:26:13et c'est pour ça
00:26:13que des gens
00:26:13sont même prêts
00:26:14à payer très cher
00:26:15Sur le voile
00:26:16On revient sur le voile
00:26:17avant de partir en pause
00:26:18Allez-y
00:26:19Non mais sur le voile
00:26:20c'est ce que je viens de dire
00:26:22je ne comprends pas
00:26:23d'ailleurs cette accusation
00:26:24et de dire
00:26:24et de parler
00:26:24de propos racistes
00:26:25et d'ailleurs
00:26:26je vous pose la question
00:26:26parce que vous présentez
00:26:27Fabien Roussel
00:26:28Fabien Roussel
00:26:29qui s'oppose au voile
00:26:29dans le sport
00:26:30c'est un sujet
00:26:30qui m'intéresse beaucoup
00:26:31il a été catégorique
00:26:32sur ce sujet
00:26:32comme il est catégorique
00:26:34sur la baïa
00:26:35à l'école
00:26:36Est-ce que du coup
00:26:37monsieur Roussel
00:26:38est raciste ?
00:26:39Non je dis que
00:26:39ce n'est pas vos propos
00:26:40qui sont racistes
00:26:41je pense que cette proposition
00:26:42est aujourd'hui
00:26:43De poser la question
00:26:44Laissez-moi terminer
00:26:45Je pense que cette proposition
00:26:46aujourd'hui est faite
00:26:47sur des fondements racistes
00:26:48Pourquoi ?
00:26:48Des fondements racistes
00:26:48mais parce que les religions
00:26:49sont racistes
00:26:50Non laissez-moi terminer
00:26:51Pourquoi ?
00:26:51Pour deux raisons
00:26:52D'abord parce que je l'ai dit
00:26:53et je le répète
00:26:53je pense que le Rassemblement National
00:26:54et on en a eu une belle démonstration
00:26:56ce soir
00:26:56à la laïcité
00:26:57à géométrie variable
00:26:58et de deux
00:26:59parce que cette proposition de loi
00:27:00qui est une proposition
00:27:01de loi populiste
00:27:02pour plein de raisons
00:27:03permet au Rassemblement National
00:27:04de ne pas porter
00:27:06les sujets de fond
00:27:06qui sont aujourd'hui
00:27:07posés à quelques mots
00:27:08Est-ce que vous vous rendez compte
00:27:09que vous génétisez une religion ?
00:27:12Non je ne génétise pas une religion
00:27:12Vous dites raciste
00:27:14les mots ont un sens quand même
00:27:15donc je rappelle
00:27:17je rappelle
00:27:19attendez
00:27:20je veux juste finir là-dessus
00:27:21parce que là on parle
00:27:21d'une radicalité
00:27:22dans la religion
00:27:22en plus
00:27:23c'est-à-dire le port du voile
00:27:25qui était marginal
00:27:26il y a 25 ans
00:27:27qui était marginal
00:27:27il y a 25 ans
00:27:28et qui a toujours été
00:27:30un signe
00:27:30d'islamisation
00:27:32et de pouvoir
00:27:34des islamistes
00:27:34et de pousser
00:27:35islamistes radicales
00:27:36partout où le voile
00:27:37s'est installé
00:27:38parce que ce n'était pas
00:27:38le cas avant au Maghreb
00:27:39ce n'était pas le cas en Égypte
00:27:40Allez en un mot
00:27:40parce qu'il ne faut pas
00:27:41s'y reposer
00:27:41Il ne faut pas s'y reposer
00:27:43Non non on l'est terminé
00:27:44à propos
00:27:44pas en pause
00:27:46Mais en plus
00:27:48vous vous opposez
00:27:50à ce qu'on remette
00:27:51en cause
00:27:51cette radicalité
00:27:52dans une des religions
00:27:54en essayant de dire
00:27:56que ce serait
00:27:56que ce serait de la génétique
00:27:57parce que vous dites
00:27:58que ce serait assez raciste
00:27:59Je ne comprends pas
00:28:01ce que vous voulez dire
00:28:01quand vous dites que c'est raciste
00:28:02La pause
00:28:03on va revenir dans un instant
00:28:04Restez bien avec nous
00:28:05le grand journal de son info
00:28:06dans un instant
00:28:06On parlera de Jean-Luc Mélenchon
00:28:08qui est accusé
00:28:11de racisme anti-blanc
00:28:13Il est visé par une plainte
00:28:14pour des propos visant
00:28:15les blancs
00:28:16par la griffe
00:28:17l'alliance générale
00:28:17contre le racisme
00:28:18et pour le respect
00:28:19de l'identité française
00:28:20et chrétienne
00:28:20Restez avec nous
00:28:21pour la suite
00:28:21de Soir Info
00:28:22en direct sur CNews
00:28:29Allez de retour
00:28:29pour la suite
00:28:30de Soir Info
00:28:31sur CNews
00:28:32et c'est l'heure
00:28:32du grand journal
00:28:33de Soir Info
00:28:34avec à la une
00:28:35le racisme anti-blanc
00:28:36s'invite
00:28:37dans la campagne présidentielle
00:28:38Jean-Luc Mélenchon
00:28:39est visé par une plainte
00:28:40pour des propos
00:28:41visant les blancs
00:28:42en mars dernier
00:28:42le leader insoumis
00:28:44avait lancé
00:28:45lors d'une conférence
00:28:45tout blanc
00:28:46tout moche
00:28:47que vous êtes
00:28:47la griffe
00:28:48l'alliance générale
00:28:49contre le racisme
00:28:50et pour le respect
00:28:50de l'identité française
00:28:51et chrétienne
00:28:52estime que cette phrase
00:28:53pourrait constituer
00:28:54une injure à caractère raciste
00:28:55on entendra son président
00:28:57dans un instant
00:28:57L'épargne salariale
00:28:59pourrait-elle passer
00:29:01à la caisse
00:29:01pour financer
00:29:02la sécurité sociale ?
00:29:03Bercy semble étudier
00:29:04de nouveaux prélèvements
00:29:05sur l'intéressement
00:29:06la participation
00:29:07ou certains abondements
00:29:09des employeurs
00:29:09mais Matignon
00:29:10temporise
00:29:11ce n'est à ce stade
00:29:12qu'un document de travail
00:29:13aucune décision
00:29:15n'a été prise
00:29:15alors mesure sérieusement
00:29:17envisagée
00:29:17ou simple hypothèse de travail
00:29:18on en parlera
00:29:19avec l'économiste
00:29:20Laurent Capelletti
00:29:21qui nous dira aussi
00:29:22quelles pourraient être
00:29:23les conséquences concrètes
00:29:24sur notre pouvoir d'achat
00:29:25et puis des images terribles
00:29:27aux Etats-Unis
00:29:28un avion cargo
00:29:29opérant pour Amazon
00:29:30a fait une sortie de piste
00:29:31à pleine vitesse
00:29:31lors de son atterrissage
00:29:33avant de prendre feu
00:29:345 personnes sont mortes
00:29:36l'aéroport de Miami
00:29:37a été paralysé
00:29:38pendant plusieurs heures
00:29:38ce soir
00:29:39les autorités annoncent
00:29:40que la boîte noire
00:29:41de l'appareil
00:29:42a été récupérée
00:29:43on va vous montrer
00:29:44les images
00:29:44essayer de comprendre
00:29:45ce qui s'est passé
00:29:46on sera avec notre journaliste
00:29:48scientifique tout à l'heure
00:29:49Michel Chevalet
00:29:52Jean-Luc Mélenchon
00:29:53rattrapé donc
00:29:53par une phrase
00:29:54prononcée en mars dernier
00:29:55lors d'une conférence
00:29:56des propos qui pourraient
00:29:57être assimilés
00:29:57selon la griffe
00:29:59que l'alliance générale
00:30:01contre le racisme
00:30:02et pour le respect
00:30:02de l'identité française
00:30:04et chrétienne
00:30:04a du racisme anti-blanc
00:30:06une plainte a donc été
00:30:07déposée
00:30:08contre le leader
00:30:08de la France insoumise
00:30:10candidat à la présidentielle
00:30:11écoutez
00:30:11les précisions
00:30:12de Corentin Lonzo
00:30:13le 18 mars
00:30:15lors d'une conférence
00:30:16devant ses sympathisants
00:30:18Jean-Luc Mélenchon
00:30:19évoque son concept
00:30:20de nouvelle France
00:30:21alors qu'il explique
00:30:22que toute l'humanité
00:30:23a une origine
00:30:24commune en Afrique
00:30:25une phrase
00:30:26va faire polémique
00:30:27écoutez
00:30:27il y a même bien fallu
00:30:29qu'il y en ait un jour
00:30:30un ou une
00:30:30qui se mette debout
00:30:31sur ses pattes
00:30:32à l'autre bout
00:30:32du continent africain
00:30:34pour qu'à la fin
00:30:34ici vous soyez
00:30:35en train de faire les malins
00:30:36tout blanc
00:30:37tout moche que vous êtes
00:30:37bon alors
00:30:38ses soutiens
00:30:40le défendent
00:30:41et expliquent
00:30:41que Jean-Luc Mélenchon
00:30:42a voulu utiliser
00:30:43un ton volontairement
00:30:45humoristique
00:30:46et provocateur
00:30:47et a fait preuve
00:30:48d'auto-dérision
00:30:49mais pour la griffe
00:30:51l'alliance générale
00:30:52contre le racisme
00:30:53et pour le respect
00:30:54de l'identité française
00:30:55et chrétienne
00:30:56ces propos contribuent
00:30:58à jeter de l'huile
00:30:59sur le feu
00:31:00et peuvent inciter
00:31:01au passage à l'acte
00:31:02l'association a donc
00:31:03déposé plainte
00:31:04à l'encontre du candidat
00:31:05à l'élection présidentielle
00:31:06pour injure publique
00:31:08envers un groupe
00:31:09de personnes
00:31:10en raison de l'appartenance
00:31:11à la race
00:31:11l'association a également
00:31:13porté plainte
00:31:14contre une autre
00:31:15militante insoumise
00:31:17pour des propos
00:31:17du même genre
00:31:18tenus en octobre 2025
00:31:21Alors juste avant
00:31:22d'écouter le président
00:31:23de la griffe
00:31:24Olivier Benkemon
00:31:25cette plainte
00:31:26peut-elle avoir
00:31:26un coup politique
00:31:27pour Jean-Luc Mélenchon
00:31:28au-delà des conséquences
00:31:30judiciaires
00:31:30en pleine campagne
00:31:31présidentielle ?
