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Ce mardi 15 septembre, Antoine Larigaudrie a reçu Olivier Janoray, avocat associé à la Cour chez Duroc Partners, Antoine Andreani, directeur de la recherche chez XTB France, et Marc Bertrand, président du directoire de Praemia REIM France, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:05BFM Business, tout pour investir, Antoine Larigauderie.
00:08Et soyez tous les bienvenus, bienvenue à toutes et tous pour TPI, tout pour investir.
00:14Évidemment on est à la radio, en télé, en web, en podcast, en replay, mais ce sera 30 minutes chrono
00:21archi concentré toute cette saison pour vos finances personnelles, votre patrimoine, vos petits trésors.
00:27Bon, arrêtez bien s'être enterré, bien musclé, bien costaud, mais hop hop hop hop, dites donc, ça a été
00:34la vie d'imposition ?
00:36Pas de mauvaise surprise ?
00:37Bon, on va quand même regarder tout ça à la loupe parce que pour certains d'entre vous ça arrive,
00:40c'est la douche froide.
00:42Alors après avoir bougonné tout un week-end, vous allez sans doute vouloir rectifier un certain nombre de choses, on
00:47va vous aider à bien le faire, à préparer votre grande rectification.
00:51Olivier Jeannorette du RockPartner qui est avec nous pour ouvrir la boîte à outils.
00:54L'immobilier, évidemment, au cœur de vos finances personnelles, au cœur de votre patrimoine, au cœur du débat public, évidemment
01:00en ce moment, mais surtout cette impression tenace que l'immobilier, finalement, c'est une rente.
01:06Et du coup, l'État, comme le particulier, on prend des biais comportementaux sur cette idée qui est quand même
01:11fausse.
01:12L'immobilier, c'est quelque chose de dynamique, qui vit, qui se valorise, qui change de main.
01:16Et en ça, on va essayer un peu de briser les idées reçues ce matin et de repartir sur de
01:20nouvelles bases.
01:21Marc Bertrand de Premia R.E.I.M. avec nous dans le placement à suivre.
01:25Et puis l'or, alors décidément drôle de rentrée pour un de vos placements favoris.
01:29Univers d'auto qui grimpe, de dollars en délicatesse, de banque centrale très interventionniste.
01:34Au milieu de tout ça, le calme sur l'or, en ce moment, est-il un faux calme ?
01:39Des réponses d'Antoine André-Agné d'XTB avec qui on va ouvrir le coffre-fort en fin d'émission.
01:44D'ici là, vous pouvez nous joindre par e-mail direct à bfmbusiness.fr.
01:48Vous pouvez nous envoyer un SMS au 732 16, taper le mot-clé business suite, votre message,
01:52et puis sinon directement sur mes comptes Twitter et LinkedIn.
01:56Allez, la boîte à outils, on l'ouvre tout de suite.
02:00Tout pour investir, la boîte à outils.
02:04Olivier Jeannoret du Rock Partners, bonjour.
02:06Bonjour André.
02:06Merci de faire votre rentrée avec nous.
02:09Et oui, je le disais souvent, c'est un peu le stress, quand on rentre de vacances, on va à
02:12la boîte aux lettres.
02:13Et là, bon, c'est le ministère de l'économie et des finances, et on ouvre et...
02:17Oh ! Ah mais je sais, j'avais pas du tout commandé ça.
02:22Non, non, la déclaration d'impôt, l'avis d'imposition.
02:26Là, vous avez les cheveux qui se dressent sur la tête en vous disant, non, non, non,
02:29il y a un truc qui est pas au point, c'est pas possible.
02:32Et donc, on a cette possibilité.
02:33Toujours, de rectifier sa déclaration d'impôt.
02:38Alors, une fois qu'on a reçu l'avis d'imposition, c'est toujours un petit peu compliqué à gérer
02:44comme moment.
02:45Alors, globalement, comment on fait ?
02:47On se pose déjà, on réfléchit.
02:50Et quelles sont les premières choses à faire, Olivier Jeannoret ?
02:54Exactement, on rentre de vacances, et même si c'est pas une surprise, c'est toujours surprenant.
02:58Des fois, ça l'est !
02:59On reçoit notre avis d'imposition.
03:00On a changé de tranche, genre de... Ah !
03:03Exactement. Alors, c'est un peu moins une surprise, pourquoi ?
