Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 semaine
Marion Maréchal, députée européenne, présidente de Identité-Libertés et auteure de "Si tu te sens Le Pen" aux éditions Fayard, répond aux questions de Laurence Ferrari.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00La grande interview européen C News, Laurence Ferrari.
00:05Et notre invité ce matin dans la grande interview C News et européen, c'est Marion Maréchal.
00:09Bonjour à vous.
00:10Bonjour.
00:11Eurodéputé, identité, liberté, Bruno Retailleau, présidente des LRT hier soir à notre invité.
00:15Il est candidat à la présidentielle.
00:16Il lance un avertissement aux électeurs du RN.
00:19Pour la neuvième fois, le nom des Le Pen figura sur les bulletins de vote.
00:22Et pour la neuvième fois, ce sera un échec.
00:24Qu'est-ce que vous lui répondez, Marion Maréchal ?
00:25Vous qui avez publié chez Fayard, Si tu te sens Le Pen.
00:28Je trouve ça un peu culotté, si vous voulez.
00:30Parce que pour moi, le véritable échec, c'est ceux de tous les gouvernements successifs auxquels il a appartenu.
00:33Qui nous ont conduit dans un désastre inédit sur le plan budgétaire, économique, sécuritaire, migratoire.
00:38Et je tiens à rappeler à M. Bruno Retailleau que s'il y a une telle longévité du...
00:42Il n'a pas participé à un seul gouvernement.
00:43Oui, d'accord, de fait.
00:45Et s'il y a une telle longévité du nom Le Pen, je veux dire, dans la vie politique française,
00:49c'est parce que les Français en ont décidé ainsi.
00:50Parce que les Français ont vu à travers ce nom un recours, voyez-vous,
00:53à toutes les trahisons de la droite à laquelle M. Bruno Retailleau appartient.
00:57Cette droite qui a eu de cesse de trahir encore et encore en s'alliant systématiquement à la gauche et
01:01au centre.
01:03Précisément, d'ailleurs, pour battre les Le Pen au second tour.
01:06Voilà, donc je pense qu'il ferait mieux de tourner neuf fois sa langue dans sa bouche avant de parler
01:09des...
01:10Les Le Pen, c'est donc la dynastie Le Pen que vous évoquez.
01:13Mais ce n'est pas une question dynastie.
01:14On a l'impression que le bulletin de vote avec le nom Le Pen est une sorte de coup d
01:17'État.
01:18Voilà, c'est les Français qui ont décidé de faire en sorte qu'aujourd'hui, par millions,
01:22ils font confiance à ce nom qui incarne, c'est vrai, à certains égards,
01:25une forme de patriotisme, de courage, de constance, de capacité à voir loin, malgré tout.
01:29Parce que je rappelle qu'avant Marine Le Pen, on accordera à Jean-Marie Le Pen d'avoir anticipé
01:33un certain nombre de grands défis qui se dressent face à nous aujourd'hui.
01:37Et moi, j'aimerais qu'on appelle à une forme de cohérence.
01:40J'ai écouté, en effet, Bruno Retailleau hier sur votre émission,
01:43qui dit jamais, au grand jamais, je ne rallierai Édouard Philippe et son parti Horizon,
01:46je ne ferai d'alliance avec le centre parce que moi, je suis la vraie droite.
01:49Alors, je m'interroge, pourquoi a-t-il sur sa liste aux élections sénatoriales en Vendée
01:54un candidat Horizon d'Édouard Philippe, un candidat centriste UDI, un candidat centriste
01:57Il a répondu à cette question en disant que ce qui se passe à l'échelon local n'est pas
02:01ce qui se passe à l'échelon national.
02:02Et donc, c'est avec ces gens-là qu'on va faire la grande rupture et la vraie droite.
02:05Oui, d'accord.
02:05Alors, ça veut dire que vous ne lui tendez plus la main.
02:07Le 21 juin dernier, à ce micro, vous lui disiez, ne pas comprendre idéologiquement ce qui vous sépare tous les
02:12deux.
02:12Oui, mais j'appelle à la cohérence précisément parce que quand on a Bruno Retailleau qui tient le discours qu
02:17'il a tenu hier,
02:18d'ailleurs pour une grande partie, qui sont des propositions que font le camp national depuis très longtemps,
02:22notamment sur la réforme constitutionnelle sur l'immigration.
02:25Bon, écoutez, moi, je vois les alliances qu'il fait au niveau local et qu'il a fait jusqu'ici
02:29au sein du gouvernement
02:30et qu'il fera peut-être demain, je ne l'espère pas, au niveau national.