00:31:32Difficile à dire
00:31:33parce qu'en réalité
00:31:35lorsqu'il a prononcé
00:31:36cette phrase
00:31:37il a été applaudi
00:31:37donc ses partisans
00:31:39le soutiennent
00:31:40lui-même a envoyé
00:31:41un message très clair
00:31:43il fait partie
00:31:44des tout blancs
00:31:45tout moches
00:31:45mais en même temps
00:31:47il dit
00:31:48mais moi
00:31:50mon histoire
00:31:51elle vient de l'étranger
00:31:52c'est l'Afrique du Nord
00:31:53etc
00:31:54donc moi je crois
00:31:55qu'il n'y aura aucun coup
00:31:56en revanche
00:31:57tous ceux
00:31:57qui se sentent
00:32:00attaqués
00:32:00qui se sentent
00:32:01qui trouvent
00:32:02que c'est insupportable
00:32:03qu'on puisse
00:32:05comme ça
00:32:05parler des blancs
00:32:07dire voilà
00:32:09vous êtes tout
00:32:10rabougri
00:32:10vous êtes tout moche
00:32:11et derrière
00:32:13on sait très bien
00:32:14qu'il y a aussi
00:32:15tous les partisans
00:32:15de l'indigénisation
00:32:17qui sont derrière
00:32:18qui poussent
00:32:19Jean-Luc Mélenchon
00:32:20on peut se sentir
00:32:21on peut se sentir
00:32:22attaqué
00:32:22alors simplement
00:32:23dans ce pays
00:32:24maintenant
00:32:24on sait que
00:32:25le racisme anti-blanc
00:32:26existe
00:32:27l'affaire de
00:32:28Crépolle
00:32:29Le Monde
00:32:30et les deux magistrats
00:32:31qui ont ouvert
00:32:32une instruction
00:32:33ont retenu
00:32:33comme cause aggravante
00:32:36le racisme anti-blanc
00:32:38c'est la même association
00:32:39d'ailleurs
00:32:39qui poursuivait
00:32:41bon racisme anti-blanc
00:32:43ça existe
00:32:43donc il est possible
00:32:44jusque là
00:32:45il y a vraiment
00:32:45vous regardez
00:32:46il n'y a quasiment
00:32:47aucune condamnation
00:32:49pour le racisme anti-blanc
00:32:50aujourd'hui ça existe
00:32:51donc
00:32:52il sera rappelé
00:32:53peut-être à monsieur Mélenchon
00:32:55si ça va au-delà
00:32:56de la plainte
00:32:57si elle est instruite
00:32:58que le racisme anti-blanc
00:33:00est exime
00:33:01mais moi je crois
00:33:01qu'il ne perd pas
00:33:02une voix
00:33:02sur cette affaire
00:33:03écoutons ce que disait
00:33:04sur CNews
00:33:05le président de la griffe
00:33:06Yann Bally
00:33:07on voit qu'il y a
00:33:08un climat général
00:33:10de racisme anti-blanc
00:33:13d'indigénisme
00:33:14à LFI
00:33:15et avec la griffe
00:33:17nous avons souhaité
00:33:18porter plainte
00:33:18pour mettre fin
00:33:19à ce climat délétère
00:33:20parce que tout cela
00:33:21entraîne des conséquences
00:33:23il n'y a pas une semaine
00:33:24où on ne parle pas
00:33:25de propos
00:33:26ou d'actes anti-blanc
00:33:27la semaine dernière
00:33:28c'était
00:33:29le pauvre Léon Marchand
00:33:31qui avait simplement dit
00:33:32qu'il ne voulait pas
00:33:32prendre parti
00:33:33dans la course
00:33:34à la présidentielle
00:33:35et qui s'est fait
00:33:36immédiatement
00:33:36assaillir d'insultes
00:33:37de sales blanc
00:33:39etc
00:33:39et puis ça peut aller
00:33:40jusqu'au drame
00:33:41de la mort
00:33:42de Thomas Acrépole
00:33:43donc ça suffit
00:33:44maintenant le racisme
00:33:45anti-blanc
00:33:46assumé
00:33:47décomplexé
00:33:48de LFI
00:33:48ça suffit
00:33:50il va falloir que
00:33:50M. Mélenchon
00:33:51et ses amis
00:33:52en répondent
00:33:52devant les tribunaux
00:33:53Karim Abric
00:33:54pourquoi le racisme
00:33:55lorsqu'il concerne
00:33:57les blancs
00:33:57est devenu
00:33:57un sujet
00:33:58inflammable
00:33:59on a l'impression
00:34:00finalement
00:34:00que certains
00:34:01continuent de penser
00:34:02que le racisme
00:34:03peut toucher
00:34:04et concerner
00:34:05toutes les communautés
00:34:06à l'exception
00:34:07des blancs
00:34:08et des chrétiens
00:34:09je vous dirais
00:34:10qu'il y a un courant
00:34:11extrêmement fort
00:34:12du côté
00:34:13d'une partie
00:34:14de cette gauche
00:34:14de la gauche radicale
00:34:15qui met énormément
00:34:17d'énergie
00:34:17à dire
00:34:18dans l'espace public
00:34:19que le racisme
00:34:20anti-blanc
00:34:21est impossible
00:34:22que ça serait même
00:34:23une invention
00:34:24de l'esprit
00:34:25qu'empiriquement
00:34:26c'est absolument
00:34:28impossible
00:34:28parce que ce n'est pas
00:34:29un système
00:34:29donc il y a cette énergie
00:34:31extrêmement forte
00:34:32et même des travaux
00:34:33vous allez avoir
00:34:35certains
00:34:36j'allais dire
00:34:36spécialistes
00:34:37qui se disent
00:34:37spécialistes
00:34:38dans les sciences humaines
00:34:39qui vont mettre
00:34:39énormément d'énergie
00:34:40à vous dire
00:34:40que ça n'existe pas
00:34:41pourquoi
00:34:42parce que c'est même
00:34:43je vous dirais
00:34:44de réduire le périmètre
00:34:46même de ce fameux débat
00:34:47de pouvoir
00:34:48simplement poser la question
00:34:49et c'est très inquiétant
00:34:51c'est très inquiétant
00:34:52de voir cette énergie
00:34:52de déni
00:34:54de simplement dire
00:34:55que ce n'est pas possible
00:34:56on voit à quel point
00:34:57c'est présent
00:34:59dans une partie
00:34:59de cette extrême gauche
00:35:00aujourd'hui
00:35:01et c'est problématique
00:35:02parce qu'il me semble
00:35:03que collectivement
00:35:04quand on voit
00:35:04qu'il y a des choses
00:35:05on a pensé à Crépole
00:35:07mais si on entend
00:35:08des insultes
00:35:08de salles blancs
00:35:09ou quoi que ce soit
00:35:10on devrait collectivement
00:35:11mettre un frein
00:35:12tout de suite
00:35:12pour se dire
00:35:14que ça ne puisse pas arriver
00:35:15que c'est quelque chose
00:35:16collectivement
00:35:17où on met un frein
00:35:19à tout ça
00:35:19donc on voit
00:35:20qu'il y a quelque chose
00:35:20d'idéologique
00:35:21et on voit
00:35:22qu'on a une envie aussi
00:35:24j'allais dire
00:35:25de perpétrer cette idée
00:35:26que le problème
00:35:27le grand problème
00:35:28ce serait toujours
00:35:29l'homme blanc
00:35:31bon peut-être
00:35:32c'est l'homme blanc
00:35:33hétérosexuel
00:35:34particulièrement
00:35:35de plus de 50 ans
00:35:36qui serait responsable
00:35:37de tout
00:35:38qui serait
00:35:38ce colonialiste
00:35:40ce raciste
00:35:40donc de ne jamais
00:35:41mettre la faute
00:35:43je vous dirais
00:35:43sur d'autres types
00:35:44de racisme
00:35:45alors que oui
00:35:45aujourd'hui
00:35:46c'est quelque chose
00:35:47qu'on observe
00:35:48Bastien Bonargent
00:35:49elle vous choque
00:35:50cette phrase
00:35:50de Jean-Luc Mélenchon
00:35:52tout blanc
00:35:52tout moche
00:35:52que vous êtes
00:35:53oui à titre personnel
00:35:55merci c'est gentil
00:35:56à titre personnel
00:35:57oui
00:35:58ça ne vous était pas
00:35:59adressé
00:35:59je sais bien
00:36:00je la trouve
00:36:01en tout cas
00:36:03désobligeante
00:36:03tout ce que vous voulez
00:36:04je trouve que c'est
00:36:05c'est assez
00:36:07enfin c'est pas
00:36:08une formule
00:36:09qui est entendable
00:36:10normalement
00:36:10de la part
00:36:11d'un responsable
00:36:11politique de gauche
00:36:12c'est du racisme
00:36:14je ne dirais pas
00:36:14que c'est du racisme
00:36:15parce que
00:36:15pour quelle raison
00:36:16parce que je pense
00:36:17que ça n'en est pas
00:36:18je pense que
00:36:18ce qu'essayait de faire
00:36:19Jean-Luc Mélenchon
00:36:20de cette manière
00:36:21c'est d'alimenter
00:36:23le débat
00:36:23si vous aviez remplacé
00:36:24dans cette phrase
00:36:25tout blanc tout moche
00:36:25vous remplacez blanc
00:36:26par une autre couleur
00:36:27de peau
00:36:27c'est du racisme ?
