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00:00Un instant.
00:01Europe 1, le journal permanent.
00:03Avec Frédéric Joncheret à 19h30 sur Europe 1.
00:05Bonsoir Maël, bonsoir à tous.
00:07Neuf policiers, un gendarme blessé, plusieurs véhicules incendiés,
00:11cinq individus en garde à vue.
00:12C'est le triste bilan d'une nuit de violence urbaine à Saint-Pierre-des-Corps près de Tours.
00:16Tout est parti d'une collision entre un motard sur un engin non homologué
00:20et un véhicule de police lors d'un rodéo sauvage.
00:23La France et le Canada sont deux grandes nations indépendantes
00:25qui veulent le rester, déclaration d'Emmanuel Macron
00:28il y a quelques minutes depuis Saint-Pierre-et-Miquelon.
00:30Le président français y reçoit le premier ministre canadien,
00:32Marc Carney, l'occasion d'afficher leur unité, leur souveraineté
00:36face au coup de boutoir de Donald Trump.
00:38En Allemagne, l'AFD en forte progression dans la région de Mecklenburg,
00:42Pomeranie occidentale avec 37 à 38% des voix.
00:46C'est 20 points de plus qu'en 2021.
00:48Devant les sociodémocrates du SPD, autour de 36%.
00:51Le parti de gauche radicale Die Linke est en tête, lui, à Berlin
00:55avec près de 26% des voix.
00:57Devant la formation conservatrice CDU du chancelier Frédéric Schmers
01:01avec 20%, une formation qui est déjà très affaiblie.
01:06Et puis, plus d'un millier d'attaques informatiques ont été observées en Russie
01:09à l'occasion des élections législatives,
01:11ainsi que des tentatives de piratage des télécommunications.
01:14Pour la commission électorale russe, elle visait à perturber le scrutin.
01:18Le pays qui a su bien parler une attaque de drone
01:20qui aurait coûté la vie à deux personnes et blessé une vingtaine d'autres.
01:23Le contre-la-montre des mondiaux de cyclisme se dispute en ce moment
01:26dans les rues de Montréal.
01:27Au bout de 39 kilomètres, on espère un joli podium de Paul Sexas
01:31qui devra faire avec le trip tonnant du titre, le belge Remco Evenpool.
01:36Merci Frédéric Jeancheret.
01:37On vous retrouve à 19h45 pour le retour du journal permanent.
01:44Toujours avec Jules Torres, toujours avec Sébastien Ligné,
01:46direction, si vous le voulez bien, à Saint-Pierre-des-Cors, en Indre-et-Loire.
01:50On parle de cette nuit de violence, de ces tirs, de mortiers,
01:53de ces véhicules de police incendiés la nuit dernière dans cette commune proche de Tours.
01:57Ces événements qui ont eu lieu après qu'une voiture des forces de l'ordre
02:00a percuté une moto conduite par un jeune homme lors d'un rodeo urbain.
02:039 policiers ont été blessés, un policier a été placé en garde à vue.
02:07Un total de 5 personnes ont été interpellées.
02:10Jules, Sébastien, les rodeos sauvages, c'est donc une fatalité en France en 2026 ?
02:15C'est l'État qui veut que ce soit une fatalité
02:17puisque l'État ne fait rien malheureusement pour endiguer ce fléau
02:20à la fois des refus d'obtempérer et aussi des rodeos urbains.
02:23Il y a les chiffres qui sont très parlants ces dernières années.
02:27C'est quasiment 25 000 rodeos urbains et 25 000 refus d'obtempérer.
02:31C'est 28 200 l'année dernière.
02:32C'était un petit peu plus l'année d'avant.
02:35Donc à un moment donné, cet État qui nous dit qu'il vote des lois en permanence,
02:39il y a une loi Riposte qui a été votée.
02:41Laura Munez, il y a quelques semaines.
02:42Qui promettait de s'attaquer à plein de choses dont les rodeos urbains.
02:46Absolument, on fait des petites lois avec des petites mesurettes
02:48qui malheureusement n'indiquent pas ce fléau.
02:51Il faut quand même dire qu'il y a parfois des conséquences
02:53parce que je me souviens d'un film qui avait été notamment dévoilé au Festival de Cannes,
02:56je crois que c'était en 2021 justement,
02:58qui faisait quasiment l'apologie du rodeo urbain.
03:00Mais le rodeo urbain, ça a des conséquences.
03:02Je me souviens de la petite Camilia qui a valorisé il y a quelques années.
03:06Elle avait 7 ans, c'était une fillette de 7 ans.
03:08Elle avait été tuée lors d'un rodeo urbain.
