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Aujourd'hui, dans les "4V", Francis Letellier revient sur les questions de l'actualité avec Sébastien Chenu, vice-président de l'Assemblée nationale et député (RN) du Nord.
Aujourd'hui, dans les "4V", Francis Letellier revient sur les questions de l'actualité avec Sébastien Chenu, vice-président de l'Assemblée nationale et député (RN) du Nord.
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00:03Bonjour Maya, bonjour à tous. Bienvenue dans les cas de vérité.
00:05Après les incendies de cet été, les pompiers, plus que jamais, en première ligne,
00:08ils entament une grève d'un mois et demi pour demander plus de moyens pour leur caserne.
00:11L'argent, on le sait, c'est le nerf de la guerre.
00:13Le budget 2027 va être l'ordre de vérité pour le gouvernement, les oppositions aussi.
00:17Mon invité aujourd'hui est Sébastien Chenu. Bonjour.
00:19Bonjour Monsieur.
00:20C'est le vice-président du RN et député du Nord.
00:22On va d'abord commencer par la tour Eiffel qui a été fermée samedi
00:25lors de la visite de religieux hindous qui ont demandé à ce que les salariés
00:29et EES soient mis à l'écart pendant leur présence.
00:31Est-ce que vous y voyez une dérive religieuse ?
00:34D'abord, je veux soutenir, apporter mon soutien aux salariés,
00:37aux personnels féminins de la tour Eiffel qui a été obligés de s'effacer.
00:42Dans notre pays, les femmes n'ont pas à s'effacer.
00:45On ne demande pas aux femmes de s'effacer, que ce soit dans un contexte professionnel,
00:49dans un contexte public ou dans un contexte privé.
00:52C'est une dérive religieuse ?
00:53C'est d'abord une pression faite sur la société de la tour Eiffel
00:57qui n'aurait pas dû accepter cette pression religieuse
01:01faite par un groupe de visiteurs religieux.
01:03Ce n'est pas notre conception des choses.
01:06On n'efface pas les femmes dans notre société française au nom d'une religion.
01:10Ça intervenait en marge de l'inauguration d'un temple hindou en France,
01:13à Bussy-sur-Marne-en-Seine-et-Marne,
01:15gérée par une association qui est proche du pouvoir indien,
01:18un pouvoir nationaliste, Marendra Modi.
01:20C'est un problème pour vous ?
01:21Non, ce n'est pas un problème pour nous que d'accueillir des gens
01:24qui viennent visiter notre pays.
01:26Je parle du temple.
01:27Non, le temple, chacun a le droit d'exercer sa religion dans notre pays.
01:32C'est d'ailleurs la laïcité.
01:33Vous avez le droit de croire ou de ne pas croire.
01:36Si vous croyez, vous avez le droit d'exercer votre culte.
01:39Ce n'est pas ça le souci.
01:41Le problème, c'est l'irruption, la pression qu'a pu faire cette communauté,
01:45mais surtout l'incapacité pour la structure publique ou semi-publique en tous les cas,
01:51puisque je crois que c'est une structure semi-publique qui gère la tour Eiffel,
01:54d'accepter ces pressions religieuses.
01:55C'est d'ailleurs Réalveil, le patron de la société, qui est adjoint au maire de Paris.
01:58Vous lui demandez des comptes ?
02:00Oui, au minimum.
02:01Mais ça dit quelque chose de notre société.
02:03Ça veut dire qu'il y a des coups de boutoir d'un certain nombre de mouvements religieux.
02:07Là, on parle d'un mouvement indien qui est très marginal.
02:10Un doux, pardon, qui est très marginal.
02:11Mais il y a en tous les cas dans notre société des coups de boutoir de religion
02:16ou en tous les cas, si ce n'est de religion d'idéologie qui va au-delà des religions,
02:21il faut savoir lutter contre.
02:22Et c'est le cas là précisément.
02:23Il y a de l'idéologie derrière.
02:24Je ne connais pas cette religion.
02:27En tous les cas, nous n'avons pas, la sphère publique française n'a pas à plier devant ces demandes
02:32religieuses.
02:33Les pompiers sont en grève pendant un mois et demi.
02:35Ils vont assurer évidemment les urgences.
02:3780% des pompiers en France sont des volontaires.
02:39Est-ce que c'est un système qui est encore tenable ?
02:41C'est intéressant.
02:41Moi, je soutiens, et d'ailleurs les Français, dans leur immense majorité, soutiennent les pompiers.
02:46C'est un système qui est un peu à bout de souffle.
02:48Vous savez que le financement, il est différent.
02:50Ce sont les SDIS dans les départements.
