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  • il y a 6 semaines
Après quatre ans d’absence marqués par la maladie, la chanteuse a retrouvé la scène et son public et livré un concert en forme d’acte de résistance.

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Musique
Transcription
00:00Des tubes, des larmes, de l'émotion, quelques fausses notes aussi.
00:03On sort du concert de Céline Dion.
00:11Alors, qu'est-ce qu'on a pensé de ce concert ?
00:13Fin du suspense, plutôt du bien.
00:15On va quand même préciser qu'on ne se rend pas à un concert de Céline Dion
00:18comme on se rend à un concert de Sonic Youth.
00:20On sait que ça va être formaté, millimétré, scénarisé, c'était le cas.
00:25On sait aussi qu'on va assister à une énorme soirée karaoké,
00:28là aussi, de ce point de vue-là, on n'a pas été déçus.
00:38Céline Dion est arrivée sur scène à 20h45.
00:40On nous l'avait promise à 20h, mais elle nous a fait un petit peu patienter.
00:44Pas d'entrée fracassante, pas d'effet lourdingue.
00:46En fait, il faut dire que le début du concert est assez réussi.
00:49Elle commence avec une version de On ne change pas, de Jean-Jacques Goldman,
00:53mais qui est proposée dans une orchestration assez sobre et assez touchante.
00:57Il y a un violon, un piano, et elle-même, elle met du temps à chanter.
01:01On a l'impression qu'elle a envie de profiter de l'instant.
01:03Finalement, elle se lance, mais elle est déjà tellement émue
01:06qu'elle ne va pas réussir à terminer le morceau comme il se doit.
01:09Elle va s'emmêler les pinceaux dans les paroles.
01:11Mais bon, on a l'impression que ça y est, c'est déjà un peu gagné.
01:14La suite va faire se succéder du bon et du moins bon.
01:17Alors, du côté du bon, on peut déjà saluer le décor.
01:20C'est un décor qui a été signé par un scénographe québécois,
01:22qui s'appelle Willow Perron, qui avait travaillé avec des artistes comme Rihanna ou Beyoncé,
01:26qui avait aussi supervisé des défilés haute couture sous la nef du Grand Palais
01:30et qui a conçu une espèce de décor qui est à la fois monumental et sobre.
01:35On dirait un peu des gros rochers ou des arches.
01:38On ne sait pas trop, ça va bouger tout au long du concert.
01:41C'est à la fois présent sans trop en faire
01:43et ça laisse vraiment la place à la chanteuse et à ses musiciens.
01:45Deuxième point positif, elle va logiquement piocher une large partie des chansons
01:51qui sont jouées ce soir dans le répertoire que lui a façonné Jean-Jacques Goldman.
01:54Il faut qu'on rappelle que l'album 2, c'est celui qui a vraiment permis à Céline Dion
01:59d'avoir une grande notoriété en France
02:01et qu'il est ensuite devenu l'album francophone le plus vendu au monde.
02:05Donc elle va piocher très largement dans cet album
02:08et le suivant qui lui avait composé trois ans plus tard.
02:10Donc on va entendre énormément de morceaux que tout le monde connaît par cœur.
02:14Destin, S'il suffisait d'aimer,
02:16il va y avoir évidemment J'irai ou Tu iras ou Pour que tu m'aimes encore.
02:19Alors tout ça est repris en effet par la foule en délire.
02:22C'est plutôt rigolo à regarder
02:24et il faut reconnaître que c'est quand même une bonne leçon de variété française.
02:39Alors on a tout de même quelques réserves.
02:41La première, ça concerne la voix de Céline Dion.
02:43Donc elle a une voix de mezzo-soprano
02:45dont on dit qu'elle est capable de couvrir trois octaves et demi,
02:48dont on a longtemps vanté les prouesses et la virtuosité.
02:52Et ce soir, elle n'était pas toujours juste.
02:54Il y a eu des moments assez étonnants.
02:56On avait l'impression qu'elle n'était pas dans la tonalité de son morceau
02:58et c'est d'autant plus étrange qu'elle est encore capable pourtant
03:01de faire des espèces d'acrobaties et de voltiges complètement incroyables dans les aigus.
03:10Et une deuxième réserve, ce serait les chansons en anglais,
03:13dont certaines sont moins inspirantes, parfois un peu longuettes,
03:16et avec un côté vraiment concert Las Vegas.
03:19Évidemment, on se souvient que Céline Dion a joué là-bas plus de mille fois.
03:21Alors le concert, il est construit en quatre parties différentes
03:25qui sont entrecoupées par des passages de vidéos, des courts-métrages
03:29qui ne sont pas toujours, toujours formidables.
03:32Il y en a notamment un où elle essaye de mettre en image
03:34ce qui fut sa traversée du désert.
03:36Donc logiquement, elle traverse un désert.
03:38Et on ne sait pas trop si c'est une pub pour un parfum
03:41ou une pub pour la mer de sable.
03:43En tout cas, ça permet à Céline Dion de changer de costume,
03:47de revenir avec à chaque fois un accoutrement encore plus dingue que le précédent.
03:50Et ça crée une espèce de rythme qui est plutôt bien pensé.
03:53On retiendra quand même au final un concert très généreux,
03:56porté par une Céline Dion tout de même assez fringante,
04:00évidemment très souvent émue, mais portée par une belle énergie.
04:03Et un concert aussi où on a entendu d'autres réussites,
04:06comme un emprunt assez réjouissant au « I feel love » de Donna Summer.
04:10Et bien sûr, un « My heart will go on »,
04:13donc extrait de la bande originale de Titanic
04:15qui a été repris par le public avec une chaleur à faire fondre un iceberg.
04:38Elle aura aussi repris le « All by myself » de Eric Carmel.
04:42C'est un classique des concerts de Céline Dion.
04:44Alors on se fait peu de soucis pour Céline,
04:46on pense qu'elle ne va pas trop « All by herself »
04:49puisqu'il y a encore un million de personnes
04:50qui doivent venir la voir ici d'ici le mois de mai.
04:53Sous-titrage Société Radio-Canada

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