02:34Bon, j'interroge la cohérence et je pense qu'à un moment donné, quand on s'est remêlé dans les
02:37mains du centre,
02:38on mène une politique du centre.
02:39Est-ce que vous avez aussi toujours cette volonté d'union des droites ?
02:43À qui tenez-vous la main, si ce n'est plus au LR ?
02:47Quels seraient vos futurs éventuels alliés ?
02:49Je n'ai pas dit que je ne tendais pas la main.
02:51J'ai dit qu'à un moment donné, il fallait être cohérent.
02:53Et que manifestement, si Bruno Retailleau trouve plus d'énergie pour attaquer la candure de Marine Le Pen
02:58plutôt que de celle, en effet, des macronistes ou de la gauche, il se trompe d'adversaire.
03:02Maintenant, si demain, Bruno Retailleau se mettait en cohérence avec ses convictions
03:06et voulait rejoindre la majorité du corps national, il serait évidemment le bienvenu.
03:10Je pense qu'il y en a pas l'attention.
03:11Je le crois aussi, malheureusement.
03:13Un mot de Sarah Knafo, elle lance un appel au dialogue, pareil, avec un union qui respecte les convictions de
03:18chacun.
03:19Mais elle estime quand même qu'on a le sentiment, dit-elle, que maintenant, on est retour au marinisme le
03:24plus pur
03:24axé sur des propositions socialisantes.
03:28Oui, mais écoutez, alors j'ai écouté, en effet, ce qu'avait dit Sarah Knafo,
03:31en expliquant qu'elle pourrait être demain ministre dans un gouvernement de Jordan Berdala derrière Marine Le Pen.
03:36Mais à un moment donné, pareil, je veux dire, moi, je n'ai pas oublié que Sarah Knafo,
03:38c'est une femme qui s'est désistée pour la ministre macroniste Rachida Dati à Paris.
03:42Donc, ce n'est pas tout à fait la même chose.
03:44Une ministre LR plutôt, Rachida Dati, n'est pas LR ?
03:47Excusez-moi, c'est une ministre d'Emmanuel Macron.
03:49Et puis, pour le coup, de longue date.
03:50Et avec un bilan en tant que ministre de la Culture qui est quand même assez déplorable,
03:54notamment sur l'audiovisuel public.
03:55Et donc, c'est vrai qu'à un moment donné, c'est toujours la même chose.
03:58Si demain, Sarah Knafo voulait avoir l'ambition de rejoindre le camp national,
04:02c'est le moment de le montrer et de soutenir Marine Le Pen pour être en cohérence.
04:06D'accord. Il y a aussi vos alliés, Eric Ciotti, par exemple, allié de Marine Le Pen.
04:10Il propose un pacte d'alliance en insistant sur sa volonté de convaincre Marine Le Pen
04:15sur quelques points sur lesquels il n'est pas d'accord.
04:16Alors, son programme économique, notamment retraite par capitalisation,
04:20allègement de la fiscalité sur les successions.
04:22Il y a des points de convergence qu'il va falloir trouver avec Eric Ciotti ?
04:25Non, mais de toute façon, bien évidemment, moi, j'en parle d'autant plus librement
04:29que je suis une alliée aujourd'hui du Rassemblement national.
04:31Et j'ai, on va dire, ma propre singularité sur un certain nombre de sujets.
04:34Mais une fois de plus, c'est le propre même d'une coalition,
04:37c'est de rassembler des gens qui ont parfois des sensibilités complémentaires.
04:40C'est ce que nous faisons, notamment, évidemment, avec Eric Ciotti,
04:44mais pas seulement.
04:44Parce que si nous devons demain construire une majorité, notamment législative,
04:48il faudra bien sûr nous élargir et trouver une manière de travailler ensemble
04:51en nous accordant sur l'essentiel.
04:52Et l'essentiel qui nous rassemble aujourd'hui, me semble-t-il,
04:54c'est évidemment la défense de l'identité et de la souveraineté française.
04:58Et puis des grands principes économiques, bien sûr,
05:00ne pas augmenter les impôts,
05:02protéger le pouvoir d'achat des classes populaires et des classes moyennes,
05:05faire en sorte de lutter contre la bureaucratie notamment.
05:08Alors, Marine Le Pen aura l'occasion, d'ailleurs, tout au long de cette campagne,
05:11de développer son programme.
05:13Et ce qui est sûr, c'est qu'elle se bat pour que le travail paie mieux.
05:16Parce que dans le programme de Marine Le Pen,
05:18il y a la volonté de baisser les charges sur les salaires,
05:20notamment en réduisant la gabegie, le train de vie de l'État.
05:23Et ça, ça me semble être la mesure la plus juste qui soit.