03:10Il y a des policiers, des gendarmes.
03:11On pense à Eric Comine, à Mélanie Lemay
03:13qui avait été tuée après des refus d'obtempérer.
03:17Et c'est vrai qu'on a un petit peu le sentiment quand même
03:19que l'État veut nous dire qu'il est fort.
03:23Mais encore une fois, il ne protège personne.
03:25Il ne protège pas les personnes qui sont les premières victimes
03:27de ces rodeos urbains et de ces refus d'obtempérer
03:29qui sont encore une fois des vrais fléaux.
03:32Donc il faut taper bien plus dur aujourd'hui.
03:33Quand vous faites un refus d'obtempérer et où il n'y a pas de mort,
03:36quand vous faites un rodeo urbain et qu'il n'y a pas de mort,
03:38vous n'allez jamais en prison.
03:39Et ce qui nourrit donc un sentiment d'impunité qui subsiste, Sébastien Lénier.
03:43Moi, ce qui m'inquiète encore plus, au-delà de la question du rodeo urbain,
03:46c'est le climat.
03:47C'est-à-dire que là, on parle quand même d'Indre-et-Loire,
03:51d'un petit village à côté de Tours.
03:53Pardon, on n'est pas en Seine-Saint-Denis.
03:54On n'est pas dans des quartiers qu'on présente d'habitude
03:56comme des quartiers chauds, des quartiers sensibles.
03:59Mais en réalité, on voit bien que ce climat explosif,
04:02ce climat tendu, il est aujourd'hui dans l'ensemble du territoire.
04:05Que vous avez un nombre incalculable de villes,
04:08même en ruralité, de petits quartiers, de petites communes,
04:12ou dans des zones un petit peu à risque.
04:14Il suffit d'une allumette, d'un déclencheur pour que tout s'enflamme.
04:19Et on voit bien que plus aucun département n'est à l'abri de cela.
04:23Et donc, à chaque fois qu'un policier touche quelqu'un dans une cité,
04:27par exemple, tout de suite, la première réaction, c'est de se dire
04:29est-ce que ça va péter le soir même ?
04:31Est-ce qu'on va avoir le droit à un nouveau Naëlbis ?
04:34C'est ça, le climat dans lequel on vit.
04:35Et c'est très inquiétant parce que du coup,
04:37les policiers aussi, parfois, tremblent.
04:40Les policiers aussi changent leur méthode d'action
04:42parce qu'ils se disent, là, si je sors mon arme, par exemple,
04:45je vais être mis en garde à vue à minima,
04:48je peux aller en prison,
04:49le président de la République peut me jeter
04:52en pâture devant la France entière.
04:55Et donc, évidemment que ça change aussi
04:56les méthodes d'intervention des policiers.
04:57Ils ont peur aussi pour leur vie,
04:58et ils n'ont pas forcément envie qu'il y ait des renversements
05:01et des basculements dans la violence à chaque fois qu'ils interviennent dans les cités.
05:03Et vous parliez du climat, Sébastien Ligné.
05:05Le climat, c'est aussi ces milliers de manifestants
05:08qui ont défilé aujourd'hui à Paris
05:10contre la loi sur la présomption de légitime défense
05:13pour les forces de l'ordre.
05:14Ça n'améliore pas le climat, Jules Torres ?
05:16Non, bien sûr, parce qu'il y a donc ces racailles
05:17qui font des refus d'obtempérer et ces rodeurs urbains.
05:19Et puis, il y a les incendiaires.
05:20Les incendiaires, c'est ceux qui, justement,
05:23sont plutôt du côté de ceux qui font des refus d'obtempérer,
05:26ceux du côté qui font des rodeurs urbains,
05:29et pas justement du côté de notre État de droit
05:31et du monopole de la violence légitime
05:33qui est conféré, rappelons-le,
05:35aux policiers et aux représentants de l'État.
05:36C'est-à-dire que quand vous êtes hors la loi,
05:39quand vous êtes en inadéquation avec la loi,
05:42évidemment que vous êtes sanctionné.
05:44Et le problème aujourd'hui, c'est qu'on a le sentiment
05:46que ce sont les policiers qui ont une sorte de présomption de culpabilité.
05:49Moi, je me souviens, c'était il y a deux semaines,
05:51de violences urbaines qui ont émaillé à Chambéry.
05:54Laurent Nunes, d'ailleurs, n'a toujours pas pris la parole sur ce sujet-là,
05:57alors qu'il y a eu deux nuits de violences urbaines,
05:58que des centres sociaux, que des supermarchés,
06:02qu'un certain nombre de bâtiments ont été violentés et saccagés.
