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Retrouvez le replay du Grand Oral 2027 sur BFMTV.
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00:00Bonsoir Julie, bonsoir à tous, effectivement le grand oral BFM TV avec le Figaro, c'est votre nouveau rendez-vous
00:05chaque dimanche à 18h, ça commence dans un instant, bonsoir Marie.
00:08Bonsoir Marc, bonsoir à tous, ravie de vous retrouver une heure en direct et en public avec tous les acteurs
00:13qui font de la campagne présidentielle et c'est bien animé.
00:17Effectivement, notre invitée ce soir c'est la porte-parole du gouvernement, Maude Bréjon, elle est aussi ministre déléguée chargée
00:22de l'énergie et donc des carburants.
00:24Quels arbitrages à venir pour le budget, le spectre du retour des gilets jaunes inquiète-t-il le gouvernement ?
00:30Pour vous interroger durant cette heure d'entretien, à nos côtés, Jim Jarassé, le rédacteur en chef du service politique
00:37du Figaro.
00:37Le grand oral 2027 BFM TV, le Figaro, ça commence dans un instant, restez bien avec nous, à tout de
00:42suite.
00:50Bonsoir, bienvenue à tous dans le grand oral 2027, c'est le nouveau rendez-vous politique de BFM TV avec
00:56le Figaro.
00:57Bonsoir Maude Bréjon.
00:58Bonsoir à tous.
00:59Et merci d'avoir accepté notre invitation.
01:01S'il fallait le rappeler, vous êtes la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée en charge de l'énergie.
01:06Et vous êtes aussi, pour cette campagne présidentielle, le soutien, l'un des soutiens de l'ancien Premier ministre, Edouard
01:12Philippe.
01:12Pour vous interroger ce soir à nos côtés, je salue Jim Jarassé.
01:15Bonsoir Jim, le rédacteur en chef du service politique du Figaro.
01:18Bonsoir Marie, bonsoir Maude Bréjon.
01:19Bonsoir.
01:19Maude Bréjon, démarrons cette interview par une image.
01:23Une image qui nous a interpellés ce matin.
01:25Regardez ce totem, ce totem d'une pompe à essence.
01:28Nous sommes dans les Alpes-Maritimes, précisément à Mougin, qui indique un litre de gazole à près de 2,97
01:35euros.
01:36Pour être tout à fait complet sur l'ensemble du territoire, on est à une moyenne pour le gazole précisément
01:41à environ 2,30 euros.
01:43Près de 40 centimes supplémentaires en trois mois seulement.
01:47Est-ce que ce soir, la porte-parole du gouvernement qui est sur ce plateau dit aux Français, il va
01:51falloir s'habituer à ces tarifs exorbitants ?
01:55Non, parce que les Français ne peuvent pas s'habituer à ces tarifs exorbitants, comme vous le dites.
02:00Et nous sommes parfaitement conscients au gouvernement, Sébastien Lecornu le premier, de la difficulté que vivent depuis plusieurs mois maintenant
02:08bon nombre de nos concitoyens, de nombreuses entreprises aussi qui sont très dépendantes du prix et de l'évolution des
02:15prix du carburant.
02:16Je pense aux agriculteurs, on en a beaucoup parlé ces derniers jours et ces dernières semaines, pour qu'il a
02:21hausse du prix du GNR,
02:22le gasoil non routier qu'ils utilisent quotidiennement est une vraie difficulté.
02:27Et face à ça, on a pris une décision très tôt en mars dernier, c'est être aux côtés d
02:32'abord des entreprises les plus exposées,
02:35parce que derrière, ce sont des emplois et ce sont des salaires.
02:38Mais ça, on va y revenir.
02:38Et être aux côtés, pardonnez-moi, des Français les plus précaires qui travaillent.
02:43Et donc moi, je suis là pour dire, nous ne laisserons tomber personne, parce que nous avons parfaitement conscience
02:48d'à quel point cette situation est compliquée, parce que beaucoup de Français,
02:52je sais que vous vous envoyez sur vos plateaux, vous faites ces forums sur BFM,
02:56les Français viennent parler de leur quotidien, n'ont pas d'autre choix que de faire le plein plusieurs fois
03:01par mois,
03:02parfois pour aller au travail, aller à l'école, aller faire des courses,
03:05notamment dans les territoires ruraux où les distances sont plus longues.
03:08Et donc, ils vivent une vraie difficulté.
03:10Mais ces tarifs affichés, quasiment 3 euros, encore une fois, nous sommes à Mougins,
03:16dans les Alpes-Maritimes, ce n'est pas le cas sur toute la France.
03:18Mais est-ce que vous vous dites que 3 euros sur toute une partie du territoire, c'est possible après
03:23-demain ?
03:24Alors, 3 euros, à l'heure où on se parle, c'est loin de la moyenne nationale.
03:28Et je vous remercie, vous avez eu l'honnêteté, si je puis dire, de la rappeler.
03:32Ce qu'on a vu là ne représente pas l'ensemble des stations françaises.
03:35Et ensuite, moi, je me suis toujours refusé à faire des prédictions sur l'évolution des prix à horizon plusieurs
03:41semaines ou plusieurs mois.
03:43Pardon, mais sans faire de prédictions, pas voyantes, Maud Bréjon, mais le gouvernement fait des prévisions,
03:48notamment pour construire son budget.
03:49Quand vous, on connaît la situation aujourd'hui en Iran,
03:52maintenant c'est la mer Rouge qui inquiète depuis que les outils qui sont alliés aux Iraniens ont pris le
03:56contrôle du détroit,
03:57qui permet normalement de rentrer dans la mer Rouge.
04:01Est-ce que l'évolution à la hausse va continuer pour vous et pour le gouvernement ?
04:05Et jusqu'où elle peut aller ?
04:06Encore une fois, j'aimerais pouvoir vous répondre.
04:08Le fait est qu'aujourd'hui, les prix ont augmenté, massivement augmenté,
04:14avec un premier pic en avril-mai dernier,
04:17et puis de nouveau depuis la seconde quinzaine du mois d'août environ jusqu'à encore aujourd'hui.
04:22Vous avez raison de rappeler ce qui se passe à Hormuz et ce qui se passe récemment dans le détroit
04:27de l'Element d'être,
04:27parce que c'est le cœur du problème auquel on est confronté aujourd'hui,
04:31et on aurait tort, je crois, de faire fi de ce qui se passe à l'international,
04:36puisque au fond, c'est le cœur du problème des Français.
04:39Et donc, une des grandes réponses, c'est ce que fait le président de la République,
04:43au niveau international, sur le plan diplomatique,
04:46parce que la vraie réponse pour permettre un retour des prix à la normale,
04:50si je puis dire, je mets des guillemets,
04:52c'est évidemment la libération la plus rapide possible du détroit d'Hormuz.
04:57Parce que vous dites donc, dans les faits, c'est en partie entre vos mains, mais pas complètement.
05:00C'est ça aussi, la réalité.
05:02Ce qui se passe au prix à la pompe dépend aujourd'hui exclusivement
05:07des décisions qui sont prises par d'autres, et notamment au Moyen-Orient.
05:10Ça nous rappelle, mais on y viendra peut-être tout à l'heure,
05:13ce que signifie être dépendant en matière énergétique.
05:16Et là, je parle, plutôt depuis ma casquette de ministre de l'Énergie,
05:19quand vous dépendez, pardon, pour 60%, 60 milliards d'euros importés par an,
05:26du gaz, pardon, et du prix du baril, décidés par d'autres grandes puissances,
05:32et dont les prix évoluent en fonction de ce que décide M. Trump, par exemple,
05:36ou de ce que décidait hier Vladimir Poutine,
05:39vous êtes pieds et poings liés à des actions et des décisions que vous mettez.
05:43– M. Bréjon, vous l'avez dit en préambule.
05:45– Et donc, on y reviendra, je voudrais juste terminer là-dessus,
05:47parce que ce n'est pas une réponse de court terme, j'en ai bien conscience,
05:51mais à moyen et long terme, la vraie réponse structurelle,
05:54c'est la sortie des énergies fossiles.
05:55– Est-ce que vous prononcez ces mots,
05:57« choc pétrolier », on se souvient évidemment de ce que ça signifie historiquement.
06:02Ça fait des mois qu'on est dans cette situation de crise,
06:05qui n'est plus une crise conjoncturelle,
06:07et on le sait, ça va peut-être durer.
06:10Est-ce que vous pouvez aujourd'hui dire aux Français,
06:13« nous sommes face à un nouveau choc pétrolier ».
06:16– Nous sommes face à une nouvelle crise énergétique.
06:19Et je choisis volontairement plutôt ces mots,
06:21parce que ça va malheureusement au-delà de la question du pétrole.
06:26On en parlera aussi peut-être tout à l'heure,
06:28mais la question du gaz, 20% du GNL circulait via le détroit d'Hormuz,
06:3520% au niveau mondial.
06:37Le gaz a considérablement, le prix du gaz a considérablement augmenté,
06:41pas uniquement en France, évidemment, mais aussi en France.