05:26Mais quelle est votre conviction ?
05:27Est-ce qu'il faut travailler plus ?
05:28Est-ce que les Français doivent travailler plus,
05:29ne serait-ce que pour financer le système des retraites ?
05:31Ma conviction, je l'ai toujours défendue,
05:34puisque moi, j'ai défendu une réforme des retraites
05:36qui était plutôt pour un allongement de la durée de cotisation.
05:39Donc là-dessus, vous êtes totalement transparente.
05:42Mais à un moment donné, si vous voulez,
05:45parce que là, l'objet n'est pas dans cette présidentielle
05:46de défendre la position de Marion Maréchal.
05:48L'objet, c'est de savoir pourquoi j'ai fait le choix de soutenir Marine Le Pen.
05:51J'ai fait le choix de soutenir Marine Le Pen
05:52parce que je considère que, vous voyez, dans la vie,
05:54il y a des sujets réversibles et des sujets irréversibles.
05:58Il y a des soins plus ou moins urgents.
05:59Et je considère que l'un des sujets irréversibles qui s'avancent,
06:02c'est celui de la démographie,
06:03c'est celui du grand remplacement de la population française,
06:05c'est celui de l'islamisation de notre société,
06:08celui de la menace islamiste.
06:09Et là-dessus, Marine Le Pen a une réponse
06:12qui est, pour moi, tout à fait satisfaisante.
06:14Et c'est pourquoi je suis à ses côtés,
06:16moyennant par ailleurs, une fois de plus,
06:18des accords économiques sur les grands principes
06:20dont je vous ai parlé tout à l'heure.
06:21Maintenant, évidemment, moi, mon objectif,
06:23c'est non seulement de faire en sorte que Marine Le Pen
06:24soit élue présidente de la République,
06:25que Jordan Bardella ait la plus large majorité possible à l'Assemblée,
06:29de faire en sorte, bien sûr, que le courant
06:31auquel je crois soit représenté,
06:32d'ailleurs demain à l'Assemblée nationale,
06:34aux côtés de ses alliés.
06:35Et demain, j'ai envie de vous dire,
06:36de défendre aussi l'idée d'un troisième tour européen.
06:38C'est-à-dire quoi ?
06:39C'est-à-dire, en fait, potentiellement,
06:41une grande alliance Georgia Meloni en Italie,
06:44Marine Le Pen en France,
06:44c'est-à-dire un nouveau couple franco-italien
06:46qui permettrait de réorienter l'Union européenne.
06:48Et ça, je vais aussi y travailler,
06:50parce que Georgia Meloni est aujourd'hui une de mes alliés.
06:52En mettant de côté l'AFD,
06:54alternative pour l'Allemagne,
06:55qui a remporté une victoire dans un land ce week-end.
06:59Oui, l'AFD, en l'occurrence,
07:02n'est ni un allié du RN,
07:03ni un allié du groupe auquel j'appartiens.
07:05Maintenant, c'est quand même une leçon,
07:06ces élections allemandes,
07:07parce qu'on voit que le gouvernement allemand,
07:09depuis des années,
07:09multiplie les mesures liberticides
07:11pour tenter d'endiguer, finalement, leur progression.
07:14Et quand il y a, en fait,
07:15une aspiration légitime d'un peuple
07:16à une protection face à l'immigration de masse
07:19et au déclassement,
07:19on voit bien que rien ne l'arrête.
07:20Et ça devrait donc servir de son
07:22à tous les macronistes,
07:23je pense notamment à Aurore Berger,
07:24qui aujourd'hui ont des tentations liberticides
07:28de censure,
07:29notamment sur les réseaux sociaux
07:30et dans le débat public,
07:31pour empêcher le corps national de progresser.
07:33Je crois que, manifestement,
07:33ce n'est pas la bonne solution.
07:34Revenons d'un mot sur l'immigration.
07:36Hier, vous l'avez écouté,
07:38le président des LR, Bruno Retailleau,
07:39prend un engagement.
07:40S'il accède à l'Elysée,
07:41il abolira le droit du sol.
07:43C'est vrai que c'est une mesure aussi
07:44proposée par Marine Le Pen,
07:46après un référent bonhomme pour elle,
07:48accès à la nationalité
07:49sur critères mérite et assimilation.
07:50Vous approuvez ?
07:51Vous êtes sur la même ligne.
07:53J'approuve d'autant plus que,
07:54je veux dire,
07:55je le défendais, moi,
07:55personnellement, déjà,
07:56il y a 15 ans,
07:57Marine Le Pen,
07:57depuis trois présidentielles,
07:59et avant elle,
08:00Jean-Marie Le Pen,
08:00il y a 50 ans.