03:05Parce que, normalement, quand vous avez fait votre déclaration, maintenant, l'administration, l'espace Internet vous propose, en tout cas,
03:11une simulation et le montant que vous aurez à payer d'impôt, ou le montant que vous allez recevoir comme
03:16remboursement.
03:17Donc, ça peut être une mauvaise nouvelle, mais ça peut être aussi parfois une bonne nouvelle.
03:20Et, encore une fois, c'est la continuité de ce qu'on a fait en mai, en juin. On a
03:25déclaré nos revenus comme on le fait chaque année.
03:28Ça peut arriver qu'il y ait une très grosse différence entre la simulation et l'avis d'imposition qui
03:33vous arrive ?
03:33Normalement, non. En réalité, sur les dizaines de millions de déclarations qu'il y a par an, déjà, il y
03:39en a un certain nombre qui sont dites simples.
03:41C'est-à-dire que la déclaration était pré-remplie, on a simplement vérifié les montants, on a validé.
03:45Donc, celles-ci peuvent être processées assez automatiquement. L'intelligence artificielle aide beaucoup l'administration en matière.
03:51Il y a des déclarations, qu'on va dire, complexes, quand il y a une multiplicité de revenus de différentes
03:56natures,
03:56des revenus fonciers d'un côté, des revenus professionnels qui ne sont pas forcément des revenus salariaux.
04:01Des actions, des dividendes.
04:03Exactement. L'administration ne se lance pas dans une simulation immédiate.
04:07Et donc là, la surprise peut se faire entre les calculs qu'on avait fait sur son tableau Excel et
04:12ce qu'on reçoit.
04:13Après, il peut y avoir des erreurs, surtout.
04:15Des erreurs de vote faite, des erreurs qu'on pense ne pas avoir faites et qu'on impute à un
04:20bug informatique.
04:21Mais on se retrouve avec un montant qui n'était pas celui qu'on avait anticipé.
04:24Donc, la première chose, naturellement, c'est d'analyser cet avis d'imposition et de voir s'il y a
04:29un quoi quelque part,
04:30si un montant n'a pas été indiqué, a été transformé.
04:32Parfois, il y a un peu la dyslexie des chiffres.
04:35On les change de place.
04:37C'est bizarrement...
04:37Ça arrive au meilleur.
04:38Voilà.
04:39Ça impacte énormément le montant d'imposition.
04:40Ce nombre de cases.
04:42Ce qu'il faut savoir, c'est qu'aujourd'hui, en 2026, et l'administration, quand vous avez reçu votre
04:45avis,
04:46elle vous envoie aussi des mails et elle vous parle de corriger votre déclaration.
04:50Ce n'est pas quelque chose de nouveau.
04:51Ça ne date pas d'il y a un an, deux ans.
04:52Non, bien sûr.
04:53Ça a une petite dizaine d'années.
04:55Il y a une loi en 2018 qui avait pour objectif de faire plus simple et de faire confiance.
05:01Faire plus simple et faire confiance, c'est d'éviter le contrôle à tout va et d'aller plutôt dans
05:06un accompagnement de l'administration fiscale auprès du contribuable.
05:10Et dans ce faire plus simple et faire confiance, il y a une idée, c'est que personne n'est
05:15parfait et qu'on peut faire des erreurs.
05:17Et quand on fait une erreur, ce n'est pas forcément avoir voulu truander l'administration fiscale, le trésor public.
05:23Et il y a un droit à l'erreur qui a été instauré à ce moment-là.
05:27Et ce droit à l'erreur est très important parce qu'il évite, il nous permet d'éviter, nous contribuables,
05:32les sanctions liées à un redressement fiscal.
05:35Et quelles sont-elles, ces sanctions-là ?
05:37L'intérêt de retard, c'est le coût du temps, assez classique, 2,40 par an, plutôt faible aujourd'hui
05:41vu les taux.
05:42C'était 4,80 il y a une dizaine d'années, mais quand les taux ont chuté,
05:46ce taux-là aussi a été impacté.
05:48Oui, alors attention, les taux ont tendance à remonter.
05:51On pourrait imaginer que l'administration fiscale se pose la question inverse aujourd'hui.
05:56Et surtout, il y a une pénalité de 10%.
05:58Et cette pénalité, elle est tout à fait désagréable comme on peut le concevoir.