00:36:29c'est une question
00:36:32qui se pose
00:36:33et qui est difficile
00:36:33en tout cas
00:36:34je ne partage certainement
00:36:35pas les propos
00:36:36de Jean-Luc Mélenchon
00:36:38je pense que
00:36:38c'est une vision
00:36:40complètement arbitraire
00:36:41de faire de la politique
00:36:41et je pense que
00:36:42en faisant ça
00:36:43vous remplacez blanc
00:36:43par une autre couleur
00:36:44de peau
00:36:46ce serait le scandale
00:36:47absolu
00:36:47ce serait le scandale
00:36:48absolu
00:36:49ce serait évidemment
00:36:50considéré comme
00:36:51étant raciste
00:36:52c'est évidemment
00:36:52je pense que dans tous les cas
00:36:53c'est du scandale absolu
00:36:54donc c'est du racisme
00:36:56dans tous les cas
00:36:57c'est ce que je trouve
00:36:57désobligeant
00:36:58en tout cas
00:36:58c'est d'aller sur le terrain
00:37:00de l'identité
00:37:01d'aller sur le terrain
00:37:01de la communauté
00:37:03c'est ce à quoi
00:37:04essaie de jouer
00:37:04la France Insoumise
00:37:05en tout cas
00:37:06c'est à quoi
00:37:06ils ont essayé de jouer
00:37:07ces derniers mois
00:37:08et donc je trouve
00:37:09que ce n'est pas une manière
00:37:11c'est pas une manière saine
00:37:12de faire de la politique
00:37:13aujourd'hui
00:37:13quand on est des responsables
00:37:14politiques de gauche
00:37:14et je pense que
00:37:15c'est une erreur politique
00:37:16fondamentale
00:37:16quand on parle de ça
00:37:17on ne parle pas
00:37:18du clivage
00:37:19aujourd'hui politique
00:37:20qui est fondamental
00:37:21en France
00:37:21qui est le clivage de classe
00:37:22celui qui oppose
00:37:23aujourd'hui je pense
00:37:24toute une partie
00:37:25de la population
00:37:25qui travaille
00:37:26ou qui ne travaille pas
00:37:26et pour qui
00:37:28la vie est de plus en plus
00:37:28difficile
00:37:29de celles et ceux
00:37:30qui je pense
00:37:31peuvent s'en mettre
00:37:32plein les poches
00:37:32ou qui possèdent
00:37:33aujourd'hui
00:37:33les moyens de produire
00:37:34et qui voilà
00:37:36Alexandre Nicoli
00:37:37oui évidemment
00:37:38que c'est du racisme
00:37:41mais je pense
00:37:42que ce n'est pas une erreur
00:37:42c'est voulu
00:37:44par Jean-Luc Mélenchon
00:37:45aujourd'hui
00:37:46à la France Insoumise
00:37:47il y a une vision racialiste
00:37:48de la société
00:37:49qui est affirmée
00:37:50qui est revendiquée
00:37:51quand il nomme
00:37:53les gens racisés
00:37:54c'est qu'il les différencie
00:37:56selon la couleur de peau
00:37:56il détermine
00:37:57que la principale identité
00:38:01est liée à la couleur de peau
00:38:02donc racisé
00:38:02quand ils veulent
00:38:03des réunions non mixtes
00:38:04c'est-à-dire qu'on choisit
00:38:05les gens selon la couleur de peau
00:38:06c'est le pire des racismes
00:38:08c'est-à-dire
00:38:08toi tu ne peux pas rentrer
00:38:09toi tu peux rentrer
00:38:11selon la couleur de peau
00:38:12c'est immonde
00:38:13quand Eric Coquerel
00:38:14dit que les élus
00:38:16du 93 doivent avoir
00:38:17la même couleur de peau
00:38:18que les habitants
00:38:18je ne m'imagine même pas
00:38:19ce qu'on aurait dit
00:38:20évidemment si c'était
00:38:21dans d'autres territoires
00:38:23dans la Creuse
00:38:23il faut que les élus
00:38:24aient la même couleur de peau
00:38:25que les habitants de la Creuse
00:38:27c'est immonde
00:38:27c'est une racialisation
00:38:29de la démocratie
00:38:30donc c'est du racialisme
00:38:31et là pour le coup
00:38:32du racisme
00:38:33quand on se base
00:38:33sur la couleur de peau
00:38:34et qu'on définit les gens
00:38:36selon la couleur de peau
00:38:37qu'on a une vision
00:38:39de la démocratie
00:38:39basée sur la couleur de peau
00:38:40qu'on interdit ou non
00:38:41les gens de rentrer
00:38:43selon la couleur de peau
00:38:44c'est du pur racisme
00:38:45quand on dit que
00:38:46selon une couleur de peau
00:38:47on est tout blanc
00:38:47tout moche
00:38:48comme c'est le cas
00:38:49c'est du racisme
00:38:50quand on s'oppose
00:38:51à une radicalité religieuse
00:38:52ça n'en est pas
00:38:53monsieur
00:38:54c'est juste
00:38:55peut-être
00:38:56alors à la rigueur
00:38:56un blasphème
00:38:57pour une radicalité
00:38:58dans une des religions
00:38:59et je pense que la gauche
00:39:00et surtout les communistes
00:39:01devraient défendre ça
00:39:03le gouvernement cherche
00:39:04toujours de l'argent
00:39:05pour boucler le budget
00:39:062027
00:39:07et cette fois
00:39:07c'est l'épargne des salariés
00:39:08qui pourrait être mis
00:39:09à contribution
00:39:10une nouvelle taxation
00:39:11de l'épargne salariale
00:39:12est envisagée pour financer
00:39:14la sécurité sociale
00:39:15elle pourrait rapporter
00:39:16près d'un milliard d'euros
00:39:17mais Matignon tempère
00:39:18il ne s'agit
00:39:19assurant que d'un document
00:39:21de travail
00:39:21le Premier ministre
00:39:22ne s'est jamais prononcé
00:39:23en faveur de cette mesure
00:39:24la fuite a même provoqué
00:39:26la colère du gouvernement
00:39:27qui annonce saisir la justice
00:39:28alors simple piste de travail
00:39:30ou ballon d'essai
00:39:31avant une nouvelle ponction
00:39:32sur les salariés
00:39:33on voit ça
00:39:34avec ce sujet
00:39:34de Corentin Alonzo
00:39:36l'épargne salariale
00:39:37pourrait bientôt
00:39:38être soumise
00:39:39à des cotisations sociales
00:39:40l'idée
00:39:41est bien sur la table
00:39:42selon le ministre
00:39:43de l'économie
00:39:44Roland Lescure
00:39:45ça fait partie des pistes
00:39:46qu'on regarde
00:39:46comme d'autres
00:39:47il n'y a rien d'acquis
00:39:48aujourd'hui
00:39:48mais j'entends bien
00:39:49que
00:39:50et c'est pour ça
00:39:50que je suis un peu gêné
00:39:51par ces mesures
00:39:52ou ces idées de mesures
00:39:53qui sont égrenées
00:39:54les unes après les autres
00:39:54derrière chaque mesure
00:39:56il y a une bonne raison
00:39:57de ne pas la faire
00:39:58mais la réalité
00:39:59c'est que si on ne fait rien
00:40:01on va dans le mur
00:40:03les primes de participation
00:40:04et d'intéressement
00:40:05mais aussi les abondements
00:40:07de l'entreprise
00:40:07pourraient être taxés
00:40:09à partir de 3000 euros placés
00:40:11la mesure
00:40:12rapporterait
00:40:13un milliard d'euros
00:40:13pour les finances
00:40:14de la sécurité sociale
00:40:15une piste d'économie
00:40:17perçue pour certains
00:40:19comme démotivante
00:40:20pour les salariés
00:40:20le premier ministre
00:40:21Sébastien Lecornu
00:40:22a précisé sur X
00:40:24que rien n'avait encore
00:40:25été tranché
00:40:26les fuites qui circulent
00:40:27ne sont ni des annonces
00:40:28ni des ballons d'essai
00:40:29du gouvernement
00:40:30nous ne démentirons pas
00:40:31chaque rumeur
00:40:32ce serait finir par dévoiler
00:40:33le budget en creux
00:40:34au rythme de ceux
00:40:35qui les font circuler
00:40:36les arbitrages seront annoncés
00:40:38lorsqu'ils seront rendus
00:40:39et dans les temps
00:40:40pas avant
00:40:41les consultations
00:40:42se poursuivent
00:40:43selon le calendrier
00:40:44habituel
00:40:44le budget du gouvernement
00:40:46est présenté fin septembre
00:40:47en conseil des ministres
00:40:48avant
00:40:49le début
00:40:49de l'examen parlementaire
00:40:51on est avec
00:40:52Laurent Capelletti
00:40:54qui est économiste
00:40:56merci d'être avec nous
00:40:57professeur au CNAM
00:40:58bonsoir
00:40:59on parle de près
00:41:00d'un milliard d'euros
00:41:01de gains
00:41:02d'abord est-ce que c'est
00:41:03un calcul sérieux
00:41:04selon vous
00:41:05et puis est-ce que
00:41:06c'est réellement significatif
00:41:07compte tenu du déficit
00:41:08abyssal
00:41:09de la sécurité sociale
00:41:12oui bonsoir
00:41:13alors on parle de ballon d'essai
00:41:15c'est un ballon de baudruche
00:41:16en fait
00:41:16si on comprend bien
00:41:18et heureusement d'ailleurs
00:41:19parce qu'en fait
00:41:19cette mesure
00:41:20ne rapporterait pas
00:41:21un milliard
00:41:21puisqu'en fait
00:41:23quand vous prenez
00:41:23des mesures fiscales
00:41:24en fait
00:41:24vous ne traitez pas
00:41:25les problèmes
00:41:25vous les déplacez
00:41:26c'est-à-dire que l'an prochain
00:41:27en fait
00:41:29l'épargne salariale
00:41:30les dirigeants
00:41:31au lieu de faire
00:41:32de l'épargne
00:41:33salariale
00:41:34de la participation
00:41:35ils feront autre chose
00:41:36parce que ce sera trop taxé
00:41:38donc premièrement
00:41:38ça ne rapportera pas autant
00:41:40deuxièmement
00:41:40vous avez raison
00:41:41c'est tout petit
00:41:42ce n'est pas du tout
00:41:43à la hauteur des enjeux
00:41:44et troisièmement
00:41:45dans le principe
00:41:46c'est ce que
00:41:47dans la situation française