08:02Donc, très bien.
08:03Voilà.
08:03Mais une fois de plus,
08:05est-ce que les gens...
08:06Ça ne règle pas le problème
08:06de l'immigration,
08:07on est d'accord.
08:08Évidemment,
08:08mais c'est de toute façon...
08:09C'est 36 000...
08:10Le sujet de l'immigration
08:11ne peut être qu'une réponse transversale,
08:13une transversale,
08:14un bloc de mesures,
08:15et notamment,
08:15qui passera, bien sûr,
08:16par une réforme constitutionnelle,
08:18et c'est pourquoi
08:18que nous voulons remettre ce sujet
08:19entre les mains des Français
08:20à travers aussi un référendum.
08:22Mais une fois de plus,
08:23je veux dire,
08:24au-delà des positions de campagne,
08:26et moi,
08:26je ne remets pas en cause
08:27la sincérité de Bruno Retailleau,
08:29encore faut-il se donner aussi
08:30les moyens politiques et humains
08:32de mettre en place cette politique.
08:33Et c'est vrai que les choix
08:34qui ont été faits par Bruno Retailleau
08:35jusqu'ici dans ces alliances
08:37l'ont condamné à l'impuissance.
08:38Et les résultats,
08:39malheureusement,
08:40sous son ministère,
08:41comme avant lui
08:42et ses successeurs,
08:42sont déplorables de ce point de vue.
08:44Il n'avait pas les moyens,
08:45dit-il,
08:45de mettre en oeuvre la politique
08:46Alors, pourquoi avoir accepté
08:47d'être ministre ?
08:47Il en est parti,
08:48comme vous le savez.
08:49Un tout petit mot du voyage
08:50en Angleterre de Jordan Bardella
08:51qui a signé avec Nigel Farage
08:54un protocole d'accord symbolique,
08:56symbolique,
08:57prévoyant en cas de victoire
08:58des deux parties
08:58un renvoi des migrants secourous
09:00dans les eaux britanniques
09:01directement vers la France.
09:02C'est une bonne idée,
09:03Mario Maréchal ?
09:03Alors moi,
09:04je me suis un peu amusée
09:05de cet épisode
09:05parce que j'ai vu d'un coup
09:06une espèce d'offensive
09:08coordonnée
09:08de Gabriel Attal,
09:09d'Edouard Philippe,
09:10de Valérie Pécresse,
09:11de Xavier Bertrand.
09:11Là, vous savez,
09:12c'est les quatre cavaliers
09:13de l'apocalypse migratoire
09:14qui sont arrivés
09:15et qui ont fait des postes
09:16pour expliquer aux Français
09:18que si Jordan Bardella
09:19était au gouvernement
09:20et Nigel Farage au pouvoir,
09:22la France serait noyée
09:22par l'immigration.
09:23Enfin, je veux dire,
09:24on se moque du monde.
09:25On se moque du monde.
09:26Moi, j'ai regardé évidemment
09:27en détail cet accord.
09:28C'est un accord qui dit quoi ?
09:29Que si demain,
09:30Nigel Farage était au pouvoir
09:31et l'ERN au pouvoir en France,
09:33il y aurait une coopération
09:34resserrée de ces deux pays
09:35en vue d'une politique migratoire
09:37beaucoup plus ferme
09:38qu'aujourd'hui,
09:39non seulement dans l'identification,
09:40l'interception
09:41et le renvoi des immigrés
09:43vers leur pays d'origine
09:44avec un signal qui est clair
09:46qui est de dire
09:46nous voulons tarir les flux.
09:47Ça veut dire faire passer
09:48le message à tous ceux
09:49qui veulent tenter
09:50de traverser la Manche
09:50et passer par la France
09:52que s'ils font ça,
09:53ils n'arriveront jamais
09:54en Angleterre.
09:54Mais il est bien prévu
09:54que quand on vous prend
09:55dans les eaux britanniques,
09:56on vous renvoie en France
09:58et non pas en Grande-Bretagne.
10:00Pour une raison très simple
10:01en fait est parfaitement cohérente
10:02parce que tout ça va évidemment
10:04avec le renvoi systématique.
10:05C'est que si vous envoyez
10:06le signal à ces migrants
10:07que s'ils tentent
10:08de se traverser,
10:08ils n'arriveront jamais
10:09en Angleterre,
10:09ils ne viendront plus en France.
10:11Voilà.
