00:00Il est 11h32 sur Europe 1, si vous nous rejoignez à l'instant, nous sommes au cœur du débat du
00:05jour.
00:05Le syndicat Alliance Police qui porte plainte contre l'État pour mise en danger de la vie d'autrui lors
00:11des manifestations lycéennes.
00:13Nous sommes avec Loïc Travers, secrétaire général adjoint d'Alliance Police.
00:16Avant de vous redonner la parole, Loïc Travers, on va avoir des auditeurs qui nous appellent Eric et Patricia.
00:22Et comme Eric et Patricia, vous pouvez réagir à l'antenne d'Europe 1 avec Christine Kelly, 01-80-20
00:28-39-21, 11h33 sur Europe 1.
00:35Bonjour Eric, vous nous appelez de Bordeaux, comment réagissez-vous face à cette plainte du syndicat Police Alliance contre l
00:43'État pour mise en danger de la vie d'autrui ?
00:46Écoutez, moi déjà je leur donne raison, mais je trouve qu'il y a longtemps qu'ils auraient dû, que
00:51les syndicats auraient dû réagir de manière plus vive que ce qui a pu être fait jusqu'à présent.
00:57Et à tel point que même, moi je me demande comment les collègues continuent à travailler dans l'ambiance actuelle,
01:03et qu'il y a longtemps qu'ils auraient dû quelque part déposer le bouclier et dire, eh bien on
01:07exerce un droit de retrait,
01:08puisque de toute façon, on fait le sale boulot finalement de nos gouvernements, parce que finalement c'est la conséquence
01:17de leur impéristie à tous depuis des dizaines d'années,
01:21et après on envoie les collègues se faire massacrer finalement, du fait des conséquences, de l'inconséquence justement de nos
01:28politiques.
01:30Alors moi je pense qu'à un moment donné, le droit de retrait, il devrait exister aussi.
01:33Pour les fonctionnaires de police, je ne parle pas de faire grève, mais de dire, vous voulez de l'empathie
01:37?
01:38Écoutez, vous n'allez plus nous voir, on va rester dans les camions, dans les commissariats,
01:42et on n'interviendra que lorsqu'il y aura vraiment danger pour personne.
01:48Et puis le reste du temps, parce qu'il va arriver aussi un moment, c'est aussi peut-être un
01:51moment à la population,
01:52à faire son choix, et à choisir son camp notamment, parce que c'est facile.
01:56C'est-à-dire ?
01:57Parce que les gens finalement... Ah oui, alors là quand il y a de la carte, comme ça et tout,
02:01vous voyez, et je les plains, les pauvres commerçants et tout, qui disent,
02:04ah ben oui, mais il faudrait qu'il y ait plus de force, il faudrait qu'il y ait plus...
02:07Mais après, quand une histoire comme pour Naël, vous croyez que la population, elle a bougé pour le soutenir à
02:13ce fonctionnaire ?
02:14Là, c'est pareil, je ne comprends pas que les collègues continuent à chercher à faire leur travail,
02:19et arrêter des véhicules, et bien ils sont volés, et bien plus rien, il n'y aura plus de reflux
02:24d'obtempérer.
02:25Mais peut-être qu'au bout d'un moment, la population, elle va finir par se dire,
02:28ah ben ouais, mais là, s'il n'y a plus de police, là, ça va devenir grave,
02:32parce que la rue, elle va être totalement à la disposition des ruents.
02:37Et c'est la population qui va payer les pots cassés.
02:41Eh bien oui, mais pour contre que là, la population, elle va rien...
02:43Parce que de nos politiques, je vais vous dire, qu'ils soient de droite ou de gauche,
02:46il ne faut rien en attendre.
02:48J'ai fait toute ma carrière dans la police, et j'en ai vu passer.
02:51Et contrairement à ce qu'on peut passer, même il y a eu des fois,
02:54les ministres de droite, ça a été les pires.
02:57Parce qu'ils ont leur bonne conscience, c'est avant même qu'ils y pensent,
03:03ce que va pouvoir dire la gauche ou le parti socialiste ou les communistes, ou ainsi de suite.
03:08Merci, on va donner la parole à notre invité.
03:11Merci, très intéressant, lorsque vous dites déposer le bouclier.
03:16Merci Eric de nous avoir appelé de Bordeaux.