00:41:48il ne faut absolument pas faire
00:41:50il ne faut pas taxer plus
00:41:52ça pourrait avoir
00:41:53des conséquences
00:41:54selon vous
00:41:55sur le pouvoir d'achat
00:41:55des français
00:41:58oui en fait
00:41:59alors ça a des conséquences
00:42:00directes et indirectes
00:42:01la première
00:42:01c'est que
00:42:02l'épargne salariale
00:42:03en fait
00:42:03c'est un outil de motivation
00:42:05ça vient récompenser
00:42:06par la participation
00:42:07et l'intéressement
00:42:08ça vient récompenser
00:42:10en fait
00:42:10les actifs
00:42:11qui travaillent bien
00:42:11qui participent comme ça
00:42:13aux bénéfices de l'entreprise
00:42:14donc si vous voulez taxer plus
00:42:16au bout de 5 ans
00:42:17quand ça va se libérer
00:42:18cette épargne
00:42:19évidemment
00:42:20vous allez avoir
00:42:21un impact
00:42:21et puis deuxièmement
00:42:23cette épargne
00:42:24c'est pour ça que
00:42:24c'est une solution
00:42:27mais
00:42:28dans le principe
00:42:29il faut arrêter de taxer
00:42:30ça c'est le premier
00:42:31grand principe
00:42:32et deuxièmement
00:42:33surtout
00:42:33ce qui a trait au travail
00:42:35et au revenu du travail
00:42:36dans la situation française
00:42:38cette épargne salariale
00:42:39en particulier
00:42:40il y a une partie
00:42:40qui sert pour la retraite
00:42:42et il y a une partie
00:42:43qui sert
00:42:43qui est en fait
00:42:44transformée en action
00:42:46donc c'est aussi
00:42:47d'investissement
00:42:48pour les entreprises
00:42:50bref
00:42:50moi la question
00:42:51que je me pose
00:42:51c'est
00:42:52ça fait un an
00:42:52qu'on sait
00:42:53qu'on va devoir trouver
00:42:53des solutions
00:42:54pour réduire les déficits
00:42:55on sait ce qu'il faudrait faire
00:42:57il faut réduire
00:42:58les dépenses sociales
00:42:59d'un côté
00:42:59il faut augmenter
00:43:00la quantité du travail
00:43:01de l'autre
00:43:02on croit que les richesses
00:43:03mais on se demande
00:43:04comment en fait
00:43:05pendant un an
00:43:06on en arrive à la fin
00:43:07sur des mesures
00:43:09anti-économiques
00:43:10c'est hallucinant
00:43:11franchement
00:43:12Merci beaucoup
00:43:13Laurent Capelletti
00:43:14merci d'avoir été
00:43:15avec nous
00:43:15économiste et professeur
00:43:17au CNAM
00:43:18on va terminer
00:43:18avec ces images
00:43:19absolument dramatiques
00:43:21un atterrissage
00:43:22qui a viré au drame
00:43:23en quelques secondes
00:43:24seulement
00:43:24aux Etats-Unis
00:43:25un avion exploité
00:43:26pour Amazon
00:43:28est sorti de piste
00:43:29à pleine vitesse
00:43:29avant de s'embraser
00:43:30le bilan est lourd
00:43:315 personnes ont perdu la vie
00:43:33l'aéroport de Miami
00:43:34paralysé pendant plusieurs heures
00:43:35a depuis rouvert
00:43:37on est avec
00:43:38Michel Chevalet
00:43:39notre journaliste scientifique
00:43:40bonsoir Michel
00:43:41merci d'être en direct
00:43:42ce soir sur CNews
00:43:44on a appris ce soir
00:43:46par les autorités
00:43:47que la boîte noire
00:43:48de l'appareil
00:43:48avait été récupérée
00:43:50que s'est-il passé
00:43:52il y a une enquête
00:43:53qui est en cours
00:43:53quelles sont les hypothèses
00:43:55qui aurait pu provoquer
00:43:56cette sortie de piste
00:43:57Michel ?
00:43:58on est prudent
00:43:59vous avez raison
00:44:01on va être au stade
00:44:01des hypothèses
00:44:02quand il y a un accident
00:44:03on interroge
00:44:04trois points
00:44:05le premier point
00:44:05c'est d'abord
00:44:06y a-t-il un problème
00:44:07technique
00:44:08qui fait que
00:44:08cet avion apparemment
00:44:09s'est bien posé
00:44:11on l'avait vu
00:44:11sur des images
00:44:12les volets étaient bien sortis
00:44:14la river s'était engagée
00:44:15donc tout était normal
00:44:17mais apparemment
00:44:17il allait trop vite
00:44:19il s'est posé
00:44:21beaucoup trop loin
00:44:22dans la piste
00:44:22et il a fait
00:44:22une sortie de piste
00:44:23donc
00:44:24le sol des boîtes noires
00:44:26et l'économie sociale
00:44:26nous le diront
00:44:27alors le deuxième problème
00:44:28on interroge
00:44:29ensuite c'est l'environnement
00:44:30le sol
00:44:31c'est-à-dire
00:44:31la tour de contrôle
00:44:32a-t-elle bien signalé
00:44:34la direction du vent
00:44:35il semblerait
00:44:36qu'il y ait eu un problème
00:44:37on est
00:44:37regardez
00:44:38il y a des gros nuages
00:44:38là
00:44:39on est en situation
00:44:40orageuse
00:44:40on ne se pose jamais
00:44:42dans une situation
00:44:43orageuse
00:44:44ils ont eu un vent
00:44:45arrière
00:44:45c'est un cidraillement de vent
00:44:46qui fait que
00:44:47ils ont mangé
00:44:48plus de pistes
00:44:49et donc
00:44:49ils se sont posés
00:44:50plus long
00:44:50et le troisième point
00:44:52on s'interroge
00:44:52sur le comportement
00:44:53bien entendu
00:44:54de l'équipage
00:44:54pourquoi l'équipage
00:44:56s'est-il posé
00:44:57dans une situation
00:44:58orageuse
00:44:58est-ce que la piste
00:44:59était détrompée
00:45:02on saura
00:45:03donc très très rapidement
00:45:05voilà
00:45:05c'est pour vous donner
00:45:06toutes les hypothèses
00:45:07moi je pencherais
00:45:08beaucoup plus
00:45:08pour un problème
00:45:09au niveau de l'équipage
00:45:10mauvaise gestion
00:45:11qui a tenté
00:45:12de se poser
00:45:13en situation orageuse
00:45:15alors qu'ils auraient dû
00:45:15se détourner
00:45:16se poser
00:45:17sur un autre
00:45:18aéroport
00:45:18la règle étant toujours
00:45:20la même
00:45:20on ne se pose
00:45:21et on ne décolle jamais
00:45:22en situation orageuse
00:45:23je vous rappelle
00:45:24un accident
00:45:24qui s'est brûlé
00:45:24avec un France
00:45:25au Canada
00:45:26ils se sont entêtés
00:45:27à vouloir se poser
00:45:28en situation orageuse
00:45:30au lieu de se détourner
00:45:31sur notre aéroport
00:45:32et bien ça a fini
00:45:33par un crash
00:45:34ils se sont posés
00:45:35beaucoup trop long
00:45:35et ils sont sortis
00:45:36de piste
00:45:37sur les images
00:45:38Michel
00:45:39sur les images
00:45:40qu'on voit
00:45:41on a l'impression
00:45:42que l'avion
00:45:42n'a plus de train
00:45:43avant d'atterrissage
00:45:45en fait
00:45:45non
00:45:47l'avion
00:45:47quand il a fait
00:45:48une sortie de piste
00:45:48il est parti
00:45:49je voudrais dire
00:45:50dans l'herbe
00:45:50comme l'on dit
00:45:51en dehors de la piste
00:45:52bétonnée
00:45:53et donc il s'est enlisé
00:45:54le train avant
00:45:55s'est enlisé
00:45:56et l'incendie
00:45:57qui s'est déclaré
00:45:58ce n'est pas un incendie
00:45:59sur tout l'avion
00:45:59c'est un incendie
00:46:00sur un des moteurs
00:46:03qui s'est enflammé
00:46:04ce n'est pas tout l'avion
00:46:05voilà
00:46:05mais donc il a piqué
00:46:06du nez
00:46:07mais c'est parce que
00:46:08le train soit à plier
00:46:09le train avant
00:46:10soit à plier
00:46:10soit plutôt
00:46:11le nez s'est enlisé
00:46:13dans l'herbe
00:46:14les images évidemment
00:46:16sont absolument terribles
00:46:17le bilan
00:46:18on le disait encore une fois
00:46:19est très lourd
00:46:195 personnes
00:46:20qui ont perdu la vie
00:46:23on pense évidemment
00:46:25aux familles
00:46:26et c'est évidemment
00:46:28absolument terrible
00:46:29merci beaucoup
00:46:30Michel Chevalet
00:46:30merci d'avoir été avec nous
00:46:31pour ces précisions
00:46:32notre journaliste scientifique
00:46:34on va marquer une pause
00:46:35on va revenir dans un instant
00:46:37la suite de Soir Info
00:46:39et on parlera de cette grève
00:46:40puisqu'aujourd'hui
00:46:41c'est important quand même
00:46:42de le dire
00:46:42la tour Eiffel est restée fermée
00:46:44toute la journée
00:46:45Olivier Benquemoun
00:46:45vous étiez dans les parages
00:46:47je crois
00:46:47vous avez pris quelques images
00:46:48oui absolument
00:46:49il y a 18 000 visiteurs
00:46:51qui avaient pris leur billet
00:46:51aujourd'hui
00:46:52et à qui on a dit
00:46:54il y a un problème technique
00:46:56la raison est absolument dingue
00:46:57mais la raison
00:46:58la raison pour laquelle
00:46:59c'est fermé
00:46:59c'est un mouvement de colère
00:47:00c'est pas une grève
00:47:01qui était prévue
00:47:02il n'y avait pas de préavis
00:47:03c'est une grève de colère
00:47:05du personnel
00:47:05qui s'est dit
00:47:06c'est pas possible
00:47:06ce qui s'est passé ce week-end
00:47:07on a essayé de faire disparaître
00:47:11les femmes
00:47:12toutes les femmes
00:47:13qui travaillaient
00:47:14parce qu'il y a une délégation
00:47:16d'hindous
00:47:17très croyants
00:47:19très pratiquants
00:47:19qui ne doivent pas être
00:47:20selon leur religion
00:47:21en contact avec les femmes
00:47:22qui étaient en visite