06:45Et donc on est face, je crois, à ce qu'on appelle une nouvelle crise énergétique,
06:49mais de toute évidence.
06:50Enfin, les Français le voient.
06:52Ensuite, est-ce qu'il faut faire le parallèle avec le choc pétrolier du siècle dernier ?
06:56On est dans des environnements internationaux qui sont quand même très différents.
07:01Mais en tout état de cause, ce que ressentent les Français quand ils vont faire leur plein,
07:05c'est bien là.
07:06Est-ce que ressemblent les Français lorsqu'ils paient leur facture de gaz ?
07:09C'est bien là aussi.
07:11Maud Bréjot, ça fait des mois que Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis
07:13vous demandent de bloquer les prix des carburants à 1,70€.
07:17Ségolène Royal demande désormais aussi la même chose.
07:19Et ils ont reçu un renfort assez inattendu cette semaine.
07:23C'est Michel-Édouard Leclerc, qui à ma connaissance n'est pas ni Insoumis ni Socialiste,
07:27qui a dit lui aussi que ça ne peut plus durer.
07:29Il faut plafonner les prix.
07:31Aujourd'hui, ça fait trop mal aux Français, ça coûte trop cher à la croissance.
07:34Est-ce qu'à un moment, vous pourriez le faire ?
07:37Moi, j'adorerais avoir une baguette magique et pouvoir, du jour au lendemain,
07:41décider que le prix du carburant ne dépasse pas.
07:44Alors 1,70€, c'était l'exemple de Ségolène Royal.
07:47D'autres auront d'autres référentiels.
07:49La vérité, c'est que si on bloque aujourd'hui le prix à un niveau inférieur
07:53à ce qu'on doit acheter sur les marchés,
07:57les fournisseurs ne pourront plus s'approvisionner.
07:59Et donc, on risque des situations de pénurie.
08:04Je vais grossir un peu le trait.
08:06Si vous dites que c'est 1,70€, alors qu'en réalité, c'est 1,90€ votre prix de revient
08:11à l'achat sur le marché,
08:12en fait, vous êtes en situation où vous ne pouvez plus vendre de l'essence ou du diesel.
08:17Et donc, vous créez des situations de pénurie.
08:19D'autres pays européens en ont fait l'expérience.
08:22Et ces situations de pénurie sont arrivées.
08:24Et donc, la vraie réponse, encore une fois…
08:26Michel-Édouard Leclerc, qui est le premier vendeur de carburant en France après Total,
08:30se plante complètement et il faut qu'il réapprenne l'économie.
08:34Je ne me permettrais certainement pas de lui donner des leçons d'économie
08:39ou de distribution de carburant.
08:40C'est un grand spécialiste.
08:41Je réponds là à la France insoumise, au Parti socialiste,
08:45pour ne citer qu'eux, en tout cas à ceux qui ont mis cette idée-là sur la table.
08:49C'est une idée qui est complètement déconnectée du réel.
08:52Autre idée, Maud Brejon, autre idée, parce que la hausse des prix du carburant,
08:57le pouvoir d'achat plus globalement, devient un des sujets de cette campagne présidentielle.
09:01L'ERN, depuis des mois encore, propose-lui une baisse massive des taxes sur ces carburants.
09:06Marine Le Pen, Aynin Beaumont dans son discours, la redire aujourd'hui.
09:10Écoutez-la.
09:11Nous la défendons bec et ongle depuis 5 ans.
09:14C'est la baisse de 20 à 5,5 de la TVA
09:16et la suspension des hausses d'impôts d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe
09:21sur l'énergie, électricité, gaz, fuel et bien sûr carburant,
09:27dont les prix ne cessent de monter et étouffent les Français.
09:32Maud Brejon, est-ce qu'à un moment donné, vous pourriez aller vers cette baisse de la TVA ?
09:36Ce que propose Marine Le Pen, ça coûte environ 15 milliards d'euros par an.
09:41Entre 10 et 15 milliards d'euros, fonction des vecteurs énergétiques que vous touchez.
09:50C'est une somme d'argent absolument colossale.
09:53Marine Le Pen ne dit pas comment elle finance cette baisse de taxes.
09:57Elle a semble-t-il des pistes.
09:59La réalité, c'est que lors du précédent budget,
10:01ces députés ont voté 35 milliards d'euros de hausse d'impôts,
10:04et donc pour les contribuables, en plus à l'Assemblée nationale.
10:08Si c'est par ce biais-là que l'on finance,
10:11on voit bien qu'à la fin, ça ne boucle pas.
10:13Moi, je me refuse à donner aux Français de la main droite
10:16ce qu'on leur reprendrait de la main gauche.
10:19Et puis, encore une fois, si on a une approche de moyen et de long terme,
10:24ce n'est pas en subventionnant les énergies fossiles
10:27qu'on va se prémunir des crises à venir.
10:30Il faut bien comprendre qu'on est dans un monde
10:32où l'énergie est devenue le nerf de la guerre
10:34et où des crises énergétiques risquent de se succéder.
10:38Et la vraie réponse efficace pour les Français
10:41et pour leur pouvoir d'achat,
10:43c'est la sortie des énergies fossiles.
10:46Et s'équiper en voitures électriques, par exemple.
10:48C'est les aider, et ça prendra du temps.
10:50Mais à passer d'une voiture thermique à une voiture électrique,
10:53et ça marche, 38% des voitures neuves en août étaient des voitures électriques,
10:57c'était 19% l'année dernière.
10:59Ça a massivement évolué.
11:00Mais vous entendez ce qu'ils vous disent ?
11:02Pour les modes...
11:02C'est une réponse de long terme, ou de moyen terme.
11:07Ceux qui, là, aujourd'hui, payent leur quart d'euro, 258...
11:09C'est une réponse de long terme, mais elle est essentielle.
11:11Et donc, on doit marcher sur nos deux jambes.
11:13D'un côté, une réponse de court terme,
11:15c'est le soutien aux entreprises,
11:17c'est l'aide pro-rouleur, 100 euros pour 3 millions de Français,
11:21et de l'autre, c'est cette transition énergétique,
11:23parce que c'est le seul vrai remède à la dépendance,
11:26encore une fois, qui nous frappe aujourd'hui.
11:28Sur cette prime, gros rouleur,
11:30vous avez annoncé qu'elle serait reconduite jusqu'au mois d'octobre.
11:35La moitié des Français qui pourraient être concernés par cette prime
11:39n'y ont pas eu recours.
11:40Comment vous l'expliquez ?
11:41Est-ce que ce n'est pas la démonstration
11:42que, finalement, ce n'est pas le bon dispositif ?
11:44Ce que je peux vous dire, c'est qu'on a mis en place
11:46le dispositif le plus simple et le plus accessible possible,
11:51avec une plateforme, encore une fois, la plus simple,
11:55avec des conditions qui soient faciles d'accès
11:59pour les Français qui y ont droit.
12:01Et comment vous l'expliquez, ça ?
12:023 millions de personnes peuvent en être bénéficiaires,
12:071,5 million environ en ont fait la demande,
12:10c'est déjà beaucoup.
12:11Et donc, moi, je continue à dire,
12:12et vous continuez à le dire aussi sur votre plateau,
12:15il y a aujourd'hui plus d'un million de Français
12:17qui y ont droit et qui n'ont pas fait la demande,
12:20connectez-vous sur le site d'impôts.gouv.
12:22Vous pouvez faire une simulation,
12:24voir si vous y avez droit ou pas, c'est facile.
12:27Je l'ai fait moi-même pour tester.
12:29Oui, parce que j'imagine que vous n'êtes pas éligible.
12:31Bien sûr, mais pour tester ce que ça donnait,
12:32pour m'assurer que c'était, encore une fois, facile d'accès.
12:35Cette simulation, elle prend quelques secondes,
12:37quelques secondes, vous tapez
12:39prime carburant, gros rouleur simulation sur Google,
12:42et en quelques secondes, vous rentrez vos niveaux de revenus,
12:45quelques critères, et ça vous dit si, oui ou non,
12:48vous y avez droit.
12:49Donc, c'est un dispositif que vous pourriez reconduire.
12:52J'incite vraiment ceux qui peuvent le faire à le faire.
12:54On comprend que c'est votre solution aujourd'hui,
12:56que ça n'a pas changé.
12:56C'est une prime qui pourrait être reconduite
12:58au-delà du mois d'octobre.
13:00Écoutez, on est dans une situation qui est très dure pour les Français.
13:02On s'adapte depuis le mois de mars.
13:05On a fait le choix, fin août, de prolonger d'un mois
13:09la mise en place des aides pour les entreprises les plus en difficulté
13:12et de prolonger également ce dispositif gros rouleur.
13:16On s'adaptera dans les semaines à venir.
13:18Est-ce qu'il faut aider davantage les Français ?
13:21En plus de ce que nous avons déjà fait,
13:24nous verrons...
13:25Moi, je ne ferme pas de porte.
13:26Voilà.
13:26Je ne ferme pas de porte à continuer à aider les Français,
13:30à aider peut-être davantage ceux qui en ont besoin
13:32parce qu'on est dans une situation extrêmement difficile.