06:02Ça, généralement, c'est quand on ne déclare pas à temps, on a laissé passer la date.
06:05On ne déclare pas à temps où il y a un revenu qui nous a échappé, un loyer qu'on
06:10a perçu.
06:11Et dans, on va dire, le marasme de la déclaration, pris par plusieurs feux en même temps, on a oublié
06:17d'intégrer tout ça.
06:17Donc là, automatiquement, c'est plus 10.
06:19C'est plus 10.
06:20Mais c'est plus 10 aujourd'hui.
06:21Si l'administration vient et vous contrôle, qu'au moment du contrôle, vous ne dites rien, vous n'essayez pas
06:26de corriger.
06:27Et à ce moment-là, toutes les pénalités s'appliquent.
06:30Le droit à l'erreur, c'est de dire, si de façon spontanée, avant même qu'un contrôle soit engagé,
06:35ou dans le cadre des prémices d'une discussion avec l'administration, ce qu'on appelle une demande de renseignement,
06:40vous dites, stop, je me suis trompé.
06:42Si c'est la première fois, ça va fonctionner.
06:45Quand je dis ça va fonctionner, il y aura deux effets.
06:47Vous n'aurez pas la pénalité de 10%.
06:48Et vous aurez des intérêts de retard minorés.
06:51Minorés de 50 à 30% en fonction des situations.
06:54Ça fonctionne si c'est la première fois.
06:56Vous n'êtes pas récidiviste, si vous n'êtes pas dans une fraude,
06:57ou si vous n'êtes pas dans ce qu'on appelle un manquement délibéré.
07:00Une mauvaise foi, criard, mais c'est l'administration fiscale de prouver cette mauvaise foi.
07:04Et donc, c'est là où il faut quand même l'utiliser de façon intelligente, naturellement.
07:08Quand on a fait une erreur grossière, il faut prendre son courage à deux mains
07:12et chercher à rectifier, parce qu'encore une fois, les conséquences sont beaucoup moins graves
07:17si c'est nous qui allons voir l'administration, que si c'est l'inverse qui se passe.
07:20Il faut savoir que c'est une rectification.
07:23Une rectification, d'un point de vue technique, c'est déjà une réclamation de ce qu'on appelle contentieuse.
07:27Donc, il faut imaginer que l'administration va nous répondre et potentiellement nous poser des questions.
07:31Oui, on est dans un autre registre.
07:32Exactement, qu'on n'aurait pas eues dans la déclaration initiale.
07:34Normalement, la déclaration initiale, elle suit son cours.
07:37Dans l'année qui suit, et souvent avant le délai de prescription de trois ans,
07:40l'administration peut venir nous voir.
07:41Mais compte tenu du nombre de contribuables, on sait très bien que tout le monde n'est pas regardé.
07:46Et donc là, c'est un peu différent, parce qu'à partir du moment où vous corrigez,
07:49vous demandez à l'administration fiscale de s'assurer que quelque part, ce que vous avez fait est correct.
07:53Donc, il faut s'attendre à des questions, mais il ne faut pas en avoir peur pour autant.
07:56Il faut savoir qu'aujourd'hui, sur les 30 millions à peu près de déclarations de revenus,
08:01il y en a 3-4% qui sont corrigés chaque année.
08:05C'est peu, mais en même temps, il faut le mettre encore une fois en exergue
08:09par rapport au fait que beaucoup de déclarations sont dites simples,
08:11avec un type de revenus, des revenus salariaux,
08:13où il n'y a pas grand-chose à faire et grand-chose à contrôler non plus.
08:17Oui, donc globalement, plus de peur que de mal.
08:20Et puis, voilà, il faut juste faire acte de bonne foi
08:23et généralement demander la rectification de soi-même, ça peut aider.
08:27Est-ce que ça arrive parfois que, vous savez, c'est comme un monopolie,
08:31erreur du fisc en votre faveur ?
08:33Alors, il y a les remboursements juste avant les vacances.
08:36Généralement, c'est en juillet, je crois, c'est fin juillet.
08:40Est-ce que ça peut arriver que, bon, le fisc vous rembourse un peu d'argent
08:45et après, vous redisez, ah oui, non, mais on s'est gouré,
08:48en fait, vous en devez un peu plus.
08:50C'est là où la question, c'est d'où vient l'erreur ?