06:08Il ne s'est rien passé, parce qu'encore une fois,
06:10les racailles disaient que les policiers sont évidemment responsables.
06:14Est-ce qu'il y a eu quelqu'un qui est mort dans une voiture ?
06:16On sait aujourd'hui, au vu de ce que nous donne l'enquête,
06:19que les policiers sont totalement hors de cause.
06:21Donc quand vous avez en effet une affaire nationale,
06:23et l'affaire Naël, je pense, est un changement majeur dans cette histoire.
06:27Parce qu'en effet, c'était la première fois d'abord
06:28qu'un président de la République jetait en effet en pâture
06:32Florian M., le policier mis en cause.
06:34Il a fait, je le rappelle, 4 mois et demi de détention provisoire.
06:37Dans ce pays, il y a des pédocriminels
06:39qui ne font pas 4 mois et demi de détention provisoire
06:41ou qui ne font même pas une seule minute de prison
06:43quand ils avouent avoir agressé des fillettes de 6 à 10 ans.
06:48Je parle évidemment de l'affaire du périscolaire parisien.
06:50Donc vous voyez bien que la chaîne ne va pas,
06:52la chaîne pénale ne va absolument pas.
06:54Et qu'aujourd'hui, cette loi de présomption de légitime défense
06:57pour les policiers, elle est évidemment nécessaire
07:00dans le sens où il n'y a pas une,
07:03aujourd'hui, il n'y a pas une seule profession en France
07:05qui est plus scrutée que les policiers.
07:08C'est-à-dire qu'il y a 1000 enquêtes de l'IGPN chaque année.
07:11Il y a 1000 policiers qui sont donc scrutés
07:14sur le moindre faits et gestes.
07:15On pourrait parler de la doctrine du maintien de l'ordre
07:17pendant les Gilets jaunes,
07:18mais quand vous mettez aujourd'hui,
07:20quand vous lancez un tir de LBD
07:21dans une manifestation
07:23ou par exemple dans les violences
07:24qui ont émaillé les victoires du Paris Saint-Germain
07:26il y a quelques mois,
07:27vous êtes obligé de consigner,
07:29de dire pourquoi vous avez tiré ce tir de LBD.
07:32Mais quand vous êtes sur le terrain depuis 6 heures,
07:34quand vous avez des tirs de mortis sur vous,
07:37parfois, il peut vous arriver aussi
07:38de ne pas être dans une situation
07:40où vous êtes à 100%
07:41et parfois, oui, de commettre des erreurs
07:43et même, comme nous tous,
07:44et même quand on ne commet pas une erreur,
07:46on est obligé de se justifier.
07:47Donc, encore une fois,
07:48il faut protéger au maximum nos policiers
07:50parce qu'entre le parti du désordre,
07:52le parti de la désobéissance
07:54et le parti de la racaille
07:55et les Français honnêtes,
07:57les honnêtes gens,
07:58il n'y a que les représentants de l'État
07:59qui sont là pour nous protéger.
08:00Jules Torres, vous parliez à l'instant
08:02d'une chaîne, la chaîne judiciaire.
08:03J'aimerais vous parler d'une autre chaîne,
08:04une chaîne de radio.
08:06Cette fois, ça a été l'actualité.
08:08Ce week-end, on parle de France Inter,
08:09bien évidemment,
08:10là où le directeur adjoint de Valeurs Actuelles,
08:13Charles Sapin, a annoncé hier
08:14qu'il renonçait à y intervenir,
08:16le dimanche,
08:17après la suppression de son édito
08:19sous la pression des syndicats.
08:21Et depuis, le sujet s'est très largement invité
08:23dans le débat public.
08:24Réaction cet après-midi d'Éric Ciotti.
08:26J'en appelle à la ministre de la Culture.
08:29Elle a été, je ne sais pas si elle était en week-end,
08:31peut-être,
08:33mais quand même,
08:34son silence est assourdissant.
08:36On veut imposer à des journalistes
08:39une vision unilatérale d'extrême-gauche.
08:43C'est totalement ahurissant.
08:44Qu'est-ce que vous demandez à la ministre de la Culture ?
08:46Je lui demande qu'elle remette de l'ordre,
08:48qu'elle demande la démission
08:49de la direction de Radio France
08:51et qu'elle soit garante de la neutralité.
08:55Démission de la patronne de Radio France,
08:56Sébastien Ligné,
08:57c'est ça qui est en jeu aujourd'hui ?
08:58Hélas, ça ne suffira pas.
09:00Parce que cette histoire nous montre bien,
09:01enfin, on le savait,
09:02mais cette histoire nous montre bien
09:04que ce n'est absolument pas la direction
09:05de Radio France qui dirige cette maison.