13:36Je ne sais pas vous dire ce que sera le prix du carburant demain.
13:38Mais quand vous dites « fermez pas de porte »,
13:40ça veut dire quoi ?
13:41Qu'est-ce qu'on doit comprendre dans vos déclarations ce soir,
13:43Maud Brejon ?
13:44C'est-à-dire que vous pourriez aller plus loin ?
13:45Vous pourriez aller plus loin que le mois d'octobre ?
13:47Ça veut dire que beaucoup de Français vivent une situation extrêmement difficile.
13:53Je ne sais pas vous dire aujourd'hui
13:54ce que sera le prix du plein d'essence demain.
13:57Et donc, il serait irresponsable de ma part de dire
14:01« Jamais, au grand jamais, nous n'aiderons davantage les Français
14:05que ce que nous faisons déjà aujourd'hui ».
14:07Voilà.
14:08Donc, on s'adapte depuis le départ.
14:10Je rappelle quand même que c'est plus d'1,4 milliard d'euros
14:14que l'État a mis sur la table
14:16pour aider les Français les plus précaires qui travaillent
14:18et les entreprises les plus en difficulté depuis le début de cette crise.
14:22Il y a aussi une réalité budgétaire.
14:24On parlera après de la discussion budgétaire.
14:26Non, mais c'est un point qui est important.
14:28C'est aussi un point qui nous contraint dans les décisions que l'on prend.
14:32Pour autant, voilà, on n'est pas aveugle à la difficulté
14:35que traversent les Français aujourd'hui.
14:37Ces difficultés des Français, on les voit aussi aujourd'hui
14:40dans un possible retour des Gilets jaunes.
14:42BFMTV a révélé hier le contenu d'une note
14:44des renseignements territoriaux
14:46qui dit que les appels à manifester sont de plus en plus nombreux
14:48depuis quelques jours sur les réseaux sociaux.
14:50Il y a à la fois des Gilets jaunes qui veulent retourner sur le terrain
14:54et d'autres Français qui menacent d'y aller aussi.
14:57Est-ce que ça vous inquiète, tout simplement ?
14:59Ce qui m'inquiète, c'est la situation
15:03dans laquelle se trouvent des millions de Français
15:07qui, encore une fois, ont dérivé...
15:08Vous comprenez ceux qui disent aujourd'hui,
15:10la seule façon de se faire entendre ?
15:12Certains qui ont du mal à payer leurs factures.
15:14On est, je le redis, dans une situation qui est difficile
15:17et on le sait.
15:18Est-ce que ça nécessite un parallèle avec les Gilets jaunes ?
15:22Certains le font eux-mêmes.
15:23Certains le font.
15:24Certains vous diront qu'on était dans un contexte différent,
15:26que d'ailleurs le prix de l'essence était bien moins haut à l'époque
15:31et que donc les tenants et les aboutissants
15:33étaient peut-être un peu différents.
15:36Je n'en sais rien.
15:38Je n'en sais rien.
15:39Ce que je sais, c'est que beaucoup de Français sont inquiets
15:42et que nous comprenons leurs inquiétudes.
15:44Vous avez peut-être entendu sur ce plateau Olivier Faure,
15:47patron des socialistes et candidat à la primaire,
15:49qui soutiendrait, moi, les Français qui se mobiliseront.
15:52Fabien Roussel, chez les communistes, va encore plus loin.
15:54Il lance un appel à la mobilisation.
15:56Je vous propose qu'on l'écoute.
15:58J'appelle les Français à occuper les ronds-points,
16:00à se mobiliser devant les sous-préfectures,
16:02devant Matignon, l'Elysée, devant le siège de Total.
16:05Partout où ces décisions se prennent,
16:07il faut que ça agisse vite et fort maintenant.
16:10Le candidat, Maude Brejean, du Parti communiste français,
16:12est-il dans son rôle, ou vous craignez,
16:14de sa part et d'autres responsables,
16:16d'une forme de récupération ?
16:17Je préférerais longtemps essayer de chercher,
16:21de proposer des solutions.
16:22Je préférerais voir les députés communistes,
16:25et Fabien Roussel était député communiste hier,
16:28participer au débat à l'Assemblée nationale
16:31lors du prochain projet de loi de finances,
16:33parce que c'est un peu moins tape à l'œil
16:36que d'appeler à manifester devant l'Elysée
16:38ou devant Matignon,
16:40mais c'est ce qui en réalité règle durablement
16:42les problèmes des Français.
16:44Jim.
16:45Une question sur le budget,
16:46vous l'avez évoqué tout à l'heure.
16:47Je crois qu'il va y en avoir plusieurs.
16:49Oui, plusieurs questions.
16:49Je vous prépare.
16:50C'est un gros dossier auquel on va s'atteler maintenant.
16:53On est dans la toute dernière ligne droite du budget.
16:57Le gouvernement doit développer,
16:59détailler sa feuille de route le 30 septembre.
17:02Est-ce que vous pouvez nous dire ce soir
17:03quel est l'objectif d'économie du gouvernement ?
17:06On parle d'une trentaine de milliards d'euros.
17:08Est-ce que vous avez un détail plus précis à nous donner ?
17:12Ça se situe autour de 30 milliards d'euros.
17:15Mon collègue Roland Lescure l'a dit ce matin même,
17:18je crois, dans les colonnes de vos confrères du Parisien.
17:21Ce qu'il faut bien comprendre,
17:22c'est que sur le plan budgétaire,
17:24sur le plan financier,
17:26on fait face à des contraintes importantes.
17:28Ce qui se passe au Moyen-Orient,
17:30qui a massivement altéré la croissance,
17:32les sécheresses qu'on a traversées cet été,
17:36une croissance qui est impactée,
17:38qui est en berne,
17:39qui a été revue à 0,5 pour cette année,
17:41contre 1% en prévisionnel en début 2026.
17:46Nous sommes la seule grande puissance
17:47à être pénalisée comme ça sur la croissance
17:49par rapport à nos voisins européens.
17:51Comment vous l'expliquez ?
17:52On avait une croissance supérieure
17:54à la moyenne de la zone euro ces dernières années.
17:56Pas toujours.
17:57Et nous sommes dans des situations politiques,
18:00y compris intérieures différentes.
18:02Certains de nos voisins ont fait des réformes
18:04que nous n'avons pas pu faire ces dernières années.
18:06On paye l'instabilité politique.
18:08Là encore, on paye en partie l'instabilité politique.
18:11Les débuts d'années en loi spéciale qui coûtent de l'argent,
18:15tout ça, ça pèse sur le budget de l'État.
18:17Donc c'est une évidence.
18:19La situation, elle est difficile.
18:20Nous, on discute avec l'ensemble des forces politiques.
18:23On va proposer une première copie
18:26qui sera discutée au Parlement
18:27avec quelques principes clairs.
18:30Le premier, pas de hausse d'impôt pour les Français.
18:34On y reviendra tout à l'heure.
18:35Mais c'est un point d'entrée en discussion
18:40qui est absolument majeur.
18:42Et ensuite, c'est bien sûr un déficit
18:45qui permet petit à petit
18:47de revenir à des finances publiques plus saines,
18:49sans quoi vous ne pouvez pas aider les Français
18:51lorsque vous traversez des crises
18:52et vous n'avez plus de quoi investir
18:54dans les grands services publics
18:55que sont la santé ou l'éducation.
18:56Maud Brejon, vous revenez sur les paroles
18:58de Roland Lescure,
18:59qui aurait pu prédire d'ailleurs une formule
19:02assez, j'ai envie de dire, originale,
19:04ou en tout cas qui fait référence à d'autres.
19:06Il dit aussi, je veux éviter
19:07que la France devienne la Grèce de 2009.
19:10Ce sont des parallèles qui font froid dans le dos.
19:13On en est là aujourd'hui ?
19:16On est dans une situation, encore une fois,
19:18qui est très difficile.
19:22L'Inspection générale des finances
19:23a publié un rapport il y a environ deux semaines.
19:26Ce rapport explique qu'en l'absence de budget,
19:29on pourrait atteindre un déficit
19:30autour de 5,9 % l'année prochaine.
19:33Que l'absence de budget coûterait environ
19:3615 milliards d'euros à l'État
19:38et donc aux contribuables,
19:40aux services publics.
19:41Ça, c'est un avertissement aux forces politiques.
19:43On voit en parallèle, pardon,
19:44une situation internationale extrêmement tendue
19:47qui pèse sur l'économie française,
19:49ce qui se passe au Moyen-Orient en premier lieu.
19:52On voit une hausse des taux qui est importante,
19:55plus de 4 %,
19:56qui là encore impacte considérablement le budget de l'État.
20:02Je vais donner un exemple.
20:03La hausse des taux d'intérêt,
20:06ça renchérit le coût de la dette,
20:09le coût de la dette d'environ 10 milliards d'euros
20:11l'année prochaine.
20:12Donc, quand vous mettez tout ça bout à bout,
20:15d'une part, effectivement,
20:17vous êtes face à un exercice qui est un exercice difficile.
20:20Ça va nécessiter de réfléchir ensemble
20:22à comment est-ce qu'on partage l'effort.