08:52Voilà.
08:53Soit on est responsable de cette erreur,
08:54et là, normalement, c'est normal que l'impôt ne soit pas sur votre avis d'imposition.
09:00Qu'il y ait des erreurs, on va dire, informatiques de traitement, il y en a.
09:03Oui.
09:04Normalement, il n'y en a pas sur les revenus, on va dire, simples,
09:07qui sont télé-déclarés, les revenus salariaux,
09:10les dividendes versés par des banques françaises.
09:14Après, sur des revenus de typologie un peu particulière,
09:18l'actionnariat salarié, par exemple, où il y a eu beaucoup de nouveautés,
09:21chaque année, il y a des nouveautés.
09:22On sait que le système déclaratif est perfectible en la matière,
09:25et donc, parfois, l'erreur n'est pas de notre fait.
09:28Et la tentation peut être grande de ne pas se réveiller,
09:31puisqu'on va se dire qu'à ce moment-là,
09:32c'est l'administration qui est responsable et pas de notre.
09:35Olivier Jeannoret du Rock Partners,
09:37merci infiniment d'avoir été avec nous,
09:38et donc, paniquez pas, rectifiez,
09:40et puis, votre bonne foi va compter à ce niveau-là.
09:44Allez, tout de suite, on passe à la suite.
09:48Tout pour investir, le placement à suivre.
09:51Et l'immobilier, alors, toujours au cœur de vos préoccupations,
09:54de l'actualité de votre patrimoine,
09:56et aussi du discours des candidats à la présidentielle.
10:00Ça reste quand même un placement, une pierre de touche,
10:04sans mauvais jeu de mots, de votre patrimoine.
10:06Pour en parler, Marc Bertrand de Prahemia R.E.I.M.
10:10Bonjour.
10:12Bonjour.
10:12Merci d'être avec nous.
10:13Alors, il y a une sorte de biais comportemental, quand même,
10:16qu'on a toujours autour de l'immobilier,
10:19quel que soit le point de vue,
10:20qui est, voilà, c'est une rente, l'immobilier.
10:22C'est un gros truc qui rapporte du rendement.
10:25C'est, bon, c'est accessoirement le toit qu'on a au-dessus de la tête.
10:29C'est un placement, c'est de la rente,
10:31c'est du capital un petit peu passif, on va dire.
10:33Ben non.
10:34Non, non.
10:34L'immobilier, ça vit, ça prend de la valeur, ça se valorise.
10:37On l'entretient, il change de main.
10:39C'est un actif dynamique.
10:40Et est-ce que vous ne pensez pas que, en cette rentrée,
10:43il faudrait peut-être finalement changer un petit peu d'optique
10:45autour de l'immobilier,
10:46alors dont le marché est en pleine recomposition en ce moment,
10:48et se mettre dans la tête que, voilà, c'est un actif dynamique
10:52et ce n'est pas une rente.
10:55Vous parlez d'or, c'est-à-dire que l'immobilier rentier,
10:58c'est une ritournelle que l'on entend chez beaucoup de politiques
11:02et en fait de pas mal de bords différents.
11:06Mais l'immobilier est tout sauf un placement passif.
11:09C'est-à-dire, un, du point de vue du comportement de l'investisseur,
11:12parce qu'il doit acheter, il doit entretenir,
11:14il doit chercher des locataires, il doit faire l'entretien,
11:16l'adaptation énergétique, j'en passe, et des meilleurs,
11:21puisqu'il y a énormément d'actions à mener
11:26pour entretenir et faire vivre l'immobilier locatif.
11:29Et puis le deuxième point, c'est que c'est un inducteur d'emploi incroyable
11:34dans les territoires en France, et non délocalisable en plus.
11:38Et je dirais, on ne pourrait pas du tout en dire autant
11:40que tous les produits d'épargne.
11:41Donc, sans faire de la comparaison inutile,
11:46je vous laisse imaginer entre de l'immobilier
11:48et l'achat d'une obligation,
11:51qui est le plus actif en termes d'investisseurs ?
11:53Voilà, ne serait-ce que pour donner cet exemple.
11:54Oui, mais c'est vrai qu'autour de la table,
11:56il y a énormément de professionnels de la gestion de patrimoine
12:00qui nous disent, mais regardez aussi l'immobilier
12:01comme un projet qui a du sens, un produit qui a du sens,
12:04et qui est inclus dans tout un tas de dynamiques
12:08vraiment très actives autour de l'économie générale.