00:47:24c'est absolument odieux
00:47:25ce qui s'est passé
00:47:26des femmes écartées
00:47:27pour une raison religieuse
00:47:27mais planquées parfois
00:47:28planquées dans la salle des coffres
00:47:30restez avec nous
00:47:31on va en parler en détail
00:47:32dans un instant
00:47:33sur CNews
00:47:34dans Soir Info
00:47:34à tout de suite
00:47:39la dernière partie de Soir Info
00:47:41sur CNews
00:47:42peut-on demander à des femmes
00:47:44de s'effacer
00:47:45au nom de convictions religieuses
00:47:47ma question est folle
00:47:48c'est pourtant ce qui s'est produit
00:47:49samedi à la tour Eiffel
00:47:51où des salariés ont été mis à l'écart
00:47:53pour répondre aux exigences
00:47:54d'une délégation hindoue
00:47:55une décision jugée inacceptable
00:47:57par les salariés
00:47:58et à juste titre
00:47:58des salariés qui ont fait grève
00:48:00aujourd'hui la tour Eiffel
00:48:01est restée fermée
00:48:02toute cette journée de lundi
00:48:04on parlera également
00:48:05de cette victoire historique
00:48:06de l'AFD
00:48:06en Saxe-Analt
00:48:07le parti d'extrême droite
00:48:09recueille 43,8% des voix
00:48:12et revendique désormais
00:48:12le droit de gouverner
00:48:14immigration, Russie
00:48:15rapport au passé nazi
00:48:17nous allons voir
00:48:18pourquoi certaines positions
00:48:19de l'AFD
00:48:20provoquent autant d'inquiétudes
00:48:21en Allemagne
00:48:21et dans toute l'Europe
00:48:22voilà donc pour le programme
00:48:24de la dernière partie de Soir Info
00:48:25mais d'abord le point
00:48:26sur les toutes dernières actualités
00:48:28de la soirée
00:48:28avec Isabelle Piboulot
00:48:29bonsoir Isabelle
00:48:33bonsoir Mickaël
00:48:33bonsoir à tous
00:48:34Matignon saisit la justice
00:48:36après une fuite
00:48:37sur des travaux internes
00:48:39autour de l'épargne salariale
00:48:40alors que le budget
00:48:422027 est en préparation
00:48:43le gouvernement
00:48:44tempère
00:48:45sur l'idée
00:48:45d'une imposition
00:48:46de l'épargne salariale
00:48:48le Premier ministre
00:48:49ne s'est pas encore
00:48:50prononcé en faveur
00:48:51mais la piste
00:48:52est sur la table
00:48:53dans l'objectif
00:48:54d'aider à financer
00:48:54la sécurité sociale
00:48:56interdire l'accès
00:48:57aux réseaux sociaux
00:48:58au moins de 15 ans
00:48:59Emmanuel Macron
00:49:00reste déterminé
00:49:01à y parvenir
00:49:02le chef de l'État
00:49:03a sommé la présidente
00:49:04de la Commission européenne
00:49:05de pouvoir obtenir
00:49:07un texte harmonisé
00:49:08pour protéger
00:49:09tous les enfants
00:49:10de l'Union européenne
00:49:11souvenez-vous
00:49:12une loi française
00:49:13avait été censurée
00:49:14le mois dernier
00:49:15par le Conseil constitutionnel
00:49:17qui dénonçait
00:49:18une atteinte
00:49:18à la liberté d'expression
00:49:19et de communication
00:49:20des adolescents
00:49:21les mobilisations hebdomadaires
00:49:23devant les tribunaux
00:49:24reprennent en France
00:49:25elles avaient débuté
00:49:27dans le sillage
00:49:28de l'affaire Liana
00:49:29la loi intégrale
00:49:31contre les violences sexuelles
00:49:32est arrivée ce lundi
00:49:33en commission
00:49:34à l'Assemblée nationale
00:49:35un millier de personnes
00:49:36étaient réunies
00:49:37dès 19h à Paris
00:49:38place Vendôme
00:49:39plusieurs centaines
00:49:40se sont mobilisées
00:49:41à Toulouse
00:49:42le Népal en deuil
00:49:44après la crue meurtrière
00:49:45du 26 août
00:49:46le pays a rendu
00:49:48hommage ce lundi
00:49:49aux victimes
00:49:50les drapeaux sont restés
00:49:51en berne
00:49:52dans les bâtiments publics
00:49:53pour la 13ème journée
00:49:54consécutive depuis le drame
00:49:56les secours sont toujours
00:49:57à pied d'oeuvre
00:49:58dans l'espoir
00:49:59de retrouver
00:49:59de potentiels survivants
00:50:01la catastrophe
00:50:02a fait près de 1400 morts
00:50:04et plus de 5500 disparus
00:50:06à la frontière
00:50:07du Népal
00:50:07et de la Chine
00:50:08enfin la fusée Ariane 6
00:50:10pourrait être adaptée
00:50:11pour lancer
00:50:12des vols habités
00:50:13un sujet prioritaire
00:50:15pour l'agence spatiale
00:50:16européenne
00:50:17après un désengagement
00:50:18des Etats-Unis
00:50:19un sommet international
00:50:21sur l'espace
00:50:21se tiendra
00:50:22mercredi et jeudi
00:50:24à Paris
00:50:24l'Europe devra
00:50:25préciser ses ambitions
00:50:27face à la domination
00:50:28américaine
00:50:31merci beaucoup Isabelle
00:50:32on vous retrouvera
00:50:33à minuit et demi
00:50:34pour l'édition de la nuit
00:50:35des femmes priées
00:50:36de s'effacer
00:50:37en raison
00:50:38des exigences
00:50:39d'une délégation religieuse
00:50:40ça s'est passé à Paris
00:50:41à la tour Eiffel
00:50:42samedi
00:50:42des salariés
00:50:43ont été écartés
00:50:45ou remplacés
00:50:45par des hommes
00:50:46lors de la visite
00:50:47d'une délégation hindoue
00:50:48qui souhaitait limiter
00:50:50les interactions
00:50:51avec les femmes
00:50:52la direction reconnaît
00:50:53une faute
00:50:53et les salariés
00:50:54ont fait grève aujourd'hui
00:50:55on va en parler
00:50:56dans un instant
00:50:57mais d'abord
00:50:57nouveau rendez-vous
00:50:58désormais à minuit
00:51:00tous les soirs
00:51:00on découvre ensemble
00:51:01les unes de la presse du jour
00:51:02nous sommes désormais
00:51:03le mardi 8 septembre
00:51:05et à la une
00:51:05du midi libre
00:51:06la pénurie généralisée
00:51:08ça évidemment
00:51:09c'est un véritable scandale
00:51:10en cette semaine de rentrée
00:51:12une semaine après la rentrée
00:51:13les syndicats d'enseignants
00:51:14SNES-FSU
00:51:15dénoncent des manques
00:51:16de personnel
00:51:17dans deux lycées
00:51:18et collèges
00:51:19sur trois
00:51:19en France
00:51:20deux lycées
00:51:21et collèges
00:51:22sur trois
00:51:22en France
00:51:23aujourd'hui
00:51:23ça veut dire
00:51:24qu'on se retrouve
00:51:25encore une fois
00:51:25avec des classes
00:51:26surchargées
00:51:27et effectivement
00:51:29l'incapacité
00:51:30pour l'éducation nationale
00:51:31d'assurer la présence
00:51:32d'un professeur
00:51:33d'un enseignant
00:51:34devant chaque classe
00:51:35l'éducation
00:51:37reste évidemment
00:51:38une priorité
00:51:39pour les français
00:51:40et on imagine
00:51:42que ce sera un sujet
00:51:43évidemment
00:51:43sur lequel
00:51:45les candidats
00:51:45à la présidentielle
00:51:46seront très attentifs
00:51:47notamment du côté
00:51:48du rassemblement national
00:51:49Alexandre
00:51:49Oui bien sûr
00:51:50parce qu'en plus
00:51:51quand on fait
00:51:51le bilan
00:51:53et de recul
00:51:54du niveau scolaire
00:51:55que ce soit en primaire
00:51:57sur le niveau de français
00:51:58sur le niveau
00:51:58de connaissances historiques
00:51:59sur le niveau
00:52:00de mathématiques
00:52:01où aujourd'hui
00:52:01où aujourd'hui on est
00:52:02dans un vrai déclin
00:52:04il y a effectivement
00:52:05un problème
00:52:06aujourd'hui
00:52:06au sein de l'éducation nationale
00:52:08et on voit aussi
00:52:09des professeurs
00:52:09qui sont
00:52:10beaucoup moins payés
00:52:11que la moyenne
00:52:13européenne
00:52:13donc
00:52:15comment on va faire
00:52:16pour faire en sorte
00:52:17qu'il y ait moins
00:52:17d'administration
00:52:18mais que
00:52:19le professeur
00:52:20retrouve
00:52:20toute sa place
00:52:22qu'on s'adapte aussi
00:52:23aux enjeux de demain
00:52:24et ça va être un des enjeux
00:52:25dans la formation
00:52:26notamment
00:52:27pour sortir
00:52:28du collège unique
00:52:29qu'on fasse
00:52:30de la prospective
00:52:31qu'on adapte
00:52:32tout à l'heure
00:52:32monsieur parlait
00:52:33de l'industrie
00:52:33et de la réindustrialisation
00:52:34c'est un vrai enjeu
00:52:35aujourd'hui
00:52:35il y a plus de 70 000 emplois
00:52:36non pourvus dans l'industrie
00:52:37comment on va inciter
00:52:39à aller vers l'apprentissage
00:52:40justement
00:52:41pour aller avoir
00:52:42des métiers
00:52:44aujourd'hui manuels
00:52:44qui sont décriés
00:52:45par exemple
00:52:46toute cette refonte
00:52:47de l'éducation
00:52:48qui doit ensuite
00:52:49servir au marché
00:52:50de l'emploi
00:52:51mais aussi améliorer
00:52:52en termes de niveau
00:52:53nos enfants
00:52:54ça va être un des grands
00:52:55grands enjeux
00:52:56de la présidentielle
00:52:57effectivement
00:52:57Bastien Bonargent
00:52:58oui effectivement
00:52:59je pense que ça va être
00:53:00un des enjeux
00:53:01de l'élection présidentielle
00:53:02et moi je suis atterré
00:53:04de voir à quel point
00:53:05le gouvernement
00:53:05d'Emmanuel Macron
00:53:07aujourd'hui
00:53:07l'énième
00:53:08est incapable
00:53:08de tirer les leçons