10:11Et le problème aujourd'hui,
10:12c'est que les accords
10:13du Touquet tels qu'ils fonctionnent
10:14avec un manque de volonté
10:15politique manifeste
10:16fait que ces migrants
10:18savent qu'ils peuvent
10:20tenter cette traversée
10:21parce que la plupart du temps,
10:21ils arriveront sur les côtes anglaises.
10:23Voilà.
10:23Et donc là, évidemment,
10:24l'objectif est de faire
10:25quelque chose qui soit
10:25parfaitement cohérent
10:26pour éviter que les habitants
10:31c'est quand même assez savoureux
10:33de recevoir des leçons
10:34notamment de Xavier Bertrand.
10:35Mais c'est intéressant
10:35de noter que vous défendez
10:36effectivement la position du RN
10:38et que Jordan Berdella,
10:40lui, ne s'en est pas expliqué.
10:41Comment vous l'expliquez,
10:43pour le coup ?
10:43Pourquoi n'a-t-il rien dit ?
10:45Non, mais si,
10:45pour le coup,
10:45il a expliqué le contenu.
10:47Mais c'est-à-dire,
10:49ça paraît tellement évident
10:50que Jordan Berdella
10:51n'ait pas pour l'aggravation
10:52de la politique migratoire en France
10:54que, honnêtement,
10:55à un moment donné,
10:56je trouve cette attaque
10:57d'une mauvaise foi absolue.
10:58Mais les choses sont très claires
10:59et je trouve cet accord cohérent
11:01et je ne vois pas
11:02pourquoi il a suscité
11:02une telle mauvaise foi,
11:04notamment venant
11:05de journalistes de gauche,
11:06disons-le quand même.
11:07Entre vous et Jordan Berdella,
11:08comment est-ce que vous
11:09qualifériez les relations ?
11:10On murmure qu'il aurait pris
11:12l'ombrage de la place
11:13que vous allez prendre
11:14dans le dispositif présidentiel
11:15de Marine Le Pen.
11:16Vrai ou pas ?
11:16Oui, j'ai vu, vous savez,
11:17les différentes déclarations
11:18dans la presse.
11:19Je crois qu'il vaut mieux
11:20s'informer en l'occurrence
11:21sur CNews que dans Libération.
11:22Mais il y a une chose
11:23dont je suis absolument convaincue,
11:24c'est qu'Uni,
11:25rien ne pourra nous arrêter.
11:26Et ça, Jordan Berdella le sait,
11:28Marine Le Pen le sait,
11:29je le sais,
11:30que évidemment,
11:31rien ne serait pire
11:32que la division
11:33et que personne n'a l'intention
11:35de vouloir nuire
11:36à la campagne de Marine Le Pen.
11:37Maintenant, vous savez,
11:38je sais aussi comment ça fonctionne.
11:39Plus Marine Le Pen
11:40sera haut dans les sondages,
11:41plus la victoire se rapproche,
11:42plus nos adversaires
11:42vont tenter d'aggraver
11:44ou de vouloir provoquer
11:45une division.
11:47Jordan Berdella, Marion,
11:49Marine Le Pen,
11:49Jordan Berdella,
11:50vous savez,
11:50je suis la vie politique italienne,
11:52c'est la même chose
11:52pour Georgia Meloni
11:53qui rejoue son élection
11:54en ce moment.
11:55Donc, à nous
11:55d'être dans une responsabilité collective,
11:58nous devons cela aux Français,
11:59mais je n'ai pas d'inquiétude
12:00parce qu'une fois de plus,
12:01je sais que Jordan,
12:02comme moi,
12:02nous voulons la victoire de Marine.
12:03Donc, tout va très bien
12:04entre vous et Jordan Berdella ?
12:05Mais vous le verrez,
12:06la campagne va très bien se passer,
12:08nous allons faire les choses...
12:08Ça commence de façon
12:09un peu théorique.
12:10Nous allons faire les choses
12:11par étapes,
12:11mais aussi parce qu'on voit bien
12:13le petit jeu des adversaires.
12:14Vous venez de parler
12:14des accords
12:15qui ont suscité un scandale
12:16complètement infondé
12:18sur la signature de Jordan.
12:20En tout cas,
12:20moi, ce qui est sûr,
12:21c'est que je serai aux côtés
12:22de cette campagne
12:22pour faire en sorte
12:23que tout aille pour le mieux
12:24et que nous gagnons
12:25en avril prochain.
12:25Quelle place
12:26dans le dispositif présidentiel
12:27de Marine Le Pen ?
12:28La rentrée du RN,
12:29c'est le Touquet samedi,
12:31par exemple ?
12:31Parce que vous allez prononcer
12:32un discours,
12:33Marion Maréchal.