12:12Alors, est-ce qu'on peut brosser un petit peu aussi
12:15un panorama du marché des SCPI ?
12:17On le sait, les SCPI, c'est un moyen un peu liquide,
12:20un petit peu pointu d'investir dans l'immobilier.
12:24Quelle place prennent les SCPI dans ce marché,
12:27là, en ce moment, à l'instant T, en cette rentrée ?
12:31La collecte est à peu près sur le marché,
12:33à peu près sur le même rythme que l'exercice précédent,
12:36c'est-à-dire de 2025,
12:38à savoir de l'ordre de 4 milliards d'euros par an.
12:39Donc, c'est un rythme non négligeable.
12:43Quelques traits saillants.
12:44Le premier, c'est le rendement, le rendement, le rendement.
12:48C'est-à-dire que les produits qu'ils collectent
12:51ont un rendement qui commence par 6 et plus.
12:54Pourquoi ? Parce qu'il faut en fait une prime de risque
13:00par rapport aux autres produits de placement.
13:04Et donc, aujourd'hui, l'exigence en termes de rendement est forte.
13:07Ce qui est assez saillant, c'est que l'exigence de rendement est forte,
13:12quitte à avoir des produits probablement un peu plus risqués
13:15qu'ils n'étaient pas par le passé.
13:18Il y a une acceptation du risque, mais il faut le rendement en face.
13:21Deuxième fait saillant, c'est que le terrain de jeu s'est vraiment élargi.
13:25C'est-à-dire qu'aujourd'hui, c'est vraiment la prime
13:27à la diversification des secteurs.
13:29Longtemps, le bureau a tenu le haut du panier en termes de collecte.
13:33Aujourd'hui, ce sont plutôt les SCPI diversifiés.
13:36Mais surtout, c'est diversifié géographiquement.
13:38C'est-à-dire qu'il y a vraiment une prime à l'Europe
13:43et à l'investissement hors de France.
13:45Aujourd'hui, 80% des investissements des SCPI
13:48se font en dehors de la France,
13:51pour des raisons de diversification,
13:53pour des raisons aussi de dynamique de croissance,
13:56qui ne sont pas les mêmes dans les pays hors de France,
14:00notamment à l'Est.
14:01Et puis, disons-le très simplement aussi,
14:04pour des raisons fiscales,
14:05c'est-à-dire que l'investisseur français en France
14:08est plus maltraité que l'investisseur français
14:10qui investit en Europe sur de l'immobilier.
14:14Donc ça, c'est très clair.
14:15Donc on est aussi sur des modèles de gestion.
14:18Ça, c'est moins, comment dire, évident,
14:21mais ce qu'on observe beaucoup entre professionnels,
14:23c'est que les SCPI investissent aujourd'hui
14:27pour des horizons de détention des immeubles
14:30qui sont plus courts que par le placé,
14:31avec une gestion beaucoup plus active
14:33et une plus forte rotation du portefeuille.
14:35Voilà, encore une fois, c'est un actif dynamique
14:37et la SCPI en est la meilleure expression.
14:40Alors, où est-ce qu'on investit aujourd'hui en définitive ?
14:46Pour ce qui nous concerne,
14:48chez Premier, on gère un peu plus de 30 milliards d'euros.
14:51Donc on investit dans les principaux marchés européens.
14:53Donc nous avons une présence physique
14:56avec, comme disent les Anglais, des « boots underground »,
15:01donc des gens sur place en Allemagne, en Italie, en Espagne,
15:05au Royaume-Uni.
15:07Bref, nous avons aujourd'hui des capacités d'investissement
15:11dans la plupart des pays, on va dire, de l'Ouest européen,
15:17l'Ouest et Sud européens,
15:18qu'on dessert à partir de nos implantations locales.
15:20Voilà, donc nous cherchons en fait très schématiquement
15:25plus des actifs qui sont liés à la croissance démographique,
15:30aux structures de la population dans l'Ouest de l'Europe.
15:33Donc nous avons une très grande spécialité,
15:35notamment dans les actifs de santé.
15:37L'actif de santé, c'est les hôpitaux,
15:40ce sont les cliniques et les établissements de type EHPAD,
15:46maisons de retraite.