00:53:10des politiques
00:53:11qu'il a menées
00:53:12ces dernières années
00:53:13on le voit
00:53:13et vous l'avez dit
00:53:14donc deux établissements
00:53:15sur trois
00:53:16qui manquent de professeurs
00:53:17je tiens aussi
00:53:18à avoir une pensée
00:53:19ce soir
00:53:19pour les près de 130 000
00:53:20lycéens bacheliers
00:53:22qui se sont retrouvés
00:53:23sans affectation
00:53:24après la première phase
00:53:25de Parcoursup
00:53:25c'est-à-dire
00:53:26des jeunes
00:53:26qui sont aujourd'hui
00:53:28diplômés
00:53:28qui souhaitent
00:53:29entrer dans l'enseignement supérieur
00:53:31ou rentrer dans une formation
00:53:32et qui n'en ont pas
00:53:33la possibilité
00:53:34parce que le système
00:53:34de sélection sociale
00:53:35qui est organisé
00:53:36par Parcoursup
00:53:37ne le permet pas
00:53:37et je pense effectivement
00:53:38que c'est une question
00:53:39qui est d'autant plus importante
00:53:40qu'on a en face de nous
00:53:42de grands défis
00:53:44le défi climatique
00:53:45mais pas que
00:53:46qui nous font face
00:53:47et donc pour pouvoir y répondre
00:53:48on va avoir besoin
00:53:49de toute une génération
00:53:51et de plusieurs générations
00:53:52de jeunes formés
00:53:54engagés
00:53:54et qui puissent rentrer
00:53:56dans ces métiers
00:53:57qui sont utiles
00:53:57et émancipateurs
00:53:58je pense notamment
00:53:59à un rapport
00:54:00de l'Institut Montaigne
00:54:02qui pourtant
00:54:02n'est pas de mon bord politique
00:54:04mais qui dit
00:54:04qu'il faudrait aujourd'hui
00:54:05former près de 100 000
00:54:07ingénieurs par an
00:54:08entre aujourd'hui
00:54:09et 2035
00:54:09pour pouvoir faire
00:54:10une réindustrialisation
00:54:11partielle du pays
00:54:12c'est pour vous dire
00:54:13aujourd'hui les besoins
00:54:13qu'on a
00:54:13et la déconnexion
00:54:14de ce gouvernement
00:54:15à la une de l'Alsace
00:54:16les pompiers en grève
00:54:17pour réclamer plus de moyens
00:54:18ils continuent à intervenir
00:54:20mais les sapeurs-pompiers
00:54:21seront symboliquement en grève
00:54:22à partir d'aujourd'hui
00:54:23pour obtenir du gouvernement
00:54:24des moyens financiers pérennes
00:54:25évidemment
00:54:26ces pompiers
00:54:26qu'on a applaudis
00:54:28tout au long de cet été
00:54:29étaient particulièrement marqués
00:54:31par les incendies
00:54:32les fortes chaleurs
00:54:34et la sécheresse partout
00:54:35on le sait
00:54:36notamment le sud-ouest
00:54:37qui a été particulièrement marqué
00:54:39et ces pompiers aujourd'hui
00:54:41qui demandent simplement
00:54:42à être davantage entendus
00:54:44par le gouvernement
00:54:45on va terminer
00:54:46par la une du Figaro
00:54:48ils demandent de l'argent
00:54:49ils ont été reçus
00:54:50on leur a dit non
00:54:51oui c'est ça
00:54:52ils demandent à être entendus
00:54:53parce qu'en fait
00:54:54ils sont reçus
00:54:54mais la réalité
00:54:55c'est qu'on ne les entend pas
00:54:58on ne les applaudit
00:54:58mais on ne les entend pas
00:54:59on va terminer
00:55:00avec la une du Figaro
00:55:02et on en parlera
00:55:03plus en détail
00:55:04dans un instant
00:55:04c'est Friedrich Merz
00:55:06bien sûr
00:55:07qui est désemparé
00:55:07après le séisme électoral
00:55:09le chancelier
00:55:10chrétien-démocrate
00:55:11nous dit le Figaro
00:55:12qui avait fait de la lutte
00:55:13contre l'extrême droite allemande
00:55:14d'une priorité
00:55:15voit son avenir politique
00:55:16menacée par la percée historique
00:55:18de l'AFD
00:55:18en Sachs-Henrhalt
00:55:20on en parlera
00:55:21dans un instant
00:55:22mais d'abord
00:55:22des femmes écartées
00:55:23voilà donc pour la revue de presse
00:55:25de ce mardi
00:55:26je le disais
00:55:27mardi 8 septembre
00:55:29on va parler à présent
00:55:30de cette polémique
00:55:32et de ce scandale
00:55:33parce que c'est clairement
00:55:34un scandale
00:55:34ce qui s'est passé aujourd'hui
00:55:35à la tour Eiffel
00:55:36des femmes écartées
00:55:37de leur poste
00:55:37en raison des exigences
00:55:38d'une délégation religieuse
00:55:40samedi
00:55:40des salariés
00:55:41ont été remplacés
00:55:42par des hommes
00:55:43lors de la visite
00:55:43d'un groupe hindou
00:55:44qui souhaitait limiter
00:55:45les interactions
00:55:47avec les femmes
00:55:47la direction reconnaît
00:55:49avoir accepté
00:55:49une demande
00:55:50qu'elle estime aujourd'hui
00:55:50ne jamais avoir dû accepter
00:55:52les salariés
00:55:53ont donc décidé
00:55:54de faire grève
00:55:54la tour Eiffel
00:55:55Olivier
00:55:56est restée fermée
00:55:57toute la journée
00:55:57je vous le disais tout à l'heure
00:55:5818 000 billets vendus
00:56:00et des gens
00:56:00qui ont
00:56:01on a dit
00:56:01pour des raisons techniques
00:56:03voyez le message
00:56:04pour des raisons
00:56:06opérationnelles
00:56:06exactement
00:56:07la tour Eiffel
00:56:08va rester fermée
00:56:09ce qui s'est passé
00:56:09c'est donc que samedi
00:56:10il y a cette délégation
00:56:11une centaine de personnes
00:56:13d'hindous
00:56:13d'un groupe
00:56:14qui s'appelle le BAPS
00:56:15qui sont connus
00:56:16dans le monde entier
00:56:17vous avez les images
00:56:18qui sont connus
00:56:19pour monter des temples
00:56:21financer des temples
00:56:23des temples
00:56:23assez énormes
00:56:24il y en a un peu partout
00:56:25dans le monde
00:56:26il y en a un
00:56:27à Bussi Saint-Léger
00:56:28ils étaient là
00:56:29pour ça
00:56:30pour célébrer ce temple
00:56:32et qui ont voulu
00:56:33faire une visite privée
00:56:36et donc ils l'ont fait
00:56:37en coordination
00:56:38avec la CET
00:56:40ou la CET
00:56:41la société d'exploitation
00:56:42de la tour Eiffel
00:56:43donc c'était prévu
00:56:45c'était organisé
00:56:46et dans les exigences
00:56:47pour cette visite privée
00:56:48ils ont dit
00:56:48pas d'interaction
00:56:49avec les femmes
00:56:49c'est-à-dire
00:56:50ces hommes
00:56:51ne doivent pas
00:56:52c'est leur religion
00:56:53leur façon
00:56:54leur secte
00:56:55leur façon de faire
00:56:56ils ne veulent pas
00:56:57être en contact
00:56:58avec des femmes
00:56:59qu'a fait
00:57:01la société d'exploitation
00:57:02de la tour Eiffel
00:57:03ils ont caché
00:57:04ils ont invisibilisé
00:57:05toutes les femmes
00:57:06il y en a certaines
00:57:06qui étaient dans des ascenseurs
00:57:08une qui faisait monter
00:57:10et descendre
00:57:10une opératrice
00:57:11hop
00:57:12on la remplaçait
00:57:12par une femme
00:57:13il y en a d'autres
00:57:14qui étaient sur le parcours
00:57:15on leur a demandé
00:57:15de se planquer
00:57:16et certaines se sont planquées
00:57:17dans le coffre
00:57:18de la tour Eiffel
00:57:19en fait
00:57:20ça a été vraiment
00:57:21on a accepté
00:57:22dans un premier temps
00:57:23tout ça a été organisé
00:57:25donc c'est ça
00:57:25le scandale
00:57:26c'est que
00:57:27d'abord
00:57:27la société d'exploitation
00:57:29de la tour Eiffel
00:57:29a accepté
00:57:30et aujourd'hui
00:57:31dit
00:57:32le scandale
00:57:33mais on a essayé
00:57:34de planquer les choses
00:57:35parce que ça sort joli
00:57:36ça s'est passé samedi
00:57:37les choses ont été décidées
00:57:39ce matin
00:57:39par le personnel
00:57:40en Assemblée Générale
00:57:41qui a dit
00:57:42ça suffit
00:57:43stop
00:57:43c'était pas prévu
00:57:44la grève ce matin
00:57:45écoutons Diane Davoine
00:57:47elle est représentante
00:57:47syndicale
00:57:48des employés de la tour Eiffel
00:57:50ce qui a suscité
00:57:51énormément d'émotion
00:57:52c'est que
00:57:54au passage
00:57:55de cette délégation
00:57:56on a demandé
00:57:57aux femmes
00:57:58de quitter
00:57:59leur poste de travail
00:58:00pour y placer
00:58:01des hommes
00:58:02donc ça
00:58:02ça ne passe
00:58:03absolument pas
00:58:03auprès des salariés
00:58:04déjà femmes
00:58:05évidemment
00:58:06qui sont toutes
00:58:07humiliées
00:58:08déjà par
00:58:08par ce qui s'est passé
00:58:10par la façon
00:58:11dont certaines
00:58:11ont été vraiment traitées
00:58:12il n'y a pas que
00:58:13les salariés femmes
00:58:14de la tour Eiffel
00:58:14qui ont été traités ainsi
00:58:15il faut savoir
00:58:16qu'il y a les
00:58:16on a des prestateurs extérieurs
00:58:17et que les femmes
00:58:18des sociétés extérieures
00:58:19ont subi le même traitement
00:58:20au passage
00:58:21de cette délégation
00:58:21aujourd'hui
00:58:22on se sent
00:58:23quand même
00:58:24humilié
00:58:24exclu
00:58:25c'est quand même
00:58:26assez violent
00:58:28Bastien Bonargent
00:58:29des salariés
00:58:30écartés
00:58:31parce que
00:58:31ce sont des femmes
00:58:32finalement
00:58:32c'est l'unique raison
00:58:34est-ce que ça vous fait réagir ?