20:24Et ça va, je l'espère,
20:26inciter les différents acteurs politiques
20:28à s'accorder sur un budget de compromis
20:30pour quelques mois.
20:31Dit autrement,
20:32dit autrement,
20:33les ambitions présidentielles
20:35ne doivent pas précipiter la France dans le fossé.
20:38Voilà.
20:39Les partis politiques n'ont aucun intérêt
20:41à priver la France d'un budget.
20:43Les Français n'ont aucun intérêt
20:45à ce que ce pays se retrouve en loi spéciale
20:48pendant 6, 7 ou 8 mois,
20:50le temps qu'une nouvelle assemblée se mette en place.
20:52Donc, trouvons un budget de compromis
20:54qui pourrait être en partie réversible,
20:56qui n'engage pas la France
20:59sur des années durant,
21:01mais qui permette, là encore une fois,
21:03un budget de sauvegarde.
21:04Il y a des millions de retraités
21:05qui attendent de savoir aujourd'hui
21:06ce qui va se passer pour eux
21:07à partir du 1er janvier prochain.
21:09Roland Lescure, toujours lui,
21:10dit ce matin qu'il ne va pas les matraquer.
21:13Ça veut dire quoi ?
21:13On ne va pas matraquer les retraités ?
21:15Ça veut dire qu'on a un débat
21:16qui commence à être un débat
21:18un peu malsain, me semble-t-il,
21:21dans les médias
21:22et dans les discussions
21:23qu'on peut avoir ici ou là
21:24depuis quelques jours ou quelques semaines,
21:26parce qu'il se centre uniquement
21:28sur l'effort, l'effort des retraités.
21:31Donc, moi, je voudrais dire...
21:32Pardon, les ministres ont multiplié
21:33les déclarations sur qu'est-ce que c'est
21:35qu'un retraité riche, pauvre ?
21:36– Prenons notre part,
21:39je vais vous le dire autrement.
21:40Les retraités ne porteront pas
21:42l'effort central de ce budget.
21:45– Mais ils porteront une partie
21:46de l'effort ?
21:46– L'effort central de ce budget
21:47sera porté par l'État, d'une part.
21:50D'autre part, aucun retraité...
21:51– Mais ils porteront une partie de l'effort.
21:52– Aucun retraité, pardon,
21:54ne verra évidemment sa pension diminuer.
21:56Nous voulons, et c'est une ligne claire
21:58du Premier ministre,
21:58que les retraités les plus modestes
22:00soient évidemment principalement préservés.
22:03et ensuite, il y a une question
22:05de répartition de l'effort,
22:06mais qui ne concerne pas que les retraités,
22:09qui concerne, certains diront,
22:10les entreprises, d'autres auront
22:12d'autres idées, je n'en doute pas,
22:14une fois arrivées à l'Assemblée nationale.
22:16Et donc, ensemble, on va se poser la question
22:18de la répartition de l'effort,
22:19mais il est hors de question
22:21que les retraités soient les vaches à l'aide
22:22de ce budget.
22:23– Quand vous nous dites
22:24les retraités les plus modestes
22:26seront épargnés, je crois,
22:27reprendre vos mots,
22:28est-ce que ça veut dire que,
22:29un, leurs retraites seront revalorisées
22:31du même montant que l'inflation,
22:33et, deux, qu'ils conserveront
22:34leur abattement actuel de 10 %,
22:36ceux-là, les plus modestes ?
22:38– Ça veut dire deux choses.
22:40Ça veut dire, d'une part,
22:42qu'il est hors de question de cibler,
22:45d'ailleurs, ce mot est en soi très négatif,
22:48les retraités comme une masse homogène
22:50qu'on pourrait appréhender
22:51de la même façon.
22:53Vous avez, comme au sein des actifs,
22:56comme au sein des jeunes,
22:57des gens qui sont dans des situations différentes.
22:59Donc, l'idée, encore une fois,
23:01que les retraités contribueraient
23:03en premier lieu à ce budget,
23:05qui est une idée qui est en train
23:06de s'installer dans le débat public,
23:07est fausse.
23:08– Mais vous envisagez, donc,
23:09si on comprend bien,
23:10des mesures ciblées
23:11qui pourraient toucher
23:13les retraités les plus aisés.
23:15Il reste encore à définir
23:16ce que ça veut dire.
23:17– Il faudra mandater le ministre de l'Économie,
23:19Roland Lescure,
23:20et le ministre du Budget,
23:21David Amiel,
23:21pour rencontrer l'ensemble
23:22des forces politiques
23:23et discuter avec eux de…
23:25– Des rencontres qui auront lieu
23:27dans les prochains jours.
23:27– Qui auront lieu dans les prochains jours,
23:29pour faire le point avec eux
23:31sur ce qu'ils estiment possible,
23:34raisonnable.
23:34– C'est très bien qu'il n'y a pas
23:35de consensus sur le sujet.
23:36– Au contraire, inadmissible.
23:37Ça permettra, au moins,
23:40à chacun d'avoir une parole claire.
23:41Et de là, nous prendrons une décision
23:44qui sera une décision
23:45à discuter ensuite.
23:47C'est-à-dire qu'il y aura
23:49un texte présenté
23:50et puis une Assemblée nationale
23:51et un Sénat
23:52qui ensuite en débattront.
23:53Donc, il y a encore du temps.
23:55Mais l'idée selon laquelle
23:57les retraités seraient
23:58les premiers visés de ce budget
24:00est une idée fausse.
24:02– Vous pourriez aussi,
24:03vous, ministre,
24:04être visé dans ce budget
24:06parmi les fuites
24:09qui nous sont parvenues.
24:10information de cette semaine
24:11de la rédaction de BFM TV
24:13du service politique.
24:14Le Premier ministre envisage
24:15de diminuer les indemnités
24:17des ministres.
24:18Vous, vous êtes prêts
24:19à être payés moins ?
24:20– En fait, la question
24:21qu'il y a derrière,
24:21c'est celle de l'exemplarité,
24:23tout simplement.
24:23– Donc, un peu facile,
24:25un peu démago aussi, non ?
24:26– Non, d'abord, moi,
24:27je pense que la symbolique,
24:28ça a de l'importance.
24:30C'est en partie de la symbolique.
24:31– C'est de la symbolique
24:32parce que ça ne rapporte
24:33que très, très peu.
24:34– Mais la symbolique,
24:35la symbolique,
24:36et il y a de nombreux exemples
24:38qui pourraient l'illustrer
24:39en la matière, en politique,
24:41c'est important.
24:41Donc, lorsqu'on demande
24:43aux uns et aux autres
24:43de contribuer,
24:45la question n'est pas
24:46de contribuer tous
24:47exactement de la même façon,
24:49mais d'avoir le sentiment
24:51qu'au fond, son voisin
24:53fait aussi son possible.
24:54Voilà.
24:54Et donc, si les ministres
24:55doivent prendre part
24:56à l'effort,
24:57y compris, bien sûr,
24:58que c'est symbolique
24:59ramené à l'échelle
25:00du budget de l'État,
25:01eh bien, je pense que ça
25:02a aussi son importance.
25:03– Maude Bréjon,
25:04une question qui intéresse
25:04tous les contribuables,
25:06cette fois-ci,
25:07c'est celle de la réindexation
25:08du barème de l'impôt
25:09sur le revenu
25:10sur l'inflation.
25:11Ça a l'air complexe,
25:12mais ça veut dire que
25:13si on est augmenté
25:14d'un ou deux pour cent
25:15cette année,
25:16si le barème est réévalué,
25:17on ne paiera pas
25:17plus d'impôts.
25:18Est-ce que vous allez le faire ?
25:19Est-ce que ce barème
25:20va suivre l'inflation
25:21ou est-ce que vous gelez tout ?
25:23Ce qui veut dire
25:23que beaucoup plus de monde
25:24paiera des impôts.
25:25– Nous proposerons
25:26l'indexation du barème
25:27de l'impôt sur le revenu
25:28sur l'inflation.
25:29– Complète,
25:29sur l'inflation complète,
25:31pas en partie.
25:31– Il est hors de question
25:32de geler ce qu'on appelle
25:34le barème de l'IR
25:36parce que vous avez eu raison
25:37de le préciser,
25:37c'est un peu technique.
25:38Si on gelait ce barème de l'IR,
25:41ça amènerait mécaniquement
25:42une hausse d'impôt
25:44pour l'ensemble des Français
25:45soumis à l'impôt
25:46sur le revenu.
25:47– Ça, c'est arbitré,
25:48c'est une annonce
25:48que vous nous faites ce soir
25:49sur BFM TV.
25:50– J'ai dit il y a 10 minutes
25:52que nous refusions
25:53toute hausse d'impôt.
25:55Le gel du barème de l'IR
25:57serait, entraînerait
25:58des hausses d'impôt
25:59pour l'ensemble des Français
26:00et donc il est pour nous
26:01hors de question
26:03de proposer le gel
26:04du barème de l'IR.
26:05Si certains députés
26:06veulent le proposer
26:07à l'Assemblée nationale
26:09grand bien leur face,
26:10nous, nous y sommes opposés.
