00:01Europe 1, Christine Kelly et vous.
00:03De 11h à 13h, c'est Christine Kelly et vous.
00:05On vous retrouve, Christine, avec votre invité, Laurent Marc-Angeli,
00:08président du groupe Horizon à l'Assemblée Nationale,
00:11et nos auditeurs, bien sûr, auditeurs d'Europe 1, qui ont la parole avec vous.
00:14Comme Jean-Claude, il nous a appelés au Standard Europe 1 au 01 80 20 39 21.
00:17Nous vous écoutons, Jean-Claude, vous nous appelez du Jura.
00:21Quel est votre état d'esprit à 48h du 24 octobre ?
00:26Oui, bonjour Christine.
00:30Oui, j'ai un avis un peu tranché sur les opérations à faire, mais il y a plusieurs choses.
00:37D'abord, effectivement, les lycéens, ils ont manifesté, ils ont des choses à demander.
00:45Il faut qu'on leur réponde et qu'on définisse un programme.
00:48Ça ne va pas se faire en huit jours, mais un programme bien établi pour leur garantir
00:52qu'on va répondre dans la mesure du possible à leur demande.
00:56Maintenant, à partir de là, les lycéens n'ont plus rien à faire dans les rues, si on leur répond.
01:02En revanche, ceux qui sont intervenus samedi après-midi pour démolir les villes françaises,
01:08il ne faut pas hésiter.
01:09Là, il faut rentrer dedans, il faut montrer la force.
01:11C'est-à-dire qu'eux emploient la force, il faut que la force soit là.
01:14Il faut rentrer dedans fortement.
01:16C'est-à-dire rentrer dedans fortement, Jean-Claude ?
01:20Écoutez, on a des policiers, on a des gendarmes, ils ont des armes non létales.
01:25Il faut taper dans le tas, il n'y a pas d'autre solution.
01:28Et si on ne le fait pas maintenant, on va le faire de manière beaucoup plus grave dans six mois,
01:34quand on aura voté, parce qu'on n'aura pas le choix entre le RN et Mélenchon.
01:41Moi, je ne veux pas voir ça, parce que je n'ai jamais voté RN,
01:45et ça m'embêterait de commencer à voter RN à ce moment-là.
01:50Mais pour en revenir à la suite, c'est-à-dire à l'élection présidentielle,
01:55si on continue à avoir 36% pour le RN, 18% pour Mélenchon,
02:00ça fait 54, il reste 46, s'il y a huit candidats,
02:03ça va leur faire entre 3 et 9% chacun.
02:05Donc ils n'ont aucune chance d'être élus.
02:07S'il n'y en a pas qu'un seul, un seul, et pas forcément un de ceux qui nous
02:13ont déjà gouvernés
02:14et qui nous ont mis dans la panade, un seul, et bien ça ne passera jamais.
02:19Et on va se retrouver confrontés à un problème RN-Mélenchon l'an prochain, au mois de mai,
02:25et ça va être la catastrophe, parce que ce sera RN qui va passer, évidemment,
02:29parce que les gens vont se rabattre là-dessus plutôt que sur le trotskiste Mélenchon.
02:34Et donc ça va être la guerre, le lendemain matin, il n'y a pas de choix.
02:39Donc il faut absolument que nos dirigeants, notre droite la plus bête du monde,
02:43s'entendent sur une candidature d'un homme d'expérience,
02:47et pas forcément un de ceux qui nous ont mis dans la panade,
02:52pour avoir un espoir d'une solution l'an prochain, au mois de mai.
02:58Jean-Claude, proposez-vous peut-être d'Edouard Philippe, puisqu'on a Laurent Marcangeli,
03:03président du groupe Horizon à l'Assemblée Nationale, qui est là, il vous écoute, il vous entend,
03:07je lui donne la parole, lorsque vous dites que vous n'avez jamais pensé voter à l'Assemblée Nationale,
03:11on a beaucoup d'auditeurs qui nous le disent et qui nous disent,
03:14voilà, on sera sans doute obligé de le faire, parce qu'on voit que c'est eux seuls qui ont
03:19la solution.