15:47Donc vous voyez des actifs qui vont aider plutôt à l'évolution de la démographie
15:52et plutôt à aller chercher dans l'Est de l'Europe,
15:57que ce soit, on va dire, de la Pologne
16:01et tous ces pays qui sont en phase de convergence européenne.
16:06On pense que véritablement, la présence de l'Europe
16:12est un facteur puissant de rééquilibrage de la richesse.
16:17Regardez la trajectoire en termes de consommation
16:20et de croissance économique.
16:22Je prenais l'exemple de la Pologne.
16:24C'est un facteur puissant de création de valeur
16:26sur des actifs de type commerce, de type bureau.
16:30Et après, il y a quelques classes d'actifs de type,
16:33par exemple, logistique,
16:34qui là suivent des règles particulières,
16:35mais qui sont plutôt liées à la technologie.
16:38Donc on va mixer la démographie,
16:42la croissance économique et la technologie
16:44pour driver nos investissements.
16:46Super intéressant cet aspect,
16:48l'Europe qui lisse un petit peu le risque du marché.
16:51Et effectivement, c'est une piste très intéressante
16:54pour les SCPI, pour le marché immobilier
16:55qui doit rester un marché dynamique,
16:57aussi bien pour vous qu'au cœur de l'économie, bien sûr.
17:01Merci infiniment Marc Bertrand de Premia REIM.
17:05Tout de suite, on ouvre le coffre fort.
17:08Tout pour investir, le coffre fort.
17:13Antoine Andréani, d'XTB France.
17:15Bonjour Antoine.
17:16Bonjour Antoine.
17:17Bon, on va...
17:18Ça fait toujours drôle.
17:20Je sais, c'est un peu comme des jumeaux.
17:22Voilà, c'est un peu ça.
17:23On va se concentrer sur l'or, bien évidemment,
17:25parce que c'est une drôle de rentrée autour de l'or
17:28et on ouvre le coffre fort avec vous.
17:32Déjà, il y a eu une remontée
17:33et puis un nouveau point mort depuis cet été.
17:36On se retrouve avec une conjonction de facteurs.
17:40Interventionnisme des banques centrales,
17:42faiblesse du dollar,
17:45ajustement monétaire à tous les niveaux
17:47et en gros, l'or s'est retrouvée une seconde jeunesse
17:50et un petit peu d'allant après une grosse période de correction
17:53qui succédait à deux années de remontée fulgurante.
17:57Et c'est vous qui nous aviez mis les stades sous les yeux.
17:59En gros, ça n'a pas arrêté de monter
18:00depuis l'avènement d'Open Eye.
18:04Il n'y a rien d'autre à dire.
18:05C'est exactement comme ça que ça s'est passé.
18:07Alors, où en est-on ?
18:08Que veut dire la phase actuelle autour de l'or ?
18:11Est-ce que c'est un calme trompeur ?
18:13Est-ce qu'il y a des choses qui se passent en coulisses ?
18:15Alors, il s'est passé beaucoup de choses,
18:17mon cher Antoine, pendant ces vacances,
18:19pendant ce mois d'août.
18:20Grosso modo, au mois d'août,
18:21le dollar a baissé.
18:23Mécaniquement, l'or est monté.
18:24On connaît les mécanismes,
18:25la corrélation négative.
18:27On avait, pour les techniciens qui nous regardent,
18:30l'or qui effectuait un biseau baissier.
18:32Moi, j'en avais parlé durant mon émission.
18:34Et donc, on avait un petit peu anticipé
18:35ce mouvement à la hausse.
18:37Alors, ce mouvement à la hausse
18:39était avant tout technique.
18:40Et puis, il y a Scott Besant,
18:42le secrétaire au Trésor américain,
18:44le 19 août,
18:44qui a fait une déclaration surprise
18:47concernant les rachats d'obligations,
18:49jusqu'à 4 milliards de dollars en plus
18:51par opération.
18:52Il a prononcé des mots très forts.
18:54Il a dit que les rendements
18:54ne reflétaient pas les fondamentaux.
18:56Donc, il parlait des taux d'intérêt en général
18:58et obligataires aux Etats-Unis.
19:00Et il a dit surtout,
19:01we have a big tool kit.
19:03C'est-à-dire qu'on a un bel arsenal d'outils,
19:05un petit peu un whatever it takes,
19:06un mini whatever it takes.