26:12– Ce qui veut dire
26:12pour être complet
26:13que ceux qui ne verront pas
26:14leur revenu augmenter
26:16cette année
26:17auront une baisse d'impôt
26:18l'an prochain
26:19grâce à cette hausse
26:21du barème.
26:22Ça s'apparente
26:23à une petite baisse d'impôt
26:24pour ça.
26:25– Ça s'apparente
26:25à une petite baisse d'impôt
26:26effectivement parce que
26:27vous augmentez légèrement
26:29l'ensemble des tranches.
26:30– Est-ce que vous avez pu
26:31chiffrer cette indexation
26:33puisque l'inflation
26:34est beaucoup plus élevée
26:35que l'an passé ?
26:36On était autour de 0,9
26:38l'an passé,
26:38on dépasse les 2%
26:40dans l'année qui vient.
26:41Est-ce que mécaniquement
26:43ça va augmenter
26:44l'enveloppe
26:47que vous allez devoir
26:48perdre ?
26:49– Il est certain
26:50que si on avait proposé
26:51le gel du barème de l'IR,
26:52ça aurait été plutôt bénéfique
26:53pour les finances publiques.
26:54Et je n'ai pas le coût
26:56et le chiffrage exact
26:58de ce que représentera
26:59l'indexation sur l'inflation.
27:01Mais enfin,
27:02je ne peux pas vous dire
27:03pas de hausse d'impôt
27:04et en même temps,
27:05on va geler le barème de l'IR
27:07et donc augmenter mécaniquement
27:08l'impôt de l'ensemble
27:09des Français.
27:10Ce serait complètement
27:10contradictoire.
27:12D'abord,
27:12l'État doit faire des efforts,
27:14les ministères,
27:15le budget des ministères
27:17doit être mis à contribution.
27:19Ensuite,
27:19il y aura bien sûr
27:20des mesures,
27:21y compris sectorielles,
27:22et on va y réfléchir
27:24encore une fois
27:24avec les parlementaires,
27:26bien sûr,
27:27mais ne pas augmenter
27:28les impôts.
27:29A fortiori,
27:30dans un moment
27:31où la question
27:32du pouvoir d'achat
27:33est déjà centrale,
27:35où le prix du carburant
27:36est très élevé,
27:37où le prix du gaz
27:37est très élevé,
27:38on ne va pas rajouter
27:40en plus
27:40cette charge fiscale
27:42sur le dos des Français,
27:43ce serait incompréhensible.
27:44– Mme Brejon,
27:45on va venir maintenant
27:46à la partie
27:47sans doute
27:48la plus bouillonnante aussi
27:49de ce qui va se passer
27:50dans ce chaudron
27:51qui va être
27:51l'hémicycle
27:52de l'Assemblée nationale
27:53pour faire ou pas
27:53adopter ce budget.
27:55On a,
27:56et on reviendra
27:57sur les mots
27:57de Marine Le Pen
27:58hier,
27:59sur un budget
27:59qu'elle préfère imparfait,
28:00d'abord revenir
28:01sur ce qu'a promis
28:02le Premier ministre,
28:03c'est-à-dire
28:03en écrivant
28:04aux chefs d'entreprise,
28:05en leur promettant
28:07que la surtaxe
28:08sur les grandes entreprises,
28:09qui va rapporter
28:10environ 7 milliards d'euros
28:11cette année,
28:11va baisser l'an prochain.
28:13Est-ce que vis-à-vis
28:13de ce que l'on a pu appeler
28:15vos partenaires socialistes,
28:17ce n'est pas un chiffon rouge
28:19qui va sans doute
28:19un peu les tendre ?
28:20Je crois qu'en politique,
28:22c'est important
28:22d'avoir une parole.
28:25Exceptionnel,
28:25c'est exceptionnel,
28:26c'est ça.
28:26Lorsque cet impôt
28:27a été mis en place,
28:28c'était non pas
28:29l'année dernière,
28:30mais il y a deux ans,
28:32on le qualifiait
28:33déjà d'exceptionnel.
28:34On l'a prolongé
28:35d'un an,
28:36en le diminuant légèrement
28:37parce qu'on a exonéré
28:39de cet impôt
28:39les ETI.
28:41On arrive cette année
28:42avec une nouvelle
28:43copie budgétaire.
28:44On ne dit pas,
28:45parce qu'on ne le peut pas,
28:46que cet impôt
28:47n'existera plus,
28:48mais on dit
28:48qu'on va faire
28:49notre possible
28:50pour le réduire.
28:51Et pourquoi
28:52est-ce qu'on le réduit ?
28:53Pas par dogmatisme
28:57ou par amour béat
28:58vis-à-vis
28:59de ces grandes entreprises,
29:00mais parce que
29:02cette marge de manœuvre
29:03qu'on va leur donner,
29:04c'est ce qui leur permettra
29:05demain d'investir
29:06et notamment
29:06d'investir en France,
29:08de créer des emplois
29:09dans un moment...
29:10Ça j'entends,
29:10mais vous allez fâcher
29:11tout le monde.
29:11Les socialistes,
29:12vous le savez aussi.
29:12Dans un moment
29:13où le chômage
29:14augmente légèrement,
29:15c'est important
29:17d'avoir ce soutien,
29:18encore une fois,
29:19aux entreprises
29:20qui créent de l'emploi
29:21et qui créent de la richesse
29:22sur notre territoire.
29:23Maude Bréjon,
29:24porte-parole du gouvernement
29:24à la vitesse ce soir
29:25du Grand Oral BFM TV,
29:27Le Figaro.
29:27On se retrouve dans un instant,
29:28on va parler de celui
29:28que vous soutenez
29:29dans cette campagne.
29:30Il s'appelle Édouard Philippe.
29:38Retour sur le plateau
29:39du Grand Oral BFM TV,
29:42Le Figaro,
29:42toujours avec la porte-parole
29:43du gouvernement,
29:45ministre délégué
29:45en charge de l'énergie
29:46et soutien d'Édouard Philippe
29:48dans cette campagne présidentielle.
29:50Maude Bréjon,
29:50on évoquait avant de se quitter
29:52comment va pouvoir être négocié
29:55ce budget 2027
29:57dans le chaudron
29:58de l'Assemblée nationale.
29:59Jim Jarassé,
30:00on s'intéresse
30:01aux propos de Marine Le Pen
30:03qui ont interrogé
30:04ces derniers jours.
30:05Oui, Marine Le Pen
30:05qui hier a dit
30:06qu'elle préférait
30:07un budget imparfait,
30:09ce sont ses mots,
30:10plutôt que pas de budget du tout.
30:12Est-ce que le RN
30:13peut être finalement
30:14un partenaire de négociation
30:16pour le gouvernement
30:18pour obtenir un budget ?
30:20On sait que l'an passé,
30:21vous aviez réalisé
30:22un deal avec les socialistes.
30:23Est-ce que vous pourriez
30:24cette année
30:25discuter avec le Rassemblement national ?
30:26Le Rassemblement national
30:28fait partie des groupes
30:29représentés au Parlement.
30:30Ils ont, je crois,
30:31130 ou 140 députés.
30:34Nous, nous avons,
30:36depuis le début
30:37et depuis l'année dernière,
30:38dit qu'on était évidemment
30:40ouverts à discuter
30:41avec tous les parlementaires
30:42qui souhaitaient avoir
30:44cette discussion
30:44parce que ce n'est pas
30:45au gouvernement
30:47de trier les élus
30:49de la République.
30:50Il se trouve que l'année dernière,
30:51la France insoumise
30:52et le Rassemblement national,
30:54main dans la main,
30:55avaient d'emblée
30:56décidé de censurer
30:58le gouvernement
30:59et Mme Le Pen
31:00avait d'ailleurs dit
31:00« je censure tout »
31:02sans me poser de questions.
31:03Bon,
31:04il n'y aura pas
31:05de négociation
31:05de couloir.
31:06En revanche,
31:07il y aura une discussion
31:09démocratique
31:10au Parlement
31:10que l'ensemble
31:11des Français
31:12pourront suivre
31:12et on verra
31:14qui vote quoi,
31:15quelles sont les positions
31:16des uns et des autres
31:17et dans cette logique-là,
31:18le ministre du Budget,
31:20le ministre de l'Économie
31:21répondront
31:22à toutes les propositions,
31:23à tous les amendements
31:25et c'est comme ça
31:26qu'on trouve un compromis.
31:26Mais sans faire…
31:27Et parler de négociation
31:28de couloir,
31:29pour reprendre la question de Jim
31:30et les mots de Marine Le Pen,
31:31un budget imparfait
31:32plutôt que pas de budget du tout,
31:33vous y voyez quoi politiquement
31:35de son point de vue ?
31:36Pourquoi cette forme
31:38de main tendue
31:38aujourd'hui ?
31:39Moi, je ne fais pas
31:40la psychanalyse
31:41du Rassemblement national.