02:52Les services d'incendie et de secours.
02:54Ce sont aussi également l'État qui, à travers la protection civile qu'il finance,
02:58met de l'argent en tous les cas pour ça.
03:00Et ce système est un peu à bout de souffle.
03:02Nous avons, nous, déposé une proposition de loi.
03:04Ce sont nos députés, Julien Rancoule, député de l'autre, Jocelyn Dessigny, député de l'Aisne,
03:08qui ont fait une proposition pour réaffecter des taxes et augmenter d'un milliard,
03:12de plus d'un milliard, le budget de la sécurité civile au bénéfice des pompiers.
03:16Mais dans le même temps, j'ai retrouvé ça l'année dernière au moment du vote du budget.
03:19Il y avait un amendement pour donner un peu plus d'argent, justement,
03:21aux services départementaux d'incendie et de secours.
03:23Vous aviez rejeté en disant que c'était mal ficelé.
03:26Mais est-ce qu'il y a mieux quelque chose de mal ficelé que rien du tout ?
03:28Cet amendement, nous, nous en avons proposé un autre.
03:30Je viens de vous dire, nous avons proposé de réaffecter des taxes parce qu'il était possible de le faire.
03:38Ce que proposait la gauche était d'augmenter, encore une fois, des taxes d'assurance.
03:42C'est-à-dire qu'à la fin, c'était à nouveau les Français qui allaient les payer.
03:45La gauche ne sait, en fait, finalement, ne proposer que des taxes supplémentaires.
03:49Nous, on avait considéré qu'il y avait une réorganisation à faire du dispositif,
03:52du financement de ce dispositif.
03:54Vous l'avez dit, ce dispositif est à bout de souffle.
03:56On peut se poser la question.
03:58Et pour aider nos pompiers, il faut réorganiser le dispositif.
04:01Encore une fois, je crois que la proposition d'affecter plus d'un milliard,
04:04elle est tout à fait positive et elle va dans le bon sens.
04:08Ça m'amène à évoquer la préparation du budget pour 2027.
04:10Le gouvernement a étudié toutes les pistes pour faire rentrer de l'argent,
04:12y compris la taxation de l'épargne salariale.
04:14Ou plutôt, la mise en place de cotisations sociales sur l'épargne salariale,
04:18l'intéressement par exemple, ou bien l'abondement des entreprises
04:22pour les plans d'épargne retraite.
04:23Pour vous, quand vous voyez ça, c'est la censure directe ?
04:26Mais on va regarder parce que sincèrement,
04:29personne ne comprend ce que veut faire le gouvernement.
04:30Vous avez le ministre de l'Économie et des Finances
04:32qui sous-entend, qui lance des balles le matin, midi et soir
04:35pour dire un coup, on va raqueter les retraités,
04:37il faut que tout le monde fasse des efforts, etc.
04:39D'abord, avec ce gouvernement, tout le monde ne fait pas d'efforts.
04:42Dans leur idée, moi je regardais par exemple
04:44ce que coûtent les étudiants étrangers dans notre pays.
04:46Le coût des étudiants étrangers, c'est plusieurs milliards d'euros.
04:49Donc si tout le monde doit faire des efforts,
04:51on peut peut-être aujourd'hui regarder
04:53pourquoi est-ce que des gens qui viennent du bout du monde
04:55dans notre pays ne feraient pas en premier lieu ces efforts.
04:58Ça, c'est la première chose.
04:59L'année dernière, ils ont déjà essayé
05:00de s'attaquer au ticket restaurant,
05:03au chèque vacances, à la CSG.
05:05On les a stoppés sur l'épargne salariale.
05:08L'épargne salariale, ça concerne 13 millions de Français.
05:11Nous ne les laisserons pas taxer l'épargne salariale.
05:14Ça veut dire quoi ?
05:15Aujourd'hui, on n'a pas décidé si on les censurait ou pas.
05:19On n'a jamais voté un budget.
05:20On n'a jamais voté un budget.
05:21Mais vous n'avez pas décidé si c'était censuré ou pas ?
05:24Nous n'avons pas encore décidé.
05:26Pourquoi ?
05:26Parce que la rentrée parlementaire, non seulement, n'a pas eu lieu.
05:28Mais nous ne savons pas sur quoi nous prononcer.
05:30Vous voyez bien, le corps nu dit
05:31« Ah ben non, finalement, on ne taxera peut-être pas l'épargne salariale. »
05:34Son propre ministre des Finances, qui soutient Gabriel Attal, dit
05:37« On va taxer l'épargne salariale. »
05:40C'est un bazar épouvantable que ce gouvernement…
05:42Mais l'approche de la présidentielle peut-vous éventuellement faire que vous ne censuriez pas ?