09:07Ce sont les journalistes,
09:08ce sont les syndicats,
09:10ce sont cette petite case d'extrême-gauche
09:12qui décident de qui a le droit
09:16d'avoir le micro ou non au sein de Radio France.
09:18C'est ça, en réalité, le sujet.
09:20Parce qu'au fond,
09:21on pourrait presque prendre la défense
09:23de la direction de Radio France.
09:24pour une fois et dire.
09:24Ils ont essayé,
09:25ils ont essayé de tenir aussi.
09:26À la rentrée,
09:27c'est la direction qui a proposé
09:29à Charles Sapin de venir,
09:30alors en effet,
09:31le dimanche matin à 7h,
09:33ce n'est pas non plus
09:34une offre d'emploi extraordinaire
09:36et une volonté vraiment d'ouvrir,
09:37mais enfin bon,
09:38c'est quand même la direction
09:39qui a proposé au directeur adjoint
09:41de la valeur actuelle
09:41de venir sur France Saint-Étienne.
09:43Ça change aussi l'équation
09:45dans cette histoire.
09:46On voit bien que la durée de vie,
09:49l'espérance de vie du pluralisme
09:50sur Radio France,
09:51c'est deux mois.
09:52Voilà.
09:52C'est ça que nous apprend cette affaire.
09:54Je le te laisse.
09:54C'est que Charles Sapin
09:55a duré deux mois
09:56et on a l'impression
09:57qu'il a poussé au maximum
09:59et qu'au fond,
10:00il est allé au bout de ce combat.
10:01C'est terrible
10:02parce qu'on parle encore une fois
10:03d'une personne
10:04le dimanche matin.
10:05Ça représente 0,03%
10:08du temps d'antenne,
10:09sa chronique.
10:10Et pour 0,03%
10:12du temps d'antenne hebdomadaire,
10:14vous avez eu des tribunes
10:15d'artistes,
10:17des grèves
10:18et quasiment la majorité
10:20des employés de Radio France
10:22qui menaçaient
10:22de ne pas venir travailler.
10:23Pour 0,03% du temps d'antenne.
10:25Et vous fermez le banc définitivement
10:27pour que le pluralisme
10:28puisse exister à l'avenir
10:29à Radio France.
10:30Pour répondre à la question
10:32que vous avez posée
10:33à Sébastien Ligné
10:34et à laquelle il n'a évidemment
10:35pas répondu,
10:36dans toute sa langue de bois.
10:38Ce n'est pas la démission
10:39qui servirait.
10:40Ce n'est pas la démission
10:41à la fois de Mme Pégard,
10:43la ministre de la Culture
10:43qui, je le rappelle,
10:44a fait une interview ce matin
10:45chez nos confrères de France Info.
10:4725 minutes d'interview.
10:4825 minutes.
10:49Pas une seule question
10:50des deux journalistes.
10:51Ils étaient deux en plus.
10:52Donc normalement,
10:53de deux cerveaux,
10:54ça fait au moins 300 de QI.
10:55Et là, non.
10:56Pas une seule question
10:57à Mme Pégard
10:59sur un fait quand même
11:00d'actualité majeure
11:01de la rentrée,
11:02même s'il est évidemment
11:03picro-collin,
11:04même si, encore une fois,
11:04je suis, moi,
11:06le premier à critiquer
11:07les journalistes.
11:08Ça ne donne pas
11:08une très belle image
11:10de notre profession,
11:11si je peux me permettre
11:12ma maille.
11:12Mais là, on n'est pas juste
11:13dans le microcosme
11:15médiatico-journalistique.
11:15Ça dépasse largement ce cadre-là.
11:17Ça dit beaucoup de choses.
11:18Malheureusement,
11:19ce n'est que microscopique.
11:20Et on en a fait
11:21une affaire nationale.
11:22Mais le sujet,
11:23c'est qu'il faut privatiser
11:24cet audiovisuel public
11:25parce que les Français
11:26en ont marre.
11:27Ils en ont marre
11:27qu'on pique leur argent
11:28tous les mois,
11:29toutes les années,
11:30pour un audiovisuel
11:31où il n'y a aucun pluralisme
11:32et où il y a des gabegies
11:33qui sont abyssales.
11:34On l'a vu avec
11:35la commission d'enquête
11:35de Charles Aloncle.
11:36On continue à en parler
11:37nos débats qui se poursuivent
11:38avec tous les deux.
11:39Jules Torres du JDD
11:39Sébastien Ligny également.
11:41On se retrouve juste après
11:42une courte pause
11:43et la suite d'Europe 1 soir.
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