31:43Ce que je dis,
31:44c'est qu'effectivement,
31:46et c'est d'ailleurs pour ça
31:47qu'on a commandé
31:48ce rapport
31:48de l'Inspection générale
31:49des finances,
31:50l'absence de budget,
31:51c'est 15 milliards d'euros
31:52de coûts supplémentaires
31:54pour l'État
31:55et un déficit
31:56à 5,9,
31:57presque 6 %
31:58l'année prochaine
31:59avec des conséquences
32:01dramatiques
32:02pour le prochain
32:03ou la prochaine présidente
32:04et plus globalement
32:04pour les Français
32:05parce que derrière,
32:06ça voudra dire
32:07des probables hausses d'impôts
32:08et moins d'investissements
32:10dans les services publics
32:11essentiels.
32:12Je citais tout à l'heure
32:13la santé, l'école,
32:14on pourrait aussi
32:15parler de sécurité.
32:17Si on décidait
32:19et si les parlementaires
32:21décidaient
32:21en censurant le budget
32:23de priver l'État
32:24d'un projet de loi de finances
32:26pendant 7 ou 8 mois,
32:28ça aurait des conséquences.
32:29Là, encore une fois,
32:29je le dis,
32:29très concrète
32:31pour les Français
32:31et très concrète
32:32pour les entreprises.
32:33Je le vois dans le secteur
32:34qui est le mien,
32:34dans l'énergie.
32:36C'est autant
32:37de dispositifs
32:39de soutien
32:40qui sont gelés
32:41du jour au lendemain
32:42et donc des entreprises
32:43et des emplois
32:44mis en difficulté.
32:45Maud Bréjou,
32:45vous entendez sans doute
32:46la petite musique
32:47qui monte en ce moment
32:47dans plusieurs articles
32:48de presse
32:49sur,
32:49en cas de censure
32:51du gouvernement Lecornu,
32:52une nouvelle dissolution.
32:54Est-ce que vous pensez
32:55qu'Emmanuel Macron
32:56est prêt à appuyer
32:56une deuxième fois
32:57sur le même bouton ?
32:59Ça fait sourire
33:00dans le public.
33:02D'abord,
33:02en tant que porte-parole
33:03du gouvernement,
33:04je commence toujours
33:05par dire que c'est
33:06la prérogative
33:07du chef de l'État.
33:08Vous en avez parlé
33:09avec lui ?
33:10Je n'ai évidemment
33:10pas à me prononcer
33:12à sa place.
33:13Vous en avez parlé
33:13avec lui ?
33:14Je pense que le chef
33:15de l'État
33:16sait à quel point
33:17il est important
33:17que le prochain
33:18ou la prochaine présidente
33:20puisse décider
33:22souverainement
33:22d'une éventuelle dissolution
33:24et d'une recomposition
33:25de l'Assemblée nationale.
33:26Est-ce que ça priverait
33:27le prochain président
33:28ou la prochaine présidente
33:29du pouvoir de dissolution
33:30pendant presque un an ?
33:32Je ne comprends pas bien
33:34l'intérêt qu'ont de toute évidence
33:36certains à agiter
33:37ce chiffon rouge.
33:39L'important,
33:40encore une fois,
33:41c'est de discuter
33:42sur cette copie
33:43du projet de loi de finances.
33:44C'est un peu plus rugueux
33:47et un peu plus long
33:48que des déclarations
33:51en off,
33:52sous couvert d'anonymat
33:53à la presse
33:54sur la dissolution.
33:55Mais c'est comme ça
33:56qu'on arrivera,
33:57je le redis,
33:57à protéger les Français
33:58et à réduire
33:59le déficit du pays.
34:00Avant d'en venir
34:01à la campagne présidentielle,
34:02Maude Bréjean,
34:02juste une question rapide
34:03sur la manière
34:04de faire adopter
34:05ou pas ce budget.
34:06Certains plaident,
34:07notamment la présidente
34:09de l'Assemblée nationale,
34:10d'une adoption
34:11par 49-3,
34:12ce qui permettrait
34:12finalement d'accélérer
34:13les débats.
34:15Est-ce que vous êtes favorable
34:16à l'activation
34:18du 49-3 ?
34:20Peut-être,
34:21mais sur quel texte ?
34:22Mais en laissant les débats ?
34:23Mais sur quel texte ?
34:24Parce que le 49-3
34:26pour le 49-3,
34:28si à la fin,
34:28vous n'avez ni budget
34:29ni gouvernement,
34:31reconnaissez comme moi
34:32qu'on ne sera pas bien avancé.
34:34Le 49-3,
34:35c'est une motion de censure
34:36qui se livrait ?
34:36Le 49-3,
34:37c'est un outil de procédure.
34:40Mais ce qui compte,
34:41c'est le budget
34:41sur lequel vous arrivez
34:42à vous accorder.
34:44Et que ce budget soit voté
34:45ou qu'il bénéficie
34:47d'un accord de non-censure,
34:48comme ça a été le cas
34:49pour le projet
34:49de loi de finances
34:50l'année dernière,
34:51ce qui compte,
34:52c'est bien
34:52ce qu'il y a dedans.
34:53Et donc,
34:54avec l'ensemble
34:54des forces politiques,
34:56nous aurons cette discussion,
34:57encore une fois,
34:58au Parlement.
34:58Et moi,
34:59j'espère qu'on arrivera,
35:00malgré la campagne présidentielle,
35:02malgré les désaccords
35:04qui sont réels
35:04entre les uns et les autres
35:05et que je ne nie pas du tout,
35:07à trouver un compromis.
35:09On parle d'un budget
35:10pour 4-5 mois.
35:12Est-ce que les Français
35:13comprendraient vraiment
35:14que pour 4-5 mois,
35:15on n'arrive pas
35:16à se mettre d'accord
35:17sur une copie de sauvegarde,
35:19tout en laissant,
35:20bien sûr,
35:21la légitimité
35:22à la prochaine majorité,
35:24s'il y en a une,
35:25de s'accorder
35:26sur éventuellement
35:27une copie rectificative.
35:29Vous êtes donc engagé
35:30aux côtés d'Édouard Philippe,
35:30on l'a dit brièvement
35:31tout à l'heure,
35:32on vous a vu
35:32à ses côtés récemment,
35:34on vous a vu
35:34à ses meetings également.
35:36Et pourtant,
35:36Sébastien Lecornu,
35:37votre patron,
35:38le Premier ministre,
35:39avait fixé une règle
35:39il y a quelques mois.
35:40Il avait dit
35:41« pas de politique partisane
35:42quand on est au gouvernement ».
35:44Vous lui avez désobéi.
35:45– Le Premier ministre
35:48a dit la chose suivante,
35:50il n'a dit
35:50« pas de rôle opérationnel
35:52dans la campagne ».
35:52Dit autrement,
35:53les ministres doivent être
35:55pleinement concentrés
35:55sur leurs tâches.
35:56– Quand vous êtes
35:56à son meeting,
35:57vous n'êtes plus ministre.
35:58– C'est le cas,
35:58pardonnez-moi,
35:59c'est le cas lorsque vous êtes
36:00porte-parole du gouvernement,
36:01c'est peut-être encore plus vrai
36:02lorsque vous êtes
36:03ministre de l'Énergie
36:04dans un contexte
36:05qui est,
36:06on l'a dit depuis le début,
36:08extrêmement difficile.
36:09Est-ce que ça nous empêche
36:11d'avoir du soutien
36:12pour tel ou tel candidat
36:14?
36:15La réponse est non
36:15et je constate d'ailleurs
36:16qu'on est un certain nombre
36:18à faire preuve
36:19de positionnement
36:20au sein du gouvernement.
36:22Ça fait aussi
36:23partie de la vie politique.
36:24– Vous nous dites ce soir,
36:25pardon Maud Bréjon,
36:25que vous pouvez rester ministre
36:27jusqu'à l'élection présidentielle,
36:29que ça ne posera pas de problème
36:31cette double casquette
36:32si on peut l'appeler comme ça.
36:33– Ce que je dis,
36:34c'est que l'exigence
36:35du Premier ministre,
36:36c'est d'avoir,
36:36encore une fois,
36:37des membres du gouvernement
36:38pleinement à leurs tâches,
36:40ce qui ne les empêche pas.
36:41– Ce n'est pas tout à fait
36:41la question que j'ai dit.
36:42– Est-ce qu'il ne les empêche pas ?
36:43– Donc vous vous projetez ?
36:44– Est-ce qu'il ne les empêche pas
36:45d'apporter un soutien
36:46à tel ou tel candidat ?
36:48– Donc ça ne pose pas de problème
36:49pour être précis,
36:50que vous restiez ministre
36:51jusqu'à la fin du quinquennat
36:53et jusqu'à l'élection présidentielle.
36:54C'est quelque chose
36:54que vous envisagez ?
36:55– Mais pour tous les ministres,
36:57s'ils sont, encore une fois,
36:58pleinement à leurs tâches,
37:00ça ne les empêche pas
37:01d'apporter leur soutien
37:02à un candidat.
37:03– Je voudrais quand même
37:04rebondir là-dessus
37:05parce que cette campagne présidentielle,
37:08ce n'est pas une affaire de parti,
37:11c'est l'avenir du pays.
37:13Ce qui va se passer en avril
37:14ou en mai prochain,
37:16ça va être absolument déterminant.