12:34Alors, je ne serai pas
12:34au Touquet samedi
12:35parce que je suis amenée
12:36à être en Italie,
12:37figurez-vous,
12:38à ce moment-là.
12:39Pour une raison simple,
12:40je vous le disais à l'instant,
12:41c'est que vous m'interrogez
12:42sur le rôle que je vais jouer.
12:43Aujourd'hui,
12:44mon groupe est allié
12:44à celui de Georgia Meloni
12:45et notamment dans le travail
12:47que je veux réaliser,
12:47c'est faire en sorte
12:48de rapprocher
12:48ces deux forces politiques
12:49pour qu'elles puissent converger
12:51et travailler ensemble
12:52potentiellement demain
12:53au Conseil européen.
12:54Voilà.
12:55Maintenant, évidemment,
12:56que je serai présente
12:56aux grands événements
12:57de cette campagne
12:59et que je ferai tout
13:00sous diverses formes
13:01dans les médias,
13:02sur le terrain,
13:03pour que Marine Le Pen gagne
13:04et pour que Jordan Bordela
13:05ait une majorité
13:05à l'Assemblée nationale.
13:06Ça veut dire
13:07que vous n'aurez pas
13:07de place précise, officielle
13:09dans le dispositif de Marine Le Pen ?
13:10Ou est-ce que vous serez
13:11parmi les porte-paroles
13:12où vous avez votre identité ?
13:14Je ne résonne pas
13:15en termes de rôle,
13:16je résonne en termes de mission.
13:18Moi, la mission
13:18qui est la mienne,
13:19elle est simple.
13:19Aujourd'hui,
13:20je suis un allié du RN
13:21avec son autonomie,
13:22avec sa singularité.
13:23C'est vrai au niveau européen,
13:24c'est vrai au niveau français.
13:25Je suis là pour faire en sorte
13:27d'aller aussi convaincre
13:28des Français
13:28qui ne le sont pas encore
13:29et incarner aussi
13:31une sensibilité
13:31au sein du corps national.
13:33Bon, ben voilà,
13:33je vais le faire
13:34avec toute l'énergie
13:35qui est la mienne.
13:35Je n'ai pas besoin
13:36d'un statut
13:36ou d'une fonction
13:38ou d'un titre pour ça.
13:39Je pense que tout le monde
13:40aura compris
13:40que pour le coup,
13:41Marine Le Pen
13:42me fait confiance aussi
13:43parmi d'autres
13:44pour pouvoir être à ses côtés.
13:45Et que ce qui s'est passé
13:47en 2022
13:48a été oublié.
13:49C'est-à-dire
13:50votre alliement Éric Zemmour ?
13:51Oui, oui,
13:52mais parce que si vous voulez,
13:53de fait,
13:53à un moment donné,
13:54Marine Le Pen,
13:54elle a une stature
13:55de chef d'État.
13:56Donc, elle est là aussi
13:56pour rassembler.
13:58Elle voit bien le travail
13:59aussi que j'ai mené
14:00depuis deux ans.
14:01Elle sait aussi
14:02les raisons pour lesquelles
14:03à l'époque,
14:03j'avais rallié Éric Zemmour,
14:08à l'époque.
14:09Et elle a bien vu
14:09que même quand j'étais
14:11d'ailleurs chez Reconquête,
14:12c'est ce qui m'a valu
14:12l'exclusion,
14:13j'ai toujours fait en sorte
14:14de vouloir travailler
14:15avec le Rassemblement National
14:16et non pas en faire
14:17un adversaire prioritaire.
14:19On va parler aussi
14:20quand même
14:20de pouvoir d'achat.
14:21C'est la préoccupation
14:22principale des Français.
14:23On le voit
14:23dans tous les instituts
14:24de sondage.
14:24Le prix de l'essence
14:25flambe à nouveau
14:26en raison de la situation
14:27au Moyen-Orient.
14:28Est-ce qu'il y a
14:28une baguette magique ?
14:30Qu'est-ce qu'on peut faire
14:30pour aider les Français
14:31à gagner un peu plus d'argent
14:33et que leur pouvoir d'achat
14:34soit revalorisé ?
14:35Non, il n'y a pas
14:36de baguette magique.
