Passer au playerPasser au contenu principal
13 000 NOMS DERRIÈRE LA TRAITE BRITANNIQUE.

🚨 Environ 13 000 personnes ont été identifiées comme investisseurs dans la traite transatlantique britannique.

Monarques, parlementaires, marchands, financiers, membres du clergé… Le nouveau Register of British Slave Traders permet de mesurer à quel point ce commerce était imbriqué dans la société et les institutions britanniques.

Entre le XVIᵉ siècle et l’abolition britannique de la traite en 1807, plus de 3 millions d’Africains ont été déportés par des navires britanniques.

Aujourd’hui, les historiens ne cherchent plus seulement à documenter les victimes et les voyages : ils retracent aussi ceux qui ont investi, les fortunes générées et leurs héritages.

Une recherche qui intervient alors que la question des réparations reste au cœur des revendications de plusieurs États caribéens.

Selon vous, que doit-on faire de ces informations aujourd’hui ?



#Histoire #HistoireEsclavage #Empire #TraiteAtlantique #HistoireColonisation

Catégorie

Personnes
Transcription
00:00On vient de mettre 13 000 noms derrière la traite esclavagiste britannique.
00:04Et ce ne sont pas seulement des négliers ou de riches marchands.
00:08On retrouve des membres de la monarchie, des parlementaires, des banquiers, des membres du clergé et même des artistes.
00:14Des historiens britanniques viennent de dévoiler le Register of British Slaves Traders,
00:20qui est l'une des recherches les plus importantes jamais réalisées sur ceux qui ont financé la traite transatlantique britannique.
00:26Pendant plusieurs années, une équipe dirigée par l'historien William Pitigrew a remonté les archives pour identifier les personnes qui
00:34ont investi leur propre argent dans ce commerce.
00:38Résultat, environ 13 000 investisseurs identifiés.
00:41Et c'est là que cette recherche devient fondamentale.
00:44Parce qu'elle montre en réalité que la traite n'était pas simplement, j'ai envie de dire, l'activité
00:50de quelques marchands isolés dans les ports de Bristol ou de Liverpool.
00:53Elle traversait une partie de la société britannique.
00:58Des souverains ont soutenu ou investi dans des compagnies néglières.
01:01Des parlementaires et des financiers ont participé à ce système.
01:05Des institutions ont été connectées à l'argent généré par ce commerce.
01:10Et entre le XVIe siècle et l'abolition britannique de la traite donc en 1807,
01:14Les navires britanniques ont participé à la déportation de plus de 3 millions d'Africains et esclavagisés à travers l
01:21'Atlantique.
01:22Mais ce nouveau registre permet désormais de poser une autre question.
01:27Où est allé l'argent ?
01:29Car les chercheurs retracent aussi les fortunes, les donations et les liens entre certains fournisseurs, investisseurs et des institutions britanniques.
01:37Autrement dit, on ne parle plus seulement de savoir qui transportait les captifs.
01:42On peut commencer maintenant à documenter qui investissait, qui profitait et ce que ces profits ont contribué à construire.
01:50Et le timing, en réalité, comme vous le voyez, est particulièrement important.
01:54Parce qu'aujourd'hui, j'en ai déjà parlé, plusieurs états caribiens réclament toujours que le Royaume-Uni,
01:59comme par exemple la Jamaïque, engage sérieusement la discussion sur les réparations.
02:03Pendant des siècles, les personnes esclavagisées ont souvent été réduites à des chiffres dans de simples archives.
02:10Aujourd'hui, les historiens mettent aussi des noms sur ceux qui ont financé leur déportation.
02:15Alors, comme vous le savez, j'aime vous poser une question en fin de vidéo.
02:18Qui va être celle-ci ?
02:19Qu'est-ce qu'un pays doit faire lorsqu'il peut désormais identifier aussi précisément ceux qui ont profité de
02:27ce système ?

Recommandations