19:08Et donc ça, les marchés ont beaucoup aimé.
19:09Et donc, l'or est monté,
19:11mais les actifs risqués ensemble également.
19:13Il y a eu de la tension à Hormuz
19:15à partir du 15 août jusqu'au 20.
19:18Et puis, depuis juin 2026,
19:20on n'en a pas trop trop parlé,
19:21mais il y a beaucoup d'importations d'or
19:23venant de la Chine.
19:23La Chine achète beaucoup à une cadence
19:25qui est doublée par rapport à l'année dernière.
19:28865 tonnes achetées pour l'instant
19:30au premier semestre
19:33contre 470 l'an dernier.
19:35Donc la cadence est très forte.
19:36Et à partir du 28 août,
19:38on est arrivé à une résistance
19:40à 4700 dollars.
19:43et on a eu le discours assez restrictif
19:46de Kevin Walsh à Jackson Hole
19:48qui, lui, a dit que la baisse de l'inflation
19:50n'était pas encore suffisante,
19:51que la Fed avait encore du travail à faire.
19:54Et là, les prix de l'or ont basculé à la baisse.
19:56On est dans une petite correction théoriquement.
19:59On est à un niveau clé.
20:01On n'est pas loin de 4230 dollars l'once.
20:03Si jamais on basculait en dessous de 4200,
20:06on pourrait s'orienter vers les fameux niveaux
20:08que je vous avais avant l'été mentionnés.
20:11C'était vers les 3760 dollars.
20:13Mais si jamais ça tient à 4205, 4200,
20:16on pourrait repartir violemment à la hausse
20:18avec un événement fondamental
20:21et direction les 6500 dollars,
20:23une cible institutionnelle majeure.
20:24D'autant qu'on reste globalement
20:27dans un climat d'incertitude totale
20:30avec des banques centrales
20:31qui patinent un petit peu pour savoir quoi faire.
20:33Vous nous parliez de Kevin Walsh
20:35et de son interventionnisme.
20:37Ça a même provoqué des possibilités d'achat
20:42de bons du trésor américain
20:44pour un petit peu calmer les marchés tôt.
20:47Bon, ça a eu un effet déplorable.
20:49En fait, ça a plus été une sorte de défiance des marchés.
20:52C'est-à-dire que ça a un petit peu détendu la situation.
20:56Puis ensuite, c'est reparti totalement à la hausse.
20:59Un petit peu comme ce qui s'est passé autour du Yen
21:01où il y a eu des interventions concertées
21:03américaines et japonaises pour soutenir le Yen.
21:06On voit que ça peut avoir un effet genre
21:09bien et ensuite, défis total des marchés
21:12qui contredisent les positions des institutions monétaires.
21:16Au milieu de tout ça, l'or tient toute sa place.
21:19On voit que les banques centrales sont acheteuses.
21:21On voit qu'il reste un climat
21:24qui est quand même passablement positif pour l'or.
21:27Un petit peu comme si des forces s'annulaient
21:29mais qui provoquent cette fermeté des cours.
21:31Alors vous, vous le savez Antoine,
21:32moi je suis vraiment un technicien des marchés.
21:34Donc pour moi, c'est les maths qui dirigent les marchés.
21:36Le marché est technique.
21:37Il réagit à des zones très précises
21:39comme moi je le montre dans mon émission le matin.
21:41Par contre, je pense qu'il faut davantage écouter Scott Bessette.
21:47Scott Bessette, c'est vraiment pas n'importe qui.
21:49C'est vraiment la voix de Trump quand il s'agit de la finance.
21:54Cet été, l'événement de l'été, pour moi, ça a été que la dette américaine
21:58a dépassé les 40 000 milliards de dollars.
22:01Titanesque, 40 000 milliards de dollars.
22:04Et dans ce contexte, on a Scott Bessette qui est passé à la télévision,
22:08qui est passé à Fox News, notamment le 14 juillet,
22:11et qui a balancé des petites pilules, des petites graines pour le futur.
22:15Des choses que normalement un ministre de la finance ne dit pas.
22:21Et par exemple, le 14 juillet, il nous a dit à la télé,
22:24devant des millions de téléspectateurs,
22:26le dollar autrefois était adossé à l'argent et à l'or.
