00:00Je pense que par rapport au flot de haine qui se sont déversés ce week-end,
00:05elle ne pouvait avoir que ce genre de discours.
00:07Elle ne pouvait pas continuer dans le déclin, dans la lutte entre les communautés, etc.
00:12Elle était obligée d'avoir ce genre de discours.
00:14Bon, l'État de droit, retour de l'État de droit.
00:16Parce que vous dites convulsion, si l'État, je vous assure, il faudrait peu de choses.
00:21Je pense que l'État a peur, et c'est la reproche qu'on peut faire à Emmanuel Macron d
00:24'ailleurs,
00:25c'est très surprenant qu'il ait eu peur.
00:27Les gens, j'ai souvent remarqué ça, ne te reprochent jamais,
00:31ni dans une entreprise, ni dans un vestiaire, ni pourquoi pas dans un pays,
00:36de faire preuve d'autorité.
00:38J'ai toujours remarqué ça.
00:40Même dans une classe, les élèves ne reprocheront jamais aux profs d'être trop autoritaires.
00:46En revanche, ils peuvent lui reprocher sa faiblesse.
00:49Et c'est vrai partout.
00:51Je vous assure, c'est vrai partout.
00:52Et même quelqu'un qui est parfois dur dans l'autorité, ou dans une famille, ou dans une entreprise, etc.,
00:59s'il y a une forme de justice, bien sûr.
01:02Oui, il faut que ce soit évident.
01:03Parce que s'il y a une justice.
01:04Les gens disent, oui, bien sûr, mais au moins, bon, voilà.
01:08Écoutez, Mme Le Pen, retour de...
01:09Donc, il faut faut rétablir l'autorité.
01:11Oui, c'est vrai.
01:12Nous allons rétablir l'état de droit.
01:16Je dis bien rétablir l'état de droit.
01:19Qui peut dire qu'il existe un état de droit quand les délinquants ne sont pas punis ?
01:23Quand les mafias imposent leurs lois dans les quartiers ?
01:27Qui peut dire qu'il existe un état de droit quand des hordes viennent saccager,
01:32brûler nos bâtiments ou organiser de véritables razzia devant des forces de l'ordre,
01:36volontairement désarmées matériellement et moralement ?
01:41Sans faire, évidemment, une disserte de philo,
01:45il ne faut pas confondre autorité et pouvoir, comme vous le savez.
01:47L'autorité n'utilise pas de moyens particuliers pour s'imposer.
01:51Elle est acceptée naturellement par ceux qui lui obéissent.
01:53C'est une inégalité consentie.
01:55Le pouvoir doit utiliser au minimum la persuasion et surtout la coercition pour prévaloir,
02:01me dit un interlocuteur qui nous suit régulièrement.
02:05Qui préfère rester anonyme.
02:06Qui préfère rester anonyme.
02:08Non, je pourrais le citer, d'ailleurs, parce qu'il est assez remarquable.
02:11Moi, je trouve quand même incroyable que la République soit tombée à un tel point
02:15que tous les hommes politiques et tous les corps de métier disent
02:19qu'il faut rétablir l'état de droit, il faut rétablir l'autorité.
02:22Où sommes-nous tombés ?
02:24C'est quand même hallucinant.
02:27Nous leur refusons l'autorité, c'est un...
02:29Je suis d'accord, je connais les causes.
02:32Mais par exemple, j'ai vu que Jordan Bardella souhaitait le vouvoiement.
02:36C'est une bonne idée.
02:37Il a parfaitement raison.
02:38Je pense qu'il faut remettre l'estrade, les amis.
02:41L'estrade !
02:43Le problème des classes, c'est un problème de menuiserie.
02:45Moi, je suis très surpris de votre discours.
02:46Vous avez déjà...
02:47Non mais, Pascal, vous avez déjà oublié le 17 octobre.
02:50Moi, je suis pour l'estrade.
02:51Vous avez déjà oublié le 17 octobre.
02:52Vous avez vu quelles forces sont liguées contre l'état de droit ?
02:56S'il vous plaît.
02:56Vous avez des casseurs, vous avez des agitateurs politiques.
02:59Oui, mais d'accord.
03:00Mais ça fait beaucoup de monde, vous me dites, non, il ne faudrait pas de choses.
03:02Moi, je crois qu'il va falloir beaucoup de choses.
03:04C'est pour ça que le discours de Mme Le Pen est un peu, pour moi...
03:07Mais comme par hasard, vous avez mis des gens sur le terrain samedi.
03:11Alors, vraiment, il faut féliciter Laurent Nunez.
03:12Oui.
03:13Il faut féliciter peut-être Sébastien Lecornu.
03:15Mais vous faites ça tous les week-ends, ce n'est pas possible.
03:17Mais il faut féliciter M. Moutou, on le redit.
03:20L'État doit se faire respecter.
03:22Oui, je suis d'accord avec vous.
03:24Il faut se souvenir l'état d'esprit de vendredi, la veille de la journée, de la seconde journée.
03:28C'est ça, pas ?
03:29On se dit, ça passe ou ça casse.
03:30C'est d'ailleurs le problème numéro un, l'État ne se fait pas respecter.
03:33C'est plutôt rassurant de voir si l'État met les moyens et l'État peut faire respecter l'autorité.
03:36C'est pas une question de droite ou de gauche, je veux que l'État se fasse respecter.
03:40Écoutez, Éric Sioti...