14:37Par contre,
14:37il y a en fait
14:38un plan cohérent
14:40à la fois d'économies
14:41sur le train de vie de l'État,
14:42à la fois des dérives
14:43aujourd'hui
14:43que nous pouvons connaître
14:45sur les dépenses d'assistanat,
14:46à la fois sur la politique
14:47d'immigration
14:47qui aujourd'hui
14:48est extrêmement coûteuse
14:49et qui devrait permettre
14:50à terme,
14:50j'en ai parlé
14:51en début de cette émission,
14:52de baisser notamment
14:52les charges sur les salaires,
14:54de rapprocher
14:55le bruit du net
14:56pour faire en sorte
14:57de rendre du pouvoir d'achat
14:58par le travail
14:59et pas comme on le fait
15:00aujourd'hui systématiquement
15:01à travers des niches,
15:03des déductions fiscales,
15:05des chèques,
15:06des tickets
15:06qui en fait,
15:07on se rend compte,
15:07sont extrêmement coûteux
15:08sur le plan bureaucratique.
15:10Donc c'est tout l'objectif
15:11d'ailleurs du programme
15:12de Marine Le Pen
15:13qui sera présenté
15:14d'ici quelques semaines.
15:14Je ne peux pas trop m'avancer
15:15à sa place sur ce point de vue.
15:16Avec toujours cette volonté
15:17de baisser les taxes
15:18sur le carburant
15:19et de redonner un peu
15:20un bol d'air aux automobilistes.
15:22Évidemment.
15:23D'ailleurs, je pense qu'on pourra
15:24accorder à Marine Le Pen
15:25pour le coup
15:25d'avoir été la première
15:27à être à l'offensive
15:28sur ces sujets énergétiques.
15:30On avait parlé
15:30du grand plan climatisation.
15:32Elle s'était faite railler
15:33pour cela
15:33et puis tout le monde
15:34s'y est finalement rallié.
15:35Et elle avait été la première
15:36à défendre cette idée
15:37de baisse des charges diverses
15:40sur l'essence
15:41pour permettre évidemment
15:41de rendre du pouvoir d'achat
15:43moyennant un certain nombre
15:44d'économies
15:44qui seront là encore révélées
15:45dans les semaines à venir.
15:46Marion Maréchal,
15:47on est sur CNews
15:47et sur Europe 1.
15:48Vous parlez du programme économique
15:49du RN
15:50qui n'a pas encore été finalisé.
15:51On voit pour l'instant
15:52assez peu
15:53où sont les coupes
15:54dans les dépenses publiques.
15:55On voit bien
15:56les postes de dépenses
15:57éventuellement les baisses de taxes
15:58mais où est-ce qu'on coupe ?
15:59Dans la fonction publique ?
16:00Dans l'état profond ?
16:01Tout ça n'est évidemment
16:02pas quantifié
16:03parce que ce n'est pas très populaire.
16:04Non mais ce n'est pas ça
16:05si vous voulez.
16:05C'est qu'en fait
16:06nous sommes au mois de septembre
16:07et que Marine Le Pen
16:08commence à peine
16:09et débute à peine sa campagne.
16:10Maintenant elle fait quand même
16:10de la politique
16:11depuis un certain temps
16:11et ils ont proposé
16:12l'année dernière
16:13un contre-budget
16:14qui était extrêmement détaillé.
16:15Donc des coupes
16:16évidemment qu'il y en avait
16:17puis qu'ils avaient proposé
16:18plusieurs dizaines de milliards
16:19d'économie
16:19et elle a parlé au MEDEF
16:20récemment.
16:21Donc là-dessus
16:21il n'y a pas d'inquiétude
16:22à avoir sur cette volonté.
16:24Marine Le Pen a d'ailleurs
16:24annoncé un plan d'économie
16:26de 125 milliards d'euros
16:27sur les cinq ans
16:28et vous vous doutez bien
16:29que tout ça sera budgétaire
16:30gardé à la loupe.
16:31Donc cette responsabilité budgétaire
16:33évidemment elle existe
16:34et elle fait aussi partie
16:34des raisons pour lesquelles
16:35aujourd'hui je la soutiens.
16:36L'étude PISA
16:37que nous avons eue hier
16:39montre un déclassement terrible
16:41des élèves français
16:43avec le plus mauvais score
16:45enregistré par nos élèves
16:47depuis 20 ans.
16:48Quel est le problème
16:49et comment on peut
16:50rehausser le niveau
16:51de l'éducation nationale
16:52et de nos enfants ?
16:53Et est-ce que c'est seulement
16:54le problème de l'éducation nationale
16:55mais ce n'est pas aussi
16:56un problème de famille
16:57et encore une fois d'éducation ?
16:59Alors déjà il y a un grand tabou
17:00quand on regarde
17:01le détail de ces chiffres
17:02c'est la part
17:03du lien avec l'immigration
17:06et notamment les élèves allophones
17:07parce qu'on se rend compte
17:08que les élèves issus
17:09de l'immigration
17:10sont encore plus bas
17:11dans le déclassement
17:12que les élèves dits autochtones
17:14dans les études en question.