37:18Certains parlent de l'élection
37:19la plus importante
37:20depuis des dizaines d'années,
37:22probablement à raison.
37:24Et donc, ce qu'on fait aujourd'hui,
37:27tout ce qu'on met en œuvre
37:28au gouvernement,
37:29c'est extrêmement important,
37:31mais empêcher
37:33et faire en sorte
37:34de porter un projet
37:35pour que ni le Rassemblement national,
37:37ni la France insoumise,
37:38notamment,
37:39n'arrivent aux responsabilités
37:40dans sept mois,
37:42ce n'est pas un petit sujet,
37:43vous voyez.
37:44Je considère que ce n'est pas
37:45uniquement une affaire de parti.
37:47Ce n'est pas un petit sujet partisan.
37:49On parle de l'avenir de la France.
37:51– Donc, il n'y a aucune incompatibilité
37:53de votre point de vue
37:54à continuer à rester ministre ?
37:55– Je pense que quand on est attaché,
37:56encore une fois,
37:57à l'avenir de ce pays,
37:58qu'on a des convictions fortes,
38:01être au gouvernement,
38:02comme être au Parlement d'ailleurs,
38:04et travailler au quotidien
38:05aux problèmes des Français,
38:07c'est absolument nécessaire,
38:09mais se mobiliser aussi,
38:12aussi,
38:12pour ne pas donner
38:13les clés du camion
38:14à des gens qui,
38:15selon moi,
38:16enverraient le pays dans le mur,
38:17ça a du sens.
38:18– Maude Brejon,
38:19une campagne,
38:19je le disais en introduction,
38:21très animée,
38:22violente à certains égards.
38:24J'aimerais vous faire entendre
38:25un extrait
38:26que vous avez forcément entendu
38:27d'Édouard Philippe,
38:28justement,
38:28à l'occasion d'un podcast,
38:30qui parle de,
38:31peut-être,
38:32son élection,
38:33et des mois
38:34qui suivraient.
38:35Il aimerait peut-être
38:36une petite pause
38:37pour constituer son équipe,
38:38se reposer,
38:38et ça a suscité
38:39beaucoup de commentaires.
38:40Écoutons Édouard Philippe d'abord.
38:42– Moi, j'adorerais un système
38:43dans lequel le président
38:45est élu en mai,
38:45et il prend ses fonctions
38:46en septembre.
38:47Et entre mai et septembre,
38:49il a le temps,
38:50un, de se reposer,
38:52de décompresser
38:53après une élection présidentielle
38:54qui est hyper usante,
38:55hyper fatigante.
38:56Je ne dis pas
38:57qu'il doit prendre
38:57preuve de vacances,
38:58mais franchement,
38:59une semaine,
39:00ça ne fait pas de mal.
39:01Deux semaines,
39:01ça ne fait pas de mal
39:02avant de repartir.
39:03Il aurait le temps
39:04de consulter
39:05beaucoup plus lentement
39:06et dans les conditions
39:07où on sait que c'est lui
39:07qui va devenir
39:08les partenaires sociaux,
39:10les chefs d'État étranges,
39:11plein de gens.
39:12– Édouard Leflémar
39:13a dégainé toute une partie,
39:15notamment,
39:15du Rassemblement national.
39:16Ça vous fait sourire
39:17ou vous avez peur
39:18que ça lui colle à la peau
39:19durant toute cette campagne ?
39:20– Je trouve que ça dit
39:20beaucoup de ce qu'est
39:21la vie politique aujourd'hui.
39:23On a un podcast
39:23qui doit durer
39:241h15 ou 1h30
39:26et qui est résumé
39:28de manière mensongère,
39:31volontairement mensongère,
39:32en un tweet,
39:32en l'occurrence
39:33par le Rassemblement national.
39:35Ce que dit Édouard Philippe
39:36dans ce podcast
39:37est assez intéressant,
39:39notamment pour les Français
39:40qui ne connaissent pas bien
39:41la vie politique.
39:42Il raconte son arrivée
39:43à Matignon,
39:44la difficulté
39:46lorsqu'on vient de l'extérieur,
39:48de ce tourbillon,
39:50de la mise en place
39:51des premiers cabinets,
39:52des premières décisions,
39:54de tout ce que ça induit.
39:56Et donc,
39:57il pose la question,
39:58non pas de partir en vacances,
40:00il pose la question
40:01de la manière
40:02dont s'installe le pouvoir.
40:03D'autres pays,
40:04les États-Unis en premier lieu,
40:06on prend sous veste cet exemple,
40:07l'ont fait.
40:08Donc,
40:09d'une part,
40:10il y a un détournement
40:11volontaire
40:12et avéré
40:13de ces paroles
40:14et plus globalement,
40:15moi je trouve
40:15que ça nous questionne
40:16sur l'état
40:17du débat politique.
40:18Quand vous commencez
40:19avec un podcast,
40:21encore une fois,
40:22je trouve moi
40:23très intéressant
40:23qui dure une heure et demie
40:24et que vous terminez
40:25avec un tweet
40:26de Sébastien Chenu
40:27et un visuel
40:29volontairement moqueur
40:30et un peu méprisant,
40:35vous dites qu'on a encore
40:36un peu de chemin
40:37au regard de la taille
40:38des enjeux
40:39auxquels la France
40:39y est.
40:39Une question,
40:40Maud Bréjon,
40:40vous disiez il y a quelques secondes
40:42qu'on était à l'aube
40:43peut-être de l'élection présidentielle
40:45la plus importante
40:45de la Ve République.
40:46Certains le disaient.
40:47François Hollande,
40:48par exemple.
40:48Vous sembliez partager
40:48tout de même ce constat.
40:50Est-ce que dans les jours
40:52et les semaines
40:52qui vont suivre
40:53le second tour
40:54de l'élection présidentielle,
40:55les Français n'attendent pas
40:57des décisions importantes,
41:00des réformes immédiates
41:01et donc ça irait
41:03à l'encontre
41:03de ce qu'a dessiné
41:05Édouard Philippe
41:06dans ce podcast ?
41:06Encore une fois,
41:07je crois que cette question
41:08de décaler la prise
41:10de fonction du président
41:11est une question
41:12qui de toute façon
41:12ne se pose pas
41:13et elle ne se posera pas
41:15dans les semaines
41:16ou dans les mois à venir
41:17qui sont le moment
41:18où cette éventuelle décision
41:19devrait être prise.
41:20Donc on peut discuter
41:21sur, encore une fois,
41:23l'efficacité du système.
41:25Est-ce qu'un politique
41:25doit être ou pas un futur homme ?
41:27Est-ce qu'il peut l'être
41:28ou pas ?
41:29D'ailleurs c'est une autre question.
41:30En l'occurrence,
41:31ça n'aura pas lieu.
41:32Et bien sûr,
41:33les Français souhaitent
41:33des décisions extrêmement rapides
41:35et extrêmement efficaces.
41:37Pour ça,
41:37il faudra une majorité,
41:38il faudra des élections législatives.
41:40Mais il y a une campagne,
41:41ça va durer sept mois
41:42et c'est aussi fait pour ça.
41:43Maude Bréjou,
41:43je voudrais vous montrer
41:44deux images
41:45de votre candidat préféré,
41:46Édouard Philippe,
41:47prises à quelques jours
41:48d'intervalle.
41:48La première,
41:49c'est celle
41:50aux côtés de Gérald Darmanin
41:51où il s'essaye à la...
41:52Vous y étiez.
41:53Vous y étiez, pardon,
41:54à la fabrication des frites
41:56avec son très joli tablier.
41:58Et puis,
41:58hier,
41:59Bis Repetita en cuisine
42:00pour Édouard Philippe,
42:01cette fois,
42:02qui a fabriqué
42:02des flammes-cuches,
42:03les fameuses tartes flambées
42:05alsaciennes.
42:05C'était dans un déplacement
42:06à Metz.
42:07Je vous pose la question,
42:08sans doute,
42:09comme beaucoup de Français
42:10se la posent,
42:11est-ce que ce n'est pas
42:11complètement ringard
42:12de faire de la politique
42:14comme ça ?
42:14Est-ce qu'Édouard Philippe,
42:16dont l'objectif est
42:17de redresser la France,
42:18a besoin de nous montrer
42:19qu'il sait faire
42:21des frites croustillantes
42:22et des flammes-cuches
42:23délicieuses ?
42:23Moi, je crois
42:24qu'on a encore besoin
42:25de voir des responsables
42:27politiques
42:29qui sont aux côtés
42:30des Français
42:31dans des tâches
42:32qui peuvent paraître
42:33extrêmement banales,
42:35dans des foires,
42:36dans des marchés,
42:37là, en l'occurrence,
42:38avec des restaurateurs,
42:39et que ça n'empêche pas
42:40de porter une vision
42:41et des projets
42:42ambitieux pour le pays.
42:43D'ailleurs,
42:44je souris...
42:44On n'élit pas un cuisinier
42:46pour l'Élysée.
42:48Je souris de vous entendre
42:50reprocher à Édouard Philippe
42:51de faire trop de com'.