03:19Edouard Philippe, une solution ?
03:22Je ne suis pas sûr, Edouard Philippe a gouverné,
03:25il n'a pas su gouverner convenablement pour remettre la France debout.
03:293 000 milliards de dettes, c'est insupportable.
03:33Comment on va faire ? Il va falloir qu'on paye de toute façon.
03:35Il va bien falloir payer.
03:36C'est comme un prêt que vous faites à la banque, un prêt doit se rembourser.
03:39Ben oui, c'est écrit dans toutes les banques.
03:40Mais là aussi, on va être obligé de le faire.
03:42On va souffrir probablement, mais bon.
03:45Merci Jean-Claude d'avoir appelé au Standard Européen.
03:49Excusez-moi, je parle en vous coupant, je vous prie de bien vouloir m'excuser.
03:53Merci d'avoir appelé au Standard Européen, Jean-Claude, 84 ans,
03:56qui nous appelle du Jura, qui dit, il faut répondre aux lycéens,
03:59mais les casseurs, il faut leur rentrer dedans, il faut montrer la force.
04:04Et il dit que, voilà, je n'ai jamais voté Rassemblement National,
04:06mais là, je vais peut-être être obligé,
04:08parce que personne ne montre effectivement ses capacités à présider le pays.
04:13Laurent Marcangéli, vous êtes en direct sur Europe 1,
04:16président du groupe Horizon à l'Assemblée Nationale.
04:17Moi, je voudrais répondre à Jean-Claude sur, notamment,
04:21l'appréciation qu'il porte sur le candidat que je soutiens à l'élection présidentielle,
04:24à savoir Edouard Philippe, notamment sur le fait qu'il considère
04:28qu'Edouard Philippe est responsable ou co-responsable de l'endettement du pays.
04:34Il s'avère que, en 2019, nous étions bien moins endettés que nous ne le sommes aujourd'hui,
04:42que la sécurité sociale n'était pas loin d'un budget équilibré,
04:47et que c'était à l'époque où Edouard Philippe était premier ministre du pays.
04:51Peut-être qu'elle ne décharge pas, ça ne dédouane pas de ses responsabilités.
04:54Non, je suis désolé, Edouard Philippe, depuis 2020,
04:57a été limogé par le président de la République alors qu'il était chef du gouvernement.
05:01Il a eu plusieurs possibilités de revenir au gouvernement, il ne l'a pas fait,
05:04et je mets au défi quiconque, depuis cinq ans,
05:08de trouver dans les prises de parole d'Edouard Philippe
05:11une quelconque absence d'inquiétude par rapport à un certain nombre de choix qui ont été faits.
05:17Et je vous explique, les dépenses, notamment exercées depuis 2022,
05:24la préélection, la deuxième élection du président de la République,
05:27sur la politique notamment des chèques, chèques énergie, chèques carburants, etc.
05:32Regardez les archives, regardez ce que disait Edouard Philippe.
05:34Sur la préélection législative de 2022, qu'avons-nous proposé ?
05:38Nous avions proposé de faire une alliance avec les Républicains
05:42pour pouvoir avoir une majorité stable.
05:43Ça nous aurait peut-être évité le calvaire de la réforme des retraites,
05:48le débat haché sur l'asile et l'immigration.
05:50Nous n'avons pas été entendus par le président de la République.
05:52Nous avons également dit au président de la République,
05:54en tout cas Edouard Philippe l'a fait,
05:55qu'il ne fallait pas dissoudre au mois de juin 2024.
05:59Donc moi, je n'ai pas eu le sentiment d'être complètement entendu
06:03pendant les quatre dernières années,
06:05et si je ne l'ai pas été, imaginez bien,
06:07c'est qu'Edouard Philippe ne l'a pas été non plus.