17:15Ça explique pour vous
17:16la baisse de niveau général ?
17:17Ça explique le fait
17:18que l'accélération
17:19de la baisse en France
17:20soit plus importante
17:21que dans le reste
17:21des pays européens.
17:22Maintenant ce qui est vrai
17:23c'est qu'il y a un phénomène général
17:24qui appelle bien sûr
17:26une refonte notamment
17:26sur notre système public
17:27mais aussi je le dis
17:29probablement une libéralisation
17:30de notre système privé
17:31parce qu'aujourd'hui
17:32l'offre privée
17:33qui est contrainte
17:34par l'État
17:35me semble-t-il
17:36devrait être oxygénée
17:37parce que c'est aussi
17:38une offre qui permet
17:39de tirer vers l'excellence
17:40et de laisser le choix
17:41pédagogique à des parents
17:43et c'est l'une des choses
17:44pour lesquelles moi
17:44je milite
17:45en parallèle bien sûr
17:46d'une refonte
17:46de notre système public.
17:48Mais avec encore une fois
17:49quel pilier ?
17:50L'autorité évidemment ?
17:52La maîtrise de l'écriture,
17:54du calcul ?
17:55Bien sûr !
17:56Avec quel pilier ?
17:57Déjà d'accepter aussi
17:58la sélection,
17:59d'accepter que quand
18:00à un moment donné
18:00on n'a pas le brevet
18:01on ne puisse pas passer au collège
18:02et que quand on n'a pas le bac
18:03on ne puisse pas s'inscrire
18:04à la fac
18:05parce que ça
18:05ça n'existe pas
18:05à l'heure où nous parlons.
18:06Le pilier bien sûr
18:07du retour sur les fondamentaux
18:09donc les matières fondamentales
18:10la question aussi
18:11du contenu des programmes
18:12de la répartition
18:14évidemment des horaires
18:15et de la question
18:15évidemment de l'autorité
18:17qui aujourd'hui
18:18n'est pas au centre
18:19parce que la culture
18:19du pas de vague
18:20continue bien sûr
18:21de prospérer.
18:23Tout ça on le sait
18:24si vous voulez
18:25le problème c'est que
18:25ça n'a jamais été
18:26véritablement mis en place
18:27et puis surtout
18:28prendre à bras le corps
18:29ce sujet
18:30de la question
18:31de l'accès aux écrans
18:33qui est aujourd'hui
18:33un problème de santé publique
18:35qui se pose à l'école
18:36comme ailleurs
18:37et qui a un impact
18:38considérable
18:38sur la concentration
18:39sur la mémorisation
18:40et donc là encore
18:41la politique doit apporter
18:42une réponse.
18:43Dernière question
18:43Bruno Le Maire
18:44était notre invité hier
18:45il propose que l'on
18:45scolarise les enfants
18:46plus tôt
18:46dès un an
18:47à la maternelle
18:49pour leur permettre
18:49d'avoir le même bagage
18:51en termes de vocabulaire
18:52bonne idée
18:52mauvaise idée
18:53Marion Maréchal
18:53Oui je propose
18:54d'ailleurs que l'état
18:55les prenne en charge
18:55directement à la sortie
18:56de la maternité
18:57voilà ce sera plus simple
18:58non évidemment
18:59mauvaise idée
18:59parce qu'en l'occurrence
19:00les maîtresses
19:01passeraient plus de temps
19:01à changer les couches
19:02si vous voulez
19:03qu'à apprendre les maths
19:03et le français
19:09non moi je crois
19:10fondamentalement
19:11qu'une fois de plus
19:11il faut revoir
19:12notre fonctionnement
19:13sélectif de l'école
19:15revoir la manière
19:16dans les programmes
19:17sortir totalement
19:18d'ailleurs de ce pédagogisme
19:19des années 70
19:20qui fait croire
19:21que l'élève pourrait
19:21apprendre par lui-même
19:23pour revenir
19:24à des méthodes
19:25plus traditionnelles
19:26notamment en matière
19:26de lecture
19:27et vous verrez
19:28qu'on aura des résultats
19:29il n'y a pas de raison
19:29si vous voulez
19:30que la France décroche plus
19:31que le reste des pays européens
19:32il n'y a pas de fatalité
19:33en l'espèce
19:33Merci Marion Maréchal
19:35c'était votre grande interview
19:36ce matin sur CNews
19:36et sur Europe
19:37bonne journée
19:37Merci Marion Maréchal
19:39merci Laurence Ferrari
19:40vos signatures du mercredi
19:41arrivent dans un instant
19:43sur Europe
19:43à 8h30
Commentaires

Recommandations