05:47Ça peut bousculer la campagne présidentielle.
05:49Nous, ce qu'on regarde, c'est l'intérêt des Français.
05:52On l'a toujours fait de la même façon.
05:54On nous a suffisamment reproché, effectivement, d'avoir des positions
05:57qui pouvaient être celles de la censure ou de la non-censure.
06:01Nous regarderons l'intérêt des Français.
06:03Mais faire les poches des Français, comme à chaque rentrée ils essayaient de le faire,
06:07il n'est pas question de les soutenir.
06:08Est-ce qu'il y a un sujet sur lequel vous direz absolument censure ?
06:13Augmenter, en tous les cas, la charge des impôts des Français.
06:15Ça, c'est censure.
06:17On leur dit déjà, écoutez, abandonner la facturation électronique,
06:20envoyer des signes montrant que vous comprenez ce que les Français rejettent.
06:25Ils ne le font pas.
06:26Ils sont totalement perdus.
06:27Ils laissent les intérêts de la dette exploser.
06:30La charge de la dette exploser.
06:31Je parlais de la présidentielle qui se prépare.
06:32Marine Le Pen va faire sa rentrée dimanche à Hénin-Beaumont.
06:35Il y a eu beaucoup de débats, on peut dire des couacs, parfois, sur les retraites,
06:38l'aide à l'Ukraine, l'interdiction du voile au sein même du Rassemblement national.
06:42Est-ce que dimanche, Marine Le Pen va remettre les pendules à l'heure ?
06:45Marine Le Pen va s'exprimer devant les Français sur des thèmes qui intéressent les Français,
06:49qui intéressent leur vie quotidienne.
06:50C'est-à-dire pas sur tout ce que j'ai entendu cette semaine.
06:53C'est-à-dire pas l'interdiction du voile ?
06:55Ah ben si, ça intéresse beaucoup les Français.
06:56Il y a même une majorité de Français qui soutiennent l'interdiction du voile.
06:59Mais des choses très concrètes.
07:00Vous la verrez parler du quotidien des Français.
07:02Quand on parle effectivement notamment du budget,
07:05on peut aussi parler de la problématique salariale.
07:07Dans notre France, dans notre pays, on est assez mal payé.
07:09Nous, on propose une augmentation des salaires de 10%
07:11en échange d'un gel des cotisations patronales jusqu'à trois fois le SMIC.
07:15Marine Le Pen, c'est la candidate des Français, c'est la candidate du concret.
07:18Donc elle va s'éloigner de tous les racontards qu'on a entendus dans la semaine.
07:23Qui viennent parfois de vos rangs.
07:24D'accord, mais enfin, elle va effectivement s'adresser aux Français
07:28et leur expliquer les solutions qu'on porte.
07:30Parce qu'il n'y a que ça d'intéressant.
07:31Donc remettre les pendules à l'heure ?
07:33Non, ce n'est pas remettre les pendules à l'heure,
07:34c'est faire la campagne électorale qui intéresse ce Français.
07:36Ce sera le début de la campagne électorale donc ?
07:38Ce sera le début de sa campagne ?
07:39Oui, c'est le début de la campagne électorale.
07:41Comprenez bien, M. Thélier, que les Français n'ont pas envie
07:44d'être privés d'une campagne électorale
07:45et de choix qui sont nécessaires
07:47après dix ans de macronisme catastrophique.
07:49Dernière question, vous n'avez jamais caché
07:51que vous étiez proche de Marine Le Pen.
07:53Le fait que ce soit elle donc la candidate,
07:55puisque c'est clair maintenant depuis deux mois,
07:57et pas Jordan Bardella, ça vous a rassuré vous personnellement ?
07:59Non mais elle s'est préparée à cette présidentielle.
08:01Non mais ça vous a rassuré personnellement que ce soit elle ?
08:02Mais moi j'en suis très heureux.
08:04Mais Jordan Bardella se prépare à être Premier ministre,
08:05ce qui n'est pas quand même un petit job vu l'état du pays.
08:08On a un duo extra, il suffit d'ailleurs de regarder un petit peu les sondages,
08:11ça marche bien avec les Français,
08:12on va continuer de cette façon-là.
08:13Merci Sébastien Chenu d'être venu dans les cas de vérité.
08:16Les soutiens aux buralistes qui sont en grève aussi.
08:17Où vous nous avez annoncé que pour la censure,
08:20pour l'instant, vous attendez d'en savoir plus
08:22de la part du gouvernement.
08:23A demain pour les cas de vérité.
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