00:00Tout le monde en parle depuis hier, c'est sur tous les médias, ces propos racistes, misogynes, misogynes, homophobes,
00:08comme si on attendait que ça piégeait un policier.
00:11Alors attention, c'est extrêmement condamnable, mais on en fait énormément sur le sujet.
00:17On a beaucoup d'auditeurs qui nous appellent au standard Europe 1, 01, 80, 20, 39, 21,
00:22avant de nous faire écouter le sujet de Jean-Baptiste Martien,
00:25avant de nous faire écouter un florilège justement des propos de policiers Bruno Pommard,
00:30sont-ils racistes ?
00:32Vous vous attaquez fort Christine, sont-ils racistes les policiers ?
00:35Mais non, pas du tout, écoutez, je veux dire, certains partis politiques évidemment se fixent sur nos policiers municipaux,
00:42policiers nationaux, les gendarmes aussi, on l'a vu avec les affaires qu'on a connues de maintien de l
00:48'ordre,
00:48non, ils ne sont pas racistes les policiers, et s'ils sont racistes, et si c'est avéré, ils sont
00:52sanctionnés.
00:53Voilà, on peut raconter ce qu'on veut.
00:55Comme dans ce cas ?
00:55Dans ce cas, effectivement.
00:57Alors, il n'existe pas d'inspection générale des policiers municipales.
01:00On est d'accord ?
01:00Ah oui, ah oui.
01:01Chez les policiers nationaux, oui, il y a l'inspection générale de la police nationale,
01:04qui sanctionne beaucoup.
01:06Il faut encore une fois le préciser, parce qu'on nous a dit que c'était...
01:09On est entre nous dans la police, donc on ne se sanctionne pas.
01:11C'est totalement faux.
01:11C'est des magistrats qui interviennent.
01:13C'est plus de 1 000 policiers qui, tous les ans, comme on appelle notre jargon, qui passent aux trapèzes,
01:19sanctions administratives, voire judiciaires, lorsque c'est très grave, donc il faut arrêter de dire que les policiers ne seraient
01:24pas sanctionnés.
01:24Et s'il y a des racistes, ils sont sanctionnés.
01:26Il y a, évidemment, des enquêtes administratives qui sont faites au sein des services.
01:30Concernant cette affaire, effectivement, c'est déplorable, c'est catastrophique pour les 27 000 et 28 000 policiers municipaux
01:37qui font un travail formidable au quotidien, qui nous protège, qui nous sécurise sans arrêt.
01:41Et là, effectivement, un dérapage inadmissible, qui est...
01:44Alors, évidemment, sera sanctionné, puisque déjà, il y a une suspension des 4 fonctionnaires de police.
01:49Mais ce qu'il va falloir regarder, c'est un petit peu la tournure politique de cette affaire-là.
01:54Parce que, rappelons-nous que les vidéos sont parties du midi-libre.
02:00Le midi-libre, je vous rappelle qu'il appartient à M. Jean-Michel Baillet, radical de gauche.
02:04Qu'est-ce que vous voulez dire ?
02:05Qui n'est pas très copain avec le maire actuel, M. Barthez.
02:08Vous dites que tout ça, c'est stratégique.
02:10Ça ressemble à une boule pure.
02:11Une fois qu'on a condamné, effectivement, les propos, après, on peut s'interroger sur la stratégie, c'est ça
02:15?
02:15Oui, parce que ce n'est pas sorti du temps de Lara, qui était bien avec Baillet.
02:19Oui, au moment M, alors qu'on était au courant, pourquoi ce n'est pas sorti avant.
02:22Encore une fois, il va falloir se pencher sur ce qu'a fait la justice, concrètement,
02:25puisqu'il y a une enquête qui a été ouverte.
02:26Mais ce qu'on pense là-dessus, c'est que M. Baillet, n'étant pas content que M. Barthez ait
02:32coupé les subventions,
02:34publicitaires, etc., du midi-libre, il n'y ait pas glissé une banane, comme on dit.
02:37Voilà le résultat. Donc, ce qui est terrible, et ça n'enlève pas, ça n'amoindrit pas, je dirais.
02:42Bien sûr, bien sûr, c'est extrêmement condamnable et grave.
02:45Mais on doit se poser les bonnes questions, et encore une fois, ça entache cette institution, et c'est bien
02:50dommage.