00:58:35Oui ça me choque
00:58:36je découvre le sujet
00:58:37sur votre plateau ce soir
00:58:38parce que j'étais passé
00:58:39à côté de l'actualité
00:58:40effectivement
00:58:41ça me choque
00:58:42parce que je pense
00:58:43qu'il n'y a aucune
00:58:43raison justifiable
00:58:44pour avoir recours
00:58:46à de telles méthodes
00:58:46donc je pense
00:58:47qu'il faut pouvoir
00:58:48voilà maintenant
00:58:51enquêter sur
00:58:52ce qui s'est passé réellement
00:58:53prendre les dispositions
00:58:54qui sont nécessaires
00:58:54et j'ai une pensée
00:58:56particulière
00:58:56pour tous les travailleurs
00:58:57et les travailleurs
00:58:58de ce secteur particulier
00:58:59de travail
00:59:01qui est celui du tourisme
00:59:02et qui peut parfois
00:59:03être très difficile
00:59:04avec des conditions
00:59:05qui sont
00:59:07des conditions de travail
00:59:08qui peuvent être
00:59:08parfois difficiles
00:59:08et qui sont bien souvent
00:59:09pas respectées
00:59:10donc effectivement
00:59:12cette actualité
00:59:13me choque
00:59:13je prends connaissance
00:59:15d'un mouvement
00:59:15de colère
00:59:15des salariés
00:59:16de la tour Eiffel
00:59:17et je veux leur dire
00:59:17que leur mécontentement
00:59:18est légitime
00:59:19ça c'est une réaction
00:59:20d'Emmanuel Grégoire
00:59:21le maire de Paris
00:59:21il n'est pas acceptable
00:59:22que de telles conditions
00:59:24puissent être tolérées
00:59:25ce ne sont ni mes valeurs
00:59:26ni celles
00:59:27que doit porter
00:59:27la tour Eiffel
00:59:28où chacune et chacun
00:59:29doit pouvoir circuler
00:59:30agir librement
00:59:31sans distinction
00:59:31entre les femmes
00:59:32et les hommes
00:59:32il est urgent
00:59:33que toute la lumière
00:59:34soit faite sur les faits
00:59:35qui ont conduit
00:59:36à cette mobilisation
00:59:37l'égalité entre les femmes
00:59:38et les hommes
00:59:38ne s'arrêtera jamais
00:59:39au pied de nos monuments
00:59:40historiques
00:59:41ni à aucun endroit
00:59:42de cette ville
00:59:43elle doit s'appliquer
00:59:44partout
00:59:44pour toutes et tous
00:59:45j'y verrai
00:59:46partout
00:59:47et sans exception
00:59:47une enquête sera diligentée
00:59:49dans les plus brefs délais
00:59:51Karim Abrik
00:59:53la gauche est historiquement
00:59:55attachée à l'égalité
00:59:56femmes-hommes
00:59:57mais parfois
00:59:58elle peut être accusée
00:59:59d'être moins offensive
01:00:01lorsque ces questions
01:00:02touchent aux pratiques religieuses
01:00:04là les mots
01:00:05d'Emmanuel Grégoire
01:00:06et finalement
01:00:07de l'ensemble
01:00:07de la classe politique
01:00:08on va voir d'autres réactions
01:00:09tout à l'heure
01:00:10sont assez quand même unanimes
01:00:12même s'ils ne prononcent pas
01:00:13pour le moment
01:00:14effectivement
01:00:15le fait que cette interdiction
01:00:17a été faite
01:00:18pour des raisons religieuses
01:00:20non mais c'est proprement
01:00:21scandaleux
01:00:22il y a une enquête
01:00:22qui est en cours
01:00:23on va voir ce qui s'est passé
01:00:24mais moi ce que ça me dit
01:00:26je me suis dit
01:00:27premièrement
01:00:27je pensais au départ
01:00:28je me suis dit
01:00:28ça doit être une fake news
01:00:30j'ai vraiment relu
01:00:31j'ai vraiment regardé
01:00:32on s'est tous posé
01:00:33la même question
01:00:33et bon manifestement
01:00:35des femmes cachées
01:00:37des femmes qu'on va
01:00:38écartées comme ça
01:00:39on est en France
01:00:40le pays de la liberté
01:00:41l'égalité homme-femme
01:00:43pays des lumières
01:00:44on regarde la France
01:00:45on se dit
01:00:45ce grand pays
01:00:46de liberté
01:00:48et ce qui m'inquiète
01:00:49énormément
01:00:50vous savez
01:00:50il y a des mantras
01:00:51qu'on entend
01:00:53beaucoup
01:00:53depuis des années
01:00:54on nous dit toujours
01:00:55la diversité
01:00:56c'est une richesse
01:00:57et tout ça
01:00:57mais quand il y a
01:00:59des pratiques
01:01:00qui ne conviennent pas
01:01:01qui vont à l'encontre
01:01:02de l'égalité homme-femme
01:01:04je me suis dit
01:01:05comme société
01:01:06ça nous dit quoi
01:01:06en fait
01:01:07quel degré
01:01:08d'imprégnation
01:01:09avons-nous
01:01:10d'une forme
01:01:10de soumission
01:01:11vous avez parlé
01:01:12peut-être
01:01:12d'une certaine gauche
01:01:13mais on peut même
01:01:14élargir
01:01:14on peut aller plus largement
01:01:16où on a tellement peur
01:01:17peut-être
01:01:17de ne pas respecter
01:01:18d'être versé
01:01:19finalement
01:01:20dans une forme
01:01:21d'intolérance
01:01:21d'antiracisme
01:01:22on est prêt
01:01:23à
01:01:24comme on dit
01:01:25s'asseoir
01:01:26même
01:01:26donner des coups
01:01:27sur nos propres valeurs
01:01:28de piler
01:01:29finalement
01:01:30sur nos propres valeurs
01:01:31il y a quelque chose
01:01:32d'incroyable
01:01:33finalement
01:01:34de ce degré
01:01:34d'imprégnation
01:01:35de soumission
01:01:36de ce désarmement
01:01:38moral
01:01:38parce que
01:01:39quelqu'un a pu penser
01:01:41que c'était une chose
01:01:42possible
01:01:42et que ça a été
01:01:44effectif
01:01:44c'est extrêmement grave
01:01:46Alexandre Nicolique
01:01:46bon évidemment
01:01:47que c'est choquant
01:01:48jamais
01:01:49on ne doit cacher
01:01:50des femmes
01:01:51jamais
01:01:51d'ailleurs
01:01:52dissimuler
01:01:53ce qui incarne
01:01:54la féminité des femmes
01:01:55vous savez
01:01:56en France aussi
01:01:57dans le passé
01:01:58parce que certains
01:01:59prennent en référence
01:01:59le passé
01:02:00il y a eu
01:02:01des règles
01:02:02et des lois
01:02:02qui étaient très
01:02:03patriarcales
01:02:03et anti-féministes
01:02:05évidemment
01:02:06on peut parler
01:02:07du code de droit
01:02:07canonique
01:02:08de 1917
01:02:09qui faisait
01:02:10que les femmes
01:02:11étaient séparées
01:02:12des hommes
01:02:12dans les églises
01:02:12et les femmes
01:02:13étaient obligées
01:02:13de se recouvrir
01:02:15la tête
01:02:16mais il y a eu
01:02:17une évolution
01:02:17la France
01:02:18l'Europe occidentale
01:02:19a évolué
01:02:20il y a eu
01:02:21une émancipation
01:02:21des femmes
01:02:22il y a eu
01:02:22une égalité
01:02:23entre les femmes
01:02:23et les hommes
01:02:24et là
01:02:25avec l'importation
01:02:26d'autres règles
01:02:27religieuses
01:02:29parfois on
01:02:30se dit
01:02:30on s'adapte
01:02:30parce qu'on a peur
01:02:31d'être mal jugé
01:02:32là peut-être
01:02:32que c'est la peur
01:02:33de l'hindouphobie
01:02:34qui a fait
01:02:35qu'ils ont refusé
01:02:37de dire
01:02:38non
01:02:39chez nous
01:02:39on ne cache pas
01:02:40les femmes
01:02:40quand vous arrivez
01:02:42faire une visite
01:02:43et il va falloir
01:02:45évidemment médiatiser
01:02:46cette affaire
01:02:46et c'est très important
01:02:47et je vois que
01:02:47tout le monde réagisse
01:02:48et c'est très bien
01:02:49qu'y compris
01:02:49des personnalités
01:02:50de gauche
01:02:51puissent réagir
01:02:52parce qu'il faut rappeler
01:02:53vraiment vraiment
01:02:54que ce n'est pas
01:02:55aux règles religieuses
01:02:56de déterminer
01:02:57ce qui est bien
01:02:58ou mal
01:02:58et c'est
01:02:59et qu'en France
01:03:01notamment
01:03:01dans ce pays
01:03:02qui était le pays
01:03:03des lumières
01:03:04et qui a fait
01:03:04que le sacré
01:03:05a été remplacé
01:03:06par la pensée
01:03:07et bien
01:03:08justement
01:03:08il y a eu
01:03:09cette émancipation
01:03:10et que c'est ça
01:03:10aujourd'hui
01:03:11qui détermine
01:03:11le lien social
01:03:13entre les gens
01:03:13cette émancipation
01:03:14des femmes
01:03:14qu'on ne cache pas
01:03:15la réaction de Marine Le Pen
01:03:16en France
01:03:17nous n'accepterons jamais
01:03:18que la présence
01:03:19des femmes
01:03:19soit limitée
01:03:19toute la lumière
01:03:20doit être faite
01:03:20sur ce qui s'est passé
01:03:22lors de cette visite
01:03:24à la Tour Eiffel
01:03:25et puis je voulais
01:03:26qu'on s'arrête également
01:03:27sur la réaction
01:03:27que je trouve très intéressante
01:03:28d'ailleurs de Michel Barnier
01:03:30la Tour Eiffel est au cœur
01:03:30de ma circonscription
01:03:31elle est le bien commun