22:30Et ça, il n'avait pas de raison de le dire.
22:32La journaliste ne lui a pas posé la question.
22:34Donc ça, c'était un temps avant 71, avant Bretton Woods,
22:38des temps anciens.
22:40Mais voilà, il l'a mentionné.
22:41Autre élément intéressant, il a parlé de son audit
22:43qu'il a demandé des réserves à Forknox.
22:46C'est vrai, on n'a toujours pas le résultat.
22:48Et il en a parlé le 14 juillet, donc en prime à la télévision.
22:52Il a dit, l'or est présent, comptabilisé,
22:54et vaudrait 1000 milliards de dollars.
22:56Donc première réserve mondiale.
22:58Mais il a surtout dit,
23:00il a surtout dit, cet or ne garantit actuellement pas le dollar.
23:04Il n'avait aucune raison de le dire.
23:05La journaliste ne lui a pas posé la question.
23:07Donc tout ça pour vous dire que l'or, semble-t-il,
23:12est en train de devenir un instrument stratégique,
23:14même lié à la sécurité nationale,
23:17lié à la géopolitique,
23:19parce qu'après coup, le 24 août,
23:21Scott Bessent est revenu à la charge
23:23et il a parlé de son opération économique Outcast.
23:27Un ensemble de sanctions visant tout pays ou entité surpris
23:30à collaborer avec l'Iran,
23:31dans le domaine du transport, de maritime,
23:34de l'aviation, évidemment du pétrole,
23:36des cryptodevises et de l'or.
23:38Et là où est la nouveauté,
23:40c'est qu'il a parlé du secteur orifère.
23:42Ça, ça n'était jamais intervenu par le passé.
23:44Il a eu cette intervention le 24 août,
23:48trois jours après la très très forte poussée de bitcoin,
23:50de 27% en quelques jours,
23:53pendant que l'or montait un petit peu moins.
23:55Donc j'avais des confrères qui disaient,
23:56je ne pense pas que ce soit le cas,
23:58ils disaient que l'Iran était en train de vendre son or
24:00pour acheter du bitcoin, pour éviter les sanctions.
24:03Oui, alors là, c'est un peu de la finance-fiction là quand même.
24:05Mais attention, Scott Besant, c'est la voix de Trump.
24:09Et vous savez, Trump ce qu'il disait, il dit souvent
24:11que la règle d'or pour le succès des négociations,
24:14c'est celui qui possède l'or, fixe les règles.
24:18Et Scott Besant, il faut l'écouter.
24:20Oui, oui, on est d'accord.
24:21Mais de la même manière, il est quand même capable
24:23de nous sortir concernant les problèmes de change dollarienne.
24:27Oui, les marchés peuvent parier contre moi,
24:30c'est moi qui tiens le casino.
24:31Enfin, on a quand même des institutions monétaires
24:35autour du dollar,
24:37qui en sont à un niveau de volatilité, on va dire poliment,
24:42qui font que l'or garde vraiment tout son intérêt.
24:45Vous avez d'un côté les banquiers centraux
24:47qui ont un vocabulaire assez technique,
24:49un verbe un petit peu technique,
24:50un petit peu nous, les amoureux de la finance.
24:52Et de l'autre côté, vous avez Besant
24:54qui essaye de parler au peuple,
24:57notamment parce que Trump,
24:58on ne le dit pas assez souvent,
24:59et c'est vraiment le président le plus incompris de l'histoire,
25:02il essaye beaucoup d'éduquer le peuple.
25:06Et Scott Besant essaie de le faire,
25:08peut-être pour préparer un nouveau monde dans la finance
25:11d'ici la fin du quinquennat de Trump,
25:14avec un dollar qui serait peut-être,
25:16pourquoi pas, adossé à l'or à nouveau.
25:18Wow, une sorte de nouveau paradigme là.
25:22Mais bon, on va regarder ça avec attention,
25:24c'est super intéressant.
25:26Merci infiniment Antoine Andréani,
25:28XTB France,
25:29merci d'avoir été avec nous.
25:31TPI c'est fini pour aujourd'hui,
25:32je vous retrouve à 15h30 pour USA Today,
25:36et entre 16 et 18h,
25:38aux côtés de Guillaume Sommerer,
25:39pour BFM Bourse.
25:40Merci à tout à l'heure.
25:43Tout pour investir sur BFM Business.
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