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  • il y a 7 semaines
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce jeudi, Pascal Praud reçoit Louis Aliot, maire de Perpignan et vice-président du Rassemblement national.

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Transcription
00:00Vous avez vu sans doute la une du JD News, vous l'avez vu la une du JD News, et
00:04s'ils travaillaient ensemble,
00:06alors il y a Marine Le Pen, il y a Laurent Wauquiez, il y a David Lissner, il y a
00:10Sarah Knafo,
00:11et Sarah Knafo je lui ai posé évidemment la question hier, pourquoi je vous dis ça ?
00:14Parce qu'il y a des passerelles évidemment entre tous ces gens, je ne dis pas que vous pensez tous
00:17la même chose,
00:18mais il y a quand même des passerelles, le programme commun de François Mitterrand mettait sur la même affiche,
00:24Georges Marchais et les socialistes, et il y avait peut-être plus de différences qu'entre tous ces gens-là.
00:28Sarah Knafo, elle dit, mais moi je voudrais travailler avec eux, c'est eux qui ne veulent pas de moi.
00:33C'est trop facile.
00:34C'est ce qu'elle a dit.
00:35Oui, d'accord, mais quand vous voyez ce que dit Eric Zemmour sur Marine ou sur Jordan, etc.,
00:39ça ne vous invite pas à aller prendre l'apéritif avec lui, si vous voulez, donc moi je veux bien
00:44tout ce qu'on veut,
00:45mais pour discuter il faut être deux.
00:47Donc c'est un problème de personne, c'est un problème de ce que dit Zemmour, si par exemple ce
00:50n'est pas un problème de programme.
00:52Non mais il faut un minimum, les gens ne comprendraient pas que vous alliez discuter avec quelqu'un
00:57qui par ailleurs vous insulte.
00:59Les gens, ils sont quand même assez logiques.
01:03Ils pensent effectivement qu'on a des idées, quelques-unes communes.
01:07L'Union fait la force sur l'immigration, sur le régalien, sur l'identité.
01:12Mais les électeurs font ça.
01:13Moi je l'ai vu à l'élection municipale de Perpignan.
01:16Vous savez, dans les urnes, les gens font la différence et font le rassemblement.
01:22Maintenant, ce qu'ils n'aiment pas, ce sont les provocations, les propos tendancieux, les critiques des autres.
01:28Ça, ils n'aiment pas beaucoup.
01:29Et donc, moi j'essaye d'ailleurs de faire attention à tout ça.
01:33Je n'insulte personne, je ne critique personne, je défends mes idées, je défends mon mouvement politique.
01:39Et puis, on verra l'arrivée.
01:41Vous avez écarté Knafot et Reboucat.
01:43Je n'ai pas écarté Knafot.
01:44Est-ce qu'il y a des gens avec qui, par exemple, Dupont-Énéan, vous pourriez travailler avec lui ?
01:49Oui ou non ? D'ailleurs, vous l'avez fait.
01:50Je l'ai vu, justement, il n'y a pas longtemps, à Perpignan, puisque vous savez qu'on fait le
01:56forum de la liberté d'expression.
01:57Il était là.
01:58Oui ou non ?
01:59On discute avec lui.
02:00D'accord.
02:01Ciotti, vous êtes proche ?
02:02Oui, quand même.
02:03Forcément.
02:04On a fait une alliance avec lui.
02:05Mais, pour le coup, il est un allié, j'allais dire, qui défend son programme par ailleurs,
02:10mais qui est d'une correction et d'une politesse qu'on ne peut pas lui reprocher ça.
02:16Retailleau.
02:16C'est très compliqué.
02:18Le LR, il y a des passerelles.
02:19Tous les électeurs LR sont chez vous.
02:21Ne le posez pas assez.
02:21Je me fierais plutôt à l'opinion de Philippe Devilliers sur Retailleau.
02:27Philippe Devilliers, je ne sais pas ce qu'il dit précisément sur Retailleau,
02:29mais il y a beaucoup de vos électeurs aujourd'hui qui viennent de cette maison-là qui était LR.
02:34Donc, il y a des passerelles.
02:35Non, mais s'ils sont partis des LR, c'est qu'il y a des raisons, non ?
02:38Ils sont partis, peut-être, parce que...
02:40Parce que ces gens-là se sont fait élire sur des idées et lorsqu'ils ont été aux affaires, j
02:45'ai l'inverse.
02:46Bon, Retailleau, c'est non.
02:46Mais je ne vous dis pas non.
02:48Défendons nos programmes et on verra bien par la suite.
02:51Mais aujourd'hui, c'est M.
02:52Lister, par exemple.
02:54Je suis d'ailleurs frappé avec M. Retailleau.
02:56Tout le monde lui pose la question à quel moment il va se rallier à M. Philippe ou à M.
03:00Attal ou on ne sait rien.
03:01Mais personne ne lui dit, mais dans un deuxième tour, Marine Le Pen contre Mélenchon, vous feriez quoi ?
03:06Et là, M. Retailleau, il dit quoi ?
03:08Je pense qu'il ne votera pas pour Mélenchon.
03:10Vous pensez ?
03:11Il ne votera pas pour Mélenchon.
03:13Je ne pense pas.
03:14Ce n'est pas ce qu'il dira, d'ailleurs.
03:16Il y a encore...
03:18Il y a David Lissnard, l'Union fait la force.
03:19Oui, il est maire de Cannes.
03:20Moi, j'ai des rapports courtois avec lui.
03:22Et vous vous sentez proche de lui ?
03:24Est-ce qu'il se sent proche de nous ?
03:27Il n'est pas là. Je ne peux pas lui poser la question.
03:28Oui, mais à un moment donné, il est allé voir Éric Ciotti.
03:31Il lui a dit, écoute, tu es très sympathique, je te soutiens, etc.
03:35Mais il faut que tu te détaches du Rassemblement national.
03:38Écoutez, à un moment donné, il faut être sérieux aussi.
03:40Mais la question, c'est celle des priorités.
03:41C'est-à-dire qu'il y a des différences économiques, mais sur la question majeure de l'immigration,
03:45de l'insécurité, de l'identité, plus généralement, vous êtes tous d'accord.
03:48D'ailleurs, je vais vous dire, le faux procès sur l'économie,
03:51c'est exactement à l'époque que le RPR et l'UDF,
03:54il y avait une différence entre eux quand même.
03:56Et pourtant, ils arrivent à se parler.
03:58En France, il y a des différences sur l'économie,
04:01mais tout de suite, on tente encore de mettre le Rassemblement national au banc.
04:05Jean-Philippe Tanguy, il n'est pas tendre sur Saracnafo, si vous me permettez.
04:09C'est Jean-Philippe Tanguy.
04:11C'est Jean-Philippe Tanguy.
04:13Il n'est pas tendre. Il est plutôt offensif.
04:15Ils ne sont pas tendres avec lui.
04:16Oui, mais Jean-Philippe Tanguy, il a une qualité.
04:19Lui, il parle du programme économique et il parle des idées économiques
04:25dont il est un spécialiste.

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