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  • il y a 2 semaines
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce lundi, Pascal Praud revient sur les violences contre la police en marge de la manifestation à Paris ce week-end.

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Transcription
00:00Vous dites parfois des choses, d'ailleurs, alors je ne veux pas vous mettre en difficulté,
00:03mais vous nous avez dit des choses qui se passent, vous nous avez dit ce qui se passe,
00:07ce à quoi vous êtes confrontés, que vous ne dites pas à l'antenne,
00:11ce que vous avez dit tout à l'heure, alors je ne veux pas vous mettre en difficulté,
00:15mais Richard a dit, non mais Richard a dit, il devrait dire ça à l'antenne,
00:19parce que cette réalité, moi je passe mon temps à dire que notre métier c'est quoi ?
00:22C'est témoigner de la réalité.
00:23Quand tu parles aux flics, quand tu parles aux gens qui sont, comment dire,
00:27en contact avec la réalité, c'est vrai aussi pour les profs, c'est vrai pour les médecins,
00:32ils te racontent des choses dans les hôpitaux, mais invraisemblable.
00:35Donc vous disiez tout à l'heure que les jeunes femmes sont parfois agressées,
00:39disons-le, en banlieue, parce qu'elles ont une mini-jupe.
00:43Non mais je le dis, oui, parce que je pense qu'à un moment, il faut que les gens,
00:47s'ils veulent progresser ou ces jeunes de quartier progressent,
00:50il faut qu'ils se mettent tous devant le miroir et qu'ils se disent,
00:52comment je vis, où je vis, pourquoi je vis comme ça,
00:56et aujourd'hui, oui, dans ces quartiers-là, ils vivent avec leurs propres règles,
01:00alors ils mélangent un peu tout, la religion, la culture,
01:03un peu des fois ce qui les arrange, c'est leur choix,
01:06mais ce que je disais tout à l'heure, parce qu'on se prenait,
01:08si je puis dire, un peu la tête par rapport à ça,
01:11ils commençaient encore à victimiser, je lui dis, mais arrête en fait,
01:14je lui dis, arrêtez de les victimiser, vous ne leur rendez pas service.
01:17Vous disiez ça à matière ?
01:18Vous allez, c'est triste à dire, mais c'est pendant la période du ramadan,
01:22une femme, un homme, vient, il mange au milieu d'un quartier,
01:26il se fait défoncer tout simplement,
01:27et ne pas le dire aujourd'hui, ce serait mentir,
01:29c'était une discussion qu'on avait,
01:31et juste à un moment, soit il veut nous vendre du rêve,
01:34parce que c'est la télé, dans le respect,
01:36soit vous voulez nous vendre du rêve,
01:37mais à un moment, il faut dire la réalité,
01:39ok, vous venez de Seine-Saint-Denis,
01:41moi je viens du Val-de-Marne, alors c'est moins chaud,
01:43il n'y a pas de soucis,
01:44mais vous vivez en Seine-Saint-Denis,
01:46enfin, chapeau, franchement,
01:48aux personnes qui arrivent à vivre dans ce département,
01:51parce que c'est le plus criminogène de France,
01:53et là, vous êtes en train de nous dire que,
01:56voilà, on ne leur a pas donné d'argent,
01:57on n'a pas fait ceci,
01:59voilà, alors, peut-être que les politiques,
02:01ils ne sont pas assez sur place,
02:02ça, je suis d'accord avec vous,
02:04mais, Mathias Lebeuf.
02:05Bien évidemment, moi je considère que la police
02:08est garante de l'ordre républicain,
02:09et que cet ordre républicain,
02:10bien évidemment, qu'il doit être maintenu,
02:13affirmé ou rétabli,
02:14donc ça, j'ai aucun souci là-dessus.
02:16Néanmoins, ce que disait, par exemple, Sabrina,
02:19sur le fait qu'il faut arrêter,
02:21il faut couper le robinet des subventions,
02:23il faut arrêter d'arroser les quartiers de milliards,
02:26mais si vous faites ça,
02:27il y a des tas de gens qui vont pâtir de cet arrêt,
02:32il y a des tas de gens qui sont formidables en banlieue,
02:34il y a des tas de gens qui ne foutent pas la merde,
02:36et c'est une minorité de mecs.
02:37Mathias, pourquoi vous ne voulez pas tolérance ?
02:39Merci.
02:39Je vous assure, pourquoi vous ne voulez pas essayer tolérance zéro ?
02:44Mais parce que, Pascal, le tout répressif ne fonctionne pas.
02:47Mais qu'est-ce que vous en savez ?
02:49Qu'est-ce que vous en savez, puisque ça n'a jamais été...
02:52On ne l'a jamais fait.
02:53D'abord, ça ne sera jamais du tout répressif,
02:54parce qu'il y aura évidemment de l'éducation,
02:55l'école sera là, etc.
02:57Vous dites, il y aura toujours un accompagnement,
02:59les gosses vont à l'école,
03:01donc que je sache.
03:02Mais, moi, je veux tolérance zéro,
03:05c'est-à-dire que tu touches un flic,
03:07c'est la prison,
03:08refus d'obtempérer, c'est la prison,
03:11rodéo-urbain, c'est la prison,
03:13enfin, c'est quand même pas sorcier.
03:15Je vous assure, je vous demande un exemple.
03:17Monsieur, je vous donne un exemple.
03:20Vous dites que vous venez de Seine-Saint-Denis,
03:21comme ça, on va parler des choses qu'on connaît.
03:24Saint-Ouen, il y avait 11 points stup.
03:26Aujourd'hui, il y en a un ennemi.
03:28On les a harcelés.
03:30Donc, comme il dit Pascal,
03:30on a fait de la tolérance zéro.
03:32On les a, et que j'ai pas le...
03:33C'est cinq interpelles par jour,
03:35par point stup.
03:36On les a harcelés.
03:37Et la mairie, on peut monter,
03:39on peut descendre,
03:40quel que soit le parti,
03:41elle a fait le boulot de son côté.
03:42Il y a de la vidéosurveillance,
03:44il y a tout ce qu'il faut.
03:45Et le boulot, il est fait, ça marche.

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