01:03:33de tous les parisiens
01:03:34de tous les français
01:03:35il est donc proprement
01:03:36inacceptable
01:03:36qu'une consigne visant
01:03:37à faire disparaître
01:03:38les femmes de cet espace
01:03:39ait pu être donnée
01:03:40en France
01:03:41ce ne sont pas
01:03:41des pratiques venues d'ailleurs
01:03:43qui dictent aux femmes
01:03:44comment s'habiller
01:03:45ou exister dans l'espace public
01:03:46on ne cache pas les femmes
01:03:47on ne les efface pas
01:03:48on les respecte
01:03:49et on défend leur liberté
01:03:50nous demandons
01:03:51des explications
01:03:52à la société d'exploitation
01:03:53de la Tour Eiffel
01:03:54voilà réaction
01:03:55de Michel Barnier
01:03:56Bastien Bonargent
01:03:57un dernier mot
01:03:58très rapide
01:03:58finalement sur cette affaire
01:04:00vous êtes sur la même ligne
01:04:02que le Rassemblement National
01:04:03sur la même ligne
01:04:05que 95% des français
01:04:07je pense
01:04:07si ce n'est plus
01:04:08vous pensez
01:04:09que tout le monde
01:04:09est d'accord là-dessus
01:04:10j'espère bien
01:04:11j'espère aussi
01:04:11c'est la moindre des choses
01:04:12vous avez bien raison
01:04:13on va terminer avec
01:04:14je peux dire un mot
01:04:15pour le BAPS
01:04:16donc ce mouvement
01:04:17a fait également
01:04:18un communiqué
01:04:19nous comprenons
01:04:20les préoccupations exprimées
01:04:21et les prenons très au sérieux
01:04:22mais il y a une chose
01:04:23très importante
01:04:23qui est dite
01:04:24compte tenu de la taille
01:04:24de notre délégation
01:04:25a été organisée
01:04:26en coordination
01:04:27avec les équipes
01:04:28de la Tour Eiffel
01:04:29en coordination
01:04:30donc tout ça
01:04:31n'a pas été improvisé
01:04:33les choses ont été faites
01:04:35avec la Tour Eiffel
01:04:38la direction
01:04:39la société d'exploitation
01:04:40était donc forcément au courant
01:04:41donc ils nous font
01:04:41un communiqué
01:04:42pour dire c'est contraire
01:04:43à nos valeurs
01:04:43mais il y a un moment donné
01:04:44quelqu'un a pris une décision
01:04:45alors un séisme politique
01:04:47en Allemagne
01:04:48l'AFD a largement remporté
01:04:49les élections régionales
01:04:50en Sachsen-Alt
01:04:51avec 43,8% des voix
01:04:54plus du double
01:04:55de son score de 2021
01:04:57la CDU du chancelier allemand
01:04:59s'effondre à 17,2%
01:05:01malgré le durcissement
01:05:02de sa politique migratoire
01:05:03l'AFD échoue de peu
01:05:05à obtenir la majorité absolue
01:05:06mais revendique désormais
01:05:07un mandat pour gouverner
01:05:08pourquoi ce parti d'extrême droite
01:05:10inquiète autant en Allemagne
01:05:11et dans le reste de l'Europe
01:05:12un parti aux propos
01:05:14inquiétants
01:05:14sulfureux
01:05:15qui souhaite notamment
01:05:16la réhabilitation
01:05:17de certains criminels nazis
01:05:19et auxquels Marine Le Pen
01:05:20a d'ailleurs pris
01:05:21ses distances
01:05:22depuis longtemps
01:05:23on nous reste
01:05:24très peu de temps
01:05:25pour en débattre
01:05:26Alexandre Nicolique
01:05:26très rapidement
01:05:27l'AFD réalise
01:05:28un score historique
01:05:29mais certaines
01:05:30de ses positions
01:05:30et déclarations
01:05:31ont suscité
01:05:32de très fortes controverses
01:05:33quel regard est-ce que
01:05:34vous portez aujourd'hui
01:05:34sur ce résultat ?
01:05:36C'est le résultat
01:05:37d'un refus justement
01:05:38de cette immigration
01:05:39qui pose beaucoup
01:05:40de problèmes en Allemagne
01:05:42ça c'est la cause
01:05:43mais est-ce que le résultat
01:05:44il vous inquiète ?
01:05:46Il y a certaines prises
01:05:47de position de l'AFD
01:05:48évidemment qui sont inquiétantes
01:05:49quand ils essaient
01:05:50de minimiser
01:05:52la période historique
01:05:54pendant la seconde guerre mondiale
01:05:55et en essayant de dire
01:05:58c'est pas ça qui fait
01:05:58l'histoire de l'Allemagne
01:05:59évidemment c'est une histoire
01:06:01marquante
01:06:01c'est peut-être la période
01:06:02la plus terrible
01:06:03le nazisme
01:06:04donc ce relativisme
01:06:06c'est horrible
01:06:07et en plus
01:06:09on a des désaccords profonds
01:06:10sur l'euro
01:06:11on n'est pas pour en sortir
01:06:12on n'est pas pour sortir
01:06:13de l'Union Européenne
01:06:17il y a de multiples
01:06:18prises de position
01:06:19de l'AFD
01:06:20avec lesquelles
01:06:20on est aujourd'hui
01:06:21évidemment en désaccord
01:06:22en revanche
01:06:22et puis aussi
01:06:23leur lien avec la Russie
01:06:24qui est affirmé
01:06:26mais pour des raisons
01:06:27qui sont liées à l'énergie
01:06:28et c'est juste
01:06:29si vous permettez
01:06:29que j'en parle
01:06:30très rapidement
01:06:31mais c'est important
01:06:31parce qu'il y a eu
01:06:33il y a eu deux
01:06:34alors juste
01:06:35juste pour dire
01:06:36que c'est une poussée
01:06:37pour deux raisons
01:06:38je pense réellement
01:06:38d'abord le problème
01:06:39de l'immigration en Allemagne
01:06:40et donc c'est la CDU
01:06:41qui est sanctionnée
01:06:42qui voit son score
01:06:43divisé par deux
01:06:43et notamment
01:06:44les vagues d'immigration
01:06:45que Merkel a souhaité
01:06:47vous avez aujourd'hui
01:06:48en Allemagne
01:06:4914,9%
01:06:50d'étrangers
01:06:52et ça pèse
01:06:53dans 42,9%
01:06:54des violences
01:06:55ils sont impliqués
01:06:57dans 42,9%
01:06:58des violences
01:06:58et ça les Allemands
01:06:59n'en veulent plus
01:07:00et vous avez
01:07:01un autre problème
01:07:01c'est l'énergie
01:07:02je finis juste là-dessus
01:07:03vous aviez 56%
01:07:04des Allemands
01:07:05qui étaient dépendants
01:07:05au gaz
01:07:06qui donc se servaient
01:07:07du gaz
01:07:08dans les ménages
01:07:08l'industrie
01:07:09c'était 30%
01:07:10et donc
01:07:11c'était une des conséquences
01:07:12de l'abandon du nucléaire
01:07:13et c'était la politique
01:07:16de la CDU
01:07:16et donc il y a
01:07:17une volonté de sanction
01:07:19et l'AFD
01:07:20prône justement
01:07:21un frein total
01:07:23à l'immigration
01:07:23et un soutien au nucléaire
01:07:25et je pense que
01:07:25c'est les deux principales
01:07:26causes du succès
01:07:27de l'AFD
01:07:28allez Bastien Monargent
01:07:29très rapidement
01:07:29réaction sur la victoire
01:07:31de l'AFD
01:07:32dans cette région
01:07:33de l'Allemagne
01:07:33je pense que
01:07:34c'est un point d'alerte
01:07:35pour tous les responsables
01:07:37politiques de gauche
01:07:37en France
01:07:38parce qu'on voit
01:07:39que justement
01:07:40ce sentiment de déclassement
01:07:42dont je parlais
01:07:43au début de l'émission
01:07:44et les conséquences
01:07:45de la désindustrialisation
01:07:47de cette union européenne
01:07:48qui a bradé
01:07:50vendu notre industrie
01:07:51c'est-à-dire que
01:07:51les responsables de gauche
01:07:52ont une part de responsabilité
01:07:53quand vous dites
01:07:54un point d'alerte
01:07:54je ne pense pas
01:07:55que les responsables de gauche
01:07:56ont une part de souveraineté
01:07:57mais pour vous dire
01:07:57un chiffre qui moi m'inquiète
01:07:58et qui va me trotter dans la tête
01:08:00en tout cas
01:08:00durant la campagne électorale
01:08:02qui va bientôt démarrer
01:08:03c'est que 66% des ouvriers
01:08:05de cette région-là
01:08:06ont voté pour l'AFD
01:08:07je pense que c'est un chiffre
01:08:08qui est extrêmement alarmant
01:08:09merci ce sera le mot de la fin
01:08:11merci beaucoup en tous les cas
01:08:11d'avoir terminé dans les temps
01:08:13merci Bastien Bonnargent
01:08:15d'avoir été avec nous
01:08:16secrétaire général
01:08:17du mouvement des jeunes
01:08:17communistes de France
01:08:18merci Alexandre Nicolique
01:08:19député européen
01:08:21du Rassemblement National
01:08:21Olivier Benkémoun
01:08:22Karim Abrik
01:08:23un plaisir de vous avoir
01:08:24tous les deux
01:08:25l'actualité continue
01:08:26CNews.fr
01:08:27pour revoir toutes vos émissions
01:08:28l'édition de la nuit
01:08:29avec Isabelle Piboulot
01:08:30dans quelques secondes
01:08:31passez une très belle nuit
01:08:32sur CNews
01:08:33et à demain
01:08:33Sous-titrage Société Radio-Canada