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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mercredi, Pascal Praud revient sur les violents blocages de lycées qui secouent le pays depuis plusieurs jours.

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Transcription
00:00On va terminer le chapitre blocage avec qui va payer, qui est une vraie question,
00:05parce que Valérie Pécresse a eu raison, là encore, de monter au créneau,
00:09mais en présentant la facture à Balibagayoko.
00:17Des poubelles incendiées, des grilles endommagées.
00:20Depuis le début des manifestations lycéennes, plusieurs établissements scolaires ont été vandalisés.
00:25Des actes violents qui peuvent être légitimes, selon le maire de Saint-Denis, Balibagayoko.
00:30Face à ces propos, la présidente de la région Île-de-France l'a accusée d'avoir encouragé les casseurs
00:34et l'a prévenu qu'elle lui enverrait la facture des dégâts du lycée dégradé, un montant qui atteint 100
00:39000 euros.
00:40Les Français ne veulent plus payer des impôts pour réparer ce que des casseurs chauffés à blanc par LFI
00:44qui jugent la violence légitime ont saccagé, que le maire assume sa responsabilité.
00:49Selon Valérie Pécresse, depuis le début du mouvement, entre les tags, les vitres brisées et les incendies,
00:54la facture se chiffre à près d'un million d'euros.
00:56Face à ces dégradations, des travaux seront nécessaires, ainsi que des frais de nettoyage et de surveillance
01:01pour éviter les intrusions et les vols.
01:03Face à ces frais, la présidente de la région a laissé entendre que de nombreuses activités éducatives
01:08risquaient d'être supprimées pour rembourser cette somme.
01:11En décembre 2018, 83 établissements avaient été dégradés en Ile-de-France suite aux manifestations contre la réforme du lycée
01:17pour un coût total estimé à plus d'un million et demi d'euros.
01:21Voilà ce que l'on pouvait dire sur ce chapitre.
01:24Et évidemment, toutes nos équipes, je le dis à Lucas Busutile, toutes les équipes sont sur le terrain.
01:32Pour nous faire remonter des informations, je ne sais pas si on a d'ailleurs des images.
01:36On était tout à l'heure à Lille.
01:37J'ai vu également hier que le lycée Guistot à Nantes était bloqué.
01:43Le lycée Guistot de Nantes, c'est un lycée ultra-bourgeois, ou ça l'était en tout cas dans le
01:49centre de Nantes,
01:50qui était un des lycées comme le lycée Clémenceau, qui était réputé pour son calme.
01:56Et c'est drôle d'ailleurs parce qu'il y avait, pour vous dire, comment les temps changent.
02:01Il se trouve que ma mère était dans ce lycée Guistot quand elle était jeune.
02:04Et elle m'a raconté, c'était un lycée de filles, parce que, lycée public, mais c'était un lycée
02:09de filles.
02:10Et au rez-de-chaussée, il y a des grilles qui avaient été mises, des barreaux qui avaient été mises.
02:17Et vous savez pourquoi ? Parce qu'en 49 ou 50 ou 51, des garçons avaient débarqué,
02:26étaient rentrés dans le lycée de Guistot, qui était un pensionnat, la nuit,
02:32pour visiter, pourquoi pas, les chambres des filles.
02:35Et ils avaient mis des barreaux, et ces barreaux existent toujours.
02:39Autre temps, autre mœurs.
02:41Donc je salue le lycée Guistot, qui est dans un quartier chic de la ville de Nantes,
02:47tant est qu'il existe des quartiers chic encore à Nantes.
02:49Merci.
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