42:52Parce qu'on nous a dit
42:53pendant des mois
42:53qu'il était trop techno,
42:55qu'on ne le voyait pas suffisamment,
42:56qu'il ne parlait pas suffisamment,
42:58qu'il ne se mettait pas
42:59assez en valeur.
42:59Pas trop de com'
43:00de la com' d'avant.
43:01Et donc,
43:02aujourd'hui,
43:02quand je vous entends dire ça,
43:04voilà,
43:04ça me fait encore une fois sourire.
43:06Ce serait problématique
43:07s'il n'y avait
43:08que de la communication.
43:10Peut-être que ça n'apparaît
43:11pas très naturel
43:11chez un ancien Premier ministre
43:13qui a une image
43:14plutôt sobre,
43:15on va dire ça comme ça,
43:16et que, donc,
43:17on a l'impression
43:18que c'est de la pure communication.
43:21si, encore une fois,
43:23tout son programme,
43:24tout ce qu'il défend,
43:25n'était que communication.
43:28Et je pense que, d'ailleurs,
43:29les Français
43:29en ont en partie marre
43:31des coups de com' en politique,
43:33du buzz,
43:33des petites phrases,
43:34et qu'on a à apprendre de ça.
43:36Mais qu'il y ait ces moments,
43:37au fond,
43:38comme le fait un maire,
43:39Edouard Philippe,
43:40il est maire du Havre,
43:41comme le fait un maire
43:42chaque week-end,
43:43c'est-à-dire être aux côtés
43:45des habitants de sa ville
43:47dans des moments
43:47extrêmement simples,
43:50de fait des associations,
43:51de kermesses de villages,
43:53de dîners de quartiers.
43:55Voilà, moi,
43:56je pense que ça va aussi
43:58dans le sens
43:58de rapprocher un peu
44:01des responsables politiques
44:02qui, parfois,
44:02peuvent paraître loin
44:03et des Français
44:05qui ont le sentiment
44:06qu'on ne les écoute plus beaucoup.
44:07Rapidement,
44:07Maude Brejon,
44:08Edouard Philippe
44:09ne veut toujours pas
44:10entendre parler d'une primaire
44:11avec ses adversaires
44:13du Bloc central,
44:14je pense à Gabriel Attal
44:15ou encore Bruno Retailleau,
44:16alors que deux tiers
44:17des électeurs de droite
44:18et du centre
44:18y sont favorables.
44:19Le sondage récent
44:21Odexa pour le Figaro,
44:23pourquoi ?
44:24Il a peur peut-être
44:25de la défaite ?
44:26Il a peur de quoi ?
44:27Le sujet,
44:28ce n'est pas la primaire.
44:29L'enjeu,
44:29c'est le rassemblement.
44:30Vous savez,
44:31moi, je regarde ce qu'on fait.
44:31Mais on en est très, très loin.
44:32Quand on voit sa proposition
44:33de Matandu
44:33se retrouver à la Toussaint,
44:35on dit non.
44:36Je regarde,
44:36vous rappelez à juste titre
44:38que j'étais d'abord
44:38et avant tout ministre,
44:39je regarde ce qu'on fait
44:40aujourd'hui au gouvernement
44:41et ce qu'on a fait
44:43dans le gouvernement
44:44de M. Bayrou,
44:45de M. Barnier
44:46depuis la dissolution maintenant.
44:47On a fait un choix simple.
44:49La droite et le centre,
44:50depuis 2024,
44:52ont fait le choix
44:52de travailler
44:53et de gouverner ensemble.
44:56Quand on entend
44:56Bruno Retailleau aujourd'hui ?
44:58J'allais vous en parler.
44:59J'ai été collègue
45:00du gouvernement
45:00de Bruno Retailleau,
45:01j'étais porte-parole
45:02de Michel Barnier
45:03quand lui était
45:04ministre de l'Intérieur.
45:05On a très bien
45:06travaillé ensemble
45:06dans un gouvernement
45:08où il y avait
45:09et où il y a toujours
45:10aujourd'hui
45:10des gens qui viennent
45:11de Renaissance,
45:12des gens qui viennent
45:13de LR,
45:13du Modem,
45:14de Horizon.
45:15C'est ce qu'on doit arriver
45:17à faire perdurer
45:18dans les mois
45:19et dans les années à venir.
45:20Pourquoi ?
45:21Parce qu'on a
45:21dans l'ensemble,
45:23dans les grandes lignes,
45:24les mêmes projets,
45:25parce qu'on porte
45:26des convictions similaires
45:27et parce que
45:28quand on voit
45:29la puissance
45:30du Rassemblement national
45:31d'un côté
45:32et de la France insoumise
45:34de l'autre,
45:35les petites dissonances
45:36entre nous
45:37ne valent rien.
45:38Maude Bregeon,
45:39c'est l'heure
45:39à présent
45:40de ces dernières minutes
45:41d'émission
45:41du petit oral
45:42pour mieux vous connaître.
45:44C'est le quiz.
45:45Le quiz.
45:45Une série de questions
45:46courtes, promis,
45:48mais des réponses courtes aussi.
45:49Jim ?
45:49Première question,
45:50Sébastien Lecornu
45:51a fêté en début de semaine
45:52son premier anniversaire
45:54à Matillon.
45:54Est-ce que vous lui avez
45:54offert un petit cadeau ?
45:56Non,
45:57je crois que la préparation
45:58du budget
45:58ne crée pas
46:00une ambiance de fête
46:01à Matillon.
46:01Pas de fête,
46:02pas de coupe de champagne
46:02en début de semaine.
46:04C'est l'anniversaire
46:05de Jordan Bardella.
46:06Aujourd'hui,
46:07il a 31 ans.
46:08Qu'est-ce que vous lui souhaitez ?
46:11Pas grand-chose,
46:12mais voilà,
46:13pas grand-chose.
46:15Pas grand-chose.
46:15Enfin,
46:15je lui souhaite...
46:16Est-ce que comme d'autres
46:18responsables politiques
46:18hier soir
46:19pour son premier concert parisien,
46:22vous étiez
46:23allé voir Céline Dion
46:25hier soir ?
46:25On sait que Gabriel Attal,
46:26Edouard Fillet,
46:27est-ce que vous étiez
46:28hier soir ?
46:28Oui.
46:29Vous étiez cette chance
46:30ultime
46:31d'être au premier concert
46:32de Céline Dion.
46:33Votre chanson préférée
46:33de Céline Dion ?
46:34Alors,
46:35on m'a déjà posé la question,
46:36donc j'ai eu le temps
46:37d'y réfléchir
46:37pour être très honnête.
46:39Ce n'est pas une chanson
46:40qu'elle a écrite elle-même,
46:41c'est la chanson Ziggy
46:42parce que ma soeur
46:43la chantait dans le salon
46:44quand j'étais petite,
46:45ma grande soeur.
46:45Voilà.
46:45Mais du coup,
46:46c'est des souvenirs de famille.
46:47Une question
46:47qui ne se produira peut-être jamais,
46:49mais si la politique
46:50s'arrête pour vous,
46:52quelle serait votre conversion,
46:53votre métier idéal ?
46:55Moi, je suis ingénieure de formation.
46:57J'ai travaillé dans le nucléaire
46:58pendant des années.
46:59Je ne retournerai pas forcément
47:01dans l'entreprise
47:02dans laquelle j'étais.
47:03Mais en tout cas,
47:04je viens de l'industrie
47:05et j'avais un métier avant
47:06et donc j'espère
47:07que j'aurai un métier après.
47:08Et de toute façon,
47:09je ne compte pas en faire
47:10pendant des dizaines d'années.
47:11Gabriel Attal a lancé
47:12sa campagne
47:12avec une opération
47:131000 cafés
47:14pour aller au contact
47:15avec les Français.
47:16Est-ce que vous irez...
47:20Oh bah si,
47:21il m'invite,
47:22je viendrai ?
47:23Sans problème.
47:25Non mais écoutez,
47:26d'abord,
47:26c'est très bien
47:27qu'ils mettent en place
47:27des dispositifs de campagne.
47:29C'est des moments de rencontre,
47:30c'est des moments d'échange.
47:31Je vois bien
47:32cette petite musique,
47:33Gabriel Attal,
47:33Édouard Philippe,
47:34Bruno Rutaillot.
47:35Le fait est que
47:36tout ce petit monde
47:36va devoir se réunir à la fin.
47:38Aujourd'hui,
47:38il me le plaît
47:39et c'est incontestablement
47:40Édouard Philippe.
47:41Et donc,
47:42on n'a pas d'ennemis
47:43au sein de la droite
47:44et du centre.
47:44Merci infiniment,
47:45Maud Brejon
47:46d'avoir été notre invité
47:48ce soir.
47:48Merci Jim,
47:49merci Marc
47:49d'avoir été l'invité
47:51du Grand Oral BFM
47:53Le Figaro.
47:53Merci au public
47:55qui était là ce soir
47:56et vous pouvez d'ailleurs
47:57participer à cette émission
47:58en vous inscrivant
47:59sur le site
48:00wiclap.fr
48:01Merci à tous.
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